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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 00:42

Un grand esprit, un homme de tous les combats, un symbole de paix. de pardon et de la réconciliation nous quitte... Notre petite planète vient de perdre une de ses voix lumineuse !

 J’en suis profondément touché Noureddine Mnasri Bourougaa



 
 
 
 
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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 16:21

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Nelson Mandela hospitalisé à nouveau

http://img.src.ca/2013/06/08/635x357/PC_130608_9f0k0_mandela-nelson-afrique-sud_sn635.jpg
Nelson Mandela, le 28 avril 2013

L'ancien président sud-africain Nelson Mandela a été de nouveau hospitalisé pour une infection pulmonaire. Il se trouve dans un état « préoccupant mais stable », a annoncé la présidence.

L'annonce est d'abord venue du cabinet du président Jacob Zuma, vendredi soir. « Son état s'est détérioré et il a été transféré dans un hôpital de Pretoria », indiquait un communiqué.

Samedi matin, on a annoncé qu'il respirait par lui-même, ce qui est un bon signe.

Âgé de 94 ans, Nelson Mandela « reçoit des soins spécialisés et les médecins font tout leur possible pour qu'il se sente mieux », peut-on lire dans la déclaration.

Or, un porte-parole du gouvernement, Mac Maharaj, a indiqué un peu plus tard à une chaîne de télévision sud-africaine que la situation était « grave, cette fois-ci ».

Ce n'est pas la première fois que l'ancien président sud-africain doit être hospitalisé. Un porte-parole du gouvernement a toutefois laissé entendre à une chaîne de télévision sud-africaine que cette fois, son état de santé était particulièrement préoccupant.

Des problèmes pulmonaires récurrents

C'est la quatrième fois que Nelson Mandela, connu pour avoir très largement contribué à mettre fin à l'apartheid en Afrique du Sud, doit être hospitalisé depuis décembre 2012. Au printemps, il avait passé une dizaine de jours à l'hôpital pour soigner une autre pneumonie.

Premier président noir de l'Afrique du Sud en 1994, il avait auparavant été hospitalisé en janvier 2011 puis en décembre 2012, à chaque fois pour des infections pulmonaires.

Idole de tout un peuple, le lauréat du prix Nobel de la paix de 1993 est particulièrement vulnérable aux problèmes respiratoires depuis qu'il a contracté la tuberculose pendant son séjour de 18 ans sur l'île-prison de Robben Island, au large du Cap, cassant des cailloux dans une poussière qui a durablement endommagé ses poumons.

Mandela, qui n'est plus apparu en public depuis 2010, s'est complètement retiré de la vie politique et n'a plus exprimé aucune opinion publiquement depuis des années, mais beaucoup le considèrent encore comme la conscience morale de l'Afrique du Sud.

« Madiba », comme l'appellent affectueusement ses compatriotes, doit fêter ses 95 ans en juillet.  Consultez le dossier de Radio Canada sur la vie et la lutte de Nelson Mandela.

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Hospitalisé, Nelson Mandela «respire sans assistance»

http://md0.libe.com/photo/525574-portrait-de-nelson-mandela-pris-le-17-juin-2010-a-johannesburg.jpg?modified_at=1370673429&ratio_x=03&ratio_y=02&width=476

L’ancien président sud-africain Nelson Mandela, 94 ans, idole de tout un peuple, a été de nouveau hospitalisé samedi pour une infection pulmonaire et se trouve dans un état «préoccupant mais stable», a annoncé la présidence. «Ce matin vers 1H30 son état s’est détérioré et il a été transféré dans un hôpital de Pretoria. Son état est toujours préoccupant mais stable», a précisé le cabinet du président Jacob Zuma dans un communiqué.


«Le président reçoit des soins spécialisés et les médecins font tout leur possible pour qu’il se sente mieux»
, poursuit la présidence, avant d’ajouter : «Le président Zuma, au nom du gouvernement et de toute la nation, souhaite à Madiba une guérison rapide et demande aux médias et au public de respecter l’intimité de Madiba et de sa famille.»«Madiba»
, comme l’appellent affectueusement ses compatriotes, fêtera ses 95 ans en juillet. Déjà hospitalisé au printemps, il est apparu très affaibli sur les dernières images de lui qui ont filtré fin avril, à l’occasion d’une visite des plus hauts dirigeants du pays. On y voyait le vieil homme assis sur un fauteuil, les jambes cachées par une couverture, posées à plat sur un repose-pieds. Son visage semblait de cire et n’exprimait aucune émotion, alors que ses visiteurs plaisantaient autour de lui. A un moment, il semblait prononcer un mot.

Infections pulmonaires

Le héros de la lutte contre l’apartheid, prix Nobel de la paix 1993, avait été hospitalisé pour la dernière fois fin mars début avril, pendant dix jours. Premier président noir de l’Afrique du Sud en 1994, il avait auparavant été hospitalisé en janvier 2011 puis en décembre 2012, à chaque fois pour des infections pulmonaires, probablement liées aux séquelles d’une tuberculose contractée pendant son séjour sur l’île-prison de Robben Island, au large du Cap.

C’est dans ce bagne qu’il avait passé dix-huit de ses vingt-sept années de détention dans les geôles du régime de l’apartheid, cassant des cailloux dans une poussière qui a durablement endommagé ses poumons.

Héros national

En 2012, Madiba s’était retiré dans son village d’enfance de Qunu, dans la région rurale du Cap oriental. Mais il a été ramené en avion à Pretoria en décembre pour raison de santé. A sa sortie de l’hôpital, ses médecins et ses proches avaient décidé de l’installer dans sa résidence de Johannesburg (à 60 km de Pretoria) pour qu’il reste à proximité des centres de soins les plus performants du pays.

La santé de Nelson Mandela est désormais un sujet d’inquiétude récurrent en Afrique du Sud, où chacun sait que le héros national n’est pas immortel.

 

Mandela, qui n’est plus apparu en public depuis 2010, s’est complétement retiré de la vie politique et n’a plus exprimé aucune opinion publiquement depuis des années. Il n’est reste pas moins une idole vénérée par tout un peuple, pour avoir réussi à éviter une explosion de violence raciale lors du passage entre le régime ségrégationniste et la démocratie en 1994. liberation

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À consulter : Nelson_Mandela

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 15:23

Le testament de Stéphane Hessel

Alors que la cérémonie d'hommage national a eu lieu ce jeudi aux Invalides, voici en avant-première la préface de son dernier ouvrage, "A nous de jouer !", coécrit avec Roland Merk.


http://referentiel.nouvelobs.com/file/5432736-le-testament-de-stephane-hessel.jpg

Stéphane Hessel est mort mercredi 27 février. Une cérémonie d'hommage national a eu lieu jeudi 7 mars. (AFP/Images Forum)

 

La cérémonie d’hommage national à Stéphane Hessel, mort à Paris le 27 février à l'âge de 95 ans, a eu lieu ce jeudi dans la cour d’honneur des Invalides en présence du président François Hollande et du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Afin de saluer la mémoire de Stéphane Hessel, résistant, diplomate et militant, "le Nouvel Observateur" publie en avant-première la préface de son dernier ouvrage, "A nous de jouer !", coécrit avec Roland Merk, qui paraît cette semaine aux éditions Autrement.

"En ce début de XXIe siècle, on a de nouveau l'impression que toutes les espérances de l'humanité au nom desquelles des générations entières se sont insurgées sont désavouées ! Tout se passe comme si Dieu avait créé au cinquième jour les employés et les travailleurs, puis au sixième les banquiers et les magnats de la finance, pour se reposer le dimanche en disant aux princes de l'argent : "Régnez sur vos citoyens et multipliez les richesses !"

Bien moins unis que nos pères et nos mères, bien moins combatifs que nos aïeux qui exprimèrent leurs revendications dans la rue, souvent fourbus par la misère quotidienne, nous avons presque perdu de vue ce qui nous donne confiance et force : oser encore s'attaquer aux grands rêves de l'humanité ! [ ...]

Oui, un fantôme parcourt aujourd'hui à nouveau l'Europe - le fantôme de ce que nous appellerions le "précariat", cette nouvelle classe aux contours fous, dont la population se caractérise par sa situation socioéconomique et professionnelle précaire. C'est pour cela que nous faisons cet appel : attention aux dérives ! Préservez-vous d'un monde où l'inégalité s'accroît entre les pauvres et les riches et où la pauvreté est considérée comme normale. Réveillez-vous, car l'indifférence n'est pas bonne ! Ouvrez les yeux pour voir vos rêves avec clarté et précision !

Oui le monde marche sur la tête ! On nous demande de travailler plus mais de gagner moins d'argent. On nous demande d'en finir avec la solidarité parce que la concurrence, quel que soit son coût, doit donner le ton de la musique nouvelle pour soi-disant garantir la richesse. La vérité est que si cela continue ainsi, ce sont nos démocraties qui seront remises en cause. Tant que le capital passe avant les individus, tant que l'individu n'est que l'esclave de l'argent ainsi que sa victime, la paix n'est ici qu'une apparence. Elle se fait au détriment de tous ceux qui n'entrent pas dans le système et aussi, ne l'oublions pas de la Nature ! Mais si le monde n'est plus qu'un tableau gris sur gris, nous devons saisir un pinceau et nous emparer de nouvelles couleurs ! Si la jeunesse européenne n'a pas d'avenir, l'Europe n'en aura plus non plus ! Allons donc de l'avant avec les moyens pacifiques que la démocratie nous donne avant qu'il ne soit trop tard !

Oui, l'humanité est sur la voie d'une authentique "société mondiale" mais, pour le moment, seul le capital est vraiment mondial. Il nous manque comme toujours un système d'institutions suffisamment évolué, légitime et compétent à l'échelle mondiale. Ce sont encore beaucoup plus le mal et la souffrance qui nous lient qu'une paix globale correspondant aux principes de droits de l'homme appliqués partout dans le monde et au bien-être de tous les individus. C'est pourquoi il est bon de s'indigner et de s'engager, tant que la pauvreté et l'injustice politique s'amplifient. Mais cela nécessite également responsabilité et compassion, afin de devenir de vrais citoyens d'une société mondiale vraie et pacifique !

Nous savons tous, nous les habitants de cette planète, que nous ne disposons que de cette seule et unique Terre. C'est bien pour cela que nous devons prendre soin de ses populations plutôt que de les exploiter sans ménagement. Ne perdons pas plus de temps, unissons-nous et prenons ensemble la voie de la société mondiale ! Il n'est pas possible d'arrêter le cours du temps, ce fleuve puissant qui ne se laisse retenir sans dommages. Les hommes construisent des murs, que ce soit au nom d'une politique inhumaine ou au nom de l'argent, mais ceux-ci finiront par tomber. Démocratie et participation, droits de l'homme et bien-être social sont des besoins de tous les peuples. Qui ne les respecte pas doit compter avec l'indignation. Allons plus loin, plus vite ! Profitons de l'opportunité du moment quand la gauche en France dispose, comme cela ne lui était pas arrivé depuis longtemps, de tant de pouvoir ! Soyons un exemple et battons-nous pour une Europe sociale, pour un monde social. http://tempsreel.nouvelobs

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L'hommage de la nation à "l'homme libre" Stéphane Hessel

François Hollande a rendu hommage à Stéphane Hessel, jeudi 7 mars, dans la cour d'honneur des Invalides.

François Hollande a rendu hommage à Stéphane Hessel, jeudi 7 mars, dans la cour d'honneur des Invalides. | REUTERS/POOL 

"Un grand Français, un juste, un homme libre." C'est ainsi que le président de la République, François Hollande, a défini Stéphane Hessel, lors de la cérémonie nationale d'hommage à l'intellectuel mort le 27 février à l'âge de 95 ans. En présence de sa veuve- que François Hollande a chaleureusement salué – et de ses enfants, petits-enfants et arrière petits-enfants, l'hommage fut très émouvant, notamment lorsque Le Chant des partisans retentit au moment où le cercueil recouvert d'un drapeau tricolore quittait les Invalides, porté par des militaires de l'Armée de l'air.

Avant la prise de parole du chef de l'Etat, l'historien Jean-Louis Crémieux-Brilhac, ancien résistant qui connut Stéphane Hessel à Londres en 1942, raconta, des larmes dans la voix, la vie et les combats de son ami. "Je me sens amputé par ta mort", dira-t-il d'une très belle formule.

Dans son éloge funèbre, le président de la République a salué le parcours du Résistant Hessel. "La liberté, c'était sa passion, son idéal. A 23 ans, il refusa l'armistice et se mit au service du général de Gaulle [en tant qu'aviateur]. De retour en France, en 1944, il fut arrêté, torturé, envoyé au camp de Buchenwald. Dans cet enfer, il parvint à s'évader", a énuméré François Hollande. "Né à Berlin, naturalisé à 20 ans, Stéphane Hessel aimait la France. (...) Il a contribué [à son]rayonnement, [à son] influence."

CONSCIENCE MORALE

"A chaque fois qu'une liberté était bafouée, il était là", a continué le président qui a encore décrit Stéphane Hessel, comme un "homme engagé", un "citoyen sans frontières, européen sans conditions, militant sans parti, optimiste sans limite".
M. Hollande a aussi souligné la "démarche universaliste" de l'ancien diplomate pour le droit des "humbles, anonymes, sans-grades (...), des sans-papiers""Du courage, il en fallait pour prendre, à certaines époques, la défense des droits des étrangers", ajoutera M. Hollande un peu plus tard.

Le chef de l'Etat n'a cependant pas omis de mentionner sa différence avec Stéphane Hessel à propos du conflit israélo-palestinien : "Il pouvait aussi, porté par une cause légitime comme celle du peuple palestinien, susciter, par ses propos, l'incompréhension de ses propres amis. J'en fus."

Le chef de l'Etat insista évidemment sur l'œuvre de ce compagnon de route de la gauche – il fut proche de Pierre Mendès-France et de Michel Rocard – qui devint sa conscience morale, notamment par le retentissement de sa "brochure", selon le mot de M. Hollande, Indignez-vous ! "Il inspira la jeunesse d'Europe et même au-delà (...) quand il lança à la face des fatalistes, des résignés ou des frileux, son slogan, 'Indignez-vous !'", dit M. Hollande.

NOMBREUSES PERSONNALITÉS DE GAUCHE

Puis, ajoutant, comme s'il s'identifiait aux propos de Stéphane Hessel pourexpliquer son action en tant que chef de l'Etat : "Son slogan n'était pas une invitation à la révolte mais à la lucidité. La pire des attitudes, disait-il, c'est l'indifférence de ceux qui disent 'je n'y peux rien, je me débrouille'. Ce n'était pas une morale de l'impuissance. Elle demeure une exigence d'action."

De nombreuses personnalités de gauche comme Michel Rocard, Lionel Jospin,Anne Hidalgo, des artistes comme Carole Bouquet – qui lut, très émue un poème d'Appolinaire, "La jolie Rousse"- ou Guy Bedos, étaient présentes. Le premier ministre, Jean-Marc AyraultClaude Bartolone, président de l'Assemblée nationale,Jean-Pierre Bel, président du Sénat, le ministre aux anciens combattants, Kader Arif, ou encore du premier ministre belge, Elio di Rupo, etaient aussi là, au premier rang. lemonde.fr


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Stéphane Hessel a cessé de s’indigner : Les bonnes causes orphelines

 

« Mais si aujourd'hui comme alors, une minorité active se dresse, cela suffira, nous aurons le levain pour que la pâte lève. »   Stéphane Hessel

Mardi 26 février est un jour à marquer d'une pierre noire. Ce jour-là Stéphane Hessel rendait l'âme et déposait les armes mettant fin à un combat de près d'un siècle. Il y eut des hommages sincères à travers le monde, notamment les indignés de différents pays. Il y eut aussi des gens - à l'instar du Caf - qui ne boudèrent pas leur plaisir de voir enfin cet infatigable défenseur des faibles leur crier à la face leur ignominie. Stéphane Hessel a été "un maître à ne pas penser", a jugé mercredi le président du CRIF, qui dénonce notamment sa "volonté obsessionnelle" "de faire de Gaza l'épicentre de l'injustice" dans le monde.

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Stéphane Hessel © Superbass / CC-BY-SA-3.0 (via Wikimedia Commons)  http://commons.wikimedia.org/wiki/F...

Qui est Stéphane Hessel ?

Il est né le 20 octobre 1917 à Berlin dans une famille d'écrivains. Après la percée allemande de mai 1940, il est retenu prisonnier. Il s'en échappe rapidement et se trouve parmi les premiers à rejoindre De Gaulle à Londres. Mais le 10 juillet 1944, à la suite d'une trahison, il est arrêté à Paris par la Gestapo, qui le torture et l'expédie à Buchenwald. Là, il est sauvé avec quelques autres de la pendaison grâce à la complicité d'un intellectuel allemand. Après la Seconde Guerre mondiale, alors qu'il commence une carrière de diplomate au Quai d'Orsay, il participe à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l'homme, signée en 1948 dans le cadre des Nations unies.(1)

Ambassadeur de France durant de longues années, notamment en Israël. Hessel connaît la barbarie et l'a vue de ses propres yeux pour l'avoir subie. Lorsqu'il parle de la Palestine, il estime que ce qu'il a vécu dans les camps de concentration n'est pas loin de ce que vivent les Palestiniens ! Deux grandes causes reviennent de façon récurrentes dans le combat de Stéphane Hessel : la cause palestinienne et le néolibéralisme.


Stéphane Hessel, le défenseur opiniâtre des droits des Palestiniens

Le cheminement de la pensée de Stéphane Hessel à propos de la Palestine ne date pas d'aujourd'hui. Il écrit : « En 1947, l'ONU s'est laissé convaincre que les juifs seraient contents d'avoir 55% de la Palestine, et les Arabes 45%. On s'est vite rendu compte que les juifs, porteurs de l'idéologie sioniste, voulaient beaucoup plus, et que les Palestiniens ne voulaient pas entendre parler du partage d'une terre qu'ils estimaient leur appartenir totalement. J'ai complètement changé ma perception des choses entre le moment où l'on a construit un pays pour les juifs massacrés par les Allemands et le moment où l'on s'est aperçu que les dirigeants de ce pays, devenus eux-mêmes des colonisateurs et des occupants de terres arabes, se comportaient très mal vis-à-vis du droit international et des droits de l'homme. Ma conviction est qu'Israël n'a jamais dévié de sa volonté de faire qu'il y ait le moins de Palestine possible et que l'on cantonne les Palestiniens dans de petits « bantoustans », ce qui est tout sauf une solution si l'on veut voir les Israéliens vivre durablement en paix. » (2)

« De tous les combats auquels, Stéphane Hessel a prêté son enthousiasme et sa hauteur de vue, écrit Benyamin Barthes, celui pour les droits des Palestiniens occupe une place à part dans son parcours. Au mois d'octobre, il avait manifesté une dernière fois sa fidélité à cette cause, en présidant la quatrième session du tribunal Russel sur la Palestine, une juridiction citoyenne, réplique de celle bâtie par le philosophe britannique Bertrand Russel et son homologue français Jean-Paul Sartre, qui avait jugé en 1966 les crimes américains au Vietnam. (...) L'auteur d'Indignez-vous avait été fait, en novembre, citoyen d'honneur de ce pays sans Etat. "C'est vraiment très triste, réagit le poète Elias Sanbar, ambassadeur de la Palestine à l'Unesco. Stéphane était quelqu'un d'extrêmement chaleureux, animé d'une énergie vitale, d'une foi inébranlable dans le droit. C'est une perte énorme, et pas que pour la Palestine." »(3)

« Dans un livre de dialogue, publié en 2012, Le Rescapé et l'Exilé (éditions Don Quichotte), les deux hommes, unis par un même amour de la poésie, avaient évoqué leur rapport à la question palestinienne.Hessel y racontait qu'à la sortie de la Seconde Guerre mondiale, marqué par l'expérience de la déportation, il était favorable à la création d'Israël. "Mais il racontait aussi qu'à cette époque-là, il était, comme beaucoup, totalement ignorant de ce qu'était la Palestine, précise Elias Sanbar, coauteur du livre. C'est par la question du droit qui lui était si chère, et de son non-respect par Israël, qu'il a rejoint notre cause." Son premier voyage dans les territoires occupés, qui remonte aux années 1990, l'incite à transformer ses convictions en actions. " Il en est revenu bouleversé, quasiment habité par le sentiment qu'il avait le devoir de parler, se remémore Leïla Chahid, Dans les années 2000, le fringant octogénaire multiplie les déplacements dans une région en pleine ébullition. » (3)

« En 2009, poursuit Barthes, l'infatigable Hessel s'insurge contre l'opération "Plomb durci", qui coûta la vie à plus d'un millier de résidents de Gaza, qualifiant les bombardements israéliens de "crimes contre l'humanité". Il milite pour la libération de Salah Hamouri, le jeune Franco-Palestinien condamné par Israël à sept années de prison. Il joint également sa voix à la campagne BDS (boycottage, désinvestissement, sanctions), qui lutte de façon non-violente contre l'impunité d'Israël, en appelant, notamment à un boycottage des produits fabriqués dans les colonies juives de Cisjordanie. Ce ralliement achève d'en faire la bête noire des milieux pro-israéliens français, qui, à l'instar de l'écrivain Pierre-André Taguieff, martèlent qu'il appelle à la "haine d'Israël " et qu'il s'est rangé dans le camp des "pires antijuifs". En janvier 2011, le CRIF obtient même l'annulation d'une conférence à laquelle il devait participer à l'Ecole normale supérieure, rue d'Ulm à Paris. (...) Le vieil indigné refusait de raccrocher. "Il nous laisse un message, conclut Elias Sanbar, c'est qu'il faut se battre sur le front du droit, encore et encore. C'est ça ou le bain de sang."(3)


L'acharnement des "bien pensants" contre ses principes

Avec sa liberté de ton, Stéphane Hessel a mobilisé contre lui tous les intellectuels français qui font de la défense d'Israël - qu'elle ait tort ou raison - leur combat. Il s'est notamment attiré leurs foudres quand il a donné son avis sur la politique hitlérienne. Dans un entretien publié dans le Frankfurter Allegemeine Zetitung du 21 janvier 2011 Stéphane Hessel déclarait en effet :

« L'occupation allemande était "relativement inoffensive" tout comme la persécution des juifs et l'extermination systématique des juifs d'Europe. « Aujourd'hui, nous pouvons constater ceci : la souplesse de la politique d'occupation allemande permettait, à la fin de la guerre encore, une politique culturelle d'ouverture. Il était permis à Paris de jouer des pièces de Jean-Paul Sartre ou d'écouter Juliette Gréco. Si je peux oser une comparaison audacieuse sur un sujet qui me touche, j'affirme ceci : l'occupation allemande était, si on la compare par exemple avec l'occupation actuelle de la Palestine par les Israéliens, une occupation relativement inoffensive, abstraction faite d'éléments d'exception comme les incarcérations, les internements et les exécutions, ainsi que le vol d'oeuvres d'art. Tout cela était terrible. Mais il s'agissait d'une politique d'occupation qui voulait agir positivement et de ce fait, nous rendait à nous, résistants, le travail si difficile. »

Pour avoir défendu le droit des Palestiniens à vivre dignement, il a été mis en examen, le 24 septembre 2010, pour « incitation à la haine raciale ». Comment le fait de dénoncer un pays qui bafoue les lois internationales fait que nous sommes systématiquement accusés d'antisémitisme ou d'incitation à la haine raciale ? Pourquoi de tels amalgames ? Comment cet homme de 93 ans, qui se bat chaque jour pour la paix et pour les droits de l'homme peut-il se faire accuser de la sorte ? « Peut-être est-ce parce qu'il ose le crime ultime : dénoncer la politique du gouvernement israélien ! Stéphane Hessel utilise tout ce qui est en son pouvoir pour faire pacifiquement pression sur le gouvernement israélien afin que les droits de l'homme et les lois internationales soient respectés ; notamment grâce au boycott des produits israéliens (BDS), une pratique que Michèle-Alliot Marie avait docilement condamnée.

Avant de disparaître, l'intellectuel avait également rédigé la préface d'Un État pour la Palestine, à paraître le 20 mars aux éditions de L'Herne, qui présente les conclusions des différentes sessions du "Tribunal Russell sur la Palestine"..

Le devoir de s'indigner

Stéphane Hessel, un résistant d'hier et d'aujourd'hui. Sous ce titre, le site Attac rappelle le combat de Stéphane Hessel : « Résister, disait Lucie Aubrac, est un verbe qui se conjugue au présent. Résistant d'hier contre le nazisme, Stéphane Hessel était aussi un résistant d'aujourd'hui, engagé contre les méfaits du néolibéralisme, l'écart grandissant entre les plus riches et les plus pauvres, la dictature des marchés financiers, l'exploitation abusive des ressources de la terre, les traitements inhumains infligés aux personnes les plus défavorisées. Stéphane Hessel était aussi un bâtisseur. Il avait participé à l'élaboration du programme du conseil national de la résistance, dont Attac a fêté avec lui le soixantième anniversaire en 2004. Il avait ensuite corédigé la Déclaration universelle des droits de l'homme. Infatigable défenseur des droits humains, il a été également de tous les combats anticoloniaux. Sa défense rigoureuse du peuple palestinien lui a valu d'essuyer, à maintes reprises insultes et diffamation. Jusqu'à la fin, il a été aux côtés de ceux qui menaient les luttes pour un monde plus juste. Son livre Indignez-vous, qui a eu un écho planétaire, a été le drapeau de milliers de manifestants du monde entier qui se sont mobilisés contre un système injuste et de moins en moins démocratique. Le 15 janvier 2012, Hessel avait conclu une manifestation internationale organisée par Attac sur "Leur dette, notre démocratie".(4)

Après l'immense succès du manifeste Indignez-vous !, Stéphane Hessel, mort à 95 ans, s'apprêtait à publier la semaine prochaine A nous de jouer ! un livre d'entretiens dans lequel il exhorte les "indignés de cette Terre" à agir avec compassion en faveur d'un "monde social".

Les indignés européens, puis planétaires, résistants, presque impossibles, se sont soulevés sous une bannière proposée par un homme qui avait déjà traversé un siècle. Pensez donc ! Des jeunes faisant du slogan d'un « vieillard » le cri de guerre de leur génération contre les effroyables conditions qui leur sont faites : Indignez-vous !. Les valeurs et les moyens de Stéphane Hessel sont devenus des mantras à Madrid, Athènes, Lisbonne, à Tel-Aviv, mais aussi à Paris et, chose fascinante, au pied de Wall Street avec les fameux Occupy Street, Stéphane Hessel s'est opposé à l'inéluctable : d'une part, à « l'immense écart qui existe entre les très pauvres et les très riches et qui ne cesse de s'accroître » et d'autre part, à la détérioration des droits de l'homme.

« Le ras-le-bol mondialisé est une réalité. Si les médias aux ordres ont soigneusement étouffé les révoltes des sans-voix mais pas sans droits dans les pays occidentaux, on se souvient que Stephane Hessel s'était indigné et l'avait fait savoir dans un petit fascicule : Indignez-vous !. Tiré à des dizaines de milliers d'exemplaires, il a fait mouche, car devant l'anomie du monde, les motifs d'indignation ne manquent pas. Avec le philosophe Edgar Morin, il vient de « récidiver » dans un petit ouvrage. Stéphane Hessel et Edgar Morin marient leur ardeur juvénile et leurs réflexions dans un manifeste, Le chemin de l'espérance, qui préconise l'insurrection des consciences et exigence citoyenne, socles selon eux d'une « politique du bien-vivre ».(5) (6)

« L'ouvrage écrit à deux, est un manifeste d'indignation de "dénoncer le cours pervers d'une politique aveugle qui conduit au désastre, d'énoncer une voie politique de salut public et d'annoncer une nouvelle espérance", soulignent ces deux symboles de la Résistance et amis de longue date. » « Nous ne proposons pas de pacte aux partis existants », insistent-ils. « Nous souhaitons contribuer à la formation d'un puissant mouvement citoyen, d'une insurrection des consciences qui puisse engendrer une politique à la hauteur de ces exigences ». Ils appellent à dépasser les clivages idéologiques pour trouver des solutions. Ils définissent ainsi quatre sources pour « alimenter la gauche : la source libertaire, la source socialiste, qui se concentre sur l'amélioration de la société ; la source communiste, qui se concentre sur la fraternité communautaire. Ajoutons-y la source écologique, qui nous restitue notre lien et notre interdépendance avec la nature et plus profondément notre Terre-mère, et qui reconnaît en notre Soleil la source de toutes les énergies vivantes. » (5) (6)

L'écologie ne lui était pas étrangère. Lors d'une conférence à Nantes, Hessel a présenté son livre Tous comptes faits... ou presque, Stéphane Hessel appelle les citoyens a s'engager pour lancer un grand mouvement. « Nous sommes membres de la Terre, nous n'en sommes pas les maîtres. » Stéphane Hesselest ensuite revenu sur l'affaire Mohammed Merah. Il nous met en garde « il ne faut pas confondre cette violence terroriste avec l'Islam », qui n'est pas plus condamnable qu'une autre religion. La source du terrorisme est la haine, c'est à celle-ci qu'il faut trouver des réponses. Stéphane Hessel prône la compassion, c'est-à-dire « la passion de vouloir un équilibre établi entre tous afin que les cultures se rencon-trent et vivent ensemble ».(7)

A cette empathie envers son prochain, son combat itératif est toujours celui des droits de l'homme. Le 22 janvier 2013, à la question du journaliste Mathias Leboeuf « Où faut-il aller ? » , Stéphane Hessel répond tout de suite. « Il faut aller à la mise en oeuvre de la Déclaration universelle des droits de l'homme » : telle fut la dernière phrase prononcée alors par l'ancien résistant. Tout est dit dans cette phrase qui résume le noble combat d'une vie. Reposez en paix Stephane Hessel, que la Terre vous soit légère.

1. http://www.la-croix.com/Actualite/F... Stephane-Hessel-resistant-diplomate-indigne-est-mort-_NG_-2013-02-27-915600

2. http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/ghozlan-s-en-prend-a-stephane-82687

3. Benjamin Barthe http://www.lemonde. fr/proche-orient/article/2013/02/27/stephane-hessel-le-defenseur-opiniatre-des-droits-des-palestiniens_1839840_3218.html

4. http://www.france.attac.org/archive....
php ? rubrique432

5 Stéphane Hessel et Edgar Morin Le chemin de l'espérance Edits Fayard, 28.09.10 David Naulin Indignés, Stéphane Hessel et Edgar Morin prônent l'espérance 5 octobre 2011

6. http://www.legrandsoir.info/le-printemps-occidental-les-indignes-relevent-la-tete.html

7. http://www.mopnantes.fr/societe/ste... 6126 30 03 12    http://www.agoravox.fr


 

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 03:54
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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 06:35

Consulter : NELSON MANDELA CENTRE OF MEMORY


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Nelson Mandela "va très bien", dit sa fille

L'ex-président sud-africain Nelson Mandela, rentré chez lui mercredi après 19 jours d'hospitalisation, "va très bien et profite de sa famille", a affirmé vendredi à l'AFP l'une de ses filles, Zenani Mandela-Dlamini, dans un message par SMS.

Le héros de la lutte anti-apartheid, âgé de 94 ans, a été traité pour une infection pulmonaire, puis pour des calculs biliaires. Il avait été transféré à l'hôpital par avion le 8 décembre depuis sa résidence de campagne de Qunu, dans la région du Cap oriental.

Zenani Mandela-Dlamini, l'une des toutes premières personnes à donner directement des nouvelles du prix Nobel de la paix, est la fille aînée de Nelson Mandela et de sa seconde épouse Winnie Madikizela-Mandela.

Alors que les autorités et la famille ont été très avares de nouvelles pendant son hospitalisation, des rumeurs ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux, affirmant que le premier président noir d'Afrique du Sud était rentré chez lui pour mourir.

"Ce n'est absolument pas vrai, mon grand-père va bien", a affirmé à CNN la petite-fille du grand homme, Zaziwe Manaway. "Ce peut être très douloureux pour nous d'entendre tous ces messages sur les médias sociaux, qui disent que notre grand-père est rentré chez lui pour mourir. C'est indélicat."

"Mon grand-père continue à se lever le matin et à lire les journaux. Il est aussi très conscient de ce qu'on dit autour de lui", a-t-elle ajouté.

Sorti mercredi de l'hôpital, Mandela s'est installé dans sa résidence de Johannesburg, à une soixantaine de kilomètres de Pretoria, de façon à rester à proximité des installations médicales de pointe, à la demande de ses médecins.

"Les médecins sont arrivés à la conclusion qu'il avait fait des progrès suffisants pour quitter l'hôpital. Il va maintenant recevoir des soins à domicile", avait laconiquement déclaré jeudi le porte-parole de la présidence Mac Maharaj à la chaîne d'information eNCA, confirmant la sortie d'hôpital de l'icône de la réconciliation raciale. la-croix


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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 05:16

 


 

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 01:58

Stéphane Hessel, en Espagne, soutient les indignados


Une première visite qui n'en est pas une

 

 

 

Lors de sa première visite en Espagne depuis la naissance, en mai, du mouvement spontané de protestation des « indignés », Stéphane Hessel a recommandé aux Espagnols en lutte de la «patience, confiance en soi et du courage », selon l'AFP. 

Les « indignados », ainsi auto-nommé en référence au manifeste de l'ex-diplomate et résistant français âgé de 93 ans, « Indignez-vous ! », exigent depuis plus de 4 mois un changement de système politique et protestent contre les retombées sociales de la crise.



Venu présenter à Madrid l'édition espagnole de son livre, Stéphane Hessel a invité les forces populaires du monde entier à « se rencontrer et ensemble donner courage et confiance à leurs gouvernements pour se débarrasser » des « pressions excessives que les forces économiques internationales exercent ». 

Corédacteur de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, l'auteur français a encouragé les Espagnols à « utiliser les forces existantes pour faire avancer leur mouvement ». Se disant lui-même « grand admirateur » de José Luiz Rodriguez Zapatero, le chef socialiste du gouvernement espagnol, il a recommandé à son public de soutenir, lors des élections législatives anticipées du 20 novembre, le « parti le plus démocratique ».

Stéphane Hessel a aussi incité indirectement à voter pour Alfredo Perez Rubalcaba, candidat socialiste à la succession de Luiz R. Zapatero, en estimant, alors que le Parti Populaire est donné favori dans les sondages, que « peut-être Rupalcaba sera[-t-il] lui aussi un grand Espagnol ».

Stéphane Hessel s'était déjà rendu à Madrid le 28 mars dernier, pour présenter son livre traduit en catalan, basque et galicien à l'Institut français  

 

http://www.actualitte.com/actualite/27996-stephane-hessel-indignez-vous-espagne.htm

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 22:58

46664, la marque solidaire de Nelson Mandela

46664, la marque solidaire de Nelson Mandela

La marque 46664 de Nelson Mandela propose des chemises pour homme colorées.  DR/4664

Le premier Président noir de l'Afrique du Sud a baptisé de son matricule une ligne de vêtements dont une partie des revenus ira à sa fondation de lutte contre le sida.

46664, c'est le matricule attribué à Nelson Mandela dès son arrivée à Robben Island en 1964. L'homme politique sud-africain de 93 ans, emprisonné sur cette île-prison au large du Cap pendant 18 ans, vient de baptiser une ligne de vêtements solidaire avec son numéro de prisonnier. 
Lancée mercredi dernier dans un grand magasin de Johannesburg, 46664 se distingue par son logo en forme de main (celle du symbole de la lutte anti-apartheid) et surtout par son engagement puisqu'une partie des fonds (entre 7 et 9%) sera reversée à sa fondation pour la lutte contre le sida. "Quand vous achetez une chemise 46664, vous n'achetez pas seulement un vêtement. Vous investissez dans un processus qui va aider à diffuser l'héritage de Nelson Mandela", a lancé Achmat Dangor, un administrateur de la fondation.  
La première collection 46664, fabriquée par le numéro un du textile sud-africain Seardel, n'est pour l'instant disponible que dans les magasins Stuttafords du Bostwana, de Namibie et bien-sûr d'Afrique du Sud. Un site de vente en ligne devrait voir le jour en novembre prochain.  
 
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Nelson Mandela, 93 ans, veut rester dans son village

 
L'ex-président sud-africain Nelson Mandela, qui était retourné dans le village de son enfance pour son 93e anniversaire à la mi-juillet, a l'intention d'y rester, rapporte dimanche l'hebdomadaire City Press.
"Le vieil homme d'Etat a informé des membres de sa famille qu'il avait l'intention d'être basé dans le village" de Qunu, dans le Transkei (sud-est), indique le journal, citant des "sources proches de la famille".
Nelson Mandela habite habituellement à Houghton, un quartier chic de Johannesburg.
Le porte-parole du gouvernement et celui de la Fondation Nelson Mandela ont indiqué qu'il n'était pas de leur ressort de commenter les mouvements de celui que l'Afrique du Sud appelle affectueusement "Madiba".
Son petit-fils Mandla Mandela avait indiqué début août qu'il était heureux et en bonne santé à Qunu.
"Les deux sont ses maisons (Johannesburg et Qunu). Il choisit juste laquelle il veut utiliser à un moment donné", avait-il indiqué, ajoutant qu'il ne savait pas quand son grand-père rentrerait à Johannesburg.
Nelson Mandela, président de 1994 à 1999, s'est retiré de la vie politique en 2004. De plus en plus fragile, il a progressivement raréfié ses apparitions publiques. La dernière remonte à la finale de la Coupe du monde de football, en juillet 2010. Sa dernière photo remonte à son anniversaire, le 18 juillet.
 
 
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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 02:09

     Vittorio Arrigoni .... http://it.wikipedia.org/wiki/Vittorio_Arrigoni

 

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Stay Human

 

 

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Départ de Gaza

 


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Funérailles

 

 

 

 
 
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Bislama
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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 05:03

Stéphane Hessel est nominé pour le prix Nobel de la paix. Il est évident qu'il se trouve depuis fort longtemps parmi les personnalités qui, par leur engagement, leur courage ont "le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix", selon la définition léguée par Alfred Nobel.

Choisir un homme dans sa 94e année devient, par les temps qui courent, hautement symbolique. Force est de constater une présence accrue des anciens, qui deviennent au travers de leurs ouvrages récents des messagers de cette "ruse de la raison" hégélienne.

Rien de plus fort que de distinguer un passé exemplaire pour préserver et promouvoir un avenir digne.

Qui d'autre que cet homme, Stéphane Hessel, peut autant incarner cette chaîne de générations ? Depuis le grand ébranlement de la seconde guerre mondiale, il a travaillé sans relâche pour mettre avec force de l'éthique dans les relations internationales et insuffler à la société civile mondiale un dynamisme transgénérationnel plus que jamais nécessaire aujourd'hui. Selon ses propres termes : "Résister, c'est précisément se dire que l'Histoire est une création permanente des sociétés humaines. Les hommes sont capables de changer le déroulement de l'Histoire, c'est ça leur création de citoyens responsables."

Toutes les communautés humaines honorent les plus anciens parmi elles, détenteurs de la mémoire, porteurs de sagesse et éclaireur de l'avenir. Stéphane Hessel est de ceux-là, sa vie en témoigne, mais il est par surcroît la voix du soulèvement des consciences, d'une étonnante jeunesse du monde, dont le message connaît un impact planétaire. Les peuples, qui brandissent actuellement le drapeau de la liberté, de l'émancipation, ont besoin pour réussir leur métamorphose de paroles éclairées.

Stéphane Hessel a toujours choisi le bon camp, il a toujours été dans le courant qui allait dans le sens de la paix. Résistant contre la barbarie nazie, diplomate à l'ONU participant à sa création lorsque s'inventaient les instruments de règlement des conflits, portant haut et fort le message humaniste et internationaliste qui fut celui de René Cassin, le dernier Prix Nobel français. Il a représenté l'ONU pour oeuvrer au côté du comité qui élaborait la Déclaration universelle des droits de l'homme, ambassadeur de son pays quand la décolonisation s'accomplissait, dirigeant des grands programmes internationaux de développement, défenseur infatigable et intraitable des démunis sociaux et des populations bafouées dans leurs droits légitimes.

Jamais il ne s'est résigné, transmettant haut et fort ce message humaniste et internationaliste qui fut celui des pionniers de l'ONU. Les droits de l'homme sont pour lui une arme de pacification massive. La route a été accidentée, elle reste escarpée, mais c'est la seule route possible.

C'est par la parole, l'échange et la réflexion que la conscience se forme pour s'adapter à des nouvelles exigences et permettre l'émergence d'une nouvelle conscience. En cette période de désarroi, d'angoisses et d'incertitudes, Stéphane Hessel régénère l'espérance en régénérant la résistance à toutes les barbaries. Par cela même, il nous indique un chemin pour construire un avenir d'humanité.

Alors oui, deux fois oui au prix Nobel de la paix à Stéphane Hessel.

 

Source : http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/04/05/le-prix-nobel-pour-stephane-hessel_1503267_3232.html


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