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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 16:49

 

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Pas de violence pour l’enterrement de Lotfi Naguedh

 

naguedh-enterrementL'enterrement de Lotfi Naguedh, le coordinateur de Nidaa Tounes a eu lieu dans le calme, ce dimanche 21 octobre, à Tataouine. Plus d'un millier de personnes ont assisté à la cérémonie. Des dirigeants de partis d'opposition étaient présents, dont notamment Ahmed Brahim, Maya Jeribi, Brahim Kassas, Taïeb Baccouche, Ahmed Nejib Chebbi ainsi que d’anciens ministres du gouvernement de Beji Caïed Essebsi.

 

M. Taïeb Baccouche, le numéro deux du parti de Caid Essebsi, a réitéré la position de son mouvement, qualifiant le décès «d'assassinat politique». Lotfi Naguedh est mort jeudi après des affrontements qui ont suivi une manifestation organisée par des militants des Comités de Défense de la Révolution, considérés comme proches d'Ennahda.


Selon sa famille, il a été battu à mort alors que le ministère de l'Intérieur a assuré qu'il s'agissait d'une crise cardiaque. A noter que le président de la République, M. Moncef Marzouki, un laïc allié aux islamistes, a, quant à lui, dénoncé un «lynchage». mag14

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Affaire Lotfi Nagdh : dépôt d’une plainte auprès du Haut-Commissariat des N.U. aux droits de l’homme

 

Invité de Naoufel Ouertani dans l’émission LABES présentée par Attounisia TV (cliquez ici pour voir l'enregistrement), le cousin de Lotfi Nagdh, qui est en même temps son beau frère, a fait savoir que l’épouse de la victime a porté plainte contre l’État tunisien auprès du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH). Il n’a pas expliqué en quoi consiste l’objet de cette plainte, mais il a précisé que la procédure a été entamée par un parent à la victime à Genève.

 

La famille considère , en effet, que les autorités dans la région assument une grande part de responsabilité dans le drame qui a coûté la vie au défunt. Elles n’ont pas pris au sérieux les menaces portées à leur connaissance et qui se sont traduites par la commission du meurtre. Elles n’ont pas apporté la protection nécessaire au moment des faits. De surcroît, le porte-parole du ministère de l’Intérieur et les représentants du gouvernement, qui se sont prononcés sur le drame, ont imputé le décès à un arrêt cardiaque et ont presque innocenté les manifestants qui ont organisé la campagne d’épuration.

 

Les membres de la famille de feu Lotfi Nagdh ont refusé de recevoir les condoléances du gouverneur de Tataouine et des représentants du pouvoir dans la région.

 

L’invité de Lotfi Ouertani a avancé une version différente de celle annoncée au cours de la même émission par Lazhar El Akremi et celle soutenue par l’État. Il a indiqué que feu Lotfi Nagdh n’a jamais été dans le RCD et qu’il ne se sentait pas concerné par ladite campagne d’épuration. Il était, même, membre de la ligue de protection de la révolution avant de l’avoir quittée pour rejoindre ensuite NIDAA TOUNES. Suite à sa décision, il a reçu des menaces de la part de personnes appartenant à la ligue et au Parti au pouvoir qui lui avaient été rapportées par des proches et amis. Parmi ceux qui l’avaient mis en garde contre le risque de ces menaces, un cousin prénommé Noureddine qui est responsable dans le bureau régional du mouvement ENNAHDHA.

 

La victime a fait part à la police de ces menaces, mais celle-ci n’a pris aucune mesure pour interpeller leurs auteurs et assurer la protection requise. Selon le témoignage de l’invité, le chef de la zone de police lui aurait suggéré de compter sur ses propres moyens pour se défendre.

 

L’invité ne nie pas la mobilisation pour repousser une éventuelle attaque de la part des manifestants qui se préparaient depuis une semaine. Lorsqu’ils se sont rapprochés du bureau de l’Union régional de l’agriculture et la pêche ( l’URAP) où le défunt était dans le local, des affrontements se sont produits entre ces derniers et des personnes qui étaient à l’intérieur du local. Les uns ont utilisé du cocktail Molotov et les autres les ont inondés de jet de pierre et ont essayé de forcer les portes d’entrée.

 

La police est intervenue après coup, lorsque les affrontements se sont intensifiés. Le dispositif dépêché était formé d’une vingtaine d’agents de sécurité qui n’ont pu rien faire pour disperser les assaillants.

 

Lorsque le défunt a quitté son bureau après qu’on lui eut promis une protection, il a été attaqué de tout bord par des manifestants qui l’ont agressé en utilisant des barres de fer et de pierres. Tombé par terre après avoir perdu conscience, ils l’ont roué de coups sur toutes les parties de son corps. Il est décédé des suites de cette agression sauvage, une demi-heure après à son arrivée à l’Hôpital. webdo.tn

 

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Qui a tué Lotfi Nakdh ?

La victime a fait l’objet de tirs croisés, ennemis, et amis dans une certaine mesure. Feu Lotfi Nakdh est tombé au champ d’honneur, au front, avec pour seul arme sa foi en une Tunisie nouvelle et en un espace retrouvé de liberté et de partage. Les agresseurs sont multiples. Chacun de nous a une part de responsabilité, aussi infime soit-elle, dans cet abjecte et lâche assassinat. Qu’il soit décédé succombant à ses blessures ou suite à une attaque cardiaque, ça relève presque de l’anecdote car, dans les deux cas, la victime a fait l’objet de lynchage et de violence physique et verbale. Que le cœur ait cédé ou que le corps ait saigné à blanc, jusqu’au dernier soupir, ceci n’est que la cause ultime du décès, cause légiste par excellence. En effet, le meurtre, car il s’agit bien de meurtre, est également imputable à d’autres raisons, certes moins directes mais non moins agissantes, d’ordre politique, économique et social.

Le glissement croissant de la Tunisie dans les méandres de la violence, dans toutes ses expressions et manifestations, a en quelque sorte banalisé la brutalité, la rendant une constante de notre quotidien. Les cris d’alarme et les appels d’alerte que maints acteurs de la société civile, politique et médiatique, ont levés, depuis des lustres, dès les premiers signes de dérapage, n’ont pas trouvé d’écho. Même pire, ceux qui ont prévenu et anticipé l’escalade, ont été accusés d’agiter des épouvantails et de dramatiser, d’une manière outrancière et hors propos, la réalité de la situation. Taxées de catastrophisme de mauvais aloi et produits de quelques esprits chagrins, les craintes soulevées, pourtant basées sur des constats tangibles et des indices objectifs, ont été balayées d’un trait sur l’autel des compromis à contre nature de la Troïka. Malgré l’insistance et en dépit du bon sens, le trio au pouvoir, derrière son écran de fumée et son prisme déformant, a fait preuve d’une incroyable cécité, développant une approche à contre pied des pesanteurs sociales et des dérives politiques et partisanes. “Gouverner c’est prévoir” dit-on ! La Troïka n’a ni gouverné ni rien prévu, plutôt qu’elle a tellement focalisé son esprit sur l’idée de gouverner qu’elle a omis de prévoir.

La Troika, aujourd’hui au banc des accusés, pour avoir confisqué la transition démocratique, mis en otage l’Etat et la République, détourné le processus de justice transitionnelle et corrompu les objectifs de la révolution. L’échec sur toute la ligne de son gouvernement, pourrissant la situation socioéconomique et creusant les disparités régionales. Sa dissension interne, sa fuite en avant, sa défaillance de communication, son déficit de bilan n’ont fait qu’apporter une couche de tension à un contexte social déjà en effervescence et au bord de l’implosion. De part son positionnement et aussi sa démission sur certains volets, la Troika a prouvé que son plan d’action ambitionne en premier lieu la main mise sur le pouvoir et non l’accompagnement à bon port de la transition démocratique. En ligne de mire, le parti Ennahdha, qui se démène à placer ses hommes de main et même de paille  dans les articulations de l’Etat, à dominer et faire marcher au pas la Troika, et par là à soumettre l’ANC, à souffler sur le feu identitaire, à bipolariser la société tunisienne entre “musulman” et “mécréant”, et entre deux modèles de société, un modèle moderne, ouvert, modéré et séculier, inscrit et enraciné dans la culture même de la Tunisie et un modèle fondamentaliste, antinomique du patrimoine commun,  basé sur un projet d’islamisation (plutôt ré-islamisation) de la société et de rejet des acquis culturels et sociaux de la Tunisie. Sous ce faux duel entre les deux modèles antagonistes et inconciliables, monté en épingle au mépris de la séculaire cohésion culturelle et identitaire de la Tunisie, couvent les conditions à la fermentation de la violence.

Feu Lotfi Nakdh a été abattu car il a le “tort” de représenter un parti politique que le gourou Rached Ghannouchi a stigmatisé et jugé plus nuisible que la mouvance salafiste, affirmation accordant, en filigrane, un blanc seing à viser et casser du “Nida Tounes”, puisque de ce parti qu’il s’agit, vouant celui-ci à la vindicte salafiste et désignant, aux extrémistes jihadistes, leur adversaire de premier rang. Une manœuvre pour déplacer le noyau de la rivalité et opposer les deux protagonistes. Est-ce fortuit que le meurtre soit commis après la fameuse et non moins houleuse vidéo ? Pourrait-on parler de cause à effet. Il n’est pas question là de pointer le coupable, en l’occurrence la mouvance salafiste, mais de montrer comment, par de simples phrases, plutôt assassines, on fait le lit de la violence et on fait l’apologie de la négation de l’Autre. Quand on pointe la cible, c’est pour qu’on tire dessus, plein dans le mille. C’est élémentaire.

L’opposition, hétéroclite et fractionnée, n’a pas brillé par sa force de proposition et sa critique objective et constructive mais notamment par sa posture de descendre systématiquement la majorité. On dirait qu’elle n’existe pas d’elle-même mais par rapport à la majorité et au trio au pouvoir, donnant l’impression de ne respirer que dans le soufre des rafales. A certain niveau d’abstraction, on a plutôt des opposants et non une opposition, des francs tireurs beaucoup plus qu’une armée. La pléthore des courants idéologiques et politiques n’a pas agi, pour l’opposition, comme une source de richesse mais comme un facteur de fragmentation et de faiblesse. Incapable de constituer un front uni, une alternative robuste et crédible, l’opposition tunisienne souffle sur le feu de la division et alimente , à sa façon, les bûchers de la violence.

Pour sa part, l’ANC a apporté sa complicité, quelque part, et sans s’en rendre compte, à cet assassinat politique. Son inféodation au gouvernement, son processus de travail heurté, son flagrant retard dans la mise en œuvre de son mandat, son confinement à une fonction de bureau d’enregistrement, son image et son crédit de plus en plus entamés et dégradés auprès de l’opinion publique tunisienne, sa navigation à vue, l’opacité de son échéancier, sont tout autant de facteurs ayant exacerbé la tension sociale et favorisé la déliquescence de l’héritage commun qui a toujours joué un rôle de ciment social naturel dans notre pays.

Nous aussi, citoyens anonymes, nous avons péché par manque de mobilisation sur le terrain pour dénoncer, haut et fort, le dérapage sécuritaire et la montée de la violence. Nous n’avons pas saisi la juste mesure du tendancieux virage ni pris les choses à bras le corps mais par le bout des lèvres. Nous nous sommes certes épuisés dans d’autres batailles, et non des moindres, mais celle-ci a pesé nettement plus en termes de stabilité sociale et de vie humaine. La société civile, pilier d’équilibre et voix du peuple, est plutôt noyautée et phagocytée par de véritables ONGs (Organisations nettement Gouvernementales), composées d’officines partisanes, de relais religieux et d’échoppes de recyclage et d’instrumentalisation des milices RCDéistes et des repris de justice. La porte est ainsi ouverte à tous les abus et a toutes les menaces. La société civile a peu ou prou joué son véritable rôle d’amortisseur des crises sociales, offrant à la violence des brèches et des pistes de manifestation.

En conclusion, chaque tunisien a le sang de Feu Lotfi Nakdh sur les mains et sur la conscience. Du pays de Jasmin, on en a fait un territoire de cactus.  tunisienumerique

 

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Jebali pour la dissolution des formations qui risquent de compliquer la situation politique

 

Le chef du gouvernement provisoire Hamadi Jebali s'est prononcé, samedi, pour la dissolution des « formations qui risquent de compliquer la situation politique dans le pays», en allusion aux comités de protection de la révolution.

« Les comités de protection de la révolution auraient dû jouer un rôle positif, notamment en ce cette phase marquée par un climat politique tendu », a-t-il expliqué en marge de sa participation au congrès annuel de la revue turque « Vision turque ».

« Nous ne voulons pas davantage de tensions, surtout qu'il y a des parties qui sont rompues à cet art », a-t-il ajouté. 
maghrebemergent

 

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 Jebali pour la dissolution des «formations qui risquent de compliquer la situation politique» en Tunisie



Le chef du gouvernement, Hamadi Jebali, s'est prononcé, samedi 20 octobre 2012, pour la dissolution des «formations qui risquent de compliquer la situation politique dans le pays», en allusion aux comités de protection de la révolution.

«Les comités de protection de la révolution auraient dû jouer un rôle positif, notamment en ce cette phase marquée par un climat politique tendu», a-t-il expliqué en marge de sa participation au congrès annuel de la revue turque "Vision turque".

 
«Nous ne voulons pas davantage de tensions, surtout qu'il y a des parties qui sont devenues des expertes et des artistes "dans le mauvais sens du terme" dans la création de la pagaille», a-t-il ajouté.

En réponse à une question sur les prochaines élections, Jebali a précisé que «la fixation de la date des élections est une décision technique qui revient à l'instance en charge des élections, expliquant que cette instance va donner son avis à ce sujet avant de recourir à l'Assemblée nationale constituante qui aura le dernier mot».

 
A cet égard, il a estimé que «la situation ne tolère pas davantage de prolongation qui, a-t-il dit, ne peut que justifier la volonté de laisser perdurer la crise aussi longtemps».
«Il s'agit là d'une position personnelle et je souhaite que tout le gouvernement adopte cette position », a-t-il indiqué, formant l'espoir de voir la date des élections ne pas dépasser pas le 30 juin 2013. businessnews

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 01:10

 

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Une descente de police sans mandat dans un appart hôtel à Hammamet


Dans une information publiée sur destinationtunisie.info, une brigade de 6 personés de la police judiciaire a fait une descente à un appart hôtel de la région d'Hammamet.


Une descente de police sans mandat dans un appart hôtel à Hammamet

Selon cette information confirmée par notre confrère et dont la gravité a conduit la fédération de l’hôtellerie d'Hammamet-Nabeul de prendre cette affaire en main : dans la nuit du samedi 6 au dimanche octobre 2012, aux environs d’1h15 du matin, une ronde de la police judiciaire composée de 6 à 7 agents entre dans un appart-hôtel 3 étoiles à Hammamet et demande au veilleur de nuit de lui communiquer la liste des clients individuels.

Les policiers auraient demandé à l’employé sur place de les accompagner à l’étage. L'étage en question correspond à quelques chambres de disponibles pour la vente directe.

Frappant à toutes les portes et faisant irruption à l'intérieur pour voir lesclients, la police ne découvre rien de spécial pour la première et la deuxièmechambre mais se rendent compte d'un couple de jeunes Tunisiens, un homme et une femme dans la troisième.

La police aurait ainsi embarqué tout le monde et convoqué le réceptionniste le lundi suivant pour avoir "aider le couple" à se retrouver dans cet hôtel. Ce dernier a passé trois jours en état d'arrestation avant sa présentation devant le juge d'instruction.

Plusieurs hôteliers, la fédération régionale et la fédération nationale de l'hôtellerie ont décidé de suivre cette affaire dans le cadre d'un non-respect de la loi pour une descente de police sans mandat préalablement délivré par le procureurde la Républiquetuniscope

 

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_________________________________________Ci-dessous l'information émise par destination tunisie

Hammamet : la police a-t-elle le droit de s’introduire dans les chambres d’hôtels ?


Grande première dans un hôtel en Tunisie : sans mandat délivré par le procureur de la République, la police est entrée visiter de force les chambres d’un hôtel à Hammamet. Un agissement qui provoque stupeur et indignation dans les milieux hôteliers hammamettois et qui ne va certainement pas rester sans suite.


Dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 octobre 2012, aux environs d’1h15 du matin, une ronde de la police judiciaire composée de 6 à 7 agents entre dans un appart-hôtel 3 étoiles à Hammamet et demande au veilleur de nuit de lui communiquer la liste des clients individuels. L’employé n’est pas autorisé à appeler ses supérieurs pour les informer de la situation et on lui demande immédiatement de les accompagner à l’étage.

 

L’hôtel est en fait à 90% rempli par des touristes russes qui ont les meilleures chambres avec vue sur mer. Il ne reste donc que 7 à 8 chambres de libres dans tout l’hôtel, chambres qui sont en fait centralisées dans un seul étage. La police frappe à toutes les portes et demande à voir les clients qui sont réveillés en pleine nuit. Dans la première, ce sont deux Algériens qui partagent la même chambre. Dans la 2e, une cliente russe est réveillée et fait une crise d’hystérie face à ce qui se passe. Dans une autre chambre, la police découvre un couple de jeunes tunisiens, arrivé séparément dans la journée; le garçon dans la matinée et la fille aux environs de 15h00. Le réceptionniste n’avait pas fait le lien entre les deux et leur a délivré une chambre individuelle à chacun, en l’occurrence la 203 et la 205. 

 

Au beau milieu de la nuit, tout ce beau monde est embarqué au poste, le veilleur de nuit devant même abandonner la réception à son sort avec téléphones, caisse, etc.

 

Le réceptionniste ayant délivré les chambres n’étant pas en poste au moment de la descente de police, et de repos le dimanche, s’est vu convoquer le lundi par la police judiciaire qui lui a reproché d’avoir délibérément vendu les deux chambres pour « faciliter l’action au couple ». Le procureur de la République, mis au courant de l’affaire, a ordonné l’arrestation du réceptionniste qui s’est retrouvé menotté et embarqué dans une voiture de police avec deux bandits et… un autre de ses collègues d’un autre petit hôtel non classé arrêté lui aussi pour le même motif. 

 

Après trois jours et deux nuits dans une geôle à Hammamet, le réceptionniste a été présenté devant un juge d’instruction du Tribunal de Grombalia à qui il a expliqué les détails de l’affaire. Son avocat a présenté comme pièces à conviction les factures des deux clients faisant état de l’heure exacte de leur arrivée, l’un le matin et l’autre l’après-midi. L’accusé a expliqué que si les deux chambres se trouvaient au même étage, c’était uniquement pour des raisons de taux d’occupation. Le réceptionniste a été finalement blanchi et libéré par le juge. Le couple, lui, en état de liberté, a été convoqué en tant que témoin.

 

Contacté par Destination Tunisie, le réceptionniste a préféré gardé l’anonymat mais n’a pas manqué de faire le commentaire suivant : « dans ma vie, je n’ai mis les pieds dans un poste de police que pour le renouvellement de ma carte d’identité. Je travaille depuis 1994 à ce poste et jamais j’aurais pensé qu’un jour je me retrouverais comme un vulgaire brigand avec des chaînes aux mains à dormir deux nuits dans une geôle dans des conditions atroces ». A noter également qu’en 22 ans de carrière, c’est la 2e fois qu’il assiste à une telle descente de la police, la première ayant eu lieu en juillet 2012.

 

La fédération de l’hôtellerie de Hammamet-Nabeul a été saisie de l’affaire qui a été relayée à la fédération nationale. Les hôteliers se posent aujourd’hui la question de savoir depuis quand la loi permet à la police de s’introduire dans les chambres d’hôtels sans mandat de perquisition préalablement délivré par le procureur de la République. Cette affaire risque aussi de créer un précédent dans le secteur. Certains hôteliers sont d’ailleurs décidés à ne pas laisser le dossier sans suite et s’apprêtent à appeler à la stricte application de la loi en vigueur. Ceci sans parler des instructions qu’ils vont désormais donner à leur personnel en front-office...  destinationtunisie

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 18:30

Sit - in des des magistrats tunisiens


 

 

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Sit-in de protestation des magistrats tunisiens au palais de la justice à Tunis


L’Association des magistrats tunisiens (AMT) entame, aujourd’hui, un sit-in en son siège, au palais de la justice à Tunis. Pour protester contre les dernières décisions de la tutelle.

 

«Le sit-in est une réaction de contestation contre le mouvement opéré dans le corps des magistrats au titre de l’année 2012, et contre le Conseil supérieur de la magistrature qu’elle juge être dépourvu de toute légitimité, en plus de la lenteur dans la création d’une instance provisoire de la justice judiciaire», précise, mardi, l’Amt dans un communiqué.

 

«L’association appelle le ministre de la Justice à reconsidérer ses décisions qui ont affecté la situation des magistrats concernés par le récent mouvement», souligne le communiqué, ajoutant que tous les magistrats sont appelés à participer à ce sit-in.

 

Le communiqué exhorte, d’autre part, la société civile, les organisations et les institutions professionnelles à appuyer cette réaction en vue d’instaurer les fondements d’une justice indépendante.

 

Noureddine Bhiri, ministre de la Justice, a exprimé à l’agence Tap ses «craintes» que ce mouvement de protestation «fasse partie d’une campagne politique, en prévision de ce que certains qualifient de vide constitutionnel, le 23 octobre prochain», a-t-il indiqué.

 

B’hiri a appelé les magistrats à assumer pleinement leur responsabilité, à éviter tout ce qui est de nature à entraver l’activité publique et entacher la notoriété des magistrats et leur neutralité politique.

 

Le ministre a indiqué que la contestation des décisions relatives au Conseil supérieur de la magistrature ne doit pas se traduire en des actes susceptibles de provoquer le désordre, se disant étonné de la réaction contre le mouvement des magistrats, un mouvement qui avait été qualifié de révolutionnaire et de positif. kapitalis

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 00:10

 

 

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Le député Brahim Kassas agressé à Kélibia par des extrémistes religieux

 

Le porte-parole de Nida Tounes, Ridha Belhaj, a indiqué que Brahim Kassas, élu à l’Assemblée nationale constituante (Anc), a été agressé, dimanche matin, lors d’une réunion de ce parti à Kélibia (gouvernorat de Nabeul).

 

Dans une déclaration à ShemsFM, Ridha Belhaj a précisé que des parties appartenant au mouvement Ennahdha sont derrière cette agression.

 

Contacté par Kapitalis, M. Belhaj a déclaré que «M. Kassas est dans tous ses états. Il estime que ce qui lui est arrivé est très grave et qu'il n'y a plus de sécurité pour les opposants au gouvernement. Il va rentrer immédiatement à Tunis pour aller directement au ministère de l'intérieur interpeller les responsables sécuritaires sur ce grave manquement».

 

Brahim Kassas, élu sur une liste d’Al-Âridha Châbia (Pétition populaire) a quitté récemment son mouvement pour intégrer le parti fondé par l’ex-Premier ministre Bébi Caïd Essebsi.

 

Il est à rappeler que les agressions contre les locaux de ce parti se multiplient dans plusieurs régions du pays et que de appels publics au meurtre ont été lancé publiquement contre son leader, notamment de la part d’un haut responsable du ministère des Affaires religieuses. kapitalis

 

 

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Nidaa Tounes condamne l’attaque de ses partisans à Kélibia


Le parti Nidaa Tounes a condamné via un communiqué publié par la TAP l’agression dont avaient fait l’objet ses partisans au cours d’une réunion qui devait se tenir ce jour 30 septembre à Kélibia.

 

Le mouvement déplore que cette attaque se soit produite au vu et au su des autorités, et fait porter l’entière responsabilité de cet incident à la Troïka, Ennahdha, en particulier. Le parti estime que la position « négative » du ministère de l’intérieur a encouragé les agresseurs à attaquer ses réunions.

 

Le parti appelle les élus de l’ANC à témoigner leur solidarité avec Ibrahim Kassas.

Par ailleurs, le parti assure qu’il poursuivra les auteurs de cet acte en justice. tunisienumerique

 

 

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Brahim Gassas agressé, et accuse Ali Laâridh


gassasLe député Brahim Gassas a déclaré avoir été agressé, ce dimanche 30 septembre 2012, alors qu’il comptait participer à une réunion organisée par des membres du bureau de Nida Tounes à Kelibia.

 

«Ils sont venus armés d’épées et de couteaux.  Ils étaient une soixantaine. ‘’Laâridh vous a dit de le tuer’’ a hurlé l’un d’entre eux. J’ai été gravement agressé. Ils m’ont jeté à terre par deux fois, battu, frappé au genou et déchiré mes vêtements. La police n’a pas voulu intervenir et a déclaré n’avoir pas eu d’instructions en ce sens». C'est ce qu'a affirmé ce dimanche, le parlementaire sur les ondes de Mosaique FM.

 

Brahim Gassas député à l’Assemblée Nationale Constituante qui a rejoint le mouvement de Caid Essebsi après avoir été élu sous la bannière d’El Aridha Chaâbia, a déclaré vouloir porter plainte. A noter que des militantes de Nida Tounes ont déjà été agressées à Sfax, et que le bureau local de ce même parti à Ksar Hellal a été incendié. mag14


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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 05:55

 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 03:49

Khaltoum Kannou, Présidente de l'Association des Magistrats Tunisiens

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Débat !

 
 

 

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Les magistrats dénoncent le mouvement du ministre et se préparent à la lutte !

 

Le désaccord, pour ne pas dire le conflit, qui existe depuis plusieurs mois entre le ministère de la Justice et l’Association des magistrats Tunisiens n’est pas près de connaitre son épilogue. Au contraire, le fossé semble de plus en plus se creuser entre les deux parties pour deux raisons, l’adoption d’un texte de loi se rapportant à la mise en place d’une structure indépendante qui vienne prendre la relève du Conseil Suprême de la Magistrature et le mouvement des magistrats qui vient d’être décidé d’une manière unilatérale par le ministre de la justice qui s’est appuyé sur l’ancien conseil.

 

Les Magistrats, réunis hier au sein du Conseil National de leur association, ont exprimé leur refus catégorique des dernières décisions émanant du ministre de la justice et concernant le mouvement des magistrats. Ils considèrent qu’il s’agit de décisions illégales qui reproduisent les pratiques du précédent système qui sanctionnaient les magistrats indépendants et les militants de l’Association afin de permettre au pouvoir politique de domestiquer la magistrature. Ils soutiennent aussi leurs collègues qui ont refusé ce mouvement et annoncent la tenue d’un sit-in dont la forme et la date seront déterminées par le bureau exécutif de l’Association.

 

Ils dénoncent ensuite la campagne médiatique hostile contre les militants de l’Association menée par le ministère de la justice avec la complicité du syndicat pour cacher l’échec du ministère dans la gestion du dossier relatif aux magistrats.

 

Ils soulignent le droit des magistrats aux nominations, aux mutations et à l’avancement qui doit être décidé par un organe indépendant et légitime qui puisse garantir l’indépendance de la magistrature.

 

Ils ont ensuite invité l’ANC à former une commission d’enquête sur les récentes nominations et le mouvement relatif aux magistrats, et à la mise en place d’une structure indépendante qui se charge de la gestion de leurs carrières.

 

Enfin, ils se disent prêts à défendre leurs intérêts et préviennent ceux qui tentent de faire avorter le projet de mise en place d’une structure indépendante chargée de la justice judiciaire.

 

Cette motion de l’Association des Magistrats tunisiens démontre, si besoin est, que les nouveaux pouvoirs publics ne sont pas en compatibilité avec les principes de la Révolution tunisienne qui a appelé, entre autres, à l’autonomie de toutes les structures et institutions par rapport au pouvoir politique afin de limiter son influence, le plus souvent nocive. suite

 

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Noureddine Bhiri prend la place de Ben Ali à la tête du Conseil Supérieur des Magistrats

 

Nourredine Bhiri à la place de Ben Ali

 

Le ministère de la justice a remis en fonction d’anciennes figures du régime dictatorial en tant que membres du Conseil Supérieur des Magistrats (CSM), entre autres, Mahmoud Ajroud, le juge qui, en 2008 a supervisé des procès iniques dans le bassin minier (Gafsa). Plus encore, le ministre de la justice Nourredine Bhiri (Ennahdha) s’est mis à la place de l’ex Président déchu Zine El Abidine Ben Ali à la tête de ce même CSM.

 

Indignés, les membres de l’Association Tunisienne des Magistrats (AMT), qui ont lutté contre la dictature de Ben Ali, ont considéré cette action préparée par le ministère de la justice avec la complicité du syndicat des magistrats, comme une catastrophe pour l’indépendance du pouvoir judiciaire du pouvoir exécutif. Car, les honorer avec de tels postes est équivalent à une récompense pour leurs services rendus au régime répressif. Selon le juge Ahmed Rahmouni, Président honorifique de l’AMT


« Il est inconcevable de remettre en fonction l’institution corrompue du CSM qui a été dissoute dans la logique même de la Révolution. C’est évidemment une catastrophe. En plus, après avoir nommé etrévoqué des juges, maintenant on les soudoie en augmentant leurs salaires pour mieux les subordonner au ministère de la justice ! »

 

 

Le démarrage de ce qu’on appelle “Le mouvement des magistrats” a été entamé en catimini après une réunion qui a eu lieu le 8 septembre et qui n’a été annoncé publiquement que le 13 septembre. L’AMT et l’Observatoire National de l’Indépendance de la Magistrature (ONIM) ont déclaré que les juges indépendants ont été tout simplement écartés. Mme Raoudha Karafi rappelle lors d’une interview qu’on a faite avec elle que

 

« L’assainissement de l’institution judiciaire doit émaner d’une instance élue, dans le cadre de la transparence, sans la main mise du pouvoir exécutif-ministère de la justice- qui ne cesse de décider d’une manière unilatérale du sort des juges. En outre, pour “nettoyer” la magistrature, il faut d’abord écarter les anciennes figures connues par leur corruption et surtout d’avoir été l’outil de répression et de transgression des droits de l’Homme lors des procès avant le 14 janvier 2011 et ce pendant des décennies. Ce qui arrive pour le moment démontre le contraire puisque les anciens sont remis en fonction.»

 

 

 

En effet, le CSM, qui a été gelé suite à la Révolution du 14 janvier, a été réactivé par le ministère de la Justice en permettant à ses anciens membres, élus dans des circonstances douteuses sous l’ancien ministère du tristement célèbre Bachir Tekari, d’être les décideurs des juges indépendants.

Selon la juge Kalthoum Kennou,

 

« Ce mouvement des magistrats n’est pas différents de ceux qui existaient avant la chute de Ben Ali. Bien au contraire, avant, il y avait certains protocoles qui étaient respectés, ce qui n’est plus le cas maintenant. Je considère ce Conseil Supérieur des Magistrats comme un cadavre qui a été déterré pour chercher une quelconque légitimité. En plus, les juges de l’Association ont été dispersés pour mieux atteindre notre organisation.»

 

 


La légitimité de ce CSM ainsi que sa réactivation sont donc contestées par l’AMT mais pas par le syndicat qui a été crée au mois d’avril 2011 par l’un des putschistes de 2005… Par ailleurs, un fait significatif au sujet de sa présidence est à relever. Car, selon la loi n° 67-29 du 14 juillet 1967, relative à l’organisation judiciaire, au conseil supérieur de la magistrature et au statut de la magistrature, la présidence du CSM revient au Président de la République. Cependant, avec la nouvelle loi de l’organisation des pouvoirs, elle serait au chef du gouvernement. Ce qui signifie qu’en théorie, Nourredine Bhiri ne serait que le vice-Président du Conseil. Comment sortir de cet imbroglio avec d’anciennes lois qui mettent le pouvoir judiciaire à la solde du pouvoir exécutif avec la bénédiction du Chef du gouvernement ?

 

 

Mettant, sans scrupule, la main sur le pouvoir judiciaire, le ministre de la justice a condamné toute réforme possible dans cette période transitoire en compromettant, institutionnellement, l’indépendance de la justice. Walid Zarrouk, secrétaire général du syndicat de base des agents des prisons et de la rééducation de Tunis a publié un communiqué où il déclare

 

« Après un hommage rendu aux âmes des martyrs perdus, alors que ceux qui ont causé sa perte sont promus de la part du ministre de la réalisation des objectifs de la Révolution, j’annonce à l’opinion publique que je perds tout espoir en une réforme d’une institution qui combat l’impunité par le ministre de la justice actuel. Car celui qui n’a pas la chose ne peut la donner. »

 

 

 

Certes, ces derniers jours, les médias se sont focalisé sur l’attaque contre l’ambassade américaine de Tunis par des islamistes et des casseurs. L’événement est évidemment de taille. Dans cet état de chaos, ni la police ni l’armée ni la garde nationale-dont les locaux se trouvaient à deux pas de l’ambassade-, n’ont pu défendre l’établissement. Cependant, cette crise sécuritaire, très mal gérée par les responsables du ministère de l’intérieur et de l’armée- bien qu’on soit sous Etat d’urgence- n’est pas moins importante que celle dont laquelle la justice se trouve plongée à cause du ministère de la justice.

Selon Jamel Ajroud, maître assistant à la faculté de droit de Sfax

 

« L’indépendance de la justice est une question éminemment juridico-politique. Elle permet de mesurer la place du droit et de la justice dans la société et reflète en même temps le degré de démocratisation du système politique et le niveau atteint dans la construction de l’État de droit. Si elle est perdue, tout est perdu : le droit, les libertés, la sécurité, la démocratie et de façon générale l’Etat de droit.»

 

 

Il est vrai que les signes et actions du gouvernement Jebali, notamment dans le domaine de la justice nous éloigne du projet espéré après le 14 Janvier d’un Etat de Droit. Après avoir bloqué le projet de l’instance de l’ordre judiciaire en refusant son indépendance, les députés d’Ennahdha ont ouvert la voie au ministre Bhiri pour nommer, révoquer et procéder à la promotion des juges. Cette crise est d’autant plus significative vue la faiblesse d’un contre pouvoir encore inefficace face aux vrais enjeux de la Révolution. Au cours de cette semaine, une conférence de presse sera organisée par l’Association Tunisienne des Magistrats qui continue à résister. Comment les juges feront-ils face à ce coup dur contre l’indépendance de la justice ? Telle est la question.

 

 

A lire :

L’AMT demande au ministre de la justice de cesser les nouvelles nominations

Omerta du ministère de la justice sur les noms des juges révoqués

Tunisie : Origine de l’échec du projet de l’Instance provisoire de l’ordre judiciaire

Page facebook de l’Association Tunisienne des Magistrats  nawaat

 

 

 

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 02:08

La dépénalisation de la diffamation et la non-discrimination à l'égard des femmes rejetées 


Au moment des élections il y a un an, l’espoir de changement était grand.

 

Le Conseil des droits de l’homme a adopté les conclusions de l’Examen périodique universel sur la Tunisie. Malgré le soutien du pays à de nombreuses recommandations importantes, la Tunisie a rejeté des recommandations sur la dépénalisation de la diffamation, la non-discrimination à l'égard des femmes, la non-discrimination fondée sur l'orientation sexuelle et l'abolition de la peine de mort.

 

Amnesty International (AI) se félicite que la Tunisie ait apporté son soutien à de nombreuses recommandations importantes, notamment celles concernant le respect de la liberté d'expression, le renforcement des mécanismes de justice de transition et l'instauration de mesures destinées à combattre l'impunité. L'organisation engage les autorités tunisiennes à agir sans délai pour mettre en œuvre ces recommandations.

 

La Tunisie a néanmoins rejeté une recommandation préconisant la dépénalisation de la diffamation . Ce rejet est en contradiction flagrante avec l'engagement de la Tunisie de veiller au respect de la liberté d'expression. AI est profondément préoccupée par l'utilisation persistante de dispositions législatives répressives datant du régime Ben Ali qui pénalisent l'exercice du droit à la liberté d'expression, en particulier l'usage répété des articles 121 et 226 du Code pénal pour sanctionner des atteintes aux valeurs sacrées et des troubles à la moralité et à l'ordre publics. L'organisation s'inquiète également du projet de loi présenté à l'Assemblée nationale constituante en août 2012 qui érige en infraction pénale la diffamation de la religion. Elle demande avec force le rejet de ce texte.

 

AI regrette également le rejet par la Tunisie des recommandations demandant la dépénalisation des relations entre personnes de même sexe . Ce rejet va à l'encontre des engagements de la Tunisie en matière de non-discrimination. Les dispositions actuelles du Code pénal qui érigent en infraction les relations entre adultes consentants de même sexe empêchent l'égal exercice des droits humains par tous. AI demande instamment au gouvernement d'éradiquer la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle et d'abolir les dispositions législatives réprimant pénalement les relations entre personnes de même sexe.

 

AI regrette profondément que la Tunisie ait rejeté les recommandations demandant l'abolition de la discrimination à l'égard des femmes, en droit et en pratique, et engage les autorités à reconsidérer leur prise de position . La discrimination persistante en droit et en pratique prive les femmes du plein exercice de leurs droits fondamentaux. Le Code du statut personnel contient des dispositions discriminatoires à l'égard des femmes dans les domaines de l'héritage et de la garde des enfants.

 

Le projet de Constitution contient une formulation ambiguë faisant référence aux femmes en tant qu'« associées » de l'homme ayant un rôle complémentaire au sein de la famille. Le principe de pleine égalité n'est pas mentionné. Ceci nourrit des craintes quant à volonté véritable de la Tunisie de mettre en œuvre la pleine égalité et la non-discrimination.

 

Enfin, AI déplore vivement le rejet par la Tunisie des recommandations en faveur de l’abolition de la peine de mort . Bien qu'un moratoire de facto sur les exécutions soit en vigueur en Tunisie depuis 1991, et que 122 condamnations à mort aient été commuées en peines d'emprisonnement à perpétuité en janvier 2012, le Code pénal continue de prévoir la peine capitale pour 21 infractions, dont certaines n'ont pas de conséquences mortelles. Amnesty International a par ailleurs reçu des informations indiquant qu'une personne au moins avait été condamnée à mort en 2012.

 

Complément d'information

 

Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a adopté les conclusions de l'Examen périodique universel sur la Tunisie le 19 septembre 2012, lors de sa 21e session. Avant cette adoption, Amnesty International a fait la déclaration orale ci-dessus.L'organisation avait auparavant communiqué des informations sur la situation des droits humains en Tunisie.  Amnesty

 

 

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Pour Radhia Nasraoui, le procès de Ayoub Massoudi est «inéquitable»

 

 

 

Le procès de Ayoub Massoudi est inéquitable étant donné que le prévenu civil a été déféré devant le tribunal militaire», a affirmé samedi l’avocate membre du comité de défense de l’ancien conseiller du président de la république.

 

 

 «La défense a estimé, lors de l’audience, que la justice militaire n’est pas neutre puisque la partie civile est constituée par le ministre de la Défense et le chef d’état major interarmées. L’institution militaire est de ce fait juge et partie», a expliqué Radhia Nasraoui, célèbre militante des droits de l’homme, dans une déclaration à l’agence Tap.

 

Le tribunal militaire permanent de Tunis a condamné, vendredi, l’ancien conseiller en communication du président Marzouki à quatre mois de prison avec sursis et au versement d’un dinar symbolique. 

 

Le tribunal a également levé l'interdiction de voyage émise à son encontre. 

 

Mssaoudi était accusé d’«atteinte à la dignité, à la réputation et au moral de l’armée» et «d’imputer des faits illégaux à un fonctionnaire public sans en établir la véracité», et ce suite à ses déclarations à la chaîne privée Attounissia critiquant ses deux accusateurs d’avoir caché au président de la république provisoire l’information relative à l’extradition de l’ancien Premier ministre libyen Baghdadi Mahmoudi. kapitalis

 

 

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 06:07

Le manque de transparence 

 

Faut-il voir dans les déclarations de Ali Lârayedh, jeudi, concernant les violences des groupes extrémistes religieux un regain de fermeté, ou une logorrhée soporifique qui masque mal un laxisme de principe?

 

Le ministre de l’Intérieur a affirmé qu’en Tunisie on est en état d’urgence avec tout ce que cela implique comme mesures pour assurer la sécurité. «La sécurité des Tunisiens n’est pas négociable», a dit martelé. «Nous allons mettre en œuvre l’ensemble des politiques sécuritaires adoptées par la ‘‘troïka’’ (la coalition tripartire au pouvoir, Ndlr) pour faire face à la violence qui cible l’Etat, les institutions, les citoyens et menace la sécurité civile et la cohabitation démocratique», a encore souligné le ministre de l’Intérieur lors de la conférence de presse de jeudi, en faisant allusion aux groupes extrémistes religieux qui, de Sidi Bouzid à Ghardimaou et du Kef à Jendouba, se sont attaqués aux postes de police, hôtels, magasins et simples citoyens.

 

«Nous n’hésiterons pas à appliquer la loi»

 

«Il ne s’agit pas d’une violation des libertés mais plutôt d’en limiter les dérives car il est difficile d’associer un état d’urgence et des libertés illimitées», a ajouté M. Lârayedh.

Le ministre de l’Intérieur a aussi évoqué la loi N°4 en date de 1969 organisant les manifestations et les attroupements précisant qu’«en cas de nécessité, nous n’hésiterons pas à appliquer toutes les dispositions contenues dans ce texte pour protéger les Tunisiens et renforcer la sécurité», a-t-il dit. En d’autres termes, les policiers peuvent recourir aux moyens de dissuasion dont ils disposent, y compris les armes à feu.

Commentant les communiqués de l’Union nationale des syndicats des forces de sûreté tunisienne (Unsfst), le ministre a qualifié ces déclarations de discours politiques plutôt que de revendications syndicales, précisant qu’elles contiennent des informations erronées.

«Une circulaire sera publiée prochainement pour organiser l’action syndicale conformément aux standards internationaux», a annoncé M. Lârayedh, accusant des représentants syndicaux de violation du statut de la profession, d’indiscipline, de divulgation du secret professionnel et de servir des agendas politiques.

 

«La passivité» des autorités politiques

 

L’Unsfst avait demandé, quelques jours auparavant, la publication de décrets et de décrets-lois autorisant l’usage de «tous les moyens dissuasifs» pour mettre fin au désordre et à la violation de la loi.

L’Union réagissait à plusieurs incidents violents, qui avaient été enregistrés ces derniers temps à Sidi Bouzid, le Kef, Kairouan, Sousse, Ezzahra et Jendouba, faisant plusieurs blessés et tués parmi les agents de l’ordre.

«Ces incidents et violences ont ciblé en premier lieu les agents de l’ordre et les postes de police et de la garde nationale», a estimé le syndicat des policiers mettant en cause «la passivité» des autorités politiques

Le syndicat a appelé aussi le Conseil supérieur des forces de sécurité intérieure à élaborer «dans les plus brefs délais» un plan sécuritaire «audacieux et fort» pour imposer la sécurité ainsi qu’un cadre juridique «clair» pour protéger les agents de l’ordre.

Les policiers ont aussi demandé l’augmentation de la prime de risque dans l’attente d’une révision totale des salaires et primes spécifiques.

Ce sont ces positions qui ont été qualifiées de «politiques» par M. Lârayedh, qui aurait été sans doute mieux inspiré de se montrer plus ferme à l’égard des groupes salafistes qui sèment la peur partout dans le pays et nuisent énormément à l’image du pays, qui plus est, à l’approche de la haute saison touristique, au lieu de s’en prendre aux syndicats de police. kapitalis

 

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La question salafiste vue par les religieux (en arabe)

 
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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 02:44

Les magistrats, dans tous les tribunaux du pays, entrent en grève ouverte


La décision est annoncée dans un communiqué du syndicat des magistrats tunisiens, et a été confirmée par la présidente du syndicat Raoudha Laâbidi dans une déclaration à l'agence TAP.

"La révocation des magistrats est contraire aux fondements de la justice transitionnelle qui exigent de révéler la vérité au peuple et de juger ceux qui ont violé les droits, tout en garantissant des jugements équitables et surtout le droit à la défense", souligne le communiqué.

La décision de grève fait suite à la réunion des magistrats, au palais de justice, convoquée par leur syndicat, dans le but de répondre à la décision du ministre de la Justice Noureddine Bhiri de révoquer 81 juges accusés de corruption et d'être impliqués avec l'ancien régime.

Mme Laâbidi a précisé à l'agence TAP que "les adhérents au syndicat et un grand nombre de membres de l'association des magistrats tunisiens ont soutenu la décision de grève générale des magistrats, dans toute la République".

Elle a affirmé que "défendre l'indépendance de la justice vis à vis du pouvoir exécutif est une question de principe qui touche tous les magistrats et rassemble toutes les structures qui les représentent".

Par ailleurs, le syndicat s'oppose au projet présenté par le ministère de la Justice, portant création d'une instance provisoire de l'ordre judiciaire pour remplacer le conseil supérieur de la magistrature.

"Ce projet consacre la mainmise du pouvoir exécutif sur le pourvoir judiciaire et vise à réserver au ministre de la Justice, seul, le pouvoir de décider des nominations des magistrats", indique le communiqué.

Les avocats rassemblés au palais de Justice ont de nouveau appelé à hâter la promulgation de la loi sur l'instance provisoire, faisant porter à l'Assemblée Constituante la responsabilité de la situation que connaît le secteur aujourd'hui.  
maghrebemergent

 

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Omerta du ministère de la justice sur les noms des juges révoqués


 

 

 

La nouvelle de la révocation des 81 juges a secoué les magistrats qui ignorent encore les noms des personnes qui en sont concernées. Jugée humiliante et portant atteinte au prestige de la magistrature, la décision du ministre de la Justice a été faite sans même avoir concerté l’(AMT) Association des Magistrats Tunisiens connue pour son intégrité surtout grâce à sa lutte acharnée contre le régime de Ben Ali et les procès iniques envers les opposants politiques.

 

Lors de l’Assemblée extraordinaire de l’AMT qui a eu lieu ce dimanche 27 mai, la juge Kathoum Kannou a fait savoir que cette décision ne mentionne ni les noms des juges démis de leur fonction et dont on ignorerait l’identité ni les critères sur lesquels Nourreddine Bhiri s’est reposé. En effet, le communiqué du ministère affirme que ceux qui ont été démis seraient des juges qui ont “obéi à des ordres et trempé dans des malversations, en prononçant des jugements en violation de la loi pour protéger des intérêts personnels“. Par ailleurs ces propos ne serait qu’une « manœuvre politique » dixit Raoudha Laabidi, vice-présidente de l’AMT, d’autant plus qu’il a été publié le soir du samedi 26 mai pour « saboter les revendications des juges et leur assemblée qui allait avoir lieu le lendemain.» Interrogé par les médias, M.Bhiri nie cela en bloc en arguant que cette action n’avait rien de “politique ni d’idéologique”.

 

Ainsi, pour la énième fois, le ministre prend de court les magistrats avec un “effet d’annonce” pour entraver l’avancée des travaux des juges et marginaliser leurs actions. Rappelons que la dernière fois, M.Bhiri a choisi de se réunir avec le Syndicat des magistrats (crée au mois d’avril 2011 par Mohamed Nabil Nakache, dont le nom figure dans la liste des juges putschistes de 2005) et ce le même jour de la conférence de presse organisée par l’AMT.

 

Voulant savoir plus au sujet de cette révocation, on a contacté le ministère de la Justice. M.Chokri Nafti, attaché de presse au sein de l’institution, nous a informé qu’il n’est au courant d’aucuns noms ni des critères légaux qui ont été pris en compte pour démettre de leurs fonctions 81 magistrats. Il nous a donc conseillé de s’adresser à M.Fadhel Saihi, responsable de ce dossier. On a de suite contacté, à plusieurs reprises, ce dernier sans pour autant réussir à l’avoir au téléphone. “Indisponible” selon sa secrétaire.

 

Suite à la recrudescence des critiques envers le ministère de la justice, surtout suite aux nominations récentes effectuées sans concertation avec l’AMT, M.Nourreddine Bhiri ne semble pas se soucier du détail de taille qui lui impose de se soumettre à un Conseil Supérieur de la Magistrature pour de telles décisions de nominations ou de révocation. Et, suite au gel de ce conseil après la chute de Ben Ali, l’AMT n’a cessé d’appeler à mettre en place une Instance Indépendante Provisoire pour remplacer le CSM afin d’éviter que le pouvoir judiciaire ne soit aux ordres du pouvoir exécutif (celui du ministère de Bhiri), chose qui se produit actuellement et qui génère le conflit entre les magistrats et le ministère.

 

En conclusion, les pratiques antidémocratiques d’un pouvoir exécutif (ministère de la justice) qui prédomine le pouvoir judiciaire (la magistrature) continuent de plus belle comme au temps de Ben Ali. D’ici là, les juges qui se sont opposés à la dictature en appelant à la séparation des pouvoirs et au respect de la loi persévèrent dans leur lutte pour une justice Indépendante en refusant toute atteinte à leur profession. nawaat

 

 

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 04:38

Des salafistes mettent le feu à un magasin de boissons alcoolisées à Mahdia

 

Des inconnus ont tenté d’incendier un magasin qui vend les boissons alcoolisées à Mahdia (littoral centre-est), situé dans le plus important bâtiment de la capitale fatimide : Mahdia Center.

Les auteurs sont parvenus à mettre le feu. Il y a eu une explosion qui a réveillé les voisins. Mais selon ces derniers, le magasin, qui porte l’enseigne d’une grande chaîne de  distribution, les délinquants étaient barbus et sont des figures connues du mouvement salafiste à Mahdia. kapitalis

 

 

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L'Union nationale des syndicats des forces de sûreté

Imed Belhaj Khelifa : «Nous pouvons rétablir l’ordre en Tunisie dans 48h»

« Les forces de l’ordre disposent des équipements nécessaires et sont suffisamment qualifiées pour rétablir l’ordre en Tunisie dans 48 heures». C’est ce qu’a annoncé le porte-parole de l'Union nationale des syndicats des forces de sûreté,Imed Belhaj Khelifa sur les ondes de Mosaïque FM.

M. BelhajKhelifa a précisé que même si les forces de l’ordre n’ont reçu aucune instruction pour ne pas arrêter les salafistes, le rétablissement de l’ordre reste cependant tributaire d’un ensemble de conditions. «On demande l’application de l’état d’urgence dans le pays pour que les forces de sécurité puissent faire leur travail et accomplir leurs missions sans craindre ce qui va suivre», a-t-il ajouté.

Concernant les violences survenues samedi dernier à Jendouba, le porte-parole du syndicat a précisé que les agents de police ne veulent pas intervenir de peur de faire des victimes en cas d’affrontements, notamment en l’absence des instructions émanant du ministère de l’Intérieur et d’un cadre juridique qui les protège.

Pour remédier à cette situation, M. BelhajKhelifa demande à l’Assemblée nationale constituantel’élaboration d’un code pour les forces de l’ordre permettant la naissance d’une police républicaine, indépendantede toutes sensibilités politiques.

Par ailleurs, Sahbi Jouini, un membre du syndicat, est intervenu sur les ondes de Shems FM pour affirmer l’existence en Tunisie de groupes entraînés pour des opérations terroristes.
«En l’absence de loi, on vit actuellement sous le pouvoir de la criminalité. C’est la dictature des gangs et si on ne réagit pas rapidement face à ce phénomène, il va se développer», ajoute-t-il.

Ainsi, il demande au ministre de l’Intérieur Ali Laârayedh de déclarer clairement au public que toute personne qui s’attaque à un agent de sécurité met sa vie en danger.  businessnews

 

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