Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 20:05
____________________________________________________
Sos Outarde ! 
outarde حبارةen voix de disparition
Appel aux tunisiens, aux amis de la Tunisie, aux forces vives, aux protecteurs de la nature, de l'environnement, de la faune, de la flore, des espèces globalement menacées,

Appel aux décideurs, à M. le Ministre de l'Agriculture et de l'Environnement, M. le Ministre des affaires Etrangère, à M. l'Ambassadeur du Qatar, à la direction générales des forêts, à toutes les administrations qui ont un rapport à ce grave sujet, aux chasseurs et la fédération de la chasse, au conseil superieur de la chasse.

Appel à ceux qui ont le respect des espèces rares et menacées de distinction dans le coeur,

Appel à ceux qui nous écoutent :

les dernières outardes houbara et les dernières gazelles dorcas et rim sont gravement menacées par la chasse illégale et non autorisée.

Oui, les éclaireurs des émirs du Qatar ont débarqués à Tozeur pour la préparation du terrain et de la logistique dans "Chott El Gharsa" dernier fief des outardes et des gazelles.

Une manifestation a été faite par des amis de la nature et des chasseurs de Touzeur devant le siège du gouvernera de Touzeur pour arrêter cette atteinte à notre patrimoine fragile, et les TV, les radions et les journalistes ont "OUBLIE" de couvrir cet mascarade, plutôt intéressés par d'autres bla bla bla , comme si la faune sauvage ne trouve pas un espace dans leur réseau de communication.

Que les militants écologiques, les ONGs, les chasseurs et tous les sympathisants soient unis pour défendre et dénoncer toute atteinte et agression aux espèces protégées.

Que RANDET organise une équipe de suivi pour cette action comme il a réussi dans l'action menée contre les agressions sur les aires protégées en janvier et février derniers.

Une réunion s'impose pour tracer la demarche à suivre par nous tous.

je suis à votre écoute

Écologiquement, Abdelmajid DABBAR  Abdelmajid.dabbar
 
Partager cet article
Repost0
14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 05:43

Le CADTM se félicite d’une possible collaboration entre la Tunisie et l’Équateur pour auditer la dette tunisienne

 

À la demande du président de la Tunisie, le chef de l’État équatorien Rafael Correa vient d’annoncer qu’il enverrait une équipe d’économistes en Tunisie pour conseiller et partager l’expérience de son pays sur l’audit de la dette. Cette aide intervient après l’introduction par une députée de l’Assemblée nationale constituante de Tunisie d’une proposition de loi pour mettre en place une commission d’audit de la dette.

 

Le CADTM, qui a participé à l’audit de la dette équatorienne et soutenu activement la campagne contre la dette odieuse menée en Tunisie par RAID (membre des réseaux CADTM et ATTAC), se félicite de cette possible collaboration entre la Tunisie et l’Équateur. Comme en Équateur, l’audit pourrait, en effet, aboutir à des résultats concrets en libérant le peuple tunisien d’une dette largement odieuse et illégitime. En effet, le pays est encore aujourd’hui étranglé par une dette largement héritée de l’ère Ben Ali. Le budget consacré au remboursement de cette dette représente 8 fois le budget des affaires sociales, 3 fois celui de la santé et presque 6 fois celui de l’emploi. Un audit de la dette tunisienne comme celui réalisé en Équateur afin d’identifier la part odieuse et illégitime, qui doit être annulée sans condition, apparaît dès lors vital pour le peuple tunisien.

 

Rappelons que l’Équateur a mené entre 2007 et 2009 un bras de fer avec ses créanciers en décidant d’auditer unilatéralement l’intégralité de sa dette publique. Sur base des conclusions de cet audit mené par une commission internationale instituée par Rafael Correa et composée de représentants de l’État, de mouvements sociaux et de réseaux internationaux travaillant sur la dette dont le CADTM, l’Équateur avait alors suspendu le paiement d’une part importante de sa dette illégitime et forcé ses créanciers à reprendre leurs titres diminués de trois quarts de leur valeur. Au final, cette opération a permis au pays d’épargner 7 milliards de dollars, autant de nouveaux moyens financiers qui peuvent être consacrés non plus au remboursement de la dette mais aux dépenses sociales dans la santé, l’éducation et dans le développement d’infrastructures de communication.

 

La Tunisie pourrait donc être le prochain pays à suivre l’exemple de l’Équateur. Mais il faut rester prudent. En effet, la proposition de loi tunisienne, qui n’a pas encore été débattue au sein de l’Assemblée nationale constituante, comporte plusieurs limites. L’audit tel qu’il est prévu concerne seulement la dette contractée sous la dictature de Ben Ali alors que d’importants prêts ont été contractés avec la Banque mondiale et le FMI après les soulèvements populaires de 2011. Or ces nouvelles dettes sont assorties de conditionnalités violant la souveraineté et les droits sociaux du peuple. De même, la suspension du remboursement de la dette n’est pas envisagée par cette proposition de loi alors que la situation sociale et économique est extrêmement critique. La Tunisie pourrait notamment s’appuyer sur le droit international comme l’état de nécessité ou le changement fondamental de circonstances pour instaurer immédiatement un moratoire sur sa dette. Enfin, il faut rester vigilant quant à la composition de la commission chargée d’auditer la dette même si la proposition de loi prévoit comme dans le cas équatorien une participation de représentant-e-s de la « société civile ».

 

Le CADTM apporte donc son soutien critique à la proposition de loi tunisienne sur l’audit de la dette et exhorte les créanciers à s’abstenir de prendre toute mesure visant à influencer le choix des élu-e-s tunisien-ne-s. A ce titre, les programmes d’échanges de dettes comme celui annoncé par le président français François Hollande en juillet dernier doivent être immédiatement suspendus. En effet, ces échanges risquent de porter sur des dettes odieuses et illégitimes. 

 

Ce qui s’est passé en Équateur peut également se produire en Tunisie et ailleurs à condition que les peuples se mobilisent ensemble contre la dette odieuse et illégitime de leur pays afin de constituer un front uni contre les créanciers, comme l’appelait de ses vœux le défunt président du Burkina Faso Thomas Sankara. Le CADTM se joint à l’appel pour une mobilisation mondiale contre la dette illégitime pendant la Semaine d’action contre la dette du 8 au 15 octobre. Source

 

Contacts :

Renaud Vivien, juriste au CADTM, 0032 (0) 497 04 79 99
Fathi CHAMKHI, Porte parole de RAID (membre Attac et Cadtm), + 216.79.325.158 / + 216.55.52.23.78 (gsm)

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 01:54

L'insuffisance et le danger d’un ministre !  (Chakhari, le ministre de l'industrie)

 

 

 

___________________________________________________________________________

M. Chakhari devrait faire cette visite ...

Gaz de schiste avant & après voyage en Pensylvanie

 

 

 

___________________________________________

Manifestation contre l’exploitation du gaz de schiste

 

 

Quelques dizaines d’écologistes et d’experts ont manifesté, ce matin mardi 9 octobre, devant l’Assemblée Constituante au Bardo pour exprimer leurs oppositions à l’utilisation du gaz de schiste dans les exploitations en Tunisie.


 

Les protestataires ont indiqué, qu’ils tentent, à travers cette manifestation de sensibiliser les députés sur le danger de l’exploitation du gaz de schiste, soulignant que de nombreux pays européens ont refusé son exploitation à cause de ses effets négatifs sur la nature et sur les humains.


Plus que jamais ouvert, ce débat mérite une attention particulière et des réponses précises et justes, qui ne prennent en compte que les intérêts du pays et des générations futures. espacemanager


 

________________________________________________________________________________________

Les « Verts » voient rouge ! 

 

L’affaire de l’exploitation du gaz de schiste ne finit pas de déchaîner la colère des activistes écologistes. Ce mardi 9 octobre, l’association « AgricoForest » et « Eco-système » ont marqué leur vive opposition au projet prêté au gouvernement d’autoriser la prospection et l’exploitation de cette technique en Tunisie. Quelques dizaines d’écologistes et d’experts spécialistes dans le domaine de l’écologie et de l’environnement ainsi que des simples citoyens ont manifesté devant l’Assemblée nationale constituante au Bardo, pour dissuader les autorités de permettre aux compagnies étrangères d’exploiter le gaz de schiste en Tunisie.

 

Les manifestants ont scandé plusieurs slogans, tels que « Shell Dégage », « Stop au gaz de schiste » ou encore « Protégeons notre environnement ». Ils ont appelé aussi à faire preuve de transparence dans les négociations entre l’Etat et la compagnie Shell et à suspendre toute activité liée à la prospection et à l’exploitation du gaz de schiste jusqu’à l’élaboration d’études claires et bien définies.

 

Les protestataires ont également exigé la création d’un comité indépendant composé d’experts dans le domaine et de représentants des ministères concernés ainsi que des associations écologiques, afin qu’il puisse évaluer et trancher les différents dossiers qui pourraient nuire à l’environnement et à la santé des Tunisiens.

 

Dans une déclaration à Africanmanager, Achref Gharbi, membre de l’association « AgricoForest » a indiqué que cette technique constitue un danger réel et éminent pour la santé des Tunisiens ainsi que pour les ressources naturelles notamment dans le secteur de l’eau et de l’agriculture. D’où l’organisation de cette manifestation qui vise à sensibiliser les citoyens ainsi que les membres de l’ANC aux dangers de cette technique d’exploitation et d’exploration du gaz de schiste. « Il faut penser dès maintenant à l’avenir de nos enfants. Cette technique nécessite l’utilisation de plus que 700 composants chimiques», a-t-il expliqué.

 

Achref Gharbi a aussi relevé le manque de transparence dans les relations entre le gouvernement et la société Shell. Il a appelé par conséquent à conférer plus de transparence et de clarté à la question. « S’agit-il d’une licence d’exploitation uniquement ou bien d’exploration ? », s’est-il interrogé. Au Canada et en France, cette technique d’exploration a été interdite. Ainsi, les experts à travers le monde restent unanimes à la bannir. Pourquoi on voit les risques et continue à s’entêter. Il faut que la société civile bouge. On doit agir et penser à l’avenir de nos enfants », s’est écrié Achref Gharbi.


Nous refusons cette technique…ça suffit !

 

Assma Mdalssi, enseignante, chercheur et présidente de l’association « AgricoForest » a dénoncé, de son côté, tous les effets environnementaux qui peuvent affecter les Tunisiens de près ou de loin. Elle a aussi appelé à mettre en place une législation protégeant l’environnement.


La responsable a en outre dénoncé l’absence de transparence concernant la convention signée entre Shell et le ministère de l’Industrie. « Nous refusons cette technique ; ça suffit ! On a déjà des problèmes d’hygiène. Où sont les lois qui nous protègent. Pourquoi la Tunisie s’est autorisé à octroyer des permis en l’absence de la moindre protection ? Soit que la ministre de l’Environnement ne connaît pas ce problème, il s’agit d’une entourloupe », a-telle indiqué.

 

En effet, selon elle, une fracturation hydraulique consomme autant qu’un village de 1000 personnes en une année, ce qui peut représenter une menace pour l’environnement et les terres agricoles.

 

Par contre, elle a estimé que « si la ministre de l’Environnement ignore ces aléas, nous n’ignorons pas qu’un permis de prospection et une convention ont été signés avec des compagnies étrangères. Nous ne sommes ni idiots ni dupes, il ne faut pas nous berner. Il faut qu’il y ait une transparence totale au niveau des ministères de l’Industrie et de l’Environnement.

« Il faut avoir des garanties pour la santé publique et la protection de l’environnement », a-t-elle ajouté.


Il s’agit de l’huile de schiste…et c’est plus grave !

 

Chokri Yaiche, membre de l’ANC et docteur en sciences écologiques, a expliqué que le vrai problème n’est pas celui touchant l’environnement ou l’eau, car des solutions existent, mais plutôt la désertification. « C’est une ligne rouge qu’il ne faut pas la dépasser », a-t-il expliqué.

 

Il a aussi démontré qu’il est impossible de générer du gaz dans les conditions de température, de pression et de profondeur qui sont celles du bloc destiné à ce projet.

 

Selon lui, les opérateurs et les sociétés en question visent une cible particulière. « Il y avait une différence entre l’extraction du gaz et celle de l’huile de schiste. Il est même impossible maintenant de rentabiliser le coût du baril exprimé dans le cadre de la convention signée avec Shell. Cette société projette d’obtenir des concessions d’une durée de plus de 25 ans. Il ne s’agit pas, à mon sens, de gaz mais plutôt d’huile de schiste, et c’est plus grave », a accusé Chokri Yaiche.

 

Le député a indiqué, en outre, que le gouvernement sait pertinemment qu’il y avait des problèmes avec le gaz ou l’huile de schiste. Que se cache derrière tout cela ? Pourquoi on annonce qu’il s’agit du gaz alors qu’il s’agit d’huile de schiste? Le gouvernement doit s’expliquer sur cette affaire », a-t-il affirmé.

 

En effet, un rapport de l’office national de l'énergie révèle qu'aux États-Unis, chaque puits de la formation de schiste de Barnett, dans le bassin de Fort Worth (Texas), nécessite quelque 11 millions de litres d'eau douce lors de la fracturation hydraulique. Le prélèvement d'un important volume d'eau douce dans le milieu naturel, même sur une courte période de temps, pourrait avoir des effets sur les écosystèmes aquatiques et humides, les puits d'eau potable, les systèmes d'irrigation agricole ou tout autre usage de l'eau.

 

De plus, chaque opération de récupération du gaz est accompagnée d’émissions de gaz à effet de serre qui contribue au changement climatique. Chaque forage occupe une emprise au sol d'environ un hectare (10.000 m2) pendant la période de forage. Après la période de forage et pendant toute la période d'exploitation, chaque tête de puits occupe plusieurs dizaines de m2 (l'équivalent d'une grange) au centre d'une surface « réservée » d'environ 1/3 d'hectare.

 

Plus encore, chaque puits peut produire 4 millions d'eau usée, une eau qui sera mélangée à des produits hautement corrosifs ou cancérigènes comme le benzène, et même des éléments radioactifs comme le radium.            Khadija Taboubi africanmanage

 

 

 

_____________________________________________________________________________

 Comprendre la fracturation hydraulique


La fracturation hydraulique (Helianthe)

Ce schéma ultra-simplifié réalisé pour le site Sciences et démocratie permet de comprendre la différence entre l’extraction classique et l’extraction non-conventionnelle du même gaz méthane (CH4).

Pour atteindre le gaz contenu dans les schistes, il faut forer jusqu’à plus de 1500 mètres dans la couche terrestre, puis mettre un drain horizontal, d’un à deux kilomètres de longueur, parallèle à la couche de schiste.

Afin de rendre la couche perméable, des fluides de fracturation sont envoyés sous très haute pression. Ils contiennent de l’eau, des produits chimiques et du sable.

L’infographie animée d’Owni, bien plus complète, montre comment se déroule la fracturation hydraulique étape par étape et notamment :

- qu’il faut 200 camions par forage,

- qu’il faut des millions de litres d’eau par forage,

- que plus de 500 substances chimiques sont injectées sous terre, dont certaines ne sont pas publiques. rue89

Partager cet article
Repost0
5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 02:34

Le ministre catastrophe, Mohamed Lamine Chakhari : « Pas de danger ! »

Et pourtant la réalité est choquante... 

____________________________________

 
Partager cet article
Repost0
30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 03:20

____________________


 

 

_________________________________________________

Chedly Ayari annonce des mesures pour maîtriser les importations

 

Pour parer au déficit de sa balance commerciale et à la baisse de ses réserves de changes, réduites à 96 jours d’importations, la Tunisie prépare des mesures pour rationaliser les importations de biens de consommation.

 

Pour faire face à la persistance de la tendance inflationniste sur le court terme et la dérive continue du déficit commercial, qui préoccupe la Banque centrale de Tunisie (Bct), le gouvernement s’apprête à annoncer une quinzaine de mesures visant, essentiellement, à rationaliser les importations de biens de consommation, hors alimentation.

 

Des mesures à caractère conjoncturel

 

Chedly Ayari, gouverneur de la Bct, qui a fait cette annonce, vendredi, a indiqué que le conseil d’administration de la Bct, dans sa nouvelle composition, a examiné ces mesures, lors de sa réunion le même jour, a encore indiqué M. Ayari. Celles-ci, selon lui, «revêtent un caractère conjoncturel et ne mettent pas en jeu la libéralisation du commerce tunisien».

 

A son niveau, la Bct va s’employer à décourager (ou «dés-inciter» selon le terme employé par M. Ayari) les banques à accorder des crédits à la consommation, en obligeant celles-ci à déposer auprès de ses services une réserve obligatoire (RO) d’une valeur équivalente au moins à la moitié du crédit à la consommation octroyé. Le gouverneur affirme avoir discuté de ces mesures les banquiers qu’il a rencontrés quelques jours auparavant.

 

Le gouverneur de la Bct, qui s’adressait à un panel de journalistes, a cité l'exemple du crédit automobile, relevant à cet effet, que la mesure qui sera prise ne touchera pas les procédures ordinaires d’octroi de crédits pour les voitures 4 chevaux (20% fonds propres et 80% financement bancaire), mais relèvera la barre de l’autofinancement pour les voitures de plus de 4 chevaux (40% autofinancement et 60% crédit).

 

Parer au déclin sans précédent de la balance commerciale

 

Ces mesures, a-t-il ajouté, concerneront également le domaine de change, estimant que «la situation actuelle des réserves de changes est aberrante», avec des avoirs en devise en nette baisse.

 

Jusqu’au 26 septembre, ces avoirs s’établissaient à environ 9.810 MDT, l'équivalent de 96 jours d’importations, contre 10.582 MDT ou 113 jours d’importations en 2011 et 13.003 ou 147 jours d’importations, en 2010. On approche donc du seuil, considéré comme fatidique par plusieurs économistes, des 90 jours d’importations. Il fallait donc agir en urgence en prenant des mesures de sauvegarde de la balance commerciale du pays, a dit M. Ayari, ajoutant que «le déclin du déficit commercial connaît un rythme jamais vu dans l'histoire de la Tunisie». En août 2012, il a atteint 3 milliards de dinars et devrait atteindre 4 milliards de dinars, fin 2012, selon les prévisions de la Bct.

 

Une inflation toujours en hausse

 

«La situation est d’autant plus inquiétante que les prévisions, sur le court terme, montrent que les facteurs qui peuvent militer pour une hausse de l’inflation sont plus forts que ceux pour sa stabilisation», a avancé M. Ayari.

 

Selon les prévisions établies sur la base de deux scénarios, le taux d’inflation, actuellement de l’ordre de 5,6%, devra atteindre en octobre 2012, environ 5,8% en tenant compte des augmentations salariales.

 

Dans sa réponse à une question relative à un éventuel ajustement à la hausse du taux d'intérêt directeur, M. Ayari a fait savoir que «le conseil d’administration de la Bct est pour le principe de l’ajustement, sauf que ses différents membres ont jugé qu’il faut attendre encore un peu, pour voir l’impact de la précédente hausse de 25 points de base de ce taux, décidée par le conseil d’administration le 29 août 2012, pour le porter à 3,75%», sachant que les effets d’une pareille hausse sont généralement différés de plusieurs semaines ou même de plusieurs mois. kapitalis

Partager cet article
Repost0
29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 22:14

 

 

 

________________________________________________________________________________________

Les diplômés chômeurs manifestent contre le gouvernement Ennahda

 

Des centaines de Tunisiens ont manifesté samedi à Tunis pour réclamer du travail et appelé à la chute du gouvernement dirigé par les islamistes du parti Ennahda, a constaté une journaliste de l'AFP.

 

L’Union des diplômés chômeurs (UDC) avait appelé à une marche protestataire pour un "mouvement national" le samedi 29 septembre 2012, à Tunis. La manifestation protestait contre les agressions perpétrées par le gouvernement contre les militants du mouvement et ses locaux dans plusieurs villes Tunisiennes et contre l’ignorance intentionnelle de leurs revendications.

 

Il étaient plusieurs centaines dans les rues, certains brandissant des pancartes contre le parti Ennahda : ""Où sont tes promesses, gouvernement menteur", "Le peuple veut la chute du gouvernement"... Les manifestants ont également exprimé leurs droits au travail et au développement régional.

 

Le départ de la manifestation a eu lieu devant le siège de L'Union générale tunisienne du travail (UGTT) pour se terminer sur l'avenue Habib Bourguiba.

 

De grandes mesures de sécurité et d'encadrement avaient été prises par le ministère de l'intérieur. Ainsi, l'armée avait pris position devant l'ambassade de France.

 

La manifestation non autorisée par le ministère de l'Intérieur, selon les organisateurs, était la première a avoir lieu dans Tunis depuis les violences qui ont marqué les protestations contre un film islamophobe devant l'ambassade des Etats-Unis le 14 septembre dernier. citizenside.

 

____________________________________________________________________________¸

Manifestation sans incident des diplômés chômeurs dans Tunis

 

Des centaines de Tunisiens ont manifesté samedi à Tunis pour réclamer du travail et appelé à la chute du gouvernement dirigé par les islamistes du parti Ennahda, a constaté une journaliste de l'AFP.

 

A l'appel de l'Union des diplômés chômeurs (UDC), les manifestants se sont rassemblés devant le siège de la centrale syndicale (l'Union générale des travailleurs tunisiens, UGTT) avant de défiler sur l'avenue Habib Bourguiba, artère principale de la capitale hautement surveillée par la police.

 

La marche soigneusement encadrée par un dispositif policier comprenant des unités anti-émeutes se déroulait sans incident, les manifestants étaient tenus à distance de l'ambassade de France protégée par des barbelés et des véhicules militaires depuis la publication de caricatures de Mahomet en France.

 

"Travail, liberté, dignité!", "Où sont tes promesses, gouvernement menteur", "Ni peur, ni terreur, la rue appartient au peuple", "Le peuple veut la chute du gouvernement", scandaient les manifestants.

 

"Y en marre d'attendre des promesses sans lendemain", a déclaré à l'AFP Majid Rihaï, un diplômé de l'université, âgé de 28 ans.

 

D'autres jeunes enveloppés dans des drapeaux, rouge et blanc, de la Tunisie ont dénoncé la nonchalance du gouvernement. "Ce gouvernement ne prend pas nos problèmes au sérieux et ne parle du chômage que pour nous instrumentaliser", a renchéri Amira Sassi, 25 ans.

 

Dans un communiqué, l'UDC a réclamé la publication des listes de candidats admis dans des concours d'embauche dans la fonction publique et de confier le recrutement à une instance autonome pour "garantir la transparence et mettre fin au népotisme".

 

Le gouvernement a lancé un programme d'emploi pour 25.000 personnes dans la fonction publique, en plus de milliers d'autres dans le secteur privé.

 

Le taux de chômage est tombé à 17,6% en septembre 2012 contre 18,9% durant l'année 2011 (14% en 2010), les diplômés formant le tiers de quelque 750.000 demandeurs d'emploi dans le pays.

 

Ce taux de chômage national cache d'importantes disparités régionales allant de 50% dans des régions déshéritées enclavées à moins de 6% sur la côte centre-est nantie.

 

La manifestation non autorisée par le ministère de l'Intérieur, selon les organisateurs, était la première a avoir lieu dans Tunis depuis les violences qui ont marqué les protestations contre un film islamophobe devant l'ambassade des Etats-Unis le 14 septembre.

 

Les autorités tunisiennes avaient été alors prises de court et les affrontements ont fait quatre morts parmi les manifestants issus pour la plupart de la mouvance salafiste. tempsreel.nouvelobs

Partager cet article
Repost0
22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 05:25

Tunisie _ Gaz de schiste :Hamma Hammami tire la sonnette d'alarme 

 

hamma-hammami-515x225-300x131.jpgLe porte-parole du parti des ouvrier tunisiens a mis en garde contre les projets accordés à Shell pour l’exploitation du gaz de schiste en Tunisie au gouvernorat de Kairouan.

Hamma Hammami a prévenu du risque encouru par l’utilisation des techniques d’exploitation utilisées dans ce type de projets sur les plans environnemental et sanitaire.

 Il a recommandé d’utiliser les techniques traditionnelles dans l’exploitation des champs de Gaz pour éviter les catastrophes notamment au niveau de la nappe aquifère.

 Il a mis en garde contre les multinationales qui ne cherchent qu’à réaliser des bénéfices aux dépends de l’intérêt des peuples.

 Hamma Hammami a indiqué que plusieurs projets dans certains pays européens ont été suspendus en raison de leurs risques sur la santé et l’environnement.

Il a appelé le gouvernement à plus de transparence en ce qui concerne les contrats réalisés avec les multinationales. newsoftunisia

 

 

 

 

________________________________________________________________________________________________________

Tunisie _ Mohamed Lamine Chakhari : « Les techniques d’exploitation du gaz de schiste ne sont pas dangereuses dans tous les cas! »


Mohamed Lamine Chakhari, ministre de l’Industrie, était, mercredi, l’invité de Wassim Ben Larbi, dans le cadre de la matinale Expresso. A l’ordre du jour, trois dossiers : les recrutements à la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), la convention conclue avec le groupe Shell pour l’exploitation du gaz de schiste en Tunisie et la raffinerie Skhira.
 
S’agissant de l’exploitation du gaz de schiste, le ministre a indiqué qu’en vertu de la convention conclue ( et non l’accord), le groupe Shell effectuera des travaux de prospection dans la zone du « bassin de kairouan » (qui va de kairouan jusqu’à El Jem via le gouvernorat de Sfax) et utilisera des techniques de forage sur une profondeur de plus de 4500 mètres.
 
Il s’est inscrit en faux contre les campagnes menées contre les techniques d’exploitation de ce gaz et de leur éventuel impact sur l’environnement, particulièrement, sur les eaux de surface et souterraines. « les techniques d’exploitation de ce gaz, qui ont connu un grand succès aux Etats-Unis et au Canda, ne sont pas dangereuses dans tous les cas ! », a-t-il-dit.
 
Il a tenu à préciser que si les techniques traditionnelles (forage à une profondeur de 2000 à 2500 mètres) donnent des résultats positifs (découverte de gaz et de pétrole), nous nous contenterons de ce stade. « De toute façon, a-t-il martelé, l’Etat ne tolèrera en aucune manière tout impact négatif de ces techniques sur l’environnement ».
 
Concernant la raffinerie Skhira, il a déclaré que pour des raisons de rentabilité, il a été décidé de revoir, avec le partenaire stratégique qatari « Qatar Petroleum » les études de faisabilité technico-économiques du projet dont la capacité passera du raffinage de 120 mille barils par jour comme c’était initialement prévu à 250 mille, voire même à 300 mille barils. Selon le ministre, ces études seront fin prêtes dans six mois au plus tôt et dans 9 mois au plus tard.
 
Au sujet des recrutements dans la Compagnie de phosphate de Gafsa, il a indiqué que la liste de 2600 agents d’exécution sera rendue publique, dans sa totalité au plus tard le 1er octobre selon le calendrier suivant : 12 septembre pour le site de Mdhila ( 530 agents), 19 septembre 2012 pour Redayef (454 agents), 24 septembre pour Metlaoui ( 1000 agents) et le 1er octobre 2012 pour Om Larayes(605 agents).
 
En ce qui concerne les sociétés de l’environnement opérant au bassin minier de Gafsa, M.Chakhari a annoncé l’ouverture, en octobre 2012, d’un concours pour le recrutement de 1900 autres agents et annoncé qu’un programme spécial sera élaboré à cette fin, espérant une adhésion des jeunes concernés à y adhérer de manière volontariste.

 

 

_________________________________________________________________________________________________________

Tunisie : Les journalistes indésirables à un sommet sur le gaz de schiste, à Hammamet 

 

Un sommet sur le gaz de schiste se tient ce week-end à l’hôtel Laico dans la station balnéaire de Hammamet à 60 km au sud de Tunis. C’est le deuxième du genre en Tunisie. Il devrait porter sur les techniques d’exploration et de production, mais aussi sur les investissements et l’exploitation de cette ressource en Tunisie et dans la région, rapporte le Courrier de l’Atlas.

 
Ce sommet, qui se tient du 20 au 22 septembre, est sponsorisé par de grands groupes d’exploitation et de services pétroliers tels que l’autrichien OMV ou les américains Shlumberger et Halliburton.
 

 

La présence des journalistes y a été interdite par les organisateurs. Pour rappel, l’exploitation du gaz de schiste se fait actuellement selon le procédé de fracture hydraulique, une technique qui fait de plus en plus polémique. Elle fait d’ailleurs l’objet d’âpres débats en France où le président François Hollande vient d’annoncer le rejet de plusieurs demandes de permis de forer.
 

 

Autorisé aux États-Unis, ce procédé permet de récupérer le gaz naturel prisonniers de petites poches en injectant dans le sol un mélange d’eau et de produits chimiques sous très haute pression. La fracturation hydraulique provoque, selon les organisations écologistes, un désastre environnemental en laissant une terre contaminée après la fin de l’exploitation.
Source : Le Courrier de l’Atkas africanmanager

 

 

 

___________________________________________________Recherches__Les Dangers

 

Gaz de schiste : risques de pollution de l'eau potable par le méthane

 

"Menteur! l'eau est en feu", proteste cette habitante du Texas, en colère contre le gaz de schiste qui pollue l'eau. "Frack" est le raccourci de "fracking", qui désigne la fracturation hydraulique en anglais. (LM Otero/AP/SIPA)

"Menteur! l'eau est en feu", proteste cette habitante du Texas, en colère contre le gaz de schiste qui pollue l'eau. "Frack" est le raccourci de "fracking", qui désigne la fracturation hydraulique en anglais. (LM Otero/AP/SIPA)

 

Pour la première fois, des chercheurs américains publient une étude qui évalue l’impact de l’exploitation des gaz de schiste sur la qualité de l’eau potable. L’équipe de Robert Jackson, de la Duke University, a constaté que dans les puits situés à un kilomètre ou moins de ces forages «non conventionnels», l’eau contient en moyenne 17 fois plus de méthane. 

C’était l’une des images choc du documentaire Gasland de Josh Fox, sorti cette année dans les salles françaises. Un homme ouvre le robinet de son évier en approchant la flamme d’un briquet et des flammes jaillissent… Aux États-Unis la dénonciation de la pollution de l’eau par l’exploitation des gaz de schiste, piégés dans des sédiments profonds, a conduit l’Agence pour la protection de l’environnement à lancer une étude sur l’impact de cette exploitation. Pour aller chercher ce gaz résiduel piégé dans la roche, les exploitants utilisent le forage horizontal et la fracturation hydraulique des roches (avec de l’eau sous pression, du sable et divers additifs) pour libérer le gaz et lui permettre de remonter vers la surface (voir l'infographie). 

Jusqu'à 64 mg de méthane par litre

Bien que la production de gaz de schiste ait doublé aux États-Unis entre 2009 et 2010, passant de 63 milliards de m3 à 138 milliards de m3 (lire La ruée vers le gaz de schiste), très peu d’études ont été menées sur son impact sur l’environnement et la santé humaine.

Les chercheurs de la Duke University ont analysé l’eau de 68 puits privés -qui fournissent de l’eau potable à leurs propriétaires- dans le nord-est de la Pennsylvanie et dans l’Etat de New-York. Les puits situés à un kilomètre (ou moins) d’un puits de forage de gaz de schiste contenaient 19 à 64 milligrammes de méthane par litre, contre 1,1 mg/l pour les puits situés au-delà de ce périmètre d’un kilomètre. La signature isotopique de ce gaz indique une origine thermogénique, et non pas biogénique, il serait donc bien lié à l'exploitation dans la roche profonde. 

Ces travaux sont publiés ce mardi dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (édition avancée).

Asphyxie et explosion

Que risquent les consommateurs d’une eau contenant du méthane? La libération du méthane dans l’air entraîne un risque d’asphyxie. A des concentrations élevées –la partie haute de la fourchette observée par l’équipe de Jackson- l’air devient inflammable. En revanche, les conséquences d’une consommation d’eau contenant du méthane ne sont pas connues. Ce gaz n’est pas pris en compte par les normes de potabilité des eaux. 

Dans un document accompagnant leur publication, Jackson et ses collègues recommandent le financement de travaux de recherches sur les effets du méthane sur la santé, sur la surveillance des puits d’eau potable, sur l’entreposage des fluides utilisés pour fracturer la roche. 44 millions d’Américains dépendent d’une source d’eau privée pour la consommation domestique et l’irrigation.   Cécile Dumas  sciencesetavenir.nouvelobs

 CO2: quel est le vrai bilan du gaz de schiste ?

"Il faut déterminer avec beaucoup de précision le vrai bilan du gaz de schiste : l’empreinte carbone de cette filière serait plus élevée que celle du charbon", pourtant considéré comme l’énergie la plus polluante. C’est en ces termes que Robert Howarth, de l’université Cornell (Etat de New York), a officiellement alerté l’Agence de protection de l’environnement des Etats-Unis au mois de septembre 2010.

Le scientifique américain s’insurge ainsi contre l’un des arguments forts des défenseurs de la filière établissant que la combustion du méthane émettrait moins de CO2 que celle des autres hydrocarbures. Une assertion revisitée par les calculs de Robert Howarth qui en dénonce la présentation biaisée : « Si l’on considère la combustion seule, un million de joules d’énergie apporté par le gaz de schiste émet effectivement en moyenne 13,7 g de CO2, contre 18,6 pour l’essence ordinaire, 18,9 pour le gazole et 24 pour le charbon. Mais ce n’est pas le seul critère dont il faut tenir compte ! » 

Les choses se compliquent en effet si l’on considère la technique d’extraction et le transport. L’exploitation du gaz de schiste nécessite de grandes quantités d’eau qu’il faut ensuite dépolluer. Sans compter que le forage et la fracturation hydraulique sont voraces en énergie. De plus, une partie du méthane s’échappe dans l’atmosphère lors de l’extraction, avec un pouvoir réchauffant d’au moins 25 fois plus important que le CO2. Résultat : si l’on considère l’ensemble de la filière, le gaz de schiste émettrait l’équivalent de 33 g de CO2 par million de joules d’énergie fournie contre 20,3 g pour l’essence ou le gazole. Quant au charbon, l’évaluation de la filière minière reste difficile, mais une estimation entachée d’incertitude avance 31,9 g de CO2. De fait, le gaz de schiste apparaît comme la filière qui contribue le plus à l’effet de serre…

Azar Khalatbari
(extrait du numéro 767 de Sciences et Avenir, janvier 2011)

 

 

 

__________________________________________

Les dangers de l'exploitation du gaz de schiste

 


Consulter également : 
 

 

 

 

_____________________________________________________________________________________________Le Canada

Gaz de schiste : Québec ferme complètement la porte

 

Aussitôt nommée, la nouvelle ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, a fermé définitivement la porte à l'industrie du gaz de schiste au Québec.

La nouvelle ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, a fermé la porte à l’exploitation du gaz de schiste au Québec.

Agence QMI

La nouvelle ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, a fermé la porte à l’exploitation du gaz de schiste au Québec.

 

«Notre position est très claire sur les gaz de schiste: un moratoire complet tant sur l'exploitation que sur l'exploration des gaz de schiste et nous n'avons pas changé d'idée», a-t-elle déclaré jeudi matin, à l'entrée du premier conseil des ministres du gouvernement péquiste.

Plus encore, la ministre Ouellet ne «voit pas le jour» où il y aura des technologies permettant l'exploitation sécuritaire de cette ressource.

Le précédent gouvernement libéral avait décrété un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste, le temps qu'une étude environnementale stratégique soit menée pour en évaluer les risques réels.

Engagement

Martine Ouellet ne met pas formellement un terme à cette large enquête environnementale, mais réitère l'engagement du Parti québécois en campagne électorale de confier la direction de cette étude au BAPE.

Le comité est composé de représentants de l'industrie, du milieu environnemental, des différents paliers gouvernementaux et de la société civile. «Nous avons dénoncé le comité environnemental stratégique parce qu'il y a des gens qui sont directement en conflit d'intérêts», a-t-elle rappelé.

Formé en mai 2011, le comité chargé de l'évaluation environnementale prévoyait accoucher d'un rapport en novembre 2013.

Si la nomination de Martine Ouellet à la tête du ministère des Ressources naturelles est une bénédiction pour les écologistes, mais elle fait craindre le pire au milieu des affaires. Ingénieure chez Hydro-Québec durant plusieurs années, Mme Ouellet est souvent associée au mouvement Eau Secours! au sein duquel elle s’est impliquée activement  hebdosregionaux

 

____________________________________________________________________Le monde

GAZ ET PÉTROLE DE SCHISTE : TOUR D’HORIZON D’UNE MOBILISATION CITOYENNE INTERNATIONALE

 

Extrait de "Alter Echos" - http://alter-echos.org/extractivisme-ressources-naturelles/gaz-et-petrole-de-schiste-tour-dhorizon-dune-mobilisation-citoyenne-internationale/,des infos indispensables, un article encourageant ; rédaction : Maxime Combes. 

 

Ce samedi 22 septembre est la première journée internationale d’actions coordonnées contre la fracturation hydraulique, les gaz et pétrole de schiste. Pas moins de 150 actions vont avoir lieu sur cinq continents et dans près de vingt pays. En mai 2011, un premier article publié par Alter-Echos (www.alter-echos.org) montrait que la contestation prenait de l’ampleur dans plusieurs pays. Toutes ces luttes ont contribué à ce que la fracturation hydraulique soit aujourd’hui interdite, ou fasse l’objet de moratoires ou restrictions, dans plusieurs centaines de lieux sur la planète. Tour d’horizon.


La France est souvent présentée comme le seul ou l’un des rares pays ayant interdit ou restreint l’usage de la fracturation hydraulique. Au risque, est-il affirmé, de faire de la France le seul pays à passer à côté de cette formidable opportunité que représenterait l’exploitation des gaz et pétrole de schiste. C’est pourtant faux. Suite à des mobilisations ou interpellations citoyennes, la fracturation hydraulique est aujourd’hui interdite, ou fait l’objet de moratoires ou restrictions, dans plusieurs centaines de lieux sur la planète.

 

A commencer par la Bulgarie qui a interdit la fracturation hydraulique dès janvier 2012 suite à des manifestations sans précédent. Le 14 janvier, des milliers de manifestants se sont rassemblés dans plusieurs villes bulgares. Dans un pays pourtant fortement dépendant de ses importations de gaz russe, la fracturation hydraulique a été interdite, et le permis délivré à Chevron en juin 2010 dans la région de Dobroudja annulé.

 

 Le miracle énergétique n’a pas eu lieu en Roumanie…

Alors que les gaz de schiste sont souvent présentés comme le miracle énergétique dont auraient besoin les pays de l’Est de l’Europe pour assurer leur développement économique et réduire leur dépendance énergétique, la Roumanie a également gelé toute activité autour des gaz de schiste. Après une série de manifestations importantes – des milliers de manifestants à Barlad le 22 mars 2012 – Chevron a annoncé de lui-même suspendre ses activités, sous-estimant sans doute la résistance des populations.

 

Le nouveau gouvernement, entré en fonction début mai 2012, a confirmé ses engagements de campagne avec un moratoire sur les explorations de gaz de schiste. Malgré une virulente sortie de l’ambassadeur des Etats-Unis qui a vivement exprimé son désaccord. En cours jusqu’à décembre, le moratoire pourrait être prolongé en fonction des résultats des prochaines élection législatives prévues à l’automne.

 

… ni en République Tchèque

Suite à plusieurs pétitions citoyennes, comme celle-ci, qui ont réuni plusieurs dizaines de milliers de signataires, et d’une résistance juridique et locale, le ministre de l’Environnement tchèque a annoncé le 4 mai 2012 qu’il préparait également un moratoire, le temps d’introduire un code minier plus restrictif.

 

Cuadrilla Resources et Basgas Czechia avaient jeté leur dévolu sur trois régions (Berounsko, Valašsko et Trutnovsko) comportant des parcs protégés et des ressources d’eau douce conséquentes. Les permis ont depuis été retirés. Si une intense campagne de lobbying pro-gaz de schiste est en cours, les députés et sénateurs ont sur leur table une proposition de loi pour interdire la fracturation hydraulique et le moratoire pourrait être confirmé au mois d’octobre.

 

Désillusions en Pologne

La Pologne et la Hongrie n’en sont pas là. Le gouvernement hongrois a accordé de nombreux permis d’exploration et d’exploitation depuis 2009 tandis que le gouvernement polonais est le plus virulent défenseur des gaz de schiste en Europe. Au point que son ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, ait put ironiser sur le fait que « Total puisse tirer des bénéfices du gaz de schiste en Pologne mais ne soit pas autorisé à le faire en France ». Pourtant la désillusion guette en Pologne. Un rapport officiel de l’Institut national de Géologie publié au début de l’année 2012, a mis fin aux rêves d’un nouvel eldorado énergétique. Les réserves supposées des gisements ont été divisées par trois et les ressources récupérables par plus de 10.

 

Si le gouvernement entend toujours démarrer l’exploitation commerciale à partir de 2014 – il y a aujourd’hui une douzaine de sites de forage d’exploration et 109 permis accordés – ExxonMobil a annoncé au mois de juin l’arrêt de ses travaux d’exploration, déçu par les promesses entrevues sur ses premiers forages réalisés dans les bassins de Lublin (sud-est) et Podlasie (est). De quoi rasséréner les opposants polonais qui ne s’en laissent pas compter. Ils avaient déjà bloqué une conférence de l’industrie gazière à l’automne 2011. Depuis, les actions locales se multiplient, tant pour essayer de bloquer les forages comme en ce moment près de Zamosc et du futur site de forage de Chevron, que pour intervenir sur le plan juridique.

 

Arrêt de l’exploration en Suède et en Autriche

ExxonMobil n’est pas la seule major à avoir stoppé des projets d’exploration. Shell en a fait autant dans le Sud de la Suède, sur le shale d’Alum, à la fois en raison de résultats mitigés sur trois puits explorés et de la mobilisation locale autour du collectif Heaven or sHell. En Autriche, l’entreprise nationale OMV vient d’en faire autant pour des projets situés dans le Nord-Est de l’Autriche, dans la région du Weinviertel. Officiellement en raison de l’introduction d’une nouvelle loi qui rend obligatoire une étude d’impact environnemental avant la réalisation de tout projet de forage. OMV en a conclu que « ça ne valait pas la peine ».

 

Sans préciser que les résistances locales avaient suscité plusieurs décisions d’interdiction de travaux de la part de communes de la région (Herrnbaumgarten et Poysdorf par exemple) et que le ministre autrichien de l’environnement avait lui-même déclaré que « le gaz devrait rester dans les roches » et qu’il était « absolument contre la production de gaz de schiste » tant «l’exemple américain montre que les effets sur l’environnement peuvent être désastreux ».

 

L’Allemagne craint la contamination des nappes phréatiques

Dangers que le ministre fédéral allemand de l’environnement (BMU), Peter Altmaier, Ministre fédéral de l’environnement (BMU) vient de reconnaître lors de la présentation d’un rapport officiel jugeant les composants chimiques utilisés pour la fracturation hydrauliques comme «dangereux, toxiques et dommageables pour la santé et l’environnement », faisant craindre une contamination des nappes d’eau potable. Tous les travaux sont actuellement stoppés en Allemagne, la Rhénanie du Nord Westphalie a adopté un moratoire, et les collectifs citoyens s’organisent.

 

Le premier rassemblement des collectifs allemands contre la fracturation hydraulique et l’exploitation de gaz non conventionnel s’est tenu le 25 juin dernier à Lünne en Basse-Saxe, avec une représentation de l’ensemble des collectifs, venus, outre de Basse-Saxe, de Rhénanie-Westphalie, de Hesse, Thuringe et Bavière. Leur résolution prévoit une nouvelle action lors du prochain congrès européen sur l’exploitation gazière qui se tiendra en Allemagne. Par ailleurs, de nombreuses communes, comme Hagen, essaient de bloquer l’acquisition de terrains par les entreprises gazières.

 

Danemark, Pays-Bas, Espagne, Irlande, Suisse : garanties sans fracking ?

Ailleurs en Europe, ça bouge également. Un moratoire est maintenu jusqu’à fin 2013 au Danemark alors que les Pays-Bas ont décidé de stopper toute activité et tout octroi de nouveau permis, jusqu’à ce qu’une enquête « indépendante » délivre ses conclusions. En Espagne, des collectifs citoyens se sont créés dans les régions de Burgos, Cantabrie et pays basque, régions concernées par les projets d’extraction. Une pétition est en ligne pour demander l’interdiction de la fracturation hydraulique, et de nombreuses manifestations, notamment à Santander et Vitoria le 6 octobre, sont prévues.

 

Idem en Irlande où les projets d’exploration ne laissent pas insensible une population très attachée à la qualité de son eau et de ses paysages. Ce qui suscite une mobilisation imaginative, car outre une pétition et des réunions publiques d’information, les citoyens mobilisés ont décidé de créer un logo « garanti sans fracking » à apposer sur tout ce qui provient des régions où les projets d’exploration et d’exploitation sont stoppés. En Suisse, les cantons de Fribourg, de Vaud ou encore de Genève ont suspendu les forages et/ou la délivrance de tout permis de recherche, tout en s’inquiétant des permis et projets côtés français.

 

Les secousses sismiques suspendent les projets d’extraction du Royaume-Uni

Quant au Royaume-Uni, si le gouvernement est extrêmement favorable à l’extraction d’hydrocarbures – l’imposition sur les entreprises pétrolières et gazières a été réduite par le nouveau gouvernement et le Premier Ministre David Cameron vient de nommer un ministre de l’environnement favorable à l’exploitation des gaz de schiste – les travaux sont actuellement bloqués suite à des secousses sismiques causées par la fracturation hydraulique dans la région de Blackpool (Lancashire) menée par Quadrilla Resources.

 

Par ailleurs, les promesses d’extraction sont des plus réduites. Les groupes et ONG écologistes, pour certains regroupés dans une coalition nationale, sont farouchement opposés à toute exploitation, faisant notamment remarquer, sur la base d’une étude de scientifiques duCentre Tyndall de recherche sur le climat, que l’exploitation des gaz de schiste ruinerait les objectifs du Royaume-Uni en termes de réduction de gaz à effets de serre et de lutte contre le réchauffement climatique.

 

Revers en Afrique du Sud et en Argentine

Bien-entendu, il n’y a pas que des bonnes nouvelles pour les anti-gaz de schiste. Ainsi en est-il de la récente décision du gouvernement d’Afrique du Sud de lever le moratoire qui tenait depuis plus d’un an. Effectuée sur la base d’un rapport rédigé par un groupe « d’experts » favorables à l’extraction et longtemps resté confidentiel, la levée de ce moratoire n’a pas pour autant découragé la contestation. Le Treasure Karoo Action Group, qui se bat notamment pour protéger le Karoo, région semi-désertique aux écosystèmes uniques et fragiles, vient de relancer une pétition contre ces projets.

 

En Argentine, la décision du gouvernement d’exproprier la plus grande compagnie pétrolière du pays (YPF), jusqu’ici détenue par la multinationale espagnole Repsol, va de pair avec l’objectif de devenir un exportateur net d’hydrocarbures non conventionnels. Plusieurs gisements de pétrole et de gaz de schiste sont visés dans le bassin de Neuquen, une région où les communautés locales, notamment indigènes, ont déjà fortement été affectées par l’extraction de pétrole et gaz conventionnels. Total détient des permis sur place et YPF vient d’annoncer un rapprochement avec Gazprom pour exploiter ces gaz de schiste.

 

La contestation grandit en Nouvelle-Zélande et en Australie

De l’autre côté du Globe, de plus en plus de voix s’élèvent en Nouvelle-Zélande pour demander un moratoire sur la fracturation hydraulique qui est aujourd’hui pratiquée dans les régions de Taranaki et Waikato, suscitant des mobilisations locales. Chez le grand voisin australien, principalement l’objet d’exploration de gaz de couche (coal-seam gas) qui nécessite l’usage de la fracturation hydraulique pour être extrait de manière active, les protestations se multiplient.

 

Début septembre, ce sont 88 % des 15 000 votants de la ville de Lismore, région des Northern Rivers, qui ont dit « Non » à l’exploitation de ce gaz, lors d’une enquête scientifique. Pour l’organisation Lock the Gate, c’est la preuve que cette industrie ne dispose pas de « licence sociale ». Malgré ces résistances (voir cette vidéo), l’entreprise Santos vient d’annoncer être en passe de mettre sur le marché la première production commerciale de gaz de schiste extrait en Australie.

 

Le Québec, vers un moratoire ad vitam aeternam ?

Une situation ambivalente qui se retrouve en Amérique du Nord. Le nouveau gouvernement du Québec vient d’annoncer « un moratoire complet, tant sur l’exploration que sur l’exploitation du gaz de schiste ». Suite à une mobilisation citoyenne au Québec sans précédent (voir notre article), un moratoire était de fait entré en vigueur le temps de la rendue d’un rapport d’experts, attendu pour Octobre 2013.

 

Ce groupe d’experts avait même évacué toute possibilité de recourir à des expérimentations scientifiques, souhaitant s’appuyer sur les données déjà existantes, notamment celles des dix neuf puits déjà fracturés au Québec. Reste à savoir si ce moratoire sur la fracturation hydraulique sera étendu au pétrole, et donc aux projets de l’entreprise Junex sur l’île d’Anticosti, ce qui n’est pas encore assuré. Dans le Canada anglais, la Nouvelle-Ecosse a également décrété un moratoire de deux ans.

 

Les langues se délient aux Etats-Unis

Une situation qui contraste avec celle des Etats-Unis, où un million de puits ont été forés et deux millions de fracturations hydrauliques réalisées. Pourtant la situation est bien plus contrastée qu’on ne l’imagine. A ce jour, selon l’organisation Food & Water Watch, plus de 270 communes des Etats-Unis ont pris des mesures face à la fracturation hydraulique. Les Etats du New Jersey et de New York ont adopté un moratoire tandis que l’Etat du Vermont l’a interdite.

 

Par ailleurs, et ce dans l’attente de la publication d’ici la fin de l’année des premiers résultats d’une étude très attendue sur l’impact du gaz de schiste sur les eaux souterraines, l’Agence de protection de l’environnement (EPA) a timidement commencé à encadrer les activités des compagnies gazières, reconnaissant par là-même qu’il y avait un problème. Le tout a permis de briser un tabou et de délier les langues. Même l’économiste Paul Krugman y est allé de sonédito critique. Considérant que le boom des pétroles et des gaz de schiste aux Etats-Unis était trompeur sur le plan économique, ne créant guère d’emplois, se développant au détriment de l’environnement et remplissant les poches de quelques gros industriels.

 

« Il existe un mouvement citoyen mondial contre la fracturation hydraulique »

Et loin de l’apathie généralisée qui peut coller à la peau de l’Américain, nombre de groupes locaux et organisations sont aujourd’hui mobilisées aux Etats-Unis contre les gaz et pétrole de schiste. S’appuyant sur les travaux de Josh Fox (Gasland et The sky is pink) ou sur leur propre expérience des conséquences locales de l’extraction des pétroles et gaz de schiste, ils multiplient les initiatives visant à interpeller l’opinion publique et les décideurs. La journée internationale d’actions du 22 septembre en est l’exemple même. Ce sont des dizaines d’actionsqui vont se dérouler aux quatre coins des Etats-Unis, de la Pennsylvanie à la Californie en passant même par le Texas.

 

A l’image des Etats-Unis, cette journée mondiale d’actions n’est rien de moins que la mise en évidence qu’il existe un mouvement citoyen mondial contre la fracturation hydraulique, contre les gaz et pétrole de schiste. Certes, un mouvement international avec des vides puisque la Chine, l’Algérie ou la Tunisie ne seront pas de la partie. Néanmoins les 150 actions prévues dans près de 20 pays (Canada, Etats-Unis, Mexique, Argentine, Afrique du Sud, France, Espagne, Irlande, Royaume-Uni, Belgique, Pays-Bas, Allemagne, République Tchèque, Bulgarie, Roumanie, Australie…) illustre le caractère mondial de l’opposition à ces projets dévastateurs et, face à l’offensive sur le terrain et dans les médias des industries pétrolières et gazières. Une journée pour repousser avec force leur propagande. gazdeschiste-collectif

Plus d’informations sur la Journée mondiale d’actions du 22 septembre :

 

Partager cet article
Repost0
21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 02:49

__________________________

Le ministre de l’Industrie répond à la controverse sur le gaz de schiste



Mohamed Lamine Chakhari, ministre de l’Industrie, s’est exprimé aujourd’hui 19 septembre 2012 sur les ondes d’Express Fm, entre autres, afin de répondre à la controverse causée par la signature récente du gouvernement d’une convention avec le groupe Shell pour l’exploitation du gaz de schiste en Tunisie, et plus précisément au gouvernorat de Kairouan.

A ce propos, le ministre de l’Industrie a indiqué qu’en vertu de ladite convention, le groupe Shell effectuera des travaux de prospection dans la zone du "bassin de Kairouan" et utilisera des techniques de forage sur une profondeur de plus de 4500 mètres.

Répondant aux critiques mettant en cause les techniques d’exploitation de ce gaz et leur impact sur les eaux de surface et souterraines, il a affirmé : "les techniques d’exploitation de ce gaz, qui ont connu un grand succès aux Etats-Unis et au Canda, ne sont pas dangereuses dans tous les cas ".

M. Chakhari a tenu à préciser que les techniques traditionnelles concernant le forage à une profondeur de 2000 à 2500 mètres présentent des atouts tels que la découverte de gaz et de pétrole.
Il a ajouté : "De toutes les façons, l’Etat ne tolèrera, en aucune manière, tout impact négatif de ces techniques sur l’environnement".


Or, un documentaire réalisé avec l’aide de chercheurs et scientifiques intitulé "Gaz de schiste, un gaz très controversé" et publié par l’AFP, prouve, sans équivoque, la dangerosité de l’exploitation de ce gaz (voir la vidéo).


 

__________________________________

 

Débat : Gaz de schiste 

 

Partager cet article
Repost0
16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 03:58

Souffrance et désespoir ...

_________________________________________________________________________________

 
____________________________________________________________________________________________________________

 

Les associations réclament une commission d'enquête sur le naufrage de Lampedusa, où une cinquantaine de migrants tunisiens ont disparu.

Image transmise par les gardes-côtes italiens les montrant en train de secourir des immigrants au large de Lampedusa, le 18 août.

Image transmise par les gardes-côtes italiens les montrant en train de secourir des immigrants au large de Lampedusa, le 18 août. © AP/Sipa

"Il faut cesser ce massacre !" Amor ne mâche pas ses mots. Place du 14-Janvier, à Tunis, jeudi 13 septembre, il proteste avec plusieurs autres familles pour demander des réponses sur les disparitions des harragas, ces émigrés qui embarquent sur des bateaux de fortune pour gagner irrégulièrement l'Europe. L'an dernier, son fils de 17 ans est parti. Il n'a jamais rejoint l'Italie. "Je n'étais pas d'accord. Je connais la France, je sais qu'il n'y a rien là-bas. Notre situation sociale n'est pas enviable, mais elle n'est pas médiocre non plus. Celui qui organisait l'opération a menti à ces jeunes. Il faut que cela s'arrête", lance ce père désormais président de l'Association des familles victimes de l'émigration clandestine.

 

La marche, organisée par le Forum des droits économiques et sociaux, devait se diriger vers la place des Droits de l'homme, située avenue Mohamed-V. Mais les familles, les portraits de leurs enfants entre les mains, en ont décidé autrement. Direction avenue Habib-Bourguiba. Puis l'ambassade d'Italie. Cris, pleurs, la police essaie de les dissuader. Rien à faire. Un cordon de sécurité se met en place.

Zones d'ombre

"Ces parents ont raison ! lance un jeune aux abords de la marche. Il a fallu que des jeunes brûlent des pneus pour que le gouvernement publie la liste des noms des rescapés (du naufrage de la nuit du 6 au 7 septembre, NDLR). S'ils font plus de bruit, peut-être que le gouvernement bougera." Le 10 septembre, dans la ville d'El Fahs, située à une soixantaine de kilomètres de Tunis, des échauffourées ont éclaté. Le commissariat mais aussi le poste de la garde nationale ont été incendiés, selon l'agence de presse tunisienne.

 

Le silence du gouvernement tunisien face au naufrage, qui a fait des dizaines de disparus, commençait à devenir pesant et les familles demandaient des explications. Une liste des 56 rescapés a été rendue publique le lendemain par le ministère des Affaires étrangères. Liste pourtant datée du 7 septembre. Le secrétaire d'État aux Migrations, Houcine Jaziri, et le ministre tunisien des Affaires étrangères, Rafik Abdessalem, se sont rendus sur place. 

 

Plus d'une centaine de Tunisiens seraient partis le 6 septembre depuis Sfax pour parcourir les 225 kilomètres qui séparent la seconde ville du pays de l'île italienne Lampedusa. "On ne sait pas combien ils étaient sur le bateau. Les témoignages ne concordent pas. Certains évoquent 120 personnes, d'autres 136. Les noms non plus ne correspondent pas. On n'est même pas sûrs qu'il n'y avait qu'un bateau", explique Karima Souid, députée et assesseur auprès du président de l'Assemblée constituante. 

 

Elle est l'une des cinq membres de la délégation mise en place, le 12 septembre, par l'Assemblée nationale constituante tunisienne chargée de suivre le dossier de ce naufrage. "Ce problème n'est pas nouveau, mais, là, il s'agit du drame de trop. C'est un drame national et la responsabilité est collective. Ce n'est pas la faute du gouvernement", estime la députée, qui regrette notamment que les Tunisiens arrivés la semaine dernière sur les côtes italiennes aient donné "de fausses identités" de peur d'être renvoyés en Tunisie. "Du coup, les noms ne correspondent pas aux fichiers."

Lourd dispositif de surveillance

Les associations demandent la mise en place d'une commission d'enquête civile pour faire la lumière sur ce naufrage, mais aussi sur les disparitions des Tunisiens depuis plus d'un an et demi. Pour la députée, "il n'y a pas lieu de créer une commission d'enquête puisque c'est sur le sol italien". Elle concède que les autorités tunisiennes et italiennes doivent travailler de concert, mais explique que c'est le cas. De fait, en octobre, la Tunisie et l'Italie devraient se rencontrer afin d'établir un projet bilatéral visant à renforcer la sécurité côtière.

 

Un projet que dénonce le réseau Boat4People, qui milite pour une approche moins policière de la migration. Après avoir réussi à récupérer les coordonnées du naufrage, les activistes de Boat4People ont constaté que l'embarcation était couverte par un réseau GSM (téléphone portable) et des radars italiens. Elle était également dans la zone de recherche et de secours italienne, celle de contrôle des carabiniers et celle des gardes des finances, mais aussi dans une zone bénéficiant de l'appui aérien de Frontex, l'agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures. "Cela fait six dispositifs qui permettent de repérer un bateau qui coule. Si les pays européens avaient la volonté de secourir les migrants, ils pourraient être plus efficaces", dénonce Nicanor Haon, coordinateur de projet au sein du réseau, qui évoque "une politique du rejet des émigrés, surtout depuis la révolution (tunisienne, NDLR)". lepoint

___________________________________________________________________________________________________
Lampedusa : Arrestation du capitaine de l’embarcation et de son adjoint
 

Le chef de la police du département d'Agrigente en Italie, a annoncé, vendredi 14 septembre 2012, l'arrestation de deux émigrés parmi les rescapés tunisiens du naufrage de l'embarcation clandestine survenu la semaine dernière au large de l'île de Lampedusa. Ces arrestations interviennent suite à l'enquête des autorités sécuritaires italiennes et aux déclarations de six rescapés désignant les deux individus comme étant le capitaine de l'embarcation et son adjoint.
 

Un responsable de la ville de Lampedusa a fait savoir, lors d'une séance de travail avec le ministre des Affaires étrangères, Rafik Abdessalem, que 40 parmi les rescapés ont été retrouvés sur l'île rocheuse de Lampione, tandis que les autres ont été secourus au large.
« Les premiers appels de détresse ont été émis par un homme et une femme parlant parfaitement la langue italienne et dont les informations sur le nombre des passagers étaient contradictoires », a-t-il ajouté, précisant que le corps de cette femme, Ines Ben Ahmed Khériss, née le 5 janvier 1981, a été récupéré en mer.

Les responsables italiens ont, également, fait part de leur détermination à poursuivre les recherches des personnes portées disparues.

 
Le ministre des Affaires étrangères s'est rendu au centre d'hébergement des émigrés de Lampedusa où il s'est informé auprès des rescapés des circonstances de la catastrophe et des conditions d'accueil au sein du centre.
Rafik Abdessalem avait auparavant souligné que ces vagues d'émigration clandestines ne doivent pas entraver les relations amicales, bien établies, entre les deux pays.

 
Le centre d'hébergement de Lampedusa compte 82 émigrés clandestins de nationalité tunisienne dont les 54 rescapés du dernier naufrage. Les autres sont arrivés sur l'île le 8 et le 9 septembre courant. businessnews
Partager cet article
Repost0
14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 03:03

El Fahs : Des parents en colère…

Parents de victimes du drame de Lampedusa : sit-in et marche vers l'ambassade d'Italie 

 


 

 

______________________________

Des parents de victimes du drame de Lampedusa incendient les postes de police et de la garde nationale d’El Fahs


 

Des parents de victimes du drame de Lampedusa ont manifesté violemment leur colère dans la nuit du lundi à mardi dans la ville d’El Fahs suite à des informations jugées erronées concernant l’identité des jeunes de la localité, rescapés du naufrage de la barque de pêche qui transportait des émigrés clandestins au large de l’île italienne de Lampedusa.


Les parents protestataires ont incendié les postes de la sécurité et de la garde nationales de la ville. Des proches des disparus originaires de la ville dont Ferhani Ben Halima, ont indiqué que la colère des protestataires a été attisée à la suite d’une communication avec le ministère des Affaires étrangères affirmant que les deux listes nominatives des rescapés annoncées par des responsables locaux était erronées.


Des citoyens s’étaient rassemblés de nuit pour protester contre l’absence d’informations crédibles concernant les disparus parmi les enfants de leur ville. Ils ont incendié les deux postes détruisant totalement tous les documents et les équipements.


Des affrontements ont, alors, éclaté entre les protestataires et les agents de sécurité qui ont fait usage de bombes lacrymogènes pour disperser les manifestants et empêcher que d’autres établissements administratifs subissent le même sort.


Treize jeunes ont, d’autre part, été arrêtés et mis à la disposition de l’instruction, accusés de participation aux violences et à l’incendie. tunisienumerique

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : thala solidaire.over-blog.com
  • : ThalaSolidaire est dédié à la ville de Thala, ville phare de la Révolution tunisienne. Thala est une petite agglomération du centre-ouest de la Tunisie. Elle est connue pour son histoire antique, ses sources, ses carrières de marbre, devenues une sorte de tragédie écologique et économique, sa résistance et sa misère. Thala solidaire a pour objectif de rassembler toutes les voix INDIGNÉES pour donner à cette terre ainsi qu'à toutes autres terres un droit à la vie et à la dignité…
  • Contact

Recherche

Vidéos

Catégories