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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 23:32

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 06:09

La mission du Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme se rendra en Tunisie du 27 janvier au 2 février pour y évaluer la situation des droits de l'Homme, selon un communiqué de l'institution publié mercredi.

Cette mission avait été annoncée le 19 janvier par le Haut commissaire, Mme Navi Pillay, au cours d'une conférence à Genève.

"Alors que plusieurs membres de l'équipe sont déjà arrivés en Tunisie, la mission commencera officiellement le jeudi 27 janvier, lorsque l'équipe tout entière sera présente à Tunis" et elle s'achèvera le 2 février, précise le communiqué.

Le chef de la mission est Bacre Ndiaye, le directeur de la division du Conseil des droits de l'Homme et des procédures spéciales.

Cette équipe d'experts de haut niveau composée de huit personnes comprend quatre hauts fonctionnaires expérimentés en droits de l'Homme, deux fonctionnaires spécialistes de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient ainsi qu'un logisticien et un officier de sécurité.

Elle doit rencontrer notamment les autorités intérimaires, les groupes de la société civile et les agences des Nations unies sur place.

"Ses observations et recommandations me permettront de faire des propositions concrètes pour des actions à court et à long terme afin d'améliorer les droits de l'Homme en Tunisie", a expliqué Mme Pillay.

"Il est important que nous maintenions l'élan positif provoqué récemment par la transformation brutale de la situation politique", a-t-elle souligné.

Elle a ajouté qu'elle continuera "à observer avec la plus grande attention la situation en Tunisie" et qu'elle fera "tout ce qui est en (son) pouvoir pour assurer que les aspirations du peuple tunisien soient finalement respectées, et que ses sacrifices n'aient pas été vains".

Faisant état d'informations sur un "usage excessif" de la force par les forces de sécurité tunisiennes, Mme Pillay avait réclamé le 12 janvier des enquêtes "indépendantes crédibles" sur les violences en Tunisie, qui avaient commencé à la mi-décembre.

 

Lien : http://www.tdg.ch/depeches/suisse/tunisie-mission-bureau-onudroitshomme-fixee-27-janvier

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 01:56
L'UGTT appelle à une grève générale (photo UGTT)
L'UGTT appelle à une grève générale (photo UGTT)
TUNISIE. La section régionale de Sfax de l'Union Générale des Travailleurs Tunisiens (UGTT) a appelé à une grève générale le mercredi 26 janvier 2011.

Le syndicat de la seconde ville tunisienne entend ainsi forcer à la dissolution le gouvernement de transition dont les principaux postes sont occupés par d'anciens ministres de Ben Ali.

L'UGTT assure cependant qu'un "service minimum" sera assuré pour l'eau, l’électricité et les hôpitaux.

Le syndicat tunisien a été à la pointe des manifestations qui ont conduit à la révolution de Jasmin.
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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 01:05

Le gouvernement tunisien de transition, contesté par des milliers de manifestants de plus en plus nerveux, sera remanié mercredi selon son porte-parole, alors qu'un émissaire américain de haut rang a appelé à Tunis les pays arabes à tirer les leçons de l"'exemple tunisien".

 

Le climat s'est sensiblement crispé mardi à Tunis, où une première manifestation en défense du gouvernement de transition a été dispersée de façon musclée par un groupe de manifestants exigeant un nouvel exécutif épuré des caciques de l'ancien régime du président Zine El Abidine Ben Ali.

 

 

Dans une tentative cruciale pour endiguer la contestation, les autorités vont annoncer mercredi "la nouvelle composition du gouvernement", a indiqué le porte-parole du gouvernement et ministre de l'Education, Taieb Baccouch, cité par l'agence tunisienne TAP.

 

 

Ce remaniement est rendu nécessaire par la démission de cinq ministres - trois syndicalistes, un opposant et un membre de l'ancien régime- depuis sa formation le 17 janvier, qui seront remplacés par des indépendants, selon une source proche du gouvernement, issue de l'opposition.

 

 

Certains ministres de l'ancienne équipe Ben Ali occupant des postes-clés sont prêts à démissionner mais les tractations achopperaient sur les noms de leurs éventuels remplaçants à en croire cette source.

 

 

Le gouvernement de transition a aussi annoncé mardi des mesures tentant de répondre aux revendications sociales à l'origine de la "révolution du jasmin", dont une allocation mensuelle de 150 dinars (78 euros) pour les chômeurs diplômés acceptant un emploi à mi-temps dans les services publics".

 

 

Premier responsable occidental à se rendre en Tunisie depuis la chute le 14 janvier du président Ben Ali, considéré jusqu'à la fin comme un partenaire sûr à Washington et dans les capitales européennes, le secrétaire d'Etat adjoint pour le Proche Orient, Jeffrey Feltman, a appelé les pays du monde arabe à tirer les leçons de la "révolution du jasmin".

 

 

"Les défis qui se posent dans de grandes parties du monde, en particulier dans le monde arabe, sont les mêmes, et nous espérons que les gouvernements répondront aux aspirations politiques, sociales et économiques légitimes des peuples, particulièrement si elles s'expriment par des moyens légaux et pacifiques", a déclaré M. Feltman à la presse.

Des milliers d'Egyptiens ont réclamé le départ du président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis près de trente ans lors de manifestations à travers le pays inspirées par la révolte populaire tunisienne, au cours desquelles au moins deux manifestants et un policier ont été tués.

 

 

Evoquant la crédibilité très décriée en Tunisie du gouvernement de transition, M. Feltman a souligné qu'elle dépendrait de l'organisation rapide d'élections, tout en soutenant les réformes de démocratisation déjà annoncées.

La venue de l'émissaire américain n'a pas été appréciée de tous. "Feltman go home" ou "non aux ingérences étrangères", pouvait-on lire sur les pancartes de certains manifestants.

 

 

Ce thème a également été évoqué par le dirigeant libyen Mouammar Khadafi, qui a effectué un virage stratégique en exprimant son soutien à la révolution du peuple tunisien, tout en craignant qu'elle ne soit détournée par des "intérêts étrangers", dans une interview diffusée par la chaîne privée tunisienne Nesma TV.

 

 

"On ne peut pas être contre la volonté du peuple tunisien. Nous sommes avec le peuple tunisien", a déclaré le leader libyen, rectifiant sa position initiale de soutien au président déchu Zine El Abidine Ben Ali, qui avait été très critiquée en Tunisie.

A Tunis, où des milliers de manifestants ont encore exigé, comme depuis une semaine, la démission du gouvernement provisoire, la tension est montée d'un cran mardi.

 

 

Aux cris de "Dégagez vermine!" des centaines de jeunes opposants ont dispersé dans le centre de Tunis une manifestation de soutien au "gouvernement d'union nationale", lors du premier face à face musclé entre partisans et adversaires du cabinet de transition.

Les anti-gouvernementaux, parmi lesquels des supporteurs de football, ont arraché à leurs rivaux banderoles et pancartes où était écrit "Oui à la démocratie, non au chaos", "la politique du tout ou rien ne mène nulle part".

Les manifestants devant l'esplanade de la Kasbah, coeur du pouvoir politique à Tunis, étaient encore plus nombreux que la veille - environ 4.000 selon un militaire.

 

 

Des centaines s'apprêtaient de nouveau à camper sous les fenêtres des bureaux du Premier ministre pour la troisième nuit consécutive, au mépris du couvre-feu en vigueur.

A Sfax, deuxième ville du pays à forte activité économique, la section régionale de l'Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT), la puissante centrale syndicale, a appelé à une "grève générale" d'une journée mercredi, pour la démission du gouvernement et la dissolution de l'ex-parti au pouvoir.

Le syndicat des enseignants du primaire a annoncé la fin, mercredi, de sa "grève illimitée", après deux jours d'un mouvement bien suivi mais impopulaire.

 

 

lien : http://www.varmatin.com/article/monde/tunisie-remaniement-ministeriel-mercredi-sous-la-pression-de-la-rue

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 21:27

A Tunis, dès l'aube, un millier de manifestants ont exigé de nouveau devant le siège du Premier

A Tunis, dès l'aube, un millier de manifestants ont exigé de nouveau devant le siège du Premier ministre Mohamed Ghannouchi, la démission du gouvernement de transition dominé par des membres du régime déchu de l'ex-président B

Premier face-à-face musclé entre partisans et adversaires du gouvernement

Plusieurs centaines de jeunes opposants ont dispersé dans le centre de Tunis une manifestation de soutien au gouvernement d'union nationale.

Les manifestants pro-gouvernementaux, qui remontaient l'avenue Bourguiba, se sont heurtés à des centaines de jeunes, parmi lesquels des supporters ultra de football, arrivant en sens inverse et les repoussant brutalement vers les rues latérales.

Les opposants ont arraché à leurs adversaires banderoles et pancartes affichant leur soutien au gouvernement, sans que les policiers présents à proximité n'interviennent.

«Rendez-vous dans six mois», délai maximum dans lequel doivent se tenir les élections présidentielle et législatives et «UGTT, laissez le gouvernement réussir la transition», ont scandé d'autres à propos de la centrale syndicale dont les militants veulent faire tomber le cabinet d'intérim.

Fin de la grève des instits

Le syndicat tunisien des enseignants du primaire a appelé mardi à la fin de sa «grève illimitée» visant à obtenir la démission du gouvernement de transition, après deux jours d'un mouvement qu'il a qualifié de «grand succès».

Moncef Marzouki pris à parti

L'opposant tunisien historique Moncef Marzouki a été vivement pris à partie à Tunis par des manifestants sur l'esplanade de la Casbah, qui l'ont insulté et poursuivi, le contraignant à quitter les lieux précipitamment. L'incident s'est produit quand l'opposant a voulu saluer la foule devant le ministère des Finances où des avocats tunisiens lançaient des slogans contre le gouvernement.

Immédiatement, un groupe de jeunes manifestants s'est rué sur lui, en l'insultant, et le traitant d'«agent des Français et des Américains». «Ils disent que je suis un mécréant», a expliqué, essoufflé et visiblement choqué ce dirigeant de la gauche laïque âgé de 65 ans. Mais pour un des manifestants qui l'a poursuivi, il s'agit seulement d'empêcher toute récupération politique de la «révolution du jasmin», d'où qu'elle vienne. Le groupe qui a pourchassé Moncef Marzouki s'est ensuite vivement fait rabroué par les autres manifestants.

Moncef Marzouki est candidat à l'élection présidentielle qui doit être organisée d'ici six mois en Tunisie, qualifiant de «mascarade» le gouvernement d'union nationale. Il est l'ancien président de la Ligue tunisienne des droits de l'homme.

La mobilisation contre le gouvernement de transition se poursuit

A quelques kilomètres de là, des milliers de personnes rassemblées devant le siège du Premier ministre continuaient par ailleurs, comme chaque jour depuis une semaine, à exiger la démission du gouvernement de transition, en raison de la présence en son sein de caciques de l'ancien régime Ben Ali.

Et à Sfax, deuxième ville du pays pour l'activité économique, la section régionale du syndicat UGTT a appelé à la grève générale pour mercredi, pour exiger la démission du gouvernement de transition et la dissolution du RCD, l'ex-parti au pouvoir.

Les Etats-Unis, premiers à envoyer un émissaire parmi les Occidentaux

Jeffrey Feltman, secrétaire d'état adjoint pour le Proche Orient, a souligné l'importance d'élections pour stabiliser la situation en Tunisie.

«Ce qui décidera si le gouvernement est démocratique est une question qui trouvera seulement sa réponse avec des élections», a-t-il souligné au cours d'un point de presse.

Le responsable américain est le premier envoyé occidental à se rendre en Tunisie depuis la chute de Ben Ali.

En Egypte, manifestations inspirées de l'exemple tunisien

Des dizaines de milliers de personnes (15.000 au Caire, la capitale) ont manifesté contre le gouvernement, répondant à un appel lancé sur les réseaux sociaux.

Et aussi...

Le président du Sénat démissionne. Abdallah Kallel, qui est en résidence surveillée depuis dimanche, a démissionné de ses fonctions, a annoncé l'agence officielle TAP.

260 millions d'euros d'aide pour les régions rurales pauvres. Le gouvernement a annoncé le versement d'une aide exceptionnelle de 260 millions d'euros, à destination des régions rurales les plus pauvres du pays.

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 13:23

Photo EPA

La pression populaire pour faire tomber le gouvernement tunisien de transition et ses caciques de l'ancien régime Ben Ali se poursuivait mardi 25 janvier, alors qu'un remaniement est donné pour imminent et qu'un responsable américain poursuit ses consultations dans la capitale tunisienne.

 

Dès l'aube, un millier de manifestants ont exigé de nouveau devant le siège du Premier ministre Mohamed Ghannouchi, la démission du gouvernement de transition dominé par des membres du régime déchu de l'ex-président Zine El Abidine Ben Ali, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Leurs rangs grossissaient peu à peu dans la matinée, au fur et à mesure que s'agglutinaient de nouveaux groupes de manifestants, dont des étudiants et lycéens. Mais ils étaient moins nombreux que la veille.
Bravant le couvre-feu toujours en vigueur, la grande majorité a campé dans le froid pour la deuxième nuit consécutive sur la place de la Kasbah, sous les fenêtres des bureaux du Premier ministre.

"Ils doivent partir, nous resterons jusqu'à ce qu'ils partent", a déclaré à l'AFP Mehrezia Mehrez, une femme au visage voilé, venue de Kasserine (centre-ouest) avec son mari et ses deux petites filles.
"La bataille se jouera à Tunis. C'est pour cela que nous sommes venus. Il faut faire tomber le gouvernement. Ils sont comme un cancer, il faut tout nettoyer, on ne peut pas en laisser un bout", lançait Lotsi Abbes, un pharmacien du sud du pays.

 

Cinq démissions de ministres

Le porte-parole du gouvernement et ministre de l'Education Taieb Baccouch avait annoncé lundi à l'AFP qu'un remaniement était imminent, "peut-être d'ici demain (mardi)", tout en se prononçant "à titre personnel" pour le maintien des ministres qui ont servi sous Ben Ali au nom de "la continuité de l'Etat".
Il avait souligné qu'il fallait remplacer les cinq ministres qui ont démissionné la semaine dernière de l'exécutif provisoire - trois syndicalistes, un opposant et un ministre de l'ancien parti au pouvoir - et qu'il y aurait en outre "peut-être d'autres démissions".
Le ministre des Affaires étrangères Kamel Morjane, qui occupait cette même fonction sous le régime Ben Ali, s'est dit "prêt à partir à n'importe quel moment", dans une interview au quotidien tunisien La Nation.
Il a toutefois estimé que "l'avenir de la Tunisie doit être bâti par tous les Tunisiens (...) toutes appartenances et obédiences confondues".
"L'essentiel pour moi est de voir se concrétiser le rêve et la volonté du peuple, avec ou sans moi", a ajouté cette personnalité souvent présentée du temps du président Ben Ali comme le favori de Washington pour sa succession.

 

Entretien avec un responsable américain

 

Le chef de la diplomatie tunisienne a eu un entretien lundi avec Jeffrey Feltman, le plus haut responsable de la diplomatie américaine pour le Proche-Orient qui venait d'arriver dans la capitale tunisienne.
Le sous-secrétaire d'Etat américain, première personnalité occidentale à se rendre dans cette ancienne colonie française depuis la chute du régime Ben Ali le 14 janvier, poursuivait mardi ses consultations sur "les réformes démocratiques et les élections" à venir en Tunisie avec l'équipe de transition.
"Le gouvernement (tunisien) doit continuer à répondre aux exigences du peuple, et nous verrons où cela va", avait indiqué lundi le porte-parole du département d'Etat américain, Philip Crowley
Tentant de répondre au malaise social qui a déclenché "la révolution du jasmin" à la mi-décembre, le gouvernement de transition a annoncé le versement d'une aide exceptionnelle de 260 millions d'euros pour les régions rurales les plus pauvres du pays.

 

"Ce n'est pas l'anarchie, ni le chaos"

 

La somme promise servira à financer des projets de construction d'infrastructures, à rembourser les propriétaires de commerces endommagés lors du soulèvement populaire et à dédommager les familles des dizaines de "martyrs" tués lors de la répression des manifestations par la police de l'ancien régime.
Le Comité pour le respect des libertés et des droits de l'Homme en Tunisie (CRLDHT), basé à Paris, a appelé les touristes et investisseurs français à retourner dans ce pays.
"Ce n'est pas l'anarchie ni le chaos, il y a seulement quelques manifestations pacifiques, rien contre les intérêts économiques, pas d'incidents", a-t-il rappelé.

 

Lien :   http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110125.OBS6853/les-manifestants-campent-a-tunis-malgre-l-annonce-d-un-remaniement.html

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 09:01

Les jours de Pierre Ménat, l’ambassadeur de France en Tunisie, semblent comptés. Les autorités françaises reprochent au diplomate, en poste depuis 2009, de ne pas avoir senti la révolte populaire. Et surtout d’avoir expliqué, télégramme diplomatique à l’appui, que le président Ben Ali était en mesure de se maintenir au pouvoir après avoir lâché du lest dans son dernier discours.

 

 

Selon nos informations, réfléchit à son remplacement. « Je prendrai très prochainement des initiatives, y compris sur l’ambassade », confie le chef de l’Etat en privé, en reconnaissant que Paris n’a pas forcément « bien réagi » dans cette affaire. Néanmoins, en petit comité, le président a son explication à propos de ce manque de flair de la diplomatie française. « Ce qui s’est passé, est-ce une révolution de la rue ou une révolution de palais ? » s’interroge-t-il. En effet pour Sarkozy l’élément déclencheur aura été l’attitude du chef de l’état-major de l’armée tunisienne, limogé deux jours plus tôt, qui est allé voir Ben Ali dans son bureau pour lui demander de partir. « Si c’est une révolution de palais, c’est plus difficile d’avoir des capteurs qui fonctionnent », argumente-t-il.
Sur le fond, le président français admet que les privations de liberté étaient devenues intolérables pour les Tunisiens et que Ben Ali a sans doute été corrompu par sa famille. Toutefois, il reste partagé sur le bilan des vingt-trois ans de règne de l’ancien président, mettant en avant le développement continu du pays : « Des filles qui vont en fac, 6 millions de touristes et une économie saine. » Le chef de l’Etat suggère donc une certaine « prudence » dans les commentaires et regarde à la loupe ce que vont faire les islamistes dans les mois qui viennent : « Pour l’instant, ils sont habiles, ils jouent les victimes en disant qu’ils ne présenteront pas de candidats aux prochaines élections. Il faut rester vigilants. »

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 08:32

L'appareil sécuritaire qui supervise l'Etat policier mis en place par le président déchu Zine Ben Ali n'a pas été démantelé, ont souligné, lundi, des défenseurs des droits de l'homme qui craignent pour les progrès démocratiques de la "révolution du jasmin".

"L'outil du régime était le ministère de l'intérieur et rien n'a changé à cet égard", estime Ali Zeddine, vice-président de l'Organisation tunisienne des droits de l'homme, qui entretenait des relations tendues avec le dirigeant chassé par la rue le 14 janvier. "Il y a des gens dans l'obscurité qui ont truqué les élections, supervisé la répression et l'appareil (d'Etat) comme la police politique, la police de sécurité et d'autres. A défaut de changements de fond, les choses pourraient vraiment revenir au point de départ", explique-t-il.

 

 

UN APPAREIL OMNIPRÉSENT

 

 

Depuis le renversement de Zine Ben Ali, qui se présentait aux Occidentaux comme le rempart contre le péril islamiste, un gouvernement d'union a été formé à Tunis, composé en partie de cadres de l'ancien régime, dont l'actuel ministre de l'intérieur, Ahmed Friaa. Ce dernier a été nommé à ce poste dans les derniers jours du règne de Ben Ali, lorsque celui-ci, confronté au soulèvement populaire, a remercié son précédent ministre de l'intérieur pour tenter d'apaiser la colère de la rue.

 

 

Mais les défenseurs des droits de l'homme accusent Ahmed Friaa d'être désarmé face aux intérêts bien ancrés d'un appareil de sécurité et de renseignement omniprésent et omnipuissant pendant l'ère Ben Ali. Cet appareil pourrait craindre pour son avenir si les nouveaux dirigeants tenaient leur promesse de tourner complètement la page et de demander des comptes pour les crimes du passé.

 

 

Sihem Bensédrine, une figure de l'opposition harcelée sous le régime Ben Ali pour avoir tenté de créer un site d'information indépendant sur Internet, assure quant à elle que la surveillance n'a pas cessé la semaine passée. "On continue à nous enregistrer, à nous filer. La cyberpolice est toujours opérationnelle", dit-elle. "J'ai été suivie, je les ai vus." Elle fait état d'informations parvenues au Conseil national pour les libertés, une organisation qu'elle dirige, selon lesquelles des policiers en civil se seraient mêlés aux manifestations antigouvernementales de ces derniers jours dans le centre de la capitale.

 

 

Lundi, Amnesty International a estimé qu'il fallait réformer l'appareil de sécurité tunisien. "Les forces de sécurité doivent être radicalement remaniées. Dorénavant, aucun membre de l'appareil de sécurité ne devrait être au-dessus des lois", préconise Amnesty. "Les autorités doivent condamner ouvertement la torture et agir rapidement pour l'éliminer."

 

 

lien:  http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/01/25/tunisie-l-appareil-policier-de-ben-ali-serait-toujours-en-place_1470060_3212.html#ens_id=1245377

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 23:05

Un remaniement ministériel en Tunisie est imminent, "peut-être d'ici demain", a annoncé lundi 24 janvier à l'AFP et à la chaîne Al-Arabiya le porte-parole du gouvernement de transition, Taieb Baccouch, également ministre de l'éducation. Ce remaniement pourrait toutefois ne porter que sur le remplacement des ministres déjà démissionnaires, et non sur le départ du gouvernement de transition des anciens cadres de l'équipe de Ben Ali.

 

 

"Il ne faut pas oublier qu'il y a des postes non pourvus", a déclaré le ministre de l'éducation à l'AFP, rappelant que cinq ministres ont démissionné la semaine dernière : trois syndicalistes, un opposant et un membre du parti du président déchu, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD). "Peut-être qu'il va y avoir de nouvelles démissions. Donc il y a des postes à pourvoir, et cela va nécessiter forcément un remaniement ministériel d'ici peut-être demain", a ajouté M. Baccouch, une personnalité indépendante issue du monde syndical. "Des contacts sont en cours", a-t-il poursuivi.

 

 

Craignant de se faire confisquer leur révolution, des milliers de manifestants exigent chaque jour depuis une semaine la formation d'un nouveau gouvernement débarrassé des caciques du régime déchu du président Ben Ali, sept au total, qui y détiennent les postes-clés de l'intérieur, de la défense, des affaires étrangères ou des finances. Lundi soir, des centaines de manifestants bravaient le couvre-feu, pour la deuxième nuit consécutive, devant le palais où siège le premier ministre.

 

 

NÉGOCIATIONS EN COULISSES

 

 

"Les ministres de l'ancien parti au pouvoir ne sont pas majoritaires, ils sont minoritaires dans le gouvernement", a poursuivi Taieb Baccouch. Les autres membres de l'exécutif provisoire ont accepté de siéger avec eux "en pensant qu'une continuité de l'Etat est nécessaire", a-t-il ajouté, mettant en garde contre "le vide" et "le chaos".

 

 

Ce remaniement, s'il n'inclut pas le départ des ministres du RCD, sera toutefois insuffisant pour mettre fin à la protestation populaire. Peu avant l'intervention de M. Baccouch, Reuters évoquait des négociations en coulisses pour remplacer le gouvernement de transition par un "comité des sages". S'appuyant sur des sources politiques à Tunis, l'agence de presse britannique précisait que ce comité pourrait inclure l'opposant Ahmed Mestiri, 85 ans, fondateur du Mouvement des démocrates socialistes.

 

 

lien : http://www.lemonde.fr/tunisie/article/2011/01/24/tunisie-selon-le-porte-parole-de-l-executif-un-remaniement-est-imminent_1470036_1466522.html

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 19:26

 

Dans un discours improvisé sur l’esplanade de la Kasbah, devant des centaines de manifestants rassemblés près des bureaux du Premier ministre, le général Rachid Ammar, chef d’état-major de l’armée de terre tunisienne, a promis : « L’armée nationale se porte garante de la Révolution. L’armée a protégé et protège le peuple et le pays ».
Il s’exprimait devant des centaines de manifestants, qui réclament la démission du gouvernement de transition formé lundi dernier et dominé par les caciques de l’ancien régime du président Ben Ali.
L’armée en général et le général Ammar en particulier, qui a refusé de faire tirer sur des manifestants comme le lui demandait le président déchu, jouissent d’une immense popularité en Tunisie.
Ces paroles suffiront-elles pour autant à calmer la colère des manifestants ? Ce lundi, ils étaient de nouveau des milliers à exiger sans faiblir la démission du gouvernement de transition, notamment devant le siège du Premier ministre où des heurts limités ont eu lieu avec la police, alors que les instituteurs faisaient grève pour soutenir le mouvement.
Les manifestants qui exigent depuis une semaine la démission du gouvernement d’union nationale, en raison de la présence controversée dans ses rangs de caciques de l’ancien régime Ben Ali, ont vu à nouveau leurs rangs grossir.
De quelques centaines à l’aube, ils sont devenus à nouveau des milliers -« entre 3 et 5.000 » selon un militaire- en début d’après-midi à protester sur l’esplanade de la Kasbah, près du palais où travaille le Premier ministre Mohammed Ghannouchi.
« La Kasbah, c’est la Bastille de la Tunisie et on va la démonter, comme les sans-culottes français ont fait tomber la Bastille en 1789 », promettait un manifestant.
D’autres cortèges, auxquels se sont joints notamment des lycéens, ont défilé avenue Habib Bourguiba, l’artère principale de la capitale.
Tôt, près des bureaux du Premier ministre, à l’endroit où ont campé toute la nuit malgré le couvre-feu de jeunes ruraux arrivés la veille de la région de Sidi Bouzid, foyer de la « révolution du jasmin », des heurts ont opposé la police à des groupes de manifestants.

 

Lien : http://www.aloufok.net/spip.php?article3110

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