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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 04:43

 

 

واشنطن تدعو إلى وقف أعمال العنف في مصر ومحاسبة المسؤولين عنها

أعربت وزير الخارجية الأمريكية هيلاري كلينتون عن "قلقها العميق" جراء أحداث العنف التي تشهدها مصر داعيا إلى وقف هذه الأعمال ومحاسبة المسؤولين عنها.

 

كما حثت قوات الأمن المصرية باحترام حق المصريين في تنظيم احتجاجات سلمية.

وقالت كلينتون "أحض قوات الأمن المصرية على احترام وحماية حقوق جميع المصريين بما فيها الحق في التعبير عن الرأي والتجمع بحرية".

وأضافت قائلة "ندعو السلطات المصرية إلى محاسبة منتهكي هذه المعايير بمن فيهم قوات الأمن" وتقدمت بتعازيها إلى عائلات القتلى والجرحى.

من جانبه اتهم الأمين العام للأمم المتحدة بان كي مون قوات الأمن المصرية بالاستخدام "المفرط" للعنف بحق المتظاهرين.

وأعرب باني كي مون عن "قلقه الشديد من تصاعد العنف والاستخدام المفرط للقوة من جانب قوات الامن بحق المتظاهرين".

ودعا الحكومة الانتقالية إلى ضبط النفس واحترام حقوق الانسان بما فيها الحق في التظاهر السلمي.

وتأتي الدعوات الدولية في الوقت الذي ارتفعت أعداد قتلى الصدامات العنيفة بين المتظاهرين وقوات الأمن إلى 10 إضافة إلى سقوط 441 مصابا منذ يوم الجمعة الماضي.

واعتقلت قوات الأمن المصرية 164 شخصا وأحالتهم إلى النيابة العامة لمشاركتهم في المواجهات التي بدأت صباح الجمعة حول مقر الحكومة واحراق مبان.

وتعد هذه الاشتباكات الأعنف منذ تلك التي بدات في التاسع عشر من نوفمبر / تشرين الثاني الماضي واستمرت اسبوعا واسفرت عن سقوط 42 قتيلا اغلبهم في القاهرة وذلك قبل ايام على بدء انتخابات مجلس الشعب في 28 من الشهر ذاته.

وأفادت تقارير بتواصل الاشتباكات إذ تبادل المتظاهرون التراشق بالحجارة مع افراد من الجيش والشرطة يتمركزون خلف حواجز اقاموها في شارع متفرع من ميدان التحرير.

وتم اغلاق الطريق المؤدية إلى مقري الحكومة ومجلس الشعب المتجاورين بكتل اسمنتية كبيرة منذ يوم السبت.

في غضون ذلك انتشرت على مواقع التواصل الاجتماعي على شبكة الانترنت صورا ومقاطع لما سماه الناشطون "انتهاكات الجيش" ضد المتظاهرين.

من جهته، أكد المجلس العسكري في بيان على صفحته على موقع فيسبوك أنه يدافع عن مؤسسات الدولة وبث مقطع فيديو يظهر فيه متظاهرون يقذفون الحجارة على مبنى مجلس الشعب ويلقون كرات من النار داخل الطابق السفلي من المبنى نفسه من خلال احدى نوافذ المبنى.

ونقل التلفزيون المصري مقاطع لزيارة قام بها المشير حسين طنطاوي رئيس المجلس الاعلى للقوات المسلحة لبعض المصابين في المستشفى.

وأدت المواجهات إلى احتراق محتويات مبنى المجمع العلمي المطل على ميدان التحرير والذي يحوى مخطوطات ووثائق لتاريخ مصر منذ الحملة الفرنسية وتبادل الجيش والمتظاهرون الاتهامات بخصوصه.

ويطالب المتظاهرون بنقل السلطة كاملة إلى حكومة مدنية ويعترضون على رئيس المجلس العسكري الحاكم المشير طنطاوي.

وطغت هذه الاحداث على اول انتخابات برلمانية منذ اسقاط نظام مبارك في فبراير/ شباط الماضي.

وانتهت المرحلة الاولى من انتخابات مجلس الشعب بينما تنظم جولة الاعادة للمرحلة الثانية الأربعاء والخميس المقبلين.

source bbc

 

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Tahrir à feu et à sang pour les un an du printemps arabe

 

La police militaire égyptienne a allumé des incendies sur la place Tahrir et violemment dispersé les manifestants devant l'immeuble du gouvernement le jour du premier anniversaire de la révolution arabe, le 17 décembre. Des images très violentes circulent sur Facebook et les réseaux sociaux égyptiens et arabes.

IMAGE DE LA RÉPRESSION PLACE TAHIR

Texte en préambule : A ceux qui défendent les militaires, aux absents qui pensent que l'armée et le peuple n'ont font qu'un, à Kamal Al Janzouri (Premier ministre) : est-il vrai que tu disais que c'est la plus belle armée de la terre ?

Il y a un an à cette date, Mohammed Bouazizi s'était immolé à Sidi Bouzid, en Tunisie. Les témoignages abondent sur le Web égyptien sur ce qui s'est passé sur la place.

Pendant deux jours, la bataille qui porte le hashtag #OccupyCabinet sur Twitter (occuper l'immeuble du gouvernement) a fait rage : entre huit et dix personnes ont été tuées et plusieurs centaines blessées quand les militaires ont attaqué des manifestants qui campaient devant le siège du gouvernement depuis trois semaine, au Caire. Ils protestaient contre la nomination par les militaires de Kamal El Ganzouri comme Premier ministre, au début du mois de décembre.

Kamal El Ganzouri a donné une conférence de presse, assurant que l'armée n'attaquerait pas des manifestants pacifiques. Quelques minutes plus tard, une offensive violente a été déclenchée contre eux, les refoulant du siège du Cabinet et mettant le feu aux tentes sur la place Tahrir. Des témoignages oculaires ont afflué aussitôt sur Twitter.

OneRevolution :

@nagoul1 : Il y a un massacre sur la place #Tahrir right #en ce moment ! #egypt #NoScaf #lapressesetait

Un peu plus tard :

@Nagoul1 : Nous avons perdu la place ! #Tahrir #Egypt #NoScaf

Il donne des explications :

@nagoul1 : L'armé a utilisé des balles réelles pour disperser les manifestants sur #tahrir en les forçant a reculer depuis l'immeuble du siège du gouvernement jusqu'au milieu de la place.

Il donne son lieu d'observation :

@nagoul1 : Je me trouve à trois pâtés de maison de là où ça se passe. Il y a beaucoup de bruit.

Sur Twitter, Sharif Khaddous a envoyé cette photo de la place Tahrir vue de haut :

 


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@sharifkouddous : Des groupes de soldats patrouillent sur la place. Ils tombent sur des gens, au hasard, pour les rouer de coup. Il y a des tentes qui brulent. Tahrir ressemble à une zone de guerre.

Le journaliste ajoute :

@sharifkouddous : Des militaires viennent de faire irruption dans l'appartement où nous nous trouvons et ont saisi nos caméras.

Comme souvent, les journalistes n'ont pas été épargnés durant les passages à tabac et arrestations des manifestants. Hayat Al Yamani a tweeté que des collègues étaient arrêtés :

@HayatElYamani : La police militaire a arrêté ma collègue d'Al Jazeera Egypte, Mubasher, qui filmait au lever du jour.

@HayatElYamani : La police militaire a fait irruption dans l'endroit d'où nous filmions à l'aube, a saisi les équipement et arrêté trois de mes collègues.

Bel Trew était également sur place et a live-tweeté. Voici quelques uns de ses tweets, envoyé au milieu du chaos général :

@Beltrew : Tentes en feu sur la place. Armée partout, extrêmement violents. j'entends des bangs, sais pas si c'est des coups de feu #tahrir est sens dessus dessous

@Beltrew : Manifestants sont pourchassés vers la corniche, courant au milieu de la circulation. C'est ridicule. #tahrir

Adam Makary s'est exclamé :

@adamakary : Le premier ministre Ganzouri AVAIT DIT qu'il n'y aurait pas usage de violences contre les manifestants pacifiques, il y a à peine quelques minutes #Egypt

Il a ajouté :

@adammakary : La police militaire a pris tahrir et qasr el aini - Ils ont bouclé chaque toit et chaque route qui y arrive. Des images qui font mal.

Il a partagé cette photo.

 


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@adammakary : Voilà #tahrir en ce moment, je suis sans voix #egypt #occupycabinet

Il explique :

@adamakary : La police militaire met le feu à chaque tente alentours, casse des voitures, tout…n'importe quoi #egypt

 

Source rue89

 

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Poursuite des affrontements entre soldats et manifestants au Caire

 

Des affrontements ont opposé dimanche dans le centre du Caire, pour la troisième journée consécutive, les forces de sécurité à des manifestants réclamant toujours que l'armée quitte le pouvoir. Selon le ministère de la Santé, les violences ont fait 10 morts et 441 blessés depuis vendredi.

Protestaires et soldats ont continué dimanche à se bombarder mutuellement de pierres et de cocktails incendiaires, près du Parlement et de la Place Tahrir dans le centre de la capitale égyptienne. "Tout est normal", ironisait Ahmed Yacoub, un manifestant. "La police et l'armée font un usage excessif de la force avec des pierres, et ils disent qu'ils protègent la révolution".

Les violences ont débuté dans la nuit de jeudi à vendredi quand l'armée a délogé des manifestants qui campaient pacifiquement depuis trois semaines devant le siège du gouvernement. Des images filmées par des journalistes de chaînes de télévision privées ou des témoins sur leur téléphone portable ont témoigne de la brutalité de l'intervention de l'armée. Des manifestants ont été passés à tabac, frappés à terre, tandis que des femmes ont été traînées par les cheveux. Les tentes du campement ont été incendiées.

Des militaires en tenue anti-émeute et armés de bâtons ont pourchassé les manifestants, les forçant à battre en retraite sur la Place Tahrir. Plus tard, les forces de sécurité ont chargé sur la place pour disperser les manifestants, incendiant leurs campements. Certains témoignages, non confirmés, ont fait état de tirs à partir de toits.

Le Conseil suprême des forces armées (CSFA), au pouvoir depuis la démission du président Hosni Moubarak le 11 février dernier sous la pression de la rue, s'efforce de justifier l'intervention des soldats. Il présente les manifestants comme des hooligans, des "contre-révolutionnaires" représentants d'une "conjuration".

Le CSFA cherche également à isoler les dirigeants du mouvement de protestation, tablant sur la lassitude de la population en quête de stabilité politique et de sécurité, note Mohammed Abbas, ancien militant des Frères Musulmans aujourd'hui au côté des mouvements de jeunesse plus actifs dans les manifestations.

"Le Conseil des Forces armées utilise toutes les occasions pour se présenter comme la plus forte institution du pays. Nous rendons la tâche plus facile aux généraux avec nos divisions et notre isolement", déplore-t-il.

Ces violences sont les plus importantes depuis les affrontements de novembre entre manifestants et forces de sécurité qui ont fait plus de 40 morts dans le même secteur du Caire, Place Tahrir et dans ses environs.

Elles interviennent sur fond d'élections législatives dont la première phase, qui a débuté le 28 novembre, a été marquée par la domination des partis islamistes. "Liberté et Justice", la formation des Frères musulmans, a recueilli quelque 36% des voix, tandis que le parti Al-Nour (salafiste) a obtenu 24% des voix.

La deuxième phase de l'élection a eu lieu mercredi et jeudi dans neuf des 27 provinces du pays. D'après de premiers résultats partiels, les partis islamistes -qui se tiennent soigneusement à l'écart des manifestations- sont en tête.

La troisième phase du scrutin est prévue début janvier 2012. Ce sont les premières élections depuis la chute de Moubarak. 

source tempsreel.nouvelobs

 

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D'autres images

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      239201_des-manifestants-devant-de-l-inst

L'Institut d'Egypte fondé par Bonaparte est parti en fumée

Le bâtiment, à deux pas de la place Tahrir, a été incendié lors des affrontements entre manifestants et force de l'ordre.

 

A deux pas de la place Tahrir, l'Institut d'Egypte fondé par Napoléon Bonaparte, incendié lors des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre, n'est plus qu'une ruine où d'inestimables archives et ouvrages historiques sont partis en fumée.

 

Dimanche, des volontaires tentaient, à travers les barreaux des fenêtres du rez-de-chaussée, de récupérer à l'intérieur du bâtiment quelques pages déchirées ou livres largement calcinés pour les stocker dans des sacs en plastique.

 

«Nous essayons de sauver ce que nous pouvons de ces documents historiques. Le bâtiment peut s'effondrer d'un moment à l'autre», affirme Olfa, une jeune femme qui remplit un sac de papiers partiellement en cendres.

«Nous allons les remettre aux autorités» avant qu'ils ne soient totalement détruits ou volés, assure pour sa part Momtaz, venu avec d'autres ramasser des lambeaux de papier.

Mais autour d'eux des adolescents jouent avec des pages qu'ils trouvent éparpillées sur le trottoir, ou trempant dans des flaques d'eau.

Et aux alentours, où les affrontements se poursuivent entre manifestants hostiles au pouvoir militaire et forces de l'ordre, personne ne semble faire grand cas de ces précieux documents réduits en cendres.

Institut fondé en 1798 par Bonaparte

De la fumée continuait de se dégager dimanche du bâtiment incendié la veille dans des circonstances non déterminées précisément. L'armée met en cause des cocktails Molotov lancés par les manifestants, mais cette version est aussi contestée.

Les murs extérieurs, noircis autour des fenêtres, sont encore debout, mais la toiture et les planchers se sont effondrés. L'intérieur n'est plus qu'un amoncellement de gravats calcinés d'où émergent des fragments d'étagères ou des morceaux de reliures.

L'Institut a été fondé en 1798 lors de l'expédition en Egypte de Napoléon Bonaparte, dans le but de faire progresser la recherche scientifique. Son bâtiment actuel, qui date du début du XXème siècle, abritait quelque 200.000 ouvrages, certains rarissimes, relatifs notamment à l'histoire et à la géographie de l'Egypte.

Parmi ses pièces les plus précieuses, des volumes d'une édition originale de la monumentale Description de l'Egypte, somme des connaissances sur ce pays faite par les savants de l'expédition de Bonaparte, qui auraient été détruits, selon la presse égyptienne.

«Une catastrophe pour la science»

Le ministère de la Culture a demandé un inventaire des dégâts, quand la situation dans le secteur de Tahrir le permettra.

«Cela me remplit de tristesse et de désarroi. C'est un énorme désastre pour l'Egypte» affirme à l'AFP Raouf el-Reedy, ancien ambassadeur d'Egypte à Washington et membre de l'Institut.

«Cet Institut est un élément de l'histoire partagée entre la France et l'Egypte», ajoute l'archéologue Christian Leblanc, qui en est membre lui aussi.

Le ministre de la Culture Chaker Abdel Hamid a qualifié l'incendie de «catastrophe pour la science», et annoncé la «formation d'un comité de spécialistes de la restauration des livres et des manuscrits quand les conditions de sécurité le permettront».

«Le bâtiment contenait des manuscrits très importants et des livres rares dont il est difficile de trouver l'équivalent dans le monde», a-t-il déclaré, faisant état d'efforts associant «des jeunes de la révolution, le Conseil supérieur de la culture et des restaurateurs pour sauver ce qui peut l'être».

Le ministre des Antiquités, Mohamed Ibrahim, a indiqué dans un communiqué qu'il allait demander aux autorités françaises de contribuer à la restauration du bâtiment.

source .liberation.fr

 

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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Égypte : Place TAHRIR jan25
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