Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 08:38

Prix des produits alimentaires fixés par le gouvernement

 

Le ministère de l’Industrie et du Commerce a mis à la disposition des citoyens un numéro vert (80.100.191) pour informer les décideurs sur les dépassements dans les prix des produits alimentaires fixés par l’Etat.

Pour faire face à la cherté de la vie, le ministère de l’Industrie et du Commerce a mis des contrôleurs sur le marché. Ainsi qu’un numéro vert à la disposition des citoyens. Voici la nouvelle liste des prix des produits alimentaires de première nécessité : 

pommes de terre importées : 540 millimes le kg ;

pommes de terre locales : 750 millimes le kg ;

viande de veau sans os : 14 dinars le kg ;

viande de veau avec os : 10 dinars le kg ;

viande d’agneau : 15 dinars le kg ;

4 œufs à 590 millimes ;

viande de poulet : 4,850 dinars le kg ;

escalope : 8 dinars le kg ;

oignon de saison : 600 millimes le kg ;

oignon sec (têtes) : 800 millimes le kg ;

carottes : 540 millimes le kg.

source kapitalis



____________________________________________________________________________

La dette extérieure de la Tunisie face aux revenus de l’État

Ministère des finances de la République tunisienne

Dans l’article intitulé « La dette extérieure : un frein au développement de la Tunisie », je me suis attaché à présenter la dette extérieure de la Tunisie de manière alternative en démontrant que l’évolution de cette dette est exponentielle, que la moyenne des intérêts était de l’ordre de 60 % et que le fait d’exprimer la dette en pourcentage du PIB était ni rigoureuse, ni objective.

Dans ce nouvel article je souhaite poursuivre le raisonnement en confrontant la dette aux revenus de l’état tunisien. En effet, il est raisonnable d’analyser la dette en fonction des capacités de l’état à la rembourser, c’est-à-dire en fonction de ses revenus. L’objectif est donc d’étudier les revenus de l’état tunisien, leur évolution, leur décomposition et enfin d’analyser la dette en pourcentage de ses revenus.

Toutes les sources de ce document proviennent intégralement de la base de données de la Banque Mondiale.


I – Evolution des revenus de l’état tunisien


Selon les définitions fournies par la Banque Mondiale et donc le FMI, les revenus de l’état sont de deux types.

Premièrement il s’agit des revenus qui correspondent aux recettes de trésorerie provenant des taxes, cotisations sociales, et d’autres recettes telles que des amendes, des frais, le loyer et le revenu provenant de biens ou de vente.

Deuxièmement, les subventions et autres revenus comprennent les subventions provenant d’autres gouvernements étrangers, organisations internationales, et d’autres entités publiques, les intérêts, les dividendes, etc… Autrement dit, ce que le FMI et la Banque Mondiale considèrent être des subventions, je les qualifie de dette, sans autre détour car des dons il y en a quasiment pas et des remises de dette il n’y en pas eu. On doit y ajouter les ressources de l’état autres que les recettes fiscales et celles du patrimoine national.

 

Figure 1: Montants (en milliards de TND) des revenus de l’état tunisien


Dans la figure 1, On peut observer que les revenus de l’état tunisien sont en constante augmentation pour atteindre, en 2009, un montant total de 18 782 700 000 TND ; Soit une augmentation de 456,42% depuis 1990. Il est à noter que cette augmentation de revenus est essentiellement due à l’augmentation des recettes fiscales et de manière plus minoritaire à l’augmentation de la dette publique.

 

Afin de mieux cerner l’évolution des revenus de l’état tunisien, il est nécessaire de les décomposer, par catégorie de recettes pour comprendre qui finance, en réalité, la nation.


II – Décomposition des revenus de l’état tunisien et impact des plans d’ajustement structurel imposés par le FMI et de l’accord de libre-échange avec l’UE

 

Figure 2: Evolution des recettes qui composent les revenus de l'état tunisien.


Dans la figure 2, Les « subventions » et autres recettes figurent en rouge et évoluent à la baisse en termes de pourcentage de revenus de l’état. Il faut préciser, que s’ils sont ici en baisse, en réalité, en termes de montants, ils sont malgré tout en augmentation. Pour plus d’information à ce sujet je vous renvoie à l’article « La dette extérieure : un frein au développement de la Tunisie ».

 

Les autres catégories de la figure 2, décomposent les recettes fiscales de l’état tunisien. Ainsi on peut observer que les taxes sur les exportations (bleu) sont quasiment nulles. De plus, les impôts sur le commerce extérieur (violet) sont en net diminution : ils ont été divisés par près de 4. Il est essentiel de comprendre que ces droits de douanes concernent exclusivement les taxes sur les importations. Les données avant 1990 n’étant pas disponibles, il faut savoir que les taxes sur les exportations ont quasiment disparu suite aux plans d’ajustement du FMI à la fin des années 80. Il en est de même pour les taxes sur les importations qui, suite à ces plans, sont passés de 36 à 27% rien qu’en 1988. La poursuite de cette politique d’ouverture s’est ainsi poursuivie les décennies suivantes.

Nous observons de même une rupture en 1996, qui correspond à la mise en place de l’Accord de Libre-échange avec l’Union Européenne, dont nous avons montré l’asymétrie des échanges avec la Tunisie, qui a instauré une exonération des droits de douane entre les deux entités (voir sur le site de la douane tunisienne) et qui explique donc la fonte des recettes issues du commerce international.

A l’inverse des réductions des droits de douanes sur les importations, on constate que les recettes fiscales provenant des impôts sur la consommation, des impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital ainsi que des contributions sociales ont globalement été multipliés par deux. Ceci est aussi dû aux injonctions du FMI qui pour rappel, lors de sa récente visite en 2010 au titre de l’article IV concernant la Tunisie, exigeait :

« 22. Le régime fiscal pourrait être rendu plus favorable aux entreprises.

Des comparaisons avec les autres économies émergentes indiquent que la pression fiscale sur les entreprises est relativement élevée en Tunisie et qu’il serait également possible d’accroître le rendement des taxes sur la consommation. C’est pourquoi, une réduction de l’impôt sur les bénéfices des entreprises, compensée par un relèvement du taux normal de la TVA ainsi qu’un élargissement de son assiette moyennant l’élimination de certaines exonérations, serait susceptibles de stimuler la croissance. Les services du FMI sont satisfaits du fait que les autorités prévoient de poursuivre la réforme des droits de douane pour les rapprocher des normes internationales, en réduisant davantage les niveaux et le nombre de taux. »

Ce même FMI, que certains medias tunisiens tentent de protéger par des stratégies de manipulation des masses comme nous avons analysé dans l’article : « Stratégie de l’épouvantail. Application au FMI en Tunisie ». Malheureusement, les montants des recettes fiscales ne sont pas disponibles dans la base de données de la banque mondiale pour évaluer ce que rapportent exactement les taxes à l’état. Cependant on peut conclure que les droits de douanes ont été diminués et sont compensés par une augmentation de l’imposition au détriment de la population.


III – Comparaison de l’évolution des recettes de l’état tunisien et du stock de la dette extérieure.


Figure 3: Evolution comparée des recettes de l'état et du stock de la dette extérieure

Sur la figure 3 figure en rouge le stock de la dette extérieure et en bleu les recettes totales de l’état. En vert figure dans la continuité des revenus de l’état une estimation constante des recettes de l’état pour les années 2010 et 2011 afin de compléter la carence de la base de données de la Banque Mondiale.

La figure 3 illustre d’une part que le stock de la dette extérieure de la Tunisie est en augmentation et particulièrement entre 2009 et 2011 où elle a augmenté de près de 15%. D’autre part, même si les revenus de l’état ont également augmenté, ceux-ci figurent toujours en dessous du stock de la dette extérieure. Autrement dit, l’état tunisien n’est pas solvable et n’est donc pas en mesure de rembourser ses emprunts à l’étranger.

Dans ces circonstances, exprimer la dette extérieure en pourcentage du PIB telle qu’elle est communément présentée, relève de la manipulation. En effet, le ratio dette/PIB oscille entre 40% et 50% du PIB. Aussi bien le gouverneur de la BCT, Mustapha Kamel Nabli (MKN), que les atugéens nous racontent que la dette extérieure de la Tunisie est soutenable car elle se situe en dessous de 60%, limite qu’ils prennent pour référence pour définir la soutenabilité de la dette selon les critères de Maastricht de l’union européenne. MKN et les atugéens semblent ne pas comprendre que la Tunisie n’est pas l’Europe, que les deux économies ne sont pas comparables et que la dette extérieure tunisienne n’est pas une dette souveraine car elle n’est pas libellée en monnaie locale mais en devise (USD, Euro et YEN essentiellement). Afin de se procurer de la devise, pour honorer sa dette et ses intérêts, la Tunisie s’approvisionne sur les marchés financiers internationaux (MFI), c’est-à-dire sur le marché de la dette.

Ainsi, le ratio dette/PIB n’a aucun sens pour la Tunisie. Ce ratio ne présente pas la solvabilité du pays, sauf à dire qu’il faut vendre entre 40% et 50% du pays à des étrangers pour être en mesure de régler la dette et surtout l’accumulation de ses intérêts.

Afin de mesurer la soutenabilité de la dette extérieure par rapport à l’économie tunisienne, il est indispensable de la mesurer, non pas en fonction du PIB, mais en fonction des revenus de l’état tunisien.


IV – Soutenabilité de la dette extérieure de la Tunisie.


Il existe plusieurs méthodes pour évaluer la soutenabilité du stock de la dette extérieure de la Tunisie. Le premier qui sera présenté sera le ratio de la dette extérieure de la Tunisie en fonction des revenus de l’état. Le second sera ratio de la dette extérieure de la Tunisie en fonction des revenus des exportations qui fournissent à la Tunisie de la devise étrangère. Enfin le troisième sera ratio de la dette extérieure de la Tunisie en fonction des réserves de devises et d’or de la nation.


1. Ratio de la dette extérieure de la Tunisie en fonction des revenus de l’état


Figure 4: ratio dette/revenus

Le calcul du ratio de la dette extérieure de la Tunisie en fonction des revenus de l’état (figure 4) démontre que la dette tunisienne est insoutenable pour l’économie du pays. En effet, le stock de la dette évolue autour de 150% des recettes de l’état, ce qui veut dire, qu’a l’heure actuelle, la Tunisie est un pays en faillite et qui n’est absolument pas capable de rembourser quoi que ce soit. La stratégie de de MKN consiste à gagner du temps. Il engage la Tunisie dans un surendettement pour payer les anciennes dettes avec les flux monétaires des nouvelles dettes contractées. Cette stratégie n’est pas un modèle de développement mais une fuite en avant qui conduit le pays droit dans un mur, au détriment des investissements et de la population tunisienne qui se trouve de jour en jour confrontée à un mur de dette qu’elle n’a pas souhaité et qu’elle ne pourra de toute façon pas rembourser.


2. Ratio de la dette extérieure de la Tunisie en fonction des revenus des exportations


Figure 5: Stock de la dette extérieure exprimée en pourcentage des revenus des exportations

Les exportations sont la seule source nette de devise de la Tunisie. Exprimer le stock de la dette en fonction des revenus des exportations permet de visualiser la soutenabilité de la dette en fonction de la source de devise. Là encore le ratio est éloquent. La dette extérieure de la Tunisie est insoutenable. En 2010, il aurait fallu sacrifier la totalité des revenus des exportations pour rembourser la dette extérieure, ce qui est impossible à faire en une année car le pays est malgré tout dépendant, à l’heure actuelle d’un certain nombre d’importations. Cependant, il peut être envisagé de se débarrasser progressivement de la dette extérieure grâce aux revenus des exportations selon un plan qui inclurait la réduction rapide des nouveaux contrats d’endettement, la limitation des importations au strict nécessaire et en allouant une part des revenus des exportations aux paiements de la dette extérieure qui ne serait pas odieuse. Dans tous les cas de figure, ce plan doit être associé à l’audit des finances, de la Banque Centrale, et de la dette extérieure ainsi qu’à l’annulation de la dette odieuse et illégitime qui appartient à Ben Ali et ses complices.

 

Figure 6: Stock de la dette extérieure exprimée en pourcentage des réserves totales de devises et d'Or


Enfin, le seul est unique et réel moyen d’évaluer la soutenabilité de la dette extérieure et de l’exprimer en fonction des réserves total en devises et en Or de la Tunisie. La figure 6 démontre que la dette extérieure de la Tunisie n’a jamais été soutenable et que pour l’année 2010 elle est deux fois plus élevée que les réserves financière réelles du pays. Il est essentiel pour la Tunisie de se sortir du piège infernale de la dette qui la saigne et qui représente une perpétuelle menace sur sa souveraineté financière et son indépendance politique et économique.

 

V – Député(e)s de l’assemblée nationale constituante, c’est à vous de jouer !


Le RAID-ATTAC-CADTM, le Comité de réflexion sur l’économie Tunisienne (CRET), Collectif “Auditons les Créances Européennes envers la Tunisie” (ACET), et d’autres militants ont soutenu et revendiqué, à juste titre, un moratoire sur la dette tunisienne et les finances de l’état. A l’heure actuelle MKN refuse catégoriquement de procéder aux audits (voir notre article : « EXCLUSIF : Le vrai visage de Mustapha Kamel Nabli alias MKN » et contrairement à ce qu’il prétend il s’oppose à toute transparence du bilan de la banque centrale de la Tunisie (BCT)). Outre cette opposition, il a même revendiqué l’indépendance de la BCT, pour se libérer de toute obligation ou justification devant le peuple tunisien via un gouvernement légitimement élu, ce qui est une attitude clairement contre révolutionnaire. (Voir l’enquête : « la révolution économique mise en danger par nabli à la BCT »)

Avant les élections du 23 octobre, les partis tunisiens étaient clairement favorables à un audit de la dette publique tunisienne et aujourd’hui des forces vives du pays réclament la transparence dans la gestion de l’Etat comme la campagne #7ell qui exige une politique d’ « open government ». Suite aux élections, les partis qui s’étaient engagés à mettre en place un audit de la dette n’ont toujours pas tenu leur promesse. Il est encore temps (voir la vidéo des promesses des partis).

La dette tunisienne contractée sous Ben Ali est un fardeau pour les tunisiens et un frein au développement du pays. Le moratoire sur la dette est un devoir envers les générations de tunisiennes et tunisiens du présent et du futur. La dette odieuse de Ben Ali doit être annulée en vertu de la jurisprudence internationale, car cette dette à desservi le peuple, plus grave encore elle a financé la répression et l’obscurantisme d’une dictature (voir l’affaire Amesys sur le matériel de surveillance français venu à Ben Ali).

Mesdames, Messieurs les député(e)s de l’ANC, vous êtes aujourd’hui les représentants du peuple souverain tunisien qui s’est révolté pour mettre fin à cette dictature policière, financière et économique. Vous avez le devoir d’informer le peuple tunisien sur la totalité de ces questions en procédant à un audit profond des finances de l’état et de la dette publique qui ont servi à un dictateur pour s’enrichir et réprimer la population, et maintenu le pays dans un asservissement total. Nous ne vous jugerons que sur vos actes.

source nawaat

Partager cet article
Repost0
5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 02:25
L'AVEC fait de l'inégalité régionale son cheval de bataille


egalite-chancesL’AVEC (Association Vigilance et Egalité des Chances), une nouvelle association dont l’objectif est l’égalité des chances pour tous les citoyens tunisiens, a organisé le 29 décembre 2011 un débat au cours duquel son vice-président Mourad Gachem a illustré les inégalités régionales par de solides statistiques.
 

L’inégalité dans le développement régional est l’un des leitmotivs de la Tunisie postrévolutionnaire. Mais la présentation de l’AVEC est peut-être la première à détailler les difficultés que rencontrent les régions intérieures du pays. En prenant pour références Kasserine dans le centre-ouest de la Tunisie et Tunis dans le Nord, le constat est que plus on s’éloigne des côtes et plus les indicateurs de développement déclinent. Il y a 45 médecins pour 1 000* habitants à Kasserine contre 363 à Tunis et 175 à Sfax, également au Nord.

D’autres indicateurs comme le taux d’analphabétisme suivent la même tendance. Pour une moyenne de 23% sur l’ensemble du territoire national, il est de 35% à Kasserine pour 14.5% à Tunis. De même, 88.2% des entreprises se localisent dans les régions côtières du nord-est et du centre-est de la Tunisie, régions qui concentrent également un plus de 60% de la population.


AVEC accorde dans l’égalité des chances une attention particulière à l’égalité entre les hommes et les femmes. Khédija Madani, la présidente de l’association a dévoilé son programme pour cette nouvelle année et qui comprend la mise en place d’un réseau de veille sur les écarts entre les hommes et les femmes et entre les régions ainsi que l’instauration d’un partenariat avec les ONG lié aux activités de l’AVEC.

lemagazine


_________________          

*Remarque : les statistiques portant sur le nombre de médecins par 1000 habitants ne sont pas crédibles. En effet le tableau suivant montre que les chiffres présentés dans l'article ci-dessous  doivent être corrigés de la sorte : 0,45 médecins par mille à kasserine; 3,75/1000 à Tunis et 1,75/1000 à Sfax. Noureddine

 

 

______________________________________________________________

Tunisie : médecins (par 1000 habitants)

 

Très forte croissance en 49 ans

 

Évolution   

Pour l'ensemble de la période 1960-2009, on enregistre une moyenne annuelle de 0,5.
C'est en 2004 qu'on enregistre le plus haut niveau (1,3) et c'est en 1960 qu'on enregistre le plus bas niveau (0,1).  Le changement enregistré entre la première et la dernière année est de 1093%. 

Pour effectuer ce calcul, nous disposons des résultats pour 16 années de la période 1960-2009. Sur la base de ces informations, on peut estimer qu'en 2010 ces données devraient être de l'ordre de 1,1. Construite selon un modèle statistique fort simple, cette prévision présente un niveau de fiabilité élevé puisque les variations des 49 années présentent une structure relativement simple. 

 

Définition 

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), un médecin est un gradué d'une institution ou d'une école de médecine qui oeuvre dans le domaine de la médecine (pratique, enseignement, recherche). L'indicateur évalue leur nombre par tranche de 1000 habitants.

 

Année                                Médecins/1000 hab.

1960 0,1
1965 0,125
1970 0,169
1975 0,169
1980 0,271
1981 0,275
1986 0,461
1990 0,528
1991 0,537
1992 0,645
1993 0,651
1994 0,567
1995 0,663
1997 0,7
2004 1,34
2009 1,19
2010* 1,371
2011* 1,415

 

 

 

Notes méthodologiques

Les dernières années, marquées par un astérisque (*), sont des estimations effectuées par Perspective monde à partir des cinq données précédentes, selon un modèle de régression linéaire simple.

 

source perspective

 

 

__________________________________________________________________________

 

Les inégalités régionales  en Tunisie


Les différences économiques et sociales  sont démesurées entre la région de Sidi-Bouzid qui a vu partir la révolte tunisienne et la capitale Tunis qui l’a vu aboutir. Au point que l’on serait tenté de parodier le titre de l’ouvrage de J.F. Gravier sur la France au début des années 1950 en soulignant l’écart entre  « Tunis et le désert tunisien ».  Mais une telle vision serait un peu simpliste et c’est plutôt à une Chine en miniature que fait penser la Tunisie car l’opposition n’est pas simplement entre la capitale et la province, mais aussi et surtout entre le littoral et l’intérieur.  D’un côté, de riches régions côtières ouvertes sur l’économie mondiale, de l’autre des régions  intérieures pauvres mais jeunes qui fournissent les migrants nécessaires aux industries touristiques et manufacturières de la côte.
  

Transition démographique et exode rural

 Une fracture sociale et territoriale

 Une métropolisation au profit du littoral

 Synthèse : les trois Tunisies 

Partager cet article
Repost0
3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 05:36


 

__________________________________________________________________
Le président Moncef Marzouki convoite la Libye

 

 

Le président tunisien Moncef Marzouki tient sa promesse: il effectue son premier voyage officiel en Libye voisine. Un voyage qui a valeur de symbole, des retrouvailles entre deux pays entrés dans une nouvelle ère. Le chef de l’Etat tunisien entame une visite de deux jours, les 2 et 3 janvier, accompagné d’une forte délégation notamment des milieux des affaires.

Des entretiens avec le président du Conseil national libyen de Transition (CNT), Mustapha Abdel Jalil, le Premier ministre, Abderahim el-Kib, et les membres du gouvernement, ainsi que des représentants de la société civile libyenne sont inscrits au programme avec le passage respectivement à Tripoli, Misrata et Benghazi. Le site tunisien Leaders.com.tn livre le commentaire d’une source tunisienne sur le déplacement en Libye.

«La symbolique de cette visite est forte. Elle est essentiellement une visite d’amitié et de coopération à caractère politique qui trouve toute sa signification à travers des liens séculaires entre les deux peuples et une volonté partagée pour un avenir commun.»

Minute Buzz Maghreb observe qu’en réalisant sa promesse, Marzouki rompt une tradition de la diplomatie tunisienne qui veut que «la première destination du chef de l’État s’effectue en Algérie».

Un choix novateur qui s’explique, selon ce site, en raison des «conditions similaires dans lesquelles vivent la Tunisie et son voisin du Sud depuis le début de l’année 2011, situation chaotique à laquelle les deux pays doivent remédier, notamment en établissant une meilleure coordination entre eux». 

Au-delà du symbole, la visite a une forte connotation économique. D’ailleurs à la tête de la délégation d’hommes d’affaires tunisiens se trouvent Wided Bouchammoui, qui dirige le syndicat patronal tunisien Utica, et Tarek Cherif, président de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect).

Les besoins en termes de reconstruction sont énormes. Mais n’est-il pas trop tôt pour envoyer des cadres et techniciens tunisiens en Libye, s’interroge Leaders?

Les milieux d’affaires tunisiens ne le pensent pas. Au contraire, ils veulent «structurer la démarche des opérateurs tunisiens». Selon cette même source, il existe déjà des initiatives «pour constituer des groupements tuniso-tunisiens et tuniso-libyens» notamment dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) et «des sociétés mixtes s’apprêtent à voir le jour».

La visite du président tunisien en Libye aurait pu être entachée par un incident frontalier qui a précédé le voyage. Un gendarme tunisien avait été enlevé le 31 décembre par un groupe armé libyen avant d'être libéré le lendemain. Mais selon le ministère de l'Intérieur tunisien cité par RFI, «des actions de cette nature ne réussiront pas à porter atteinte aux bonnes relations» entre les deux pays.

source slateafrique

__________________________________________

Moncef Marzouki appelle à la fusion entre la Tunisie et la Libye


 

Moncef Marzouki, président provisoire de la République, a appelé, lors de sa visite en Libye, à passer de la phase de coopération à celle de la fusion entre la Tunisie et la Libye, selon l’Agence de presse officielle libyenne (JANA). Il a, également, appelé à œuvrer pour la création d’une "Union des peuples arabes indépendants".


M. Marzouki a demandé, aussi, de redynamiser le projet de l’Union du Maghreb arabe (UMA). Il a souhaité que sa visite en Libye constitue un tournant pour entamer une nouvelle ère de la longue histoire commune entre les deux pays. Il a considéré que l’instauration de la démocratie et du retour de la souveraineté aux peuples permettront d’ouvrir des horizons pour l’intégration et le travail en commun entre les deux pays, que les dictatures ne permettaient pas.

 
On notera que M. Marzouki était accompagné dans sa visite de deux jours, d'une délégation d'hommes d'affaires triés soigneusement. Ce tri a provoqué la colère de plusieurs investisseurs tunisiens, connaisseurs du marché libyen, qui ont déclaré que nous n'en avions pas fini avec le copinage et le clientélisme tout en s'interrogeant sur la façon avec laquelle on a sélectionné les membres de la délégation.

source businessnews


_________________________________________________________

 

Baghdadi sera extradé s'il bénéficie d'un «procès équitable»

Le président tunisien Moncef Marzouki (g) et le chef du CNT libyen Moustapha Abdeljalil dans le salon VIP de l'aéroport international de Tripoli, le 2 janvier 2012.

Le président tunisien Moncef Marzouki (g) et le chef du CNT libyen Moustapha Abdeljalil dans le salon VIP de l'aéroport international de Tripoli, le 2 janvier 2012.  REUTERS/Ismail Zitouny

Le président tunisien est depuis le 2 janvier en visite officielle en Libye pour deux jours. Moncef Marzouki a promis lundi à Tripoli de remettre l'ex-Premier ministre libyen Baghdadi al-Mahmoudi aux nouvelles autorités libyennes si celles-ci lui garantissent un « un procès équitable ».

Une visite - la première sortie du président tunisien, d'abord politique.

Baghdadi al-Mahmoudi était le plus important officiel libyen en détention avant que ne soit capturé Seif al-Islam Kadhafi en novembre dernier. Arrêté en septembre dans le sud tunisien pour avoir franchi « illégalement» la frontière, la justice tunisienne a décidé que Mahmoudi devrait être extradé vers la Libye.

Le président tunisien défend cette décision : «Nous en Tunisie, nous demandons à l'Arabie Saoudite l'extradition de Ben Ali pour les milliards qu'il a dérobés au peuple. Il est naturel que les Libyens, réclament al-Mahmoudi Baghdadi à la Tunisie ».

Une position qui dérange franchement les organisations des droits de l'homme notamment Amnesty International, dont Marzouki est un ancien représentant en Tunisie. Elles estiment elles qu'un procès équitable est impossible pour le moment et qu’Al Mahmoudi encourt de vrais risques. Pour preuve, disent-elles, la façon dont l'ancien leader Mouammar Kadhafi a été traité puis tué après sa capture à Syrte en octobre dernier.

Mais Moncef Marzouki a assuré que la Tunisie veillerait d'abord à ce que soient réunies les garanties d'un procès équitable. Des propos de nature à contenter les nouvelles autorités de Tripoli. Alors que ce mardi, c'est de coopération économique dont il sera question, avec en perspective du travail pour les milliers de chômeurs tunisiens.

En effet, pour son premier déplacement à l'étranger, Moncef Marzouki est accompagné d'une importante délégation d'hommes d'affaires tunisiens. Parmi eux, Tarak Chérif qui est également président de Conecct, Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie, un nouveau syndicat patronal fondé après le départ de Ben Ali. Il espère que cette visite permettra de redémarrer les échanges commerciaux entre les deux pays.

source rfi.fr

 

_________________________________


 

Partager cet article
Repost0
30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 00:50

 

Les  nouveaux membres du  bureau exécutif de l'UGTT : 

- Houcine Abbassi  : ( secrétaire général )
- Belgacem Ayari;
- Mouldi Jendoubi; 
- Abdelkarim Jrad; 
- Bouali Mbarki; 
- Samir Cheffi;
- Noureddine Tabboubi; 
- Mohamed Msallmi;
- Hfaiedh Hfaiedh; 
- Sami Tahri;
- Anouar Ben Gaddour; 
- Kamel Saad;
- Kacem Aiffia.

source espace et Shems Fm

 

_________________________

 

 توزيع المسؤوليات في المكتب التنفيذي لاتحاد الشغل
تم توزيع المسؤوليات داخل المكتب التنفيذي للاتحاد العام التونسي للشغل على النحو التالي

 حسين العباسي الأمين العام

نور الدين الطبوبي الأمين العام المساعد المسؤول عن النظام الداخلي

بوعلي المباركي الأمين العام المسؤول عن قسم المالية والإدارة
حفيظ حفيظ الأمين العام المساعد المسؤول عن قسم الوظيفة العمومية
قاسم عيفية الأمين العام المساعد المسؤول عن قسم العلاقات العربية والدولية والهجرة
سامي الطاهري الأمين العام المساعد المسؤول عن قسم الاعلام والنشر والاتصال
سمير الشفي الأمين العام المساعد المسؤول عن قسم المرأة والشباب العامل والجمعيات
محمد المسلمي الأمين العام المساعد المسؤول عن قسم التكوين النقابي والتثقيف العمالي
عبد الكريم جراد الأمين العام المساعد المسؤول عن التغطية الاجتماعية والصحة والسلامة المهنية
بلقاسم العياري الأمين العام المساعد المسؤول عن قسم القطاع الخاص
أنور بن قدور الأمين العام المساعد المسؤول عن قسم الدراسات والتوثيق
كمال سعد الأمين العام المساعد المسؤول عن القطاع العام والمنشآت العمومية
المولدي الجندوبي الأمين العام المساعد المسؤول عن قسم التشريع

 

source ugtt.page.officielle

 

 

____________________________________________________

Nouveau bureau exécutif de l’UGTT : Du changement dans l’air !  

 

 

Le rideau est tombé, ce jeudi soir, sur le 22ème congrès national de l’UGTT avec l’élection d’unnouveau bureau exécutif qui sera dirigé par le nouveau secrétaire général, Houcine Abassi.


S’agit-il d’un tournant dans l’action que la centrale syndicale envisage de conduire alors que se multiplient et s’aggravent les défis auxquels la Tunisie doit faire face et que la Révolution du 14 janvier a créé une nouvelle réalité qui commande des approches inédites, et des vocations nouvelles pour les uns et les autres ?


Dès l’abord, on ne manquera pas de relever ce qui peut s’apparenter au postulat dans lequel l’organisation ouvrière s’est toujours reconnue et qui a été souligné noir sur blanc dans la motion générale adoptée par les congressistes, à savoir l'UGTT "était, demeure et restera à jamais" une force de militantisme et d'édification pour un avenir meilleur de la Tunisie.


C’est visiblement l’un des rares vecteurs de continuité qui empreint l’action syndicale, laquelle semble, dans les faits, s’orienter vers d’autres axes de deux ordres : l’un politique, l’autre économique. Le politique, c’est cette affirmation sans ambigüité que l’UGTT entend jouer un rôle politique majeur en tant que partenaire à part entière et avec lequel il importe de composer.


Ce rôle, on en décèle les préliminaires dans « l’espoir » exprimé de voir la prochaine constitution de la République instituer la souveraineté du peuple, à travers la séparation des pouvoirs et l'alternance pacifique au pouvoir afin de répondre aux aspirations du peuple tunisien et de placer la Tunisie dans le concert des nations développées qui jouissent de la liberté, de la démocratie, de l'équité et d'une vie digne, et d'en faire un pays ancré dans son identité arabo-islamique, tout en restant ouverte sur les valeurs universelles.


On y verra moins une profession de foi et une adhésion à des valeurs partagées que l’expression d’une manifeste volonté de la centrale syndicale de chercher des soutiens auprès des autres composantes de l’establishment politique et des forces sociales , nommément les différents partis politiques, organisations et associations ayant en commun les mêmes principes et objectifs, pour une action qui s'inscrit dans le droit-fil du rôle d'appui à l'action de la société civile, « l'objectif étant de développer la vie politique de manière à contribuer activement aux débats sur les choix de développement et partant, réaliser les aspirations du peuple tunisien ».


Plus concrètement et plus spécifiquement, le nouveau gouvernement est appelé, pour ne pas dire sommé, d’adopter une politique d'emploi aux contours clairs à travers la révision du système des relations de travail, l'instauration d'un dialogue social constructif et responsable et la promotion de la région au statut de pôle actif de développement en lui conférant davantage d'autonomie.


Faisant référence à la révolution du 14 janvier « une parfaite illustration du refus par les Tunisiens des choix libéraux qui n'ont cessé de creuser les écarts et les disparités entre les régions et de générer des difficultés supplémentaires pour les entreprises nationales, provoquant ainsi une crise d'emploi », l’organisation syndicale insiste sur « la dynamique qui a permis à l'organisation ouvrière d'aller de l'avant sur la voie de la réalisation des acquis historiques, à travers la suppression de la formule de la sous-traitance dans le secteur public et l'identification de solutions alternatives aux catégories sociales démunies, en plus de la révision du pouvoir d'achat des salariés dans le cadre de la responsabilité, tout en prenant en considération les spécificités de la conjoncture nationale ».


Au demeurant, l’UGTT estime que la situation économique dans le pays commande d'unifier les rangs au service de la Tunisie loin des calculs politiques étriqués et des tentatives d'atteinte à la réputation de l'organisation syndicale en lui imputant, à elle seule, la responsabilité de la détérioration de la situation.


Enfin , autre exhortation : celle plaidant pour la révision du code d'incitation aux investissements, appelant à édifier une économie nationale fondée sur la protection de l'investisseur national, loin de toutes les formes de spéculation, et à mettre en place un cadre législatif idoine et un climat d'investissement transparent garanti par une justice indépendante qui exerce sa mission, loin des milieux politiques et financiers.

source africanmanager


Partager cet article
Repost0
12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 03:01
 
Partager cet article
Repost0
23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 05:01
 
Action I
       
 
Contre la dictature de la dette
  
مسيرة شعبيّة لإسقاط دكتاتوريّة المديونيّة
Lieu : ساحة 14 جانقي- شارع الحبيب بورقيبة
Manif : Date/heure : dimanche 25 septembre 2011 11:00... Av. Bourguiba
 
Venez nombreux pour protester et exiger la suspension du remboursement de la dette tunisienne qui étrangle le peuple! Nous devons absolument faire entendre nos voix avant le paiement de la 2ème tranche du service de la dette 2011, prévue courant septembre.

Rendez-vous le dimanche 25 septembre à partir de 11h00 sur la place du 14 janvier, Avenue Bourguiba, pour le départ !  
Parce qu’il n’y aucune raison pour que nous, nos enfants et les générations futures payent les factures des Ben Ali, des Trabelsi, et de leur clan aux prêteurs étrangers qui se sont aventuré à signer des chèques au régime dictatorial de Ben Ali. Le 24 septembre, nous invitons tous les blogueurs à s’exprimer sans restriction aucune de ligne éditoriale contre la dette inique tunisienne.

Vous n’avez pas de blog ? Votre profil facebook de micro-blogging twitter seront votre blog, alors n’hésitez pas à écrire des notes, twitter des liens d’articles et de documents pour promouvoir l'action contre la dictature de la dette.

Cette action pour objectifs de :
·    Sensibiliser nos concitoyens et les fédérer autour de cette cause.
·     Manifester notre engagement contre toutes les formes de dictatures qui menacent le processus démocratique tunisien.

Source : .http://azls.blogspot.com/search/label/Dictature%20de%20la%20dette%
  
___________________________________
  
Action II
 
Contre le règlement inconditionnel de la dette tunisienne…
Pétition à signer :
 
     
Partager cet article
Repost0
4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 19:28

Communiqué : le Congrès Pour la République (CPR) sollicite les partis politiques pour un audit sur la dette...   

 

Le Congrès Pour la République, membre du Collectif pour un audit des créances françaises et européennes envers la Tunisie qui regroupe différentes associations, partis politiques et des indépendants tunisiens et français, appelle tous les partis politiques tunisiens à rejoindre le Collectif en adhérant à la charte jointe en annexe de cette lettre (la procédure d’adhésion est explicitée dans la charte). 
 
L’endettement est un des moyens exceptionnels de financement de l’économie dont toutes les nations font usage. Ce moyen, que nous n’appelons pas à rejeter systématiquement, doit toutefois être géré dans le cadre d’une bonne gouvernance. Sans la réglementation et la rationalisation de ce moyen de financement, l’endettement ne peut que nuire à l’économie des nations et créer une hémorragie des richesses des pays les plus pauvres vers les institutions financières et les pays les plus riches. C’est le cas de la Tunisie dont le service de la dette lui coûte annuellement six fois le budget de la santé. 
 
L’endettement est aussi une décision souveraine qui doit être soumise à la consultation nationale. En l’absence de parlement et d’institutions légitimes, les dettes contractées par les gouvernements de transition en Tunisie depuis le 14 janvier, et qui s’élèvent au total à 4 milliards de dollars, ne peuvent relever d’une décision souveraine. Dans une démocratie saine, des institutions républicaines indépendantes veillent au bon usage des emprunts qui doivent être investis dans l’intérêt du peuple, en l’absence de cette condition on parle de dette illégitime ou dette odieuse. La dette odieuse a été définie en droit comme étant une dette contractée par un régime non démocratique dont la finalité est autre que celle de bénéficier au développement des populations locales et ce, tout en connaissance de cause des créanciers.
 
Au vu de l’augmentation vertigineuse de l’endettement en Tunisie sous le règne du régime corrompu de Ben Ali, couplée à une situation socio-économique qui n’a cessé de se détériorer, le CPR considère qu’il est de notre devoir envers la chère patrie d’appeler à un gel immédiat des remboursements de la dette et de procéder à un audit afin d’en distinguer la part odieuse de la part légitime. Nous avons besoin d’un sursaut national pour garantir toutes les conditions nécessaires pour que le peuple tunisien, qui aspire au progrès et à la prospérité, puisse se libérer du fardeau handicapant de la dette.

 

Source : http://www.gnet.tn/revue-de-presse-nationale/le-cpr-sollicite-les-partis-politiques-pour-un-audit-sur-la-dette/id-menu-958.html

 

_______________________________________________________________

 
Point de vue : 107 partis devant l’épreuve des élections?
 
Par Riadh Azaiez
« La démocratie  est le régime politique dans lequel  le peuple est souverain. Elle est essentielle pour la construction d'une nouvelle République »
 
Cette thèse repose sur trois notions que sont la démocratie, la politique et la république. 
L’étymologie de ces trois mots nous renvoie directement vers la Grèce et à sa civilisation.
Nous nous intéressons au sort réservé à ces mêmes notions, dans la langue arabe. 
La   démocratie n’est pas traduite, elle est juste transcrite en lettres arabes. 
La politique, gestion de la cité, est traduite par conduite, sans  autre forme de précision.
La république est quant à elle traduite par Jomhouria. Le terme  renvoie davantage à un grand rassemblement qu'à un système politique particulier.
 
Les transpositions d’une civilisation à l’autre, de valeurs mêmes supposées être universelles, peuvent  parfois poser problème.
 
De nombreux pays arabes tentent toujours péniblement aujourd’hui de traduire ces trois notions au quotidien.
Notre Tunisie a quant à elle connu il y'a plus de deux  mille ans la République de Carthage.
Elle a ensuite  connu sa seconde république le 25 juillet 1957, après l'indépendance et l’abolition de la royauté. 
Cette seconde république a apporté une  prospérité certaine mais a aussi souffert d'un déficit démocratique important.
 
Aujourd'hui
 
Aujourd’hui, le pays est censé  mettre en place les assises d'une nouvelle république. 107 partis politiques et de nombreuses listes indépendantes pourront participer à l’élection démocratique, le 23 octobre 2011, des membres d’une assemblée constituante. Les préparatifs vont bon train.
 
Le parti Ennahdha met la touche finale à ses listes qui devraient couvrir  la totalité des circonscriptions.
Rached Ghannouchi a déjà proclamé à certains médias sa victoire avant d'avoir livré bataille et annonce surtout un million d'adhérents. En effet, ce parti pourrait tirer profit d'un mode de scrutin qui lui aurait été taillé sur mesure, mais les différents sondages ne le créditent que d'un score moyen de 15 %. Il est aussi utile de préciser qu' Ennahdha tire aussi avantage d'un scrutin qui sera tenu en un tour seulement.
 
L'organisation d'un second tour aurait été défavorable à ce parti, les reports de voix se seraient fait le plus souvent à son détriment.
 
Ennahdha compte aussi une dizaine de partis satellites, même si elle compte aussi beaucoup de détracteurs qui l'accusent d'aliéner l'islam à des fins strictement politiques. Les intégristes refusent généralement toute évolution au nom de la tradition ; la chariaa étant la seule source de droit reconnue.
 
L'adversaire direct d’Ennahdha, le Parti Démocratique Progressiste, accuse plusieurs points de retard dans les sondages. Le leader du PDP, Néjib Chebbi vient d’appeler toutes les forces démocratiques à constituer un front uni.
Mais à qui est adressé réellement cet appel?
 
Le pôle de la modernité constitué autour d'Ettajdid ( ex parti communiste), Ettakatol , Afek et la nouvelle étoile, l 'Union Patriotique Libre du  milliardaire Slim Riahi tenteront, à des degrés divers, de confirmer leurs présence sur un maximum de circonscriptions électorales.
 
Ce quarto complétera la liste des partis qui devraient siéger dans l’assemblée constituante.
 
Toutefois, en politique comme dans le football, une partie n'est jamais gagnée d'avance. De nouveaux  éléments pourraient perturber l’issue du scrutin. En effet, quatre partis politiques se proclamant de la mouvance destourienne, viennent d’annoncer la constitution de listes communes dans une série de circonscriptions.
 
Ces nouvelles listes pourraient  être totalement rejetées par certains mais pourraient être aussi  portées à bouts de bras par d’autres, exaspérés et même écoeurés par le désordre et la désorganisation qui règnent depuis plusieurs mois.
 
D’autre part, de nombreuses listes indépendantes sont annoncées  dans de nombreuses circonscriptions. Certaines sont  construites autour de personnalités reconnues dans le domaine du sport ou du spectacle. Elles peuvent constituer une  offre de substitution dans des régions ou le crédit des partis politiques est au plus bas.
 
Le scrutin permettra aussi aux  partis de l'extrême gauche et aux  mouvements se proclamant du panarabisme de prendre la mesure de leur réelle représentativité au sein de la population tunisienne.
 
Et pour finir, soixante dix partis  risquent de ne pas participer au processus électoral. En effet ils souhaitent associer le peuple à la définition des prérogatives de l’assemblée constituante ainsi que sur  la durée de ses travaux. Ces partis pourraient, dans un cas extrême, appeler la population à boycotter les élections ou appuyer région par région la liste républicaine, la mieux placée.
 
En conclusion 
 
Ennahdha et le PDP sont aujourd’hui les partis qui devraient peser le plus sur ce scrutin. 
Les listes indépendantes pourraient déjouer les pronostics électoraux dans certaines régions.  
Les listes seront connues au plus tard  07 Septembre 2011, mais  nous assisterons, dans les semaines qui suivent, à de nombreux retraits.
Les désistements pourraient dégager, même de manière imparfaite, deux pôles : un conservateur autour d’Ennahdha et, un  moderniste, autour du PDP.
 
Mais, le chemin pour atteindre la date du scrutin est long et parsemé d'embûches. 
 
Le silence du gouvernement face aux appels à référendum est étrange. Pourtant, la constitution avant la date des élections d'un gouvernement de salut national et l’organisation du référendum pourraient constituer la meilleure garantie pour la réussite des élections.

source : http://www.leaders.com.tn/article/107-partis-devant-l-epreuve-des-elections?id=6223

 

 

 

  ___________________________________________________

 

Slim Riahi, l’homme qu’on n’attendait pas

slim riahi
Le tout Tunis journalistique (ou presque) a répondu lundi à l’invitation de Slim Riahi, fondateur de l’Union patriotique libre (Upl). Mais voilà, ce dernier était aux abonnés absents. Le mystère continue.
 Par Zohra Abid

 


Slim Riahi, que tout le monde attendait, dans tous les sens du terme, n’était pas le seul absent. Son bras droit (et vice-président de l’Upl), Nejib Derouiche n’a pas, non plus, daigné venir. C’est donc finalement à Mohsen Hassen – à la fois universitaire, Pdg de plusieurs entreprises et membre du ce parti né le 19 juin dernier –, qu’a échu la mission d’animer cette première rencontre avec les médias.

 

Un Opni dans le ciel de la transition tunisienne
L’absence du chef du parti a suscité mille et une interrogations dans la salle archi-comble. Pourquoi ce jeu de cache-cache ? L’entretien du mystère autour de la personne de M. Riahi fait-il partie d’une stratégie de communication politique? Slim Riahi a des engagements à l’intérieur du pays, s’est contenté d’expliquer M. Hassen, promettant de répondre à toutes les questions avec transparence requise. Mais la déception des confrères fut grande de ne pouvoir parler de vive voix avec Slim Riahi, cet Opni (Objet politique non identifié) qui est entré par effraction, et à coup de matraquage publicitaire, dans le ciel de la transition tunisienne. Ce sera donc pour une autre fois. Inchallah!


Hassen Ben Othman en pamoison devant Slim Riahi (sur NessmaTV)

 

Question transparence, l’interview accordée dimanche soir par Slim Riahi à la chaîne de télévision maghrébine Nessma TV a laissé les téléspectateurs sur leur faim. Il faut dire que l’interviewer, Hassen Ben Othman, très admiratif du jeune homme d’affaires fraichement entré en politique, n’a pas su poser les bonnes questions. Il parlait d’ailleurs plus que son invité, qui s’est contenté parfois de réponses de style télégraphique.

 

Biographie officielle de Slim Riahi
Avant deux mois, les Tunisiens n’avaient jamais entendu parler de Slim Riahi. Mais la pub, énormément de pub et partout sur l’Upl a retenu, bon gré mal gré, leur attention. Qui est cet homme qui claque 5 millions de dinars dans une campagne de publicité pour un parti qui se résume, pour le moment encore, à un nom et un sigle? Quelques photos de Slim Riahi (et beaucoup de rumeurs très fantaisistes à son sujet) ont circulé sur les réseaux sociaux, mais l’homme est resté entouré d’une aura énigmatique. 

«C’est un homme de 39 ans. Il vient d’un village modeste, d’ailleurs toute l’équipe qui l’entoure vient de l’intérieur du pays et non des quartiers huppés. Tous ceux qui sont dans le bureau exécutif ont fait les grandes écoles et réussi dans leur vie», a dit M. Hassen. Et d’ajouter que Slim Riahi est l’enfant d’un juge qui s’est souvent opposé à Bourguiba, premier président de la Tunisie. «Dans les années 1980, le juge Riahi a été contraint de quitter le pays. Direction: la Libye. Ses enfants ont fini tout naturellement par le suivre. Et c’est dans ce pays voisin, où Slim a fait ses études secondaires et supérieures avant de partir en Angleterre pour se spécialiser en sciences de gestion. Slim a fait une carrière dans les affaires et s’est construit», a ajouté M. Hassen.



mohsen-hassen
Mohsen Hassen

 

L’histoire (et la montée en puissance) de M. Riahi, ressemble, certes, à une success story à l’américaine. Mais une success story qui suscite encore, chez certains adeptes de la théorie du complot, beaucoup d’interrogations. Que cherche cet homme? Pourquoi dépense-t-il tant d’argent? Ne craint-il pas d’être bouffé par ses illustres aînés qui se bousculent dans le marigot politique tunisien? D’où vient sa fortune? Est-il l’ami de Seif El Islam Kadhafi, comme on le colporte dans les réseaux sociaux? Et s’il n’était qu’un prête-nom ou un homme de main des Kadhafi? On l'a même soupçonné d'être un agent des services britanniques et états-unisiens (pas moins!), et quoi encore? M. Hassen balaie toutes ces supputations d’un revers de la main. «M. Riahi a réussi à la tête de son groupe, Capital Gate. Ses partenaires sont Européens et Arabes du Golfe avec lesquels il réalise 70% de son chiffre d’affaires. Les 30% restants, il les doit à ses activités en Libye», a dit M. Hassen, sur son collègue et ami, qui a fait fortune dans les services pétroliers et l’immobilier.

 

Un homme d’affaires avant tout
Selon M. Hassen, le chef de l’Upl a de l’argent et tout son souhait est d’aider son pays qui passe par un moment critique. Il sent le besoin et le devoir de rentrer au pays avec de l’argent et de nouvelles idées. La politique, qui n’a pas beaucoup réussi à son père, l’attire comme un aimant. Mais cet homme aussi discret que pressé sait-il vraiment où il va et où il va amener ses compatriotes. «L’économie tunisienne est en état d’alerte. Par amour à la patrie et au lieu d’aller à Singapour, en Asie centrale ou dans des paradis fiscaux, Slim Riahi s’est dépêché pour injecter de l’argent dans la Bourse de Tunis [en acquérant 5% du capital de Carthage Cement, Ndlr], préférant ainsi investir dans son pays», a plaidé M. Hassen, avant d’entrer au vif du sujet. 

Tout en soulignant qu’il n’y a aucun doute sur l’origine propre et la transparence de la fortune de Slim Riahi, M. Hassen s’inscrit en faux contre ceux qui racontent que ce dernier a des relations directes ou indirectes avec le régime de Kadhafi. «Slim Riahi n’a jamais eu des transactions ni avec Kadhafi ni avec son fils Seïf El Islam, ni toute autre personne et l’argent qu’il a ramené pour booster la Bourse est passé sous le contrôle avant d’être transféré au pays», a-t-il précisé.  
Interrogé sur les actions que Slim Riahi a achetées dans Carthage Cement et le groupe de presse Dar Assabah, le responsable de l’Upl s’est contenté de confirmer ces informations. En effet, le chef de l’Upl détient actuellement 5% de la première entreprise. Concernant les négociations de parts dans Dar Assabah, les choses restent peu claires. Certains parlent de 20%, d’autres de 5%. 
 

On en connaît un peu plus sur les fondateurs du parti. Quid alors de son programme? «Il est prêt. Nous allons l’annoncer très prochainement lors d’un point de presse», a répondu M. Hassen. Et d’ajouter que l’Upl est bien représenté dans les régions avec pas moins de 120 bureaux. Déjà? «Nous avons des milliers de demandes d’adhésion. Les ont viennent à l’Upl parce qu’on leur explique qu’il est indispensable de rompre définitivement avec le passé. Qu’il n’est plus question de laisser les régions livrées à elles-mêmes. Qu’il est du devoir de l’Upl de réunir toutes les sensibilités du pays et de travailler la main dans la main (exceptés les corrompus) pour redresser la situation dans le pays», insiste-t-il.
 

M. Hassen sait très bien que la scène politique tunisienne grouille de partis. Il sait aussi que tant que ces partis se chamaillent entre eux et ne mettent pas en première ligne l’intérêt du peuple, le pays reste en danger. Le patron de l’Upl a montré hier une certaine agressivité envers le mouvement Ennahdha, l’accusant de vouloir réinstaurer une dictature. Est-ce une position partagée par tous les membres de l’Upl? «Nous n’écartons aucun parti. Ennahdha a le droit d’exister. Nous ne pouvons pas oublier son combat pendant les années Bourguiba et Ben Ali et son existence sur l’échiquier est naturelle. Mais ce que nous refusons, c’est le style dictatorial de Rached Ghannouchi. Nous respectons, certes, l’homme, mais il se comporte comme s’il était déjà président en rappelant que son parti compte un million de membres», a essayé de rectifier M. Hassen. 
Les Uplistes, quant à eux, promettent monts et merveilles aux Tunisiens: «Les banques seront citoyennes et investiront davantage dans les régions. Nous avons invité des experts qui ont fait des études et localisé les failles de notre système économique et social. Vous allez être surpris de notre programme économique!», promet l’homme d’affaires.

 

Loin des idéologies et proche des gens 
A l’évidence, l’Upl et son fondateur n’entendent pas se contenter du matraquage publicitaire (à la radio, à la télé, sur les journaux et autres affiches urbaines). Ils s’apprêtent à entrer en force dans l’arène politique. Et à croiser les armes avec les autres partis. «Cette publicité, c’est pour que les gens nous identifient. C’est loin d’être une campagne électorale. Nous essayons d’incarner les principes des jeunes de la révolution qui a fait trembler le monde», a dit M. Hassen non sans quelque fierté. Et d’ajouter que les aides allouées par Slim Riahi aux populations démunies dans les régions sont un geste strictement personnel et que le Tunisien ne se vend pas pour un kg de sucre ou de pâtes. 

Et d’insister sur le positionnement de l’Upl, qui n’est ni de gauche ni de droite, mais un parti réaliste, pragmatique, loin des idéologies et proche des gens. Il voit l’avenir de la Tunisie dans un régime républicain avec une stricte séparation des pouvoirs. Le parti préconise aussi un mandat présidentiel de 5 ans renouvelable une seule fois, ainsi que la séparation entre des élections présidentielle et législatives. Ce ne sont là que quelques grandes lignes, la suite sera révélée  prochainement. Sans doute par Slim Riahi en chair et en os, qui ne pourra pas poser de nouveau un lapin aux journalistes...

 

Source : http://kapitalis.com/fokus/62-national/5629-tunisie-slim-riahi-lhomme-quon-nattendait-pas.html


 

 

 

 

 

 

 


Partager cet article
Repost0
17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 06:16

 Affaire DSK : les derniers développements de l'enquête

 

 

 

Délai entre départ de l'hôtel et l'alerte du Sofitel. Les policiers enquêtant sur la tentative de viol présumée de Dominique Strauss-Kahn s'interrogent sur le délai d'une heure entre son départ de l'hôtel et l'alerte donnée par le Sofitel, a appris Reuters mercredi de source proche du dossier.

Ils estiment que la femme de chambre, qui l'accuse d'agression sexuelle et de tentative de viol, est entrée dans la chambre peu après 12 heures, heure locale. A 12 h 29 ou 12 h 30, selon les caméras de surveillance de l'hôtel et des témoins, Strauss-Kahn a quitté l'hôtel en hâte, sans passer par la réception, et hélé un taxi.

Les policiers pensent que la femme de chambre a presque immédiatement rapporté l'agression présumée à plusieurs collègues. Le premier appel de l'hôtel au 911, le numéro d'urgence de la police, a été reçu à 13 h 32, selon les documents cités par cette source. La sécurité du Sofitel a dit qu'elle souhaitait rapporter une agression sexuelle. Les premières équipes de police sont arrivées sur place treize minutes plus tard.

Pour cette source, il y a deux explications possibles à ce délai d'une heure. La première est que la victime présumée a été tellement choquée et son récit de l'agression était si surprenant que la direction de l'hôtel a mis une heure avant d'être sûre qu'elle devait alerter les autorités. La deuxième option, privilégiée par les enquêteurs, est que la direction française de l'hôtel n'a pas voulu se précipiter pour dénoncer un client français si prestigieux. Le Sofitel de New York n'était pas joignable dans l'immédiat pour commenter ces informations.

 

C'est dans la suite 2806 de cet hôtel new-yorkais que la plaignante dit s'être faite agressée par Dominique Strauss-Kahn samedi 14 mai.

C'est dans la suite 2806 de cet hôtel new-yorkais que la plaignante dit s'être faite agressée par Dominique Strauss-Kahn samedi 14 mai.AFP/MONIKA GRAFF

Agenda jusqu'à l'arrestation dans l'avion. Les policiers tentent aussi de détailler l'agenda de Strauss-Kahn jusqu'à son arrestation à bord d'un avion à destination de Paris, sur le tarmac de l'aéroport John FitzgeraldKennedy de New York.

Dans la nouvelle demande de libération sous caution déposée par la défense, les avocats de l'ancien ministre de l'économie déclarent que leur client a quitté l'hôtel à 12 h 28 et qu'il s'est rendu à un rendez-vous pour déjeuner "à quelques rues de là", vers 12 h 45. Selon la source proche du dossier, les enquêteurs estiment que Strauss-Kahn a appelé l'hôtel à 15 h 30, vraisemblablement de l'aéroport, pour demander s'il n'avait rien oublié.

La police présente au Sofitel a alors prié le personnel de demander à Strauss-Kahn de préciser où il était pour qu'on lui rapporte son téléphone portable. La police a demandé au Port Authority, qui dirige les infrastructures liées au transport dans la métropole new-yorkaise, de retenir l'avion jusqu'à son arrivée. Les agents du Port Authority sont montés à bord de l'avion d'Air France vers 16 h 30 et ont prié le directeur du FMI de quitter l'appareil en silence. Il a alors été remis à la police, menotté et emmené dans un commissariat de Harlem.

Le mot adressé aux journalistes et laissé sur la porte d'un voisin de la victime présumée de Dominique Strauss-Kahn, dans un immeuble du Bronx.

Le mot adressé aux journalistes et laissé sur la porte d'un voisin de la victime présumée de Dominique Strauss-Kahn, dans un immeuble du Bronx.AFP/STR.

Nouveau témoin. Un employé était présent dans la suite de Dominique Strauss-Kahn samedi 14 mai au moment où la victime présumée d'une agression sexuelle par le directeur du FMI est entrée, rapporteLe Figaro dans son édition de jeudi. Selon le quotidien, qui cite une source proche du Sofitel de New York où se sont déroulés les faits, la femme de chambre "aurait simplement poussé la porte qui était entrouverte".

"Cet homme, affecté au room service, débarrassait le couvert dans la suite. Sa collègue lui aurait demandé si elle pouvait commencer à nettoyer", écrit le journal sur son site. "L'homme lui aurait répondu qu'il avait terminé et que la suite était inoccupée, puis il est sorti. Il ne savait pas que DSK pouvait se trouver dans la salle de bains."

Le quotidien en déduit que la victime présumée n'aurait alors pas eu besoin d'introduire une carte d'accès pour entrer dans la suite et que l'heure précise de son entrée devra être déterminée par d'autres moyens. Le journal ajoute qu'aucune caméra ne serait installée dans le couloir menant à la suite.

Moquette examinée. Selon des sources proches de l'enquête, les enquêteurs examinent un morceau de la moquette de la chambre d'hôtel où résidait DSK. Le morceau a été prélevé là où la femme de chambre affirme avoir craché après que le patron du FMI l'a forcée à lui prodiguer une fellation. Selon les enquêteurs, la moquette pourrait contenir des traces de sperme, et constituer une preuve cruciale dans le dossier.

Blake Diallo n'est pas le frère de la plaignante. Les parents de la victime présumée, contactés par Sabine Cassou, journaliste spécialiste de l'Afrique, jointe par Europe 1, ont affirmé que Blake Diallo présenté comme son frère par nombre de médias, ne fait pas partie de la famille. L'homme est en fait un Sénégalais qui tient un restaurant à Harlem. Dans une interview à la radio africaine SudFM, il se présente d'ailleurs simplement comme un bon ami de la femme de chambre, qui l'"appelle tous les matins pour voir si elle va bien".

  

 Lien : http://www.lemonde.fr/dsk/article/2011/05/19/affaire-dsk-les-derniers-developpements-de-l-enquete_1524128_1522571.html

 

 _________________________________________________________________

 

 

La dette, les peuples et Dominique Strauss-Kahn

 

par Renaud Lambert


Le gouvernement intérimaire portugais a annoncé, mardi 3 mai, avoir sollicité une aide financière de 78 milliards d’euros auprès de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI). En échange, il s’est engagé à prendre de nouvelles mesures d’austérité.

 

Le premier ministre, M. José Socrates, justifie sa décision par un accord préliminaire « favorable » (1). Le Financial Times raconte les choses autrement : « Les banques portugaises ont contraint Lisbonne à faire appel au fonds européen de stabilité financière (…) en le menaçant de ne plus acheter les obligations du pays. (2). » 15 % du montant total de l’enveloppe discutée (environ 12 milliards d’euros) sont destinés au secteur bancaire.

 

Dès l’ouverture du marché, le 4 mai, les valeurs bancaires portugaises suscitaient l’enthousiasme : les cours de Banco BPI, Millenium BCP et Banco Espírito Santo, les plus grands établissements du pays, affichaient une hausse de 4 % à 5 %. Le même jour, Lisbonne devait consentir un taux d’intérêt (encore) plus élevé pour emprunter sur le marché de la dette à court terme : le plan d’aide avait davantage rassuré les investisseurs sur l’avenir du secteur bancaire portugais que sur celui du pays.

Faudra-t-il, partout, suivre la voie dictée par les argentiers ? Consultés par référendum, les Islandais suggèrent une autre option : adresser la facture de la crise à ceux qui l’ont provoquée (lire l’article de Silla Sigurgeirsdóttir et Robert Wade dans le numéro de mai, actuellement en vente).

 

Ailleurs, la persévérance semble de mise. L’Union européenne constate-t-elle que le premier « sauvetage » de la Grèce, il y a un an, a aggravé la récession économique du pays ? Elle envisage un second plan d’aide. La population grecque se dit d’autant moins convaincue qu’elle découvre que ses gouvernants ont jusqu’ici fait preuve de légèreté démocratique.

 

Tournée dans le cadre d’un documentaire sur M. Dominique Strauss-Kahn diffusé sur Canal + le 10 avril, une séquence retirée au moment du montage suscite la colère d’une partie de l’opinion hellène. On y voit le directeur général du FMI révéler — sans trop s’en formaliser — que le premier ministre grec a menti à son peuple (3).

M. Georges Papandréou avait ainsi indiqué avoir contacté le FMI au printemps 2010 pour obtenir une aide financière. Or, raconte M. Strauss-Kahn, « Papandréou m’avait appelé très tôt, dès novembre-décembre 2009, en disant qu’il avait besoin d’aide. (…) Quand le FMI est venu, on a fait le travail en quinze jours ». On a « travaillé avec les Grecs en souterrain, explique-t-il, parce que les [membres du gouvernement] grec, eux, souhaitaient une intervention du FMI. Même si Papandréou, pour des raisons politiques, ne disait pas ça ».

Dans l’hypothèse où M. Strauss-Kahn serait candidat à l’élection présidentielle française, témoignera-t-il de la même désinvolture quant à l’exercice éclairé de la souveraineté populaire ?

(1) L’accord doit être finalisé lors de la réunion des ministres des finances européens des 16 et 17 mai.

(2) « Lisbon’s surrender to its new lenders », éditorial du 5 mai 2011.

(3) La séquence coupée commence à la 45e seconde :

 


 

 

Source :  http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2011-05-09-La-dette-les-peuples-et-DSK

Les enquêteurs reconstituent minutieusement le fil des événements entre l'arrivée de la victime présumée dans la chambre de l'ancien directeur du Fonds monétaire international et l'interpellation du Français.
Partager cet article
Repost0
10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 04:42

par Renaud Vivien et Fathi Chamkhi


A lire certaines sources, il semble que le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Mustapha Nabli, a déjà payé la première tranche du service de la dette pour 2011, d'un montant de 450 millions d'euros. Cet ancien Ministre du plan et des finances sous Ben Ali, qui a quitté son poste d’économiste en chef du département du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord de la Banque mondiale pour rejoindre le gouvernement provisoire de Tunisie, vient de commettre un acte majeur qui trahit la révolution tunisienne.

 

 

Primo, comme sous la dictature de Ben Ali, il sacrifie les besoins urgents de la population en donnant la priorité aux créanciers alors que ce montant de 450 millions d'euros est insignifiant pour ces derniers mais pas pour la population tunisienne. Compte tenu des nécessités sociales et de la période historique que traverse la Tunisie, le remboursement de cette dette n'est absolument pas une priorité.

 

 

Secundo, comme sous le joug de Ben Ali, le gouvernement provisoire ne tient pas compte des aspirations populaires comme celles exprimées dans la campagne lancée fin janvier en Tunisie par l'organisation RAID-ATTAC-CADTM Tunisie, exigeant la suspension immédiate du paiement de la dette et la mise en place d'un audit de cette dette afin de déterminer la part illégitime: celle qui n'a pas profité à la population tunisienne et qui ne doit donc pas être remboursée. Cette initiative tunisienne est largement soutenue à l'étranger par des citoyens notamment sur Facebook mais aussi par des mouvements sociaux et des partis politiques principalement en Europe. Un appel en cours, à destination des parlementaires nationaux et européens, a même été lancé par le réseau CADTM et les eurodéputées Marie-Christine Vergiat et Gabi Zimmer, dans la foulée de la campagne tunisienne avec les mêmes revendications : un moratoire accompagné d'un audit de la dette.

 

 

Tertio, en remboursant la dette, le gouverneur de la BCT prive le pays de ressources financières qui lui sont indispensables et le condamne à continuer à s'endetter massivement auprès des bailleurs de fonds internationaux ; ceux-là mêmes qui ont soutenu Ben Ali : la Banque mondiale, le FMI, la Banque européenne d'investissement, la BAD, etc. Or, cette politique va directement à l'encontre de la révolution tunisienne puisqu'elle creuse davantage la dette et place le pays dans l'étau de ces créanciers. En effet, les prêts de ces institutions sont toujours accompagnés de conditionnalités qui profitent aux investisseurs étrangers plutôt qu'à la population. Depuis les plans d'ajustement structurels imposés au lendemain de la crise de la dette du tiers-monde en 1982 par le FMI et la Banque mondiale, le rôle néfaste de ces organisations sur le développement des peuples et leur complicité avec les gouvernements autoritaires n'est plus à démontrer. Citons à cet égard le Directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, qui déclarait en 2008 que « le jugement du FMI à l’égard de la Tunisie est très positif ».

 

Compte tenu de l'échec de ces politiques néo-libérales, le gouverneur de la BCT aurait dû rompre les relations avec ces institutions et s'attaquer à la dette, qui sont des conditions indispensables à la souveraineté politique et économique d'un État. Pourquoi n'a-t-il pas fait ce choix? Parce que selon lui, la Tunisie avait pris l'engagement de rembourser ses créanciers dans la loi de finances de 2011. Or cet engagement n'a aucun fondement légal vu que cette loi a été adoptée sous la dictature. Il est également faux d'affirmer que le remboursement des dettes est une question d'honneur et qu'il s'impose à tout gouvernement indépendamment de l'origine de cette. En effet, celle contractée par le régime de Ben Ali répond parfaitement à la qualification juridique de dette «odieuse». Selon cette doctrine de droit international : «Si un pouvoir despotique contracte une dette non pas pour les besoins et dans les intérêts de l’État, mais pour fortifier son régime despotique, pour réprimer la population qui le combat, etc., cette dette est odieuse pour la population de l'État entier (…). Cette dette n’est pas obligatoire pour la nation ; c’est une dette de régime, dette personnelle du pouvoir qui l’a contractée, par conséquent elle tombe avec la chute de ce pouvoir».

 

La Tunisie a donc le droit de refuser de payer cette dette odieuse. Au minimum, il faut immédiatement suspendre le remboursement de la deuxième tranche du service de la dette prévue pour septembre 2011 et geler les intérêts. Un tel acte est légitimé par le droit international et justifié économiquement. Comme le soulignent deux anciens économistes de la Banque interaméricaine de développement, qui ont étudié les défauts de paiement d'une quarantaine de pays, « Les périodes de défaut de paiement marquent le début de la récupération économique ». Les exemples récents de l'Argentine ou encore de l'Équateur, qui ont décrété unilatéralement un moratoire sur leur dette, le confirment pleinement.

 

Quant aux créanciers, ils doivent immédiatement rétrocéder les fonds perçus au titre du remboursement de la dette et faciliter la réalisation d'un audit. Nous appelons tous les parlementaires élus au niveau national et européen à signer l'appel pour un moratoire et un audit de la dette tunisienne afin d'augmenter la pression sur les créanciers de la Tunisie et le gouvernement provisoire de Tunisie. La riposte des marchés financiers ne doit pas être un argument pour son remboursement. Rappelons que la logique des agences de notation va à l'encontre du peuple tunisien puisqu'elles ont immédiatement sanctionné la révolution en dégradant la note de la Tunisie. Nabli, lui-même, avait souligné que cette décision des agences de notation était "illégitime". La Tunisie n'a pas intérêt à rester dépendante des emprunts extérieurs. Rien qu'entre 1990 et 2009, elle a remboursé 3 milliards d'euros de plus que ce qu'elle a reçu en nouveaux prêts sur cette même période.

 

Source : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=VIV20110509&articleId=24699&utm_medium=twitter&utm_source=twitterfeed


Partager cet article
Repost0
15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 04:12
  
 
Multiplication des conflits sociaux, non-remboursement des créances...

 

Pour Slah, «le manque à gagner dû à toutes ces pratiques des tour-opérateurs oblige les hôteliers à revoir leurs budgets d'exploitation à la baisse pour minimiser leurs pertes. Le nombre des employés va à la baisse et les salaires stagnent !»

 

 

Payés le plus souvent au noir, et de plus en plus mal, la plupart des employés des complexes hôteliers tunisiens ne s'y retrouvent plus. «Les confits sociaux se sont multipliés en Tunisie ces dernières années, affirme la chercheuse Béatrice Hibou. On a un peu parlé de Gafsa, mais le pouvoir tunisien a beaucoup de travail pour étouffer tous les autres, notamment ceux des hôtels à Hammamet, Nabeul, qui surviennent fréquemment depuis deux, trois ans.» Un phénomène inédit, dans un pays qui compte pourtant moins de 5 % de salariés syndiqués.

 

 

Fin septembre, le site Tourismag («le portail du tourisme et des voyages») se faisait l'écho d'un préavis de grève au sein même de la vitrine officielle du tourisme tunisien : l'ONTT (office national du tourisme tunisien.) Une première. La crise économique mondiale n'a pas arrangé les difficultés du secteur touristique tunisien. Les prévisions de l'ONTT estimaient à 5.500.000 le nombre de touristes ayant choisi la Tunisie en 2009, contre 7.048 999 en 2008... Et encore : l'ONTT compte les entrées sur le territoire tunisien, et non le nombre de «packages» vendus. A la baisse continue des prix s'est donc conjuguée celle des clients. 

 

2009 a vu s'accentuer encore l'autre fléau produit par le système touristique tunisien actuel : le non-remboursement de créances dues aux banques, étatiques ou privées. Fin 2008, l'endettement de la Tunisie représentait 60 % du PIB (voir les statistiques de la Banque mondiale et du FMI). Or, selon une récente enquête de l'Institut national tunisien des statistiques (INS), l'endettement assure près de 62% des besoins de financement des 582 entreprises tunisiennes sur lesquelles porte l'étude. «L'économie tunisienne est une économie d'endettement, de surcroît essentiellement assurée par le secteur bancaire», estime le président de l'Institut arabe des chefs d'entreprises, Chékib Nouira.

 

Dans le même temps, les banques tunisiennes, dont plus de la moitié sont aujourd'hui privatisées, demeurent parmi les plus endettées au monde. Cela grève leur capacité de financement et empêche le secteur hôtelier et touristique tunisien de se développer pour s'aligner sur la concurrence des stations balnéaires de Croatie ou de Turquie, dont le marché touristique a connu une progression de 34 % en 2008. Ce qui fait dire à Francis Sherly, consultant en tourisme et professeur-associé à HEC Lausanne, qu'«une fois sorti de la crise», le marché touristique tunisien trouvera un autre mur devant lui, celui de «la concurrence internationale».

 

Tout ce processus n'a fait qu'accroître la dette d'un Etat qui ne parvient plus aujourd'hui à subvenir aux besoins de sa population, comme en témoigne la fin du système mis en place sous Bourguiba, et qui maintenait un semblant de paix sociale jusqu'au début des années 2000: la désindexation du prix du pain et de la farine sur l'inflation (5% en 2008 selon le FMI, une moyenne pondérée à partir des chiffres de l'Etat tunisien). Comme en Egypte, où la crise des matières premières s'est durement fait ressentir, les dépôts de l'Etat se montrent le plus souvent incapables de fournir farine et pain à prix constant. Le marché noir progresse, les prix s'envolent, et les Tunisiens les plus modestes ne peuvent plus s'approvisionner en farine. C'est l'un des facteurs qui ont conduit au drame qui a secoué le pays depuis 2008: la révolte du bassin minier de Gafsa, et la répression féroce qui a suivi.

 

 

Gafsa, la face émergée de la misère tunisienne

 

Le 5 janvier 2008, les premières manifestations ont lieu à Redeyef, petite ville du bassin minier de Gafsa, au sud de la Tunisie, pour protester contre la manipulation d'un concours de recrutement à la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), le principal employeur d'une région qui fait face à un taux de chômage supérieur à 40%. Le mouvement s'étend

 

par la suite dans tout le sud-ouest de la Tunisie, à mesure que la crise alimentaire mondiale produit ses effets et rend le recours au marché noir indispensable à la survie des habitants. A l'été 2008, l'armée tunisienne est envoyée sur place, et réprime sévèrement le mouvement, saccage les habitations, tue un jeune manifestant.

Depuis, les procès et condamnations à de la prison ferme contre les manifestants se sont multipliés. Et Gafsa s'est imposée comme la face émergée de la misère tunisienne. Un misère tellement prégnante à Redeyef, où les jeunes n'ont qu'une issue pour subvenir aux besoins de leur famille: partir vers la côte dans l'espoir de faire la saison dans les stations balnéaires, comme en témoigne ce documentaire tout juste achevé, et qui retrace les moments clés de la répression du mouvement de Gafsa : 

 

Première partie du documentaire : Redeyef, le combat pour la dignité

  Partie 2

 Partie 3

 

Partie 4

  

 En Tunisie, une loi toujours en vigueur interdit aux Tunisiens qui ne travaillent pas dans les hôtels de parler aux touristes! Officiellement, cette loi est là pour protéger les étrangers des «prédations»....
Les difficultés économiques et sociales tunisiennes montrent pourtant que c'est l'inverse qui se produit. Que le tourisme de masse s'est installé en Tunisie au détriment de la population locale. Et que cette loi est davantage le symbole du gouffre qui sépare deux Tunisies : celle des tour-opérateurs, des touristes, des plages, des cocktails, des «packages». Et celle des Tunisiens, du travail au noir, de la dette, de Gafsa, de l'immigration clandestine vers la Sicile. Une Tunisie qui coule sous nos yeux.

 

Source : http://www.mediapart.fr/journal/international/151009/en-tunisie-le-tourisme-devient-une-mecanique-infernale-qui-brise-le-pay?page_article=5

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : thala solidaire.over-blog.com
  • : ThalaSolidaire est dédié à la ville de Thala, ville phare de la Révolution tunisienne. Thala est une petite agglomération du centre-ouest de la Tunisie. Elle est connue pour son histoire antique, ses sources, ses carrières de marbre, devenues une sorte de tragédie écologique et économique, sa résistance et sa misère. Thala solidaire a pour objectif de rassembler toutes les voix INDIGNÉES pour donner à cette terre ainsi qu'à toutes autres terres un droit à la vie et à la dignité…
  • Contact

Recherche

Vidéos

Catégories