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ThalaSolidaire est dédié à la ville de Thala, ville phare de la Révolution tunisienne. Thala est une petite agglomération du centre-ouest de la Tunisie. Elle est connue pour son histoire antique, ses sources, ses carrières de marbre, devenues une sorte de tragédie écologique et économique, sa résistance et sa misère. Thala solidaire a pour objectif de rassembler toutes les voix INDIGNÉES pour donner à cette terre ainsi qu'à toutes autres terres un droit à la vie et à la dignité…

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journal « Attounnissia » : Reporters sans frontières dénonce et réclame la libération immédiate de Nasreddine Ben Saïda… Ce dernier débute une grève de faim

 Justice indépendante !

 

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Triste début d’année pour les jeunes et les moins jeunes qui furent à l’origine d’une révolution dont les demandes principales ont été LIBERTÉ et DIGNITÉ…


Paradoxe ! Semez la haine, insultez les tunisiennes et les tunisiens de mécréants et d’apostats, mariez-vous en Orfi, appelez même au meurtre des grévistes, prenez en otage les universités, les lycées, les lieux de la culture, activez-vous pour la formation d’émirats partout en Tunisie, excisez toutes nos fillettes…Vous ne risquez rien, car vous êtes bénis par la nouvelle JUSTICE INDÉPENDANTE, leitmotiv de Noureddine Bhiri, ministre de la  Justice dont le frère pédophile fut gracié froidement par un Président pris au piège par sa propre guerre identitaire…

 

Mais, gare à vous ! En effet, gare à vous si vous osiez toucher à la bête islamiste dans ce qu’elle considère comme ultime objectif et demande principale de «sa» Révolution sombre : l’exclusion du corps  féminin de la sphère publique… La publication d’une photo de femme nue (à peine) est donc désormais un billet assuré pour les nouveaux bagnes halals de la Tunisie post révolutionnaire…

Le processus d’encerclement des libertés d’expression ne fait que débuter  et les bagnes halals remplaceront les usines et les écoles …


Mais cela ne changera rien  à mon projet de retour définitif à Thala et en Tunisie… Je n’ai pas peur… Et comme une majorité de tunisiennes et de tunisiens, je remercie les révolutionnaires de la DIGNITÉ de nous avoir offert le courage de ne plus jamais avoir PEUR…  Noureddine Mnasri Bourougaa

 

 

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Le directeur du journal Attounissia maintenu en détention : quand les nouvelles autorités ont recours aux anciennes pratiques

LE DIRECTEUR DU JOURNAL ATTOUNISSIA MAINTENU EN DÉTENTION : QUAND LES NOUVELLES AUTORITÉS ONT RECOURS AUX ANCIENNES PRATIQUES


 

Le directeur du quotidien arabophone Attounissia, Nasreddine Ben Saïda, est toujours incarcéré depuis son arrestation le 15 février dernier. S’ils ont été libérés le rédacteur en chef du journal,Habib Guizani, et le journaliste, Mohammed Hedi Hidri, restent poursuivis.

Reporters sans frontières demande la libération immédiate de Nasreddine Ben Saida, premier responsable d’un média emprisonné de l’ère post-Ben Ali, et l’abandon des poursuites lancées contre lui et les deux autres collaborateurs du journal.

Le 15 février 2012, suite à la publication, à la Une d’Attounissia, d’une photographie montrant le joueur de football germano-tunisien Sami Khedira enlaçant un mannequin dénudé, une instruction a été ouverte par le ministère public contre le journal. Les exemplaires en kiosques ont été saisis et le directeur général, le rédacteur en chef et le journaliste ont tous trois été arrêtés par la brigade des moeurs, sur ordre du procureur de la République. Après avoir été entendus le 16 février dans l’après-midi, Habib Guizani et Mohammed Hedi Hidri ont été relâchés. En revanche, le juge a émis un mandat de dépôt contre Nasreddine Ben Saida qui encourt une peine allant de six mois à cinq ans d’emprisonnement et une amende de 120 à 1 200 dinars (60 à 600 euros).

En faisant reposer les poursuites sur le code de pénal, le ministère public démontre qu’un article de presse peut encore envoyer en prison et envoie un signal extrêmement inquiétant aux défenseurs de la liberté d’expression. L’organisation a également critiqué "l’hypocrisie d’une telle réaction » indiquant que « des photos de ce type illustrent régulièrement la Une des magazines étrangers vendus en Tunisie".

Reporters sans frontières condamne fermement le recours au code pénal alors même que le nouveau code de la presse vient d’entrer en vigueur et prévoit dans son article 13 que un journaliste "ne peut être poursuivi pour son travail à moins que la violation des dispositions du présent décret-loi ne soit prouvée". Pourtant les poursuites ne se fondent pas sur ce texte mais sur l’article 121 paragraphe 3 du code pénal (ajouté par la loi organique n° 2001-43 du 3 mai 2001, portant modification de -l’ancien- code de la presse). Il dispose que "sont interdites la distribution, la mise en vente, l’exposition aux regards du public et la détention en vue de la distribution, de la vente, de l’exposition dans un but de propagande, de tracts, bulletins et papillons d’origine étrangère ou non, de nature à nuire à l’ordre public ou aux bonnes mœurs". Le fait de présenter les délits de presse comme des délits de droit commun rappelle de manière inquiétante les machinations politico-administratives employées sous Zine El-Abidine Ben Ali afin de condamner des journalistes et museler les médias.

Comme mentionné dans le bilan publié par Reporters sans frontières à l’occasion du premier anniversaire de la révolution, l’organisation rappelle la nécessité de consacrer le caractère exclusif du code de la presse. Le fait de pouvoir encore envisager de privilégier l’utilisation du code pénal réduit aujourd’hui à néant le code de la presse alors que celui-ci dispose dans son article 2 que sont abolies "tous les textes précédents en contradiction avec le présent code, à compter de la date d’entrée en vigueur du code de la presse" et remet en cause la dépénalisation des délits de presse engagée par ce décret-loi.

L’annonce de ce nouveau procès et l’arrestation des trois collaborateurs d’Attounissia a coïncidé avec la tenue de la conférence de presse organisée par l’Instance nationale pour la réforme de l’information et de la communication (INRIC) dans le but d’insister sur la nécessité de voir les décrets d’application des nouvelles lois sur les médias être activés. A cette occasion, l’INRIC a fait part de son inquiétude face à ce qu’elle a qualifié de “double langage” et de “discours contradictoires” de la part du gouvernement qui refuse d’adopter des positions fermes sur les dossiers majeurs du secteur de l’information (adoption des décrets-lois, nouvelle nomination à la tête de Radio Zitouna) tout en se montrant très virulent vis-à-vis des médias.

Reporters sans frontières appelle l’ensemble de la classe politique à exiger l’application du code de la presse et à se mobiliser pour protéger les médias, garants de la démocratie et du pluralisme.

source rsf.org

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 Nasreddine Ben Saïda entame une grève de la faim


Notre confrère Nasreddine Ben Saïda vient d’entamer une grève de la faim après son 4ème jour d’emprisonnement. Le juge a refusé aujourd’hui, samedi 18 février 2012, sa demande de libération. 

 
Nasreddine Ben Saïda est détenu suite à la publication sur son journal « Attounnissia » d’une photo dénudée jugée contraire aux bonnes mœurs et troublant l’ordre public. 

Pendant ce temps-là, l’Egyptien Wajdi Ghenim continue à troubler l’ordre public dans sa tournée de prêches haineux et appelant à la mort des Tunisiens ayant des avis opposés. 
Malgré la plainte collective déposée contre lui, il n’a toujours pas encore été inquiété. 

On rappelle que la photo publiée par le journal n’a rien d’exceptionnel dans le paysage médiatique tunisien. Pareilles images étaient régulièrement publiées aussi bien dans nos journaux que les magazines européens people vendus librement dans les kiosques. 

source businessnews

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