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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 05:59

Rassemblement de Solidarité avec le Doyen Habib Kazdaghli et pour la Défense des Libertés Publiques et Académiques

 

Jeudi 3 janvier 2013 à 9 heures du matin  devant le Tribunal de Première Instance de la Manouba

 

 

 

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Nouvelle mobilisation de solidarité avec le Doyen Kazdaghli

 

Le procès du Doyen Habib Kazdaghli reprendra le jeudi 3 janvier 2013 et avec lui le travail de Sisyphe des syndicalistes tunisiens, des militants de la société civile et des instances académiques plus que jamais solidaires de cet universitaire, devenu depuis une année un emblème de la défense des libertés académiques, et plus que jamais déterminés à faire partager à l’opinion publique  et au  monde entier leur conviction qu’il est innocent, que sa mise en examen est inique et qu’elle vise à éliminer de la scène universitaire, surtout après la requalification des charges retenues contre lui, un farouche défenseur des valeurs académiques et de toutes les libertés. De fait, les responsables universitaires syndicaux et les militants associatifs n’ont pas chômé pendant ces vacances scolaires pour reprendre la mobilisation et préparer de nouvelles actions de solidarité avec le doyen de la FLAHM.

La solidarité des doyens des institutions des lettres et des sciences humaines

 La première réaction est venue de la conférence périodique des doyens des facultés de lettres et sciences humaines du pays. Ces derniers, réunis à Sousse le 19 décembre 2012, expriment, dans une déclaration publiée par l’Agence TAP le 28 décembre 2012, « leur confiance dans l’indépendance de la justice » mais aussi leur inquiétude devant les tentatives « d’instrumentalisation politique » de l’affaire de leur collègue Habib Kazdaghli et considèrent que la longueur du procès, qui traîne et se poursuit même après l’achèvement du premier semestre de l’année universitaire, constitue « une menace flagrante pour l’exercice des libertés  académiques et une atteinte délibérée à l’autorité décanale qui représente l’éminent prestige de l’université et des universitaires ».  Ils déplorent l’ambiance délétère dans laquelle ils travaillent et qui est caractérisée, en général, par la violence et le désordre provoqués par certaines parties estudiantines rebelles au respect du règlement intérieur et des directives émanant des conseils scientifiques. Ils mettent l’accent en particulier, sur « les pressions et les violences perpétrées par des groupes d'extrémistes religieux tout au long de l'année dernière à l'encontre des enseignants, du doyen et des étudiants de la faculté des lettres de la Manouba ». Ils rappellent «  l’impossibilité dans laquelle ils se trouvent de poursuivre leur travail dans des conditions pareilles qui dilapident leur énergie et qui s’accompagnent de menaces quotidiennes pour leurs vies et leur sécurité personnelle » d’autant que leurs doléances ne trouvent pas d’écho auprès du ministère qui refuse «d'engager un dialogue véritable et une réflexion concernant les difficultés rencontrées ».

La mobilisation du milieu associatif

Le bureau élargi de l’Association tunisienne des valeurs universitaires (ATDVU) qui comprend, outre les membres du bureau de l’association, les représentants des associations et organisations concernées par la défense de l’autonomie institutionnelle et des libertés académiques et particulièrement le Forum universitaire tunisien (FUT), l’Observatoire des libertés académiques, l’association de défense des libertés académiques et de la création, réuni le 20 décembre 2012 pour préparer la mobilisation en prévision de l’audience du 3 janvier 2013, a publié un manifeste rapidement relayé par le tissu associatif et adopté par la coalition des ONG, parrainée par la LTDH. Les associations signataires de la déclaration ( une ciquantaine) réaffirment «que l’obstination à traduire le Doyen devant le tribunal constitue une tentative désespérée d’instrumentalisation de la justice par des parties à l’intérieur et à l’extérieur du pouvoir pour porter atteinte à l’inviolabilité de l’université et outrepasser les organes de direction élus et porter atteinte aux libertés académiques et aux libertés publiques » et ajoutent que « cet entêtement fait partie d’un plan orchestré pour mettre au pas les intellectuels, les journalistes, les artistes, et constitue un prélude pour ouvrir la voie au contrôle de la société tunisienne et imposer un projet de société totalitaire ».

Le pouvoir exécutif dominé par Ennadha est en effet devenu depuis quelque temps, du point de vue du milieu associatif et des acteurs politiques démocrates, l’ogre prêt à tout pour dévorer la magistrature en vue de réprimer toute volonté d’autonomie et d’indépendance et d’étouffer toutes les libertés pour imposer un projet de société rétrograde et installer à court ou à moyen terme un régime dictatorial.

Habib Kazdaghli, Sami Fehri, les artistes d’El Abdellia ou le combat pour les libertés et l’indépendance de la justice

On peut citer, à l’appui de cette thèse, tous les procès et les poursuites qui ont ciblé  les défenseurs des libertés dans notre pays et qui ont défrayé la chronique et fait couler beaucoup d’encre : l’affaire Persépolis en novembre 2011, le procès Kazdaghli et les assignations en justice des artistes d’El Abdellia et, cerise sur le gâteau et tragique cadeau de fin d’année offert aux Tunisiens, l’affaire Sami Fehri, directeur de  la chaîne de télévision privée Attounsia, en détention illégale malgré la décision de la plus haute juridiction de Tunisie de casser sa mise en examen et le mandat de dépôt prononcé contre lui, entré dans une grève de la faim sauvage en raison de la décision arbitraire prise par les autorités de ne pas le libérer et admis depuis deux jours dans une unité de soins intensifs à cause de la dégradation de son état de santé.

Suspecté de contribution aux pertes financières de l’Établissement de la télévision tunisienne, en tant qu’associé, dans la société de production télévisuelle Cactus de Belhassen Trabelsi, gendre de Ben Ali, il  n’a été inculpé et arrêté qu’après  la diffusion sur sa chaîne d’une émission  de guignols fort réussie et ayant crevé l’audimat nommée « La Logique politique », tournant en dérision les dirigeants politiques du pays. C’est pourquoi plusieurs observateurs estiment que la raison véritable de son arrestation puis du maintien de la décision arbitraire de le garder en prison  est l’exercice de son droit à la liberté d’expression qu’il est en train de défendre au prix de sa vie.

Conscients dès lors que c’est l’avenir du processus démocratique qui se joue aujourd’hui en Tunisie , les associations, dont l’Observatoire des libertés académiques dépendant de la Fédération générale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique,  ne lâchent pas prise et  appellent « les universitaires et toutes les forces de la société civile et démocratique à un nouveau rassemblement le jeudi 3 janvier 2013 à 9 heures du matin devant le Tribunal de première instance de la Manouba pour exprimer leur solidarité avec le Doyen, les intellectuels, les journalistes et les créateurs qui ont fait l’objet dans la dernière période d’actes de violence, d’intimidation et de traduction devant la justice, à l’image de ce qui s’est passé pour l’universitaire et artiste plasticienne Nadia Jelassi et pour réitérer leur attachement aux libertés académiques, aux valeurs universitaires et à la liberté d’expression et  de création ». 

La solidarité syndicale

Le bureau syndical de la FLAHM  a appelé lui aussi, dans un communiqué diffusé le 28 décembre 2012, à un rassemblement, le même jour à la même heure et pour les mêmes raisons. 

La FGESRS, dont quelques sections ont observé un mouvement de débrayage de deux heures largement suivi à l’occasion de l’audience du 22 novembre 2012, qui a constamment apporté son soutien au doyen de la FLAHM et qui a mobilisé les universitaires depuis le début de la crise du niqab autour de la défense des valeurs universitaires s’est, de nouveau, engagée  dans la bataille. Elle a annoncé la tenue d’une conférence de presse, qu’elle organisera conjointement avec le bureau exécutif de l’UGTT, le mercredi 2 janvier 2013 à partir de 14 heures au siège de la centrale syndicale.

Dans un communiqué de presse publié le 25 décembre 2012, son secrétaire général, Houcine Boujarra, convie les universitaires et les acteurs de la société civile à participer à cette rencontre avec les médias pour « dénoncer le procès inique intenté au doyen de la FLAHM et tous les procès en vertu desquels des universitaires syndicalistes ont été traduits devant la justice et pour défendre la libre parole, les libertés académiques et l’autonomie de l’université tunisienne ». La FGESRS et ses sections de base n’ont pas recouru à la grève générale, pourtant envisagée par certains militants de base comme une action possible lors de l’assemblée générale du 22 novembre 2012, pour ne pas perturber le déroulement des examens semestriels qui commencent le 3 janvier 2013 dans plusieurs établissements.

Outre le soutien à Habib Kazdaghli et aux défenseurs des libertés, le dénominateur commun de toutes ces initiatives et prises de positions est de dénoncer la tendance hégémonique du pouvoir exécutif et de saluer les aspirations et le combat des magistrats tunisiens, à travers leur association et leur syndicat, pour l’indépendance de la justice et l’élection d’un Conseil de l’Ordre des magistrats autonome et représentatif. C’est dans ce sens que les associations signataires de l’appel à un rassemblement de solidarité « réitèrent leur appui aux magistrats qui militent pour résister aux différentes formes de pression exercées à leur encontre par plusieurs parties pendant cette période transitoire pour les détourner de l’administration d’une justice équitable et de la préservation de l’institution judiciaire contre toute ingérence et sont certaines de la capacité des magistrats tunisiens à résister à toutes les tentatives d’instrumentalisation » et que le syndicat de la FLAHM précise que l’un des objectifs du rassemblement « est la revendication d’un pouvoir judiciaire indépendant » selon les termes du communiqué susmentionné.

Du coup le rassemblement du  3 janvier, comme ceux qui l’ont précédé, ne doit pas être pris, comme veulent le faire accroire des commentaires tendancieux, pour une remise en cause de l’honnêteté des juges mais pour une riposte de la société civile et des syndicats à la volonté de mainmise  du pouvoir exécutif sur le pouvoir judiciaire.

Soutien de l’Université du Mirail Toulouse, du groupe CRC de la ville de Toulouse  et de l’Université libre de Bruxelles

La conférence de presse de la FGESRS, qui sera suivi d’un séminaire sur les libertés académiques, verra la participation d’une forte délégation toulousaine. Ce groupe est d’abord composé de responsables à la fois académiques et syndicaux. Ils représentent en même temps l’Université du Mirail Toulouse – qui s’est distingué en envoyant, chaque fois, à l’occasion des précédentes audiences, des messages de solidarité et dont les professeurs ont organisé, à la fin du mois de novembre 2012, une manifestation de soutien au doyen de la FLAHM devant le Consulat général de Tunisie à Toulouse – et le SNESUP.

Les autres membres de la délégation sont des élus municipaux toulousains appartenant au groupe des élus communistes, républicains et citoyens. Xavier Lambert, membre du bureau national du SNESUP et Alet Valero, membre de son bureau toulousain ainsi que Jean Marc Barés, adjoint au maire de la ville de Toulouse et Chloé Rigal, conseillère déléguée à l’action en faveur des jeunes publics « viendront exprimer leur soutien lors de son procès» au doyen de la FLAHM .

Dans un communiqué daté du 28 décembre 2012, intitulé, à juste titre, Soutien aux démocrates tunisiens, Pierre Lacaze , président du groupe des élus communistes, républicains et citoyens de la ville de Toulouse  ne manque pas de souligner le lien entre le combat mené par le doyen de la FLAHM et « les multiples atteintes aux droits politiques et les multiples atteintes aux droits sociaux et démocratiques du fait de ligues qui partout dans le pays suscitent de nombreux incidents violents, notamment l’attaque des locaux syndicaux sans que le pouvoir islamiste en place n’exerce de véritables pressions sur eux ». Il fait également part de l’ engagement des élus du groupe CRC de la ville de Toulouse à continuer à exprimer leur soutien « jusqu’à ce que justice soit rendu au doyen de l’université » et « à poursuivre leurs actions contre les atteintes à la démocratie en Tunisie », confirmant par là même que le les universitaires,  les journalistes, les artistes, les syndicalistes, les acteurs de la société civile et les démocrates tunisiens se battent, chacun dans sa sphère,  pour faire avorter le projet liberticide des ennemis de la démocratie. 

Mais si la venue de la délégation toulousaine était programmée  depuis le mois de novembre 2012, celle de la délégation de l’Université libre de Bruxelles constitue une belle surprise fort appréciée par les universitaires et les militants associatifs qui ont connu ses membres lors de leur dernier séjour en Tunisie, au moment de l’audience du 25 octobre 2012 et qui ont été séduits par leur générosité.

La vice-rectrice, Annémie Schaus, le Professeur Jean Philippe Schreiber et l’avocate pénaliste Michèle Hirsh seront présents au procès. Son compatriote et confrère, Laurent Philippe, en habitué des rassemblements de solidarité avec le doyen de la FLAHM, sera lui aussi, mais comme franc-tireur, un observateur du procès. La Fédération internationale des droits de l’homme, toujours présente, déléguera cette fois-ci l'historienne Sophie Bessis ainsi que l’avocate Marie Guiraud.

L’Association des Tunisiens en France et La Fédération tunisienne pour une citoyenneté des deux rives, elles aussi fidèles au rendez-vous, enverront en mission d’observation judiciaire, respectivement Maître Naceur Khémiri et Maître Bardi. Des représentants des ambassades de l’Union européenne, de la  Suisse et de l’Autriche sont attendus. Des initiatives similaires ont été prises lors des audiences précédentes par des membres du corps diplomatique d’autres ambassades européennes, à l’instar de celle de la France. Ces derniers ont toujours pris soin de préciser que leur présence au procès ne devait pas être perçue comme une ingérence dans les affaires tunisiennes mais comme un soutien au processus démocratique encore balbutiant en Tunisie.

La quatrième, et en principe, dernière audience, sera consacrée au réquisitoire du ministère public et aux plaidoiries des avocats avant la proclamation du verdict. Les militants syndicaux et associatifs sont persuadés que ce sont les faits contrôlés, les choses examinées qui formeront la conviction des juges et non la conviction tenace et irréfutable, parce que partisane qui déforme les faits et les choses. La tournure factuelle prise par le procès, la conduite des dernières audiences avec un respect scrupuleux de la procédure – excepté à l’occasion de l’épisode controversé de la comparution des étudiantes en niqab -, une louable impartialité et un grand professionnalisme plaident en faveur de l’exercice par la Cour d’une justice équitable qui disculpera le doyen de la FLAHM des accusations calomnieuses portées contre lui. Habib Mellakh leaders.com.

 

 

__________________________________________Historique

Consulter  : 

agoravox.fr 



ET _______________________________________

Affaire du doyen Habib Kazdaghli

 

Accusé d’actes de violence commis par un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions, le doyen de la faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de La Manouba encourt jusqu’à cinq ans de prison. Deux heures de grève seront observées au moment de son procès aujourd’hui dans plusieurs universités tunisiennes.

 

«Cette pétition de soutien au doyen Habib Kazdaghli a été adoptée par une cinquantaine de constituants. Nous avons engagé, il est vrai, cette action tout récemment, le document sera signé dans les prochaines heures par plusieurs autres noms provenant de différents groupes parlementaires, qui ont promis de rallier le mouvement. Nous nous engageons également à inscrire dans la nouvelle Constitution le droit à la liberté de l’information et de la création ainsi que les libertés académiques», annonçait avant-hier la députée de l’ANC, Salma Baccar dans la salle Hassan Hosni Abdelwahab. Les applaudissements fusent.

La salle de conférence de la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba est archicomble. Des représentants des syndicats de base de l’enseignement supérieur, de plusieurs associations de femmes et de droits de l’Homme prennent tour à tour la parole pour assurer leur appui au doyen, dont le procès s’ouvre de nouveau aujourd’hui à partir de 9h du matin au Tribunal de première instance de La Manouba. 

 
 A la fin de la réunion, la chef du département d’anglais s’est entretenue d’urgence avec Habib Kazdaghli : «Ce matin, une étudiante portant le nikab a refusé de dévoiler son visage pendant un cours d’anglais. L’enseignante a été menacée par des groupes de barbus venant à la rescousse de la jeune fille». «Vous devez porter vous aussi la tenue islamique», lui a-t-on répété. Le professeur a dû quitter la salle. Voici son rapport, alerte-t-elle. 
Le doyen pâlit. Le calvaire de l’année universitaire passée va-t-il reprendre de nouveau? Ce calvaire, qui a provoqué sa comparution devant la justice depuis le début de l’été dernier. 

Hystérie

En novembre 2011, le Conseil scientifique de la Faculté de La Manouba adopte, pour des raisons pédagogiques et de sécurité, un règlement intérieur interdisant le port du voile intégral dans les salles de cours et pendant les examens. Les étudiants sont tenus de signer le document au moment de leur inscription à l’université. Mais les troubles violents et les sit-in non-stop, qui ont agité les murs de la Faculté de La Manouba, ont poussé le Conseil scientifique à exclure quelques éléments, parmi ceux qui ont sérieusement perturbé les cours.  

Il est 14h40 ce 6 mars 2012 lorsque deux étudiantes, Imen Berrouha et Fattouma Hajji, s’introduisent dans le bureau du doyen. La première inscrite en première année arabe vient d’être renvoyée de la Faculté pour une période de six mois, son amie devait comparaître devant le conseil de discipline le 17 mars. Elles mettent son bureau sens dessus-dessous, il tente de les arrêter, puis sort porter plainte. «Elles étaient dans un état d’hystérie avancé. J’en ai vu de toutes les couleurs depuis le début de l’année universitaire, on m’a harcelé quotidiennement, insulté et diffamé au cours de prêches clamés juste au-dessous des fenêtres de mon bureau, mais c’était la première fois qu’on forçait ma porte de cette façon», témoigne Habib Kazdaghli.
 

Le lendemain, à la suite de cet incident, un salafiste étranger à la Faculté des lettres profane le drapeau tunisien. Emotion vive dans tout le pays...
 

Accusé d’avoir giflé violemment  Imen Berrouha au point que le médecin de l’hopital de la Cité Ettadhamen lui a prescrit (vers 16h30) dix jours de repos, «pour une gifle qui s’estompe au bout d’une heure notamment lorsqu’on est couvert d’un nikab», protestent les avocats du doyen, le Professeur Kazdaghli a vu au gré des mois les charges retenues contre lui, «violences n’entraînant pour la santé d’autrui aucune conséquence sérieuse», sanctionnées par une amende de quatre dinars et quinze jours de  prison s’aggraver. En juillet, le choc du Professeur Kazdaghli est grand lorsqu’il découvre que le parquet a requalifié le chef d’inculpation. Il est poursuivi aujourd’hui pour «actes de violence commis par un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions». Il encourt cinq années d’emprisonnement !


«Le soutien ne vient que d’Allah !»

«C’est le monde à l’envers. De victime, je deviens accusé», déclare le doyen, qui a vu la chaîne de solidarité de la société civile tunisienne et de la communauté académique internationale s’agrandir autour de son affaire. Par contre, le ministère de l’Enseignement supérieur refusera dès le début de désavouer les jeunes salafistes et accuse le doyen d’instrumentaliser l’affaire du nikab à des fins politiques.

 
Après avoir certifié la nouvelle de son mariage cet été avec Mohamed Bakhti, l’un des deux salafistes  décédé la semaine passée en prison à la suite d’une grève de la faim sauvage et ex-leader du mouvement salafiste de La Manouba, Imen s’est refusée de répondre à nos questions : «Je ne veux pas parler à la presse», a-t-elle objecté.

 
«Le soutien ne vient que d’Allah tout puissant ! Se plaindre à un autre que Lui est une humiliation», a ajouté Imen avant de raccrocher rapidement le téléphone.
Aujourd’hui par solidarité avec leur confrère, deux heures de grève seront observées par les enseignants de plusieurs universités à travers toute la République.
«Notre objectif n’est pas d’influencer la justice, mais plutôt de l’appuyer dans sa quête d’équité et de transparence», assure Habib Mellakh, universitaire, syndicaliste. lapresse.tn

 

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Le procès du doyen de la Faculté des Lettres de la Manouba, Habib Kazdaghli, a été reporté au 3 janvier 2013, suite à la demande du comité de défense, selon la TAP.

 

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 07:01
 
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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 06:09

L’homme d’affaires Fethi Dammak interrogé pour implication dans le trafic d’armes et le financement des LPR

http://www.businessnews.com.tn/images/album/BN8766fathi-dammak1212.jpg


L’homme d’affaires, Fethi Dammak, connu pour ses activités commerciales dans les zones frontalières avec la Libye, est actuellement interrogé par les services judiciaires compétents pour trafic d’armes de divers genres, dont des quantités ont été saisies dans des locaux lui appartenant, ainsi que de devises.

Cet homme d’affaires serait impliqué dans des plans visant l’assassinat d’autres hommes d’affaires et de financement de certains responsables des Ligues dites de protection de la révolution (LPR).

 
L’instruction de l’affaire est encore à ses débuts et l’on s’attend à des révélations fracassantes quant à ses objectifs et ses ramifications tentaculaires. businessnews.


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Planification d'assassinats de plusieurs hommes d'affaires 

 

Malek Khadhraoui: Revient sur les nouvelles vidéos chocs

Achat d'armes et planification d'assassinat par le même Fathi

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La brigade criminelle d’El Gorjani vient d’arrêter l’homme d’affaires et promoteur immobilier, Fethi Dammak, ainsi que cinq autres personnes. Selon certaines sources, les accusations portées contre l’homme d’affaires Fethi Dammak et ses présumés complices sont très graves.

 

Ces derniers ont semble-t-il constitué un gang armé qui projetait de liquider certains hommes d’affaires très connus et de kidnapper d’autres pour monnayer ensuite très cher leur libération, en demandant des rançons à leurs proches.

 

Le site Nawaat a publié certains enregistrements vidéo qui ont été à l’origine du déclenchement de cette grave affaire.

 

On y voit les accusés conclure une transaction d’achat d’armes à feu dont des kalachnikovs, des fusils mitrailleurs et des pistolets. Leurs discussions avaient pour thème l’achat de ces armes, ainsi que les objectifs de la bande.

 

On y entend très clairement le scénario imaginé pour l’assassinat de l’homme d’affaires controversé Chafik Jerraya. Selon certaines sources, le gang a été infiltré. Ce qui a permis aux enquêteurs d’avoir des enregistrements vidéo d’une durée de trente heures qui prouvent ses intentions et  ses plans d’actions. 

 

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 01:56

Lettre ouverte de Sami Fehri à un ministre de la Justice qui prend la Justice  tunisienne pour sa propriété privée 


 

Des Journalistes de la Tunisienne mettent en garde le nouveau petit dictateur, le ministre Noureddine Bhiri 

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LE juge Rajhi réclame la libération de Fehri 

 

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Sami Fehri entame une grève sauvage de la faim et son avocat porte plainte contre le ministère de la justice

Abdelaziz Essid, avocat de Sami Fehri, a déclaré lors de l’émission Eco Mag que Sami Fehri a entamé aujourd’hui, mardi 18 décembre 2012, une grève sauvage de la faim.

Il a déclaré que Sami Fehri devrait être libre à l’heure qu’il est mais que le ministre de la justice, Noureddine Bhiri, ne veut pas respecter ce verdict.

Abdelaziz Essid, qui était interviewé par Karim Benamor et Samah Meftah, a lancé un appel à Noureddine Bhiri le priant de donner les instructions pour libérer Sami Fehri.

Il a également déclaré qu’il impute l’entière responsabilité de ce qu'endure son client aux procureurs et au ministère de la justice contre lequel il a déjà entamé les procédures d'une plainte. 

Ecouter

 

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Affaire Sami Fehri : le document qui fait la honte de la justice tunisienne

 


Comme nous l’avons signalé à maintes reprises, la cour de cassation a bel et bien ordonné la libération de Sami Fehri. 

Noureddine Bhiri, ministre de la Justice, a beau s’étonner de voir certains dire que c’est une affaire politique, les faits sont têtus. 

Comme l’ont déclaré plusieurs avocats, juristes et magistrats, Sami Fehri doit être dehors et non derrière les barreaux, légalement parlant. 

Ci-dessous le document qui ordonne cette libération. Il est émis par la cour de cassation et il est signé par le procureur général à la cour de cassation. Malgré ce document signé depuis le 28 novembre, les autorités continuent, dans un déni total des lois et malgré la mobilisation autour du sujet à garder Sami Fehri sous les verrous. 

N’est-ce pas ce que faisait Ben Ali avec ses adversaires politiques ? C’est même légèrement pire, puisque Ben Ali savait maquiller les faits… 

A lire également : 
En protestation, Sami Fehri entame une grève de la faim sauvage

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 01:38

 

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Le procès du doyen de la Faculté des Lettres de la Manouba, Habib Kazdaghli, a été reporté au 3 janvier 2013, suite à la demande du comité de défense, selon la TAP.

 

_________________________________________________________________________Historique

Affaire du doyen Habib Kazdaghli

 

Accusé d’actes de violence commis par un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions, le doyen de la faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de La Manouba encourt jusqu’à cinq ans de prison. Deux heures de grève seront observées au moment de son procès aujourd’hui dans plusieurs universités tunisiennes.

 

«Cette pétition de soutien au doyen Habib Kazdaghli a été adoptée par une cinquantaine de constituants. Nous avons engagé, il est vrai, cette action tout récemment, le document sera signé dans les prochaines heures par plusieurs autres noms provenant de différents groupes parlementaires, qui ont promis de rallier le mouvement. Nous nous engageons également à inscrire dans la nouvelle Constitution le droit à la liberté de l’information et de la création ainsi que les libertés académiques», annonçait avant-hier la députée de l’ANC, Salma Baccar dans la salle Hassan Hosni Abdelwahab. Les applaudissements fusent.

La salle de conférence de la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba est archicomble. Des représentants des syndicats de base de l’enseignement supérieur, de plusieurs associations de femmes et de droits de l’Homme prennent tour à tour la parole pour assurer leur appui au doyen, dont le procès s’ouvre de nouveau aujourd’hui à partir de 9h du matin au Tribunal de première instance de La Manouba. 

 
 A la fin de la réunion, la chef du département d’anglais s’est entretenue d’urgence avec Habib Kazdaghli : «Ce matin, une étudiante portant le nikab a refusé de dévoiler son visage pendant un cours d’anglais. L’enseignante a été menacée par des groupes de barbus venant à la rescousse de la jeune fille». «Vous devez porter vous aussi la tenue islamique», lui a-t-on répété. Le professeur a dû quitter la salle. Voici son rapport, alerte-t-elle. 
Le doyen pâlit. Le calvaire de l’année universitaire passée va-t-il reprendre de nouveau? Ce calvaire, qui a provoqué sa comparution devant la justice depuis le début de l’été dernier. 

Hystérie

En novembre 2011, le Conseil scientifique de la Faculté de La Manouba adopte, pour des raisons pédagogiques et de sécurité, un règlement intérieur interdisant le port du voile intégral dans les salles de cours et pendant les examens. Les étudiants sont tenus de signer le document au moment de leur inscription à l’université. Mais les troubles violents et les sit-in non-stop, qui ont agité les murs de la Faculté de La Manouba, ont poussé le Conseil scientifique à exclure quelques éléments, parmi ceux qui ont sérieusement perturbé les cours.  

Il est 14h40 ce 6 mars 2012 lorsque deux étudiantes, Imen Berrouha et Fattouma Hajji, s’introduisent dans le bureau du doyen. La première inscrite en première année arabe vient d’être renvoyée de la Faculté pour une période de six mois, son amie devait comparaître devant le conseil de discipline le 17 mars. Elles mettent son bureau sens dessus-dessous, il tente de les arrêter, puis sort porter plainte. «Elles étaient dans un état d’hystérie avancé. J’en ai vu de toutes les couleurs depuis le début de l’année universitaire, on m’a harcelé quotidiennement, insulté et diffamé au cours de prêches clamés juste au-dessous des fenêtres de mon bureau, mais c’était la première fois qu’on forçait ma porte de cette façon», témoigne Habib Kazdaghli.
 

Le lendemain, à la suite de cet incident, un salafiste étranger à la Faculté des lettres profane le drapeau tunisien. Emotion vive dans tout le pays...
 

Accusé d’avoir giflé violemment  Imen Berrouha au point que le médecin de l’hopital de la Cité Ettadhamen lui a prescrit (vers 16h30) dix jours de repos, «pour une gifle qui s’estompe au bout d’une heure notamment lorsqu’on est couvert d’un nikab», protestent les avocats du doyen, le Professeur Kazdaghli a vu au gré des mois les charges retenues contre lui, «violences n’entraînant pour la santé d’autrui aucune conséquence sérieuse», sanctionnées par une amende de quatre dinars et quinze jours de  prison s’aggraver. En juillet, le choc du Professeur Kazdaghli est grand lorsqu’il découvre que le parquet a requalifié le chef d’inculpation. Il est poursuivi aujourd’hui pour «actes de violence commis par un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions». Il encourt cinq années d’emprisonnement !


«Le soutien ne vient que d’Allah !»

«C’est le monde à l’envers. De victime, je deviens accusé», déclare le doyen, qui a vu la chaîne de solidarité de la société civile tunisienne et de la communauté académique internationale s’agrandir autour de son affaire. Par contre, le ministère de l’Enseignement supérieur refusera dès le début de désavouer les jeunes salafistes et accuse le doyen d’instrumentaliser l’affaire du nikab à des fins politiques.

 
Après avoir certifié la nouvelle de son mariage cet été avec Mohamed Bakhti, l’un des deux salafistes  décédé la semaine passée en prison à la suite d’une grève de la faim sauvage et ex-leader du mouvement salafiste de La Manouba, Imen s’est refusée de répondre à nos questions : «Je ne veux pas parler à la presse», a-t-elle objecté.

 
«Le soutien ne vient que d’Allah tout puissant ! Se plaindre à un autre que Lui est une humiliation», a ajouté Imen avant de raccrocher rapidement le téléphone.
Aujourd’hui par solidarité avec leur confrère, deux heures de grève seront observées par les enseignants de plusieurs universités à travers toute la République.
«Notre objectif n’est pas d’influencer la justice, mais plutôt de l’appuyer dans sa quête d’équité et de transparence», assure Habib Mellakh, universitaire, syndicaliste. lapresse.tn

 

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 Issam Dardouri bénéficie d’un non-lieu

Issam Dardouri, secrétaire général du syndicat des agents des forces de sûreté de l’aéroport Tunis-Carthage, a bénéficié jeudi 22 novembre 2012 d’un non-lieu dans le procès qui lui a été intenté par le ministère de l’Intérieur. Il a été accusé de propagation de fausses informations, en rapport avec un fonctionnaire, à travers les médias et divulgation d’un secret professionnel. 
Issam Dardouri a été arrêté en juillet dernier, pendant quelques jours. Il a bénéficié, entre-temps, d’un large soutien de ses collègues créant une large polémique. 
businessnews

 

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Déclaration d'Isam Dardouri après le jugment 

 

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 05:29

Le  ministre de la justice : on attend les conclusions de l'enquête !

Le comité de défense des prisonniers dans l’affaire de l’ambassade américaine et leurs avocats jettent la balle dans le camp du ministre de la justice 

 

 

 

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Ouverture d'une enquête après le décès d'un gréviste de la faim

Le ministre de la Justice tunisien Nourredine Bhiri se défend de toute négligence.
Le ministre de la Justice tunisien Nourredine Bhiri se défend de toute négligence. AFP PHOTO / FETHI BELAID

Au lendemain de la mort d'un jeune gréviste de la faim, le ministre de la Justice et les avocats de la victime ont donné leurs versions des faits ce vendredi. Bechir Gholli avait été placé en détention provisoire le 20 septembre, à la suite de l'attaque de l'ambassade américaine. Il s'était arrêté de manger pendant 56 jours pour clamer son innocence, et est finalement décédé jeudi 15 novembre. Un de ses co-détenus, libéré, lui, mecredi, se trouve toujours dans un état critique.

 Les avocats de Bechir Gholli dénoncent une négligence, une prise en charge médicale trop tardive. Le jeune homme a pourtant été hospitalisé quatre fois, assure le ministère de la Justice. Insuffisant, répond la défense pour qui il aurait dû être soigné pendant plusieurs semaines d'affilée, au lieu de retourner en prison.

 La défense pointe du doigt le gouvernement. Mais le ministre de la Justice, Noureddine Bhiri assure avoir tenté de le sauver. « Toutes les mesures possibles ont été prises pour suivre de près sa santé, que ce soit dans la prison ou les hôpitaux publics, affirme le ministre. Sa famille, ses avocats, l'administration et le juge ont essayé de le convaincre d'arrêter sa grève de la faim, mais il a continué, je le regrette ».

 Une enquête a été ouverte sur les conditions de ce décès. Un autre gréviste de la faim, toujours hospitalisé, serait entre la vie et la mort. Il avait, lui, été libéré mercredi. Le ministre de la Justice affirme que son état de santé s'est dégradé après sa remise en liberté. rfi.fr

 

___________________________________________________________________Décès d'un détenu suspecté d'avoir participé à l'attaque de l'ambassade américaine

Un manifestant lors de la manifestation contre l'ambassade américaine à Tunis, le 14 septembre.Un manifestant lors de la manifestation contre l'ambassade américaine à Tunis, le 14 septembre. © AFP

 

 

Placé en détention provisoire dans le cadre de l'enquête sur l'attaque, le 14 septembre, de l'ambassade des États-Unis à Tunis, un jeune Tunisien est mort jeudi 15 novembre après deux mois de grève de la faim. Il protestait contre la violence policière et ses conditions de détention.

 

Bechir Gholli refusait de s'alimenter depuis 57 jours. Jeudi, ce jeune Tunisien de 23 ans, placé en détention provisoire dans le cadre de l'enquête sur l'attaque contre l'ambassade américaine à Tunis en septembre, est mort après deux mois de grève de la faim.

« Bechir Gholli, en grève de la faim depuis 57 jours, avait été transféré (de sa cellule) à l'hôpital le 13 novembre et il est mort aujourd'hui (jeudi) d'un arrêt cardiaque », a déclaré son avocat Abdelbasset Ben Mbarek.

 

Ce décès intervient à la vieille de la grande prière hebdomadaire du vendredi, jour que les islamistes ont par le passé choisi pour des manifestations qui parfois dégénèrent en violences.

 

Bechir Gholli était le père d'un enfant de six mois, a précisé l'avocat. Il était soupçonné d'avoir participé à l'attaque contre l'ambassade américaine à Tunis le 14 septembre. Selon les autorités, cet assaut - qui a fait quatre morts parmi les assaillants - avait été orchestré par la mouvance salafiste jihadiste. « Il était innocent, il a fait la grève de la faim pour se défendre », a déclaré l'avocat, assurant que son client n'était pas un salafiste.

 

Attaque contre l'ambassade


Une quarantaine de proches du défunt étaient réunis vers 21h30 devant l'hôpital Charles Nicolle de Tunis pour réclamer le corps, a indiqué l'avocat. D'après lui, un second suspect en grève de la faim, Mohamed Bakhti, 28 ans, est « dans un état critique ».

Le ministère de la Justice n'a pas souhaité commenter cette information. Une source judiciaire a néanmoins indiqué à l'AFP que deux suspects, arrêtés pour leur rôle dans l'attaque contre l'ambassade américaine, étaient hospitalisés jeudi matin dans un état critique.

 

Gholli et Mbarek avaient débuté leur grève de la faim le 26 septembre, après avoir « été frappés par la police » lors de leur arrestation. Ils dénonçaient aussi leur placement avec neuf autres détenus « dans une cellule de 1,5 mètre sur deux » à la suite d'une bagarre avec des prisonniers de droit commun. L'avocat avait alors brocardé « des conditions de détention inhumaines » et estimé qu'il n'y avait « pas de preuve de leur implication » dans les violences.

 

Des centaines de militants tunisiens, salafistes pour la plupart, avaient attaqué l'ambassade américaine à Tunis le 14 septembre. Ils l'avaient partiellement incendiée, protestant contre la diffusion sur internet d'un film islamophobe produit aux États-Unis. Plus d'une centaine de personnes ont été arrêtées dans le cadre de l'enquête. De son côté, la mouvance salafiste jihadiste a dénoncé une répression injustifiée à son encontre.

 

Abou Iyadh toujours en fuite


Les flambées de violences salafistes interviennent régulièrement en Tunisie depuis la révolution de janvier 2011. Fin octobre, deux militants de cette mouvance sunnite rigoriste sont morts dans la banlieue de Tunis lors d'attaques contre deux postes de la garde nationale.

 

Mohamed Bakhti est connu comme appartenant à un mouvement jihadiste tunisien proche d'Abou Iyadh, l'organisateur présumé de l'attaque contre l'ambassade des États-Unis qui échappe toujours à la police.

 

M. Bakhti avait été condamné en 2007 à douze ans de prison après des affrontements sanglants entre l'armée et des islamistes à Soliman, près de Tunis, sous le régime de l'ex-président Zine El Abidine Ben Ali. Il a bénéficié de l'amnistie décrétée après la révolution de 2011. Abou Iyadh, libéré lui aussi à la faveur de cette amnistie, est pour sa part considéré comme l'un des dirigeants du groupe de Tunisiens accusés d'avoir organisé l'attentat ayant tué le commandant Massoud le 9 septembre 2001 en Afghanistan. L'attaque suicide avait été commis par deux Tunisiens s'étant fait passer pour des journalistes. Jeuneafrique.

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 18:54

 

 

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Le ras-le-bol de la police

Tunisie. Le ras-le-bol de la police

Les agents des forces de l'ordre dénoncent la multiplication d'agressions ciblant leur corps et observent un sit-in d'une petite heure, jeudi, partout dans le pays.

Selon l'Union des syndicats des forces de sûreté nationale, l'appel a été suivi par 70 à 80% de leurs collègues, chacun sur son lieu de travail.

A Tunis, devant la bâtisse grise de l'avenue Habib Bourguiba, siège du ministère de l'intérieur, les citoyens ont apporté leur soutien aux agents de sécurité.

Un cadre de la police offre des fleurs aux passants.

Un cadre de la police offre des fleurs aux passants.

Le ministère de l'Intérieur fermé à... la police

Premier constat: la porte du ministère de l'Intérieur était fermée. Second constat : à part les quelque centaines d'agents de police rassemblés près de leurs collègues de l'armée sur le trottoir d'en face, des politiques et des militants de la société civile ainsi que de simples citoyens de passage ont tenu à montrer leur solidarité.

«Je suis venue pour exprimer ma solidarité à la police sur laquelle on compte pour veiller sur la Tunisie. Sans eux, le pays sera foutu. Il y a certes un petit groupe malsain, comme il existe dans le corps de la magistrature et celui des avocats ou dans l'administration ou autres corps, mais la plupart sont des gens qui s'exposent à tous les dangers pour assurer notre sécurité», a dit à Kapitalis, la militante Radhia Nasraoui, qui a été agressée – verbalement – par un petit groupe lui reprochant ses déclarations dans les médias sur la police, lors de l'affaire du viol de la fille par des policiers à Aïn Zaghouan dans la nuit du 3 au 4 septembre.

Les citoyens et les agents de sécurité fraternisent

Les citoyens et les agents de sécurité fraternisent

 

«Ceci ne m'a pas perturbée, mais j'avoue que nombre de leurs collègues m'ont accompagnée jusqu'à ma voiture en me demandant même pardon et ils m'ont même félicitée pour mon combat. Car, la majorité fait tout pour changer et devenir une sécurité républicaine», a ajouté la présidente de l'Association tunisienne de lutte contre la torture (Atlt).

Plaider pour une police républicaine

Présents aussi des figures de l'Union générale tunisienne du Travail (Ugtt), du Parti des Travailleurs, en l'absence remarquée de son leader Hamma Hammami. Et pour cause. «Il a un meeting à Sousse sinon il aurait pris part au sit-in», a expliqué Me Nasraoui, son épouse.

Nous sommes au siège du Syndicat de la police. Ici, il y a du monde. Une conférence de presse se tient en présence d'un grand nombre de syndicalistes et de l'élu de l'opposition Mahmoud Baroudi. Le souhait exprimé par tous les présents, c'est que le corps de la sécurité devienne républicain. Selon l'un des conférenciers, il n'est plus question de rouler pour n'importe quel parti. Il s'agit d'être neutre et de n'avoir qu'un seul souci: défendre les citoyens.

«C'est ce que doit le comprendre l'actuel gouvernement», a expliqué l'un des responsables du syndicat de police. Et d'ajouter: «Aujourd'hui, nous avons des collègues en prison parce qu'ils ont suivi les ordres de l'ancien régime. Demain, il y aura un autre régime et nous ne voulons pas payer les frais et être contre le peuple».

Le constituant Mohamed Baroudi solidaire des agents de la sécurité

Le constituant Mohamed Baroudi solidaire des agents de la sécurité.

Le constituant Mahmoud Baroudi, qui a promis de défendre cette thèse au sein de l'Assemblée nationale constituante (Anc), a ajouté: «Nous ne demandons que cela. Et je suis là pour soutenir ce mouvement. Il ne faut pas oublier que c'est la police qui veille sur les biens et la sécurité des citoyens. Je félicite ces Tunisiens qui ont observé leur sit-in d'une manière civilisée et sans perturber la vie de quiconque en bloquant des routes et qui n'ont pas dépassé une heure de sit-in».

Des roses et des mots de sympathie

Il est temps que «la Tunisie ait une police républicaine sinon on serait loin de la démocratie», a dit aussi le constituant, en déplorant le nombre impressionnant d'agressions sur les agents de sécurité. On parle de 600 agressions depuis le début de l'année, et de plusieurs morts lors des opérations de sécurité.
11H30, des citoyens de passage dans l'Avenue se sont joints aux policiers sit-inneurs et scandé des slogans en faveur d'une police républicaine. Des militaires et des agents de sécurité offrent des roses aux passants, qui ont oublié, comme par miracle, leurs griefs contre la police. kapitalis

 

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La police en colère observe un Sit-in

Environ 300 agents de police ont pris part, jeudi matin devant le siège du ministère de l'Intérieur, au sit-in de contestation organisé par les syndicats nationaux des forces de l’ordre et l’Union Nationale des Syndicats des forces de l’ordre tunisiennes. 
 

Les agressions multiples que subissent les agents lors de l’accomplissement de leur tâche les ont poussés à tirer la sonnette d'alarme. Après un premier rassemblement devant le siège du ministère de l’intérieur, les participants au sit-in se sont dirigés vers le parking pour que la circulation ne soit pas bloquée. Des pancartes ont été levées et l’hymne national a été chanté. "Non à l’instrumentalisation politique de l'appareil sécuritaire" ont crié les sit-inneurs qui ont insisté sur la nécessité de la constitutionnalisation de la police républicaine afin de combattre la dictature. 

Le porte parole officiel de l’Union Nationale des Syndicats des forces de l’ordre tunisiennes,  Imed Belhadj Khelifa, a déclaré que plus de 600 agressions en eu lieu lors des trois derniers mois : "Nous avons le droit d'exprimer notre colère. Ce ne sont pas seulement les agents qui sont agressés mais également leurs familles. Nous savons qu’assurer la sécurité est notre devoir mais le fait que tout ceci passe sous silence nous fait mal. Message aux organisations des droits de l’homme : Nous sommes des citoyens ! Quand nous sommes les victimes, nous avons le droit d’être défendus. Ces agressions touchent actuellement les agents de police et je crains que cela atteigne ensuite tous les citoyens" a-t-il souligné.
Les derniers évènements survenus à Douar Hicher, ont poussé les forces de l'ordre à observer le sit-in. Selon le secrétaire général adjoint du syndicat national des forces de l'ordre, Nabil Yaâkoubi, la situation est devenue très alarmante : "Nous ne pouvons plus continuer comme ça ! Les autorités doivent assumer leurs responsabilités.  A commencer par les trois présidents qui n'ont toujours  pas pris les décisions adéquates. Le ministre des affaires religieuses n’a fait aucune réaction après ce qui s’est passé. Quant au Mufti de la République, on ne le voit que lorsqu’il annonce la date de l’Aid. Nous ne pouvons pas assurer la sécurité du citoyen si la nôtre est menacée ». 
Nabil Yaâkoubi a ensuite parlé de la situation dans certaines mosquées en Tunisie : "Quand une femme a été violée par des policiers, l'affaire a pris une dimension énorme alors que personne ne parle de ce qui se passe dans certaines mosquées où on y trouve de l'alcool ainsi que des femmes Syriennes... Des choses terribles se passent ! Où sont les organisations des droits de l'homme dans tout ça ?"  Anis Ben Othman gnet
 









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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 19:17

 

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Les syndicats des forces de l’ordre observent un sit-in suite aux affrontements avec des extrémistes religieux

Des heurts ont eu lieu hier à Douar Hicher (Banlieue ouest de Tunis) entre les agents de la Garde nationale et des extrémistes religieux. Selon le ministère de l’Intérieur, ces affrontements ont été déclenchés suite à l’arrestation d’un homme, appelé Saddam, du même groupe suspecté dans l’agression, survenue dans la nuit du samedi 27 octobre à la Manouba, contre le commandant de la Garde Nationale Wissem Ben Sliman.

Le mardi soir, 30 octobre, les extrémistes ripostent en attaquant le poste de la Garde nationale à la Cité Khaled Ibn Walid avec des sabres et des outils tranchants. Le colonel Sofiane Zaoui nous a informé que trois agents ont été blessés. Les agents des forces de l’ordre tirent alors à balle réelle sur les agresseurs. L’mam de la mosquée Ennour a été tué et l’un des assaillants a été gravement blessé.

M.Sami Gnaoui a fait savoir sur les ondes de la radio Mosaïque FM que cette histoire a pour origine un clan d’extrémistes qui utilisent la violence pour « lutter contre la vente d’alcool ». La mosquée guidée par l’imam tué par les forces de l’ordre, était devenue un fief de djihad armé où des armes, des munitions, des sabres et des cocktails Molotov sont stockés.

Suite à ces graves incidents, les syndicats nationaux des forces de l’ordre et l’Union Nationale des Syndicats des forces de l’ordre tunisiennes ont publié un communiqué où ils annoncent qu’ils observent demain 1er novembre un sit-in devant le ministère de l’Intérieur (à Tunis). Toutes les unités sécuritaires, pénitentiaires et celles de la Garde présidentielle (du Grand Tunis) vont y participer pour répondre, selon eux, à la passivité des pouvoirs exécutif et législatif pendant que les agents des forces de l’ordre sont pris pour cible, notamment par des extrémistes religieux qui se prennent pour des justiciers.

Selon le colonel Zaoui, plus de 600 agressions ont eu lieu ces six derniers mois contre les agents de forces de l’ordre. D’après lui, « ceci est dû principalement à l’absence de directives claires concernant la loi 69 relative à l’usage de procédures sécuritaires lors d’affrontements de ce genre. Jusqu’à aujourd’hui, cette loi n’est ni vraiment appliquée ni suspendue ni changée. Quand le policier fait son travail, il risque aussi de se faire emprisonner, ce qui a été déjà le cas pour certains » nawaat.

 

 

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Le gouvernement déterminé à combattre les islamistes radicaux ?

 

Un islamiste radical a été tué, mardi 30 octobre.Un islamiste radical a été tué, mardi 30 octobre. © AFP

 

Les forces de sécurité utiliseront "tous les outils permis par la loi" en cas d'attaque des islamistes radicaux, a déclaré, mercredi 31 octobre, le porte-parole du ministère tunisien de l'Intérieur, Khaled Tarrouche.

 

Le gouvernement tunisien, dirigé par les islamistes d'Ennahdha, est-il enfin prêt à s’atteler au problème salafiste ? C'est en tout cas ce que l'on peut penser en entendant le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Khaled Tarrouche, qui a affirmé, mercredi 31 octobre, que les forces de sécurité utiliseraient désormais « tous les outils permis par la loi » en cas d'attaque des islamistes radicaux. Une menace qui laisse entendre que des balles réelles pourraient être utilisées à l'avenir.

 

Mais au lendemain de violences dans le quartier de Douar Hicher (La Manouba, banlieue de Tunis) qui ont fait un mort, aucun dispositif de sécurité renforcé n'a été déployé, et des personnes semblant appartenir à la mouvance salafiste, certaines armées de couteaux, promettaient de venger la répression policière de la veille. Les avis sont en tout cas nuancés sur la volonté affichée par les autorités à faire appliquer la loi.

 

Un haut responsable policier affirme, sous couvert de l'anonymat, que les forces de l'ordre n'ont reçu que tardivement l'autorisation du ministère de l'Intérieur de lancer des opérations contre les salafistes de Douar Hicher. « On n'a reçu qu'hier [mardi, NDLR] les instructions du ministère de l'Intérieur pour appliquer la loi sérieusement », a-t-il indiqué. « Je m'étonne de ce laxisme », ajoute l'officier. Et de commenter : « C'est le début de la guerre entre nous et les salafistes ».


 

"De la menace à l'acte"


 

« La tendance a bien changé depuis le 14 septembre, la société civile et les politiques sont plus à l'écoute des policiers », estime de son côté Rached Mahjoub, président de l'Association tunisienne pour une police citoyenne, qui rassemble les cadres du ministère de l'Intérieur. « Et pour moi, le ministre de l'Intérieur est clair et net dans ses instructions depuis une semaine », a-t-il ajouté.


 

 

Selon lui, le gouvernement a pris conscience que les forces de l'ordre étaient devenues une cible des islamistes radicaux depuis l'attaque de l'ambassade des États-Unis, le 14 septembre. Les salafistes « sont passés de la menace à l'acte contre la police nationale. On en est conscient et nous sommes prêts à riposter », a souligné Rache Mahjoub.

Les syndicats des forces de sécurité réclament, eux, plus de moyens pour lutter contre les islamistes radicaux, et se sont particulièrement mobilisés après qu'un responsable de la garde nationale a été attaqué et blessé au hachoir à Douar Hicher, samedi dernier.Jeuneafrique

 

 

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Un imam radical expulsé vers la Tunisie


Le ministère de l’intérieur a annoncé mercredi 31 octobre l’expulsion de l’imam Mohamed Hammami en application d’un arrêté du 8 octobre 2012. Président de la fédération Foi et pratique, qui représente le mouvement tabligh en France, et responsable religieux de la Mosquée Omar (XIe arrondissement de Paris), il a été éloigné vers la Tunisie, pays dont il est ressortissant.

« Je crois qu’il a été arrêté par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), dans la rue, aujourd’hui à Savigny-le-Temple (Seine-et-Marne) où il habite », avant d’être conduit à l’aéroport, a déclaré à l’AFP le fils du religieux, Hamadi Hammami, considéré comme plus modéré, et qui siège au bureau du Conseil français du culte musulman dont Foi et Pratique est depuis sa création en 2003 l’une des composantes

« Les faits qui lui sont reprochés sont particulièrement graves », insiste le ministère de l’intérieur selon qui, lors de ses prêches, l’imam Hammami « a tenu des propos ouvertement hostiles envers les valeurs de la République ». « Il a valorisé le djihad violent, proféré des propos antisémites et justifié le recours à la violence et aux châtiments corporels contre les femmes », explique le ministère pour qui « ces provocations, délibérées, répétées et inacceptables à la discrimination et à la violence constituaient une menace pour la société française et pour sa sécurité ».

« SAS » VERS DES ENGAGEMENTS PLUS RADICAUX


Dans son communiqué, Manuels Valls « rappelle que la République restera inflexible envers ceux qui tiennent des propos de haine et instrumentalisent le discours religieux pour en faire un discours d’intolérance et d’obscurantisme ».

En début d’année, le précédent ministre de l’intérieur, Claude Guéant, avait déjà tenté d’expulser Mohammed Hammami mais la commission d’expulsion avait, le 15 mai, rendu un avis défavorable estimant que cette expulsion porterait atteinte à la vie familiale de l’imam.

L’association Foi et Pratique, implantée en France depuis 1968 et qui a acquis une existence légale en 1972, appartient à la Jamaat Tabligh (« Société pour la propagation de la foi »), un courant piétiste et prosélyte de l’islam qui a vu le jour dans les Indes britanniques en 1927. Elle gère trois mosquées à Paris, une à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), une à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), une à Creil (Oise) et une au Mans (Sarthe).Ses comptes et avoirs avaient été gelés le 5 mai par décision de Claude Guéant.

Selon les observateurs de l’islam de France, le Tabligh, dont Foi et Pratique est l’une des deux branches, peut constituer pour certains jeunes musulmans réislamisés une sorte de « sas » vers des engagements plus radicaux.  lacroix

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 01:39

 

Un officier de la Garde nationale, sauvagement agressé par des salafistes à Douar Hicher (vidéo)

Le ministre de l’Intérieur Ali Laârayedh a visité, ce dimanche 28 octobre 2012, un officier de la Garde nationale sauvagement agressé par un salafiste nommé «Saddam», dans la nuit de samedi à dimanche.

Il s’agit du chef de l’unité de la sécurité publique de La Manouba, le commandant Wissem Ben Slimane qui, selon une déclaration de Sami Gnaoui, membre du Syndicat national de la Garde nationale à Mosaïque Fm, essayait, avec son unité, de mettre fin à des altercations entre un groupe de salafistes et des vendeurs illicites d’alcool, près de la mosquée Ennour à Douar Hicher.
Le commandant Ben Slimane a été grièvement blessé à la tête par un objet tranchant, pouvant être un hachoir (selon les médecins) et transporté d’urgence à l'Institut national de neurologie à Tunis où il a été opéré. Il est actuellement dans un état critique, selon M. Gnaoui.

Le syndicaliste fait porter la responsabilité de cet incident aux salafistes évoquant une seconde agression dans leur rang à la Manouba, le premier s’agissant de Wahab Wertatani qui a été blessé à la main par un sabre, lui causant une double fracture. Il a également évoqué des campagnes effectuées par les salafistes contre la vente de l’alcool, agressant des citoyens tout en affirmant que la mosquée Ennour est devenue une sorte de dépôts d’armes et de munitions, avec des cocktails Molotov, des sabres, des bâtons, etc. 
M. Gnaoui a indiqué que ses supérieurs avaient été informés de ces dépassements mais qu'aucune directive n’a été donnée jusqu’à présent, prétextant l'impossibilité de faire des descentes dans une mosquée même si elle protège des criminels. businessnews

  

 

 

 

 

 

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LE SYNDICAT PRINCIPAL DE LA GARDE NATIONALE DE MANNOUBA APPELLE AU PORT DU BRASSARD ROUGE 

 

Le Syndicat principal de la Garde Nationale de  Mannouba a lancé ce dimanche 28 octobre 2012, un appel à ses adhérents à porter le brassard rouge durant 3 jours, à partir de ce dimanche, et ce suite à l’agression du commandant Wissem Ben Slimen, directeur des unités de la sécurité publique dans le gouvernorat de Mannouba.

Le syndicat appelle les autorités concernées à prendre les mesures nécessaires contre les salafistes armées et qui font de la mosquée Ennour et  Khalil leur fief. mosaiquefm

         

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Sami Gnaoui, agent de la Garde Nationale et membre du syndicat des agents de la garde nationale, raconte son ras le bol sur les ondes de Mosaïque FM.

 Il raconte comment son collègue et supérieur, le Commandant Wassim Ben Slimène, s’est fait attaquer par un salafiste notoire du quartier de Douar Hicher, surnommé Saddam, connu pour ses voies de faits et ses déboires avec la justice.

 Le syndicaliste déplore que, cette agression ne soit pas une première, vu que leur collègue, Ouertatani avait été agressé de la même manière depuis trois semaines. Agression qui lui a couté une double fracture de l’avant bras.

 Il se révolte contre le sentiment d’impuissance qui le hante avec ses collègues qui connaissent fort bien les agresseurs qui se sont autoproclamés police religieuse et qui multiplient les « descentes », puis se retranchent sur la mosquée Ennour de la cité Douar Hicher. Mosquée qui est devenue célèbre pour être devenue le camp retranché de ces bandes qui s’y réfugient une fois leurs forfaits accomplis. Gnaoui assure que cette mosquée renferme tous les types d’armes qui servent à ces bandits lors de leurs agressions.

 Ce qui révolte ce syndicaliste, c’est que la hiérarchie n’a pas voulu donner l’ordre d’intervenir du moment qu’il s’agit de mosquée. Il précise que les agents de la garde nationale de Douar Hicher ont informé leur hiérarchie de la situation qui prévaut dans leur cité, et aucune directive ne leur est parvenue jusqu’à aujourd’hui. tunisienumerique

 
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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 02:51

Le ministère des Finances ignorerait tout des augmentations de salaires à l’ANC

 

 

Ahmed Souab, membre de l'Union des juges administratifs est intervenu sur la radio Mosaïque Fm aujourd’hui jeudi 25 octobre 2012, à titre personnel à propos, entre autres, de la rémunération des élus de l’ANC.

M. Souab a rappelé plusieurs anomalies relevées par Néji Baccouche et liées à l’attribution de différentes primes allouées aux élus de l’ANC, dont les montants exorbitants, inégaux et injustifiés. M. Souab a affirmé que, consultant le ministère des Finances pour de plus amples éclaircissement, les responsables de ce département ont répondu ne pas être au courant des dernières augmentations de salaires des élus de la Constituante et ne pas avoir été consultés à ce sujet.

Par ailleurs, M. Souab a précisé qu’en l'absence de loi réglementant ces rémunérations, les députés devraient être payés selon la grille de paie qui était en vigueur avant l'établissement de ces nouvelles primes. Il a également déploré le manque de transparence de ces décisions, le travail en catimini, avec la mise à l’écart, notamment, des médias et la non diffusion des informations au grand public. businessnews

 

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Ahmed Souab, membre de l'Union des juges administratifs, un juge courageux...

"Les primes attribués aux députés ont été décidées à l'insu du ministère des finances"

Partie I

 

Partie II

 

 

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