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ThalaSolidaire est dédié à la ville de Thala, ville phare de la Révolution tunisienne. Thala est une petite agglomération du centre-ouest de la Tunisie. Elle est connue pour son histoire antique, ses sources, ses carrières de marbre, devenues une sorte de tragédie écologique et économique, sa résistance et sa misère. Thala solidaire a pour objectif de rassembler toutes les voix INDIGNÉES pour donner à cette terre ainsi qu'à toutes autres terres un droit à la vie et à la dignité…

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Les sondages d’opinion politique interdits entre le 2 et le 23-10…. Les Tunisiens fiers de leur révolution mais inquiets pour l’après 23 … Belhassen Trabelsi écope 15 ans

Toutes les informations sur les élections: http://www.isie.tn/Ar/%D8%A7%D9%84%D8%B5%D9%81%D8%AD%

 

Sites permettant de mieux voir dans la jungle des partis et de leurs programmes électorales

http://www.partistunisie.com/ar/index.html

http://www.ikhtiartounes.org/

http://www.ajidoo.com/actualites/comparateur-de-programmes-politiques-2

 


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Interdiction de la publication des résultats des sondages d'opinion

 

 

L'Instance Supérieure Indépendante pour les Elections (ISIE) rappelle que la publication et la diffusion des résultats des sondages d'opinion en relation directe ou indirecte avec les élections en cours ainsi que les analyses et les commentaires diffusés par voie de presse sont interdits à partir du premier octobre, date du démarrage de la campagne électorale.

 

Cette mesure prise conformément à l'article 36 de la décision en date du 3 septembre 2011 portant sur les principes régissant la campagne électorale, précise l'ISIE, dans un communiqué publié, mardi, est motivée à la fois du fait de l'absence de tout dispositif juridique réglementant la confection et la diffusion des sondages d'opinion à caractère politique et à fortiori pendant la campagne électorale, et de l'inexistence d'un cadre institutionnel qui veille au respect scrupuleux des principes de transparence et de neutralité censés garantir les conditions d'élaboration des sondages en période électorale.

 

source : http://www.maghrebemergent.com/actualite/fil-maghreb/5426-elections-en-tunisie-interdiction-de-la-publication-des-resultats-des-sondages-dopinion.html

 

 

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Tunis, fin septembre. Plus de huit mois après la chute de Zine el-Abidine Ben Ali, il reste difficile de prendre le pouls de la révolution.

Une chatte ne retrouverait pas ses petits dans cet inextricable écheveau de rumeurs, de rapports de force insondables et d’opinions, voire de certitudes assénées comme des sourates du Coran. Celui qui veut comprendre vers quoi se dirige la Tunisie doit s’attendre à de sévères maux de tête…Seule certitude, l’inquiétude est palpable. La rumeur nourrit l’essentiel de ce sentiment largement partagé. L’angoisse de l’avenir fait le reste.

 

Car les Tunisiens ont peur de tout et voient mille et un périls frapper à leur porte : des complots (des nervis de l’ancien régime, des islamistes ou des militaires), une contre-révolution, des forces de l’ombre qui tirent les ficelles de la transition, la crise économique, la hausse des prix, l’insécurité, l’incivisme de ceux qui se permettent tout parce qu’ils n’ont plus peur de la police, les partis politiques qui se soucieraient plus de leurs propres intérêts que de ceux du pays. Ils ont l’impression que ce qui se déroule sous leurs yeux leur échappe. Bref, l’euphorie est passée, les héros sont fatigués et inquiets. Ils ont aussi le nez dans le guidon : pas pratique pour y voir clair…

 

Et pourtant, la Tunisie, compte tenu des circonstances, se porte plutôt bien. Mieux que ce que l’on pense, en tout cas. Le cap est tracé : l’élection d’une Constituante, qui travaillera pendant un an, élira un président et un gouvernement « légitimes ». Les partis, contrairement aux idées reçues, discutent, échangent, négocient et finissent par se mettre d’accord, pour les plus représentatifs d’entre eux, sur des dénominateurs communs raisonnables. La situation économique ? Pas de quoi pavoiser, évidemment. Mais les fondamentaux tiennent bon, la dette ne s’emballe pas (seulement quatre points supplémentaires, 44 % du PIB, loin du drame que vivent nombre de pays occidentaux).

 

Dans le contexte international actuel, c’est plutôt rassurant. Toutes les révolutions ont un prix, mais celui que paient les Tunisiens, même s’ils souffrent, demeure raisonnable. L’État, lui, n’est plus cette hydre omniprésente et omnipotente des dernières décennies. Mais il assume, parfois difficilement il est vrai, ses missions principales. Les administrations, même décapitées ou sans moyens, et en dépit de la défiance d’une population qui doute de tout et de tous, poursuivent leur tâche.

 

Last but not least, la crise libyenne, qui a longtemps constitué un boulet et une menace pour la Tunisie, représente aujourd’hui, Kaddafi parti et le Conseil national de transition installé, une véritable bouffée d’oxygène et la promesse de lendemains économiques pourvoyeurs de marchés et d’emplois, mais aussi de stabilité. La Tunisie est aujourd’hui un formidable laboratoire grandeur nature. Les erreurs commises serviront de leçons tant que la raison l’emportera. Et l’expérience réussira. Car, comme l’écrivait Nietzsche, « tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort ».

 

 

 

 

source : http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2646p006-007.xml0/libye-tunisie-election-mouammar-

 

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Les Tunisiens fiers de leur révolution et inquiets de leur avenir

 

 

 

Libérés du joug des Ben Ali-Trabelsi, les Tunisiens sont appelés à élire le 23 octobre prochain l'Assemblée constituante qui aura pour tâche de doter le pays d'une Constitution. Entre temps, chacun y va de sa propre appréciation de la révolution. Virée dans les rues tunisennes de l'après-dictature.

 

 

 

"Maarhaba fi Tounés athawra" (bienvenue à la Tunisie de la révolution), c'est par cette formule, appuyée d'un large sourire que Raouf, un jeune de quarante ans, à l'allure bonhomme, nous accueille, en ce mardi 22 septembre au hall d'attente de l'aéroport de Carthage. "Révolution" : un mot à la mode, un mot aux résonances magiques que notre hôte du jour met presque un point d'honneur à répéter avec fierté, comme un soldat de retour d'une homérique bataille qui afficherait les insignes de la Légion d'honneur. Il fait beau à Tunis. Il y fait surtout bon vivre, depuis que le régime Ben Ali et Trabelsi est tombé. "Mahlaha Tounés, bla Ben Ali oua rabaïn loussos" (qu'elle est délicieuse la Tunisie sans Ben Ali et les 40 voleurs !), lit-on sur un graffiti tagué en gros caractères sur un mur de la rue de France à quelques pas de la célèbre Bab El-Bahr, version locale de l'Arc de Triomphe parisien. Environ minuit, Tunis ne dort pas encore. Tunis respire la liberté. Tunis fait la fête. Les rues sont animées. La circulation est dense.

 

Avenue Habib-Bourguiba, un groupe de jeunes visiblement un peu "allumés" se délectaient à grands éclats de voix à se raconter les frasques du couple présidentiel déchu. "Les Tunisiens sont plus expansifs, plus ouverts et surtout moins méfiants. Ils ont d'une certaine façon retrouvé l'usage de la parole", admet Adnan Hafnaoui, un célèbre blogueur de la place de Tunis qui revendique aujourd'hui la paternité de la formule "la révolution du Jasmin". Il a choisi cette plante emblématique du pays comme une allégorie de la révolution, à l'instar des œillets pour la révolution du Portugal en avril 1974 contre le dictateur Salazar. "Les Tunisiens sont plus sereins", convient pour sa part madame Essid, magistrate à la Cour des comptes de Tunis. En un mot, "les Tunisiens sont sur un nuage", pour emprunter la formule de la consœur Sophia Hamani qui fait partie de la structure en charge de la sauvegarde de la révolution.

 

Le revers de la révolution

 
Mais cette euphorie collective a son revers de médaille : le relâchement de l'autorité qui se manifeste à plusieurs niveaux. Pour quelqu'un qui a connu la Tunisie avant la révolution et maintenant, la comparaison est facile à faire. "Je suis sortie avec mes copines au centre-ville mardi soir, on a dû vite rentrer à l'hôtel", raconte Assia, une Algérienne qui travaille pour une ONG internationale. Il est vrai qu'à l'époque de Ben Ali, un regard malveillant sur un touriste pouvait conduire son auteur en prison. Au pays de Ben Ali, le touriste était roi. "Avant, je conduisais sans problème, mais depuis quelque temps, les conducteurs, notamment les jeunes, ne respectent plus les feux de signalisation", déplore de son côté Hanane, militante d'une association qui pointe ainsi "l'incivisme" qui commence à s'installer. La propreté de la ville de Tunis, avec des ruelles jadis lavées chaque matin à grande eau, n'est plus de mise.

 
Des poubelles aux pieds de certains immeubles, au niveau du grand boulevard Mohammed V, sont en attente du passage des camions du service de la voirie. Mais il y a pire : la violence. "Il y a des braquages en plein jour", rapporte un chauffeur de taxi qui fait part de la difficulté à exercer son métier, la nuit surtout où les agressions sont un des sujets traités dans la presse tunisoise. "J'ai vécu huit ans en Italie, après je suis rentré pour travailler en Tunisie, mais croyez-moi, la démocratie et la liberté ne sont pas faites pour les Arabes", juge un autre chauffeur de taxi qui, le temps d'une course sur la très célèbre avenue Habib-Bourguiba à l'hôtel Golden Tulipe dans la proche banlieue, a eu tout le loisir de déverser sa bile sur la situation actuelle.

 
Mieux, il n'a aucun état d'âme à regretter l'ancien régime et sa "discipline" spartiate. "Ce type de raisonnement que vous avez entendu chez le citoyen lambda est simpliste et vise à torpiller la révolution", avertit encore le blogueur Adnan Hafnaoui qui accuse des responsables de la police encore fidèles à Ben Ali d'être responsables de cette situation. Plusieurs journalistes et représentants d'associations rencontrés à Tunis confirment ces accusations. "Ce sont les proches du système qui répandent ce type d'analyses pour faire croire que c'était mieux avant", prévient encore un militant des droits de l'homme qui a eu longtemps maille à partir avec la police politique dirigée par Ahmed Bennour, de triste réputation.

 

Le pic de l'insécurité est sans doute atteint par le meurtre de six personnes à Sfax, il y a quelques jours.
Ce meurtre, dont les auteurs courent toujours, a jeté l'effroi parmi la population sfaxienne. La presse tunisienne, qui connaît actuellement une verve toute nouvelle, ne trouve pas toujours grâce aux yeux des citoyens qui l'accusent de participer à la confusion. "Les journalistes ont l'habitude d'écrire sous la dictée ; aujourd'hui qu'il y a la liberté de la presse, ils écrivent n'importe quoi, ils ne se rendent pas compte de leur responsabilité dans cette conjoncture particulière que traverse le pays", estime un universitaire qui en appelle à "la responsabilité et à la lucidité" des journalistes. La corporation des journalistes, qui vit la révolution à son niveau, est consciente de cet état de fait. Jeudi, l'association des journalistes tunisiens, en collaboration avec une ONG bruxelloise, a organisé une journée d'étude sur "le rôle de la presse dans la phase de transition". Au-delà des uns et des autres, un consensus s'est dégagé en faveur d'"une charte pour mettre de l'ordre" dans la profession "avant le 23 octobre", date de l'élection de l'Assemblée constituante qui dotera le pays de sa future Constitution.

 

Le déferlement des libyens

 
Comme si les Tunisiens n'en ont pas assez avec les dommages collatéraux de leur révolution, voilà que "les frères libyens" viennent apporter leur grain de sel. Ils sont plus d'un million à avoir fui la guerre en Libye. Le chiffre est impressionnant. C'est le Premier ministre Beji Caïd Essebsi qui l'a révélé lors de la rencontre de Gammarth sur le modèle social tunisien. Ce modèle social en a pris un coup du fait de cet exode massif de Libyens qui ont traversé la frontière avec des mallettes de dollars. "Je ne peux pas acheter les fournitures scolaires à mes enfants, les prix ont triplé à cause des Libyens", s'est emporté un taxieur. Un autre citoyen, rencontré au hasard d'une discussion, accuse les Libyens de tout acheter. "On ne trouve plus d'eau minérale," enrage-t-il.

 
L'immobilier connaît également une envolée. Les dollars libyens, s'ils font le miel des grands hôteliers, des commerçants et des promoteurs immobiliers, n'arrangent certainement pas les affaires du Tunisien lambda qui voit son pouvoir d'achat, déjà fragile, être grignoté. Et cela n'est pas sans créer un sentiment de profonde animosité vis-à-vis des Libyens à qui on reproche aussi leur "arrogance" toute "kadhafienne". La présence massive de Libyens en Tunisie dégénère parfois hélas en violence. Témoin, le cas de cette jeune Tunisienne du quartier chic d'El-Menzah. Son drame est dans toutes les bouches. Après avoir été violée par un groupe, pris du "syndrome DSK", elle a été balancée de la fenêtre d'un appartement du cinquième étage.

23 octobre : la journée du Destin

 
Les Tunisiens espèrent dépasser rapidement la situation de confusion actuelle. Une date est cochée sur le calendrier. Dimanche 23 octobre, le peuple tunisien a rendez-vous avec les urnes. Comment se présente la carte politique à un mois de ce rendez-vous avec l'histoire ? Il y a une explosion exponentielle des partis politiques. Ils sont déjà plus de 100 partis politiques, selon des informations informelles. Une situation qui n'est pas sans rappeler celle que nous avions vécue en Algérie, après la révolution d'Octobre 1988. "On s'est libéré du dictateur, mais le système reste," estime Sophia Hamani qui souhaite que "les élections réussissent à doter le pays d'une constitution". Mme Hédia Ben Azoun, magistrate à la Cour des comptes lui fait écho en espérant que "les élections se déroulent dans la sérénité". La sérénité prend tout son sens dans ce contexte pré-électoral car des partis, des représentants d'association, des journalistes qui sont les fers de lance de la révolution, redoutent un coup fourré de l'ancien régime pour torpiller le processus électoral. Dans la mosaïque de partis qui animent aujourd'hui la scène, beaucoup sont soupçonnés d'être des ersatz de l'ex-RCD.

 
C'est quasiment un truisme d'entendre des Tunisiens dire que "derrière beaucoup de partis, il y a les anciens hommes d'affaires alliés au régime déchu. Ils cherchent à revenir à travers ces partis en les finançant". Mais c'est l'énigme Nahda qui suscite des inquiétudes légitimes. Surtout chez les organisations féminines. Ce parti est crédité, selon un dernier sondage de 23% des voix. Mais quelle valeur accorder à cette enquête d'opinion dans un pays où ce type d'instruments n'a jamais existé. Le parti de Ghenouchi est accusé d'avoir un discours à deux vitesses. "À destination de l'étranger et de l'opinion, il multiplie les assurances en s'engageant à respecter le statut de la femme, les valeurs démocratiques, mais avec sa base il tient un discours rétrograde en prônant un retour à un islam rigoriste et des valeurs conservatrices", explique l'universitaire Adel Khmeyés.

 
L'autre enjeu des élections du 23 octobre, qui n'est pas des moindres est celui de la participation, dans un pays où les consultations électorales étaient des formalités. "Bien sûr qu'on votera, on s'est battu pour cela", insiste Lotfi qui parle au nom des ses camarades étudiants rencontrés à l'université centrale de Tunis. Ils attendent de la prochaine assemblée qu'"elle donne du travail aux jeunes diplômés, qu'elle fasse un partage plus équitable des fruits de la croissance". Et si dans les rues de Tunis, l'ambiance électorale ne bat pas encore son plein, tout le monde souhaite la tenue de cette élection "pour parachever la révolution". Rendez-vous est pris pour dimanche 23 octobre, "le jour du Destin", selon le mot du blogueur Adnane Hasnaoui.

 

 

 

source : http://nahdha.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/09/27/la-revolution.html

 

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Belhassen Trabelsi écope  15 ans et deux mois de prison


En fuite au Canada depuis le 14 janvier, Belhassen Trabelsi, frère de Leïla épouse Ben Ali, a été condamné, mercredi par contumace, à 15 ans et deux mois. Interpol entrera-t-elle en ligne pour son extradition?

Le Tribunal de première instance de Tunis a examiné, mercredi, trois affaires à l’encontre de Belhssen Trabelsi – frère de Leïla épouse Ben Ali et époux de Zohra fille de Hédi Jilani, ex-président de l’Utica – en liaison avec les secteurs bancaire et douanier.

Le beau-frère de Ben Ali est accusé de faire de l’exportation sans autorisation légale de la Banque centrale de Tunisie (Bct) et l’exportation des produits sans identification.

Ce jugement va certainement permettre au gouvernement de transition de demander à l’Interpol d’intervenir pour l’extradition de Belhassen Trabelsi du Canada et de geler ses avoirs à l’étranger.

Concernant le pillage des pièces archéologiques (qui ont été trouvées dans sa maison), le même tribunal ne s’est pas prononcé et s’est contenté de reporter l’affaire pour le 5 octobre.

 

source : http://www.kapitalis.com/fokus/62-national/6089-tunisie-belhassen-trabelsi-ecope-15-

 

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