Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 03:54

Assemblée constituante

Tollé autour des propos de Sadok Chourou


 

Sadok-chourou.jpgTous droits réservés. © L'économiste

 


Le Dr Sadok Chourou, élu d’Ennahdha dans la circonscription de Ben Arous, s’est attiré les foudres, lundi 23 janvier 2012, lors de la tenue de la séance de l’Assemblée constituante.

 

 

Alors qu’il dénonçait la vague des sit-ins qui sévit dans le pays, Sadok Chourou a cité le verset suivant : « le paiement de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager et qui s’efforcent au désordre sur la terre, c’est qu’ils soient exécutés, ou crucifiés, ou que leur soit coupée la main et la jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés de la terre: voilà pour eux l’ignominie d’ici-bas; et dans l’au-delà il y a pour eux un énorme châtiment » ( Al Maeda, la sourate 5 verset 33).

 

 

Au sein de l’Assemblée constituante, peu de réactions. Et Mustapha Ben Jaâfar, le président de l’Assemblée, n’a pas réagi et est passé « au suivant ». Mais quelques heures après cette citation controversée, hommes politiques et membres de la société civile sont montés au créneau. 

 

 

« La liberté d'expression a des limites »


« C’est catastrophique », a résumé Hamma Hamami, le dirigeant du PCOT. Contacté par téléphone, il a regretté qu’au « XXIème siècle, des gens qui se battent pour leurs droits soient traités de la sorte et condamnés implicitement à être tués. Ces propos sont très dangereux pour le peuple et ce pays », a-t-il estimé avant d’expliquer que ce verset coranique avait été écrit « dans une véritable situation de guerre entre musulmans et non musulmans ». A ses yeux, « cela montre que les membres d’Ennahdha considèrent toute protestation contre eux comme une guerre lancée à leur encontre et celle de l’Islam ».

 

 

Même véhémence dans les propos d’Abdessattar Ben Moussa, le président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, qui « condamne ce qu’a dit Sadok Chourou ». « Il ne faut pas que ce genre de déclarations se reproduisent au sein de l’Assemblée constituante. Il est député et représente le peuple. Comment peut-on accepter les propos d’un député qui demande la mort de ses concitoyens ? », pose-t-il. En tant que défenseur de la liberté d’expression, il estime que « ce n’est pas de la liberté d’expression cela. Ces propos appellent à la haine et portent atteinte à la vie. La liberté d’expression a des limites ».

 

 

Pour Chokri Belaïd, secrétaire général de Watad, « ces propos sont très dangereux. Ils incitent au meurtre et à la torture. Ils vont à l’encontre des traités internationaux et de la loi tunisienne », rappelle cet avocat de formation. 

 

 

Incompréhension


Des accusations que réfute Sadok Chourou. « Ce n’est pas un incitation à la haine. Je ne suis pas pour l’application de la charia (loi islamique) mais pour celle de l’Etat », tient-il à préciser. Contacté par téléphone, le député s’explique : « j’ai utilisé ce verset coranique non pas pour l’appliquer mais pour mettre en avant les dangers de ces sit-in et dénoncer les actes de vandalisme. Je suis pour le droit de ces gens à manifester et protester, mais contre les actes de violences. » A ses yeux, ses propos ont été instrumentalisés « par la gauche pour décrédibiliser Ennahdha et entraver le travail du mouvement ».


« C’est une tradition chez les Nahdaouis, fustige Hamma Hamami. A chaque fois, ils lancent quelque chose pour tester l’opinion et après expliquent qu’ils n’ont pas voulu dire cela et qu’on a mal compris »

 

http://www.leconomistemaghrebin.com/article,tolle-autour-des-propos-de-sadok-chourou,697,1.htm

 

____________________________________________________

Peut-on se taire après l’appel à la violence de Sadok Chourou?


Face aux dernières déclarations de Sadok Chourou, appelant carrément à la violence contre les sit-inneurs, il convient de ne pas se taire, car le silence équivaut à une capitulation devant l’obscurantisme.

Par Hatem Nafti


Pas un jour ne se passe où la majorité gouvernementale et parlementaire ne suscite la polémique. Déclaration sur les mères célibataires, écarts diplomatique du président par intérim, grâce présidentielle du frère du ministre de la Justice condamné pour agression sexuelle sur un mineur, nominations des responsables des médias publics directement par le gouvernement, etc. Faire une énumération exhaustive des cas nécessiterait un article pour ne pas dire une série d’articles. Mais les déclarations, lundi soir, de Sadok Chourou, député constituant d’Ennahdha pour la circonscription de Ben Arous, constituent, pour le moins, un grave précédent et ce à divers égards.

 

L’étrange passivité de Ben Jaafar  

Petit rappel des faits : évoquant, lors de la séance des questions au gouvernement consacrée à la situation générale dans le pays, avec la multiplication des sit-in et leur impact néfaste sur l’économie, M. Chourou a cru devoir expliquer que les sit-in sont le fait de forces contre-révolutionnaires (toujours invisibles et innommables), ennemies du peuples, qui méritent, selon un verset du Coran, «la récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s'efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l’ignominie ici-bas ; et dans l’au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment, excepté ceux qui se sont repentis avant de tomber en votre pouvoir : sachez qu’alors, Allah est Clément et Miséricordieux.» (Coran sourate 5, Al-Maida, versets 33 et 34).

Suite à ces paroles, un silence assourdissant s’est emparé de la salle, aucune protestation, pas d’applaudissements non plus. Un simple «merci» froid et gêné de Mustapha Ben Jaâfar, président de la Constituante, qui s’est empressé de passer la parole à l’orateur suivant.

Sadok_Chourou_Coran.jpg 
Sadok Chourou, jamais sans mon Coran !

Commençons justement par la réaction, ou plutôt la non-réaction de M. Ben Jaâfar qui nous a habitués à commenter certains propos qu’il juge hors sujet, scandaleux ou faux. Il est vrai que c’est plus facile de montrer son désaccord voire sa condescendance quand le député d’en face s’appelle Brahim Gassas que quand il s’agit de ses alliés, même s’il jure d’un autre côté qu’il est entré dans la «troïka» (la coalition tripartite au pouvoir) pour aider à contenir les dérives du parti islamiste. Peut-être n’en est-ce pas une.

Il a donc fallu attendre le lendemain pour que les premières réactions se fassent entendre. L’opposition, par la voix de Mohamed El Hamdi du Parti démocratique progressiste (Pdp, Medenine), a fustigé les propos de M. Chourou, mais trop tard. De son côté, Samir Dilou, porte-parole du Gouvernement, a fait son travail habituel de rectification, exercice auquel s’était adonné, avant lui, Habib Ellouze, autre dirigeant d’Ennahdha, nous servant la même antienne de «propos sortis de leur contexte».

 

Un appel à la violence 

Pourtant les propos étaient limpides, précis, sans équivoques et surtout prémédités. M. Chourou a bien traité les manifestants d’ennemis du peuple, de Dieu et de Son Messager et dit qu’ils méritent les horribles châtiments énoncés. D’ailleurs, interrogé mardi sur Mosaïque FM, il a maintenu sa position et n’en a pas bougé d’un iota. Ses propos sont un signal fort et clair adressés aux «milices» de son parti, un feu vert pour châtier les ennemis désignés.

Ainsi, tous les sit-in sauvages sont l’œuvre de forces obscures complotant contre le Gouvernement, qui, d’après les raccourcis de cheikh Chourou, serait le représentant de Dieu et de Son Prophète.

Bien entendu, il ne faut pas faire d’angélisme. Le droit de grève doit être encadré et s’il viole la loi ou menace la sécurité des gens et de leurs biens, la loi doit s’appliquer, par la force s’il le faut, mais par l’Etat, seul dépositaire de la force publique. Les paroles de M. Chourou ne peuvent que légitimer ce qui se passe à Sejnane, ces agressions dont la portée a été minimisée par le gouvernement et qui sont appelés, de ce fait, à se multiplier, surtout que le blanc-seing émane cette fois d’un représentant du peuple.

Ces paroles relancent également le débat sur l’application de la charia. M. Chourou s’est présenté aux élections de l’Assemblée nationale constituante sous la bannière du parti Ennahdha, qui n’a eu de cesse de répéter qu’il n’est pas pour l’instauration d’un Etat théocratique et qu’il ne cherche pas à imposer la charia. Or ce monsieur se permet d’émettre carrément des fatwas et de demander aux citoyens de se substituer à l’Etat, car il demande au peuple, je cite, de faire tout son possible pour contrecarrer les desseins de ses ennemis.

 

Se taire, c’est cautionner

Je ne veux même pas analyser la validité religieuse de cet appel, d’autres l’ont fait. Mais concernant les valeurs de l’islam que défend Ennahdha, je demande son avis à M. Chourou, l’islam ne dénonce-t-il pas le mensonge et la tromperie ?

Enfin, hasard du calendrier, le jour même de ces déclarations, comparaissait devant le tribunal de première instance de Tunis, Nabil Karoui, patron de Nessma TV, accusé, entre autres chefs d’inculpation, de troubles à l’ordre public. Je pose la question aux avocats qui ont trainé M. Karoui devant la justice.

Vont-ils porter plainte contre Sadok Chourou, qui tombe sous le coup de cette accusation, et d’autres comme la substitution à l’autorité publique, l’incitation au meurtre et à la violence, ou ne vont-ils pas le faire car il s’est caché derrière le sacré ?

Je pense que cette affaire est d’une extrême gravité, que toute incitation à la violence est à condamner fermement et qu’il faut un message clair d’Ennahdha, du Gouvernement et de la «troika» où ils montrent leur désolidarisation de ces propos haineux et prémédités.

La société civile se doit également de réagir parce que si elle cède sur cet épisode, ce sera la porte ouverte au désordre le plus total et ce qui s’est passé à Sejnane, à la Mannouba et ailleurs deviendra bientôt la règle. Se taire, c’est cautionner.

source kapitalis

 

___________________________________________________________

 

 

Plainte collective contre Sadok Chourou

 

La militante droits-de-l’hommiste Olfa Laâjili nous a annoncé qu’elle entendait réunir un collectif citoyen pour déposer plainte contre les propos de l’élu Ennahdha Sadok Chourouà l’Assemblée constituante du lundi 23 janvier, des propos qu’elle qualifie d’appel au meurtre.

 

Celui-ci avait invoqué un verset du coran pour légitimer que soient « crucifiés, tués ou amputés de leurs bras et jambes » les auteurs des mouvements sociaux qui secouent le pays, et qu’il considère comme « des ennemis du peuple » ainsi que « des ennemis de dieu et son prophète ».

 

source lecourrierdelatlas

 

___________________________________________________________________________

Le nikab 

Démarrage des examens à la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba


Atmosphère tendue


1327435828_p2-N1-4CLS.jpg

 

Actes de violence dans le département de l’arabe

 

Les étudiantes portant le Niqab campent sur leur position. Elles demandent une solution.

 

Les retardataires veulent, eux aussi, passer les examens coûte que coûte

 

__________

 

Mardi 10 heures 15 minutes, la faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba semble retrouver son calme après la tension qui a marqué le premier jour des examens.

 

En fait, les premières minutes n’étaient pas très agréables pour les étudiants qui attendaient certes, ce rendez-vous après des mois de crise, où les sit-inneurs campent sur leurs positions concernant notamment, le port du Niqab et les universitaires refusant de se plier à ce diktat pour des raisons pédagogiques. A cette heure précise de la journée, l’accès à la faculté était autorisé sans contrôle d’identité. Les étudiants qui ont déjà terminé leurs épreuves se trouvent dans la cour, tandis que d’autres quittaient la faculté.

 

Mais ce qui s’est passé le matin restera gravé dans leur mémoire, car les choses n’ont pas bien démarré plus exactement dans le département de l’arabe où l’on a enregistré des actes de violence. Refusant de signer l’engagement présenté par les universitaires à l’entrée de la Faculté pour découvrir leur visage dans la salle des examens, les étudiantes portant le Niqab ont réussi à regagner les salles des examens tout en s’en tenant à leur position. Puis les événements ont mal évolué. Les sit-inneurs toujours présents à la faculté sont intervenus pour imposer leur position ce qui a provoqué des clashs au sein du département, où l’on a enregistré quelques dégâts occasionnés aux vitres de la porte.

 

 

Universitaires déterminés


Fort heureusement, cet incident ne s’est pas répercuté sur le déroulement des examens. Les universitaires déterminés plus que jamais à les faire aboutir n’ont pas lésiné sur les moyens pour assurer ces épreuves. « L’intérêt des 3000 étudiants prime d’abord », déclare Mme Zakia Essayeh Dahmani, professeur d’arabe. Portant le brassard rouge –à l’instar de ses collègues- en signe de contestation et de mécontentement par rapport à l’attitude du ministère de tutelle qui ne tient pas encore ses promesses, Mme Essayeh Dahmani était devant les locaux de l’administration où les membres du Conseil Scientifique se réunissent pour débattre de l’évolution de la situation à la Faculté. « Nous sommes tous résolus à faire réussir les examens », réitère-t-elle tout en rappelant les actes de violence commis par les étudiants barbus le matin. « Il fallait assurer la sécurité », fait remarquer l’enseignante. Cela n’a pas été fait, ce qui a encouragé un groupe d’étudiants barbus à forcer le portail de la faculté pour permettre aux retardataires d’accéder aux salles d’examens, provoquant de la sorte d’autres incidents heureusement sans dégâts.


Il est vrai que les examens ont quand même démarré bon gré mal gré. Toutefois, nul ne peut nier que c’était extrêmement difficile aussi bien pour les universitaires que pour les étudiants d’entamer les épreuves dans des circonstances alimentées de tension. « Nous avons fait de notre mieux afin que les étudiants puissent se concentrer sur leurs copies », déclarent d’autres professeurs. Cependant, cela n’a pas été le cas pour les filles qui portent le Niqab. « H », étudiante en 2ème année italien intégralement voilée, déclare que « les examens ne se sont pas bien déroulés ». « Nous avons refusé de signer l’engagement. Notre examen sera annulé car nous n’avons pas accepté de nous dévoiler le visage », ajoute-t-elle.

 

 

Solutions


De leur côté, Noura, Imen et Soumaya toutes voilées intégralement considèrent « qu’il faut indispensablement trouver une solution à cette question les autorisant de porter le Niqab dans la salle des examens après la vérification de nos identités par les enseignantes ou les fonctionnaires », insistent-elles. Car « la communication ou les facteurs pédagogiques ne sont que des prétextes », jugent-elles tout en déclarant qu’elles « ont été interdites de passer les examens ».

Tant attendus par les étudiants, les examens se sont déroulés en leur premier jour dans une « ambiance tendue et d’insécurité », témoigne le Professeur Abbas Ben Mahjouba. Ils ont été ponctués d’incidents graves où l’on a proféré menaces de mort et insultes », toujours d’après le Professeur Ben Mahjouba. Dans l’ensemble, les épreuves ont eu lieu, reste qu’il faut savoir gérer cette crise lors des prochains jours pour permettre aux étudiants de mieux se concentrer sur les examens.

 


  

 

Habib Kazdaghli, le Doyen


Les sit-inneurs occupent de nouveau les locaux de l’administration


M. Habib Kazdhaghli, Doyen de la Faculté précise que « toutes les dispositions ont été prises pour faire réussir les examens en transformant la Facultéen un centre d’examen ». « Tout s’est bien passé à l’exception des incidents graves survenus au département de l’arabe quand un groupe de sit-inneurs a forcé les vitres pour intimider les professeurs et imposer l’entrée dans la salle des examens d’une étudiante portant le Niqab », déclare M. Kazdaghli. D’autres incidents se sont produits dans le département d’histoire sauf que « nous avons pu maîtriser la situation », d’après le Doyen.


Parlant des incidents qui ont eu lieu à l’entrée principale de la faculté après le refus d’accès des retardataires, le Doyen précise que « la Faculté a été transformée en un centre d’examen ». Ceux qui sont venus presque une heure après le démarrage des examens n’ont pas pu ainsi passer la première épreuve.

Par ailleurs, le Doyen annonce que « les sit-inneurs ont regagné les locaux de l’administration pour se retrouver dès lors au point de départ ».

S.F

      

 

 

Les retardataires

 «Position non justifiée»

 

Ikram et Mohamed, deux retardataires considèrent que la position prise contre eux « est non justifiée ». « Les professeurs ont toujours accepté de faire rentrer les étudiants qui arrivent en retard même plus d’un quart d’heure », protestent-ils. Ils trouvent même qu’il est inadmissible de fermer le portail de la Faculté ou de priver les retardataires de passer l’examen d’autant plus que « je fais la navette, Nabeul la Manouba », témoigne Ikram.

  

 

Salman Rzig, représentant des sit-inneurs

 «Les sit-inneurs n’ont pas empêché le déroulement des examens»

 

Salman considère que les étudiantes portant le Niqab sont perdantes et que les sit-inneurs n’ont pas empêché le déroulement des examens. L’étudiant à l’Institut Supérieur de Théologie signale que le Doyen a tendance à provoquer les sit-inneurs.

Concernant les événements qui se sont produits dans le département d’arabe il a précisé que des frictions ont eu lieu entre les étudiants et les enseignants. Pour ce qui est des dégâts enregistrés Salamn ignore ceux qui étaient derrière.

 

source letemps

____________

___________________________________________

 

La liberté d'expression en danger


 

 

 

Le procès du patron de la chaîne tunisienne Nessma, poursuivi pour "atteinte aux valeurs du sacré" après la diffusion l'an dernier du film Persepolis, qui avait entraîné des violences d'extrémistes islamistes, a brièvement repris lundi à Tunis dans une ambiance électrique. (c) Afp

Le procès du patron de la chaîne tunisienne Nessma, poursuivi pour "atteinte aux valeurs du sacré" après la diffusion l'an dernier du film Persepolis, qui avait entraîné des violences d'extrémistes islamistes, a brièvement repris lundi à Tunis dans une ambiance électrique. (c) Afp

 

 

Lundi 23 janvier à Tunis, se tenait le procès de la chaîne de télévision Nessma TV, accusée de "d'atteinte aux valeurs du sacré, "atteinte aux bonnes mœurs" et "trouble à l'ordre public" pour avoir diffusé le film français "Persepolis". Un événement symbolique de l'après-révolution. Le film, dont une scène représente Allah – ce qui est généralement considéré comme interdit par l'islam – avait provoqué un tollé dans le pays, à quelques semaines des élections pour l'Assemblée constituante ayant porté au pouvoir les islamistes du parti Ennahda.

 

Alors que plusieurs journalistes avaient fait le déplacement ce lundi pour soutenir Nabil Karoui, le directeur de la chaîne appelé à comparaitre, certains ont été pris à parti par des islamistes extrémistes, venus massivement manifester leur haine de la chaîne et des laïcs. 
Zied Krichen,  rédacteur en chef du journal "Al Maghreb" et Hamadi Redissi, journaliste et professeur de sciences politiques, ont notamment été l'objet d'insultes et frappés à plusieurs reprises avant d'être mis en sécurité par la police dans un commissariat.

- Vidéo diffusée par France 24 :

 Le procès a très rapidement été une nouvelle fois reporté, à la demande de l'accusation.

Mauvais temps pour la presse tunisienne

Ces troubles ont lieu dans un contexte déjà très difficile pour la presse du pays. Le 4 janvier, alors qu'elles couvraient une manifestation d'enseignants universitaires, Sana Fahrat et Maha Ouelhezi, toutes deux journalistes ont été agressées par des forces de l'ordre en civil selon l'ONG Reporters Sans Frontières.

 

Le 7 janvier, le premier ministre Tunisien Hamadi Jebali a quant à lui créé la surprise en annonçant qu'il avait procédé, seul et sans consultation extérieure, ni appels à candidature, à une série de nominations à la tête de plusieurs journaux et chaînes de télévisions publiques, prétextant la "vacance" de plusieurs postes clés à laquelle il fallait remédier.

Il a de ce fait contourné le principe qui avait été instauré en novembre 2011 et selon lequel une autorité indépendante devait se charger de proposer des candidatures au Premier ministre.

 

Selon Reporters Sans Frontières, “jamais au temps de Ben Ali, les autorités ne sont ouvertement intervenues dans les nominations des rédacteurs en chef et directeurs de l’information". L'ONG ajoute, dans un rapport publié mardi 10 janvier sur son site internet, que "les liens avec l’ancien régime de Ben Ali des personnes choisies à des postes clés, ne favorisent pas la rupture avec l’ancien système médiatique inféodé au pouvoir politique et jette le doute sur une volonté de main mise de ces médias par les dirigeants actuels”.

 

Le 9 janvier 2012, à l'appel du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), principal syndicat de la profession dans le pays, 300 journalistes s'étaient rassemblés devant la Kasbah, siège du gouvernement tunisien pour protester contre ces nominations et les violences que subissent les journalistes


Inquiétudes dans les universités

D'après Human Rights Watch, des intimidations et des violences perpétrées par les extrémistes ont également fortement touché les universités depuis janvier. Ils ont créé des troubles les jours d'examens, dissuadant certains étudiants de s'y présenter.

Mardi 24 janvier, la police a ainsi dû faire évacuer une faculté de lettres de La Manouba, dans la banlieue nord de Tunis, occupée par des salafistes qui protestaient contre l'interdiction faite aux jeunes filles d'étudier entièrement voilées dans les universités tunisiennes.


Les regards braqués vers le gouvernement

En Tunisie, les yeux sont donc désormais tournés vers le gouvernement. Le comportement des forces de police, qui ne sont pas intervenues pour empêcher l'agression des journalistes au procès de Nessma TV inquiète. 

Pourtant, Ennahda a rappelé, fait rare, dans un communiqué son attachement à la liberté d'expression et critiqué les poursuites contre la chaîne de télévision, ce lundi 23 janvier.

Le lendemain, le Premier ministre a également assuré sa détermination "à faire appliquer la loi" et a dénoncé les agressions contre des journalistes survenues lors de la manifestation anti-Nessma du 23 janvier.

Le parti affiche ainsi sa distance vis-à-vis des extrémistes, et cherche à montrer son attachement aux acquis de la société tunisienne. Mais longtemps accusé de mener un double-discours, il devra se montrer ferme face aux violences physiques et aux intimidations s'il veut préserver sa crédibilité.

source tempsreel.nouvelobs

 

__________________________________________________________________

Ci-dessous la réponse du gouvernement Ennahdha par l'intermédiaire de son porte-parole (et ministre des droits de l'Homme en même temps !) Dilou... 


 ________________________________

 Samir Dilou : «Le gouvernement préfère être traité de mou plutôt que de répressif»

 

BN4938Samir-Dilou250112.jpg

 

Lors du deuxième point de presse organisé au sein du Premier ministère en date du 25 janvier 2012, Samir Dilou, porte-parole du gouvernement et ministre des Droits de l’Homme et de la Justice transitionnelle, a présenté un état des lieux de la situation sécuritaire et sociale dans le pays ces derniers jours. 

 

Il a énuméré les nombreux sit-in et a affirmé que ces mouvements sociaux ont causé depuis la révolution une perte estimée à 2,5 milliards de dinars, « de quoi créer 80000 nouveaux emplois ». Il a également rappelé que le gouvernement a favorisé le dialogue et les négociations avec les sit-inneurs au lieu de recourir à la violence. «Le gouvernement préfère être traité de mollesse, plutôt que de répression!», a-t-il ajouté. Il a également affirmé que le gouvernement tient à appliquer la loi, sans pour autant recourir à la force.

 

Par ailleurs, M. Dilou a annoncé l’intention du gouvernement de renforcer les liens avec les médias et consolider la communication, d’où la décision de créer des rendez-vous périodiques entre les médias et les représentants des ministères, ce qui revient à dire que la cellule de communication créée par le gouvernement de Béji Caïd Essebsi, sera de retour. Sauf que Samir Dilou n’a fait aucun rapprochement avec cette cellule de communication qui avait organisé plus d’une quarantaine de conférences de presse.

 

Revenant aux questions d’actualité, M. Dilou a commenté les événements accompagnant le déroulement de l’affaire contre Nessma TV.Il a dénoncé la violence tout en rappelant qu’il y a eu dépassement des lignes rouges par l’atteinte au sacré. Ceci étant, M. Dilou a affirmé que le gouvernement croit à l’indépendance de la Justice et par conséquent ne se permet pas de s’immiscer dans les affaires des tribunaux.

 

Sur un autre plan, le porte-parole du gouvernement a évoqué la polémique de « l’événement concernant le ministre de l’Intérieur », pour affirmer qu’en fin de compte, c’était une occasion positive qui a démontré à quel point les Tunisiens sont solidaires. Il a réaffirmé qu’il s’agit d’un coup monté par les sbires de l’ancien régime.
Quant aux propos du député Sadok Chourou, M. Dilou a déclaré : « il ne faut pas trop s’y attarder, c’est une affaire morte. M. Ellouze s’est d’ailleurs exprimé au nom de tous les Nahdhaouis à la Constituante pour expliquer que le but de la citation coranique n’est autre que de dénoncer les sit-in et leurs méfaits».

 

Quand nous avons posé la question à M. Dilou sur l’avis du gouvernement concernant les nominations nombreuses au cabinet du président provisoire de la République, il s’est abstenu de répondre nous suggérant de revenir aux textes légaux délimitant les attributions présidentielles et en affirmant que s’il y avait eu dépassement de ses attributions, le gouvernement aurait dit son mot.

source businessnews


 

_______________________________________________

En Tunisie, l’échec d’un procès 

 

par Jean-Pierre Séréni

 

On attendait beaucoup du premier grand procès politique à se tenir après la chute de Ben Ali et de son régime. On attendait en particulier que la justice tunisienne se débarrasse, une fois pour toutes, de ses trois maux : le mystère, la manipulation et le mensonge. La déception est à la hauteur de l’espoir.

Vingt ans après les faits, le procès entendait faire la lumière sur l’affaire Barraket Essahel, du nom d’un lieu-dit à l’entrée d’Hammamet où une poignée d’officiers supérieurs de l’armée se seraient réunis, le 6 janvier 1991, pour préparer un putsch militaire contre le général Ben Ali, devenu lui-même président de la République quatre ans auparavant également grâce à un coup d’Etat. Livrés par leurs supérieurs, ils ont été l’objet de tortures et de sévices atroces dans les locaux de la Direction de la sécurité de l’Etat (DSE), l’une des plus redoutables polices politiques d’un régime qui n’en manquait pas. Là, en mai 1991, dans l’enceinte du ministère de l’intérieur, les tortionnaires cherchaient à leur faire avouer que leur commanditaire était le parti islamiste interdit Ennahda et qu’ils en étaient l’avant-garde militaire.

Au bout de quelques jours, les autorités durent admettre l’évidence : les officiers arrêtés n’étaient pas des comploteurs mais les victimes d’une odieuse machination. Le ministre de l’intérieur de l’époque, Abdallah Kallel, fut chargé de leur présenter des excuses présidentielles pour cet « impair » et de leur promettre réparation et retour rapide dans leurs unités. Il n’en fut rien ; la quasi-totalité furent mis à la retraite d’office par l’armée, et certains furent l’objet de brimades et d’interdits professionnels durant vingt ans.

Après le 14 janvier 2011, les victimes de Barraket Essahel alertent l’opinion sur leur calvaire et réclament leur réhabilitation. Vers qui se tourner ? Des plaintes sont déposées auprès du parquet de Tunis, un juge d’instruction est nommé. Il a sous la main Abdallah Kallel, qui a été inquiété à peine une semaine après le 14 janvier, puis arrêté pour avoir fait parti du bureau politique du RCD, le parti-Etat du temps de Ben Ali. Président de 2004 à 2011 du Conseil de la nation, une assemblée consultative sans pouvoirs, il devient le principal accusé de l’affaire et fait figure de coupable avant même le procès, à la suite d’une campagne médiatique qui n’hésite pas devant les calomnies et les bassesses et où s’illustre une presse de caniveau déjà à l’œuvre du temps de Ben Ali.

L’accusation ne cherche ni à tirer au clair le « faux » complot de Barraket Essahel, ni à savoir qui a monté cette ténébreuse machination, qui l’a couverte et l’a exécutée mais seulement à établir si le ministre de l’intérieur de l’époque a été l’un des tortionnaires. Puis bientôt tout se réduit à une seule question : les victimes ont-elles vu Abdallah Kallel ? Les a-t-il reçues et le cas échéant avaient-elles des traces visibles de torture ? Sa présence aux séances n’est confirmée par aucune victime.

Le souci du magistrat est avant tout de soustraire les chefs militaires de l’époque à la curiosité publique ; il ne fait procéder à aucune investigation par la police judiciaire. Mais il a beau être timoré, on ne saurait prendre trop de précautions. Subitement, fin juin, le juge civil se déclare incompétent, l’affaire passe du tribunal de première instance de Tunis au tribunal militaire. Pourquoi ce transfert en cours d’instruction ? Les victimes sont des militaires ! Leurs plaintes doivent donc être jugées par des militaires. En 1991, dommage pour eux, la hiérarchie n’a pas eu le même raisonnement – il aurait évité à de brillants officiers de voir leur carrière brisée et de subir d’odieuses violences de la part de civils.

Le juge d’instruction militaire disculpe immédiatement le ministre de la défense en place en 1991 et refuse d’interroger les généraux mis en cause dans les plaintes des victimes qui ont envoyé leurs subordonnés au ministère de l’intérieur, en particulier le directeur général de la Sécurité militaire d’alors, dont le représentant, un officier, assistait aux séances de tortures au ministère de l’Intérieur. Ceci explique cela ? Il est aujourd’hui général, en charge d’un commandement important. 

La justice tunisienne s’est largement fourvoyée dans cette affaire. Le procès n’a ni apporté la preuve qu’Abdallah Kallel était présent dans la salle de tortures [ou donné des ordres], ni débattu de sa responsabilité politique et de celle des autres responsables civils et militaires dans ce drame. L’ex-président qui figure parmi les inculpés a été pour ainsi dire absent de l’instruction et des débats. On n’a pas cherché les traces qu’avaient pu laisser cette affaire dans les archives de la présidence, dans celles de l’armée ou de la police politique concernée, la Direction de la sécurité d’Etat, dont le responsable d’alors n’a pas été retrouvé, faute apparemment d’avoir été recherché.

Son chef, M. Ganzoui, qui à l’époque était directeur général des services spéciaux et chapeautait pas moins de six services de police dont la DSE, était bien dans le box des accusés, mais il a soutenu sans être contrarié par ses juges qu’il n’avait eu aucun rapport avec Ben Ali au sujet de Barraket Essahel — alors qu’il est de notoriété publique que Ben Ali, ancien ministre de l’intérieur, avait emporté avec lui à la présidence tout le dispositif sécuritaire tunisien, ne laissant à ses successeurs au ministère que les affaires locales et les pompiers...

Le 1er février, la cour d‘appel militaire doit se prononcer sur le jugement du 29 novembre du tribunal militaire de première instance de Tunis qui a condamné les contumaces à 5 ans de prison et les accusés emprisonnés à 4 ans sans preuve. Le jugement a été basé en partie sur une loi… égyptienne pour exclure la prescription et pour le reste sur la seule intime conviction du juge. C’est une première : la justice militaire ne prévoit un double degré de juridiction que depuis le printemps 2011. On attend un peu plus de clarté et de cohérence dans la décision des juges d’appel. Il importe de reprendre à zéro un procès bâclé et unilatéral, de procéder à une instruction portant sur les civils mis en cause mais aussi sur les officiers supérieurs impliqués qui ont été « oubliés » la première fois, avec une instruction à charge et à décharge, et recueillant également les témoignages demandés par la défense.

Si la révolution avait besoin d’un grand procès pour apaiser l’opinion, pourquoi n’a-t-elle pas jugé par contumace l’ex-président, ce qui aurait permis aux Tunisiens de comprendre le fonctionnement d’un régime autoritaire dont ils ont souffert pendant vingt-trois ans ? On comprend, dans les circonstances actuelles, la réticence des juges militaires à mettre en cause, même après plus de vingt ans, des responsables de l’armée. La raison d’Etat rend-elle la tenue d’un procès équitable impossible ? Dès lors, pour sortir de l’impasse, ne serait-il pas préférable que l’institution militaire procède à la réhabilitation solennelle des victimes de Barraket Essahel, accueille en son sein ceux qui sont encore en âge de servir et offre réparation aux autres ?

A moins que l’objectif caché ne soit de faire taire Abdallah Kallel qui, comme président du Conseil de la nation présent à la télévision au soir du 14 janvier 2011 – aux côtés de son homologue de l’Assemblée nationale, Fouad Mebaâza et du premier ministre, Mohamed Ghannouchi –, figurait dans le trio chargé d’assurer la succession de Ben Ali en fuite. Dans la nuit, il fut écarté tandis que les deux autres prenaient en charge la présidence de la République et la direction du gouvernement, pour des raisons qui n’ont jamais été rendues publiques.

source monde-diplomatique

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Tunsie _ Justice_Sécurité
commenter cet article
7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 03:46

Le Forum universitaire tunisien appelle à l'interdiction du port du niqab à l'intérieur des universités

 

par le Forum universitaire tunisien

 

La rentrée universitaire 2011-2012 a été rapidement animée par des tentatives venant de certaines étudiantes de se présenter, lors de l’inscription, ensuite en cours, et enfin en examen vêtues du voile intégral, le niqab. 

Les membres du Forum universitaire tunisien (Fut) ont été interpelés par le phénomène et, en particulier, par tout ce qu’il a entraîné comme perturbation du fonctionnement normal d’un certain nombre d’institutions. Le Fut a rapidement publié un communiqué, daté du 30 septembre 2011, appelant à l’interdiction du port du niqab à l’intérieur des institutions universitaires. Quatre raisons sont à l’origine du refus du niqab par le Fut :

- connaissance de l’identité ;

- exigence pédagogique ;

- problèmes de sécurité ;

- absence de liberté absolue en classe.


1/ Connaissance de l’identité : la vérification et la connaissance de l’identité des étudiants, qui non seulement circulent au sein des institutions universitaires, mais intègrent les salles d’enseignements (cours, travaux dirigés et travaux pratiques), est une exigence incontestable. Il n’est pas admis que des anonymes ou des inconnus assistent à une séance d’enseignement, encore plus dans les instituts ou écoles supérieures, où la présence par appel des étudiants est vérifiée en début de chaque séance par l’enseignant. 

Cependant, certains défenseurs de cette tenue, ont proposé dans des émissions radios ou TV, de mettre à la disposition des «mounaqabet», des dames qui vérifieraient leur identité à l’entrée de la classe. La question pratique, qui vient tout de suite à l’esprit, est la suivante : combien de femmes l’Etat est-il sensé embaucher pour cette tâche, si on compte le nombre de salles d’enseignement dans toutes les facultés tunisiennes, et le nombre de séances de cours par jour ? Cette proposition est insensée, irréalisable et même contradictoire avec le principe d’égalité entre citoyens. Si nous allons nous amuser à recruter du personnel pour vérifier l’identité des filles qui refusent de montrer leur visage, quelle mesure faut-il prendre et quel budget faut-il consacrer, par exemple, pour les étudiants qui refuseraient l’interdiction de fumer dans les salles d’enseignement ? Ou pour ceux qui refuseraient de mettre une blouse blanche dans une séance de travaux pratiques ? 
On voit bien que ce genre de proposition n’est pas réaliste.


2/ Exigence pédagogique : les universitaires soucieux de la qualité de l’enseignement qu’ils proposent dans le cadre de leurs fonctions, en tant qu’employés de l’Etat, autrement dit, payés par l’argent du contribuable, insistent sur l’importance de la communication non verbale en pédagogie. Cette communication est non seulement importante pour l’étudiant, pour mieux assimiler son cours, mais aussi pour l’enseignant pour assurer son travail dans les meilleures conditions. C’est cette communication qui distingue une séance de cours d’une autre, en fonction de l’interactivité que peut avoir l’enseignant avec ses étudiants. C’est cette même communication qui fait la réussite d’une séance d’enseignement, puisqu’à travers elle l’enseignant peut situer son intervention et l’adapter en fonction de l’écoute et de la réception du message par ses étudiants. C’est ce qu’on appelle la pédagogie !


3/ Problèmes de sécurité : lorsque le nombre de «mounaqabet» dépasse l’unité dans un même lieu, et même en présence de moyen de vérification de l’identité (ce qui est difficile, voire impossible à gérer) la sécurité ne pourra plus être assurée. 

Nous rappellerons toujours ce qui est arrivé à notre collègue de la Faculté des lettres de Manouba, Amel Grami, qui a été agressée dans son propre lieu de travail par un groupe de «mounaqabet».

Etant nombreuses et toutes déguisées, Mme Grami n’a pas pu les identifier pour porter plainte contre elles. 

Nous n’avons pas besoin d’imagination pour comprendre qu’une telle tenue, lorsqu’elle est portée par un nombre conséquent de personnes en classe, est en complète contradiction avec les règles de sécurité primaire.

 

4/ Absence de liberté absolue en classe : Reste un point souvent évoqué par les «mounaqabet» et les personnes qui défendent le port de cette tenue dans les lieux publics et dans les universités : le fameux principe de la liberté individuelle ! Est-ce qu’on est libre en classe de faire ce qu’on veut, de s’assoir comme on veut, de parler ou de se comporter comme on veut ? Bien sûr que non. 

La notion de liberté individuelle ou vestimentaire n’a pas de sens dans une salle de cours, où des règles de bonne conduite doivent être respectées par les étudiants et les enseignants. Parmi ces règles, les points évoqués plus haut, à savoir, la connaissance de l’identité, le respect de la pédagogie et la garantie de la sécurité sont nécessaires au bon déroulement d’une séance d’enseignement.

 

Pour toutes ces raisons, le Forum universitaire tunisien, en tant qu’association regroupant des enseignants-chercheurs tunisiens, soucieux de l’avenir de leur université, considère que le port du voile intégral à l’intérieur des institutions d’enseignement supérieur est inapproprié et incompatible avec la mission de ces institutions. Il demande à ce que les autorités de tutelle interdisent le port du niqab à l’intérieur des institutions universitaires.

source kapitalis

 

____________________

De nombreuses ONG contre l'extradition de l'ancien Premier ministre libyen

 

Des organisations non gouvernementales tunisiennes et internationales se sont déclarées vendredi opposées à l'extradition de l'ex-Premier ministre libyen Baghdadi Mahmoudi, actuellement incarcéré en Tunisie.

 

A la tête du gouvernement libyen jusqu'aux derniers jours du régime de Mouammar Kadhafi, M. Mahmoudi, 70 ans, avait été arrêté en septembre dernier dans le sud tunisien alors qu'il s'apprêtait à se rendre en Algérie. Il fait l'objet de deux demandes d'extradition des autorités libyennes auxquelles la justice tunisienne a donné une suite favorable.

L'un de ses avocats, l'ancien bâtonnier Béchir Essid, a estimé "injustifié" le maintien en prison de l'ancien dirigeant libyen qu'il considère victime d'une "injustice".

 

Dans un communiqué remis à la presse, attribué à 15 ONG, dont la section tunisienne d'Amnesty International, Human Rights Watch (HRW), la Ligue tunisienne de défense des droits de l'Homme (LTDH), l'association tunisienne contre la torture et l'association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), ainsi qu'au collectif de défense de M. Mahmoudi, les signataires mettent en garde contre les "risques de torture ou d'élimination" auxquels serait exposés l'ancien dirigeant libyen en cas d'extradition.

Ils exhortent le président tunisien à ne pas signer la décision d'extradition en l'absence de garanties protégeant l'ex-Premier ministre libyen contre les mauvais traitements ou l'exécution et d'assurances d'un procès équitable conformément aux normes internationales, ou à défaut le présenter devant une autre juridiction où prévalent de telles conditions. 

source tempsreel.nouvelobs


_____________________________________________

Retour progressif de la censure

tunisie,censure tunisie,le point,l'express,l'obs hs,la sotupresseEn apparence, rien de grave. Trois hebdomadaires français - Le Point, l'Express, un hors-série du Nouvel Obs - sont interdits de vente, officieusement, en Tunisie. Le Maroc a interdit l'Express, dont le numéro double de fin d'année était consacré aux arabes. Le Roi Mohamed VI, Commandeur des croyants, a pris la décision, l'a fait savoir publiquement. A Tunis, silence. La Sotupresse - le NMPP tunisien - se défend de toute censure tout en faisant savoir qu'elle ne distribuerait pas un journal dont un article pourrait offenser éventuellement les tunisiens. On navigue en pleine hypocrisie. Depuis la victoire du parti islamiste Ennadha, tout contenu intellectuel lié à la religion est pesé, sous-pesé. Et donc privé de distribution dans le cas des trois hebdos - qui sont plus proches du Monde que de Playboy soit dit en passant. 


tunisie,censure tunisie,le point,l'express,l'obs hs,la sotupresseAucun communiqué n'a officialisé cette interdiction, aucune voix ne s'est élevé dans la classe politique pour condamner ce retour à la censure. Elle n'est pas politique, comme sous Ben Ali, elle est religieuse. Je défi quiconque de trouver dans le Point, l'Express ou l'Obs des articles offensants, heurtant les convictions religieuses.

 

Ce non-dit généralisé laisse perplexe. S'agit-il de l'autocensure afin de faire plaisir au parti dirigeant, l'Ennadha de Rached Ghannouchi? D'un acte délibéré du nouveau gouvernement? D'une succession de hasards fâcheux? D'un excès de zèle de la part de la Sotupresse ayant peur de violences menées par quelques groupes de salafistes envers les marchands de journaux? Toutes ces questions demeurent ouvertes, personne n'ayant l'air de vouloir endosser cette triple décisions. 

 

La symbolique est désastreuse. Difficile de ne pas évoquer un retour à la censure. On agit comme si les tunisiens étaient incapables de juger par eux-mêmes le contenu d'un journal. Toujours cette infantilisation du peuple par les gouvernants. On agit de la pire des manières, en douce, à pas feutré. Aujourd'hui, les journaux. Demain, les livres et les manuels scolaires? Quand à la télévision publique, elle ne fera jamais de vague. 

 

A quelques jours de la date anniversaire de la révolution tunisienne, ce sont des signaux inquiétants qui sont lancés. Après Amar 404, le surnom de la censure sous Ben Ali, qui sera son successeur? 

source lewesternculturel

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Tunsie _ Justice_Sécurité
commenter cet article
26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 06:26

Nouvelle condamnation d'Imed Trabelsi à 18 ans et deux mois de prison


 Imed Trabelsi, le neveu de l'épouse de l'ancien président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, a été condamné vendredi par le tribunal de première instance de Tunis à 18 ans et deux mois de prison ferme et plus de 150.000 dinars (environ 75.000 euros) d'amende pour l'émission de chèques sans provision d'un montant total de 600 millions de dinars (plus de 300 millions d'euros), selon l'agence de presse officielle TAP.

Réputé pour ses malversations qui lui ont valu d'être le personnage le plus détesté par la population, le neveu préféré de Leïla Trabelsi avait déjà écopé de 15 ans de prison pour des délits similaires et de quatre ans d'emprisonnement pour consommation de stupéfiants.

Imed Trabelsi observe depuis le 8 novembre une grève de la faim pour protester contre ce qu'il considère comme des "procès inéquitables".

Le tribunal a en revanche décidé la relaxe d'un autre proche du clan de l'ex-première dame de Tunisie, Mourad Trabelsi, après que ses avocats eurent présenté des pièces justifiant le règlement des chèques en bois qu'il avait délivrés. 

http://tempsreel.nouvelobs


_______________________________________

La justice tunisienne autorise l'extradition de l'ex-premier ministre libyen

 

L'ancien premier ministre libyen, Baghdadi Al-Mahmoudi, à Tripoli, le 16 juin 2011.

 

La justice tunisienne s'est prononcée vendredi 25 novembre pour l'extradition de l'ancien premier ministre libyen Baghdadi Al-Mahmoudi vers la Libye, a annoncé le coordinateur de son comité de défense.

La chambre d'accusation de la cour d'appel de Tunis a annoncé son verdict vendredi soir et jugé recevable la demande d'extradition émise par Tripoli à l'endroit de l'ancien dirigeant libyen, a indiqué à l'AFP Me Mabrouk Kourchid"Il s'agit d'une décision sans recours judicaire possible", a-t-il ajouté.

"M. Al-Mahmoudi doit être remis en liberté dès ce soir, il n'y a plus aucune raison de le maintenir en détention, le mandat de dépôt émis à son encontre prend fin avec son jugement", a-t-il expliqué. L'ancien dirigeant libyen restera sous le coup d'une interdiction de quitter la Tunisie, son extradition ne devenant exécutoire qu'après sa validation par le président de la République.

Ce jugement est le deuxième pour M. Al-Mahmoudi. Le 8 novembre, la justice tunisienne avait déjà donné son feu vert à une première demande d'extradition transmise le 27 octobre par les autorités libyennes.

http://www.lemonde

 

___________________________________

Un mandat ``d’amener`` à l’encontre de Nesrine Ben Ali

 

Le juge a émis un mandat d’amener international à l’encontre de Nesrine Ben Ali, épouse de Sakher El Materi, dans une affaire de biens et de corruption.


Comme plusieurs membres de l’ancienne famille présidentielle, Nesrine, la fille aînée de Zine El Abidine Ben Ali et de Leïla Trabelsi serait, à son tour, impliquée dans des affaires de corruption et de malversation.

Le juge d’instruction du tribunal de première instance de Tunis a émis, mercredi, un mandat d’arrêt international à son encontre.

Le couple Nesrine et Sakher a fui la Tunisie, le 14 janvier, dans l’avion qui a amené l’ex-couple présidentiel en Arabie Saoudite. Après avoir séjourné quelque temps dans ce pays, ils se sont installés au Qatar.

Il y a quelques jours, le Premier ministre qatari en visite en Tunisie a déclaré qu’il va prier Sakher El Materi de quitter l’Emirat. Mais pas de l’extrader vers la Tunisie.

http://www.kapitalis.

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Tunsie _ Justice_Sécurité
commenter cet article
19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 01:02

Selon la Radio nationale tunisienne et M. B.chir Essid, président du comité de défense de M. Baghdadi, premier ministre du défunt régime de Kadhafi, le Président de la République M. Fouad Mbazaa vient de refuser la signature du décret d’extradition dont il était objet M. Baghdadi.

Nous ne pouvons que remercier M. Mbazaa pour ce geste humanitaire qui l’honore et honore la Tunisie. Notons ici que notre justice ne fut pas à la hauteur du «l’habit» qu’elle porte et qu’elle était tout simplement une justice des ténèbres osant envoyer cet homme dans l’enfer des représailles et dans un pays où le DROIT se limite pour le moment à la vengeance de spectacle et à l’arrogance des victimes… Méfiez-vous des victimes qui se prennent pour des juges…

Merci M. Mbazaa, vous avez mis la première pierre de l’État de droit tunisien…. Espérons que votre successeur poursuivra avec dignité cet œuvre…

Noureddine Bourougaa Mnasri 


المبزع يرفض توقيع مرسوم لتسليم البغدادي المحمودي إلى ليبيا


 

أعلن بشير الصيد رئيس لجنة الدفاع عن رئيس الوزراء الليبي السابق البغدادي المحمودي المعتقل حاليا بسجن المرناقية أنه تلقى ردا من رئيس الحكومة المؤقتة فؤاد المبزع بعدم تسليم المحمودي إلى المجلس الانتقالي الليبي خشية أن يتعرض إلى عملية تصفية من قبل الثوار، الذين أعدموا العقيد المعمر القذافي بطريقة غير عادلة.

 

وأكد بشير الصيد في ندوة صحفية عقدها بمكتبه اليوم الجمعة بالعاصمة أن لجنة الدفاع عن رئيس الوزراء الليبي السابق البغدادي المحمودي ستواصل ضغطها لمنحه اللجوء السياسي في تونس بعد انقلاب الحكم في ليبيا.

 

ومثل المحمودي يوم الجمعة الماضي 11 نوفمبر 2011 أمام المحكمة للنظر في طلب تسليمه الذي قدمته الجهات الليبية في 27 أكتوبر بموجب مؤيدات جديدة تتعلق بالخصوص باتهامه في ليبيا "بالتحريض على الاغتصاب" من خلال اتصالات هاتفية الأمر الذي ينفيه المتهم ودفاعه.

 

علما أنّ المحكمة قررت تأجيل القضية إلى يوم السبت المقبل 26 نوفمبر الحالي.

 

ويشار إلى أنّ القضاء التونسي حكم سابقا بتسليم المحمودي لليبيا غير أن تنفيذ القرار يحتاج توقيع الرئيس التونسي الموقت فؤاد المبزع ليصبح نافذا.

 

وكانت لجنة الدفاع عن رئيس الوزراء الليبي السابق البغدادي المحمودي قد تقدمت بطلب إلى الرئيس المؤقت فؤاد المبزع لعدم توقيع قرار التسليم خشية أن يتعرض موكلهم إلى عمليات تعذيب او المعاملة السيئة من قبل الثوار.

 

وكان المبزع أعلن في الشهر الماضي أنه سينسحب نهائيا من العمل السياسي حال تسليم رئاسة الدولة لمن سيختاره المجلس الوطني التأسيسي رئيسا جديدا للبلاد، وبالتالي فمن المستبعد أن يوقع على مرسوم التسليم.

 

 

http://www.almasdar.tn/management/articl.

 

 

 

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Tunsie _ Justice_Sécurité
commenter cet article
12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 01:30
La décision attendue du Président  honore la Tunisie

 

La décision attendue du Président tunisien, Foued Mebazaâ de ne pas extrader tout de suite l’ancien PM de Kadhafi, Baghdadi Mahmoudi, honore la Tunisie, elle, dont les citoyens se sont révoltés contre l’État des ténèbres, l’État de la négation des droits…

La façon dont Kadhafi fut  lynché, tué froidement et présenté pour spectacle devant une foule prête à morde dans la chaire morte de cet homme me fait vomir et me réduit à une tristesse sans nom en dépit de mon indignation vis-à-vis de ce que les kadhafi avaient fait de leur peuple et des droits humains en général… J’ose espérer que celui qui viendra faire «son président» dans quelques jours en Tunisie ne reviendra pas sur la décision de Foued Mebazaâ et ce, tant et aussi longtemps que les instances internationales des droits humains ne soient pas en mesure d’assurer la protection de cet homme contre la justice du Talion… 

Noureddine Bourougaa Mnasri

 

 

L'Histoire pèse et on veut l'oublier !

 

 

___________________________________

 

Baghdadi cherche le statut de réfugié politique

 

 

image 

L'ancien Premier ministre dans le régime du défunt Kadhafi, Baghdadi El Mahmoudi, qui fait face au risque d’une extradition en Libye, a demandé vendredi au Haut Commissariat au Réfugiés (HCR), le statut de réfugié politique, selon les déclarations de son avocat.

  • L'ancien Premier ministre dans le régime du défunt Kadhafi, Baghdadi El Mahmoudi, qui fait face au risque d’une extradition en Libye, a demandé vendredi au Haut Commissariat au Réfugiés (HCR), le statut de réfugié politique, selon les déclarations de son avocat.
  • M. Baghdadi, déjà sous le coup d’une mesure d’extradition vers la Libye, pourra échapper à cette mesure si le HCR lui octroie le statut de réfugié ; selon son avocat Me Wennas qui a confirmé la transmission de la demande officielle à la représentation du HCR à Tunis.
  • M. Baghdadi était présent à l'audience et a pu exprimer son souhait aux journalistes que le peuple tunisien ne va pas extrader un réfugié politique". Parallèlement, la défense de l’ancien PM libyen a fait savoir qu'elle avait déjà saisi le Comité des Nations Unies contre la torture, à Genève.
  • De son côté, Me Kourchid a fait savoir qu’il avait remis une demande officielle au président, Foued Mebazaa, afin que ce dernier ne signe pas le décret confirmant le jugement d'extradition par la Cour d'appel.

  • source : http://www.ennaharonline.com/fr/index.php?news=8680

______________________________________________

L'ex-bâtonnier Béchir Essid affirme avoir été menacé pour avoir défendu Baghdadi Mahmoudi

 

L’avocat Béchir Essid, membre du comité de défense de l’ex-Premier ministre libyen Baghdadi Mahmoudi, a affirmé avoir été menacé de mort « par des Libyens ». C’est ce que rapporte le site Business News citant une déclaration de l’ancien bâtonnier tunisien à la radio Mosaïque FM.

Dans cette même déclaration, Béchir Essid a estimé que la décision d’extradition de son client en Libye était « contraire à la loi » car, selon lui, la défense n’était pas présente lorsqu’elle a été prononcée. Il a rappelé que  la signature du président de la République était nécessaire à son exécution. Or, a-t-il souligné, le mandat de Foued Mebazzaâ s’est achèvé le 24 octobre 2011, avec les élections.

source : http://www.maghrebemergent.info/actualite/fil-maghreb/61

 

__________________________________

Foued Mebazaâ décide de ne pas livrer Baghdadi Mahmoudi à la Libye

De source digne de foi, on apprend que Foued Mebazaâ, président de la République par intérim, a décidé de ne pas extrader Baghdadi Mahmoudi. Une décision qui lui revient de plein droit, selon les lois en vigueur.

La Chambre des mises en accusation de la Cour d’Appel de Tunis, a décidé, mardi 8 novembre 2011, de remettre l’ancien Premier ministre libyen Baghdadi Mahmoudi, aux autorités libyennes.
Amnesty International a demandé, la fin de la semaine dernière, au gouvernement tunisien de ne pas extrader vers la Libye l'ex-Premier ministre libyen estimant qu'il risque d'être victime de «graves violations des droits de l'homme» dans son pays.

Lire la suite  : http://www.businessnews.com.tn/Foued-Mebaza%C3%A2-d%C3%


 

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Tunsie _ Justice_Sécurité
commenter cet article
9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 04:57

 Le grand retour des exclus des élections

Le visage de la future Assemblée constituante en Tunisie vient de subir quelques liftings. Le tribunal administratif de Tunis a examiné 15 recours avant de clôturer, mardi 8 novembre, le dossier des élections du 23 octobre pour l'Assemblée chargé d'élaborer une nouvelle Constitution. Le tribunal a réattribué 7 sièges au parti Al Aridha El Chaabia (Pétition Populaire), qui aura désormais 26 représentants,annonce Mosaïque FM.

Des manifestations avaient dégénéré dans la ville tunisienne de Sidi Bouzid le soir du 27 octobre après l’annonce de l’annulation des listes «Al Aridha», un parti présidé par l'homme d'affaires Hechmi Hamdi. L’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) avait annulé les listes d’Al Aridha de Tataouine, Sfax1, Jendouba, Kasserine, Sidi Bouzid et de la deuxième circonscription française «France(2)» pour cause d’«irrégularités financières».

La modification des résultats par le tribunal, mardi 8 novembre, rend une partie des sièges perdus par le parti Al Aridha, rapporte une journaliste au micro de Mosaïque Fm. Sur le terrain, le parti gagne un siège dans la circoncription de Sfax, un siège à Kasserine, un siège à Tatatouine, trois sièges à Sidi Bouzid et un siège à Jendouba.

Au total, 89 recours ont été examinés parmi les 104 dossiers déposés. Aujourd’hui la répartition des sièges dans l’Assemblée constituante est la suivante: Le Mouvement Ennahda perd deux sièges et comptabilisent 89 sièges. Le mouvement libéral Ettakol se voit amputé d’un siège et devrait occuper 20 sièges. Le Congrès pour la République (CPR)  et le parti démocratique progressiste perdent un sièges et comptabilisent respectivement 29 sièges et 16 sièges dans la prochaine Assemblée constituante.

Ce dernier jugement était d’autant plus attendu à Sidi Bouzid, au regard des violences qui avaient éclaté dans la ville. Cette localité a vu naître le soulèvement des Tunisiens après l’immolation du jeune Mohammed Bouazizi, le 17 décembre 2010. Selon les premières estimations, les dégâts causés par les émeutes du 27 et 28 octobre à Sidi Bouzid s’élèvent à plus de 4 millions de dinars (environ deux millions d'euros), rapporte le site tunisien Kapitalis. La dernière décision du tribunal aura peut-être le mérite de calmer les esprits.

source : http://www.slateafrique.com/65135/la-justice-tunisienne-rectifie-le-tir-apres-

 

__________________________________

 Mohamed Ghannouchi devant le juge d’instruction

BN4000Mohamed-Ghanouchi1111.jpg

 

L’ancien Premier ministre (et président de la République le soir du 14 janvier) Mohamed Ghannouchi a été interrogé mardi 8 novembre 2011 par le juge d’instruction du 12ème bureau à propos d'une affaire liée à l'importation et trafic de pièces détachées d'occasion pour automobiles. 

Lire la suite : http://www.businessnews.com.tn/details_article.php?a=27525&temp=1&lang=fr&t=520

 

_____________________________

 

La justice tunisienne pour l'extradition de l'ancien Premier ministre libyen


La justice tunisienne s'est prononcée mardi pour l'extradition de l'ancien Premier ministre libyen Al-Baghdadi Al-Mahmoudi vers la Libye, une mesure que la défense a d'ores et déjà qualifié d'"illégitime", le pouvoir issu des élections du 23 octobre n'étant pas encore en place.

La chambre d'accusation de la Cour d'appel de Tunis "a accepté la demande d'extradition" émise par Tripoli de l'ancien dirigeant libyen, âgé de 70 ans, a déclaré le greffier à l'issue de l'audience qui a duré plusieurs heures et s'est déroulée à huis-clos.

"Il n'y a aucun recours possible puisqu'il s'agit d'une décision finale", a déclaré à l'AFP l'un des avocats de l'ancien dirigeant libyen, Me Mabrouk Kourchid.

Le jugement de la Cour d'appel doit être avalisé par le président de la république par intérim, Foued Mebazaa, avant de devenir exécutoire.

Me Kourchid a lancé "un appel aux ONG pour qu'elles interviennent auprès de M. Mebazaa "afin d'empêcher la signature du décret" d'extradition.

On ignore quand le document sera effectivement signé.

Amnesty International avait estimé vendredi que si M. Al-Mahmoudi "rentrait en Libye, il pourrait être exposé à de réels risques, de graves violations des droits de l'Homme, notamment la torture (...), une exécution extra-judiciaire et un procès injuste".

La défense a par ailleurs fait part de son intention "de porter plainte contre le président Mebazaa en cas d'extradition" vers la Libye de M. Al-Mahmoudi, pour "violation des résolutions de l'ONU et des textes juridiques au niveau national et international", a affirmé un autre avocat Me Béchir Essid.

M. Al-Mahmoudi est "un réfugié et un homme politique et la loi tunisienne interdit, dans ce cas, l'extradition", a-t-il insisté.

Me Essid a dénié à l'actuel chef de l'Etat le droit de remettre l'ancien dirigeant à Tripoli, estimant que "l'élection du 23 octobre de l'assemblée constituante avait mis un terme à ses fonctions", ainsi qu'à celle du Premier ministre. Pour lui, l'application de la mesure d'extradition devient "illégitime".

Me Kourchid a dénoncé l'attitude du pouvoir actuel à Tunis, qui "voulait en finir au plus vite avec cette affaire résolument politique". Il fallait une décision, a-t-il poursuivi, "avant la formation du prochain gouvernement" que doit en principe diriger l'islamiste Hamadi Jebali et qui sera mis en place après la convocation de la Constituante.

L'avocat a appelé les nouveaux membres de l'assemblée --dominée par les islamistes d'Ennahda-- à "intervenir de leur côté pour empêcher l'extradition".

La défense avait dès le début de l'audience essuyé un refus à une demande de report des débats, plusieurs documents envoyés par Tripoli ayant été ajoutés lors des derniers jours au dossier. Les avocats n'avaient pu en prendre connaissance en raison des fêtes musulmanes de l'Aïd.

Le refus du juge "a privé M. Al-Mahmoudi de sa défense", a fustigé Me Kourchid avant de souligner que cette décision avait incité les avocats de l'ex-Premier ministre libyen à quitter la salle du tribunal et à ne pas plaider.

Selon Me Kourchid, l'ancien dirigeant libyen "n'est pas contre un jugement équitable pour toute la période au cours de laquelle il a été Premier ministre". "Mais, poursuit l'avocat, il considère que ce n'est pas le moment car la période de chaos actuelle qui prévaut en Libye est dominée par la vengeance".

Des dizaines de manifestants libyens se sont rassemblés dans la matinée devant le tribunal en réclamant l'extradition de celui qu'ils nomment "le troisième tyran de la Libye" (après Kadhafi et son fils Seif-Al-Islam).

"Le peuple libyen a le droit d'appliquer la loi à ceux qui ont volé le peuple", pouvait-on lire sur une des banderoles.

Premier ministre jusqu'aux derniers jours du régime du colonel Kadhafi, M. Al-Mahmoudi avait été arrêté en Tunisie le 21 septembre près de la frontière algérienne.

Il est, depuis, maintenu à la prison de la Mornaguia, près de Tunis.

source : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111108.AFP8117/l

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Tunsie _ Justice_Sécurité
commenter cet article
6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 05:24

 

 

Mahmoudiyas
Al-Baghdadi Al-Mahmoudi, ex-premier-ministre libyen

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Amnesty International a demandé vendredi au  gouvernement tunisien de ne pas extrader vers la Libye l'ex-premier-ministre libyen , estimant qu'il risque d'être victime de « graves  violations des droits de l'Homme » dans son pays. M. Al-Mahmoudi, emprisonné en Tunisie, est sous le coup d'un mandat d'amener des autorités de Tripoli. La justice tunisienne doit examiner mardi la demande libyenne.

 

« Amnesty International estime que s'il rentrait en Libye, il pourrait être exposé à de réels risques, de graves violations des droits de l'Homme, notamment la torture (...), une exécution extrajudiciaire et un procès  injuste », a déclaré à l'AFP le porte-parole d'Amnesty pour le Proche-Orient et  l'Afrique du Nord, James Lynch.

L'organisation de défense des droits de l'Homme, basée à Londres, a envoyé le 26 octobre dernier une lettre au ministère tunisien de la Justice et des Droits de l'Homme lui demandant de ne pas extrader l'ancien ministre.

La Tunisie et la Libye sont liées par une convention d'entraide et de  coopération judiciaires, qui prévoit notamment des mesures d'extradition.

Premier ministre jusqu'aux derniers jours du régime du colonel Mouammar Kadhafi, M. Al-Mahmoudi avait été arrêté en Tunisie, le 21 septembre, près de la frontière algérienne et condamné en comparution immédiate à six mois de prison  pour « entrée illégale » sur le territoire, avant d'être acquitté. Mais il avait  été maintenu en détention jusqu'à ce que Tripoli émette un mandat d'amener, le  28 septembre.

Limitrophe de la Libye, la Tunisie a constitué un lieu de passage ou de séjour pour les Libyens depuis le début du conflit mi-février. Tunis a reconnu le Conseil national libyen (CNT) le 22 août, après la prise de Tripoli, et s'est engagée à coopérer dans le domaine de la sécurité avec les nouvelles autorités libyennes. L'avocat de l'ancien premier-ministre, Me Mabrouk Kourchid, avait expliqué  lundi que son client craignait pour sa vie car, après la mort du colonel Kadhafi, « il est le seul ancien haut dirigeant libyen à détenir les secrets de l'Etat libyen ».

source : http://www.radioalgerie.dz/fr/index.php?option=com_content&view=article&id=15730:a


_________________________

 

 

Peines confirmées pour des proches de Ben Ali

 

La Cour d’appel de Tunis a confirmé, hier, la plupart des peines dans le procès d’une trentaine de proches de l’ex-président tunisien Ben Ali, poursuivis pour tentative de fuite et possession illégale d’importantes sommes d’argent, a indiqué une source judiciaire.

 

Leïla Trabelsi, l’ex-Première dame tunisienne, et Sakhr al-Materi, le gendre préféré de Ben Ali, jugés par contumace, ont été condamnés respectivement à 6 et 4 ans de prison, peines déjà prononcées en première instance.

Imed Trabelsi, le neveu de Leïla incarcéré en Tunisie, a vu sa peine de deux ans confirmée.

L’acquittement d’Ali Seriati, l’ex-chef de la sécurité de Ben Ali, a été confirmé, mais il fait l’objet d’autres inculpations et reste emprisonné.

Moez Trabelsi, cousin d’Imed, actuellement détenu à Rome dans l’attente d’une extradition vers la Tunisie, a été condamné à 6 ans de prison.

Au total, 32 personnes avaient été arrêtées à l’aéroport de Tunis-Carthage alors qu’elles s’apprêtaient à quitter le pays le 14 janvier, jour de la fuite du président déchu, en possession de bijoux et de sommes importantes en devises.

C’est Leïla Trabelsi qui avait donné l’ordre à ses proches de se rassembler à l’aéroport pour embarquer sur un vol à destination de la France mais, selon la police, son plan avait été déjoué par la brigade antiterroriste et le refus du pilote de les accepter à bord.

source : http://www.bienpublic.com/actualite/2011/11/04/peines-confirmees-pour-des-proches-de-ben-ali

 

____________________________

 

Le tribunal administratif statue sur 60 recours contre les résultats des élections de la Constituante


justice-election

L'Assemblée générale du tribunal administratif a statué jusqu'à  samedi, sur 60 recours sur un total de 104 recours déposés à la suite de la proclamation des résultats de l'Assemblée nationale Constituante en prévision de l'examen mardi 8 novembre du reste des recours.

Selon le juge du tribunal administratif Riadh Rekik, les décisions prononcées au sujet de ces 60 recours se répartissent comme suit :

 

 

 

46  recours rejetés pour vice de forme,

11 recours rejetés pour vice de fond,

un recours annulé à la suite du désistement du plaignant,

un recours rejeté pour incompétence,

           un recours accepté


 Cette dernière décision a permis au parti du Mouvement  "Ennahdha"  d'obtenir un cinquième

siège dans la circonscription de Médenine après avoir intenté un recours devant le tribunal

administratif contre les résultats des élections de l'Assemblée Nationale Constituante dans cette

circonscription.


Le tribunal administratif n'a pas encore statué sur 44 recours. Plusieurs décisions relatives à ces

recours seront prononcées, lundi 7 novembre, en prévision de l'examen du reste des recours

mardi 8 novembre.

source : http://www.tap.info.tn/fr/fr/la-une/12614-le-tribunal-administratif-statue-sur


Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Tunsie _ Justice_Sécurité
commenter cet article
26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 22:34

Accusé d'avoir tenté d'étouffer la révolution Borhan Becaiess a pu échapper généralement de la position de "traître" et à acquit le respect d’une communauté des téléspectateurs dans une émission de TV HANNIBAL grâce à une politique de malin, il a cherché le pardon des thalois et des Kassrinois parce qu’il savait à l'avance que ceux-ci ne lui pardonneront jamais son rôle d'enterrer leur révolte et de tuer leurs rêves

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Tunsie _ Justice_Sécurité
commenter cet article
16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 04:43
 
_________________________________________
 
   

 Manifestations et heurts avec la police en Tunisie

 

Des heurts entre manifestants et policiers ont éclaté, lundi 15 août, en Tunisie.
Des heurts entre manifestants et policiers ont éclaté, lundi 15 août, en Tunisie.REUTERS/ZOUBEIR SOUISSI
La Tunisie a vécu une journée de colère, lundi 15 août, contre le gouvernement provisoire de Béji Caïd Essebsi, entre marche syndicale autorisée et manifestation dispersée à coups de gaz lacrymogènes par la police dans le centre de la capitale. Une troisième manifestation s'est déroulée sans incident devant le palais de justice, non loin de la casbah, qui avait abrité de longs sit-in dans la foulée de la chute du régime de Ben Ali, le 14 janvier.
Quels que soient l'endroit ou l'appartenance, les protestataires ont exprimé leur colère contre les autorités de transition, certains appelant à la chute du gouvernement de Béji Caïd Essebsi.
La police a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser une manifestation au cœur de Tunis et a chargé des manifestants qui tentaient de se regrouper sur l'avenue de Carthage, dans le centre de la capitale, dans l'après-midi. Le porte-parole du ministère de l'intérieur a indiqué à l'Agence France-Presse (AFP) que la police avait chargé "lorsqu'un des manifestants a jeté une bombe lacrymogène dans sa direction".
Les premiers protestataires, qui avaient commencé à se rassembler en fin de matinée sur l'artère centrale Habib-Bourguiba, ont été empêchés de progresservers le ministère de l'intérieur, une dizaine de blindés de la police en barrant l'accès.
Des colonnes de fumée s'élevaient de la place Ibn-Khaldoun, devant la cathédrale, jusqu'à la porte de France, à l'entrée de la médina, alors que des manifestants criaient "Nouvelle révolution", "Ministère de l'intérieur terroriste", "Le peuple veut la chute du système", "Fidèles à l'âme de nos martyrs". Repoussés sur la place d'accès à la médina, des jeunes manifestants se sont heurtés à la police, lui jetant toutes sortes de projectiles. Des commerçants et marchands ambulants pris par surprise ont déserté dans la panique.
Au même moment, la marche de protestation autorisée rassemblait sans incident deux mille Tunisiens, selon la police, à l'appel de l'Union générale tunisienne de travail (UGTT, unique centrale syndicale sous Ben Ali) sous le slogan : "Fidèles aux âmes des martyrs et pour la réalisation des objectifs de la révolution."
Défilant sur l'artère Mohamed-V, périphérique du centre, et encadrés par un important dispositif policier, les protestataires ont crié "Indépendance à la justice","Purge des magistrats et avocats corrompus", "Tunisie libre, les voleurs dehors","Le peuple veut le départ du gouvernement" ou encore "Le peuple ne doit plus êtrehumilié", dénonçant le gouvernement de transition de Béji Caïd Essebsi et le cherté du coût de la vie en plein ramadan.
Des représentants du parti islamiste Ennahda et d'autres formations politiques ont participé à cette marche de l'UGTT, y compris d'anciens membres du gouvernement de transition. "Il est capital que la magistrature soit indépendante, nous devons résoudre nos problèmes pour réussir l'élection" d'une constituante le 23 octobre, a déclaré à l'AFP l'ancien ministre des transports, Yassine Brahim, qui a intégré un nouveau parti politique.
"Militons pour une égalité réelle entre l'homme et la femme", "Peuple révolte-toi contre les résidus de l'ancien régime", "Economie nationale au service du peuple", pouvait-on lire sur des banderoles blanc et rouge, les couleurs nationales.
Lors du soulèvement du 14 janvier qui devait balayer le régime de Ben Ali, l'UGTT a joué un rôle de premier plan dans les régions. Certains de ses dirigeants se joints brièvement au gouvernement de transition. La centrale se pose en gardien contre"toute récupération du mouvement révolutionnaire".
 
  ________________________________________________________________
       


Lundi matin, pour disperser les manifestants en colère contre le gouvernement de Beji Caïd Essebsi, la police a tiré des gaz lacrymogènes. Du déjà vu… ParZohra Abid


Les premiers manifestants se sont rassemblés le matin vers 9h30-10 heures à la rue Bab Benat devant le siège du ministère de la Justice (près de la Kasbah). Ce rassemblement a été conduit à l’initiative d’un groupe de près d’une centaine d’avocats.

Robes noires en colère
«C’est après sept réunions de travail qu’on a décidé cette manifestation. La situation dans le pays ne fait qu’empirer et le gouvernement fait la sourde oreille continuant à agir comme à l’époque de Ben Ali et au profit des corrompus», explique Me Jamal Riahi, ajoutant que cela fait des mois que les avocats appellent à ce que la justice soit faite. «Qu’on innocente les innocents encore incarcérés et qu’on punisse les vrais criminels jusqu’au jour d’aujourd’hui, libres de leurs actes», lance-t-il. Sa consœur Thouraya Belhaj dit être descendue pour passer ce message clair et net au gouvernement de M. Caïd Essebsi.


A Bab Benat devant le ministère de la Justice

Au milieu des drapeaux flottants et des centaines de manifestants, plusieurs familles des victimes de l’ancien système et parentes des martyrs des événements du 14 Janvier. A chacun son slogan: «Le peuple veut la chute du gouvernement»; «Le peuple exige l’indépendance de la magistrature»; «Non au retour du Rcd et de la bande destourienne»... Tous ont, à plusieurs reprises, chanté l’hymne national. 
Au même moment, ça chauffe de l’autre côté de la ville. 11 heures et quelques, aux alentours de la rue Mohamed Ali, les commerçants ambulants du marché parallèle ont plié bagage et cédé la place aux manifestants. Les rues, pratiquement toutes, sont quadrillées par une douzaine de blindés, sans compter les bus jaunes, pleins d’agents de l’ordre, garés dans les coins des rues avoisinantes. Les agents, prêts à agir, n’attendent qu’un signal. «C’est la première fois que je descends sur le terrain et je ne sais pas comment je vais me comporter», me dit un jeune policier fraîchement embauché. Le regard hagard, le jeune en uniforme ajoute qu’il a été entraîné pendant un mois et qu’il est très mal dans sa peau. La police avance jusqu’à la place du Passage. Elle est dans un état second. A l’aide d’un haut parleur, on avertit les gens. Ces derniers n’ont qu’à se dépêcher pour rentrer sinon ils craignent le pire.

       

Des marches bloquées par les blindés 
En même temps, du côté de la Bourse du travail, l’Union générale des travailleurs tunisiens (Ugtt) prépare sa manif, autorisée par le ministère de l’Intérieur, dans le couloir de l’avenue Mohamed V. Midi pile, le cortège s’organise. Plusieurs formations politiques et organisations des droits de l’homme sont dans les premiers rangs, côte-à- côte avec l’Ugtt. Ils sont grandement escortés par les services de la sécurité nationale. Impossible de déborder sur les bas-côtés ou sur les bretelles de l’avenue. La manifestation est très bien encadrée, avec des agents en civil qui prenaient en photos les manifestants. La police, ici aussi en état d’alerte, ne fait qu’attendre le signal. Quelques brebis galeuses trouvent le moyen de lancer des gros mots en direction des manifestants, qui avançaient pourtant calmement. Comme quoi, chassez le naturel, il revient au galop!


L'Ugtt exhibe ses muscles sur l'Avenue Mohamed V

Retour à l’avenue Habib Bourguiba: là, la police est déjà en action. Des tirs de gaz lacrymogène et des coups de matraque sur les manifestants. «Ils ne sont pas autorisés. La manifestation se passe uniquement à Mohamed V et si ça déborde, on va intervenir à notre manière», lance un policier, très irrité, à un manifestant d’un certain âge. L’hymne national fait bruit au cœur de Tunis.


Une manifestation bien encadrée

Midi trente, les choses se corsent. La police multiplie ses tirs de gaz et les manifestants décidés à continuer leur marche du côté du ministre de l’Intérieur. 
Devant la cathédrale, des nuages de fumée. Même chose à la Porte de France. La tension monte au fil de la montée de la température. 13 heures, c’est la chasse aux manifestants. Des deux côtés, on joue au chat et à la sourie. La police prévient à l’aide de hauts parleurs et tire ses gaz. De l’autre, on crie. On appelle à une «Nouvelle révolution», «Tunisie libre, voleurs out!» et au «Peuple fidèle à l’âme des martyrs de la révolution».

       

Des messages forts à M. Caïd Essebsi
Sur d’autres banderoles, on lit des slogans contre le ministre de l’Intérieur, qualifié de «terroriste», le gouvernement, la cherté de la vie... Comme à l’avenue Mohamed V, à l’avenue Habib Bourguiba, les manifestants se multiplient. La police tente de les rattraper jusqu’à l’entrée des immeubles de la rue Habib Thameur. Tout le monde court, court... pour revenir quelques secondes après pour faire face aux forces de l’ordre. Ça crie partout à la «protection des principes de la révolution». Des centaines de passants se joignent aux manifestants. Dans la foulée, des vieux s’évanouissent. Des jeunes tombent par terre du côté de la station du métro. On évente ceux qui sont asphyxiés et qui perdent conscience. Les tirs continuent... On bloque les issues, les voitures sont immobilisées. Un scénario qui rappelle de mauvais souvenirs!


Les policiers courent, courent...

En même temps, Sfax, la capitale du Sud, fait sa manifestation. Gafsa aussi. Plus d’un millier de personnes se sont rassemblées appelant à la démission du Premier ministre et dénonçant le laxisme judiciaire. M. Caïd Essebsi a-t-il saisi le message lancé par le peuple avant son intervention du jeudi? 
«Le bras de fer n’a fait que commencer», lâche un militant de gauche. Il ajoute: «Des décisions doivent tomber qui envoient un signal clair de rupture avec l’ancien régime, sinon bonjour la révolution II», ajoute-t-il.

 
 
______________________________________________________________
 

نس - مسيرة ضخمة تحتج على حكومة السبسي وتطالب بتحقيق أهداف الثورة

 

 

انطلقت المسيرة التي نظمها إتحاد الشغل ومنظمات مجتمعية أخرى معه منتصف نهار اليوم من ساحة محمد علي رافعة شعارا كبيرا يتعلق بضرورة تحقيق أهداف الثورة ومنددة بحكومة قايد السبسي محملة إياها مسؤولية المطبات المتكررة التي تقع فيها البلاد في هذه الفترة الانتقالية الصعبة؟


ولا يخفى أن القيادة المركزية لاتحاد الشغل قد دفعت دفعا من قبل غليان قواعدها لتنظيم هذه المسيرة ضد حكومة قايد السبسي بينما كانت هذه القيادة تكتفي بالاتفاق الحاصل بين جراد وقايد السبسي لتهدئة الأوضاع وإيجاد ما يكفي من المسكنات لحين الوصول إلى انتخابات التأسيس بسلام. ولكن يبدو أن تواتر الأحداث المستجدة في الأيام الأخيرة أعاد رفع حرارة الشارع السياسي بشدة قوية.


ففي أثناء الإعداد الأخير لمسيرة الاتحاد وخاصة مسالة حسم الخلاف حول المرور بشارع بورقيبة أو محمد الخامس, في هذه الأثناء كانت مسيرة أخرى قد انطلقت من القصبة مقر الوزارة الأولى في اتجاه وزارة العدل بشارع باب بنات مطالبة باستقلال القضاء وبتنظيف الساحة القضائية من رموز ومن ممارسات الفساد المستمرة وقد نظمتها هيئات من المحامين والقضاة...


ذلك أن الغليان الجماهيري الذي لوحظ في الأسابيع الأخيرة قد غذته قرارات قضائية متعلقة برموز عهد بن علي أثارت حفيظة الشارع والنخب والأحزاب على حد سواء ومنها أخلاء سبيل بشير التكاري المتهم من فبل الحقوقيين بأكبر المسؤولين عن تفشي الفساد في المنظومة القضائية وكذلك الحكم ببراءة السرياطي في قضية المطار رغم أن ملابسات القضايا الأخرى المرفوعة ضده لا تزال غير واضحة , كما استغرب الناس الحكم بإطلاق سراح الزواري أو تمكن السيدة العقربي من الفرار بتواطؤ واضح بين المسؤولين الأمنيين والقضاة المكلفين بمتابعة رموز الفساد...


كل هذه القضايا التي زادت في حفيظة الجمهور ضد باجي قايد السبسي وحكومته تأتي في شهر احتقان كبير على المستوى الاقتصادي والاجتماعي مع رمضان ومشاكل التزويد التي اعترت أيامه الأولى وغلاء الأسعار غلاء فاحشا مع غياب شبه كامل للرقابة عليها...


وإذا أضفنا كل ما حف بعملية التسجيل للانتخابات من ملابسات نتيجة عزوف حوالي نصف الناخبين عن التسجيل تجعل من استهداف أجهزة الحكم المختلفة مسألة عادية في ظل مثل هذا الاحتقان الكبير..


فهل ستتمكن البلاد من المرور بسلامة بعد هذه الأزمة والمضي قدما نحو آفاق أرحب؟ هذا ما ستظهره مظاهرات اليوم وما سينجر عن لقاءات باجي قايد السبسي بالأحزاب الأربعاء والخميس القادمين قبل الكلمة التي سيتوجه بها للشعب مساء الخميس؟.

علي العيدي بن منصور

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Tunsie _ Justice_Sécurité
commenter cet article
4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 06:00

Le portrait d’Alaedine Theyri, son fils, porté contre elle, bien visible dans son cadre, Radia avance dans cette petite rue de sa cité El Khadra au nord de Tunis. Accompagnée de son cadet, Medhi et de quelques amis, elle nous emmène voir le mémorial « des martyrs de la révolution », dédié à son fils et à un autre jeune du quartier, décédés au cours d’affrontements.

« Quand je vois ce monument, j’ai l’impression qu’Alaedine est toujours en vie. C’est une grande fierté pour moi qu’il soit considéré comme un martyr. J’espère qu’Allah l’accueillera lui aussi comme tel », nous confie cette maman, encore très marquée par la perte de son enfant.

Alaedine avait 26 ans. Il est décédé le 13 janvier dernier, la veille du départ du président Ben Ali, au moment où la tension était la plus vive dans le pays. La cité était en ébullition. De violents heurts opposaient jeunes du quartier et policiers. Le jeune homme, touché à la poitrine par une bombe lacrymogène, décédera dans la nuit, des suites d’une inhalation trop importante.

Radia photographiée devant le monument dédié à son fils, considéré comme martyr de la révolution

Ils sont environ 300 à avoir été tués ainsi au cours du mois de révolution. Édifié le 9 avril dernier, lors des fêtes des martyrs, ce monument tout simple arbore le croissant et l’étoile rouges de la Tunisie, le nom de ces deux victimes, mais aussi des inscriptions religieuses. Ce qui ne plaît pas à tout le monde. « Ce sont les Islamistes qui sont venus l’installer en pleine nuit », explique Hadji qui était au premier rang, aux côtés d’Alaedine, lors des émeutes. « Ils en profitent pour récupérer à leur compte les malheurs de toutes ces familles qui ont perdu un fils ou un frère au cours de la révolution. Je ne suis pas d’accord avec ça. »

Loin de ces jeux d’influences politiques, Radia s’inquiète aujourd’hui pour sa famille. Son mari est décédé il y a plus de 10 ans et Alaedine était le seul à travailler pour nourrir ses trois soeurs et ses deux frères. Le gouvernement provisoire a promis une aide pour les familles des martyrs. Elle a reçu une avance de 20 000 dinars (environ 10 000 €), mais depuis plus rien.

"J'attends que mon fils trouve du travail"

« Pour survivre, Medhi un autre de mes fils vit de petits boulots. Il a passé et réussi les examens pour entrer à la police, mais il n’a pas encore été retenu », explique-t-elle. Du boulot à la police alors qu’elle tient les policiers pour responsables de la mort de son fils aîné, Radia n’y voit pas de contradiction. « Il faut que les choses changent. Je n’ai pas de rancœur. Mon fils est mort pour que notre pays soit libre. J’attends maintenant que tous les jeunes, comme Medhi, puissent trouver un travail et vivre dignement. »

A El Khadra, Frédéric Moray

 

lien : http://www.sixmoisapres.com/?p=179

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Tunsie _ Justice_Sécurité
commenter cet article

Présentation

  • : thala solidaire.over-blog.com
  •  thala solidaire.over-blog.com
  • : ThalaSolidaire est dédié à la ville de Thala, ville phare de la Révolution tunisienne. Thala est une petite agglomération du centre-ouest de la Tunisie. Elle est connue pour son histoire antique, ses sources, ses carrières de marbre, devenues une sorte de tragédie écologique et économique, sa résistance et sa misère. Thala solidaire a pour objectif de rassembler toutes les voix INDIGNÉES pour donner à cette terre ainsi qu'à toutes autres terres un droit à la vie et à la dignité…
  • Contact

Recherche

Vidéos

Catégories