Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ThalaSolidaire est dédié à la ville de Thala, ville phare de la Révolution tunisienne. Thala est une petite agglomération du centre-ouest de la Tunisie. Elle est connue pour son histoire antique, ses sources, ses carrières de marbre, devenues une sorte de tragédie écologique et économique, sa résistance et sa misère. Thala solidaire a pour objectif de rassembler toutes les voix INDIGNÉES pour donner à cette terre ainsi qu'à toutes autres terres un droit à la vie et à la dignité…

Publicité

Libye : Seif El Islam Kadhafi réclame un avocat et une Tv ! Sa sœur, Aïcha cherche un pays... Qatar, vecteur de l’islamisme politique...

Seif el-Islam Kaddafi commence à parler

 

Un enquêteur de l'ONG Human Rights Watch a pu rencontrer Seif el-Islam, toujours détenu en Libye dans une résidence surveillée de la ville de Zintan. Le fils Kaddafi, qui s'est dit correctement traité, en a profité pour faire quelques révélations. 

Seif el-Islam, filmé par la télévision libyenne après son arrestation, le 19 novembre.

Seif el-Islam, filmé par la télévision libyenne après son arrestation, le 19 novembre. © Eyepress/Libyan TV/AFP


Seif el-Islam Kaddafi va mieux. Soigné par un médecin, il est correctement traité et nourri, mais réclame un avocat et... un poste de télévision. Ces informations émanant d'un enquêteur de l'ONG Human Rights Watch (HRW) qui a pu s'entretenir avec le fils de l'ancien dictateur libyen dans sa résidence surveillée de Zintan, le 18 décembre, viennent démentir les nouvelles alarmistes selon lesquelles il souffrirait d'un début de gangrène, à la suite d'une grave blessure à la main droite subie lors d'un raid de l'Otan sur Bani Walid, fin octobre. 
 
Arrêté le 19 novembre non loin de la localité d'Obari, dans le Sud, où il se rendait, dit-il, pour y subir une opération, Seif el-Islam sera transféré à Tripoli dès qu'un lieu de détention sûr aura été aménagé pour l'accueillir, selon les autorités. 
 
Ces dernières, qui se disent déterminées à le juger en Libye, ont promis à la Cour pénale internationale de lui fournir toutes les garanties en ce sens d'ici au 10 janvier. 
 
Lors de sa conversation avec HRW, le fils Kaddafi a par ailleurs fourni une précision intéressante : la villa de Tripoli dans laquelle son frère Seif el-Arab a été tué par un missile de l'Otan en avril, était utilisé comme lieu de rendez-vous secret entre Kaddafi et Moussa Koussa, son ministre des Affaires étrangères. Le « Guide » s'y trouvait encore quinze minutes avant le début du bombardement. Quand on sait que Koussa est « passé à l'ennemi » peu de temps après et que d'aucuns le soupçonnent d'avoir, depuis longtemps, servi d'informateur aux services occidentaux, il est tentant de faire de lui la « gorge profonde » qui a guidé le tir. C'est en tout cas ce que suggère Seif el-Islam. 
source jeuneafrique
______________________________________

Elle aura le choix entre l’Afrique du Sud, le Venezuela et le Zimbabwe

Aïcha a mis Alger devant le fait accompliAïcha a mis Alger devant le fait accompli

L'Algérie écarte toute éventualité de remettre les membres de la famille de l'ancien dirigeant libyen aux nouvelles autorités, le Conseil national de transition.

 

Le séjour de la famille d'El Gueddafi en Algérie est compté. Son extradition est une affaire de semaines, si ce n'est de quelques jours. Une source diplomatique algérienne a affirmé à L'Expression que Alger a pris la décision d'extrader la famille El Gueddafi.
Cette décision a été prise par les autorités algériennes après la deuxième sortie médiatique de Aïcha, la fille de l'ancien dirigeant libyen. En fait, le ministre des Affaires étrangères Mourad Medelci avait averti Aïcha au lendemain de sa première déclaration lorsqu'elle avait appelé les Libyens à résister aux combattants du CNT. Une déclaration qui a irrité Alger.
 

Le ministre des Affaires étrangères Mourad Medelci avait qualifié cette sortie d'inacceptable. Et d'avertir que des «décisions seront prises pour qu'à l'avenir, des comportements de ce type-là ne puissent plus avoir lieu». Une menace non prise au sérieux par la fille de l'ex-colonel. La déclaration de la fille de l'ex Guide libyen, a en effet mis dans l'embarras l'Algérie. Il faut rappeler le contexte dans lequel a été faite cette déclaration. C'est que l'Algérie faisait face à l'époque, à une violente campagne médiatique orchestrée par le Maroc et selon laquelle l'Algérie soutenait le régime d'El Gueddafi par l'envoi de mercenaires combattre les rebelles libyens.

 
Des assertions démenties au fil des jours aussi bien par la réalité du terrain que par les puissances occidentales. Alors que la tension est tombée et les pont rétablis entre l'Algérie et le CNT, Aïcha El Gueddafi récidive par une autre déclaration. Elle exhorte, dans un message audio diffusé par la chaîne de télévision syrienne Al Rai TV, le peuple libyen à se révolter contre le nouveau pouvoir de Tripoli et se venger contre le sort réservé à son père. Une déclaration de trop. Notre source affirme que ce second appel a provoqué tant de gêne au pays d'accueil. Aïcha a mis Alger devant le fait accompli. Devant une telle situation, la seule riposte des autorités algériennes est de passer à l'action et extrader toute la famille. C'est ainsi que des discussions ont été engagées avec certains pays qui souhaitent accueillir cette famille.

 
A présent, aucune piste n'est affirmée et encore moins privilégiée par Alger. Des pourparlers sont à un stade bien avancé avec au moins trois pays, affirme la même source. Il s'agit de deux pays africains et un autre de l'Amérique du Sud. Avec plus de précisions, les pays en question sont l'Afrique du Sud, le Zimbabwe et le Venezuela. Comme souligné plus haut, la question n'a pas été tranchée définitivement et que des discussions sont en cours avec toutes «les parties». Toutefois, notre source affirme qu'il n'est pas question que la famille El Gueddafi soit remise aux nouvelles autorités libyennes.

 
Une croix rouge a été mise par Alger sur cette éventualité, précise le même vis-à-vis. Au lendemain de l'assassinat de Mouamar El Gueddafi, le chef du comité exécutif du CNT, Mahmoud Jibril, avait lancé des appels pour l'extradition des membres de cette famille. Les nouveaux dirigeants de la Libye ne cessent de revendiquer le retour à la Libye de la famille El Gueddafi. Or, Alger a décidé officiellement de ne pas remettre les personnes en question aux dirigeants libyens en place. Selon la même source, cette question était programmée à l'ordre du jour des discussions à l'occasion du déplacement à Alger d'une délégation du CNT.

 
La visite a été reportée maintes fois à cause de la situation d'instabilité que traverse ce pays. Elle devait avoir lieu il y a plus d'un mois. Toujours à l'ordre du jour, aucun calendrier n'est arrêté concernant l'arrivée en Algérie de cette délégation. Il est à rappeler que l'épouse de Mouammar El Gueddafi, Safia, sa fille Aïcha, ses fils Hannibal et Mohamed, accompagnés de leurs enfants, étaient entrés en Algérie le 29 août dernier, et avaient été accueillis pour des considérations strictement humanitaires.

source lexpressiondz
_____________________________________________________________

Que devient Aïcha Kadhafi?


Depuis sa fuite du 29 Août 2011 avec sa mère Safia et ses frères Mohammed et Hannibal, Aïcha Kadhafi, la fille du dictateur libyen Mouammar Kadhafi, est réfugiée dans un lieu tenu secret en Algérie. Dès le lendemain de son arrivée, la fille du colonel a accouché à l’hôpital de Djanet. Le gouvernement algérien leur a accordé l’asile pour des « raisons humanitaires », mais depuis qu’il est en voie de réconciliation avec Tripoli, il trouve ses hôtes bien encombrants. Le Conseil National de Transition, qui a repris le pouvoir en Libye, considère que les enfants Kadhafi sont « déterminés à déstabiliser la Libye et à causer beaucoup d'ennuis ».

Et ils n’ont pas tort en ce qui concerne la « Claudia Schiffer du Désert », comme l’a surnommée la presse italienne. La fille de Kadhafi, qui est avocate, milite au sein d’une ONG qu’elle a fondée elle-même, Waatasimou. Elle a toujours eu des ambitions politiques, mais elle avait été éclipsée par son frère Saïf Al-Islam. Depuis le décès de son père, c’est elle qui a repris les rênes du clan.

Depuis son arrivée, elle a enfreint à plusieurs reprises le devoir de réserve que les Algériens lui avaient demandé de respecter en échange de son accueil, notamment en diffusant des satires véhémentes sur une chaîne du satellite, Al-Raï, appelant les Libyens à se soulever contre les "traitres", ce qui n'a pas manqué d'agacer le gouvernement de son pays d'accueil. Mais depuis le début du mois de décembre, Al-Raï a cessé d’émettre à la demande des autorités syriennes. La fille de Kadhafi, devenue veuve depuis que son mari et cousin, l'officier Ahmed Kadhafi Al-Kashi, a été déclaré mort pendant la guerre, est réduite au silence, et ronge son frein. Mais après avoir été déboutée de sa plainte au tribunal de Paris contre les bombardements de l'OTAN, elle poursuit son action pour obtenir une enquête de la Cour pénale Internationale sur les meurtres de son père et de son frère Moatassem.

Le gouvernement algérien a indiqué que la famille Kadhafi pourrait bien migrer vers le Venezuela. Le président Hugo Chavez, qui a toujours eu de la sympathie pour le colonel Kadhafi, serait apparemment prêt à l'accueillir. Saadi, l'un des fils du colonel Kadhafi, qui est actuellement réfugié au Niger, pourrait également la rejoindre.


_____________________________________
QATAR. Les liaisons dangereuses

La minuscule monarchie du Golfe a contribué à la chute des tyrans et aidé à promouvoir la démocratie. Mais elle soutient aussi tous les mouvements islamistes, y compris les plus radicaux. 

23 aout 2011, à Benghazi, un jour après que Tripoli tombe aux mains des rebelles. Un poster de l'émir du Qatar. (Sipa)

23 aout 2011, à Benghazi, un jour après que Tripoli tombe aux mains des rebelles. Un poster de l'émir du Qatar. (Sipa)

 

[...] Après la chute du raïs égyptien Hosni Moubarak, le 11 février 2011, les Qataris s'enhardissent. Fini le soft power. Contre Kadhafi, ils basculent dans la guerre avec d'autant plus d'enthousiasme qu'ils connaissent et hébergent ses principaux opposants. Ils deviennent les mécènes de la rébellion, règlent ses factures, assurent sa logistique et lui offrent un formidable outil de propagande, une télévision clés en main, Libya al-Ahrar. Ils la confient à un Libyen proche du souverain, Mahmoud Chamman, membre du conseil d'administration d'Al-Jazeera. Un futur ministre de l'Information du Conseil national de Transition.


Depuis une grande maison blanche anonyme, à l'entrée du souk de Doha, gardée par des policiers, la chaîne couvre l'ensemble du territoire libyen. “L'émir paie les salaires des 60 collaborateurs venus de toute la planète. Ils logent gratuitement dans un hôtel cinq étoiles, dit sa directrice, Huda al-Serari. Nous étions en contact permanent avec les troupes rebelles. En vue de la prise de Tripoli, nous avons relayé les consignes du CNT et de l'Otan à l'adresse des habitants de la ville.”


Doha se joint aux opérations de l'Otan

 

Plus surprenant encore, Doha se joint aux opérations de l'Otan. Dans la coalition, il faut des partenaires arabes. Hanté par le fiasco irakien, Washington l'exige. Tout le monde s'est défilé, Egyptiens en tête. Restent les confettis du Golfe, les Emirats arabes unis et le Qatar. Dans le ciel, leur participation aux bombardements demeure symbolique. L'émir Al-Thani ne peut envoyer que six Mirage, la moitié de sa flotte. “Ils ont effectué de très rares opérations de frappe à partir de la base de La Sude, en Crète”, dit-on côté français. Les pilotes qataris formés dans l'Hexagone ne sortent qu'en binôme, avec leurs alter ego français qui éclairent leurs cibles.

Dossier Qatar
Pilotes français et qataris engagés dans des missions communes en Libye. (Sipa)

A terre, en revanche, leur action clandestine est déterminante. “Dans cette guerre de l'ombre, le Qatar a effectué les tâches que nous ne pouvions pas officiellement accomplir», dit un responsable occidental. "On aime prendre des risques. On était prêts à faire tout ce qu'on nous demandait", confirme Salman Shaikh, ex-conseiller politique de cheikha Mozah, l'épouse de l'émir. Le chef d'état-major de l'émirat, le général Al-Attiyah, a reconnu lui-même que des centaines de soldats qataris avaient été déployés aux côtés des rebelles. “Ils les ont vraiment épaulés, surtout au début, quand ils les ont vus battre en retraite. Ils leur ont appris à tenir leurs positions", dit-on à Paris. Dans les forces spéciales qataries se glissent aussi des agents français et britanniques.


« Dans le lot, on trouvait des "Maurice du Qatar" et des "Robert de Doha"”», ironise un haut responsable français.

 

Mais les Qataris vont entraîner leurs alliés dans un jeu dangereux. Ce sont eux qui arment les rebelles et pas n'importe lesquels. Ils privilégient presque toujours les chefs islamistes les plus radicaux. Notamment, le djihadiste repenti, Abdelhakim Bel Hadj, proche par le passé d'Al-Qaida, qui a trouvé refuge avec ses hommes dans le djebel Nafoussa, et un autre chef extrémiste, Ismaïl Sallabi, retranché en Cyrénaïque. Pourquoi eux ? "Parce qu'ils les connaissent depuis longtemps”, souligne un diplomate. Ici, comme ailleurs, l'émir choisit d'aider les courants religieux. “Il a compris que ces gens-là avaient le vent en poupe”, explique-t-on de même source. Cet islamiste high-tech partage avec ses affidés une même vision du monde.


Les livraisons d'armes sélectives font hurler

Paradoxe : le matériel militaire livré à ces insurgés très controversés est acheté par l'émirat à la France. Pis encore, ce sont des gros-porteurs français qui se chargent du largage. Un tour de passe-passe effectué avec la bénédiction de Sarkozy. Dans la précipitation de la guerre, l'Elysée a-t-il péché par naïveté ou par cynisme ? En tout cas, sur le terrain, ces livraisons d'armes sélectives font hurler. D'autant que l'aide de l'émirat se poursuit après l'arrêt des combats.


Le général Al-Attiyah a continué de rendre visite à ses protégés avec son petit avion, à la colère des autres Libyens”, raconte un officiel européen.

 

A la fin des hostilités, il tient même à présenter Bel Hadj aux chefs militaires français et britanniques, comme s'il voulait le faire adouber. Mais cette fois, ses interlocuteurs occidentaux sont très méfiants. Avant la réunion, Benoît Puga, chef d'état-major particulier de Sarkozy, s'est muni de la fiche DGSE de l'ex-djihadiste.

 

Le doute s'installe à Paris comme à tripoli sur les intentions qataries. Fin octobre, le Premier ministre du CNT, Mahmoud Djibril, démissionne et critique l'ingérence de Doha. Son ambassadeur à l'ONU va plus loin. “Le Qatar donne de l'argent à des partis islamistes et essaie de dominer la Libye”, dénonce-t-il. Incroyable retournement. L'allié du Golfe jusque-là considéré comme le sauveur au point de voir son drapeau hissé brièvement sur les ruines de Bab al-Aziziya, la caserne de Kadhafi, se retrouve sur le banc des accusés.

 

La charge est reprise en chœur par les autres révolutionnaires arabes. Partout, le soutien des Qataris au camp islamiste soulève la même inquiétude. A Tunis, on va jusqu'à manifester contre la possible venue de l'émir. La raison ?


Il a inondé en sous-main Ennahda d'argent pour lui permettre défaire une campagne à l'américaine", affirme-t-on à Paris.

 

En Egypte, les militaires toujours au pouvoir interdisent les financements des partis et des associations par l'étranger. Le but caché ? Endiguer les pétrodollars qataris qui affluent dans les caisses des Frères musulmans. La mesure permet de saisir une “bonne centaine de millions, raconte un familier du dossier. Gageons qu'une somme bien plus importante est passée entre les filets”.

 

Son nouveau champ de bataille ? La Syrie

Du fait de ses liaisons dangereuses et de ses ambitions démesurées, le petit Qatar qui voulait être aimé par tout le monde se découvre tous les jours de nouveaux ennemis. Qu'importe. Il veut rester le deus ex machina du “printemps arabe”. Son nouveau champ de bataille ? La Syrie. A la Ligue arabe, il mène l'offensive diplomatique contre le régime d'Al-Assad. Et à la frontière turque, il prépare la guerre. Fin novembre, l'émirat a expédié auprès des rebelles de l'Armée dite “de la Syrie libre” Abdelhakim Bel Hadj, encore lui. Afin de les faire profiter de son expérience et de tisser des liens pour l'avenir.

 

par Christophe Boltanski et Vincent Jauvert.

 

source tempsreel.nouvelobs

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article