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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 19:26

 

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Appels à la grève générale, nouveaux heurts entre policiers et manifestants

 

La centrale syndicale historique UGTT a décidé, jeudi 7 février, d'appeler à la grève générale vendredi. Dans le même temps, les manifestations se poursuivaient dans tout le pays pour dénoncer l'assassinat de Chokri Belaïd, un avocat défenseur des droits de l'Homme et opposant de gauche.


La Tunisie n’avait pas connu une telle situation depuis 1978 - à part la révolution de 2011. Emboîtant le pas à quatre partis politiques, la centrale syndicale historique UGTT, forte de 500 000 membres, « a décidé d'appeler à la grève générale vendredi, lors d'une réunion extraordinaire de sa direction élargie », a indiqué le syndicat dans un bref communiqué, jeudi 7 février.

 

Les avocats et magistrats observaient de leur côté une grève dès jeudi pour dénoncer l'assassinat de l'opposant Chokri Belaïd, un avocat défenseur des droits de l'Homme. Les salles d'audience du principal tribunal de Tunis étaient vides.

Dans le même temps, des heurts ont opposé quelques centaines de manifestants et des policiers à Tunis et Gafsa (centre), après les graves violences de la veille qui ont fait un mort dans les rangs de la police dans la capitale. À Siliana (nord-est), des manifestants ont brûlé aussi le siège du parti islamiste Ennahdha, au pouvoir.

 

 

Crise gouvernementale


Face aux risques d'instabilité, l'ambassade de France a appelé ses quelque 25 000 ressortissants à la prudence et annoncé la fermeture des écoles françaises (plus de 7 000 élèves) vendredi et samedi.


Un peu plus tôt dans la journée, le parti islamiste Ennahdha a refusé la dissolution du gouvernement souhaitée par le Premier ministre issu de ses rangs, Hamadi Jebali, et annoncé vouloir poursuivre les discussions sur un éventuel remaniement.

L'annonce du Premier ministre avait pourtant été bien accueillie par l'opposition et la société civile. Une partie de l'opposition et la famille du défunt accusent Ennahdha d'être responsable de l'assassinat de Belaïd. Le parti islamiste a rejeté ces accusations, alors qu'une milice qui lui est proche a été régulièrement accusée d'attaquer les opposants au pouvoir en place.


Des opposants ont par ailleurs réclamé la dissolution de l'Assemblée nationale constituante (ANC) qui, depuis 15 mois, ne parvient pas à rédiger de Constitution faute de compromis réunissant les deux-tiers des députés. « Le gouvernement n'est plus capable de gérer les affaires du pays, tout comme l'ANC. Ils doivent démissionner dans l'intérêt du peuple », a déclaré à radio Shems-FM, Béji Caïd Essebsi, ex-Premier ministre qui dirige la formation Nidaa Tounès. Jeuneafrique

 

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 19:56

Conférence de presse de Houcine Abassi, SG de l'UGTT

 

 

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«Les gouvernements passent mais l'Ugtt reste», déclare Houcine Abassi

 

 

Tunisie : «Les gouvernements passent mais l’Ugtt reste», déclare Houcine Abassi«Les gouvernements passent mais l'Ugtt reste et sera toujours une organisation indépendante dont la principale mission est de servir l'intérêt supérieur du pays», a déclaré, jeudi, Houcine Abassi.

Le secrétaire général de l'Union générale tunisienne du travail (Ugtt), qui s'exprimait lors d'un point de presse, tenu jeudi, au lendemain de la signature d'un accord entre le gouvernement et l'organisation syndicale stipulant l'annulation de la grève générale prévue pour aujourd'hui, a mis l'accent sur le rôle important de l'Ugtt aussi bien au niveau national que social.

«Il est temps de relancer l'initiative de l'Ugtt et d'ouvrir le dialogue entre les acteurs de la scène politiques pour parvenir à un consensus sur les prochaines échéances et à une feuille de route pour les prochaines élections», a aussi déclaré Houcine Abassi.

L'indépendance de l'Ugtt n'est pas négociable

Revenant sur les raisons qui ont poussé l'organisation à prendre la décision de la grève générale, le responsable syndical a rappelé que celle-ci a été prise suite aux «agressions successives qui ont ciblé les syndicalistes et les locaux de l'organisation ouvrière».

Il a estimé que «ces agressions qui ont été planifiés, organisés et probablement financés visaient à mettre en cause l'indépendance de l'Ugtt», affirmant qu'«aucune partie ne pourra parvenir à réaliser ces desseins et que seules les bases et les structures de l'Ugtt sont habilités à introduire des changements au sein de l'organisation par voie démocratique à travers des élections».

«Les gouvernements passent mais l'Ugtt reste et sera toujours une organisation indépendante dont la principale mission est de servir l'intérêt supérieur du pays», a-t-il précisé.

«C'est justement dans le souci d'éviter la montée des violences et d'apaiser les tensions que l'Ugtt a décidé d'annuler la grève générale», a ajouté Abassi.

Les termes de l'accord avec le gouvernement

Le secrétaire général de l'Ugtt a rappelé que l'accord conclu avec le gouvernement stipule que celui-ci s'engage à garantir la protection et la défense des organisations et des personnes et à condamner les agressions commises contre les syndicalistes le 4 décembre dernier.

L'accord prévoit, également, l'ouverture d'une enquête judiciaire sur cette affaire et la constitution d'une commission mixte (gouvernement-Ugtt) pour enquêter sur les agressions menées par les «ligues de protection de la révolution» – considérées comme des milices d'Ennahdha – à l'encontre de l'Ugtt.

La commission, qui sera créée dans un délai de 10 jours à compter de la date de signature de l'accord, est tenue de présenter au bout d'un mois son rapport au chef du gouvernement qui le transmettra, à son tour, à la justice.

«Nous allons assurer le suivi de ce dossier et voir si ce rapport sera juste et équitable», a-t-il souligné, faisant savoir que la commission administrative se réunira au moment opportun pour évaluer le rapport et prendre les décisions qui s'imposent.

Abassi a fait part de son souhait de voir «ce feuilleton de la violence prendre fin», mettant l'accent sur l'impératif d'ouvrir un dialogue à grande échelle autour de ce sujet, d'apaiser les tensions et surtout de parachever l'élaboration de la nouvelle constitution de la Tunisie qui doit garantir la protection de tous les droits et libertés, rompre avec la violence et favoriser la cohabitation entre toutes les composantes de la société. kapitalis

 

 

 

 

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Hamma El Hammami

Partie I

 

Partie II

 

Partie III

 

 

 

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La Tunisie s'enfonce dans le marasme

Des heurts à Siliana, le 30 novembre 2012.

Des heurts à Siliana, le 30 novembre 2012. © AFP


 

Affrontements politiques, économie anémique, réformes au point mort... Deux ans après la révolution, la Tunisie n'est toujours pas stabilisée. Et pâtit de l'intolérance et de l'incompétence d'une frange du parti Ennahdha.

 

La Tunisie s'enfonce. Chaque jour un peu plus. Les signes inquiétants se multiplient, et les affrontements, qui ne sont pas seulement verbaux, sont quasi permanents. Les sentiments les mieux partagés ? Bellicisme pour les plus engagés ; irrésolution pour les autres. Voici aussi venu le temps des démonstrations de force : un jour, les salafistes ; le lendemain, l'opposition ou les habitants des régions défavorisées ; le surlendemain, les syndicats ou les désormais célèbres comités de défense de la révolution, sombres émanations miliciennes d'Ennahdha.

 

Dernier épisode en date : l'attaque, le 4 décembre, par lesdits miliciens, du siège de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), la puissante centrale syndicale devenue le véritable fer de lance de l'opposition aux islamistes. Conséquence : une grève générale a été annoncée pour le 13 décembre, mais elle a été annulée in extremis.


 

 

Le contexte de ces joutes n'est guère plus rassurant : plus de un an après les élections, la Constituante avance à un rythme de tortue luth, le chômage progresse, les prix flambent et les investisseurs attendent une éclaircie qui ne vient pas. Comment en est-on arrivé là ? Il y a d'abord des raisons objectives, inhérentes à une transition menée dans un pays où les élites, qui n'ont connu que la dictature, n'ont jamais été préparées à diriger, et où la perspective d'accéder enfin au pouvoir a aiguisé tous les appétits. Mais il en existe d'autres, dont la moindre n'est pas le comportement d'Ennahdha. Car la formation islamiste est bel et bien au coeur de ce maelstrom.

 

Fracture

 

Jusqu'aux élections du 23 octobre 2011, le parti de Rached Ghannouchi, traversé de courants contradictoires mais au mode de fonctionnement interne beaucoup plus démocratique qu'on ne le pense, avançait masqué. À l'époque, son principal clivage interne opposait modernistes et conservateurs. Depuis son arrivée au pouvoir, qu'il partage avec des partenaires beaucoup moins puissants, le Congrès pour la République du président Moncef Marzouki, et Ettakatol, de Mustapha Ben Jaafar (à la tête de l'Assemblée), cette fracture interne s'est déplacée sur un autre front, celui de l'intérêt général. D'un côté, ceux qui, conscients qu'il faut sortir le pays de l'ornière et renouer les fils du dialogue politique, ont le sens de l'État. De l'autre, une frange de dirigeants et de militants qui n'ont qu'une idée en tête : conquérir chaque pan d'un pouvoir qu'ils ne veulent plus partager.

 

Cette opposition épouse les contours historiques d'une formation dont les membres ont suivi deux parcours distincts. Les uns ont passé de longues et éprouvantes années dans les geôles de Ben Ali, les autres ont vécu en exil. Les premiers, paradoxalement, incarnent le camp des « patriotes » et ne semblent guère assoiffés de revanche. Ils connaissent vraiment la Tunisie, ont noué des relations parfois étonnantes en prison et sont moins sensibles au chant des sirènes wahhabites venues du Moyen-Orient que leurs collègues qui en ont été bercés à Londres ou ailleurs. Une dualité que l'on retrouve au sommet du parti, entre un Hamadi Jebali qui fait montre d'un certain sens de l'État et un Ghannouchi dont les discours font souvent froid dans le dos. Résultat : Ennahdha, divisée, ne parvient pas à maîtriser un pouvoir trop lourd pour elle. Ce qui ne l'empêche nullement d'installer ses ouailles à tous les échelons, y compris au sein d'une administration jadis réputée efficace. À force de placer ses partisans - qui sont souvent loin d'avoir le niveau requis -, elle s'expose à une volée de critiques sur son incompétence.

 

Contre-pouvoirs


Légitimée par les urnes mais fragilisée par son bilan, Ennahdha n'est plus aussi sûre de dominer la scène politique. L'opposition s'est réorganisée autour de Béji Caïd Essebsi, l'ancien Premier ministre, et de sa formation, Nidaa Tounes. Le président Marzouki prend ses distances. La société civile et l'UGTT s'érigent en contre-pouvoirs. Ennahdha est donc souvent tentée de passer en force. Elle veut ainsi coûte que coûte contrôler l'Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), chargée d'organiser les prochains scrutins, présidentiel et législatif. Résultat, il semble peu probable que l'échéance fixée, autour de juin 2013, puisse être tenue. Kamel Jendoubi, ex-(et peut-être futur) patron de l'Isie, estime en effet à huit mois le délai nécessaire, une fois la composition de l'Instance décidée et les textes adoptés - ce qui n'est toujours pas fait - pour tout mettre en place.

 

L'issue de la transition et l'avenir des Tunisiens sont pour l'essentiel entre les mains d'Ennahdha. Les termes de l'équation, finalement, sont simples : si les islamistes comprennent que, compte tenu des spécificités du pays, de son histoire et de l'intérêt général, c'est à eux d'évoluer et de s'adapter aux réalités d'une Tunisie plurielle, ouverte sur le monde en général, et sur l'Europe en particulier, l'espoir est permis. Si, au contraire, ils s'entêtent à vouloir imposer par la contrainte un projet de société dont une grande partie du pays ne veut pas et à gouverner seuls, la révolution, lancée il y a maintenant deux ans, aura échoué...  Jeuneafrique.

 

 

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 20:16
Houcine Abassi, SG de l'UGTT
Noureddine Hached, fils de Farhat Hached
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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 03:22
 
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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 22:04
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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 21:01
 
 
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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 20:12

 

 

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Un accord en vue pour annuler la grève générale

Le gouvernement tunisien et le syndicat UGTT ont indiqué mardi soir être proches d'un accord pour annuler la grève générale de jeudi, alors que la Tunisie connaît de profondes tensions politiques et sociales deux ans après sa révolution.

Le gouvernement tunisien et le syndicat UGTT ont indiqué mardi soir être proches d'un accord pour annuler la grève générale de jeudi, alors que la Tunisie connaît de profondes tensions politiques et sociales deux ans après sa révolution.

Le gouvernement tunisien et le syndicat UGTT ont indiqué mardi soir être proches d'un accord pour annuler la grève générale de jeudi, alors que la Tunisie connaît de profondes tensions politiques et sociales deux ans après sa révolution.

"Une séance de négociations entre le gouvernement et l'Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) a conduit à un projet d'accord sur l'annulation d'une grève générale jeudi", a indiqué le gouvernement sur sa page Facebook.

Le ministre des Affaires sociales, Khalil Zaouia, a déclaré, selon l'agence d'Etat TAP, que le détail du compromis serait annoncé une fois qu'il sera approuvé par le Premier ministre, Hamadi Jebali, et par l'instance dirigeante du syndicat.

Le secrétaire générale adjoint de la centrale syndicale, Belgacem Ayari, a lui aussi indiqué que l'accord pourrait "aboutir à l'annulation de la grève générale".

L'appel au débrayage national jeudi vise à dénoncer une attaque du siège du syndicat la semaine dernière par la Ligue de protection de la révolution, sorte de milice proche des islamistes d'Ennahda, le parti qui dirige le gouvernement.

La principale revendication de la centrale syndicale est la dissolution de cette organisation et des poursuites judiciaires contre les responsables de l'attaque.

Un autre secrétaire général adjoint de l'UGTT, Sami Tahri, a toutefois déclaré lors d'une conférence de presse à Tunis que "la grève tient toujours, tout accord devant être entériné par la commission administrative de l'UGTT", l'instance dirigeante du syndicat.

Le président Moncef Marzouki, a annulé un déplacement en Pologne et en Bulgarie cette semaine "en raison de la situation délicate dans le pays et de la montée des frictions politiques", selon la présidence.

L'appel à une grève générale intervient dans un climat de tensions en Tunisie, où les manifestations sociales dégénérant en violences et les attaques de groupuscules islamistes se multiplient sur fond d'impasse politique, faute d'un compromis sur la future Constitution.

Ainsi, un conflit social à Siliana (sud-ouest de Tunis) a dégénéré fin novembre en cinq jours d'affrontements entre manifestants et policiers, faisant quelque 300 blessés.

L'UGTT -- qui revendique un demi-million de membres-- a reçu mardi une multitudes de témoignages de sympathie, et dans la soirée des centaines de sympathisants manifestaient bougies à la main et en chantant devant son siège.

"La Confédération syndicale internationale (CSI) exprime sa solidarité et tous les syndicats affiliés ont été choqués par l'attaque contre l'UGTT, qui est un pilier de la nouvelle démocratie", a déclaré Jaap Wienen, le numéro deux de la CSI, qui revendique 150 millions d'adhérents à travers le monde.

La Tunisie fêtera le 17 décembre le début de sa révolution, la première du Printemps arabe, sur fond de désillusion face à la misère et au chômage persistant dans le pays. lepoint.fr


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La grève générale du 13 va vers l’annulation

Les cinq représentants de l'Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) et les cinq représentants du gouvernement qui se sont réunis, ce mardi 11 décembre, au palais du gouvernement de La Kasbah, semblent avoir trouvé un accord de principe pour que la grève générale du 13 décembre n’ait pas lieu.

 

Selon le secrétaire général adjoint de l'UGTT, Belgacem Ayari, la réunion qui a duré prés de 6 heures, fût positive, et que l’accord de principe entre l'UGTT et le gouvernement sera soumis à l'approbation du Comité administratif de la Centrale syndicale.

 

Nous pensons que ce Comité exécutif statuera ce soir ou demain matin pour donner son dernier mot, mais nous croyons que la raison va l’emporter sur les tractations politiques et les idéologies, pour que le sort de la Tunisie se soit pas encore plus dramatique qu’il ne l’est déjà.  tunivisions.net

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 04:19

Débat et images de la Rue à propos de la grève générale  

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 L’UGTT explique les modalités de la grève du jeudi 13 décembre

 

Le bureau exécutif de l’Union générale tunisienne du travail a insisté sur la nécessité d’assurer les services indispensables aux citoyens, et ce le 13 décembre, jour de la grève générale.

Selon un communiqué de l’UGTT , rendu public ce lundi, le syndicat appelle les services d’urgence de toutes les institutions de santé et les associations pour handicapés à être au service des citoyens, le jour de la grève.

Il appelle également les équipes d’intervention rapide à assurer le service, dans le secteur des eaux, de l’électricité et du gaz.
 
Les boulangeries et les pharmacies, doivent également, selon le syndicat, continuer à travailler vu le caractère indispensable de ces secteurs pour le citoyen.

Le communiqué indique que les médias devraient se limiter aux flashs d’information, pour garantir le droit à l’information au citoyen.

Le bureau exécutif national appelle tous les bureaux syndicaux régionaux à organiser des rassemblements travaillistes dans les sièges du syndicat, et appelle les régions du grands Tunis à sécuriser leurs locaux, et à rejoindre la place Mohamed Ali Al Hammi le 13 décembre 2013, à 11h, pour participer au rassemblement général. gnet.tn

 

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La Tunisie entre l'attrait du pouvoir et les attentes d'un pays en réanimation

La Tunisie entre l'attrait du pouvoir et les attentes d'un pays en réanimationQue doivent faire les trois présidences (de l'Assemblée, de la république, du gouvernement), les partis de l'opposition et l'Ugtt pour remettre la transition démocratique sur le bon chemin?

La Tunisie sombre de jour-en-jour vers une situation économique, sociale et sécuritaire très critique et le gouvernement actuel semble arriver à une impasse. L'état de notre pays n'est pas désespéré et des solutions existent à condition d'analyser objectivement les multiples causes qui ont trainé le pays dans ce tourbillon et d'avoir le courage d'entreprendre des actions au plus vite. Il faut, effectivement, beaucoup de courage pour les politiciens au pouvoir pour prendre des décisions en faveur de notre patrie, la Tunisie, mis à part les intérêts de leurs partis politiques.

Pourquoi la Tunisie est elle arrivée dans l'impasse?

Cessons de nous lamenter sur les défaillances des précédents pouvoirs ayant délaissé de nombreuses zones d'ombre en Tunisie. La situation précaire et le taux de pauvreté ont été découverts et diffusés par les medias après la révolution et aucun parti politique n'a mesuré l'ampleur de ces maux et n'a préparé de programmes adéquats pour les affronter.

A voir le nombre de Tunisiens perdus dans des faubourgs perchés aux flancs de collines et terrés dans des ravins, il est recommandé de faire un recensement pour avoir le nombre exact des Tunisiens. Apparemment la population aurait dépassée de loin les 10,7 millions!

Il faut rappeler que la révolution tunisienne a continué, à vrai dire, jusqu'à fin février 2011, date de la mise en place d'un premier gouvernement de transition constitué en majorité par des technocrates peu connus mais chapeauté par M. Caid Essebsi, visage emblématique de la tumultueuse vie politique de la Tunisie après l'indépendance.

La situation du pays était chaotique avec des grèves et des sit-in paralysant partout le pays. Au terme de 8 mois de pouvoir, ce premier gouvernement de transition a pu assurer l'organisation des premières élections démocratiques et transparentes, le 23 octobre 2011. Tout en lui reconnaissant cet acquis démocratique historique, plusieurs lui reprochent d'avoir délaissé d'autres dossiers (martyres et blessés de la révolution) et d'avoir créé d'autres problèmes (promotions et augmentations salariales sélectives).

Les calculs partisans au détriment de l'intérêt général

Après l'historique journée du 23 octobre 2011 et la difficile proclamation des résultats des élections, le nouveau gouvernement n'a pris place que deux mois plus tard, vers la fin décembre 2011. Ce retard était dû aux interactions entre Ennahdha, CpR et Ettakatol, trois des principaux partis gagnants, pouré se partager les valises ministérielles et les postes présidentiels (du gouvernement, de la république et de la constituante).

Le parti El Aridha, surprise des élections 2011, été classé troisième avec ses 26 sièges mais il a été écartée alors que d'autres ont très vite pris place dans l'opposition.
Une année après, les interactions entre la troïka au pouvoir et les critiques des nouvelles alliances de l'opposition (Al Jomhouri, le Front populaire, Al Massar...) se poursuivent.

Cette ébullition reflète certes une atmosphère de démocratie et de liberté d'expression mais, au vu des imminents objectifs de la période de transition, celle-ci fonctionne malheureusement au détriment des intérêts du peuple tunisien.

A présent, la situation est critique car le développement est très limité, le chômage est toujours à son plus haut niveau, l'inflation bat des records et, de surcroit, il y a une recrudescence de la violence de la part des citoyens, des milices et de la police.

Les nouvelles protestations sociales sont alarmantes et viennent encore des régions déshéritées réclamant toujours des besoins simples de développement qu'elles tardent à atteindre.

L'impatience compréhensible des régions déshéritées

Les derniers évènements de Siliana sont choquants par leurs conséquences catastrophiques (des Tunisiens blessés et borgnes à vie, de l'amertume et de la douleur) et de même par leurs causes obsolètes (une situation ambiguë des détenus, une ville mal desservie, une absence de nouveaux signes de développement après la révolution et un gouverneur qui communique difficilement avec les citoyens).

Le problème c'est que Siliana n'est pas unique et que plusieurs autres régions vivent les mêmes conditions de précarité et risquent aussi de se révolter. Les évènements de cette région véhiculent les messages que d'autres révoltes peuvent se produire et que le peuple tunisien a toujours le droit de crier «dégage».

Mais pourquoi la Tunisie a-t-elle atteint cette situation, malgré les bonnes intentions de la majorité des Tunisiens fiers de leur liberté et déterminés à construire une nouvelle Tunisie?

Les griefs contre le gouvernement transitoire

Le problème est que le nouveau gouvernement transitoire a vu grand et s'est comporté comme un gouvernement doté d'un long mandat. Le gouvernement n'a malheureusement pas bien diagnostiqué l'état de la Tunisie et il n'a pas pu, par conséquent, lancer les bonnes actions à temps.

La Tunisie est comme un accidenté en réanimation : elle a besoin d'interventions urgentes pour soigner ses blessures et sauver sa vie; les opérations de reconstruction et chirurgie esthétique viendront après.

Le gouvernement aurait du faire beaucoup plus pour les pauvres, en donnant des micro-crédits pour ceux et celles qui veulent monter des projets, en annulant les crédits des petits et moyens agriculteurs, en donnant des aides aux paysans, en améliorant l'infrastructure, en créant vite un maximum d'emplois (lancer des grands projets de construction, créer des projets d'agriculture sur des terres domaniales, ouvrir des carrières de produits de construction).

Pendant cette période de transition, le gouvernement ne devrait pas être lié par les longues procédures des appels d'offres, la phase est exceptionnelle et l'ultime but est l'essor de la Tunisie.

Effectivement, il fallait calmer les zones les plus chaudes, apaiser les plus lésés et favoriser les plus démunis. La mission de gouvernement transitoire est celle d'un réformateur. Rappeler-vous vos promesses électorales !

La vraie mission d'un gouvernement de transition

Le gouvernement aurait du être plus ouvert aux recommandations et même aux critiques de l'opposition. Les membres du parti Ennahdha dominent le paysage et s'obstinent à maintenir leurs positions; ce qui génère de longues discussions, des polémiques et une perte de temps à chaque sujet présenté sur la scène politique et sociale.

Le gouvernement a reconnu ses défaillances et a, depuis des mois, annoncé un projet de remaniement qui tarde encore à se concrétiser. L'objectif de ce remaniement est l'efficacité du gouvernement, mais pourquoi tout ce retard? Sont-ce toujours les divergences au sein de la troïka sur le partage du gâteau? Est-ce que le choix se fait sur la base des compétences ou des affinités et des appartenances idéologiques? Est-ce la magie du pouvoir qui attache les ministres, secrétaires d'Etat et conseillers à leurs sièges?

Le gouvernement doit prendre en considération la recommandation relative à une restriction du nombre de valises ministérielles pour assurer une meilleure efficacité pendant cette période de crise. Partant du fait que tous les politiciens n'ont pas d'expérience du pouvoir, l'essentiel est de former un gouvernement qui communique, planifie et exécute rapidement les programmes, car le pays a besoin d'action et non de discours.

Les trois présidents se doivent donc d'accélérer la finalisation du texte de la constitution, qui mènera la Tunisie à la paix et à la prospérité.

Le gouvernement doit exercer son autorité en interdisant aux associations d'imposer leur loi. Il doit se préparer pour assurer des élections démocratiques et transparentes et œuvrer ainsi pour la patrie avant les partis. Gouvernement de tous les Tunisiens, il doit arrêter de parler d'intrus et de factions secrètes.

Les partis de l'opposition doivent, pour leur part, être constructifs et coopératifs pour le bien de la Tunisie.

Quant à l'Ugtt, elle doit prendre ses distances, sauvegarder place historique vénérée par les Tunisiens et ne pas se laisser entrainer dans les remous boueux de la politique. Les grèves générales vont faire sombrer le pays dans le chaos! La Tunisie ne saurait supporter plus longtemps les conséquences de telles décisions ! kapitalis

 

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 Adnane Hajji appelle l'UGTT à renoncer à la grève générale

 

 

 

 

 

 

 

 

Adnane Hajji, éminent syndicaliste, s’est exprimé dans le cadre de l’émission « 21heures » diffusée sur la chaîne Ettounsia, mardi 10 décembre, pour revenir sur sa position quant à la grève générale prévue pour le 13 du mois en cours. M Hajji s’est défendu d’avoir émis un message de violence envers toute personne qui n’observera pas la grève, comme le laissait entendre la vidéo qui a circulé il y a quelques jours. Il a, en outre, évoqué l’attitude du parti islamiste Ennahdha par rapport à l’UGTT. 


Le militant syndicaliste a accusé des milices islamistes composées essentiellement d’ex RCDistes, nouvellement, baptisés Ligue de protection de la révolution, de tenter de dissuader les commerçants de mener la grève et de pousser, ainsi, la Tunisie vers un état de tension extrême ; ce qui pourrait aboutir à une guerre civile. Evoquant les propos de Rached Ghannouchi, président du parti Ennahdha, où il a, entre autre, accusé l’UGTT de dissimuler des armes au sein de ses sièges, M.Hajji, a avancé que celui-ci essayait de ternir l’image des syndicalistes et des opposants. 


Notons que M. Hajji a appelé l’UGTT à renoncer à la grève générale et à s’opposer autrement aux abus des islamistes. Il a, en effet, appelé à porter plainte auprès d’un tribunal international, pour dénoncer les dérives des milices d’ennahdha et pour ériger une barrière contre leurs idées fascisantes. businessnews

 

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 01:45

Houcine Abbassi  : « Il faut que les gens sachent qu’en détruisant l’UGTT, c’est toute la société civile qu’ils veulent anéantir » ! 


 

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Houcine Abbassi : nous ne faisons que nous défendre et défendre les intérêts du pays !

 

Le secrétaire général de l’UGTT a eu un entretien avec la chaine TV privée Nessma, ce dimanche 9 décembre, où il était question de la situation générée par l’attaque du siège de l’UGTT et la décision de grève générale qui s’en est suivie.

 

 Abassi était à la fois ferme sur sa position et ouvert au dialogue :

 

« La grève générale n’a jamais été un caprice ni notre souhait. Nous avons été poussés à y recourir. Nous avons tout fait pour apaiser les tensions, mais en contre partie, ils n’ont fait que nous provoquer » !

« Nous restons toujours pour un dialogue constructif et pour l’apaisement, et nous espérons après la grève générale, un retour à la vie normale… J’entrevois une lueur au bout du tunnel » !

 

 En ce qui concerne les motivations du mot d’ordre de grève générale, il a répondu que :

« La grève générale c’est pour défendre notre existence même, et pour transmettre un message à ceux qui projettent de nous nuire, qu’il faudrait qu’ils revoient leur stratégie ».

« Il faut que les gens sachent qu’en détruisant l’UGTT, c’est toute la société civile qu’ils veulent anéantir » !

 

L’UGTT défend les intérêts du pays. Hached n’a-t-il pas dit : « Ô peuple, je t’aime » ?

 

 Il affirme, par ailleurs, que la décision n’émane pas de lui ou de son entourage :

 

« La décision de la grève générale a été prise à l’unanimité des voix au niveau de la haute instance administrative, car tous les présents, toutes orientations confondues, ont fait prévaloir leur appartenance à la centrale syndicale dont l’intérêt prime sur toute autre considération partisane ».

 

 Sur le plan de la disponibilité de l’UGTT au dialogue, il affirme que :

 

« Nous sommes toujours prêts au dialogue. Mais nos conditions sont que le gouvernement soit sincère et de bonne foie. Et il faudrait qu’on se mette d’accord sur l’importance des dégâts occasionnés et sur qui se cache derrière ça ».

« Pour ce qui est des tentatives de conciliation, je n’ai eu aucun contact avec le chef du gouvernement depuis le 4 décembre. Et il est hors de question pour moi, de négocier avec Ghannouchi. Il faut que les discussions se fassent avec le chef du gouvernement ».

 

« En vertu de quoi devrais-je discuter avec Ghannouchi et en sa qualité de quoi » ? tunisienumerique

 

 

 

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La contre révolution en Tunisie : L’UGTT face à la politisation

 

 

La Tunisie vit depuis quelques semaines sous l’impulsion d’une nouvelle bipolarisation. Une bipolarisation d’un genre nouveau, différente de la bipolarisation que je mettais en cause en 2011 avant les élections, qui m’a convaincu de ne pas aller voter, et qui mettait en scène “les défenseurs de l’Islam” contre “les laïcs”. Aujourd’hui il s’agit d’une bipolarisation entre les deux seules formations capables de mobiliser par milliers des sympathisants. Il s’agit de la seule force ouvrière en Tunisie (UGTT) contre le parti au pouvoir (Ennahdha).

Il paraît important de rappeler à certains l’origine de cette confrontation et ce, afin qu’ils comprennent la situation.

En effet, cette confrontation ne date pas d’aujourd’hui. En 2010, pendant la révolution, beaucoup de personnes me demandaient mon avis sur la réalité politique en Tunisie, le poids des différentes formations politiques et militantes, et leurs aptitudes à diriger en cas de défection de Ben Ali. Je répondais alors qu’à l’époque il y avait trois forces dans le pays capables de mobiliser des masses populaires, de faire la propagande, et qui ont une vrai organisation, autant sur le plan idéologique, hiérarchique que sur le plan logistique : le RCD et leurs “choaab” implantées partout en Tunisie; Ennahdha en utilisant les mosquées et leurs cellules dormantes pour prendre possession des mosquées; et l’UGTT et leur présence partout sur le territoire, et leur implantation au cœur du quotidien.
Cette analyse, a été confortée par les différentes déclarations des personnalités du RCD de l’époque et qui essayaient de justifier la répression. J’en cite au moins un : Mezri Haddad, qui sur les plateaux des télévisions françaises parlait de hordes de gauchistes radicaux et de terroristes islamistes. Cette déclaration mettait bien en avant la crainte du RCD de ces deux forces hostiles à son pouvoir.

Après la révolution, l’UGTT a été attaqué de partout, et il a été trahi par tous ceux qui n’ont jamais été trahi par lui. Les premières attaques contre l’UGTT venaient des rcdistes (constatation personnelle), qui n’ont pas été tendres avec leurs doubles agents au sein de l’UGTT (Jrad par exemple). Ensuite les attaques se succédaient afin d’empêcher une trop grande hégémonie de l’UGTT (qui multipliait les grèves et imposait un rythme de négociations qu’aucun gouvernement n’a pu suivre). La première manœuvre des deux gouvernements, qui se sont succédé après la fuite de Ben Ali, a été de politiser la révolution et lui ôter son âme de revendications sociales et de lutte ouvrière, en excluant l’UGTT, et en encourageant les partis politiques à prendre le devant de la scène, et les impliquant d’avantage.

Par la suite les nahdhaouis n’ont pas hésité non plus à l’attaquer sentant qu’elle était la seule force capable de leur résister. Et petit à petit le monde politique s’est désolidarisé de l’UGTT. Pendant ce temps-là, l’UGTT a entamé sa propre réforme interne, et a procédé à de nombreux changements dans sa direction.

Après les élections du 23 octobre, et la formation de la Troïka, il y a eu la toute première confrontation UGTT/Nahdha, elle a eu lieu dans nos universités. L’UGET qui tentait de négocier avec le nouveaux ministre de l’enseignement supérieur, et avec les facultés, les modalités d’admission dans de nombreux masters, les attributions des bourses, les subventions dans les restaurants universitaires, les foyers d’étudiants…ont dû faire face, non pas au gouvernement (qui a toujours tenté de gagner du temps) mais aux milices de l’Ugte (sympathisant islamistes) et à des individus qui n’ont jamais mis les pieds dans des universités (la fameuse scène de drapeau arraché). l’UGTT, le corps enseignants, et les doyens, avaient pris position en faveur de l’UGET. Le gouvernement et Ennahdha n’ont rien fait pour empêcher les scènes de violences dans nos universités, où les islamistes n’ont pas hésité à user de la violence contre les membres de l’UGET. Mais lors des renouvellements des conseils scientifiques L’UGET a gagné toutes les élections dans toutes les universités. Et après ce vote les actes de violence se sont estompés.
Il est clair que le but de la violence avant ce rendez-vous électorale était d’affaiblir L’UGET, de dévier le débat qui avait lieu dans nos universités autour des revendications étudiantes, pour lui greffer un faux débat (Islam vs laïcité). On a assisté une autre fois à la tentative de” mutilation” des revendications par une politisation à caractère diffamatoire. Ennahdha (représenté par l’Ugte) a perdu car, contrairement aux élections du 23 octobre, ils ont mal jugé l’implication de l’étudiant dans la vie estudiantine et dans la lutte sociale.

Quelques mois après les élections du 23 octobre, je soutenais l’idée selon laquelle l’UGTT serait la seule force d’opposition au pays, capable, en cas de réorganisation réussite, de proposer une alternative au pouvoir, de lui résister, de proposer, et de jouer son rôle pour ramener les revendications sociales (l’origine de la révolution) sur la table des priorités du gouvernement.

Je tiens à rappeler ici, que contrairement à ce qu’on essaye de nous faire croire, la révolution n’avait pas comme but la pluralité politique, des élections, ou de rendre justice aux anciens prisonniers politiques. La révolution avait comme moteur et but une justice sociale, la dignité, la liberté de manifester son avis, son mécontentement, son opposition, et de faire respecter l’égalité entre tous les citoyens. A partir de là, tous ceux qui s’inscrivent encore dans ce but sont pour moi ceux qui ont décidé de continuer la révolution jusqu’à ce qu’elle atteigne son but. En revanche, ceux qui essayent, de nous faire croire que la révolution avait comme but de mettre hors d’état de nuire les rcdistes, que la Tunisie est un pays pauvre et ne peut répondre aux revendications sociales (le même argument que ZABA) ou ceux qui soutiennent que la révolution avait comme but de rendre justice aux anciens prisonniers politiques, ou de faire régner la loi islamique, sont ceux qui sont entrain de dévier la révolution de son but initial.

De ce fait, la contre révolution se matérialise aujourd’hui par tous ceux qui tentent d’imposer leurs points de vue, et leurs idéologies, en manipulant la masse populaire, et en se greffant, à posteriori sur la révolution. En deux mots, contre révolution : politisation de la révolution.

Il est vrai que lors de la révolution des slogans anti RCD ont fleuri, ce n’était pas le but de la révolution de les éliminer, c’était dans le but de s’assurer qu’ils ne pourront pas nuire si jamais les revendications atteignaient leur but. Nous n’étions pas satisfait du troisième discours de Ben Ali (et pourtant il avait répondu à toute les exigences portées par les manifestants) parce que nous n’avions plus confiance en lui, et nous ne faisions plus confiance au Destour de Bourguiba et de ZABA. Tous les deux avaient gaspillés toutes les chances qu’ils avaient afin de rendre le peuple souverain (la tentative de Mzali de démocratiser la Tunisie avait été rejeté par Bourguiba, par exemple).

Je fus agréablement surpris par le débat national, proposé par l’UGTT.

Surpris! Pas vraiment, mais je ne m’attendais pas à ce qu’ils soient capable de proposer, et d’organiser en si peu de temps.
Et apparemment je ne fus pas le seul pris de vitesse. Le gouvernement le fut aussi, notamment Ennahdha. Tellement pris de vitesse que les trois présidents ont refusé l’invitation, pour finalement y assister. Ennahdha a refusé l’invitation, car une de ses conditions n’avait pas été remplie : l’exclusion de “nidaa tounes”.

Ce qui nous emmène forcément à parler de l’hértier du RCD : Nidaa tounes.

Nidaa tounes est une formation politique organisée autour de deux figures du gouvernement de transition: Béji caïd Essebsi, et Taïeb Bakouch.

Depuis les élections de l’assemblée constituante, la Troïka cherche en vain un adversaire pour lui amputer les malheurs du pays. Au départ on mettait en cause les vestiges du régime de Ben Ali. On n’osait pas encore remettre en cause l’ancien gouvernement de transition qui avait permis les élections du 23 octobre, et avec qui la troïka avait négocié et pactisé jusqu’à cette échéance. Alors pendant des mois, les nahdhaouis attaquaient et tentaient de défigurer d’autres formations politiques : le PDP, puis eljoumhouri, le PCOT, ettajdid etc…Ils se sont permis de tout essayer : diffamations, attaques personnelles, violences verbales, menaces et la liste est longue. Mais c’était sans compter sur l’histoire récente, et surtout l’alliance qu’avait formé Ennahdha avec le PCOT et le PDP un certain 18 octobre 2005.

Alors je ne peux imaginer la joie des nahdhaouis en voyant naître “nidaa tounes”. Ils peuvent enfin s’attaquer à une formation politique sans risquer de paraîtres ingrats et ridicules. Oui mais ils s’attaquent à des personnalités dont ils ont loué l’efficacité et la loyauté envers la nation.
En faisant de la sorte, Ennahdha avait permis à nidaa tounes de gagner de plus en plus de sympathisants, et de gagner en notoriété. Nidaa tounes n’avait même pas besoin de faire de le communication, ou de la propagande. Ennahdha la faisait à sa place.

Oui mais voilà, l’UGTT est venu perturber tout ce programme, en prenant de vitesse tout le monde, et en invitant à un débat national entre les formations politiques tunisiennes, sous sa bienveillance. l’UGTT faisait un premier échec au roi d’Ennahdha, mais ce n’était pas un échec et mat.

Les attaques contre l’UGTT reprenaient alors, et cette fois-ci en mettant en avant une probable collaboration (diffamation) entre nidaa tounes et l’UGTT.

Les événements se sont accélérés lors du soulèvement de Siliana, l’UGTT est à nouveau au cœur des manifestations, qui n’ont aucune revendication politique, seulement des revendications sociales, et une indignation envers un gouverneur, qui fait la sourde oreille.
Notons que le soulèvement de Siliana a repris certains slogans de la révolution tunisienne, comme le fameux “Dégage”, l’appel à la révolte…mais notons aussi que le principale des revendications s’inscrivait dans la continuité des revendications de la révolution : travail, dignité, justice sociale, liberté de manifester etc.

Aussi surprenant soit-il: ces revendications ont été balayé par le gouvernement qui se veut révolutionnaire. Les revendications sont jugées infondées. Et on a met en cause les forces contre-révolutionnaires qui manipulent les revendications sociales pour des fins politiques. Nul besoin d’analyser d’avantage, pour comprendre qui essaye de politiser les crises, pour leurs enlever leur caractère revendicatif. Nul besoin d’en dire plus, pour comprendre qui joue les contres révolutions. Un autre échec, mais toujours pas de mat.

Les attaques contre l’UGTT s’intensifièrent, et la situation se dégrada le jour de la commémoration de l’assassinat du fondateur (et pour certain le co-fondateur) Farhat Hachad. Les milices nahdhaouis (qu’Ennahdha utilise à sa guise tout comme fut le cas pour les universités, pour terroriser, les soutient, les protège, mais se défend qu’ils soient un de leurs organes), ont envahi la place Mohamed Ali et ont attaqué les syndicalistes venus pour célébrer cet événement.

La Réaction de l’UGTT fut immédiate : un appel à une grève générale, précédés par plusieurs grèves régionales. Ennahdha dénonce un rôle politique que veut jouer l’UGTT, et qu’ils n’ont pas à jouer, car ils doivent rester neutres. Ennahdha essaye à nouveau de politiser les crises, qu’ils soient des revendications sociales, salariales, ou indignation face à la violence, et à l’incompétence du gouvernement, et abuse à nouveau du langage, en parlant, la première, de contre révolution qui est elle-même l’incarnation principale, et le fruit du génie de l’appareil RCD pour empêcher la révolution de prendre le bon chemin après le 14 janvier 2011.

Ce qui était une indifférence envers l’UGTT et le rôle qu’il peut jouer, s’est transformé peu à peu en une crainte, et maintenant une confrontation. Serait-ce l’échec et mat ? nawaat.org

 

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Appui syndical international à une grève générale jeudi

 

La Confédération syndicale internationale (CSI) a décidé d'appuyer une grève générale jeudi en Tunisie à l'appel du principal syndicat du pays, en conflit avec le parti islamiste Ennahda qui dirige le gouvernement, annoncé dimanche le syndicat.

 

"La secrétaire générale de la CSI Sharan Burrow se rendra à Tunis pour exprimer son appui à la décision de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) appelant à la grève générale le 13 décembre", a indiqué à l'AFP le porte-parole de la centrale tunisienne Ghassen Ksibi.

Mme Burrow, qui arrivera mardi à Tunis à la tête d'une délégation, a par ailleurs exprimé son appui à l'organisation tunisienne "face aux attaques dont elle a été la cible" selon une déclaration transmise dimanche à l'AFP.


"Ces attaques répétées contre l'UGTT, cheville ouvrière de la révolution qui continue de mener la lutte en faveur d'une véritable démocratie et d'une justice sociale, sont totalement inacceptables", a-t-elle affirmé.

"Alors que les Tunisiens s'apprêtent à fêter le 14 décembre le deuxième anniversaire de leur révolution, le mouvement syndical international réaffirme son soutien et sa solidarité avec l'UGTT, acteur clé de la construction d'une Tunisie juste et libre", a-t-elle ajouté.

 

Les relations entre l'UGTT et Ennahda, les deux principales forces politiques du pays, se sont tendues ces dernières semaines avant de se transformer en conflit ouvert après une attaque des locaux du syndicat le 4 décembre par des islamistes de la Ligue de protection de la révolution, une association proche du pouvoir.

 

Fait rarissime dans l'histoire du pays, la grève générale peut s'avérer un exercice à haut risque dans le contexte de crise socio-économique et d'impasse politique que connaît la Tunisie.

 

L'UGTT réclame notamment la dissolution de la Ligue de protection de la révolution. Le secrétaire général du syndicat Houcine Abassi a confirmé son appel à la grève générale, en dépit de tractations politiques pour l'en dissuader.

 

Dans son histoire, l'UGTT, qui revendique un demi-million de membres, n'a appelé qu'à deux grèves nationales, l'une en 1978 dont la répression a fait des dizaines de morts, et une autre, le 12 janvier 2011, deux jours avant la chute du régime de Ben Ali. lorientlejour

 

 

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Le Front populaire mobilise ses troupes pour la réussite de la grève générale du 13 décembre

 

Tunisie : Le Front populaire mobilise ses troupes pour a réussite de la grève générale du 13 décembreCe n'est pas un scoop; c'était même prévisible: le Front populaire soutient la grève générale décidée par l'Union générale des travailleurs tunisiens (Ugtt) pour le 13 décembre prochain et mobilise ses troupes pour la faire réussir.

C'est Hamma Hammami, porte-parole du Front, qui l'a annoncé, au cours d'un meeting populaire organisé, dimanche, par la Coordination régionale du Front populaire à Sfax.

M. Hammami, qui n'a pas apprécié (c'est un euphémisme) les attaques des dirigeants du parti islamiste Ennahdha (au pouvoir) contre le Front populaire exprimées, accusé d'avoir fomenté les récentes agitations sociales à Siliana, a affirmé que «les attaques perpétrées contre le siège de l'Ugtt», mardi dernier, par les Ligues de protection de la révolution, proches (et au service) d'Ennahdha, comme «une atteinte à la liberté, à l'indépendance et au projet démocratique en Tunisie».

Pour un «gouvernement de crise»

«Le Front populaire plaide pour la mise en place d'''un gouvernement de crise'' composé d'un nombre réduit de personnes reconnues par leur compétence», soulignant dans ce contexte, que «l'échec du gouvernement et son incapacité à répondre aux revendications du peuple ne met pas en doute sa légitimité».

Le porte-parole, a appelé le gouvernement à présenter des excuses aux habitants de Siliana et à reconnaitre l'Ugtt en tant qu'«organisation syndicale prestigieuse», outre la dissolution des «ligues de protection de la révolution» qui, selon lui, «protègent le gouvernement et le parti Ennahdha». «L'extrémisme se définit comme étant la négation de la démocratie, des droits et des libertés», a-t-il dit.

Un nombre de dirigeants du Front populaire ont pris la parole tels que Chokri Belaid, secrétaire général du Mouvement des patriotes démocrates unifié et dirigeant du Front populaire, Othman Belhaj Amor (secrétaire général du parti Baâth), Jamel Lazhar (porte-parole du Parti national socialiste révolutionnaire), Abdennasser Layouni (indépendant), Abdelatif Baili (Parti démocrate socialiste), qui ont souligné que le Front populaire a pour mission d'unifier le peuple tunisien et «se mobilisera pour faire réussir la grève générale programmée pour le 13 décembre prochain».

A noter que, la coordination régionale du Front populaire de Sfax est composée de plusieurs partis politiques de gauche, des nationalistes arabes et des indépendants. Il s'agit du Parti des patriotes démocrates unifié, du Parti des travailleurs, du Parti national socialiste révolutionnaire, de la Ligue de la gauche ouvrière, du Front populaire unioniste et des personnalités indépendantes. kapitalis


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“Partis politiques : Les jeunes se mobilisent autour de l’UGTT avec des marches et slogans de soutien le mardi 11 décembre”

 

“Des marches de soutien sous le slogan « Toute la Jeunesse de la Tunisie avec l’UGTT » seront observées, ce mardi 11 décembre à 11h du matin, devant les locaux des Unions Régionales de l’UGTT sur tout le territoire tunisien, par les représentants de la jeunesse au sein de plusieurs partis politiques.

Il s’agit là d’une initiative lancée par les représentants de la jeunesse de la ‘’Voie démocratique et sociale (Al Massar)’’, de ‘’Nidaa Tounes’’, du ‘’Parti Républicain’’ et du ‘’Parti Socialiste’’. Ces marches précèderont la ‘’grève générale’’ programmée par l’UGTT le 13 décembre dans toute la Tunisie, grève qui reste sujette à de nombreuses tractations de toute part, dans le but de faire revenir l’UGTT sur sa décision.” tunivisions.net

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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Tunisie : Kasbah 1 et 2_Manifs_ Initiative-UGTT
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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 02:57

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A Tunis des centaines de sympathisants de la ‘’Ligue de protection de la révolution’’, milice d'Ennahdha, manifestent contre la centrale syndicale UGTT

 

 

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Ennahdha organise la «deuxième mi-temps» du match des manifestations

 

Ennahdha, et ses alliés, ont organisé ce samedi 8 décembre des manifestations un peu partout, à travers le pays, pour contrebalancer les manifestations d’hier organisées à l’initiative de l’UGTT.

Et comme par hasard, ces manifestations ont, essentiellement, eu lieu là où les mouvements d’hier ont été les plus « époustouflants » !

 

Sfax

Une manifestation a été organisée ce samedi 8 décembre devant la mosquée de Sidi Lakhmi dans la ville de Sfax sous le thème “Notre révolution continue”, à l’initiative d’une association à Sfax.

 

Lotfi Abida, secrétaire général régional du mouvement Ennahdha à Sfax a déclaré que cet évènement vise à calmer les esprits et à rassurer les citoyens.

 

Kairouan


La ligue de protection de la révolution dans le gouvernorat de Kairouan a appelé l’union générale des travailleurs tunisiens à annuler sa grève générale.

Le président de la ligue Mohamed Anouar a déclaré que le rassemblement de ce samedi vise à sensibiliser le citoyen de Kairouan que la grève générale n’aura aucun intérêt qu’il s’agit d’une perte de plus de 7 milliards de dinars pour la Tunisie.

 

 

Gafsa

 

Le mouvement Ennahdha a organisé, ce samedi une marche pacifique à Gafsa.

 

Les manifestants ont appelé le gouvernement à l’”immunisation de la révolution” et à l’assainissement de tous les secteurs y compris l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT).

 

Le secrétaire général du mouvement Ennahdha à Gafsa, Mohsen Soudani a expliqué que l’assainissement de l’UGTT veut dire la conservation de sa vocation sociale et de sa neutralité au service des ouvriers sans faire partie des tensions politiques. tunisienumerique


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Rached Ghannouchi, pyromane et suicidaire

 

 

Tunisie : Rached Ghannouchi, pyromane et suicidaire

Ce sont bien le refus de la négociation, de l'écoute de l'Autre et du dialogue qui ont fait rater à Ennahdha les nombreuses chances et les innombrables mains tendues qui auraient pu assurer le sauvetage du pays.

Rached Ghannouchi, mercredi, est venu abattre sur la place publique les dernières cartes, ou peut-être les avant-dernières cartes, du jeu d'Ennahdha. Peu importe la chronologie de cette lamentable fin de parcours nahdhaouie, ce que nous retenons c'est la dramatique descente en enfer du président des «islamo-démocrates» qui, sans gène aucune, a décidé de prendre pour cible l'Union générale des travailleurs tunisiens (Ugtt), accusant cette dernière de semer le trouble, de jouer le jeu politique dangereux des défaits du 23 octobre 2011, de comploter, bref, de se disqualifier.

Rien ne leur a réussi

Ce dernier «coup de gueule» du patriarche nahdhaoui porte ainsi la tension sociale et politique à un cran jusqu'ici inimaginable. Et cela peut faire craindre le pire. Aux abois, Ennahdha risque de choisir de plus en plus de tirer sur tout ce qui bouge, sur tous ceux qui s'opposent à ses choix, voire également sur ceux qui, pour l'instant atterrés ou dubitatifs, ont choisi de s'abstenir et de garder le silence.

Le danger réside donc dans cette attitude tout à fait suicidaire des dirigeants nahdhaouis: puisque, en dix ou onze mois de pouvoir, rien ne leur a réussi et leurs incapacités à mener les affaires du pays ne sont plus à démontrer, ils pourraient décider de se donner la mort et tenter de traîner dans le sillage de leur autodestruction tout ce qui reste de la Tunisie révolutionnaire et tous les Tunisiens.

En lieu et place de la présentation d'un mea culpa civilisé et réellement démocrate, en lieu et place d'un aveu franc et clair de ses faiblesses et de ses incompétences à servir le pays, Ennahdha a ainsi opté pour les attaques frontales et la rupture totale, puisque l'arrogante «légitimité électorale» des «hommes honnêtes qui craignent Dieu» n'a plus convaincu.

En lieu et place d'un bilan sincère de ce que l'équipe de Hamadi Jebali a tenté d'entreprendre et qu'elle n'a pas réussi à réaliser ou qu'elle a gâché, M. Ghannouchi, devant un parterre nombreux de journalistes, a déclaré la guerre à l'Ugtt, elle qui, souvenons-nous il y a moins de deux mois, avait lancé l'initiative du dernier recours, une planche de salut qui aurait pu réunir toutes les bonnes volontés du pays, les hommes et femmes qu'anime uniquement le souci de servir de la meilleure manière l'intérêt suprême de la Tunisie.

Or, Ennahdha, attelée à ses associés du CpR et d'Ettakatol, a préféré faire cavalier seul et, en somme, torpiller les efforts de Houcine Abassi, de ses amis syndicalistes et de tous ceux qui ont voulu substituer à la «légitimité électorale» vidée de tout sens une «légitimité consensuelle» plus saine et plus crédible, car plus fédératrice en cette étape de transition démocratique et face aux prolongations que nous impose une Constituante qui se presse lentement.

Ils ont tout désappris

Comment peut-on expliquer cette démarche folle et furieuse de M. Ghannouchi et de ses disciples nahdhaouis qui jouent ainsi leur va-tout?

Il s'agit, en réalité, une tragique réalité, d'un groupe d'hommes et de femmes qui constatent, chaque jour encore plus, la faillite de leur rêve de grandeur. Eux que le hasard du bulletin de vote du 23 octobre a choisi pour gouverner, eux qui, pendant leurs longues années d'exil, de prison et de répression, ont tout désappris du dialogue, de la modestie, de la générosité et du partage.

Aujourd'hui, donc, ils sont bien obligés de reconnaître que la politique est un talent qu'ils ne possèdent pas, que la démocratie est un art dont ils ne maîtrisent pas les plus élémentaires rudiments et que la modernité et la laïcité ne sont pas des inventions de Satan.

Face à ce désastreux constat, face à leurs multiples échecs, à la perte de tous leurs repères et à leur popularité usée jusqu'à la corde, les Nahdhaouis ont choisi la fuite en avant, le discours brutal et la manière forte et assassine.

Cette course effrénée qui mène Ennahdha droit dans le mur et tout le pays avec lui, et qui risque, à coup sûr, de nous faire regretter le 14 janvier 2011, est le fait de la convergence d'un certain nombre de facteurs.

Tout d'abord, l'affolement dont les dirigeants d'Ennahdha ont fait preuve depuis leur accession au pouvoir est le résultat d'un complexe de persécution. Deux décennies ou un demi-siècle de répression ont nourri chez les hommes et les femmes nahdhaouis une peur viscérale du voisin, même lorsque ce dernier est tunisien et musulman. Même s'ils ont été libérés par la Révolution du 14 janvier, s'ils ont été généreusement récompensés par les élections à la Constituante – cette manne d'Allah! – et qu'ils se sont bien installés au pouvoir, les Nahdhaouis éprouvent toujours le plus grand mal à se débarrasser de leur délire de persécution. Leur entêtement, leur arrogance, leur refus du dialogue, leur intransigeance et leur violence sont les preuves que ces hommes et ces femmes ne sont jamais arrivés à effacer leur douloureuse expérience de l'oppression.

Rejet de l'Autre

Ce manque d'assurance génère bien évidemment un manque de confiance en autrui, un sentiment de suspicion qui rend impossible tout commerce humain et tout échange «civilisé» et moderniste avec les Nahdhaouis.

Leur fidélité à un certain islam, toutes leurs interventions télévisées ou autres qui commencent toujours par la «basmala», leur tache frontale et leur «assalamou alaïkom» téléphonique sont peut-être des détails insignifiants et anecdotiques de la vie quotidienne, mais elles représentent toutes des distances que les Nahdhaouis souhaitent mettre entre eux et les autres, pour se protéger de la malveillance et la mécréance...

Cette fâcheuse tendance à rejeter les valeurs de l'Autre, cette malheureuse obstination à n'en faire qu'à leur tête et leur instinct quasi-nihiliste à faire le vide autour d'eux-mêmes ont donné naissance chez les Nahdhaouis cette quête obsessionnelle du pouvoir et cette volonté maladive de le garder à tout prix. Cela leur a coûté, à plusieurs reprises, la perte de confiance, la colère et presque le divorce d'avec leurs alliés de la Troïka, et ils ne semblaient pas y pouvoir grand-chose. Cela leur a valu, un nombre incalculable de fois, de terribles parties de bras-de-fer avec une opposition partisane, associative ou autres, et ils ne semblent jamais regretter de se retrouver ainsi isolés, animés qu'ils sont par leur conviction d'être les détenteurs de vérités absolues, sacrées et, donc, indiscutables.

Ce sont bien ce refus de la négociation, ce refus de l'écoute de l'Autre et du dialogue qui ont fait rater à Ennahdha les nombreuses chances et les innombrables mains tendues qui auraient pu assurer le sauvetage du pays.

A présent, face à toutes leurs faillites, face au naufrage du navire révolution et face à la montée en puissance du Nida Tounes de Béji Caïd Essebsi et les rangs serrés de l'opposition, les Nahdhaouis, suicidaires, fourbissent les armes, tirent, blessent, aveuglent et tuent....

Les kamikazes nahdhaouis, leurs milices des Ligues de la protection de la révolution et leurs frères salafistes sont prêts, si les urnes ne leur accordent un nouveau mandat quinquennal, à se soulever et à prendre le pouvoir par la force.

Quoiqu'ils puissent prétendre, leur «structure mentale», leur idéologie et leur stratégie leur dicteront toujours de vouloir gouverner seuls et de ne jamais accepter l'alternance.

Je n'ai rien contre Ennahdha, je souhaite tout simplement qu'elle soit dans l'opposition.  Moncef Dhambri  http://www.kapitalis.com/afkar

 

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Les milices nazies : SA et SS

 

 

 

Après que l'Allemagne ait perdu la 1ère Guerre Mondiale, il fut crée les S.A. En 1920,  et les S.S. En 1926. Mais quels étaient alors leur rôle avant et pendant la Seconde Guerre Mondiale ?

 

1- Les S.A. (SturmAbteilung = Section d'Assaut)

 

La Section d'Assaut a été crée en 1920 par Ernst Röhm. Cette armée, identifiable grâce à leurs « chemises brunes »,  a pour but de protéger les réunions du Parti Nazi dirigé par Hitler et de troubler les réunions socialistes et communistes.

 

En 1923, Hitler tente un coup d’état, le Putsch de Munich, avec l'aide des S.A.

Au moment où Hitler arrive au pouvoir en 1933, les S.A sont au nombre de 400.000 malgré le Traité de Versailles signé en 1919 interdisant la création d’une armée de plus 100 000 hommes.  

Ce sont les premiers à faire une campagne contre les juifs en 1933.

Les S.A. défilent avec des camions surtout dans la ville de Berlin qui transportaient des panneaux de propagandes contre les juifs, ceux-ci incitant les Allemands à ne pas aller acheter dans les magasins juifs. Des affiches sont aussi placées sur les vitrines de commerçants juifs, de plus la présence des S.A. devant ces mêmes magasins dissuadait les Allemands d'entrer dans ceux-ci.


Les S.A. avaient aussi pour rôle d'humilier les juifs. La Section d’Assaut, s'en prend  à des couples mixtes entre allemands et juifs et les oblige à porter des pancartes humiliantes, comme l'illustre cette image.


 

http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/couple_mixte.jpg

La pancarte de l'homme signifie : « Je suis un juif qui n'entraine dans sa chambre que des jeunes allemandes ». 

Celle de la femme signifie : « Je ne suis qu'une truie attirée par les juifs »

 

2-Les S.S (Schutzstaffel = Groupe de Protection)

 

Le Groupe de Protection a été quant à lui crée en 1926, ils étaient à l'origine des gardes du corps personnels de Hitler.


Le 30 juin 1934, la terreur prit une nouvelle couleur dans le IIIe Reich. Le noir vint remplacer le brun et se mélangea au rouge sang. (Citation du livre Les S.S. Un avertissement de l'histoire de Guido KNOPP) Cette phrase, traduit l'assassinat de nombreuses personnes durant la Nuit des Longs Couteaux, notamment celui du chef des S.A. qui était pourtant l'ami d'Hitler : Ernst Röhm. Après cette nuit, les SA disparaissent, de la scène politique, Hitler préférant développer le corps des SS, milice qu’il a créé lui-même et qui est toute dévouée à sa cause. Le rôle des S.S de réaliser le projet  d’exterminer les juifs et avoir le contrôle de toutes les armées : « Les juifs doivent être exterminés. C'est notre programme et nous devons l'appliquer. » (Extrait du discours prononcé le 4 octobre 1943 devant les généraux S.S.


Himmler dirige alors les S.S. Qui deviennent les gardiens des camps de concentration, le premier camp de concentration fut ouvert en 1933, c'est le camp de Dachau.

 

 

http://www.histoire-en-questions.fr/deuxieme%20guerre%20mondiale/allemagne%20nazie/ssentrainement.jpg

 

Les S.S. composent une unité de tueurs qui seront utilisés sur le front de l’Est, dans la guerre 

contre l’URSS. Au fur et à mesure de leur avance en URSS, les nazis exécutent les juifs. Ce régiment de policiers et de soldats étaient appelés « einsatzgruppen »dirigés par les S.S.

Mais les S.S. dirigent aussi l’extermination, c'est à la fin des années 1941 qu’ils sont chargés d'organiser ces camps d'extermination (organisation des trains et des convois), Himmler en est le superviseur. De plus les S.S. sont à l'arrivée du célèbre camp d'extermination: Auschwitz. 


Leurs travail consiste à attendre les déportés juifs qui sortent des wagons et composent 2 fils : une qui ira travailler et l'autre qui sera redirigé directement vers les chambres a gaz.

 

Ces deux milices ont permis de semer la terreur sous le IIIe Reich.

 

Mélanie K  & Sophia B

 

Référence :

-Sitographique : http://pagesperso-orange.fr/vins.a/La_SA.htm 

 

 

http://pagesperso-orange.fr/vins.a/La_SS.htm


 

http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/SA_SS.htm#sa

 

-Bibliographique : Les S.S. un avertissement de l’Histoire, Guidot KNOPP

Les Trompettes de Berlin, Christian BERNADAC  histoiregeolyceerombas.over-blog

 

 

 

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