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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 06:32

 

 

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Arrestation du rappeur Mouad Belghawat pour une chanson contre la police

 

Le rappeur Mouad Belghawat, déjà condamné pour atteinte aux institutions dont la monarchie, a été arrêté vendredi à Casablanca près du district de police de Hay Hassani pour avoir "entonné une chanson attentatoire à la police", a-t-on appris de source judiciaire.

"Mouad Belghawat a été arrêté et présenté devant le parquet qui décidera de son sort", a déclaré une source policière à l'AFP.

Selon l'agence de presse MAP qui cite également une source policière, un autre individu, Youness Belkhdim, a été interpellé pour “coups et blessures contre des fonctionnaires de la sûreté et dommages aux biens de l'État” près du même district de police.

Belghawat, 24 ans, militant du mouvement du 20 février, a été interpellé après qu'avec un groupe d'amis ils aient manifesté "violemment" vendredi devant un commissariat de police, a-t-on indiqué de même source.

"Ces individus ont tenté d'investir le district de police et d'user de la violence contre des fonctionnaires publics", selon cette source.

Accusé d'agression, Belghawat avait été libéré en janvier par un tribunal après plusieurs semaines de détention à la prison de Casablanca.

A sa sortie de prison il avait déclaré à l'AFP qu'il "n'y aura aucun retour en arrière. Vive le peuple. Grâce au rap, je suis engagé pour le peuple et pour ses problèmes. Nos revendications sont énormes".

"Il faut redistribuer les cartes, il y a trop d'injustices. Ils ont amené un nouveau gouvernement, mais les voleurs continuent de bénéficier de l'impunité. Il faut en finir avec toute cette racaille", avait-il ajouté. aufaitmaroc

 

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 05:51

 
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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 07:10

Le Maroc choqué après le suicide d'une adolescente forcée d'épouser son violeur

 

Le suicide d'une fille de 16 ans, contrainte d'épouser l'homme qui l'avait violée, a fait l'effet d'un électrochoc au Maroc où se sont multipliés jeudi les appels à la réforme, voire l'abrogation, d'une loi qui fait du viol un simple délit et bénéficie plus au violeur qu'à sa victime (c) Afp

Le suicide d'une fille de 16 ans, contrainte d'épouser l'homme qui l'avait violée, a fait l'effet d'un électrochoc au Maroc où se sont multipliés jeudi les appels à la réforme, voire l'abrogation, d'une loi qui fait du viol un simple délit et bénéficie plus au violeur qu'à sa victime (c) Afp

Le suicide d'une fille de 16 ans, contrainte d'épouser l'homme qui l'avait violée, a fait l'effet d'un électrochoc au Maroc où se sont multipliés jeudi les appels à la réforme, voire l'abrogation, d'une loi qui fait du viol un simple délit et bénéficie plus au violeur qu'à sa victime.

Fait rare: à cause de l'émotion suscitée, le gouvernement a largement consacré sa réunion hebdomadaire à l'examen de ce drame humain et de société.

"Cette fille a été violée deux fois, la dernière quand elle a été mariée", a déclaré à la presse le porte-parole du gouvernement et ministre de la communication Mustapha El Khelfi.

Amina Al Filali s'est suicidée samedi dans sa ville de Larache, près de Tanger (nord), en absorbant de la mort aux rats, après avoir été contrainte d'épouser l'homme qui l'avait violée quand elle avait 15 ans. En l'épousant, son violeur avait échappé à la prison grâce à un article du code pénal.

"Il faut étudier d'une manière approfondie cette situation avec la possibilité d'aggraver les peines dans le cadre d'une réforme de l'article (475 du code pénal, NDLR). Nous ne pouvons pas ignorer ce drame", a-t-il ajouté.

Aux termes de la loi, le viol est puni de plusieurs années de prison en cas de viol sur des mineurs. A moins que la victime et son agresseur se marient, ce qui le protège de la justice.

Cette affaire est révélatrice des contradictions d'une société à la fois traditionnaliste, et souvent peu éduquée, et son aspiration à la modernité, comme en atteste la nouvelle constitution adoptée en juillet qui prévoit l'égalité des sexes et banit "toute discrimination".

Ce viol aurait été classé comme "ordinaire" au Maroc --pays où ce type d'agressions est coutumier, mais où les statistiques sont absentes --s'il n'avait pas été suivi par le suicide de la jeune fille. L'écho suscité a obligé les responsables à prendre position.

La ministre de la solidarité, de la femme et de famille Bassima Hakkaoui --unique femme membre du gouvernement de l'islamiste Abdelrahman Benkirane --a reconnu un "vrai problème" et préconisé un "débat pour réformer cette loi", sur la chaîne de télévision publique 2M.

"C'est un cri de la société" a lancé une ex ministre, Mme Nouzha Skalli, qui occupait le même poste dans le gouvernement précédent.

Les deux femmes s'exprimaient sur la chaîne publique qui, fait rare, y consacrait jeudi la quasi totalité de son journal de la mi-journée.


--Réformer le code pénal--

"La loi considère la mineure violée comme une criminelle bien qu'elle soit victime de la violence", a dit Mme Skalli, regrettant "l'absence de protection en faveur des mineurs".

"Il faut réformer le code pénal afin de l'adapter à la nouvelle constitution qui interdit la violence contre les femmes et assure l'égalité des sexes", a-t-elle ajouté.

Le drame a provoqué une vaste mobilisation sur la blogosphère et dans les médias. Une pétition pour l'abrogation de "l'article criminel" et intitulé "Nous sommes tous Amina Al Filali" a été mis en ligne sur Facebook.

"Au delà de l'aspect législatif, c'est une affaire de moeurs, de perception de la femme-objet qui perdure, du manque d'éducation à proprement parler et d'éducation sexuelle notamment", estime le quotidien francophone L'Economiste.

La présidente de la Fédération de la Ligue démocratique pour les droits de la femme, Fouzia Assouli, a indiqué que l'article de loi incriminé défend la "famille, les moeurs mais ne prend pas en compte le droit de la femme en tant que personne".

Dans de nombreuses familles où le poids de la tradition et de la religion est très fort, la perte de la virginité hors du mariage est considéré comme un déshonneur pour la famille. Souvent, des arrangements sont trouvés, avec la contribution de la justice, pour que les filles violées épousent leur agresseur.

Le Maroc n'est pas le seul pays du Maghreb dans cette situation. En Tunisie et en Algérie également, si la victime accepte d'épouser son violeur, celui-ci échappe aux poursuites.

sourcer tempsreel.nouvelobs

 

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 A quand l’abrogation de la loi autorisant le violeur à épouser sa victime ?


La mort de la jeune Amina Filali, fait actuellement couler beaucoup d'encre au Maroc et à l'étranger. Comment cette jeune mineure de 16 ans, qui a été violée, a pu être contrainte d'épouser son violeur ? Un drame qui révolte les féministes du pays qui ne demandent qu'une chose : abroger l'article 475 du Code Pénal autorisant la violée à épouser son bourreau. Pour elles, cet article de loi ne fait qu'autoriser le viol.


Pour les féministes du Maroc, l'article 475 du Code Pénal est l'article qui autorise le viol.

 

Depuis hier, mercredi 14 mars, la presse et la blogosphère marocaines parlent et s’indignent du suicide d’Amina. Cette jeune Marocaine de 15 ans vivant à Larache s’est donnée la mort la semaine dernière après avoir ingurgité de la mort aux rats pour mettre fin à son calvaire. En début d’année 2011, ses parents l’ont forcé à épousé un homme de 10 ans son aîné après qu’il l’ait violé. Au départ, juste après le viol, les parents de la jeune fille ont porté plainte à Tanger. Le juge a mené une médiation entre les deux familles et décidera au final que la jeune mineure épouse son violeur pour lui éviter d’aller en prison.

 

L'article qui autorise le viol

Le juge n’a fait que suivre l’article 475 du Code Pénal marocain,  « Quiconque, sans violences, menaces ou fraudes, enlève ou détourne, ou tente d'enlever ou de détourner, un mineur de moins de dix-huit ans, est puni de l'emprisonnement d'un à cinq ans et d'une amende de 200 à 500 dirhams. Lorsqu'une mineure nubile ainsi enlevée ou détournée a épousé son ravisseur, celui-ci ne peut être poursuivi que sur la plainte des personnes ayant qualité pour demander l'annulation du mariage et ne peut être condamné qu'après que cette annulation du mariage a été prononcée. », stipule l'article. Afin d’empêcher que l’affaire ne s’ébruite, la famille de la victime met la pression sur Amina pour qu’elle épouse son violeur. Mais son calvaire va se poursuivre en l’épousant. Les semaines qui suivent, Amina se fait encore plus violentée non seulement par son mari mais aussi par sa belle famille, précise Afriquinfos.com.

 

« C’est scandaleux. La loi doit être changée. C’est inconcevable de se faire violer et en plus d’avoir à vivre avec l’homme qui a violé. Il doit être incriminé. C’est simple de dire qu’on pardonne alors qu’on ne fait qu’autoriser le viol. S’il n’y a pas de poursuites judiciaires, les violeurs sont encouragés à continuer de violer. », s’insurge Rhizlaine Bénachir, présidente de l’association Jossour Forum des Femmes Marocaines, contactée par Yabiladi. Depuis des années, cette féministe se bat pour retirer cet article du Code Pénal. « J’estime qu’avec la Nouvelle Constitution qui condamne la discrimination de la femme, c’est le moment où jamais de le retirer », ajoute Rhizlaine Bénachir en insistant sur le fait qu’il existe aujourd’hui un réel fossé et une totale contradiction entre l’application de la Nouvelle Constitution et le Code Pénal. Elle réclame une harmonisation d’urgence entre ces différents textes. Une pétition circule actuellement sur internet pour dénoncer le sort de la jeune fille.

 

Mariage interdit aux moins de 18 ans

Mais modifier l’article 475, semble être un parcours du combattant. Il faut tout d’abord l’abroger, puis rédiger une nouvelle loi, la soumettre au Parlement, la faire voter par les deux chambres. Enfin, elle sortira dans le Bulletin Officiel, nous explique Fatiha Daoudi, juriste et militante des droits de la femme qui ne cache pas que cet article lui a toujours posé problème. « Cet article n’est pas une injustice, c’est de la protection de viol (…) cet article méprise complètement la femme. Quand elle est vierge, elle vaut quelque chose mais quand elle ne l’est plu, elle ne vaut plus rien, on a plus qu’à la donner aux chiens !», lance-t-elle d’un ton ferme.

 

Mais ce qui choque également Fatiha Daoudi dans cette affaire c’est que la justice ait autorisée le mariage d’une jeune mineure. Pourtant, la Moudawana, le nouveau Code de la famille impose un âge matrimonial de 18 ans. Un enfant de moins de 18 ans ne peut pas se marier. « La capacité matrimoniale s’acquiert, pour le garçon et la fille jouissant de leurs facultés mentales, à dix-huit ans grégoriens révolus. », stipule l’article 19 du Code de la Famille. En revanche, il existe une faille au niveau de l’article 20 du code laissant une libre interprétation permettant au juge de donner l’autorisation de marier un mineur, insiste Fatiha Daoudi. « Le juge de la famille chargé du mariage peut autoriser le mariage du garçon et de la fille avant l’âge de la capacité matrimoniale prévu par l’article 19, par décision motivée précisant l’intérêt et les motifs justifiant ce mariage. Il aura entendu, au préalable, les parents du mineur ou son représentant légal. (…) La décision du juge autorisant le mariage d’un mineur n’est susceptible d’aucun recours », stipule l’article 20. « Cet article va complétement à l'encontre de l'esprit de la religion.», ajoute Fatiha Daoudi faisant référence à l'actuel gouvernement PJD. Un sit-in est prévu ce samedi 17 mars à midi devant le Parlement de Rabat pour demander la suppression de l'article 475.  

 

Yabiladi a tenté de joindre ce matin Bassima Hakkaoui, la ministre de la Solidarité, de la femme, de la famille pour savoir si abroger l'article 475 faisait partie de ses priorités, mais sans succès. La ministre a seulement déclaré aujourd'hui au micro de la chaîne 2M que le mariage des mineurs restait un problème à résoudre au Maroc et qu'il fallait ouvrir un débat national, sans pour autant dire précisément si elle comptait abroger l'article 475 ou prendre des mesures concrètes pour que ce genre de drame ne se reproduise plus.

source yabiladi

 

 

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Pour Abdelilah Benkirane, l'heure des islamistes algériens a sonné

 


Abdelilah Benkirane, Premier minsitre marocain et chef du PJD.Abdelilah Benkirane, Premier minsitre marocain et chef du PJD. © AFP

 

Dans une interview accordée mardi 13 mars à un site internet algérien, le chef du gouvernement marocain, Abdelilah Benkirane, s’est exprimé sur sa vision de l'avenir politique commun de l'Algérie et du Maroc.


Un rapprochement entre le Maroc et l’Algérie semble en cours. Peut-il aller jusqu'à un certain « mimétisme » en politique ? C’est ce que semble croire Abdelilah Benkirane, dans une interview accordée au site Internet echoroukonline.com, le 13 mars. Le Premier ministre marocain – et patron du Parti Justice et Développement (PJD) – a jugé qu’il serait « étonnant » que la vague islamiste post-Printemps arabe s’arrête aux frontières de l’Algérie.


En contact régulier avec les islamistes algériens, Benkirane affirme cependant craindre une dispersion de l’électorat lors des prochaines législatives algériennes, en raison de l’abondance de l’offre politique islamiste. Un vœux d’union qui a déjà trouvé un début de réalisation, le 7 mars, quand les trois partis islamistes algériens - le Mouvement de la société pour la paix, Ennahdha et le mouvement El Islah - ont annoncé leur intention de présenter des listes communes (l’Alliance de l'Algérie verte) pour les élections du 10 mai.


Réouverture des frontières


Par ailleurs, le Premier ministre marocain laisse entendre qu'une victoire des islamistes algériens serait de nature à favoriser une réouverture des frontières entre les deux voisins, fermées depuis 18 ans. « Je suis convaincu que les vraies relations qui lient l’Algérie et le Maroc et qui lient nos deux peuples frères vont triompher sur les intérêts », dit-il, sans plus de détail.


Le royaume chérifien aurait-il également face à lui un interlocuteur plus conciliant dans le dossier du Sahara occidental en cas de vague verte en Algérie ? Benkirane ne le dit pas explicitement et préfère botter en touche. « Les conditions s'améliorent (...) Maintenant nous nous dirigeons vers une solution qui assure la dignité de tous sans pour autant que cela favorise une partie sur l'autre ».

Autre objet de l’interview, l’Union du Maghreb Arabe. Pour le chef du gouvernement marocain, ce n’est pas un « projet "mort-né" », et l’organisation devrait tirer profit du nouveau souffle que connaissent le Maroc, la Tunisie et la Libye.

 source jeuneafrique

 


 

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 04:10

Maroc : l'islamiste Abdelilah Benkirane sera le protecteur...

 

Abdelilah Benkirane, Premier ministre islamiste marocain du Parti de la Justice et du Développement à ses interlocuteurs du Forum économique mondial 2012 à Davos : "Aujourd’hui, nous sommes en mesure de protéger vos intérêts plus qu’ils ne l’étaient par le passé".

source aloufok

 

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Je suis modéré, « mais mettez pas du vin sur ma table» déclare Benkirane (2'.05) ... C'est son droit ...


 


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Tunisie : Rached Ghannouchi à Davos, une affaire de famille ! 

 

La présence tunisienne à Davos où se tient le Forum économique mondial 2012, ne se limite pas au chef du Gouvernement provisoire, Hamadi Jébali. Selon le site Al Jarida, il s’y trouve également Rached Ghannouchi, son fils Maadh , son gendre , Rafik Ben Abdessalem, également ministre des Affaires étrangères, ainsi que l’homme d’affaires, Mondher Ben Ayed , dont le site Al Jarida dit qu’il est le financier du mouvement Ennahdha.

 

Lotfi Zitouni, conseiller politique du chef du Gouvernement, a précisé que Rached Ghannouchi, se trouve à Davos en réponse à une invitation « personnelle » qui lui a été adressée par les organisateurs du Forum, en sa qualité de « penseur islamiste et chef de l’un des grands mouvements islamistes ».

 

Il reste à comprendre les raisons de la participation du ministre des Affaires étrangères, Rafik  Ben Abdessalem, à une rencontre exclusivement économique et financière, alors que le ministre des Finances et le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie y brillent par leur absence.

source africanmanager

 


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A Davos, les Premiers ministres tunisien et marocain cherchent soutien et investissements


A Davos, les Premiers ministres tunisien et marocain cherchent soutien et investissements
Après leur victoire aux élections, les Premiers ministres islamistes tunisien et marocain, Hamadi Jebali et Abdelilah Benkirane, à peine investis, ont lancé vendredi à Davos un appel pour soutenir la démocratie naissante en Tunisie et les réformes au Maroc. 

Les deux chefs de gouvernement avaient choisi le Forum économique mondial et ses financiers pour leur premier voyage en Europe depuis leur prise de fonction. 

"J'en appelle ici à Davos à ceux qui nous écoutent. Nous demandons un soutien car nos propres moyens ne sont pas suffisants", a déclaré M. Jebali, lors d'un débat sur la gouvernance en Afrique du Nord, après les bouleversements des printemps arabes qui ont abouti à la victoire de partis islamistes aux élections en Tunisie, en Egypte et au Maroc. 

"Nous avons compté sur nos propres forces. Nous comptons sur l'appui de nos amis en Europe et aux Etats-Unis. La Tunisie est un pays ouvert à tous ses voisins, notamment européens", a poursuivi M. Jebali. 

Il a évoqué l'héritage "du lourd passé de la dictature" de l'ex-président Bel Ali: 800.000 chô meurs, 75.000 jeunes qui quittent chaque année l'université pour se retrouver au chô mage, un cinquième de la population vivant dans la pauvreté et 400.000 Tunisiens, surtout des jeunes, qui ne gagnent guère plus qu'un euro par jour. 

"J'espère que ces circonstances ne vont pas empêcher le développement politique", a-t-il dit. 

Le Premier ministre tunisien qui dirige depuis le 23 décembre le gouvernement dominé par son parti islamiste, Ennahda, vainqueur des élections du 23 octobre, a cependant tenu à rassurer son auditoire sur l'avenir de son pays: "C'est la première fois que nous pouvons construire un Etat démocratique avec pour première étape une constitution qui va asseoir notre démocratie", a-t-il affirmé. "Ce sera une soupape de sécurité contre un retour en arrière", a-t-il dit. 

"La Tunisie a bon espoir pour l'avenir de ces printemps arabes et la paix mondiale", a-t-il assuré. 

M. Benkirane, intervenant dans le même débat, s'est lui aussi adressé aux investisseurs, en soulignant que le Maroc avait eu une trajectoire différente des autres pays d'Afrique du Nord. 

En Tunisie et en Egypte, "l'explosion était inévitable", ces pays étant dominés par "une main de fer" et des élites corrompues, a-t-il estimé. 

"Au Maroc, les réformes avaient déjà commencé, il y a une vingtaine d'années" et le pays a connu une "révolution plus tiède" mais "le changement est en cours" pour "conduire des réformes au service des pauvres et des nécessiteux", a dit le Premier ministre ministre marocain dont le gouvernement a été investi jeudi par le Parlement. 

Il s'est voulu rassurant: "Nous sommes très ouverts. Nous pouvons mieux garantir vos intérêts et investissements que par le passé. Que voulez-vous de plus ?". 

"Nous avons des intérêts complémentaires. Nous avons besoin de ces investissements. Nous les cherchons", a-t-il ajouté. 

L'appui des pays occidentaux aux nouveaux régimes a cependant été conditionné au respect des droits de l'homme et de la femme dans ces pays. 

Sur la situation des femmes, M. Jebali s'est aussi employé à rassurer: "Nous ne pouvons pas défendre une démocratie amputée. Nous ne pouvons pas bâtir une société sur une moitié de la population". 

Il a rappelé que la future constitution tunisienne devrait garantir l'absence de discriminations. "Je ne sais pas ce que vous voulez de plus", a-t-il dit en réponse à la question d'une intervenante. 

M. Benkirane, lui, a préféré évoquer la question des "extrémistes". "Il faut les faire sortir du bois (...), les faire participer à la vie politique et les faire devenir modérés". 

"Quand nous étions jeunes, nous étions aussi extrémistes dans nos idées, puis nous sommes devenus réalistes et nous avons modéré nos opinions", a-t-il dit. "Mais quand je vous demande de ne pas me servir de l'alcool, suis-je extrémiste pour autant!", s'est-il exclamé. 
source atlasinfo

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Abdelilah Benkirane, au premier plan, le 18 janvier 2012 à Rabat.Abdelilah Benkirane, au premier plan, le 18 janvier 2012 à Rabat. © AFP

 

 

Présentant son programme d'action devant le Parlement, le 19 janvier, le Premier ministre marocain, Abdelilah Benkirane, a déjà rompu avec son style de tribun. Converti au pragmatisme, il essuie ses premières critiques...

Premier test pour le gouvernement dirigé par l'islamiste et leader du Parti de la justice et du développement (PJD) Abdelilah Benkirane, la confiance du Parlement est une quasi-formalité au Maroc. La coalition des quatre partis au pouvoir détient 217 sièges sur 395, auxquels il faut ajouter une dizaine d'élus de petits partis soutenant la majorité.

 

Mais la présentation du programme de politique générale fait partie des traditions dont il ne faut rater aucune étape. Annoncé avec beaucoup de discrétion le mardi 17 janvier au soir à l'issue d'une réunion du Conseil de gouvernement, le programme a fuité quelques heures plus tard dans les colonnes du quotidien arabophone Akhbar Al Youm daté du mercredi, soit trente-six heures avant le discours de Benkirane devant le Parlement réuni en congrès. Les élus n'ont pas vraiment apprécié.


Sous la coupole, sérieux et cravaté, le chef du gouvernement subit la colère des élues.

Le 19 janvier, sous la coupole de la Chambre des représentants, le chef du gouvernement, sérieux et cravaté, subit patiemment la colère des élues, qui choisissent le moment où il s'installe à la tribune pour brandir des pancartes dénonçant la présence d'une seule femme dans son cabinet, nommé par le roi le 3 janvier. Des militantes de partis membres de la majorité se joignent à la protestation, accueillie par une standing ovation polie. Dirigeante du Parti Authenticité et Modernité (PAM), élue en 2007 sur la liste de Fouad Ali El Himma, actuel conseiller de Mohammed VI, Fatiha Layadi arbore une cravate.


Sur le fond, le programme, bien que pléthorique (97 pages), n'étanche pas la soif de chiffres de l'opposition. Parmi les mesures annoncées : la réduction à 20 % du taux d'analphabétisme à l'horizon 2016, la réduction du chômage (aujourd'hui de 9,6 %) à 8 %, le maintien de l'inflation à 2 % et le retour à un déficit de 3 % du PIB d'ici à cinq ans. Le député Abdelhamid Jmahri juge le discours de politique générale de Benkirane « généraliste et évasif ». Membre du bureau politique de l'Union socialiste des forces populaires (USFP), il lui reproche « un catalogue de professions de foi qui occulte totalement la crise économique, notamment en Europe ».

 

Une autre critique relève oublis ou reniements : 5,5 % de croissance projetée entre 2012 et 2016 (le programme électoral du PJD promettait 7 %), pas de hausse du smig à 3 000 dirhams (270 euros), ni d'impôt sur la fortune. « Sur les grands chantiers - lutte contre la corruption, solidarité, réforme du système de subventions -, les mesures ne sont pas détaillées », regrette un élu de l'opposition.

source jeuneafrique
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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 04:35

 

 


 

 

 

Trois tentatives d'immolation en marge d'une manifestation

 

Trois chômeurs marocains ont tenté de s'immoler mercredi à Rabat, en marge d'une manifestation devant le parlement marocain. Les trois hommes se tenaient à l'écart de la manifestation, puis se sont aspergés d'essence, sont descendus du muret sur lequel ils se tenaient, et ont mis le feu à leurs vêtements, au milieu des cris et de la panique. La foule les a alors entourés et a tenté d'éteindre les hommes-torche comme le montre cette vidéo amateur mise en ligne sur YouTube. Deux des trois hommes seraient grièvement brûlés.

Cette immolation de groupe intervient un peu plus d'un an après celle de Mohamed Bouazizi, ce jeune Tunisien de Sidi Bouzid, le 17 décembre 2010, dont la mort fut l'élément déclenchant de la révolution tunisienne qui fit partir le président Ben Ali le 14 janvier 2011.

Plusieurs immolations, principalement de chômeurs diplômés, ont eu lieu au Maroc en 2011, sans pour autant susciter les mêmes réactions.

Le Maroc vient de se doter d'un gouvernement islamiste modéré à la suite de la victoire du Parti de la Justice et du développement aux élections législatives de novembre dernier. Le nouveau Premier ministre, Abdelilah Benkirane, présentait cette semaine son programme de gouvernement, avec des promesses de faire baisser le chômage, particulièrement celui des diplômés.

source rue89

 

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Soixante-dix chômeurs menacent de se suicider

Environ 70 chômeurs marocains ont menacé vendredi de commettre un "suicide collectif" s'ils n'étaient pas embauchés par la société d'Etat de phosphate OCP, rapportent vendredi les autorités locales. 

Les protestataires ont tenté de s'introduire dans une carrière de phosphate avec des explosifs, à proximité de la ville de Benguerir, dans le sud du pays. 

La police est intervenue et a arrêté six personnes, soupçonnées d'être les instigatrices de ce mouvement de contestation. 

D'après les statistiques officielles, Benguerir se situe dans la région du Maroc où l'indice de pauvreté est le plus élevé. 

Le Maroc connaît une vague de protestations liées à la pauvreté. Mercredi, quatre diplômés, toujours à la recherche d'un emploi, se sont immolés par le feu en plein coeur de Rabat. Ils ont survécu à leur immolation. 

Près d'un tiers des jeunes Marocains sont au chômage et un quart des 33 millions de Marocains sont touchés par la pauvreté.

source 20minutes.

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أحكام قاسية وغرامة بقيمة 20 مليون سنتيم في حق معتقلي 20 فبراير ومعطلين بأسفي

أدانت محكمة الاستئناف بآسفي 16 عنصر، من معتقلي أحداث 1 غشت التي شهدتها المدينة من السنة الماضية، بأحكام تتراوح ما بين أربع سنوات وأربعة أشهر سجنا نافذا، وأداء غرامة مالية قدرها مائتي ألف درهم. وأدين في هذه النازلة أربعة عناصر من المجموعة الأولى، المتكونة من 10 متابعين، بأربع سنوات سجنا نافذا مع أدائهم غرامة مالية بالتضامن قدرها 200 ألف درهم لفائدة المجمع الشريف للفوسفاط والمكتب الوطني للسكك الحديدية، من بينهم الناشط الحقوقي عبد الجليل أكاضيل الذي اتهم السلطات بتعذيبه وارغامه بالقوة على توقيع المحاضر، كما نال رفيقه هشام التأني الحقوقي والناشط بحركة 20 فبراير نفس العقوبة.

وقد وجهت المحكمة للمتهمين الأربعة تهما منها أساسا "إضرام النار في مؤسستين عموميتين وتعييب أشياء مخصصة للمنفعة العمومية وإلحاق خسائر في ملك الدولة والعصيان وعدم الامتثال والضرب والجرح في حق القوات العمومية أثناء مزاولتها لمهامها".

وأدانت الهيئة باقي المتهمين في هذه المجموعة بأحكام مختلفة تتراوح ما بين سنتين سجنا نافذا وسنة واحدة سجنا نافذا وبأربعة أشهر سجنا نافذا مع دفع غرامة مالية قدرها 500 درهم بعد مؤاخذتهم بتهمة المشاركة في الجريمة المذكورة.

كما أدانت المحكمة عناصر المجموعة الثانية المكونة من ستة عناصر بسنتين سجنا نافذا مع دفع صائر قدره خمسمائة درهم وأداء غرامة مالية بالتضامن قدرها مائة ألف درهم لفائدة المجمع الشريف للفوسفاط والمكتب الوطني للسكك الحديدية.

وقد ندّدت عائلات المتهمين ومجموعة من الحقوقيين بقساوة الحكم خصوصا وأنهم يؤمنون ببراءة المتهمين ويعتبرون الأحداث مفبركة ويدفعون ببطلان الحكم على اعتبار أن التحقيق والاعتراف كان تحت التعذيب القاسي الذي استعملت فيه كل أنواع الترهيب الجسدي والنفسي .

وللإشارة فقد قررت هيئة الدفاع  عن المتهمين في ملف " أحداث فاتح غشت" استئناف الحكم الابتدائي وذلك مباشرة بعد النطق بالحكم .

source lakome

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 05:26

Analyse de la composition du gouvernement Benkirane (BBC)


 

 

 

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Les islamistes sous la coupe du roi


Les islamistes vainqueurs des législatives du 25 novembre viennent de former un gouvernement à l’arraché. Pendant ce temps, le Palais peaufine son shadow cabinet, véritable siège du pouvoir.


Le nouveau Premier ministre Abdelilah Benkirane et Mohammed VI. Reuters

 

Les élections législatives du 25 novembre ont porté au pouvoir les islamistes du Parti justice et développement (PJD), avec comme chef du gouvernement son secrétaire général, Abdelilah Benkirane. Une première dans la vie politique du royaume dont seule la monarchie alaouite qui règne sur le pays depuis le siècle de Louis XIV faisait de l’islam une religion légitimant son autorité.


Islamistes mais pas révolutionnaires

 

Les observateurs des révolutions arabes ont vite décrété que le Maroc, à l’instar de la Tunisie révolutionnaire, de la Libye post-Kadhafi et de l’Egypte des Frères musulmans, avait lui aussi viré au vert, la couleur de l’islam. 2012 sera-t-elle vraiment une année islamiste  au Maroc? Pas si sûr. Au-delà de tous les particularismes, une chose différencie avant tout le cas marocain des autres pays arabes ayant vu l’arrivée de partis religieux au pouvoir: les islamistes qui ont remporté les élections ne sont pas arrivés au pouvoir en chassant le tyran. Pour preuve s’il en faut, le Maroc est toujours perçu par certains comme un régime autoritaire, mieux, ces islamistes-là sont foncièrement monarchistes, même si le trône ne les porte pas dans son cœur. Le roi Mohammed VI s’en était d’ailleurs ouvert à un diplomate américain si l’on en croit une révélation de Wikileaks. Comment se réalise donc l’osmose du trône et des «barbus»?


Un gouvernement sous contrôle

 

Il aura fallu 35 jours d’intenses négociations avec le Palais pour que le PJD qui, faut-il le rappeler n’a pas obtenu de majorité absolue au Parlement- constitue son écurie gouvernementale. Si les islamistes ont obtenu d’importants maroquins (le PJD a obtenu 12 des 31 postes ministériels, dont celui de la primature, et les ministères des Affaires étrangères, de la Justice et de la Communication), ce gouvernement de coalition est constellé de ministres représentants les partis traditionnellement contrôlés par la monarchie. Ceux-ci ont été placés à des postes stratégiques comme celui de l’Economie.

 

Exemple parmi d’autres, Aziz Akhannouch, l'un des hommes d’affaires les plus riches du royaume, connu pour ses liens avec le Palais, a conservé contre toute attente son portefeuille de ministre de l'Agriculture et des Pêches. Il a du démissionner de son parti qui ne fait pas partie de la coalition gouvernementale, faisant jaser les commentateurs de la scène politique qui n’ont pas manqué de souligner que les vieilles pratiques politiciennes sont encore d’usage malgré la promesse faite par le roi de respecter une certaine éthique dans la désignation des membres du gouvernement. Cela s’est d’ailleurs confirmé de façon plus ostentatoire : quatre autres ministères ont été attribués directement par le roi, notamment ceux de la Défense et des Affaires religieuses qui demeurent des domaines réservés de la monarchie, violant ainsi l’esprit de la nouvelle Constitution qui veut que le chef du gouvernement soit maître de son ouvrage.


Continuité et verrouillage

 

Par ailleurs, les ministères des Affaires étrangères et de l'Intérieur (qui a lui aussi échappé au PJD) se sont fait attribuer des «ministres délégués» ayant des liens avec le palais, ce qui de l’avis général est de nature à restreindre leur pouvoir. Ces ministères dits de souveraineté comme il est d’usage de les nommer au Maroc, tant ils échappent aux politiques, sont ainsi doublés de ministres techniciens véritables ordonnateurs des orientations de la monarchie. Un constat reconnu par la presse, comme Jeune Afrique qui n’hésite pas de parler de continuité: «le dispositif reste verrouillé par des techniciens et plusieurs ministres non partisans sont reconduits».

 

Un comble pour la formation d’un Exécutif qui devait symboliser un changement constitutionnel censé réduire les pouvoirs de Mohammed VI.

On notera aussi que le nouveau gouvernement ne comporte qu’une seule femme, une islamiste voilée à la tête d’un ministère social en charge des droits de la femme et de la famille…


Palais et islamistes à fleurets mouchetés

 

Et ce n’est pas tout, alors que les tractations battaient leur plein avant l’annonce de ce gouvernement , une palanquée de nouveaux conseillers royaux ont été nommés – cinq en quatre mois !- dont notamment Taieb Fassi-Fihri aux Affaires diplomatiques qui n’est autre que le ministre des Affaires étrangères sortant  et surtout Fouad Ali El Himma à la politique intérieure. Ce dernier connu pour être l’ami du roi était la figure de proue d’un parti politique créé il y a quelques années pour faire barrage à la percée islamiste et pour monopoliser la scène politique marocaine. El Himma a été aussi l’une des personnalités les plus décriées par le Mouvement du 20 février qui continue de manifester dans la rue estimant que les réformes engagées par le Palais sont loin d’être suffisantes.

 

«Récompenser le plus zélé pourfendeur des islamistes est-il un signal adressé au PJD? Repêcher l'un des hommes les plus décriés par les manifestants de ces derniers mois est-il un message envoyé au Mouvement du 20 février? Peut-être est-ce tout simplement le signe d'une monarchie à nouveau sûre d'elle-même. Assurée en tout cas, après le frisson de 2011, d'avoir déjà échappé au pire...»  s’interroge L’Express qui décrit le jeu de go entamé entre le Palais et les islamistes «à fleurets mouchetés».


Un shadow cabinet royal

 

Plus qu’une guerre de tranchées annoncée entre le trône et le PJD, «l’arrivée au pouvoir des islamistes est avant tout le révélateur d’une grande misère politique» estime l’opposante Zineb El Rhazoui, membre du Mouvement du 20 février.

 

Une situation qui n’est pas pour faire cesser la contestation. Au contraire, les manifestants dénoncent avec plus de vigueur l'interventionnisme du roi et de ses proches dans le champ politique. La formation d'un shadow cabinet royal, où les principales décisions du pays continueront d'être prises a suscité l’ire de certains manifestants comme à Casablanca le 1erjanvier 2012   où la foule appelait au renversement de la monarchie aux cris de «Mohammed VI dégage !».

 

Selon le journaliste et commentateur politique Aboubakr Jamaï cité par AP (Associated Press), la constitution de ce cabinet de l’ombre est «le signe de l'affaiblissement de la volonté réformiste du nouveau gouvernement (…) C'est une défaite majeure pour le PJD; c'est le dernier signe que le PJD n'est pas sérieux dans sa volonté affichée de faire face aux vrais problèmes du gouvernement», a-t-il estimé. «Vous ne pouvez pas dire que vous contrôlez le gouvernement si vous ne contrôlez pas certains ministères importants».

 

La conduite des affaires de l’Etat s’annonce compliquée pour le Premier ministre islamiste, qui devra composer avec une coalition hétéroclite d’une part, et s’affirmer face au Palais. Un double front à l’allure de carcan.

par Ali Amar

source slateafrique

 

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بنكيران يناقض تصريحاته ليلة فوز حزبه بخصوص وزارات السيادة 


 

قال بأنها غير مفهومة وغير معروفة وعاد ليعترف بأنه هو عين أعضائها

 

التصريحات التي أدلى بها عبد الإله بنكيران، رئيس الحكومة، يوم الخميس 5 يناير، عقب أول اجتماع لحكومته، وقال فيها بأنه هو من اقترح على الملك تعيين وزراء للسيادة داخل حكومته، تتناقض مع تلك التي أطلقها ليلة إعلان فوز حزبه في الانتخابات الأخيرة.

 

ففي مساء الأحد 27 نوفمبر، وقف بنكيران في مقر حزبه وقال للصحافيين إن وزارات السيادة مفهومة وغير معروفة، لأن الوزراء كما قال يقترحهم رئيس الحكومة والملك هو الذي يعينهم. ليتسائل "فأين هم إذن وزراء السيادة؟". مستطردا " في الحقيقة لا أعرف كيف سيتم تدبير الأمر، لكن لا أخفى عليكم أننا سنبقى نسير في التجاه الذي المبادئ التي اختارنا الناس من أجلها وهي أننا خطونا خطوة حقيقية في الاتجاه الديمقراطي. انتهى الكلام !".

 

لكن في يوم 5 يناير وعقب أول اجتماع لحكومته، سيعود بنكيران ليبرر وجود 5 وزراء سيادة دخل حكومته بالقول بأنه هو من اقترحهم على الملك، وهم أحمد التوفيق وزير الأوقاف والشؤون الإسلامية، وإدريس الضحاك الأمين العام للحكومة، ويوسف العمراني الوزير المنتدب في الخارجية، والشرقي اضريس الوزير المنتدب في الداخلية، وعزيز أخنوش وزير الفلاحة والصيد البحري، والذي كان حتى يومين قبل تعيينه ينتمي إلى الحزب الذي أعلن معارضته لحكومة بنكيران !

 

 

source lakome

 

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 18:25

 


 

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Le roi nomme un gouvernement dirigé par un islamiste


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Le Parti justice et développement (PJD), dont le chef est M. Benkirane, a obtenu 12 ministères sur 30 dont ceux des Affaires étrangères et de la Justice qui seront respectivement dirigés par Saad-Eddine El Othmani et Mustafa Ramid. ( © AFP Azzouz Boukallouch)

 

Plus d'un mois après des législatives anticipées dans le tumulte du Printemps arabe, un gouvernement dirigé pour la première fois au Maroc par un islamiste, Abdelilah Benkirane, a été désigné mardi par le roi Mohammed VI.

Le Parti justice et développement (PJD), dont le chef est M. Benkirane, a obtenu 12 ministères sur 30 dont ceux des Affaires étrangères et de la Justice qui seront respectivement dirigés par Saad-Eddine El Othmani et Mustafa Ramid.

L'important ministère de l'Intérieur lui a toutefois échappé au profit de Mohand Laenser, chef du Mouvement populaire (libéral), ainsi que la Défense, qui reste dirigé par Abdellatif Loudiyi, un indépendant.

Dans une déclaration à l'AFP, le nouveau chef de gouvernement Abdelilah Benkirane a indiqué: "nous allons travailler pour que les investisseurs, étrangers et marocains, aient davantage de confiance".

"Notre gouvernement respectera tous les engagements que le Maroc a signés, notamment sur le plan international. Nous ferons également tout pour améliorer les conditions de vie de nos citoyens", selon M. Benkirane.

C'est au palais royal de Rabat, auquel les membres du gouvernement ont été convoqués mardi matin, que ces derniers ont été désignés par le souverain.

Aux élections du 25 novembre, le PJD est arrivé en tête avec 107 sièges et son chef Abdelilah Benkirane a été ensuite chargé de former un gouvernement par le roi.

La nouvelle constitution, adoptée en juillet 2011 par référendum et qui réduit les prérogatives du souverain, attribue en effet le poste de chef du gouvernement au parti ayant remporté le plus de sièges aux législatives.

Le PJD et l'Istiqlal ((conservateur, 60 élus) forment la coalition gouvernementale en compagnie du Mouvement populaire (MP, 32 sièges) et du Parti du Progrès et du socialisme (PPS, ex-communiste, 18 élus).

Les partis islamistes issus des élections dirigent donc désormais les gouvernements en Tunisie et au Maroc. Ils sont clairement en tête aux élections en cours en Egypte.

Le nouveau gouvernement ne compte qu'une seule femme: Bassima Hakkaoui (PJD), ministre de la solidarité, de la femme, de la famille et du développement social.

Vingt-quatre personnes occupent ces des postes ministériels pour la première fois.

Trois départements n'ont pas changé de titulaires: les Affaires islamiques (Ahmed Taoufiq), l'administration de la défense (Abdellatif Loudiyi) et l'Agriculture (Aziz Akhennouch).

Six ministères ont été attribués à l'Istiqlal, dont celui des Finances et de l'Economie, que va diriger Nizar Baraka.

Selon ce dernier, "il y a énormément d'attente et cette nomination intervient après des réformes qui ont été présentées aux citoyens dans une période particulière".

"Nous travaillerons avec un enjeu important: assurer les équilibres macro-économiques tout en préservant les équilibres sociaux", a ajouté M. Baraka.

La lutte contre le chômage des jeunes et l'amélioration des conditions de vie des Marocains constituent l'enjeu de ce gouvernement, selon les observateurs.

Dans le tumulte du Printemps, le roi Mohammed VI a fait adopter en juillet 2011 une nouvelle constitution renforçant les attributions du Premier ministre tout en préservant la prééminence de la monarchie.

Le pouvoir en place autour du Palais avait été contesté depuis le début de l'an dernier par des jeunes manifestants dans la rue.

Composé de cybermilitants laïcs et de gauchistes, et jusqu'à récemment d'islamistes fondamentalisme, le "Mouvement du 20 février" continue de manifester dans certaines villes du royaume pour revendiquer des réformes politiques, moins de corruption et une plus grande justice sociale.

Au lendemain de sa désignation à la tête du gouvernement, Abdelilah Benkirane a déclaré qu'il était "prêt à dialoguer avec les jeunes du Mouvement" du 20 février.

source liberation

 

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 Liste du nouveau gouvernement 


- Abdelilah Benkirane : Chef de gouvernement.
- Abdellah Baha : ministre d'Etat.

- Mohand Laenser : ministre de l'Intérieur.

- Saad-Eddine El Othmani : ministre des Affaires étrangères et de la

coopération.

- Mustafa Ramid: ministre de la Justice et des libertés.

- Ahmed Toufiq: ministre des Habous et des affaires islamiques.

- Driss Dahak : secrétaire général du gouvernement.

- Nizar Baraka : ministre de l'Economie et des finances.

- Nabil Benabdellah : ministre de l'Habitat, de lŒurbanisme et de

la politique de la ville.

- Aziz Akhannouch : ministre de l'Agriculture et de la pêche maritime.

- Mohamed El Ouafa: ministre de l'education nationale.

- Lahcen Daoudi : ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche

scientifique et de la formation des cadres.

- Mohamed Ouzzine : ministre de la Jeunesse et des sports.

- Aziz Rabbah : ministre de l'Equipement et du transport.

- El Hossein El Ouardi : ministre de la Santé.

- Mustapha El Khalfi : ministre de la Communication, porte-parole du

gouvernement.

- Fouad Douiri: ministre de l'Energie, des mines, de l'eau et de

l'environnement.

- Abdelouahed Souhail : ministre de l'Emploi et de la formation

professionnelle.

- Abdelkader Aâmara : ministre de lŒindustrie, du commerce et des

nouvelles technologies.

- Lahcen Haddad : ministre du Tourisme.

- Bassima Hakkaoui : ministre de la solidarité, de la femme, de la

famille et du développement social.

- Mohamed Amine Sbihi : ministre de la Culture.

- Abdessamad Qaiouh : ministre de lŒArtisanat.

- Lahbib Choubani : ministre chargé des Relations avec le parlement

et la société civile.

- Abdellatif Loudiyi : ministre délégué auprès du chef de gouvernement

chargé de l'Administration de la défense nationale.

- Abdellatif Maâzouz : ministre délégué auprès du chef de

gouvernement chargé des Marocains résidant à l'étranger.

- Charki Draiss : ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur.

- Youssef Amrani : ministre délégué auprès du ministre des Affaires

étrangères et de la Coopération.

- Mohamed Najib Boulif : ministre délégué auprès du chef de

gouvernement chargé des Affaires générales et de la gouvernance

- Abdelâdim El Guerrouj : ministre délégué auprès du chef de

gouvernement chargé de la fonction publique et de la modernisation de

l'administration.

- Idriss Azami Al Idrissi: ministre délégué auprès du ministre de

l'économie et des finances chargé du budget.

source biladi.

 

 

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حكومة بنكيران تظلم المرأة وتقصي الصحراء


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كانت أولى مفاجئات حكومة عبد الإله بنكيران، هي تراجع تمثيلية المرأة داخلها، حيث لم تتعدى تمثيلية المرأة سوى امرأة واحدة هي الوزيرة نسيمة الحقاوي، امرأة الحزب المحظوظة، التي ظلت دائما تترأس لوائحه الوطنية في الانتخابات التي عرفها المغرب منذ الاعتراف بحزبها، مما خولها ضمان مقعدها داخل البرلمان لمدة 14 سنة، حتى انتقالها يوم الثلاثاء 3 يناير بصفة رسمية إلى الحكومة مما سيسقط عنها عضوية مجلس البرلمان. وقد تولت نسيمة حقيبة وزارة التضامن والمرأة والأسرة والتنمية الاجتماعية.

وفي الحكومة السابقة كانت توجد ثلاث نساء وزيرات هن نزهة الصقلي التي كانت تشغل نفس الحقيبة التي خلفتها فيها حقاوي، وياسمينة بادو التي شغلت منصب وزارة الصحة، و أمينة بنخضرا، التي كانت تتولى وزارة الطاقة والمعادن والماء والبيئة.

ولا يحمل تراجع تمثيل المرأة في حكومة يرأسها الإسلاميون أي مؤشر سلبي عن موقف هؤلاء من المرأة، بدليل أن المرأة الوحيدة الممثلة داخل الحكومة تنتمي إلى الحزب الإسلامي الحاكم. وبالتالي فالعتب في تراجع تمثيل المرأة يعود للأحزاب الأخرى داخل التحالف الحكومي وإلى القصر الملكي الممثل داخل نفس الحكومة بخمس وزارات للسيادة.

من جهة أخرى غاب أي تمثيل لوزراء من الصحراء في أول حكومة للإسلاميين في المغرب، وكانت وسائل إعلام مغربية قد تداولت في الفترة الأخيرة وجود مرشحين متحدرين من الصحراء لتولي حقائب وزارية. وأثير اسم حمدي ولد الرشيد، أحد أبناء أسرة آل الرشيد في الصحراء، ويبدو أن عامل نقص الكفاءة كان وراء إقصائه. كما طرح اسم كجمولة بنت أبي، القيادية السابقة في جبهة البوليساريو، والمرأة العصامية التي كونت نفسها بنفسها، لكن أنباء راجت قبل تنصيب الحكومة تحدثت عن وضع "فيتو" ضد توليها منصبا داخل الحكومة. ورغم أنه لاتعرف الجهة التي رفعت "فيتو كجمولة"، إلا أن تصريحاتها التي أدلت بها بعد أحداث "إكديم إزيك"، وحملت فيها السلطات جزء من مسؤولية ما جرى، وضعتها في مربع المغضوب عليهم من قبل هذه السلطات.

وعلى أي، فليست هذه هي أول مرة يغيب فيها منحدرون من الصحراء من عضوية الحكومة، فآخر وزير من أصول صحراوية، هو احمد لخريف، الذي كان يتولى منصبا وزاريا ثانويا في وزارة الخارجية في حكومة عباس الفاسي، إلى أن تمت إقالته بصفة مهينة بعد سنة من شغله لمنصبه بدعوى أنه يحمل جنسية مزدوجة، هي الجنسية الاسبانية، فيما يوجد اليوم على رأس مجلس النواب المغربي شخص مزدوج الجنسية هو كريم غلاب، الذي يحمل الجنسيتين المغربية والإيطالية التي يشتركها مع زوجته. وخلال عهد الملك محمد السادس، لم يتولى أي شخص ينحدر من الصحراء منصب وزير باستثناء محمد الشيخ بيد الله، الذي تولى منصب وزارة الصحة في عهد حكومة إدريس جطو، لكن بيد الله كما صرح بذلك في جريدة "لومتان" الرسمية فهو يعتبر نفسه "متحلل من صحراويته".

source lakome

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Liste du nouveau gouvernement  


عبد الإله بنكيران: رئيس الحكومة

عبد الله بها: وزير الدولة

محند العنصر: وزير الداخلية

سعد الدين العثماني: وزير الشؤون الخارجية والتعاون

مصطفى الرميد: وزير العدل والحريات

أحمد التوفيق: وزير الأوقاف والشؤون الإسلامية

إدريس الضحاك: الأمين العام للحكومة

نزار بركة: وزير الاقتصاد والمالية

نبيل بنعبد الله: وزير السكنى والتعمير وسياسة المدينة

عزيز أخنوش: وزير الفلاحة والصيد البحري

محمد الوفا: وزير التربية الوطنية

لحسن الداودي: وزير التعليم العالي والبحث العلمي وتكوين الأطر

محمد أوزين: وزير الشباب والرياضة

عزيز رباح: وزير التجهيز والنقل

الحسين الوردي: وزير الصحة

مصطفى الخلفي: وزير الاتصال الناطق الرسمي باسم الحكومة

فؤاد الدويري: وزير الطاقة والمعادن والماء والبيئة

عبد الواحد سهيل: وزير التشغيل والتكوين المهني

عبد القادر اعمارة: وزير الصناعة والتجارة والتكنولوجيات الحديثة

لحسن حداد: وزير السياحة

بسيمة الحقاوي: وزيرة التضامن والمرأة والأسرة والتنمية الاجتماعية

محمد الأمين الصبيحي: وزير الثقافة

عبد الصمد قيوح: وزير الصناعة التقليدية

الحبيب الشوباني: الوزير المكلف بالعلاقات مع البرلمان والمجتمع المدني

عبد اللطيف لوديي: الوزير المنتدب لدى رئيس الحكومة المكلف بإدارة الدفاع الوطني

عبد اللطيف معزوز: الوزير المنتدب لدى رئيس الحكومة المكلف بالمغاربة المقيمين في الخارج

الشرقي الضريس: الوزير امنتدب لدى وزير الداخلية

يوسف العمراني: الوزير المنتدب لدى وزير الشؤون الخارجية والتعاون

محمد نجيب بوليف: الوزير المنتدب لدى رئيس الحكومة المكلف بالشؤون العامة والحكامة

عبد العظيم الكروج: الوزير المنتدب لدى رئيس الحكومة المكلف بالوظيفة العمومية وتحديث الإدارة

ادريس الأزمي الإدريسي: الوزير المنتدب لدى وزير الاقتصاد والمالية المكلف بالميزانية

وبهذه المناسبة، أدى أعضاء الحكومة الجدد القسم بين يدي الملك.

وفي ختام هذه المراسم، أخذت صورة تذكارية للمملك مع أعضاء التشكيلة الحكومية الجديدة.

 

 

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Nouveau gouvernement marocain : cherchez la femme...


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Bassima Hakkaoui

Une femme seulement est recensée dans le gouvernement désigné mardi par le roi du Maroc, Mohammed VI.

Un détail que la plupart des médiasn'ont pas relevé. Pas un mot dans le quotidien français qui suit de près la vie politique marocaine, Le Figaro, dans son article du jour : « Au Maroc, les islamistes entrent au palais ».

Le Maroc avait pourtant progressé en matière de droits et de citoyenneté de la femme, mais là, c'est la déception. Seule Bassima Hakkaoui, militante féministe, figurera aux commandes d'un ministère : celui de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social. Son féminisme avait, par le passé, été associé à un « féminisme musulman ».

« La femme a des devoirs en tant que citoyenne et mère »

Dans une interview donnée au site d'information marocain TelQuel, elle déclare :

« Elle [la femme, ndlr] a des devoirs, en tant que citoyenne et mère. Hommes et femmes n'ont pas les mêmes obligations, il y a une particularité féminine, notamment par la structure biologique et physique de la femme. »

Les ministres du parti auquel elle appartient, le Parti de la justice et du développement (PJD), islamiste et arrivé en tête le 25 novembre aux élections législatives anticipées, occupent aujourd'hui plus d'un tiers des postes au sein du nouveau gouvernement.

On compte trois femmes dans le gouvernement tunisien (sur 42 ministres) et seulement neuf dans le gouvernement français (sur 34 ministres).

source rue89.

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 07:37

Bonne année !


 

 

عاد الملك محمد السادس مساء يوم الاثنين 2 يناير إلى الرباط، قادما  اليها من مدينة إفران التي قضى بها عطلة نهاية السنة الميلادية. وحسب مصادر إعلامية فإن تعيين حكومة عبد الإله بنكيران، رئيس الحكومة المعين، بات وشيكا وسيتم يوم الثلاثء 3 يناير بالقصر الملكي بالرباط، بقاعة العرش، وهو نفس المكان الذي تم فيه تعيين حكومات عبد الرحمن اليوسفي وإدريس جطو وعباس الفاسي.

وفيما أكد بنكيران أن لائحة وزراء حكومته لم يطلع عليها أي أحد، ما زالت وسائل الإعلام تتداول العديد من الأسماء المرشحة للإستوزار، وهو ما يؤكد أن تشكيلة الحكومة المقبلة قد تحمل بين طياتها الكثير من المفاجئات.

 

 

lakome

 

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La liste des ministres du gouvernement Benkirane revue par le Palais

 

 

 

Le Palais royal aurait opéré de profonds changements sur la distribution des portefeuilles ministériels entre les partis formant la coalition gouvernementale, mais aussi sur la structure du futur exécutif. Aziz Akhannouch resterait ministre de l’Agriculture et Mohamed El Ouafa hériterait du ministère de l’éducation ou du secrétariat d’Etat aux affaires étrangères.


 

Le ministère des Finances aurait été divisé en deux départements. Le premier reviendrait au PJD avec à sa tête Najib Boulif. Le deuxième département serait celui du budget, des impôts et des comptes privés, et serait dirigé par l’istiqlalien Nizar Baraka.

D’autres départements devraient changer de mains tel que celui de l’Industrie et du Commerce qui reviendrait au PJD et serait réservé à Abdelkader Amara. Le ministère de l’Equipement et des Transports serait quant à lui géré par Abdelaziz Rebbah du PJD.

Liste des ministres revue par le Palais :

  •  Abdelilah Benkirane : Président du gouvernement 
  •  Abdellah Baha : Ministre d’Etat sans portefeuille 
  •  Saâdine El Othmani : Ministre des Affaires étrangères 
  •  Mustapha Ramid : Ministre de la Justice 
  •  Abdelaziz Rebbah : Ministre de l’Equipement et du Transport 
  •  El Habib Choubani : Ministre chargé des relations avec le parlement 
  •  Lahcen Daoudi : Ministre de l’Enseignement supérieur 
  •  Bassima Hakkaoui : Ministre de la Solidarité et de la Famille 
  •  Najib Boulif : Ministre des Affaires générales et de l’arbitrage 
  •  Driss Azami : Ministre du Budget et des Comptes publics 
  •  Abdelkader Amara : Ministre du Commerce et de l’Industrie 
  •  Nizar Baraka : Ministre du Budget et des Impôts 
  •  Fouad Douiri : Ministre de l’Energie et des Mines 
  •  Abdallah Bakkali : Ministre de la Culture et de la Communication 
  •  Mohamed El Ouafa : Ministre délégué aux Affaires étrangères 
  •  Mohand Laenser : Ministre de l’Intérieur 
  •  Lahcen Haddad : Ministre du Tourisme 
  •  Nabil Benabdallah : Ministre de l’Habitat 
  •  Lhoucine Ouardi : Ministre de la Santé 
  •  Gajmoula Bent Abi : Ministre déléguée chargée de la communauté marocaine à l’étranger 
  •  Abdelouahed Souhail : Ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle

Les ministères de l’Artisanat, de l’Education, de la Jeunesse et des Sports et de la Modernisation feraient toujours l’objet de tractations entre les partis de la coalition gouvernementale.

Aziz Akhannouch qui a démissionné dimanche du Rassemblement National des Indépendants (RNI), resterait à la tête du département de l’Agriculture mais sans couleur politique. Dans les coulisses, il est également annoncé comme ministre de l’Intérieur.

publié par : bladi

 

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Des réformes pour contenter le peuple

Le roi Mohamed VI, entouré de son fils Moulay El-Hassan (à gauche) et de son frère Moulay Rachid, s'apprête à présenter le projet de réforme constitutionnelle au peuple marocain.

Le roi Mohamed VI, entouré de son fils Moulay El-Hassan  (à gauche) et de son frère Moulay Rachid, s'apprête à présenter le projet de réforme constitutionnelle au peuple marocain. AP


Lorsqu'il succède en 1999 à son père, Hassan II, le roi Mohammed VI, alors âgé de 36 ans, fait souffler sur le royaume du Maroc un vent de libéralisation. Après plusieurs années de combat des organisations de défense des droits de l'homme et des associations de victimes et de leurs familles, il crée l'Instance équité et réconciliation, une première en Afrique du Nord, et ferme les sinistres lieux de détention, comme celui de Tazmamart.

Il réforme le code de la famille, la Moudawana, qui interdit la polygamie, et repousse l'âge légal du mariage pour les femmes à 18 ans. Il développe des régions délaissées par son père, notamment Tanger.

Mais, dix ans plus tard, le souffle est retombé. Les médias indépendants, écrasés par le système contrôlé de la publicité et par les coûteux procès à répétition, ont presque tous disparu.

Dans la foulée du "printemps arabe" né à Tunis, le régime marocain est interpellé par un mouvement composite alliant des islamistes et des jeunes laïques, le Mouvement du 20-Février, qui réclame dans la rue des réformes politiques profondes, la fin de la corruption et la limitation des pouvoirs du roi, à l'image de ceux du roi d'Espagne ou de la reine d'Angleterre. Vingt-troisième monarque alaouite à régner sur le Maroc - ce qui en fait la dynastie la plus ancienne du monde contemporain -, Mohammed VI, soutenu par les monarchies arabes et la France, a résisté en anticipant des réformes pour contenir le mécontentement social.

Il s'engage, dès le 9 mars, à réviser la Constitution, adoptée par référendum quatre mois plus tard, et organise des législatives anticipées. Ces élections ont, le 25 novembre, porté au pouvoir, pour la première fois dans l'histoire du royaume, les islamistes du Parti justice et développement (PJD), avec comme chef du gouvernement son secrétaire général, Abdelilah Benkirane.

Alliances

Les militants du PJD, qui ont rompu avec les mouvements radicaux des années 1970, sont monarchistes et reconnaissent le roi comme le commandeur des croyants, à la différence des islamistes de Justice et bienfaisance, Al Adl WalIhsane, une confrérie bien implantée au Maroc. Née en 1973 sous la direction du cheikh Yacine, elle fait partie du Mouvement du 20-Février, qui avait appelé au boycottage du scrutin.

Les cartes ont donc été rebattues, la monarchie marocaine a été épargnée par un fort attachement populaire, et le Mouvement du 20-Février mis en difficulté. Tirant le bilan des élections, Justice et bienfaisance a d'ailleurs annoncé, le 19 décembre, qu'il suspendait sa participation au Mouvementdu 20-Février et souhaitaitrenégocier ses relations avec les jeunes laïques.

Toutefois, le makhzen, le système marocain de gouvernance lié au palais, reste au centre de vives critiques. De la capacité du PJD - placé dans l'obligation de nouerdes alliances avec d'autres partis, comme l'Istiqlal, le parti de l'indépendance - à cohabiter avec l'entourage du roi dépendra, pour une bonne part, la solidité du régime marocain en 2012 : il est confronté à des difficultés sociales et économiques grandissantes. 

par Isabelle Mandraud

source lemonde

 

 

 

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 07:29

Latifa Tadlaoui

 

 

Ouvrière dans une usine de textile tangéroise, Latifa confectionne des manteaux pour les chaînes de magasins Zara et Mango. Payée un euro de l'heure, elle tente de défendre les salariés dans son entreprise, peu soucieuse du droit du travail. Femme forte et digne, Latifa prend des risques en dénonçant l'exploitation des jeunes mineures sous-payées et les menaces répétées contre les ouvrières trop revendicatives.

Son courage, Latifa le doit en partie à une association de sensibilisation aux droits des femmes, dont elle est aujourd'hui présidente. « Avant, je tremblais devant mes chefs. Aujourd'hui, j'ose me défendre. Je ne lâche rien. »

Latifa vit avec ses parents et cinq de ses frères et sœurs dans un appartement de trois pièces. Elle participe aux lourdes dépenses communes. Comme de nombreux habitants, elle dénonce la vie chère à Tanger et les tarifs excessifs de l’eau et de l’électricité pratiqués par la société Amendis, filiale de Veolia.

C'est ce qui pousse Latifa et deux autres de ses jeunes sœurs à manifester chaque dimanche depuis neuf mois, au sein du mouvement du 20 février, en espérant que celui-ci mette fin à « leur vie de misère ». 

monde-arabe.arte

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 05:56

Un leader islamiste au Maroc : « la femme est libre et le restera »


 

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Lahcen Daoudi (Ilhem Rachidi)

(De Rabat) Lahcen Daoudi est, pour beaucoup, le plus « modéré » des islamistes du PJD (Parti Justice et Développement), vainqueur des élections législatives marocaines. Né en 1947, le « Monsieur économie » du parti islamiste, qui a fait ses études à Lyon, a passé une dizaine d'années dans les rangs des socialistes de l'UNFP (Union nationale des forces populaires), avant de « se frayer un chemin entre le libéralisme et le marxisme » et « de trouver la justice sociale dans l'Islam ».

Aujourd'hui secrétaire général adjoint du PJD, il a été élu député pour la troisième fois. Ces derniers jours, il a été au centre d'une polémique en raison de critiques du projet de construction d'un TGV au Maroc. Pressenti pour devenir ministre des transports, il aura finalement l'enseignement supérieur. « Un honneur », selon lui.

Lors d'un entretien avec Rue89 dans les allées du parlement, Daoudi revient sur la difficile construction du premier gouvernement islamiste du Maroc et sur ses priorités une fois au gouvernement, sans éluder les questions qui fâchent.

 

Cela fait plus d'un mois que vous essayez de constituer un gouvernement. Est-ce si compliqué pour votre parti de construire une majorité ?

Lahcen Daoudi : Non. Ce n'est pas compliqué, la majorité était construite le deuxième ou troisième jour. Le problème, c'est de se mettre d'accord sur un organigramme. Ça a pris du temps. Il a été remis au roi. Et puis il est revenu.

Une fois l'organigramme achevé, il fallait se mettre d'accord sur le partage des ministères et les personnes. Bien sûr, on a notre part de responsabilité dans le retard puisqu'[au parti] on a une procédure un peu compliquée. Il a fallu qu'on réunisse notre conseil national et qu'il élise 36 personnes... La démocratie interne a un prix qui s'appelle temps.

 

Cela ne vous pose pas de problème de gouverner avec des partis éloignés, voire opposés au PJD -les communistes, par exemple- d'un point de vue idéologique ?

Je ne sais pas s'il y a encore des communistes. On dit des gens de la gauche qu'ils ont le cœur à gauche et le portefeuille à droite, comme tout le monde. La preuve, c'est qu'ils sont comme tout le monde, [ils ont accepté de gouverner avec nous]. En plus, les défis d'aujourd'hui ne sont pas idéologiques, ils sont sur le terrain.

 

N'avez-vous pas, avec ces alliances que vous avez été obligés de construire, l'impression de faire du neuf avec du vieux ?

C'est du café au lait. C'est un mélange, une agrégation qui obéit à la logique des coalitions. On ne peut pas imposer tous nos partenaires. On aurait aimé qu'il n'y ait que des visages nouveaux. On risque de nous tirer dessus [à cause des anciennes têtes], sauf clémence des journalistes !

 

Etes-vous favorable à l'ouverture d'un dialogue avec le Mouvement 20 février [à l'origine des manifestation pro-démocratie en 2011, ndlr] ?

Le Mouvement 20 février, ce sont des Marocains. Quand on est pour une ouverture vers le peuple marocain, on est par déduction ouvert à une discussion avec le Mouvement 20 février.

MANIFESTATION DU MOUVEMENT DU 20 FÉVRIER À RABAT, LE 25 DÉCEMBRE

Plusieurs membres du Mouvement 20 février, dont le rappeur Mouad Belghouate, sont actuellement incarcérés, ainsi que d'autres prisonniers d'opinion, proches de votre parti : les salafistes. Etes-vous pour la libération de tous les prisonniers politiques au Maroc ?

On ne serait pas du PJD si on disait le contraire. En 2011, il n'y a plus de place pour l'emprisonnement pour un délit politique. Les gens qui n'ont pas de sang sur les mains, qui n'ont pas été dans des groupes terroristes, je pense que leur place est dans la rue plutôt que dans une prison. Si un jour je disais le contraire, ce serait grave.

 

Quelles sont les premières mesures que vous comptez prendre pour lutter contre les inégalités sociales ?

La loi de finances est là. Il va falloir procéder à des amendements. Il va falloir envoyer des messages très forts à la société comme quoi les réformes sont enclenchées parce que les vraies réformes viendront dans le cadre de la loi de finances 2013, mais d'ores et déjà, il va falloir :

  • augmenter la TVA sur certains produits de luxe,
  • augmenter la vignette sur les grosses cylindrées ;
  • baisser ou supprimer la TVA sur les produits de base comme le thé.
  • augmenter le taux d'imposition sur les hauts revenus…

La fiscalité locale doit changer. Là où il y a la spéculation, il faut tuer la spéculation [dans l'immobilier notamment, mais un peu partout]. Bien sûr, en 2013, il faut imposer l'agriculture ; mais les gros, pas les petits.

 

Comment pensez-vous pouvoir lutter contre la corruption ?

Lutter contre la corruption, c'est appliquer la loi d'abord, surtout au niveau des gros poissons qui mangent les petits, parce que la loi marocaine est assez étoffée mais elle n'est pas appliquée. Il va falloir appliquer la loi. La justice est du côté du PJD [un des leaders du PJD Mustapha Ramid est pressenti pour diriger le ministère de la justice], donc on a un outil.

 

D'après les médias, vous avez déclaré que le projet de construction du TGV [lancé par Nicolas Sarkozy lors d'une visite au Maroc en septembre dernier, ndlr] était « une catastrophe ».

Je n'ai pas dit que c'était « une catastrophe ». On ne peut pas arrêter un projet lancé mais on peut l'étaler dans le temps, si on n'a pas les moyens de débourser la quote-part marocaine. On ne peut pas supprimer le TGV.

 

Est-ce que vous pensez que cela vous a coûté votre poste au ministère de l'équipement et des transports ?

Non. Ça n'a aucun lien. L'université, je pense que c'est plutôt mon profil. Ça n'a aucun lien avec ma déclaration.

 

Si vous aviez décidé de renégocier les contrats signés avec la France, en auriez-vous eu les moyens politiques ?

Normalement, le gouvernement est souverain sur ces sujets mais il faut respecter les engagements internationaux du Maroc.

 

Au PJD, comment voyez-vous la relation entre le Maroc et la France ?

La France est un partenaire, le premier du Maroc. Il y a toute une histoire. Il y a une bonne partie des Marocains qui parlent français et qui ne parlent pas autre chose. La réalité est là. Le Maroc est le premier bénéficiaire de l'aide française donc on ne va pas cracher dans la soupe.

 

L'arrivée au pouvoir d'un parti islamiste suscite quelques inquiétudes. Comment comptez-vous rassurer l'opinion publique ?

C'est normal. Vous pensez qu'il ne va pas y avoir de réaction épidermique ? Vous avez un petit bouton, vous grattez, mais après vous finissez par vous habituer.

Bien sûr, il y a des gens que ça peut froisser mais ils vont finir par s'habituer pour voir que le PJD, on a essayé de le diaboliser, mais finalement, c'est pas si méchant que ça.

Les gens croient qu'on va fermer les frontières, qu'on va mettre le niqab à tout le monde... Au contraire, on dit aux touristes étrangers, vous êtes les bienvenus. Le PJD est le seul depuis 2002 à avoir souligné l'intérêt de l'économie résidentielle. On aimerait aménager des espaces pour ça. L'économie résidentielle, c'est le pétrole pour le Maroc.

 

Il y a une partie de l'opinion publique marocaine qui craint un recul des libertés individuelles. Qu'est-ce que vous leur dites ?

Vous voulez faire l'unanimité ? Même Dieu, même le pape, ne la font pas ! Pourquoi le PJD la ferait ? C'est un combat politique. Vous avez des gens avec vous, des gens neutres, des gens contre vous.

Les libertés, les libertés, le PJD ne va pas changer les lois existantes ! Ce n'est pas sa priorité. La priorité, c'est de donner du travail aux Marocains, un logement, l'accès à la santé, à l'enseignement.

 

Vous dites que vous ne changerez pas les lois existantes. Certaines lois auraient pourtant besoin d'être changées.

On a vécu avec. Tout ce qu'on peut demander au PJD, c'est de ne pas aggraver la situation. Les gens craignent qu'on recule, c'est ça ? On leur a dit « vous n'allez pas reculer ».

 

On pourrait plutôt améliorer certaines lois. Vous en seriez capable ?

Je n'en sais rien ! Par exemple ?

 

Les droits des femmes, la peine de mort, par exemple.

La peine de mort, on ne va pas la bannir parce qu'elle est dans le Coran. Mais il y a un moratoire, on va le maintenir. Je suis pour une restriction importante des champs d'application de la peine de mort. Le Maroc a trouvé son équilibre.

Laissons-nous dans l'équilibre pratique plutôt que législatif. Des fois le peuple par son propre génie peut trouver des équilibres qu'il est difficile de mettre noir sur blanc dans une loi. On n'est pas obligé de tout réglementer par la loi.

 

Etes-vous pour l'application de la Charia au Maroc ?

Qu'est-ce que c'est la Charia ! Ne pas mentir, c'est la Charia. On va couper les mains, maintenant ? ! Enlevez le terme « appliquer la Charia », c'est une terminologie trop chargée.

Vous, les journalistes, vous avez inculqué que la Charia, c'est uniquement la lapidation des femmes et couper les mains. C'est à vous de corriger la perception occidentale de la Charia (rires). Lutter contre les injustices sociales, c'est la Charia. Les banques islamiques, c'est la Charia.

 

Etes-vous pour l'interdiction de la vente d'alcool aux Marocains ?

On ne peut pas l'interdire ! Si vous voulez avoir 20 millions de touristes, ce n'est pas possible. Donnez-nous les lois canadiennes et le PJD est preneur. Si vous voulez acheter de l'alcool, c'est caché. Celui qui veut se servir se sert mais il faut protéger les enfants, les jeunes.

 

Etes-vous pour le port du voile obligatoire ?

La femme est libre. Elle est née libre, elle vivra libre, elle mourra libre. Elle est libre… elle fait ce qu'elle veut, mais elle ne va pas sortir en culotte dans la rue ! Même en France elle ne peut pas faire ça. A Nice, en été, vous ne pouvez pas vous promener torse nu. Même un homme ne peut pas le faire.

La femme est libre de faire ce qu'elle veut. Ça, on ne le disait pas avant qu'on soit au gouvernement, on le dit maintenant. C'est plus fort quand on le dit, maintenant qu'on est aux commandes.

 

On dit de vous que vous êtes l'islamiste le plus modéré du PJD. Considérez-vous que vous êtes un islamiste modéré ?

Je ne sais pas ce que c'est. Modéré par rapport à qui, par rapport à quoi ? Bien sûr, l'extrémisme est combattu par l'Islam lui-même donc vous cherchez toujours à aller vers ce juste milieu. Ça, c'est le jugement des autres. C'est bien, si les gens le voient et que je ne le vois pas, moi.

 

Qu'est-ce que c'est qu'un islamiste modéré, selon vous ?

C'est discuter et accepter les gens comme ils sont. Ce monde est un monde divers. Quelque soit ce que vous êtes, vous ne pouvez jamais être un modèle, donc prenez les gens comme ils sont. Le Maroc a toujours été un pays ouvert. On n'est pas une oasis, on est un croisement. Le PJD est un produit de l'histoire et de la réalité marocaine.

source rue89

 

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تحليل إخباري: ما خفي وما ظهر في تأخر تشكيل حكومة بنكيران

 

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تأخر رد القصر على اللائحة التي سلمها عبد الإله بنكيران، رئيس الحكومة المعين، إلى الديون الملكي والتي حملت اقتراحاته بأسماء وزراء حكومته، حمل الكثيرين على الاعتقاد بوجود اعتراض من قبل القصر على بعض الأسماء المقترحة للاستوزار.

تقرير علي أنوزلا

بالنسبة لبنكيران ورفاقه اللذين يعتبرون "غرباء" على طقوس البروتوكول والتقاليد المرعية في مثل هذه المناسبات، فإنهم يجدون أنفسهم أمام تمرين صعب. فلأول مرة يعهد القصر الملكي إلى رئيس حكومة معين بتشكيل الحكومة وبدون تدخل مباشر منه. فحتى في أول تجربة لما سمي بحكومة "التناوب التوافقي"، فقد تدخل القصر وفرض أسماء معينة واشترط بقاء أخرى على رأس حقائب اختارها القصر حتى قبل أن يقبل عبد الرحمن اليوسفي بمهمة تشكيل الحكومة. ومع ذلك فقد استغرق تجميع الأغلبية وتشكيل الحكومة آنذاك 44 يوما وولدت بـ 44 حقيبة وزارية. أما في عهد إدريس جطو فقد كانت تلك أسرع حكومة تشكل في تاريخ المغرب الحديث، عندما خرج جطو من جلسة تعيينه وهو يحمل في جيبه أسماء وزراء حكومته بما فيهم وزراء تم فرضهم على أحزاب لم تكن ترجمعهم بها سوى علاقات عائلية في أحسن الأحوال مثلما حدث مع عادل الدويري وكريم غلاب اللذين فاجأ بهما جطو قيادة حزب "الاستقلال"، التي وجدت نفسها آنذاك في موقع المدافع عن تبرير انتماء الوزيرين إلى أسرتها الاستقلالية وليس مناقشة كيف تم فرضهما على القاعدة الحزبية لتولي الوزارة باسم الحزب الذي لم تكن تجمعهما به سوى علاقاتهما العائلية مع بعض المنتمين إليه. أما حكومة عباس الفاسي فالكل يتذكر أن لائحة وزرائها سلمها المستشار الملكي الراحل عبد العزيز مزيان بلفقيه إلى عباس الفاسي داخل ساحة أحد مساجد فاس ليلة السابع والعشرين من رمضان، وفوجئ عباس كما فوجئ زعماء أغلبيته الحزبية آنذاك بوجود أسماء لا علاقة لها بالأحزاب المكونة للأغلبية تم فرضها عليها للدخول إلى الحكومة باسم تلك الأحزاب التي ابتلع "قادتها" و"مناضليها" ألسنتهم، وقبلوا بالأمر الواقع !

ظل القصر

وحسب المعلومات التي استقاها موقع "لكم" من مصادر متطابقة فإن ظل القصر لم يكن غائبا هذه المرة، وكان حاضرا في جميع مراحل تشكل حكومة بنكيران منذ أن كون أغلبيته. وقد بدا تدخل القصر من خلال الإيعاز لزعيم حزب معروف بعلاقاته مع "دار المخزن"، هو عبد الواحد الراضي، لموقعة حزبه داخل صفوف المعارضة. بينما أشير على حزب "الاستقلال" بشق صفوف "الكتلة الديمقراطية" والالتحاق بالإسلاميين لتشكيل نواة الأغلبية الحكومية المقبلة. وتم الإيعاز لحزب لا يمكن أن يتصرف من ذاته بدون تلقي تعليمات وهو حزب "الحركة الشعبية" للخرج من تحالف أحزاب القصر الذي كان يقوده حزبي "الأصالة والمعاصرة" و"التجمع الوطني للأحرار"، والالتحاق بالأغلبية الجديدة.

وما يدفع إلى الاعتقاد بوقوف القصر وراء رسم الخارطة السياسية الجديدة هو ما كشفت عنه تصرفات "حلفاء" بنكيران في الأغلبية التي

سعى القصر إلى توفيرها له. فما زال رفاق بنكيران يستغربون كيف أن امحاند العنصر، الأمين العام لحزب "الحركة الشعبية"، والذي ظل أربع سنوات يجلس داخل حكومة عباس الفاسي كوزير شكلي بدون حقيبة، "يتجرأ"، ويطلب لنفسه ترأس وزارة الداخلية في حكومة عبد الإله بنكيران ! بل إن مصادر مقربة من الحزب الذي يسهر على تشكيل الحكومة أسرت للموقع بأن العنصر لم يطلب هذه الوزارة في أول مرة تمت مفاتحته في توزيع الحقائب الوزارية، ليعود ويلح في مناسبة ثانية على أن يتولى هو نفسه رآستها، وهو ما فهم من ورائه رفاق بنكيران بأن الرجل تم الإيعاز له من جهة نافذة بأن يكون هو أي شخص آخر على رأس تلك الوزارة حتى يسهل الإشراف عليها من قبل الجهة التي ظلت تشرف عليها منذ أن استقل المغرب.

رقعة الشطرنج المتحركة

المعطى الثاني الذي يدفع إلى الاعتقاد بأن أغلبية بنكيران هي أشبه برقعة شطرنج بقطع متحركة، تجعل بنكيران كمن يلعب "الضامة بالخنافس" كما يقول المثل المغربي الدارج، هو تدبدب مواقف حزب "الاستقلال" وتراجع زعيم حزبه عباس الفاسي، في كل مرة عن تعهداته. وقد بدا لرفاق بنكيران أن الفاسي لايملك من أمره شيئا، عندما فرض عليه اقتراح كريم غلاب ليرشحه لرآسة مجلس النواب. فالكل يعرف أن الفاسي لا يكن الود لكريم غلاب الذي فرض استوزاره على الحزب في حكومة إدريس جطو. وحتى عندما عين الفاسي وزيرا أول عام 2007، كان الحزب يرجح كفة عادل الدويري على كريم غلاب للإستوزار، لكن رغبة القصر رفضت الدويري، وفرضت غلاب وزيرا داخل حكومة الفاسي. وقد سبق لغلاب أن أسر لبعض المقربين منه بأن وزيره الأول وأمين عام حزبه، كان أكثر الناس الذي يضعون له العراقيل داخل وزارته. ولمعرفة سبب قوة كريم غلاب وسبب تمسك القصر به، حتى تم فرضه رئيسا لمجلس النواب وهو صاحب الجنسية المزدوجة المغربية الإيطالية، يجب استحضار جنسية الشركات الكبرى التي استفادت من الصفقات الضخمة التي أبرمت في عهده في المجال الذي كان يشرف على تدبيره، وأغلبها فرنسية، لمعرفة مدى قوة نفوذ هذا اللوبي في تحديد مسارات السياسية الداخلية في المغرب.

لكن موقف عباس الفاسي، وحزبه سينكشف أكثر عندما تم الاتفاق على توزيع الحقائب، وأخبر بنكيران شريكه بأن حزبه يريد الاحتفاظ لنفسه بحقيبة النقل والتجهيز، وتعويض حزب "الاستقلال" عنها بحقيبة الفلاحة والصيد البحري. فطلب الفاسي العودة إلى حزبه لاستشارته، وفي اللقاء الثاني حمل الفاسي الاسم المقترح لوزارة الفلاحة والصيد البحري، مما فسر على أنه قبل المقايضة التي عرضها عليه بنكيران. لكن هذا الأخير سيفاجئ بدعوة مفاجئة لانعقاد اللجنة التنفيذية لحزب "الاستقلال" مساء الأحد الماضي. وحسب ما تسرب عن ذلك الاجتماع، بناء على مصادر متطابقة، فقد طالب الاستقلاليون، بالعودة إلى نقطة الصفر وإعادة النظر في كل ما تم الاتفاق عليه مع رئيس الحكومة المعين. وهنا أثيرت لأول مرة مسألة حرمان الحزب من تولي مناصب وزارية سيادية، ومسألة استرجاع حقيبة التجهيز والنقل. وهو ما اعتبره بعض المراقبين بمثابة ممارسة نوع من الضغط من قبل الاستقلاليين للحصول على تنازلات أكبر من قبل بنكيران. لكن، وحسب المعلومات التي استقاها الموقع من مصادر مطلعة، فإن الاستقلاليين إنما دفعوا من جهة ما للمطالبة بإعادة توزيع الحقائب كي يطالبوا بحقيبة وزارة العدل التي احتفظ بها حزب بنكيران واقترح على رأسها مصطفى الرميد، الذي يبدو أن جهات داخل حكومة القصر لاتريد أن يتولى هذا السياسي المشاكس وزارة حساسة مثل وزارة العدل. وحتى لايبدو أن القصر يتدخل بصفة مباشرة في تفصيل حقائب حكومة بنكيران، فقد تم الإيعاز لحزب محسوب على "دار المخزن" لفرض إرادة القصر وتصريف رغبته.

وكي لايظهر الاعتراض على الرميد، بأنه موقف شخصي من الرجل الذي سبق لوزارة الداخلية أن اعترضت، مباشرة وفي اجتماع رسمي مع قيادة الحزب، على توليه رآسة فريق حزبه النيابي، فقد يتم اللجوء إلى تعويم هذا الاعتراض بوضع فيتوهات أخرى شكلية على أسماء أخرى لتعويم الاعتراض المباشر على شخص مثل الرميد. وهكذا طرحت الصحف بعض الأسماء التي يقال بأن القصر أبدى اعتراضه عليها مثل محمد أوزين، وإدريس مرون عن حزب "الحركة الشعبية"، وكجمولة بنت أبي عن حزب "التقدم والاشتراكية"، وعبد القادر الكيحل وعبد الصمد قيوح وحمدي ولد الرشيد عن حزب "الإستقلال".

وإذا ما تأكدت هذه المعلومات، فإن الأحزاب الثلاثة "الإستقلال" و"الحركة الشعبية" و"التقدم والاشتراكية"، لن يجدوا غدا أي حرج في تقديم اقتراحات بديلة. لكن في حالة حزب "العدالة والتنمية"، فإذا ما تشبث القصر بموقفه الرافض لإستوزار الرميد فإن هذا الموقف سيضع بنكيران في موقف حرج، أمام حزبه أولا وأمام الرأي العام. فالرميد تم انتخابه من قبل المجلس الوطني لحزبه مثله مثل باقي الأسماء التي اقترحها الحزب. ويبدو أن هذا التمرين الديمقراطي داخل حزب "العدالة والتنمية"، أزعج الجهات التي ما زالت تريد أن تفرض إرادتها ولا تقبل من يفرض عليها إرادته حتى لو كانت تعبيرا عن إرادة ديمقراطية...

العودة إلى المربع الأول

ويبقى السيناريو المحتمل في حال تمسك رفاق بنكيران باستوزار رفيقهم الرميد، إما البقاء في حكومة تكشف ضعفهم، أو الاعتذار عن تشكيل الحكومة كما ترسمها جهات خفية تريد أن تبقى هي وحدها المتمسكة بخيوط اللعبة من وراء الكواليس، مما سيحتم الرجوع إلى المربع الأول لإعادة ترتيب الأوراق من جديد...لكن كلفة هذا السيناريو ستكون كبيرة على الصورة التي ما زالت تجتهد وعود الإصلاحات السياسية بتسويقها في الداخل والخارج...

وحتى الآن فإن ما يحصل في المغرب يعتبر امتحانا حقيقيا لصراع بين إرادتين سياسيتين، إرادة تسويق إصلاح سياسي للخارج والداخل، وإرادة سلطة تحكمية لاتريد إحداث قطيعة مع تصرفات ماضيها القريب.

source lakome

 

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L’émergence du mouvement du 20 février un des faits marquants de 2011

 

L’émergence du "Mouvement du 20 février", un rassemblement de jeunes d’obédiences idéologiques différentes, né dans le sillage des révoltes dans plusieurs pays arabes, pour réclamer des changements démocratiques au Maroc a été l’un des événements ayant marqué le Royaume tout le long de l’année 2011.

 
Mouvement contestataire, composé à l’origine de cyber-militants, tirant son appellation de la date des premières marches, pour revendiquer notamment l’instauration d’une monarchie parlementaire et l’adoption d’une constitution démocratique, ce rassemblement a pu, en effet, marquer sa présence sur la scène politique marocaine en occupant le terrain de la contestation de façon permanente.


Face à des partis dits d’"opposition" et à une classe politique "surprise" par les revendications de changement apparues dans la société marocaine à l’instar de nombreux pays du monde arabe, ce mouvement est arrivé à faire naitre l’espoir chez beaucoup de Marocains en créant une dynamique collective pour réclamer une vie digne, l’égalité et la justice sociale, la lutte contre la corruption et la fin du despotisme. 


S’estimant porteur des aspirations de la société, il n’a de ce fair pas cessé de manifester et d’organiser des marches, particulièrement les dimanches, à travers l’ensemble des grandes villes du Maroc pour maintenir la presión sur les autorités et réitérer l’exigence d’un changement  sur tous les plans (politique, économique, social et droit humains).  

 
Pour endiguer cette montée de "la colère de la rue", le roi du Maroc a réagi, moins d’un mois après le début de ces manifestations, sans précédent dans le pays, en annonçant le 9 mars une réforme de la constitution, adoptée le 1er juillet,  et en août une anticipation des élections législatives au 25 novembre dernier alors que celles-ci  étaient prévues pour l’automne 2012.


En réaction aux réformes proposées, le mouvement a lancé un appel au boycott de cette révision constitutionnelle en considérant que la nouvelle loi fondamentale ne répondait pas aux critères et aux principes et normes d’une monarchie parlementaire qui spécifie clairement une séparation des pouvoirs.


Le mouvement a également décidé d’appeler à la non-participation aux législatives dont est sorti vainqueur un parti islamiste, le Parti justice et développement (PJD, modéré) avec 107 sièges sur les 395 que compte la chambre des représentants (première chambre du parlement), à l’instar de la Tunisie et de l’Egypte.


La réforme de la constitution et la tenue des élections législatives événements salués par certains comme étant une importante évolution dans le système politique marocain puisque le souverain a abandonné une partie de son pouvoir  pour élargir ceux du chef de gouvernement, n’ont pas échappé à la critique des animateurs du mouvement qui ont estimé que les changements apportés étaient en deçà de leurs  revendications. 


Selon eux, la nouvelle constitution préserve toujours la prééminence du souverain sur la vie politique, juridique, et religieuse et n’a pas répondu à toutes leurs attentes.
Ils estiment également que les élections n’ont pas apporté les changements escomptés ni dans le système politique, ni dans la classe politique.

Sur la base de ce constat, le mouvement a réaffirmé sa volonté de continuer le combat jusqu’à la satisfaction de ses objectifs: dignité, liberté, démocratie, justice sociale et respect des droits humains pour l’ensemble des citoyenneset citoyens marocains.

 

L’apparition de ce mouvement à caractère politique et social a été, sans conteste, l’un des  facteurs ayant provoqué des changements dans les rapports entre gouvernants et gouvernés. Il a réussi à porter le débat dans la rue et - a fortiori - dans les cercles du pouvoir, dans les institutions et les médias durant toute l’année. Il a, aussi, permis à une grande partie du peuple marocaind’exposer ses sentiments par rapport à son vécu quotidien et d’expliciter clairementses attentes sur divers plans.


Les observateurs notent, cependant, que si le mouvement du 20 Février a pu exprimer les revendications de la société marocaine et a su résister aux coups qui lui on été portés (répression, manœuvres visant son éclatement), sa pérennité dépendra de sa capacité à maintenir la mobilisation de la population, entretenir la dynamique des revendications et, enfin, à fédérer les différents courants  qui le composent. (SPS)

source spsrasd

 

 

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Les chimères des exclus

Le cas d’Aziz Bourezgui, 38 ans

 

http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/themes/revolution-arabev2/player.php?videoId=8211
monde-arabe.arte

 

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