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ThalaSolidaire est dédié à la ville de Thala, ville phare de la Révolution tunisienne. Thala est une petite agglomération du centre-ouest de la Tunisie. Elle est connue pour son histoire antique, ses sources, ses carrières de marbre, devenues une sorte de tragédie écologique et économique, sa résistance et sa misère. Thala solidaire a pour objectif de rassembler toutes les voix INDIGNÉES pour donner à cette terre ainsi qu'à toutes autres terres un droit à la vie et à la dignité…

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Algérie : l’utilisation politique de la religion pendant la campagne électorale fait débat… Les principaux partis politiques… La Commission électorale (CNSEL) rappelle à l’ordre

L'utilisation de la religion à des fins politiques anime la campagne des législatives 

 

 

Les chefs des trois partis islamistes rassemblés dans le cadre de
Les chefs des trois partis islamistes rassemblés dans le cadre de "L'Alliance Verte". (DR)



Le thème fait débat en pleine campagne pour les législatives. L'exploitation de la religion à des fins politiques suscite commentaires et mises en garde. Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND) au pouvoir, qui mène activement sa campagne avec les moyens de l'Etat, est monté au créneau.

Ahmed Ouyahia a mis en garde mercredi certains partis politiques contre l'utilisation de la religion à des fins politiques dans la perspective du scrutin du 10 mai.

"La Constitution et la loi algériennes interdisent depuis maintenant presque vingt ans l'utilisation de l'islam en politique ", a déclaré M. Ouyahia, également Premier ministre, sur les ondes de la Radio nationale, dans le cadre de la campagne électorale de son parti.

"Les Algériens ont payé le prix de la politisation de la religion parce qu'on appelle la fitna ( désaccord et divisions parmi les musulmans), et qu'on peut appeler de manière plus cruelle le terrorisme et son cortège de victimes", a-t-il ajouté.

La Commission nationale de surveillance des élections législatives (CNSEL), un organe composé des représentants des partis politiques en lice, a également lancé une mis en garde, le 19 avril, aux partis islamistes tentés d'exploiter ouvertement les thèmes religieux pour rassembler des voix.

Dans la réalité, ces formations ne se privent pas de faire largement usage de la religion dans leurs discours électoraux et ne rencontrent aucun obstacle pour ce faire. Les mises en garde qui leurs sont adressées sont purement formelles, sachant que le problème de fond reste l'existence même de partis se prévalant de la religion et n'ayant comme programme que de vagues slogans et promesses de "justice" et "d'égalité" véritables instruments d'exploitation de la détresse sociale.

La campagne électorale a débuté le 15 avril. Les algériens sont appelés aux urnes le 10 mai prochain pour choisir parmi les représentant d'un quarantaine de partis, dont 21 nouvellement agréés et cinq islamistes. La prochaine Assemblée populaire (APN) comprendra 462 sièges. mediaterranee

 

 

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Législatives : les principaux partis politiques en lice 

 

1. Le Front de libération nationale (FLN)

Le Front de libération nationale (FLN), premier parti de l'actuel Parlement, a été créé en 1954 à la suite d'une fusion avec d'autres formations plus petites, afin d'obtenir une indépendance de l'Algérie vis-à-vis de la France.

Après son indépendance en 1962, l'Algérie a été gouvernée par le parti unique du FLN jusqu'en 1989, lorsque la Constitution révisée a ouvert l'ère multipartite. Après les élections présidentielles de 2004, Abdelaziz Belkhadem a pris le contrôle du parti.

Le parti a reçu 34,3% du vote dans les élections parlementaires de 2002. Lors des élections de 2007, le FLN a perdu 63 sièges au parlement, mais il reste toujours le premier parti avec 136 sièges.

Le FLN et le Rassemblement national démocratique (RND) sont les deux partis de l'Alliance présidentielle au pouvoir, créé en 2005, après le retrait du Mouvement de la société pour la paix (MSP) de l'alliance au début de cette année.

 

2. Le Rassemblement national démocratique (RND)

Le Rassemblement national démocratique (RND) est le deuxième parti dans le parlement actuel. Il est dirigé par le Premier ministre Ahmed Ouyahia.

Le RND, fondé le 21 février 1997 en pleine période du terrorisme islamiste, a rapidement réussi à gagner du terrain avec une obtention de 9,5% du vote et 47 sièges du parlement lors des élections législatives de 2002. Dans les élections de 2007, il a réussi à se hisser au rang de la deuxième puissance politique avec 10,33% des voix et 61 sièges.

Le RND est un membre de l'alliance présidentielle avec le FLN.

 

3. L'Alliance de l'Algérie verte (AAV)

L'alliance a été créée en mar 2012 à la suite d'une fusion des trois partis islamistes, dont le Mouvement de la société pour la paix (MSP), le Mouvement Ennahda (Renaissance), et le Mouvement El Islah (Réforme), qui ont décidé de participer ensemble au scrutin campagne avec un programme unique et des listes communes.

Se présentant comme un mouvement islamiste modéré, l'alliance bannit le recours à la violence dans la pratique de la politique, mais appelle au retour vers des valeurs traditionnalistes.

Le MSP, fondé en 1988 et dirigé par Bouguerra Soltani, maintient quatre portefeuilles dans le gouvernement actuel. Le parti n'appelle pas la charia ni un Etat islamique.

Le Mouvement Ennahda, formé dans les années 1980, s'est éclipsé après le retrait de son fondateur, Abdellh Djaballah. Celui-ci a par la suite fondé le Mouvement El Islah, qui a pourtant perdu lui aussi son terrain après que Abdallah Djaballah fut à nouveau évincé.

 

4. Le Front des Forces Socialistes (FFS)

Le Front des Forces socialistes est considéré comme étant le plus ancien parti d'opposition en Algérie.

Il a été fondé en 1963 par Hocine Aït Ahmed, figure emblématique pendant la guerre d'Algérie. Il est fortement présent et populaire dans la Kabylie, berceau du parti.

Le parti, laïc, a boycotté les élections législatives de 2002 et de 2007, ainsi que l'élection présidentielle de 2009.

Pourtant, le chef du parti a annoncé la participation aux prochaines élections, arguant que la participation du FFS est "une nécessité tactique" qui s'inscrit dans sa stratégie de construction "pacifique" de l'alternative démocratique.

 

5. Le Parti des travailleurs (PT)

Le PT est dirigé depuis par Mme Louisa Hanoune depuis sa création en 1990, un an après l'instauration du multipartisme.

La formation est un parti de gauche, qui plaide pour la protection et la promotion des mouvements syndicaux.

Dans les élections législatives de 2007, le PT a saisi 5,08% des voix et 26 sièges.

Louisa Hanoun, la première femme du monde arabe à se porter candidate à l'élection présidentielle en 2004, est connue pour ses positions hostiles aux entreprises multinationales et à la privatisation des sociétés du secteur public.

 

6. Front pour la justice et le développement (FJD)

Le Front pour la justice et le développement (FJD) est le troisième parti politique islamiste créé début 2012 par Abdellah Djaballah après Ennahda et El Islah.

Bien que ce parti n'existe pas longtemps, le parcours politique de son chef ne date pas d'aujourd'hui. Fort d'une grande popularité au sein de la société algérienne, notamment dans les milieux intellectuels et universitaires, Abdallah Djaballah a obtenu le soutien dans un bref délai.

 

7. Le Front du changement (FC)

Le Front du changement est un parti islamiste dont l'activité a été officiellement autorisée en février 2012.

Il est dirigé par Abdelmadjid Menasra, un ancien haut fonctionnaire au sein du Mouvement de la Société de la Paix (MSP).

Le FC cherche à modifier la Constitution par le biais d'un dialogue inclusif, et à mettre en place un régime politique qui sépare clairement les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.

Il préconise aussi de limiter les pouvoirs du président, et de remettre à la majorité parlementaire le pouvoir de constituer le gouvernement. afriquinfos

 

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La CNSEL énumère les dépassements des candidats

 L’utilisation des moyens de l’Etat dénoncée

 

 

 

Affichage anarchique, utilisation de langues étrangères dans les meetings, exploitation des moyens de l’administration, recours à la publicité à des fins de propagande électorale… sont, entre autres, les dépassements enregistrés par la Commission nationale de surveillance des élections législatives (CNSEL).

 

Mohamed Seddiki, président de cette instance, affirme avoir examiné, lors d’une réunion du bureau de la Commission, l’ensemble des requêtes enregistrées par ses antennes régionales implantées dans plusieurs villes du pays. Le bureau de la CNSEL a jugé, après étude de dizaines de recours, la saisine de la Commission nationale de supervision des élections, qui est habilitée à saisir le procureur général territorialement compétent en cas de dépassement. «Pour l’heure, cette dernière a pris le train en marche en prenant des décisions qu’elle a notifiées à certains candidats en lice pour les législatives du 10 mai», explique M. Seddiki. Ces décisions concernent l’utilisation par des candidats d’un procédé publicitaire commercial à des fins de propagande électorale dans des chaînes de télévision étrangères, une pratique interdite en vertu de l’article 193 de la loi organique sur les élections.

 

D’autres candidats ont utilisé, dans le même but, des titres de la presse écrite nationale en violation du même article. La Commission a également interdit l’utilisation d’affiches de candidats avec en arrière-plan des images illustrant des réalisations nationales faisant croire qu’ils en sont les initiateurs, en violation du principe d’égalité des chances.

 

Conformément à l’article 14 du décret présidentiel 68-12 définissant son organisation et son fonctionnement, la Commission a saisi le procureur général compétent des dépassements à caractère pénal à l’effet de prendre les mesures légales qui s’imposent. En plus de ce rappel à l’ordre, la Commission présidée par Seddiki envisage de saisir une fois de plus l’instance de supervision pour rappeler à l’ordre ceux qui utilisent les moyens de l’administration pour faire leur campagne. M. Seddiki cite, dans ce cadre, le secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia : «Lorsque Ouyahia programme un meeting dans une quelconque wilaya, les autorités de la région lui réservent un accueil officiel et lui réunissent les conditions appropriées, pénalisant ainsi les citoyens.» M. Seddiki ne comprend pas si Ouyahia mène campagne pour le scrutin du 10 mai en sa qualité de Premier ministre ou de secrétaire général du RND. Hier à Tizi Ouzou, les citoyens se trouvant aux alentours de la maison de la culture qui abritait un meeting d’Ahmed Ouyahia ont été malmenés par des agents des services de sécurité.

 

«Ouyahia est censé défendre les lois de la République, alors pourquoi il les piétine ? Le patron du RND n’a rien réalisé, c’est grâce à la rente pétrolière que l’Algérie a mis sur pied certains chantiers. Ouyahia devrait réorienter son discours politique», avertit encore M. Seddiki, qui compte saisir l’instance de supervision sur cette question.
La CNSEL a aussi demandé au MSP le retrait du portrait de Amar Ghoul, tête de liste à Alger, car son affiche ne répond pas aux normes. «En arrière-plan de cette affiche figure un grand projet réalisé par l’Etat algérien et non pas par le MSP. Ce dernier n’a pas à s’approprier le travail du gouvernement», explique-t-il encore. Autre dépassement : l’utilisation de portraits du président en arrière-plan lors d’un meeting. «Les candidats aux élections législatives doivent s’étaler sur leur programme et non pas sur les réalisations présidentielles. Les gens doivent comprendre que Bouteflika n’est pas candidat à la députation», ironise-t-il.  elwatan

 

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