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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 03:56

Gaza : « Nous les ramènerons au Moyen Age »


Le 17 novembre, selon le quotidien Haaretz, le ministre de l’intérieur israélien Eli Yishai déclarait à propos de Gaza : « The goal of the operation is to send Gaza back to the Middle Ages. Only then will Israel be calm for forty years. » (« Le but de cette opération est de renvoyer Gaza au Moyen Age. Alors seulement, nous serons tranquilles pour quarante ans. »)


Il s’agit là d’une déclaration « humaniste » d’un Etat démocratique. En général, les civilisés menacent de ramener les barbares à l’âge de pierre (on aurait pu penser qu’ils y étaient déjà) ; ici, le ministre israélien se révèle plus modéré : après tout, le Moyen Age, c’est mieux que la préhistoire...


Le général Curtis LeMay, responsable du Strategic Air Command de l’armée américaine, déclarait à propos du Vietnam qu’il écrasait sous les bombes dans les années 1960 : « My solution to the problem would be to tell [the North Vietnamese Communists] frankly that they’ve got to draw in their horns and stop their aggression or we’re going to bomb them into the Stone Age. And we would shove them back into the Stone Age with Air power or Naval power—not with ground forces. » (« Ma solution au problème est de dire franchement aux communistes nord-vietnamiens d’être prudents et d’arrêter leurs agressions, ou nous allons les bombarder assez pour les ramener à l’âge de pierre. Et nous le ferons avec nos forces aériennes et navales, pas avec nos troupes au sol) Mission With LeMay : My Story (1965), p. 565.) LeMay a affirmé plus tard qu’il avait simplement voulu dire que les Etats-Unis avaient la capacité de ramener le Vietnam à l’âge de pierre, pas qu’ils le feraient.


Dans un article sur le cinéma américain et la guerre, paru dans Le Monde diplomatique d’avril 2002 (« Filmer le conflit du Vietnam », disponible sur leDVD-rom du Monde diplomatique), Ignacio Ramonet écrit :

« Un officier américain raconte aux enfants d’une école ses impressions sur l’Indochine : “Les Vietnamiens, dit-il, sont très retardataires, très primitifs ; ils salissent tout. Sans eux, le Vietnam serait un beau pays.” On y perçoit fort clairement le regret d’une solution radicale (“no people, no problem”) du genre “solution indienne” que le général William Westmoreland, chef du corps expéditionnaire, a dû être tenté d’appliquer sans scrupules car, affirme-t-il, “les Orientaux attachent moins de prix à la vie que les Occidentaux”. »

 

Dans une interview, il devait déclarer : « The Oriental doesn’t put the same high price on life as does a Westerner. Life is plentiful. Life is cheap in the Orient. » (« L’Oriental n’accorde pas même prix qu’un Occidental à la vie. La vie est abondante. La vie ne vaut pas cher en Orient. ») On croirait entendre certains responsables israéliens parlant du prix de la vie chez les Palestiniens.

 

A la veille de l’offensive contre l’Irak, après l’invasion du Koweït, le 2 août 1990, le président Bush père déclarait également « Nous les ramènerons à l’âge de pierre » (on retrouve cette citation dans beaucoup de textes, mais je n’ai pas trouvé de références précises – date, origine, etc . : si un lecteur les trouve, merci de les transmettre).

 

Ajout et merci à Zulficar Al-Ansari pour ces précisions : C’est en fait le secrétaire d’Etat américaine James Baker qui a prononcé ces paroles lors de la réunion du 8 janvier 1991 qu’il avait tenue avec son homologue irakien à Genève à la veille de la guerre.

 

Dans un autre article du Monde diplomatique, (« Gagner la paix », février 1991), Ignacio Ramonet écrit : « Dès le 19 janvier [1991], Washington estimait que l’Irak « doit être détruit militairement, indépendamment du fait qu’il se retire du Koweït ». Et François Mitterrand admettait : “Il faut naturellement [sic !] détruire le potentiel militaro-industriel de l’Irak.” »

 

En avril 2010 encore, un ministre israélien déclarait, dans une interview auSunday Times britannique, que si un missile du Hezbollah touchait son pays, Israël « détruira[it] l’infrastructure de la Syrie et la ramènera[it] à l’âge de pierre » (cité par Y-Net, « Report : Israel threatens to send Syria back to Stone Age », 18 avril 2010).

 

En septembre 2012, la presse révélait que l’armée israélienne avait des plans pour « ramener l’Iran à l’âge de pierre » (« Israel could send Iran ‘back to the stone age’ with electromagnetic bomb »The Times of Israel,9 septembre 2012).

 

Et si vous vous interrogez sur le droit international, méditez cette phrase d’un expert allemand de la fin du XIXe siècle :

 

« Le droit international ne devient que des phrases si l’on veut également en appliquer les principes aux peuples barbares. Pour punir une tribu nègre, il faut brûler ses villages, on n’accomplira rien sans faire d’exemple de la sorte. Si, dans des cas semblables, l’empire allemand appliquait le droit international, ce ne serait pas de l’humanité ou de la justice, mais une faiblesse honteuse. »(cité dans Alain Gresh, De quoi la Palestine est-elle le nom ?)

http://blog.mondediplo.net/

 

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 Gaza : But ultime de l’agression israélienne en fonction des circonstances !

 

Gaza caricature

Certains, naïfs, pourraient croire que l’agression israélienne en cours contre Gaza avec un armement US financé, directement ou indirectement, par de l’argent arabe, est une réaction au lancement d’une roquette ayant visé une cible militaire en Israël suite à une énième provocation dans un contexte de blocus qui dure depuis 5 ans, en violation du droit international et humanitaire. Un droit et des règles qui n’ont pas leur place dans l’esprit colonialiste sioniste…

Les véritables raisons de cette opération israélienne portant le nom symbolique de « Colonne de nuée » ou de « Pilier de défense » résident dans le fait que le « front d’attaque » contre les Arabes et les Musulmans, tirant profit des systèmes dépendants et inféodés, en a eu besoin pour avancer dans son projet de liquidation de l’« Axe de la résistance », et donc le projet de liquidation de la « Cause palestinienne » voulue par Israël et ses bailleurs de fonds. Tel est le principal objectif de cette opération que les exécutants ne peuvent avouer publiquement, par crainte de retomber dans les erreurs des guerres de 2006 [Liban] et de 2009 [Gaza] où l’impossibilité d’atteindre l’objectif, ostensiblement prédéfini, s’est transformée en défaite pour Israël. C’est pourquoi l’agression a été lancée sans précision sur son « but ultime ». Il n’empêche que nous y voyons nombre d’objectifs d’ordre militaire, politique et stratégique :

 

Objectifs militaires

Israël veut mettre un terme à la consolidation des forces de la Résistance à Gaza, maintenant que ses dirigeants locaux ont refusé de prendre le chemin tracé depuis les événements en Syrie et d’obéir à ceux, d’entre eux, qui ont pactisé avec les « ourbanes » essentiellement représentés par les dirigeants qataris notoirement inféodés aux USA et à Israël. D’où trois objectifs principaux :

1. Liquidation des dirigeants militaires et politiques insoumis, pour laisser place à ceux qui ont capitulé en s’associant au projet occidental ; ce qui signifie qu’à Gaza, tout dirigeant récalcitrant qui refuse de déposer les armes est menacé.

2. Destruction, autant que possible, de l’arsenal de roquettes que la Résistance a pu accumuler depuis l’opération « Plomb durci » sur Gaza en 2008- 2009.

3. Domestication de la situation à Gaza pour en arriver à un statu quo qui paralyserait, limiterait, voire anéantirait la Résistance, comme cela se passe en Cisjordanie à cause de la répression sécuritaire imposée par les « organes du pouvoir d’Oslo », en coopération avec les services de sécurité israéliens.

Objectifs stratégiques et militaires

 Israël et l’Occident, sous leadership US, veulent tester les gouvernements nouvellement constitués dans la galerie du « printemps arabe » mensonger [1], pour s’assurer de la validité de leur transaction « Pouvoir mondial pour nous, contre autorité locale pour vous » [2] avant de se précipiter à s’engager plus en avant, politiquement et militairement, sur le terrain de la crise syrienne ; d’autant plus qu’il est désormais certain que la réalisation de leurs objectifs en Syrie exige qu’ils s’assurent des véritables dispositions de ces gouvernements concoctés à la hâte et sous bannières religieuses, notamment pour ce qui concerne la liquidation de la Résistance dans la bande de Gaza.

Mais Israël a des objectifs plus directs en relation aussi bien avec ses prochaines élections législatives qu’avec la récolte de renseignements utiles sur l’organisation militaire, les plans et les armes adoptés par la Résistance pour fortifier son front intérieur depuis 2006 et 2009 ; afin de rétablir la force de dissuasion israélienne et de restaurer son prestige avant toute action contre le Liban, la Syrie, ou l’Iran.

Plan en quatre étapes

 Pour atteindre ses objectifs, il semble qu’Israël ait adopté un plan suffisamment souple pour lui permettre de s’adapter à toutes les éventualités, de telle sorte qu’il puisse le suspendre à tout moment sans s’infliger une nouvelle défaite, faute d’avoir pu atteindre son but ultime ; celui d’occuper à nouveau et momentanément la bande de Gaza. Nous pensons que ce plan est censé se dérouler en plusieurs étapes :

1. La première étape est telle que nous l’avons constatée, intensive, et menée essentiellement par l’aviation. Elle vise la liquidation du maximum possible de dirigeants intra-muros et de roquettes stockées, avec le sempiternel argument de ne cibler que des terroristes et d’épargner les civils ! À ce stade, Israël peut considérer avoir atteint son objectif en assassinant Ahmad al-Jaabari, l’un des plus importants dirigeants de la Résistance, et en ayant prétendument détruit une grande partie de l’arsenal en stock.

2. La deuxième étape est censée suivre, si l’environnement local et international s’y prête, sans oublier que la décision israélienne dépendra aussi de la riposte de la Résistance. Sa mise en œuvre consistera probablement à assiéger la bande de Gaza sur une profondeur allant de 3 à 5 Kms pour interdire, autant que faire se peut,  l’utilisation des roquettes et détruire un maximum de tunnels ; ce qui empêcherait le réapprovisionnement. Là aussi, Israël pourrait prétendre avoir atteint son objectif.

3. La troisième étape consisterait à occuper des couloirs d’une largeur de 2 à 3 Kms à l’intérieur même de Gaza, afin de diviser le terrain en plusieurs compartiments qu’il suffira d’encercler pour ne pas avoir à s’engager dans une confrontation directe avec les combattants en pleines zones résidentielles.

4. La quatrième étape autoriserait l’occupation de toute la bande de Gaza et l’éradication de l’organisation de la Résistance ; ce qui rappelle le procédé adopté en 1982 au Liban. D’ailleurs, Israël a commencé la préparation des deux dernières étapes en demandant le rappel de 75 000 réservistes [3] et en conditionnant l’opinion internationale à accepter et sa décision et ses conséquences !

C’est ce que nous pouvons déduire à partir de la conduite des opérations sur le terrain, et désormais il est devenu très clair que la suspension ou la poursuite de l’agression jusqu’à son but ultime dépendent de deux facteurs :

1. Le premier facteur relève des performances de la Résistance, en particulier de sa gestion des tirs pour suffisamment inquiéter l’ennemi et produire l’effet dissuasif souhaité. Ici, nous rappelons qu’il n’est pas nécessaire d’intensifier les tirs car leur fonction n’est pas de détruire, mais de dissuader. Sur ce point, nous jugeons que le résultat est pour le moment positif, d’autant plus que certaines surprises sont venues  confondre le camp d’en face, notamment les frappes précises de cibles dans la région de Tel-Aviv.

2. Le deuxième facteur relève des réactions régionales et en particulier de celle de l’Égypte qui pourrait peser presqu’autant que les performances de la Résistance, quoique nous constatons, au moment où nous rédigeons cette analyse, que les prises de position internationale, régionale et de certains des pays arabes  travaillent plutôt en faveur d’Israël et l’encouragent à poursuivre son agression ; ce qui nous rappelle, là aussi, l’environnement  de la guerre de 2006 contre le Liban.

Ceci dit, la question est de savoir si la complicité de ces pays arabes sera aussi manifeste contre Gaza que contre la Syrie, maintenant que nous avons assisté à la trahison de leur « Ligue ». Sinon, comment expliquer leur soumission à Israël alors qu’ils ont sorti leurs griffes contre la Syrie et le peuple syrien ? Telle restera notre opinion et notre souci sans révision aucune, tant que l’Égypte ne menacera de geler ou d’annuler les accords de Camp David, ne brisera le siège de Gaza par la réouverture, sans conditions, du passage de Rafah, permettant à la Résistance de se défendre par les armes ; tant que les « ourbanes » ne cesseront de coopérer avec les USA sur les dossiers arabes et régionaux, à commencer par le dossier syrien ; et tant que ces pays arabes ne se dirigeront vers l’Assemblée générale des Nations Unies pour condamner les agressions israéliennes et les sommer de cesser de s’opposer à la reconnaissance de la Palestine en tant qu’ État observateur.

Faute de telles prises de position, nous considérons que leurs déclarations sont creuses avec pour seules valeurs, l’incitation d’Israël à poursuivre son agression et la confirmation de leur collusion avec l’ennemi. D’un autre côté, il n’est pas possible de s’en remettre aux vœux pieux de l’Occident ou aux déclarations israéliennes en  espérant que l’agression cesse. Cette agression ne s’arrêtera que par la dissuasion armée d’une Résistance, soutenue par son Axe véritable et par les fermes positions des pays arabes, initiées par l’Égypte. Dr Amin /www.mondialisation

 

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 04:28

GAZA : LES ANONYMOUS ATTAQUENT ISRAËL

 

Affiche des Anonymous Affiche des Anonymous

 

L'Etat hébreu a été la cible de 44 millions de cyber-attaques. Une liste de 35.000 e-mails avec mots de passe a été publiée.

 

44 millions. C'est le nombre "de cyber-attaques détectées contre les sites web du gouvernement", rapporte Israël, dimanche 18 novembre. Après le début de son offensive sur la bande de Gaza, l'Etat hébreu est devenu la cible du mouvement desAnonymous.

 Les cyber-militants dénoncent dans un communiqué "le traitement barbare, brutal et méprisable du peuple palestinien" par l'armée israélienne, Tsahal. "Le Guardian" précise que 10 millions d'attaques ont visé le seul site du président israélien.

 Les Anonymous ont ainsi lancé plus de 700 attaques contre différents sites web d'institutions publiques et privées pour protester contre les raids israéliens. Le groupe a même affirmé avoir réussi à supprimer la base de données de la Bank of Jerusalem et bloqué le site du ministère des Affaires étrangères. Dans un autre communiqué, les cyber-militants annoncent leur intention de "frapper tout site internet dont nous estimons qu'il fait partie du cyberespace israélien en représailles de la maltraitance du peuple à Gaza".

 

Le groupe revendique une défense "du peuple palestinien oppressé", mais aussi "la liberté pour la Palestine".

"La guerre se déroule sur trois fronts"

Toutes ces attaques ont débouché sur de nombreux piratages de sites (rendus inaccessibles ou ayant vus leur page d'accueil modifiée). Les Anonymous ont également récupéré et publié une liste de 3.000 personnes (nom, prénom, adresse et téléphone) soutenant l'organisation sioniste américaine Unity Coalition for Israel (UCI). Le groupe a également dressé une liste de 35.000 adresses e-mail accompagnées de leur mot de passe de citoyens israéliens, sans préciser le lien entre celles-ci ou l'origine des données.

Face à la déferlante Anonymous, le gouvernement israélien s'est dit engagé dans une guerre sur "un deuxième front, celui des cyber-attaques contre Israël", selon le ministre des Finances, Yuval Steinitz. Il affirme que le gouvernement a réussi à déjouer la plupart des tentatives et à éviter des dysfonctionnements ou dégâts sérieux.

"La guerre se déroule sur trois fronts : le premier est physique, le second est sur les réseaux sociaux, et le troisième est le cyberespace", a ajouté Carmela Avner, officier en chef chargé de l'information d'Israël. L'offensive de Tsahal a inauguré une nouvelle étape dans la guerre en temps réel en racontant en direct sur Twitter son assaut sur la bande de Gaza.

Les cyber-militants prédisent déjà que ce mois de novembre "va se transformer en cyber-guerre".

"Notre objectif est de protéger le peuple palestinien"

Les Anonymous se sont enfin insurgés contre la menace de coupure de l'accès internet dans la bande de Gaza. "Quand le gouvernement israélien a menacé publiquement de couper internet et toutes les autres télécommunications entrant ou sortant de Gaza, ils ont franchi une ligne", lance le mouvement. "Notre objectif est de protéger le peuple palestinien qui est menacé par la censure. Nous savons ce qui arrive aux victimes de l'oppression quand les lumières s'éteignent."

Les Anonymous ont ainsi diffusé un "pack de soins" comprenant deux documents. Le premier est un guide pas-à-pas permettant aux habitants de la bande de Gaza de réussir à se connecter à internet, malgré la volonté de l'armée israélienne. Le second document détaille tous les gestes de premiers secours à promulguer à un blessé.

Les médias présents n'ont toutefois pas rapporté de coupure de l'accès à internet.

Message des Anonymous :

http://obsession.nouvelobs.com

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 Tunisie _Gaza : la même comédie, mais cette fois-ci les gouverneurs prient et crient à tue-tête «Allahou Akbar»

 

 

 

 

 

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Gaza : Mais où sont l’émir du Qatar, le néo-ottoman Erdogan et le pseudo gardien des Lieux saints de l’Islam ?

La solidarité avec Gaza bloquée par les pétromonarchies pro-américaines : La Ligue arabe lance des «appels» alors qu'Israël massacre.

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La guerre israélienne soutenue par les Américains contre la population de Gaza s'est poursuivie, hier, alors que les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe se réunissaient en session extraordinaire au Caire dans un climat de scepticisme sur sa volonté à agir autrement que par des dénonciations verbales. Et pour cause, une note du SG montre que la Ligue se contente de lancer des appels sans prendre des actes concrets. Du déjà vu !   

Au moins dix personnes ont été tuées dans la journée d'hier portant le bilan de pertes palestiniennes à 41 personnes dont plusieurs enfants ainsi que des centaines de blessés. Comme lors de la précédente agression contre Gaza, Israël a entrepris des raids destinés à détruire les infrastructures comme le siège du gouvernement, le Quartier général de la police, l'Université islamique et même le stade Palestine. Ce sont tout simplement des cibles civiles qui sont attaquées sous le prétexte éculé que les tirs de roquettes en proviennent. Les fascistes israéliens n'ignorant pas la densité de la population à Gaza ont ainsi l'assurance de faire des cartons «courageusement» contre des femmes et des enfants. Sur le terrain, les Palestiniens résistent et se déclarent prêts à se battre contre une éventuelle intervention terrestre de l'armée israélienne qui a décidé de mobiliser 75.000 réservistes. Les différentes factions palestiniennes ne croient pas au sérieux des appels à la trêve et ripostent par leurs moyens limités. Cette nouvelle guerre imposée aux Palestiniens de Gaza se fait dans une relative solitude. Pourtant, la disponibilité de quelques missiles iraniens ayant permis d'atteindre Tel-Aviv est un indicateur que la donne peut changer si la profondeur stratégique de la résistance est rétablie.

 

UNE LIGUE COUSUE DE FIL AMERICAIN !

La réunion extraordinaire de la Ligue arabe suscite le scepticisme général sur la volonté et le courage des responsables arabes à changer la donne. Et à sortir d'une apathie qui les pousse à déléguer la « solution » aux Américains qui sont tout sauf des arbitres. Mahmoud Abbas en sait quelque chose, lui qui malgré des concessions extraordinaires n'en finit pas d'essuyer des rebuffades américaines. Obama a même pris le téléphone pour lui signifier que sa demande de reconnaissance de la Palestine à l'Onu est inacceptable. La résistance palestinienne est désormais réfugiée à Ghaza. La chute du régime Moubarak a quelque peu changé la donne mais elle ne l'a pas bouleversée. Le Caire aussi a besoin d'un soutien arabe pour pouvoir se passer des aides économiques et se libérer de la camisole politique qui lui est imposée en vertu des accords de Camp David. Mais il était improbable de voir l'Arabie Saoudite et le Qatar - dont les actions même quand elles paraissent spectaculaires sont concertées avec les Américains - aller dans le sens d'un retour du poids politique de l'Egypte. La note du secrétaire général de la Ligue arabe rendue publique, hier, a été, hélas, tout à fait conforme au scepticisme. Ceux qui attendaient des décisions fermes devront se contenter d'un appel à une « protection internationale » du peuple palestinien. A défaut de prendre leurs responsabilités, les Etats arabes demandent à la « communauté internationale » d'assumer les siennes s'agissant du « maintien de la sécurité et la paix dans la région ».

VŒUX PIEUX ET ROQUETTES FAJR 5

La note du secrétaire général qui devait être soumise aux ministres souligne - quel courage ! - que l'escalade militaire israélienne à Ghaza intervient alors que la communauté internationale passe sous silence les pratiques continues israéliennes. Elle appelle à poursuivre en justice les Israéliens, politiques et militaires, pour ces agressions et demande à la communauté internationale de « sortir de son silence sur les agressions israéliennes contre le peuple palestinien ». La Ligue n'a pas évité aussi le classique « impératif d'apporter le soutien arabe au peuple palestinien face à l'agression israélienne dans la bande de Ghaza et amener Israël à lever le blocus imposé à cette région et mettre fin à l'occupation de tous les territoires palestiniens et arabes occupés depuis 1967 ». Que de vœux pieux alors que la « communauté internationale », réduite dans les faits aux Etats-Unis et aux Occidentaux, est corps et âme avec les agresseurs. Aucune aide concrète n'est envisagée pour les Palestiniens et notamment des moyens de se défendre contre la barbarie. Les pétromonarchies qui contrôlent la Ligue arabe n'ont pas attendu que la Maison Blanche exprime son refus de toute livraison d'armes au Hamas. Les Arabes n'ont pas besoin d'ordre pour obéir. Le message s'adressait à l'Iran après que des roquettes Fajr 5 eurent été tirées sur Tel-Aviv.

L'Iran, par la voix du président de la commission des Affaires étrangères du Parlement, a démenti qu'elle ait livré ces roquettes. «Nous démentons la livraison de Fajr 5 à la résistance palestinienne. L'objectif de ces accusations est de montrer que cette résistance est faible mais elle est parfaitement capable de se procurer les armes dont elle a besoin», a déclaré Allaeddine Boroujerdi. L'attitude de l'Iran est compréhensible et ces roquettes ont été probablement livrées par le Hezbollah. Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, a indiqué que le tir d'une roquette Fajr 5 était un « développement significatif ». Il est clair que cela ne changera pas le rapport de forces. Mais c'est une indication du chemin à prendre pour modifier le rapport de forces. Mais cela implique que les Etats arabes cessaient de se plier aux ordres américains et que la Ligue arabe se rapproche des peuples et cesse d'être un jouet entre les mains des pétromonarchies. On en est loin afrique-asie.fr

 

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Les surprises de Gaza

 

Au cinquième jour de l’offensive israélienne contre Gaza, le camp du 8 Mars continue à afficher sa confiance dans la résistance palestinienne et dans sa capacité à tenir face à un ennemi qui va de (mauvaise) surprise en (mauvaise) surprise. Même si l’opération devait se poursuivre par une invasion terrestre, les sources proches du 8 Mars estiment qu’elle ne changera plus rien à la nouvelle donne et qu’elle aura uniquement pour objectif de sauver la face d’Israël, désormais incapable de faire taire les missiles à Gaza, un territoire grand comme un mouchoir de proche, sans monts et vallées comme le Sud-Liban, qu’Israël a occupé pendant de longues années...


Ces mêmes sources estiment ainsi que l’opération israélienne ne peut être dissociée d’un plan précis, visant à calmer le jeu à Gaza et entraîner le Hamas dans la voie des négociations, au lieu de la lutte armée. Cette tendance avait été initiée par le Qatar et la Turquie qui, depuis le déclenchement de la révolte en Syrie, ont poussé le Hamas à se dissocier du régime syrien et s’éloigner en même temps de l’Iran jusque-là son principal pourvoyeur de fonds (et d’armes). D’ailleurs, la récente visite spectaculaire de l’émir du Qatar à Gaza, la première d’un dirigeant arabe dans ce territoire depuis la prise du pouvoir par le Hamas, avait pour objectif de proposer à l’organisation islamiste palestinienne une trêve de longue durée avec Israël et le lancement de négociations moyennant des projets de développement dans la bande de Gaza, jusque-là abandonnée et dont les dégâts causés par la guerre de 2008-2009 n’ont pas été réparés.


Israël aurait profité des bonnes dispositions de Hamas pour chercher à se débarrasser de l’aile dure de cette organisation, qui continue de prôner la résistance armée et l’alliance avec l’axe dit de la résistance. Le chef militaire Ahmad al-Jaabari était en réalité l’une des principales figures de cette aile. C’est pourquoi les Israéliens ont voulu le tuer en cherchant en même temps à détruire les rampes de lancement de missiles du Hamas à Gaza, en profitant de la confusion actuelle dans le monde arabe, causée principalement par la crise syrienne et par la nouvelle tendance au sein du Hamas proche du Qatar et de la Turquie. En même temps, le Premier ministre israélien avait en tête des objectifs électoraux, puisqu’il a décidé d’organiser des élections anticipées au début de l’année 2013 qu’il espère remporter haut la main après un éventuel succès de son opération à Gaza.


La première surprise est venue de la réaction des Palestiniens et du Hamas en particulier, qui s’est spectaculairement ressoudé autour de ses chefs militaires. Le Hamas ne s’est pas contenté de riposter en lançant quelques roquettes sur les colonies israéliennes proches comme il le faisait d’habitude, mais il a utilisé des missiles de longue portée, menaçant Tel-Aviv, la capitale économique israélienne et Jérusalem, ainsi que l’aéroport Ben Gourion. Une grande première dans l’histoire du conflit israélo-palestinien. Ce n’était plus une partie limitée d’Israël qui se trouvait sous la menace des missiles palestiniens, mais des centres névralgiques, jusque-là épargnés et que même le Hezbollah n’avait pas bombardés en 2006. L’aviation israélienne a beau intensifier ses raids, la résistance palestinienne continue à lancer des missiles, surprenant ses agresseurs. Le Hamas a ainsi atteint Tel-Aviv, mais il a aussi touché un avion de combat et lancé des obus en direction d’un navire de guerre israélien, montrant qu’il dispose d’un arsenal considérable, qui plus est bien dissimulé. De plus, ces missiles sont en général de fabrication iranienne envoyés via la Syrie. Ce qui renforce au sein du Hamas le courant en faveur de l’axe dit de la résistance, montrant aux sceptiques que c’est le seul efficace contre un ennemi comme Israël.


Pour les sources proches du 8 Mars, tous les efforts déployés depuis un an et huit mois pour éloigner le Hamas (sunnite) de l’Iran et du régime syrien, et le rapprocher du Qatar et de la Turquie ont été balayés par la nouvelle agression israélienne. Celle-ci a eu, jusqu’à présent, des résultats contraires à ceux qui étaient recherchés : les missiles continuent à tomber en Israël, atteignant désormais des cibles à 70 km en profondeur, le Hamas paraît ressoudé et combatif, et les populations arabes sont encore sensibles à ce qui se passe en Palestine. D’ailleurs, la nouvelle attaque israélienne a mis en difficulté les nouveaux dirigeants égyptiens, coincés entre leur volonté de ne pas irriter les Américains et l’Occident en général, et leur base hostile à Israël surtout en période de violences contre les Palestiniens. Les nouveaux dirigeants tunisiens sont dans la même situation et le ministre des Affaires étrangères de ce pays s’est rendu à Gaza. Il sera suivi par une délégation de la Ligue arabe, qui pourtant ces derniers temps ne se réunissait plus que pour traiter du dossier syrien.


En plus de montrer la fragilité du bouclier antimissile mis en place en Israël avec l’aide des États-Unis, la nouvelle offensive israélienne remet le dossier syrien au second plan et réveille la traditionnelle hostilité des populations arabes à l’égard d’Israël, alors que celle-ci était récemment mise en veilleuse par les conflits et les révoltes interarabes. Elle remet aussi en selle l’Iran, le régime syrien et le Hezbollah qui prônent activement la résistance armée contre Israël.

 

Enfin, cette agression est la meilleure réponse au plan de discorde entre sunnites et chiites sur lequel travaillent depuis des mois, voire des années, certaines parties occidentales et israéliennes. Si Israël se lance dans une opération terrestre, celle-ci sera sans doute très coûteuse pour les deux parties. Mais si les Palestiniens sont habitués à mourir et subir des attaques, les Israéliens le sont beaucoup moins. De même, si un cessez-le-feu est conclu rapidement, l’opération israélienne dont les objectifs étaient officiellement modestes, faire cesser les tirs de missiles contre Israël, n’aura pas abouti. Dans ces conditions, le coup électoral de Netanyahu n’aura pas porté ses fruits et, selon la presse israélienne, il songerait déjà à reporter les élections anticipées. Ce qui pourrait ne pas déplaire à « son allié » américain, le président fraîchement réélu Barack Obama... http://www.lorientlejour.

 

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Israël rappelle 75 000 soldats sous les drapeaux pendant que les bombardements se poursuivent à Gaza

Israël drapeau mur

L’armée israélienne s’est vantée vendredi après-midi d’avoir mené plus de 500 frappes aériennes contre le territoire très peuplé de Gaza depuis le lancement de sa dernière offensive, nommée Pilier de défense. Cette offensive aérienne de plus en plus intense se déploie en même temps que des signes de plus en plus évidents indiquent que le gouvernement israélien est sur le point de lancer une invasion terrestre de Gaza qui entraînerait une énorme aggravation de ce bain de sang.

Ce bombardement ininterrompu a entraîné des destructions très étendues et un carnage, le bilan officiel atteignant 29 morts et 300 blessés vendredi soir. Parmi les dernières victimes, il y a eu un garçon palestinien de 2 ans. La majorité des morts et des blessés sont des civils, dont huit enfants et une femme enceinte.

Le gouvernement et l’armée israéliens ont sans cesse déclaré que les frappes sur Gaza ne visent que des « terroristes » et que toutes les pertes civiles sont la faute du Hamas qui se « cache » parmi la population. La réalité, pourtant, est que les bombes et les missiles détruisent des maisons, des écoles, des lieux de travail, des bureaux du gouvernement et des commissariats.

Il a été confirmé vendredi que l’armée israélienne avait envoyé des textos à au moins 12 000 téléphones portables à Gaza prévenant les gens de rester à l’écart de toute personne liée au Hamas, qui gouverne ce territoire long de 40 Km, s’ils ne veulent pas risquer d’être tués.

Parmi les cibles démolies vendredi, il y avait le service des affaires civiles du ministère de l’intérieur dans la ville de Gaza, lequel abrite les registres d’état civil des Palestiniens des 70 dernières années. Une usine familiale de textiles qui employait 20 personnes a également été frappée, ainsi qu’un magasin d’alimentation.

En réaction à l’assaut israélien, des groupes de résistance palestiniens ont tiré des roquettes sur Israël. Bien qu’elles soient largement inutiles, l’une d’entre elles a atteint la zone de Tel-Aviv vendredi, et une autre a atterri près de Gush Etzion, une colonie sioniste illégale près de Jérusalem dans la zone occupée de la Palestine. Mercredi, une roquette a touché un immeuble dans la ville de Kiryat Malachi au Sud, tuant deux israéliennes et un homme.

Tout indique que les trois premiers jours de la terreur déchainée par l’Etat israélien ne sont qu’un début. « Nous allons intensifier significativement l’opération, » a déclaré un responsable de haut rang aux médias israéliens.

Cette menace est tombée après que le cabinet du Premier ministre Benjamin Netanyahu ait approuvé la demande de rappel de 75 000 réservistes. Durant la dernière opération terrestre à Gaza, l’opération Plomb durci en 2008-2009, qui a coûté la vie à 1400 palestiniens, le gouvernement n’avait rappelé que 10 000 réservistes.

Reuters a rapporté, dans ce qui indique des préparatifs d’invasion, que vendredi après-midi, « les avions israéliens, les drones et les hélicoptères ont détourné leur attention des sites présumés de roquettes palestiniennes pour se concentrer sur la frontière Nord de Gaza, où leurs bombes ont créé des couloirs d’incursion en détruisant les champs de mines et des nids de mitrailleuses. »

L’armée israélienne a interdit aux civils l’usage de la principale autoroute menant à Gaza ainsi que de deux routes au bord de cette enclave appauvrie où les Palestiniens sont confinés. Des chars, des voitures blindées et de l’artillerie autotractée ont été massés le long de la frontière.

Un porte-parole du Hamas a juré que toute invasion serait confrontée à une résistance. « Il faut que les Israéliens soient conscients des graves conséquences d’un tel raid, et ils devraient apporter leurs sacs mortuaires, » a déclaré le porte-parole du Hamas, Sami Abu Zuhri.

Pendant ce temps, l’état-major Israélien a publié des instructions aux autorités municipales pour faire des préparatifs de défense civile pour sept semaines de guerre à Gaza. La dernière guerre contre Gaza il y a près de quatre ans a duré trois semaines du début des frappes aériennes jusqu’à la fin de l’invasion au sol.

Même après seulement trois jours, le blitzkrieg israélien fait planer le spectre d’un désastre humanitaire à Gaza, dont la population de 1,7 millions d’habitants a été soumise à un blocus sans répit de la part des Israéliens. Des documents publiés récemment ont révélé que le gouvernement israélien est allé jusqu’à calculer le nombre minimum de calories nécessaires pour ne pas souffrir de malnutrition chronique pour déterminer la quantité de nourriture autorisée à rentrer dans ce territoire.

Des docteurs des hôpitaux de Gaza ont prévenu qu’ils sont déjà débordés par le nombre de victimes causées par l’offensive israélienne, et que les médicaments et matériels médicaux indispensables s’épuisent rapidement. Vendredi, le ministre de la santé de l’Autorité palestinienne, Hani Abdenne, a fait savoir que l’armée israélienne refusait d’autoriser l’accès à Gaza d’un convoi de 15 camions qui apportaient des médicaments et du matériel médical envoyés par le gouvernement de Ramallah.

Il y a une dose d’extrême témérité dans cette dernière campagne d’agression militaire israélienne. L’affirmation selon laquelle Israël a été contrainte de lancer son offensive par des tirs de roquettes depuis Gaza est un mensonge patent. Les officiels israéliens ont admis que ces attaques, qui n’ont causé aucun décès cette année jusqu’à la frappe de riposte de mercredi, avaient largement baissé lorsque l’opération Pilier de défense a été lancée avec l’assassinat du chef militaire du Hamas, Ahmed Jabari.

Derrière cette nouvelle guerre provoquée délibérément, il y a les calculs au sein du gouvernement Netanyahu selon lesquels une poussée de militarisme servira à divertir l’attention des tensions sociales grandissantes en Israël. Le pays est caractérisé par l’un des plus hauts niveaux de pauvreté et d’inégalité du monde développé, avec 75 pour cent des travailleurs gagnant 1300 euros ou moins par mois et tout juste 20 familles contrôlant l’essentiel de l’économie. Les conditions se sont fortement détérioré sous l’effet de la crise économique mondiale et des politiques économiques et sociales de droite du gouvernement Netanyahu.

Beaucoup ont accusé Netanyahu de jouer un jeu cynique en lançant la guerre quelques semaines seulement avant les élections nationales prévues pour janvier. En réalité, sa coalition de droite n’est confrontée à aucune opposition majeure dans le camp politique sioniste. Ce qui les inquiète bien plus, c’est l’éclatement de luttes de classes et de protestations sociales venant du bas de la société.

L’autre facteur intervenant dans l’assaut contre Gaza est la volonté du régime israélien de mener une guerre contre l’Iran. Cela a été indiqué vendredi dans un article du spécialiste des affaires militaires du quotidien israélien Haaretz, Amir Oren. Intitulé « Pour Netanyahu, l’escalade à Gaza pourrait ouvrir la voie à une frappe contre l’Iran, » l’article prédit que Netanyahu et son ministre de la défense, Ehud Barak, « n’ont pas abandonné le rêve de mener une opération majeure contre l’Iran » et que l’attaque contre Gaza « pourrait servir de…prélude à une opération contre l’Iran. »

« En théorie, » écrit Oren, « une force qui est capable de mener une frappe contre Ahmed Jabari serait capable de repérer la position du président Iranien Mahmoud Ahmadinedjad. Et une force qui a détruit des roquettes Fajr serait à même d’atteindre leurs grands frères, les Shihabs, ainsi que les installations nucléaires iraniennes. »

Cette opération, poursuit-il, permet aux commandants militaires Israéliens de tester leurs armes et leurs tactiques qui seraient utilisées dans une attaque contre l’Iran. Elle permet également à Israël de mesurer la réaction internationale.

L’assaut contre Gaza a été soutenu de façon inconditionnelle par Washington à l’aide de déclarations répétées de la part de la Maison blanche et du ministère des Affaires étrangères affirmant le « droit » d’Israël « à se défendre».

Il a également le potentiel de torpiller toute tentative du gouvernement Obama d’entrer en négociations avec Téhéran au sujet du programme nucléaire iranien.

L’autre front surveillé par Tel-Aviv est la réaction des régimes bourgeois arabes, y compris le gouvernement des Frères musulmans du Président égyptien Mohamed Mursi. Vendredi a vu une brève visite du Premier ministre égyptien, Hisham Kandil, à Gaza, mais, significativement, pas de Mursi lui-même. Le gouvernement de Mursi n’a donné aucune indication qu’il se préparerait à rompre les accords de Camp David ou à prendre des mesures concrètes pour ouvrir ses frontières avec Gaza et permettre à de l’aide, militaire et humanitaire, d’y entrer.

La ligue arabe devrait se réunir au Caire lundi pour discuter de la crise de Gaza. En anticipation de cette réunion, l’envoyé de l’Irak, Qais el-Azzawy, a publié un communiqué vendredi appelant les Etats arabes à utiliser « l’arme du pétrole » pour faire pression sur Israël et ses alliés, principalement les États-Unis. Quelques heures après, pourtant, son ministère s’est distancé de sa remarque et a affirmé que l’Irak n’avait aucune proposition à présenter à la Ligue arabe.

C’est un résumé exact de l’attitude des régimes de la bourgeoisie arabe, dont beaucoup voient le massacre à Gaza comme une distraction malvenue de leur participation dans la guerre américaine pour un changement de régime en Syrie.

Parmi les masses de travailleurs de la région, cependant, l’attaque contre le peuple de Gaza et la perfidie des classes dirigeantes dans leurs pays créent une colère et des troubles grandissants, ce que l’on peut constater dans les manifestations qui ont eu lieu vendredi au Liban, en Égypte, au Yémen et ailleurs pour dénoncer l’attaque israélienne.

Bill Van Auken http://www.mondialisation.ca

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 02:12

Israël attaque Gaza : Michel Collon teste un média

 

Peut-on faire confiance aux médias ?

Peut-on faire confiance, par exemple, au quotidien Le Soir ?

Michel a testé quelques coupures de presse de cette semaine consacrées à deux thèmes :

 

1. La préparation de la nouvelle guerre contre Gaza.

 

2. Les solutions à la crise économique et sociale. Où on peut vérifier ce que vaut l'info du Soir. Où on constate qu'on veut nous mettre dans la peau de certaines gens avec qui nous n'avons rien à voir. Quand le langage prépare la guerre et quand le langage nous impose la pensée néolibérale... michelcollon.info


 

 

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Gaza, assassinats et désinformation

 

Pour comprendre l’escalade à Gaza, il faut toujours rappeler quelques données sur ce territoire (360 kilomètres carrés, plus de 1,5 million d’habitants, soit plus de 4 500 personnes par kilomètre carré — ce qui en fait un des endroits de la planète où la densité de population est la plus élevée), occupé depuis 1967 par Israël. Même si l’armée s’en est retirée, ses accès avec le monde extérieur sont toujours contrôlés par Israël ; la circulation à l’intérieur même de cette mince bande de terre est limitée et le blocus mis en place depuis des années perdure : pour les Nations unies, Gaza reste un territoire occupé.

Les données qui suivent sont fournies par le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires dans les territoires palestiniens (OCHA oPt), dans un document de juin 2012 intitulé : « Five Years of Blockade : The Humanitarian Situation in the Gaza Strip » :

- C’est en juin 2007 que le gouvernement israélien a décidé d’intensifier le blocus de ce territoire, qui était déjà sévèrement « contrôlé ». 

- 34 % de la population (et la moitié des jeunes) est au chômage. 

- 80 % de la population dépend de l’aide alimentaire. 

- Le PNB par habitant était, en 2011, 17 % en dessous de celui de 2005 (en termes constants).

- En 2011, un camion par jour sortait de Gaza avec des produits pour l’exportation, soit moins de 3 % du chiffre de 2005. 

- 35 % des terres cultivables et 85 % des eaux pour la pêche sont partiellement ou totalement inaccessibles aux Gazaouis à la suite des restrictions israéliennes. 

- 85 % des écoles doivent fonctionner en « double service » — un le matin, l’autre l’après-midi —, en raison de la surpopulation.

Toute guerre s’accompagne d’une propagande intense et le gouvernement israélien est passé maître dans cet art. Déjà lors de l’offensive de décembre 2008-janvier 2009, on avait assisté à un déferlement médiatique (Marie Bénilde, « Gaza : du plomb durci dans les têtes »). Des intellectuels français, dont l’inénarrable Bernard-Henri Lévy, avaient contribué à cette désinformation.

L’homme assassiné par Israël, Ahmed Jabari, était le chef de l’aile militaire du Hamas (sur cette organisation, lire « Qu’est-ce que le Hamas ? »). Nombre de médias le présentent comme « un terroriste » responsable de toutes les attaques contre Israël. La réalité est assez éloignée de ce portrait — au-delà même de l’usage du terme « terrorisme », pour le moins ambigu. Une nouvelle fois, c’est un journaliste israélien Aluf Benn qui fait remarquer (« Israel killed its subcontractor in Gaza », Haaretz, 15 novembre) :

« Ahmed Jabari était un sous-traitant, en charge du maintien de la sécurité d’Israël dans la bande de Gaza. Cette qualification paraîtra sans aucun doute absurde pour tous ceux qui, au cours des dernières heures, ont vu Jabari décrit comme un “archi-terroriste”, “le chef du personnel de la terreur” ou “notre Ben Laden”.

C’était pourtant la réalité durant ces cinq années et demi. Israël a exigé du Hamas qu’il observe la trêve dans le sud et la fasse appliquer par les nombreuses organisations armées dans la bande de Gaza. L’homme à qui avait été confiée cette tâche était Ahmed Jabari. »

Il suffit de regarder les graphiques publiés par le ministère des affaires étrangères israélien lui-même sur les tirs de roquettes (« Palestinian ceasefire violations since the end of Operation Cast Lead », 14 novembre 2012), pour se rendre compte que, de manière générale, la trêve a bien été observée. Elle a été rompue par des raids de l’armée israélienne les 7 et 8 octobre 2012, puis les 13 et 14 octobre, provoquant une escalade qui a continué sans discontinuer depuis. Et, à la veille de l’assassinat de Jabari, une trêve avait été finalisée par l’Egypte, ce que confirme le témoignage du militant de la paix Gershon Baskin, repris dansHaaretz, « Israeli peace activist : Hamas leader Jabari killed amid talks on long-term truce », 15 novembre)

Chaque escalade fait suite à des assassinats ciblés de militants palestiniens à Gaza. Ces exécutions extra-judiciaires sont une pratique ancienne du gouvernement israélien (à laquelle les Etats-Unis se sont ralliés depuis longtemps). Vous avez dit « terrorisme » ? (lire « De Gaza à Madrid, l’assassinat ciblé de Salah Shehadeh », par Sharon Weill, Le Monde diplomatique, septembre 2009).

Le scénario avait été exactement le même en 2008. Alors que la trêve était respectée du côté palestinien depuis juin 2008 (« List of Palestinian rocket attacks on Israel, 2008 », Wikipedia), c’est l’assassinat de sept militants palestiniens en novembre qui devait déboucher sur une escalade et l’opération « Plomb durci ».

Sur les violations par Israël des cessez-le-feu au cours des dernières années, on pourra lire Adam Horowitz, « Two new resources : Timeline of Israeli escalation in Gaza and Israel’s history of breaking ceasefires » (Mondoweiss, 14 novembre 2012).

D’autre part, il est difficile de parler d’un affrontement entre deux parties : les F-16 israéliens et les roquettes palestiniennes ne sont pas des armes équivalentes. Le bilan humain, depuis la trêve de janvier 2009 qui a suivi l’opération « Plomb durci », le confirme.

L’organisation israélienne de défense des droits humains B’Tselem dresse le compte des Palestiniens et des Israéliens tués à Gaza depuis le 19 janvier 2009 jusqu’au 30 septembre 2012 (« Fatalities after operation “Cast Lead” ») :

271 Palestiniens (dont 30 mineurs) contre 4 Israéliens.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes... Alain Gresh http://blog.mondediplo

 

 

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Lettre de Palestine     Vivre sous les bombes à Gaza

Vendredi 16 novembre 2012, par Claude Sarah Katz

 

Jeudi 15 novembre, 9:30

Hier, les forces armées israéliennes ont lancé une nouvelle vague de bombardements aériens et maritimes sur la bande de Gaza. Cela signifie qu’une population de 1,8 million de personnes, prisonnière — au sens plein du terme — dans une étroite bande de terre entre une « frontière » à la technologie hyper-sophistiquée et une mer patrouillée sans interruption par la marine de guerre, va subir aléatoirement la mort venue du ciel.

Combien ? Le grand hôpital de la ville de Gaza, Shifa, a accueilli toute la nuit la ronde des ambulances. Les informations circulent, essentiellement par Facebook, mais je ne peux vous faire un point maintenant : le quartier où je vis, et probablement une grande partie de la bande de Gaza, est sans électricité — donc sans routeur. Concernant les morts de l’après-midi d’hier et de la première partie de la nuit, on en compte une dizaine, ainsi qu’une centaine de blessés. Très mauvais signe, Israël a baptisé l’opération en cours « Pilier de défense » (« Pillar of Defence »). Veut-elle rééditer « Cast Lead » (« Plomb durci ») ? Souvenez-vous : 1 400 morts en quelques trois semaines, fin 2008-début 2009…

Devant la disproportion effarante des forces, une population civile, coincée entre barbelés et mer, littéralement écrabouillée par une très puissante armée, la « communauté internationale » va-t-elle réagir ? Nullement — en tout cas pas sans y être contrainte par l’opinion publique. Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni cette nuit et a décidé de ne rien dire. Cela donne dans les dépêches d’agence des titres quasi anodins (comme : « UN takes no action on Israel strikes »). Un des participants aurait déclaré que le fait que cette réunion ait eu lieu était déjà un signe positif. Merci pour les familles qui mourraient sous les bombes des F16 israéliens au même moment.

Comment peut-on en arriver là ? Que les puissants qui nous gouvernent aient leur propre vision du partage du monde et de ses richesses, et que dans cette vision les populations soient une simple variable d’ajustement, soit. Mais la presse ? Les organisations populaires ? On arrive à ce déni de toute justice, ce déni du droit de vivre pour les Gazaouis, par une longue série de mensonges et de désinformation.

Cela commence et finit par le renvoi dos à dos, au mieux, des « protagonistes ». A titre d’exemple, le secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-moon, lequel exprime au premier ministre israélien Benjamin Netanyahou ses « préoccupations devant la détérioration de la situation dans le sud d’Israël et dans la bande de Gaza, ce qui inclut (which includes) l’escalade alarmante des tirs indiscriminés de missiles et les assassinats ciblés par Israël de responsables militaires du Hamas » [1].

Ainsi, d’un côté, les terroristes palestiniens lancent des roquettes sur des objectifs « indiscriminés » — donc la population civile —, et de l’autre Israël, qui tue « proprement » un important chef militaire du Hamas. Au regard de la réalité du terrain, des bombes qui explosent autour de nous, des images affreuses d’enfants brûlés, c’est simplement ignoble — mais inattaquable en droit, grâce à l’astucieux « qui inclut ».

Alors, ne pas perdre de vue d’autres éléments, autrement importants, dont l’absence rend ce tableau parfaitement mensonger.

Non, Gaza n’est pas un endroit qui pourrait être calme et vivable si des fous furieux ne s’acharnaient pas à lancer des roquettes sur le paisible Israël. Gaza suffoque avec un nœud coulant au cou. Aucune décision sur sa vie ne lui appartient. Toute la vie économique a été tuée par l’interdiction d’exporter. Gaza est une cage où une puissance étrangère décide de tout, la quantité des denrées qui entrent ou n’entrent pas, les lieux où les gens pourront rester en vie et ceux où ils seront abattus, le moment où ses chars entreront arroser quelques kilomètres carrés de leurs engins explosifs et les moments où on pourra avoir l’impression de vivre. Je suis à Gaza depuis treize jours, mes notes quotidiennes sont faites de corps déchiquetés, de parents à bout de pleurs et du silence des comas. La mort à Gaza est comme la colonisation en Cisjordanie : quel que soit l’état des négociations de paix, la colonisation avance au même rythme en Cisjordanie, et quel que soit l’état de la résistance, l’armée israélienne tue quotidiennement à Gaza. Cette phrase n’est pas une envolée rhétorique mais un constat statistique.

Chaque fois que la population de Gaza tente de relever la tête, le nœud coulant se serre un peu davantage [2]. A titre d’exemple : les accords d’Oslo, marché de dupes s’il en fut, dessinent une zone accessible à la pêche pour les bateaux de Gaza d’une largeur de 20 miles nautiques (37 kilomètres). Pour punir les Gazaouis, après le déclenchement de la seconde Intifada, cette zone est ramenée arbitrairement, et du seul droit du plus fort, à 12 miles en 2000, puis à 6 miles en 2003. Depuis 2006, elle a est restreinte à 3 miles, limite imposée par des navires de guerre omniprésents. De ce minuscule espace de pêche, les bateaux ne peuvent ramener qu’une misère et l’ensemble de l’activité est sinistrée [3]. Si on oublie cet aspect du constat, le mépris, la brutalité, le traitement de cette population comme étant privée de tous droits, ne survivant que selon le bon plaisir de son vainqueur, on ne peut rien comprendre à l’existence d’une résistance.

C’est la même logique qui préside aux bombardements d’aujourd’hui : se venger sur la population civile des actions de résistance. Ceci a un nom : punition collective. Et appartient, en droit international, à la catégorie crime de guerre.

Nous savons bien tous, ou croyons savoir, que résister est non seulement un droit, mais un devoir. Ici la résistance est petite et morcelée, décimée par les assassinats dits « ciblés », confrontée à une terrible machine de guerre, mais elle existe. Et comme toute résistance, c’est à elle qu’on impute les malheurs de la population. Relisez le texte de l’Affiche rouge et ce que les nazis avaient écrit sur cette affiche placardée dans tout Paris :« Des libérateurs ? La libération par l’armée du crime ! ». Ceux dont nous nous rappelons avec affection et respect les actions, les résistants sur le sol français, étaient désignés alors comme terroristes, responsables de la « malheureuse » nécessité, pour l’armée d’occupation allemande, de procéder en représailles à des prises d’otages et à des exécutions sommaires.

 

17:00

Ce qui a commencé hier, ce qui se poursuit aujourd’hui, c’est le bombardement de la population civile. Ce qu’écrit Le Monde dans son édition du jour, et accessible sur la Toile — « Israël menait jeudi 15 novembre un deuxième jour d’offensive contre les groupes armés dans la bande de Gaza. Une frappe aérienne a provoqué la mort de trois militants palestiniens, a-t-on appris de sources médicales »  [4] —, est de la pure désinformation. Le responsable de l’hôpital Shifa, le docteur Medhat Abbas, a compté pour nous, en milieu de journée, 90 frappes, visant les lieux les plus variés : maisons, routes, terrain vagues, fermes. On déplore 13 morts (pour une moitié des combattants, pour l’autre des civils, dont le plus jeune avait 11 mois et le plus âgé 65 ans) et 147 blessés — dont une partie ne survivra pas. Ce genre de bilan signe une stratégie : terroriser la population.

Peu ou prou, la résistance riposte. Avec plus de force que lors de l’opération « Plomb durci ». Une coordination de l’ensemble des mouvements semble se mettre en place. La population en soutient le but. Dans les pleurs et des cris de rage, même au chevet des enfants mourants, c’est incontestablement le refus de plier qui se fait entendre.

Plutôt que de s’aventurer dans de savantes discussions sur les appartenance partisanes de tel ou tel groupe de résistants, les analystes politique devront compter avec la population de Gaza.

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Claude Sarah Katz est démographe, retraitée du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), spécialiste en analyse de données à l’université Al Azhar de Gaza. Elle est actuellement envoyée spéciale du mensuel CQFD à Gaza.

Notes

[1] « UN Security Council meets, takes no action on Israel strikes », Ma’an News Agency, 16 novembre 2012.

[2] Lire le témoignage de Noam Chomsky, qui s’est rendu sur place du 25 au 30 octobre, « Impressions de Gaza », Palestine Solidarité, 10 novembre 2012.

[3] Lire Joan Deas, « A Gaza, la mer rétrécit », Le Monde diplomatique, août 2012.

[4] « Israël tue le chef militaire du Hamas et annonce une opération armée à Gaza », Le Monde, 15 novembre 2012.

http://blog.mondediplo.net 

 

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Comment  le peuple juif fut inventé

Il n’y a pas plus eu de peuple juif que de peuple chrétien et de peuple musulman. Selon l’historien israélienShlomo Sand, l’expression « peuple juif » n’apparait qu’au XIXe siècle.

Quant à l’exil des juifs, après la chute du temple de Jérusalem en 70 après J.-C., c’est, selon l’auteur de« Comment le peuple juif fut inventé »(éd. Fayard), un pur mythe chrétien antijuif du IIIe siècle.

Au VIIe siècle, la plupart des populations juives se seraient islamisées. Conséquence : « Les chances que les Palestiniens soient des descendants des Judéens de l’Antiquité sont beaucoup plus grandes que celles des juifs. »

Shlomo Sand a été tourné en ridicule par des historiens israéliens (et critiqué par d’autres), mais salué par l’un d’eux (décédé en 2010), l’historien Tony Judt,ancien sioniste convaincu devenu un partisan de la création d’un Etat palestinien.

 

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Les enfant palestiniens qui ne verront jamais Palestine


 

 

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Pourquoi Obama ne va pas s’en prendre à Israël

Barack Obama, Benjamin Netanyahu

La victoire d’Obama aux élections présidentielles la semaine dernière suscite un malaise général en Israël. Mais l’approche de la Maison Blanche envers Netanyahou risque peu de changer de manière significative.

Les sondages menés hors USA peu de temps avant le jour du scrutin montraient qu’Obama était le candidat préféré dans tous les pays sauf deux : le Pakistan et Israël. Mais contrairement au Pakistan, où les deux candidats se partageaient une même impopularité, il n’a obtenu que 22 % en Israël contre 57 % en faveur de Romney.

Au vu de ces chiffres, on ne s’étonnera pas que le Premier Ministre de l’aile droite, Benjamin Netanyahou, ne fasse que peu d’efforts pour cacher ses sympathie politiques, imposant un accueil de héros à Romney lorsque celui-ci visita Jérusalem cet été et se produisant en vedette dans plusieurs de ses publicités électorales.

Ehud Olmert, un précédent Premier Ministre israélien, a accusé Netanyahou de « cracher » à la face du Président et mis en garde Israël contre une vengeance possible d’Obama pendant son second mandat (cf « Olmert descend Bibi en flammes à propos de l’Iran et de sa relation à Obama » article de Dan Ephron dans The Daily Beast du 6 novembre).

La sagesse générale veut que le président, déchargé des soucis de sa réélection, cherchera à se venger, à la fois de l’intransigeance de Netanyahou dans le processus de paix et de son intrusion dans la campagne étatsunienne.

Les dessinateurs de presse ont résumé la situation la semaine passée. Le quotidien libéral Haaretz montrait un Netanyahou suant à grosse gouttes et mettant prudemment sa tête dans la gueule du lion Obama, tandis que le Jerusalem Post de droite montrait Netanyahou s’exclamant « Oh ! la poisse ! » à la lecture des grands titres.

Parmi les Israéliens et de nombreux observateurs, le sentiment est qu’un Obama en second mandat exercera une pression bien plus forte sur Israël à la fois pour faire de grandes concessions aux dirigeants palestiniens et pour mettre un terme à la posture agressive envers l’Iran pour sa supposée intention de construire une tête nucléaire.

 

Ambiance euphorique

Mais une telle idée est chimérique. L’approche de la Maison Blanche envers Netanyahou risque peu de changer de manière significative.

L’état d’esprit euphorique de Netanyahou s’étalait en évidence pendant le scrutin américain : son gouvernement annonçait le projet de construire plus de 1.200 maisons pour colons juifs à Jérusalem-Est, capitale présumée d’un futur état palestinien (cf « Israël fait avancer la construction de 1.200 maisons à Jérusalem-Est » article du Guardian du 6 novembre.

La réalité, Netanyahou le comprend fort bien, c’est qu’Obama a maintenant les mains liées au Moyen-Orient tout aussi étroitement que pendant son premier mandat.

Obama s’est brûlé les doigts précédemment quand il a tenté d’imposer un gel des colonies. Il n’y a aucune raison  de croire que les lobbyistes israéliens d’extrême-droite à Washington, menés par l’AIPAC, faciliteront la tâche du Président cette fois-ci.

Et comme le notait Ron Ben Yishai, journaliste israélien aguerri, Obama aura en face de lui le même Congrès, qui « est traditionnellement le bastion du soutien quasi inconditionnel à Israël » (cf « Obama est mieux pour Israël » Ynet, 6 novembre).

Obama ne se fait peut-être pas de souci à propos de sa réélection, mais il ne voudra pas transmettre un héritage empoisonné au prochain candidat démocrate à la présidence, ni embourber son dernier mandat dans des confrontations désastreuses avec Israël. On se souvient encore trop douloureusement du coup raté de Clinton pour forcer un accord de paix – même s’il était en réalité bien plus généreux pour Israël que pour les Palestiniens – à Camp David, aux derniers jours de son second mandat.

Et en dépit de son antipathie personnelle à l’égard du Premier Ministre israélien, Obama sait aussi que mis à part le conflit israélo-palestinien, ses politiques y sont soit alignées sur Israël soit dépendantes de la bonne volonté de Netanyahou à collaborer.

 

Revanche limitée ?

Obama comme Netanyahou désirent que l’accord de paix Egypte-Israël tienne le coup. Tous deux doivent s’assurer que la guerre civile en Syrie ne connaisse pas une escalade qui la fasse échapper à tout contrôle, comme semblaient l’indiquer les tirs transfrontaliers sur le plateau  du Golan ces derniers jours. Tous deux préfèrent des dictateurs pro-occidentaux répressifs dans la région plutôt que de nouveaux islamistes.

Et bien sûr, tous deux veulent coincer l’Iran pour ses ambitions nucléaires. Jusqu’à présent, Netanyahou a consenti à contre-coeur à la ligne US – “donner une chance aux sanctions” – et a atténué sa rhétorique d’attaque. La dernière chose dont la Maison Blanche ait besoin, c’est d’un Netanyahou fâché exhortant ses cohortes de Washington à saper la politique étatsunienne.

Il reste un mince espoir aux opposants de Netanyahou, c’est qu’un président américain mécontent prenne malgré tout une petite revanche et fasse tourner les tables en interférant dans les élections israéliennes de janvier prochain. Il pourrait soutenir des opposants plus modérés, comme Olmert ou Livni,  si ceux-ci choisissent de se présenter et commencent à sembler crédibles.

 

Mais même cela resterait un pari risqué

Quelle que soit la composition de la prochaine coalition gouvernementale en Israël, il est évident qu’elle mènera des politiques guère différentes de l’actuelle. Cela ne fait que refléter le virage à droite des électeurs israéliens, comme l’indique un sondage de ce mois : 80 % des électeurs croient à présent qu’il est impossible de faire la paix avec les Palestiniens.

En fait, étant donné l’état d’esprit en Israël, une tentative trop manifeste d’Obama d’épauler un des opposants à Netanyahou risquerait actuellement de réduire leurs chances de succès. Netanyahou a déjà démontré aux Israéliens qu’il peut défaire le président US dans un combat les yeux dans les yeux. Beaucoup d’Israéliens vont sans doute conclure que personne n’est mieux placé pour tenir en échec un Obama antipathique pendant son second mandat.

Confronté au consensus populaire israélien et au soutien du Congrès à la ligne dure avec les Palestiniens, Obama est un champion improbable du processus de paix – et même de la modeste ambition actuelle de la Palestine d’obtenir le statut d’observateur aux Nations Unies. Le vote à ce sujet doit avoir lieu le 29 novembre, le Président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas espérant apparemment que l’anniversaire du Plan de partition de 1947 de la Palestine fournira une résonance émotionnelle.

Entre-temps, les principaux partis israéliens bataillent pour mettre la main sur le grand réservoir de votes de droite. La semaine dernière, Shelly Yacimovich, leader du parti travailliste dans l’opposition, a nié que son parti soit « de gauche », montrant combien c’est  devenu un vilain mot en Israël. Elle a soigneusement évité de faire allusion aux questions palestiniennes ou diplomatiques.

Et le grand espoir de la politique israélienne, l’ancienne étoile télévisuelle Yair Lapid, est rapidement devenu comme un écho de Netanyahou. La semaine dernière, il est allé jusqu’à refuser de s’opposer publiquement aux ultimes parties palestiniennes de Jérusalem-Est, arguant que les Palestiniens pourraient être forcés à renoncer à leur capitale putative (“Lapid : Si Israël reste ferme, les Palestiniens renonceront à Jérusalem-Est” cf Haaretz 8 novembre )

La réalité est que la Maison Blanche est à la colle avec un gouvernement israélien, avec ou sans Netanyahou, qui rejette un accord avec les Palestiniens. Comme la violence éclate à nouveau à Gaza – comme c’est arrivé pendant la dernière ligne droite de la dernière élection israélienne – il semble bien que nous en soyons pour quatre années de plus dans le même bateau.    Jonathan Cook mondialisation.ca

 

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Manifs de solidarité avec le peuple palestinien et avec Gaza 

 

 

Des citoyens palestiniens et d'autres pays arabes s'expriment ....

 

 

 

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 07:42


 

 

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La Celac naît aussi au Venezuela: Amérique sans Etats-Unis ni Canada

 

CARACAS / MADRID, jeudi 1er décembre 2011 (LatinReporters.com) - Troisième volet, les 2 et 3 décembre à Caracas, de l'accouchement du bloc continental Amérique latine-Caraïbes, soit l'Amérique sans les Etats-Unis ni le Canada. Après le Brésil en décembre 2008 et le Mexique en février 2010, c'est au tour du Venezuela, avant le Chili en 2012, de proclamer la concrétisation d'un rêve dénommé provisoirement Celac (Communauté des Etats latino-américains et caribéens).

Le visage enflé par le traitement d'un cancer dont il se dit guéri, le président vénézuélien Hugo Chavez, nanti de pouvoirs autocratiques pour gouverner par décrets jusqu'en juin 2012, évitera sans doute de porter l'uniforme militaire devant ses hôtes de la Celac. (Photo Efrain Gonzalez / Prensa presidencial)


En cette année du bicentenaire de la déclaration de l'indépendance du Venezuela, le président Hugo Chavez exulte. "Nous avons vécu à la périphérie du monde pendant des siècles. On nous a imposé ce que le Nord avait envie de nous imposer. Mais l'heure du Sud est venue, l'heure d'être nous-mêmes"clame le leader bolivarien, giflant ainsi les Etats-Unis. "Un nouvel organisme va naître, c'est un véritable fait historique. Combien d'années de lutte ! Ce n'est pas la victoire, c'est un premier pas" réfléchit-il à voix haute, revendiquant donc la naissance de la Celac en ses murs.

Remplacer l'OEA ou la vider de son sens ?

Près de 600 millions d'âmes seront représentées à Caracas par les 33 chefs d'Etat ou de gouvernement de tous les pays continentaux et insulaires, y compris donc Cuba, s'étendant du Rio Grande à la Terre de Feu. Parmi ces 33 pays, les 12 de l'Unasur (Union des nations sud-américaines) et les 18 de l'alliance pétrolière Petrocaribe, arme économico-politique du Venezuela pétrolier, tiendront leur propre sommet en marge de celui de la Celac.

Remise sur les fonds baptismaux au moment où se lézarde l'Union européenne, longtemps considérée comme modèle à suivre, l'unité de l'Amérique latine-Caraïbes devrait se forger à Caracas, puis l'an prochain à Santiago du Chili, autour de cinq axes dits stratégiques : politique, énergie, développement social, environnement et économie. Soutenue par la persistante plus-value des matières premières, l'insolente prospérité actuelle de l'Amérique latine au milieu de la crise globale favorisera peut-être les projets d'union.

Quoique le tiers au moins des pays de la Celac soit lié aux Etats-Unis par des accords de libre-échange, l'émancipation de la tutelle de Washington et l'émergence d'une forte voix latino-américaine dans un monde globalisé sont, au-delà de l'idéologie, des ambitions partagées par les 33 pays concernés. Mexique, Colombie et Chili, principaux fleurons de la droite régionale, en font foi.

Le pôle de la gauche radicale formé par l'ALBA (Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique, unissant Venezuela, Cuba, Bolivie, Nicaragua, Equateur, la Dominique, Antigua-et-Barbuda et Saint-Vincent-et-les-Grenadines) a souvent estimé que la Celac remplacera ou pour le moins videra de sens l'Organisation des Etats américains (OEA), longtemps dominée et encore très influencée par Washington.

L'épine des droits de l'homme 

Dans cette optique, le président socialiste équatorien Rafael Correa propose, avec l'aval de Hugo Chavez, que la Celac soit habilitée, en lieu et place de l'OEA, à résoudre les conflits touchant ses membres, notamment en matière de droits humains. Or, le harcèlement en Equateur de médias critiques du pouvoir inquiète actuellement la Commission interaméricaine des droits de l'homme de l'OEA, qui épingle en outre depuis longtemps deux autres pays de l'ALBA, le Venezuela et Cuba. L'ALBA ayant en outre soutenu feu Mouammar Kadhafi contre les insurgés libyens et appuyant aujourd'hui le président syrien Bachar al-Assad dans une répression qui a fait, selon les Nations unies, "au moins 4.000 morts" en huit mois (soit davantage qu'en 17 ans de dictature du général Pinochet au Chili), le souci manifesté par Rafael Correa sur les droits humains laisse perplexes nombre d'observateurs, y compris certains peu indulgents à l'égard des conséquences parfois dramatiques de la politique extérieure musclée de Washington.

Le sommet de la Celac permettra peut-être à Hugo Chavez de recomposer son image internationale ternie par son soutien, critiqué même par l'extrême gauche européenne, aux régimes dictatoriaux responsables du massacre d'opposants en Libye et en Syrie. Sur le plan intérieur, le leader bolivarien tentera de mettre à profit ce rendez-vous politique et diplomatique majeur pour contredire ceux qui croient que son cancer l'empêchera de briguer sa réélection à la présidentielle du 7 octobre 2012. Sa maladie avait provoqué le report du sommet, prévu initialement pour les 5 et 6 juillet derniers.

A noter que les idéaux proclamés de justice, de liberté et d'indépendance soutenant la Celac cadrent mal avec les 18 mois d'autocratie présidentiellepour gouverner par décrets que M. Chavez s'est fait octroyer jusqu'en juin 2012 par sa majorité parlementaire sortante après les dernières élections législatives et avant l'installation de l'Assemblée nationale résultant de ces élections qui ont renforcé l'opposition.

Le Brésil, principal inspirateur et bénéficiaire de l'unité latino-américaine 

Qu'il s'active aujourd'hui au Venezuela et l'an prochain au Chili, le chantier d'une Amérique sans les Etats-Unis ni le Canada a pour principal inspirateur et bénéficiaire le Brésil. Dans ce pays, l'alors président Luiz Inacio Lula da Silva réunissait pour la première fois en décembre 2008, à Costa do Sauipe, près de Salvador de Bahia, un sommet des 33 pays de l'actuelle Celac passé relativement inaperçu en Europe. Lors de la conférence de presse finale, Lula et son homologue mexicain, le conservateur Felipe Calderon, annonçaient la décision de créer ce qui pourrait s'appeler un jour l'Union de l'Amérique latine et des Caraïbes, le nom définitif n'étant pas encore arrêté. La Déclaration de Salvador de Bahia exprimait au nom de ses 33 signataires "la conviction que l'intégration politique, économique, sociale et culturelle de l'Amérique latine et des Caraïbes est une aspiration historique de leurs peuples et constitue un facteur nécessaire au progrès du développement soutenable et au bien-être social dans toute la région".

Lula passait ensuite le relais au Mexique, sous couvert de sa présidence tournante du Groupe de Rio désormais englobé par la Celac. Et à l'issue d'un second sommet plus médiatisé que le premier, en février 2010 sur la Riviera Maya mexicaine, près de Cancun, le président Felipe Calderon annonçait que les 33 pays "ont décidé de constituer la Communauté des Etats latino-américains et des Caraïbes [donc la Celac] en tant qu'espace régional propre unissant tous les Etats" concernés. Les signataires de la Déclaration de Cancun s'affirmaient "décidés à construire un espace commun pour approfondir l'intégration politique, économique, sociale et culturelle de notre région (...) dans un cadre d'unité, de démocratie, de respect sans restriction des droits de l'homme...". 

 
Archives - A la tribune, le président mexicain Felipe Calderon inaugure le 22 février 2010 près de Cancun le Sommet de l'Unité de l'Amérique latine et des Caraïbes, seconde étape du processus de la Celac après un premier sommet en décembre 2008 au Brésil. (Photo Presidencia de la República, Mexico)


Comme celle de Salvador de Bahia, la Déclaration de Cancun reflétait plus une promesse qu'une réalité. Elle ne mentionnait même pas la Celac, pourtant annoncée par le président mexicain. En fait, les 33 pays de l'Amérique latine et des Caraïbes avaient décidé une seconde fois de s'unir, mais toujours sans concrétiser. Cela donne au Venezuela le droit moral d'affirmer que la Celac va enfin naître à Caracas. Mieux vaudra étudier les textes officiels finaux pour y croire, quoiqu'exister au niveau élémentaire de la concertation politique, sans structures définies ni personnalité juridique, soit déjà une étape positive pratiquement franchie.

Pour le Brésil, la Celac qu'il a impulsée est le troisième étage de sa montée en puissance. Le premier, Mercosur, Marché commun du Sud créé en 1991 avec l'Argentine, le Paraguay et l'Uruguay, consacrait le Brésil comme puissance sous-régionale. Le second, l'Union des nations sud-américaines (Unasur), dont le traité constitutif fut signé en mai 2008 à Brasilia, élevait le géant sud-américain au rang de puissance régionale. Et le troisième étage, sur une orbite ébauchée aux sommets de Salvador de Bahia et de Cancun, orbite qu'on tentera de mieux dessiner à Caracas, devrait consacrer le statut d'acteur global d'un Brésil qui revendique un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies.

Septième puissance mondiale avec en 2010 un PIB de 2.090 milliards de dollars (le double du PIB du Mexique et sept fois celui du Venezuela), membre du G-20 et du groupe des puissances émergentes dénommées BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), grand comme quinze fois la France et fort d'un marché intérieur de 190 millions d'habitants, le Brésil a réussi le tour de force de s'ériger en leader incontournable de l'Amérique latine sans confrontation avec les Etats-Unis. D'autant que la perte progressive de son hégémonie au sud du Rio Grande pousse Washington à miser sur le rôle modérateur et stabilisateur du géant brésilien face aux poussées de la gauche radicale.

source : http://www.latinreporters.com/index.html

 

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Le point de vue cubain

CELAC : en quête des véritables intérêts des peuples latino-américains et caribéens


L’Amérique Latine et les Caraïbes marchent vers la matérialisation d’un vieux rêve de leurs peuples et des héros de l’indépendance: la véritable indépendance de la région, sans l’hégémonisme colonialiste des Etats-Unis.

altAvec la constitution, cette semaine à Caracas, la capitale vénézuélienne, de la Communauté des États Latino-américains et Caribéens, la région disposera d’un mécanisme lui permettant de défendre les véritables intérêts de ses peuples.

 

La CELACsera un organisme totalement différent de l’OEA, l’Organisation des États Américains, qui a toujours défendu par-dessus tout, les intérêts des États-Unis et qui a servi aux prétentions expansionnistes du puissant voisin du Nord.

 

La présence de 33 chefs d’état ou de gouvernement, qui ont déjà confirmé leur participation, vient confirmer l’importance que la plupart des nations de la zone accordent à ce nouveau mécanisme, qui leur permettra d’avancer  vers l’émancipation économique et politique. Les spécialistes n’écartent pas cependant que certains pays, pliés aux diktats étasuniens, tentent d’imposer,  de nouvelles formes de domination de Washington, soigneusement déguisées.

 

Ils se heurteront à une opposition farouche, car depuis plusieurs années,  la région fait des pas sûrs vers sa totale et véritable indépendance. Le triomphe, dans plusieurs pays, des gouvernements progressistes, réellement préoccupés pour le bien être de leurs peuples et pour fomenter des relations internationales basées sur la coopération et la solidarité, en  est la meilleure preuve.

 

Le 4è Sommet des Amériques qui a eu lieu à Mar del Plata en  2005 a été un autre exemple des avancements faits vers cet objectif. En Argentine, la Zone de Libre échange des Amériques, la ZLEA a été enterrée définitivement. Washington entendait imposer  cette initiative, pour perpétuer ainsi sa présence en Amérique Latine.

À partir de ce moment-là, une alternative pour les peuples a commencé à naître. À l’heure actuelle elle est une Alliance qui reflète les aspirations des majorités et qui prône l’intégration de l’Amérique Latine et des pays de la Caraïbe.

 

Actuellement, les programmes solidaires de grand impact mis en place par l’ALBA, l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique, ne se limitent pas  aux pays membres, ils s’étendent partout dans la région,  au profit des  démunis, ceux qui ont toujours été laissés en marge par les gouvernements néo-libéraux.

L’Amérique Latine et les Caraïbes sont conscients qu’ils doivent avoir une présence chaque fois plus importante dans les forums internationaux et la CELAC représentera l’esprit démocratique auquel aspirent la majorité des pays.

De l’avis de nombreux analystes Caracas sera le théâtre cette fin de semaine d’un processus d’unité, de reconnaissance, de réaffirmation  régionale sans précédents dans l’histoire.

source : http://www.radiohc.

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 02:48

Manifestation

Date :  vendredi 11 novembre 2011

Lieu et heure : 14 h aux Mobiles (haut de la Canebière)

Par : le Collectif Solidarité Maghreb



Depuis plus de huit mois les peuples de Syrie et du Yémen sont entrés en insurrection contre les régimes autoritaires de Bachar El Assad et de Abdellah Ali Saleh. Les motifs sont similaires à ceux qui ont poussé les peuples de Tunisie et d’Égypte à se soulever : une misère sociale qui côtoie des richesses indécentes, un pouvoir despotique qui se lègue de père en fils et une absence totale de liberté d’expression.

 

À l’instar des autres régimes autoritaires face au soulèvement populaire en cours, la réponse des pouvoirs de Bachar Al Assad et de Abdellah Ali Saleh se résume dans la mobilisation des forces de répression tant policières que militaires pour étouffer dans l’oeuf la légitime colère de ces peuples à qui on n’a laissé que le choix de l’émeute et de la manifestation pour crier fort la soif de liberté et de justice sociale. 


Mais malgré une répression de grande échelle qui a fait plusieurs milliers de victimes, la détermination pour mener à terme cette lutte héroïque demeure intacte. Ces longs mois de résistance ont fait mûrir la conscience d’une lutte qui s’installe dans la durée. La nécessité d’une réelle prise en charge par les intéressés de leurs propres destins a fait émerger des directions politiques de la résistance à travers les conseils nationaux et les coordinations. 

 

Profitant de la situation des grands médias et de l’opinion internationale occupés par l’intervention de l’OTAN en Libye, les pouvoirs syrien et yéménite tentent de maintenir la mobilisation des peuples dans l’isolement et l’indifférence.

 

Pour briser cet isolement et permettre ainsi aux peuples de Syrie et du Yémen de faire entendre leur voix, condition primordiale pour une issue victorieuse aux énormes sacrifices consentis, une mobilisation internationale est nécessaire. C’est dans cet esprit que le Collectif Solidarité Maghreb appelle à une journée de manifestation de solidarité avec les peuples de Syrie et du Yémen.

 

source : http://www.millebabords.org/spip.php?article18903

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 05:45

Au cours de la semaine, des mouvements de protestation, des manifestations, des grèves, ont fleuri tout autour du monde. Comme une sorte d’épidémie mondiale de contestation qui se propagerait dans les rues surchauffées...

 

En Grèce c’est un deuxième plan d’austérité qui indigne la population. Malgré les grèves générales et les manifestations, qui souvent deviennent violentes, l’étau des financiers se serre toujours plus. Les banquiers prêteurs ne sont pas prêts à lâcher leurs profits, quitte à mettre un policier derrière chaque citoyen grec qui ne se résoudra pas à rester à genoux...

 

Quel gaz est utilisé par la police grecque ?

 

En Syrie la rue gronde depuis des semaines, pour se débarrasser d’un régime qui ne supporte pas la contestation. Les représailles ont déjà fait des centaines de morts et pourtant la rue ne plie pas...

 

Au Chili on manifestait afin d’obtenir davantage de moyens pour l’enseignement public. Entre 100 000 et 200 000 manifestants à Santiago. Que croyez-vous qu’ils ont obtenu ? Des gaz lacrymogènes envoyés directement depuis les voitures blindées des forces de l’ordre...

 

En Grande-Bretagne la pilule de la réforme des retraites ne passe pas. Entre 600 000 et 700 000 personnes étaient dans les rues pour manifester leur mécontentement face aux réformes des Conservateurs...

 
 

L’Egypte a aussi connu des soubresauts cette semaine. La place Tahrir reste l’épicentre de la contestation, dans un pays encore endeuillé par les affrontements de la récente "Révolution Egyptienne"...

 

En Pologne on manifeste dans les rues de Varsovie pour dénoncer un salaire minimum trop faible : "A vous la politique, à nous la misère"...

 

En France les anti-nucléaires manifestent (chaîne humaine) à Fessenheim pour obtenir la fermeture de la centrale nucléaire jugée dangereuse...

 

La liste pourrait s’allonger indéfiniment tellement les raisons de s’indigner sont nombreuses et l’envie de changement est FORTE...

 

http://www.agoravox.tv/actualites/international/article/la-rue-gronde-grece-syrie-chili-30812

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 03:16
DAKAR_FORUM_SOCIAL_2011.jpg

(De Dakar) Des hurlements retentissent dans la foule : « Moubarak dégage ! », très vite suivis par « L'Afrique ne veut plus de dictateurs ! Gbagbo dégage ! Compaoré dégage ! Abdoulaye Wade dégage ! »

Les Sénégalais et Africains de tout le continent semblent à leur tour portés par le courage et la ténacité de leurs frères tunisiens ou égyptiens, pour enfin crier tout haut ce qu'ils n'avaient jamais osé dire.

 

Après l'échec du premier Forum social mondial (FSM) accueilli par l'Afrique, à Nairobi au Kenya en 2007, cette onzième édition organisée à Dakar a une haute valeur symbolique, et porte le poids des nombreux évènements socio-politiques africains de ces derniers mois.

 

« Un autre monde est possible »

Foule cosmopolite des quatre coins de la planète, militants sous les bannières d'organisations du monde entier, en famille ou entre amis, ils étaient plus de 10 000 dimanche dans les rues de Dakar pour la grande marche de lancement du FSM.

Dakar_Forum_Social_2011_2.jpg

 

A l'heure où l'avenir de la planète se discute dans le huis clos élitiste du Forum économique de Davos, le FSM se fait le relais des revendications populaires du monde entier. La plupart débarqués la veille dans la capitale sénégalaise, les participants étrangers sont arrivés par la route, en avion, en bateau ou encore en stop.

La foule est restée fortement dominée par les couleurs chaudes des délégations africaines, venues en masse pour cette manifestation symbolique de démarrage du Forum. Les questions d'altermondialisme et de développement durable ne semblent plus être l'apanage des populations alternatives des pays riches.

 

Dans une ambiance festive et musicale, portés par les rythmes des percussions et réchauffés par les rayons d'un agréable soleil d'hiver africain, les marcheurs ont rejoins l'université Cheikh Anta Diop, fief de ce nouveau Forum. (Voir la vidéo)

 


 

Pauline Imbach est secrétaire au bureau international du CADTM (Comité pour l'annulation de la dette du Tiers monde), elle explique l'enjeu important de cette année.

« Ce forum est un grand moment, l'Afrique est en train de se révolter : la Tunisie, l'Egypte, le Yémen… Il y a un enjeu très fort au FSM cette année, il faut que le FSM soit à la hauteur des révoltes populaires et qu'on obtienne de vraies réponses. »

 

« La crise du système et des civilisations », thème majeur de l'édition 2011, semble s'effacer derrière la portée symbolique de cet évènement social accueilli par l'Afrique dans un contexte de changements majeurs et cruciaux du continent. Les délégations africaines sont nombreuses dans le cortège à s'approprier le Forum pour parler enfin « d'une révolution africaine ».

 

Une marche symbolique pour le continent

L'importance de l'Afrique dans ce Forum, de la Côte d'Ivoire, au Congo en passant par la Guinée ou encore l'Afrique du Sud était une première pour un Forum social mondial.

 

De nombreuses organisations de tout le continent étaient représentées dimanche pendant la marche : protection des droits de l'homme ou de l'environnement, contre l'interdiction des OGM ou pour la régularisation des sans-papiers, syndicats, écologistes, communistes et socialistes, ou encore des prêtres franciscains marchant côte à côte avec des imams.

 

Un défilé marqué par une volonté d'unir les efforts : les revendications des cortèges divergeaient par leur thématique mais se rejoignaient dans des valeurs communes de paix, de tolérance, de justice et d'équité.

 

Marqués par les évènements de ces derniers mois, les Africains désirent enfin, comme l'expriment leurs slogans « prendre leur destin en main ».

Selon Olivier Ruë, l'un des participants, spécialiste depuis plusieurs années de l'Afrique de l'Ouest :

« C'est l'an I de la révolution africaine ! C'est aujourd'hui que prend forme la véritable décolonisation. »

 

C'est aussi l'avis de la secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry croisée dans les rangs de la marche. (Voir la vidéo)


 

L'annulation de la dette du Tiers monde, proposition phare

De nombreuses propositions ou solutions ont déjà été soulevées et discutées ce lundi après-midi dans les rues de Dakar. La principale reste l'annulation de la dette du tiers monde.

 

Le CADTM est l'une des délégations internationale les plus importante du Forum avec une centaine de délégués du monde entier dont 80 provenant d'Afrique.

 

« On considère que la dette est un point central d'oppression des peuples au nord comme au sud. L'annulation de la dette, c'est un point de départ-clé car cela garantit une indépendance économique et politique des populations du tiers monde », explique la secrétaire du bureau général Pauline Imbach.

L'espoir porté dans l'assemblée des mouvements sociaux

Pour beaucoup de participants, ce Forum reste juste l'occasion d'une grosse mobilisation. C'est l'assemblée des mouvements sociaux qui pourra véritablement apporter des changements concrets. Celle-ci, tenue en marge de l'évènement, regroupe des dizaines de mouvements sociaux internationaux.

Elle aura lieu le dernier jour du Forum, le 11 février, et aboutira par la proposition d'un texte d'appel à mobilisation. Cette déclaration vise à prolonger le Forum et à organiser des luttes coordonnées dans chaque pays pour agir à l'échelle mondiale.

 

En effet, le FSM ne peut pas, selon le code précis de sa charte de création en 2001, proposer des cadres de mobilisations. C'est une coordination d'échanges et non d'actions, d'où la sensation parfois amère des années précédentes, d'absence de force de proposition à la fin du Forum.

Yacoub Bitocho, membre d'Attac au Bénin, est conscient comme beaucoup des participants, que le Forum n'est pas une fin en soit mais une clé pour avancer vers « un monde meilleur ». (Voir la vidéo)

 

 


 

Un forum populaire

La marche s'est terminée par un discours très enthousiaste du président bolivien Evo Morales.
« Le monde change », a-t-il affirmé à la foule multicolore qui se tenait devant lui.

« Malgré les grandes inégalités, je suis convaincu que les peuples du monde sont en train de se soulever pour un monde meilleur. »

 

Ils étaient en tout cas venus en très grand nombre pour cette journée de lancement, espoir au cœur et drapeaux au vent, avides d'unité et d'égalité.

 

Selon Rakesh Mittal venu de New Delhi spécialement pour le Forum, sa bannière « Peace » brandie au-dessus des marcheurs :

« Il y a toujours de l'espoir, je suis persuadé qu'il y a plus de gens biens dans ce monde que de mauvais. Le seul problème, c'est que les gens biens ne sont pas unis, c'est pour cela que je suis ici. »

 

Beaucoup d'attente, de symboles et de changements pour cette première journée du Forum, qui a encore cinq jours pour apporter des propositions de lutte concrètes.

 

La bande-originale de la première vidéo a été réalisée pour le FSM avec des rappeurs sénégalais qui ont travaillé en collaboration avec des jeunes des banlieues de Dakar sur l'un des thème principal du FSM 2011 : l'annulation de la dette du Tiers monde.

Photos : « Ensemble pour un monde meilleur », sur une pancarte vue à Dakar, le 6 février 2011 (Nina Montagné) ; Un homme et une femme défilent pour « un monde meilleur », à Dakar, le 6 février 2011 (Nina Montagné).

Lien : http://www.rue89.com/dakar-de-rue/2011/02/07/le-forum-social-mondial-a-dakar-an-i-de-la-revolution-africaine-189398

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 19:10

Manifestation à Montréal pour la démocratie en Égypte

Manifestation à Montréal pour la démocratie en Égypte

Une manifestation est en cours devant le consulat général d'Égypte, à l'appel des trois principales centrales syndicales du Québec.

Une centaine de personnes sont déjà sur place et les organisateurs estiment qu'entre 200 et 300 autres personnes participeront à l'événement.

La CSN, la FTQ et la CSD veulent ainsi faire pression sur Ottawa pour qu'il incite le gouvernement égyptien à mener à terme une véritable transition démocratique.

Les manifestants déjà sur place revendiquent la mise en place d'une véritable démocratie en Égypte. Ils réclament la liberté d'expression et des changements à la constitution. Ils demandent aussi que les responsables des exactions contre les manifestants au Caire et ailleurs en Égypte soient traduits devant la justice.

Cet événement s'inscrit dans le cadre d'une journée mondiale de mobilisation syndicale pour la démocratie en Égypte. Des manifestations sont organisées à travers le monde devant des ambassades et des consulats de ce pays.

Des dizaines de milliers d'Égyptiens ont envahi les rues du Caire et de plusieurs autres villes du pays pour une quinzième journée consécutive afin de demander le départ du président Hosni Moubarak.

Les protestataires paraissent pour l'instant insensibles au train de mesures annoncées par le gouvernement afin de calmer la grogne populaire et demandent toujours le départ du président Moubarak.

 

Lien : http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2011/02/08/005-egypte-montreal-manifestation.shtml

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 16:03
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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 15:34
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