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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 20:31
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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 20:47

 

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Belaïd tué par des salafistes, le meurtrier présumé en fuite

http://md0.libe.com/photo/497484/?modified_at=1361899506&ratio_x=03&ratio_y=02&width=476

L’opposant tunisien Chokri Belaïd a été tué par un groupe de la mouvance salafiste, ont annoncé mardi les autorités, précisant que le meurtrier présumé a été identifié mais est en fuite et que quatre complices sont sous les verrous.

«Le tueur a été identifié et il est pourchassé», a déclaré le ministre de l’Intérieur, Ali Larayedh, lors d’une conférence de presse.

«Les quatre autres suspects ont été arrêtés. Ils appartiennent à un courant religieux radical, (...) ils sont de nationalité tunisienne», a ajouté M. Larayedh, en évoquant «la mouvance salafiste».

Selon le ministre, qui est appelé à former le prochain gouvernement tunisien, les complices ont effectué le repérage en vue de ce crime, qui a plongé la Tunisie dans une profonde crise politique, et l’un d’entre eux «a avoué avoir accompagné le tueur» le 6 février, jour du meurtre.

Il a fait ces annonces après que plusieurs sources policières ont indiqué lundi à des médias tunisiens et à l’AFP que le meurtrier présumé, un militant salafiste, avait été arrêté.

Selon une de ces sources interrogées de nouveau par l’AFP, l’homme qui avait été identifié dans un premier temps comme le tueur, un fabriquant de meubles en aluminium d’une trentaine d’années de la banlieue tunisoise du Kram, s’est avéré être le motard qui a permis au meurtrier de fuir.

Une responsable judiciaire qui a accès au dossier a indiqué qu’il avait été présenté mardi à un juge d’instruction et avait fait des aveux.

Une reconstitution des faits a eu lieu en milieu de journée autour de l’immeuble où Chokri Belaïd a été tué, a constaté un photographe de l’AFP.

M. Larayedh n’a pas révélé les identités des personnes arrêtées et a refusé de se prononcer sur l’éventuel commanditaire ou sur un groupe salafiste en particulier.

La mouvance salafiste jihadiste est accusée par les autorités d’être responsable de nombreux coups d’éclats, certains sanglants, ces derniers mois, le plus grave ayant été l’attaque de l’ambassade des Etats-Unis en septembre 2012 qui a fait quatre morts parmi les assaillants.

Laxisme

Le parti islamiste au pouvoir Ennahda, auquel appartient M. Larayedh, a été régulièrement taxé de laxisme voire de complaisance à l’égard de ces groupes.

La veuve de l’opposant, Besma Khalfaoui a pour sa part souligné vouloir avant tout que le commanditaire soit identifié, et évoqué, à l’antenne de la radio française Europe 1, «la responsabilité politique» d’Ennahda.

La mort de Chokri Belaïd a entraîné la démission du Premier ministre Hamadi Jebali. Ce dernier a claqué la porte du gouvernement face à l’opposition de son propre parti Ennahda de former un gouvernement de technocrates pour répondre à la crise provoquée par l’assassinat.

M. Larayedh, qui est appelé à lui succéder, n’a rien dit mardi de l’état des pourparlers qu’il mène pour former un nouveau gouvernement de coalition.

Il a notamment reçu les dirigeants du Parti républicain (opposition laïque), qui a refusé de participer au futur cabinet.

«Vu la gravité de la situation, il faut transmettre un message rassurant au peuple tunisien. La désignation d’Ali Larayedh n’a pas rassuré», a déclaré mardi Maya Jribi, secrétaire générale du parti.

Si M. Larayedh, considéré comme un modéré d’Ennahda, a la réputation d’un homme de dialogue, l’opposition le juge responsable de l’essor de la mouvance jihadiste et de la répression violente de conflits sociaux, en particulier des émeutes de Siliana (nord) en novembre qui a fait 300 blessés.

Ennahda a aussi été accusé de favoriser les violences politiques en protégeant la Ligue de protection de la révolution, milice brutale pro-islamiste que l’opposition juge responsable de nombreuses actions violentes.

La Tunisie est en outre paralysée par l’incapacité de l’Assemblée nationale constituante (ANC) à aboutir, après 16 mois de travaux, à un consensus sur la future Constitution qui ouvrirait la voie à de nouvelles élections. liberation.fr

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 00:29

Assassinat de Chokri Belaid : un suspect passe aux aveux

http://www.mosaiquefm.net/assets/content/thumb/large_news_798.jpg

Selon une source policière haut placée, le bureau de la lutte anti-terroriste relevant de la brigade anti-criminalité du Gorjani a appréhendé tout à l'heure un individu habitant au Kram tandis qu'un deuxième suspect est activement recherché.

L'individu a déjà avoué son implication dans le meurtre de Chokri Belaid et a confié qu'il a exécuté une fatwa qui appelait au meurtre du leader du Watad. La même source nous a indiqué que l'arme du crime n'a pas encore été trouvée. mosaiquefm

 

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Le meurtrier présumé de Chokri Belaïd arrêté

Un homme soupçonné d'avoir tué l'opposant tunisien Chokri Belaïd et son complice présumé ont été arrêtés lundi 25 février, a-t-on appris auprès deux sources policières qui ont décrit les deux hommes comme appartenant à la mouvance salafiste.

Ces sources policières ont précisé que le tueur présumé était un artisan de 31 ans spécialisé dans les meubles en aluminium et qu'il avait été arrêté à Carthage, dans la banlieue de Tunis.

Le deuxième homme est soupçonné d'être le motard qui a permis la fuite du tireur le matin du 6 février après que Chokri Belaïd a été abattu à bout portant en bas de son domicile à Tunis.

Lynchage à mort

Les deux sources interrogées ont indiqué que les deux suspects appartenaient à la mouvance radicale salafiste et que leur arrestation avait été facilitée par le témoignage d'une femme, témoin des faits, qui a été placée sous protection policière.

L'un de ces sources a précisé que le tueur était actif dans la Ligue de protection de la révolution (LPR, une milice brutale pro-islamiste) du Kram, une banlieue populaire de Tunis voisine de Carthage. Plusieurs médias en ligne tunisiens ont indiqué que deux militants salafistes présumés avaient été arrêtés pour le meurtre de l'opposant. Le porte-parole du ministère de l'Intérieur n'a pas répondu aux multiples tentatives de le joindre.

La LPR a été accusée à de nombreuses reprises par l'opposition d'orchestrer des attaques contre des opposants ou des associations pour les intimider. Ses militants sont ainsi soupçonnés du lynchage à mort d'un représentant d'un parti d'opposition à Tatoutine (sud) à l'automne 2012 ainsi que de l'attaque qui a visé le siège du syndicat UGTT en décembre.

Une crise politique sans précédent 

La mouvance salafiste jihadiste est pour sa part accusée de nombre de coups d'éclats, certains sanglants, en particulier de l'attaque en septembre de l'ambassade des Etats-Unis, qui avait fait quatre morts parmi les assaillants.

L'assassinat de l'opposant anti-islamiste Chokri Belaïd a plongé la Tunisie dans une crise politique sans précédent depuis la révolution de 2011, précipitant la démission du Premier ministre Hamadi Jebali.

La famille du défunt a accusé Ennahda, le parti islamiste au pouvoir d'être responsable du meurtre, ce que ce mouvement dément. Le ministre tunisien de l'Intérieur, qui a été chargé la semaine dernière de former un nouveau gouvernement, Ali Larayedh, avait annoncé jeudi l'arrestation de suspects, tout en précisant alors que l'enquête n'avait pas permis l'identification du tueur, des commanditaires et des mobiles.tempsreel.nouvelobs


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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 03:13

Ali Laârayedh : « Des suspects ont été arrêtés dans l’affaire de Chokri Belaïd » (MAJ)

A l’issue de la réunion de Hamadi Jebali aujourd’hui jeudi 21 février 2013, avec des hauts cadres sécuritaires au siège du ministère de l’Intérieur, le ministre de l’Intérieur, Ali Laârayedh, a tenu à saluer « l’hommage rendu par le chef du gouvernement démissionnaire aux efforts des forces de l’ordre et des cadres du ministère de l’Intérieur ». Un geste qui dénote, selon lui, d’un « esprit démocratique » dans un gouvernement, « certes démissionnaire, mais dont les prérogatives continuent d’être valables en attendant la nomination d’un nouveau gouvernement qui devra lui succéder ».

 

Se prononçant sur les avancées dans l’affaire de l’assassinat de Chokri Belaïd, Ali Laârayedh a tenu à préciser que plusieurs arrestations ont été effectuées par les forces de l’ordre, mais vu la poursuite de l’enquête, il n’est pas possible de parler de l’identité des assassins ou des parties commanditaires. Selon ses dires, les autorités judiciaires en charge de ce dossier fourniront très bientôt de plus amples informations à l’opinion publique sur les avancées de l’affaire. 

 

Au sujet de l’importante quantité d’armes saisie à Menihla, dans l’après-midi du mercredi 20 févier, M. Laârayedh a signalé que 13 personnes ont été arrêtées dans une mosquée en possession d’armes blanches, sans pour autant mentionner un lien direct entre les deux affaires. Parmi les personnes arrêtées, 6 d’entre elles sont activement recherchées par les forces de l’ordre pour des affaires de droit commun. 

 

Le ministre de l’Intérieur s’est également prononcé à propos du sujet d’un appareil parallèle au sein du ministère de l’Intérieur et a affirmé qu’il s’agit d’une information «  infondée » visant à « déstabiliser les forces de l’ordre ». 

 

Mise à jour : 

 

Intervenant sur la chaine Nessma Tv, Me Faouzi Ben M’rad, porte-parole du comité de défense de Chokri Belaïd, dément les déclarations du ministre de l’Intérieur Ali Laârayedh et affirme que « aucune arrestation n’a été enregistrée dans cette affaire ».

Me Ben M’rad déclare également que lors d’une conférence de presse qui se tiendra demain, vendredi 22 février 2013, l’identité du parti politique qui se cache derrière l’assassinat de Chorki Belaïd ainsi que les personnes responsables, seront divulguées preuves à l’appui. businessnews

 


   

 

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 Deux policiers blessés dans un échange de tirs à Sidi Bouzid

 

Deux policiers ont été blessés dans un échange de tirs jeudi avec des salafistes présumés dans la ville de Sidi Bouzid, berceau de la révolution tunisienne (sud-ouest), selon une source médicale.

 

Deux policiers ont été blessés dans un échange de tirs jeudi avec des salafistes présumés dans la ville de Sidi Bouzid, berceau de la révolution tunisienne (sud-ouest), selon une source médicale.

Les tirs ont opposé des policiers et quatre hommes armés qui s'étaient retranchés dans une mosquée du centre de Sidi Bouzid après avoir été pourchassé par les forces de l'ordre et ont réussi à prendre la fuite, a rapporté un correspondant de l'AFP sur place.

Selon la source médicale, l'un des policiers a été touché à une épaule et l'autre à une main, mais le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Khaled Tarrouche, intervenant sur la télévision publique, n'a fait état que d'un seul blessé.

Des forces de police et des soldats ont encerclé dans la soirée la mosquée Rahma (Clémence), dans le centre de la ville. Mais des militants salafistes se sont interposés pendant la prière du soir, permettant à leurs camarades de s'enfuir, selon le correspondant de l'AFP.

Les quatre hommes avaient échangé dans l'après-midi des tirs avec des policiers près de Sidi Bouzid après avoir refusé de se soumettre à un contrôle. Personne n'a été blessé dans ce premier incident.

Les occupants de la voiture ont ignoré un ordre de s'arrêter à un point de contrôle policier proche de la localité de Sabbala, à 25 km au nord de Sidi Bouzid et forcé le passage avant de répliquer aux tirs des policiers.

La région de Sidi Bouzid, berceau de la révolution qui a renversé il y a plus de deux ans le régime de l'ancien président Zine El Abidine Ben Ali, est l'une des régions d'implantation des salafistes, dont certains se déclarent ouvertement jihadistes.

Des militants de cette dernière tendance ont organisé des patrouilles de police dans la ville de Sidi Bouzid après l'assassinat de l'opposant de gauche Chokri Belaïd, le 6 février à Tunis, qui avait provoqué des violences à travers le pays. tv5

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تعرض شكري نصري رابطة حماية الثورة إلى التهديد بالقتل

 

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Hamadi Jebali jette l'éponge une seconde fois

 

Le Premier ministre sortant refuse de constituer un nouveau gouvernement. L'instance consultative du parti au pouvoir Ennahda se réunit pour proposer un nom.

http://referentiel.nouvelobs.com/file/5323365.jpg

 

"Hamadi Jebali s'est excusé de ne pouvoir accepter l'offre d'Ennahda d'être candidat du parti au poste de chef de gouvernement". La nouvelle est finalement tombée : il n'y aura pas de gouvernement Jebali II. Le Premier ministre démissionnaire n'avait pourtant pas exclu de succéder à lui-même.

Dès l'annonce de sa démission, il déclarait : "Je ne demande rien pour moi-même. Tout ce que j’exige, c’est pour notre peuple", estimant que "toute nouvelle alternative ne peut être envisagée que si elle garantit la réussite de la transition et, pour le dire clairement met le gouvernement au service du peuple, à l’abri des tiraillements, à partir d’un programme clair et d’une plateforme politique solide, sans exclusion aucune". Un gouvernement pluriel donc. La possibilité pour les ministres de travailler en toute indépendance. Mais aussi une date précise fixée pour les prochaines élections.

N'aura-t-il pas obtenu tout ce qu'il demandait pour reprendre les rennes du pouvoir avec une équipe renouvelée ?

Le pays dans le désarroi

En attendant, le pays reste dans le désarroi. "Aussi noble et courageuse soit-elle, l'initiative de Jebali... a plutôt plongé le pays dans l'inconnu", écrivait le quotidien "La Presse" jeudi matin. Sans Constitution, sans date pour les prochaines élections, le pays était depuis quelques semaines avec un gouvernement en sursis. Il est donc, depuis mardi, sans Premier ministre. Hamadi Jebali, incapable d'obtenir les soutiens nécessaires en vue de former comme il le souhaitait un gouvernement de technocrates – son parti, Ennahda, première force à l'Assemblée, ne voyant pas les choses ainsi – avait renoncé une première fois en démissionnant. Il aura renoncé une seconde fois ce jeudi.

Dans le flou institutionnel qui enveloppe le pays, la loi relative à "l'organisation provisoire des pouvoirs publics" est scrutée de toutes parts. Car rien n'est explicitement prévu en cas de démission du Premier ministre. Si l'article 19 envisage le limogeage du Premier ministre par l'Assemblée constituante, il n'évoque pas la possibilité d'une démission. On y apprend certes qu'une nouvelle désignation doit se faire dans la logique de l'article 15 : "Le président assigne au candidat du parti qui a remporté le plus grand nombre de sièges à l'Assemblée de former le gouvernement".

Tractations à Ennahda

C'est là que ça coince. Ennahda cherchait toujours jeudi à trouver un successeur à Hamadi Jebali, affirmant vouloir "présenter au président de la République le nom d'un successeur avant la fin de la semaine". Dernière ligne droite ? En tout cas, une réunion du Majlis al-Choura, l'instance consultative d'Ennahda, devait débuter à 18 heures ce jeudi, selon le porte-parole du parti, Néjib Gharbi. Précisant : "Il y a quatre candidats au poste de Premier ministre : Ali Larayedh (actuel ministre de l'Intérieur), Mohamed Ben Salem (ministre de l'Agriculture), Noureddine Bhiri (ministre de la Justice) et Abdellatif Mekki (ministre de la Santé)". Les paris restent ouverts. tempsreel.nouvelobs

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Quel Premier ministre pour affronter la crise politique?

 

La Tunisie est dans l'attente d'un nouveau Premier ministre. Depuis la démission du sortant, Hamadi Jebali, le président Moncef Marzouki consulte. Les islamistes d’Ennahda, qui dominent l’Assemblée, réfléchissent au nom qu’ils pourraient proposer. D’ores et déjà, ils disent que Jebali a refusé d’être reconduit à son poste.

 Juste après l'assassinat de l'opposant Chokri Belaïd, le Premier ministre Hamadi Jebali s'était engagé à former une équipe apolitique, une équipe de « technocrates » pour gérer le pays. Mais il a dû faire face au refus de son parti. Ennahda n'a pas voulu céder l'avantage que lui confère sa place à l'Assemblée constituante (89 sièges sur les 217). Et même si des constitutionnalistes ont tenté d'expliquer que le Premier ministre pouvait, sans en référer aux députés, procéder à un remaniement, il était politiquement impossible de passer outre l'avis du parti islamiste.

Dans un premier temps, Ennahda a proposé la formation d'un gouvernement dans lequel on trouverait à la fois des techniciens et des politiques. Mais Jebali est resté sur son plan initial. Il a donc finalement démissionné mardi et les tractations sont en cours pour la formation d'un nouveau gouvernement.

Hamadi Jebali refuse sa propre reconduction

Principale question pour l’instant, le nom du nouveau Premier ministre. D'ores et déjà, Hamadi Jebali a fait savoir qu'il ne souhaitait pas être reconduit. Dans un communiqué publié jeudi après-midi, Ennahda indique que l’ex-Premier ministre s'est excusé de ne pouvoir accepter son offre d'être le candidat du parti.

Le parti islamiste salue Hamadi Jebali et l'ensemble de son gouvernement pour « les efforts qu'ils ont fournis dans l'intérieur du pays ». Il indique qu'il « est en train de procéder à des consultations en interne... et avec ses partenaires pour présenter au président de la République le nom d'un successeur au poste de Premier ministre avant la fin de la semaine ». L'instance consultative du parti au pouvoir, ce qu'on appelle le Majlis Echoura, se réunit en principe ce jeudi soir.

Selon le porte-parole d'Ennahda, maintenant que l'hypothèse d'une reconduction d'Hamadi Jebali est écartée il y a quatre candidats au poste de Premier ministre : Ali Larayedh (le ministre de l'Intérieur du gouvernement sortant), Mohamed Ben Salem, (qui occupait le portefeuille de l'Agriculture), Noureddine Bhiri (qui était à la Justice) et Abdellatif Mekki (ex-ministre de la Santé).

Impatience de la population

La population, elle, ne cache pas son impatience. L'essentiel, pour beaucoup de Tunisiens interrogés par RFI n'est pas dans les débats politiciens, mais dans les résultats que la classe politique peut obtenir. Un institut de sondage tunisien, l'institut Emrhod qui suit la popularité des institutions de la transition, a publié des enquêtes qui rendent compte de la lassitude qui s'est installée... Le niveau de satisfaction des Tunisiens vis-à-vis de la troïka qui dirige le pays est passé d'environ 60% à environ 30% au cours de l'année 2012.

Les diplômés chômeurs, qui ont été le fer de lance de la révolution en 2010-2011 voient leur situation stagner. Le taux de chômage officiel de ces diplômés chômeurs reste sensiblement le même, deux ans après la révolution, qu'au moment où Ben Ali a été renversé. Il était de 33,2% au 4e trimestre. Les Tunisiens souhaitent des résultats. Ils attendent de voir ce que la révolution va changer dans leur quotidien. D'où le soutien que beaucoup apportaient au gouvernement de techniciens. rfi.

 
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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 19:52

Sympathisants d'Ennhadha

 

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Devant 15.000 partisans, les islamistes jurent de rester au pouvoir

http://md0.libe.com/photo/494794/?modified_at=1361033405&ratio_x=03&ratio_y=02&width=476

Le parti islamiste Ennahda a promis samedi de ne pas céder le pouvoir, devant quelque 15.000 partisans réunis à Tunis, alors que les tractations pour la formation d'un nouveau gouvernement s'éternisent et que le pays vit sa pire crise politique depuis la révolution.

"Ennahda se porte bien (...) et ne cèdera jamais le pouvoir tant qu'il bénéficie de la confiance du peuple et de la légitimité des urnes", a clamé le chef du parti, Rached Ghannouchi, à la fin d'une manifestation de ses partisans sur l'avenue Habib Bourguiba, dans le centre de Tunis.

Selon lui, Ennahda fait l'objet, depuis son arrivée au pouvoir en décembre 2011, d'une "série de complots" qui ont culminé avec "la proposition d'un gouvernement de technocrates (...) ce qui équivaut à un coup d'Etat contre le gouvernement élu".

"Ennahda est la colonne vertébrale de la Tunisie et la briser ou l'exclure porterait atteinte à l'unité nationale du pays", a-t-il martelé.

M. Ghannouchi s'est ainsi une nouvelle fois opposé à son numéro 2, le Premier ministre, Hamadi Jebali, qui considère qu'un cabinet apolitique est la seule solution pour sortir la Tunisie d'une profonde crise politique, aggravée par l'assassinat de l'opposant anti-islamiste Chokri Belaïd le 6 février.

La fermeté du chef islamiste, qui propose un gouvernement dirigé par Ennahda alliant technocrates et politiques, laisse présager des tractations difficiles. De nouveaux pourparlers sont prévus lundi entre le Premier ministre et les partis politiques.

M. Jebali avait prévu d'annoncer un nouveau gouvernement samedi ou de démissionner, mais vendredi soir il a reporté l'annonce sine die.

Le rassemblement de samedi est le plus important organisé par les islamistes depuis leur arrivée aux commandes du pays, mais la mobilisation reste largement inférieure aux dizaines de milliers de personnes qui ont participé aux funérailles de Chokri Belaïd le 8 février.

Selon le ministère de l'Intérieur, 16.000 partisans d'Ennahda ont manifesté.

"Dieu est le plus grand", "Avec la légitimité et pour l'unité nationale" ou encore "le peuple veut Ennahda de nouveau", a notamment scandé la foule sur l'Avenue Bourguiba, haut lieu de la révolution qui a renversé le régime de Zine El Abidine Ben Ali il y a deux ans.

Les manifestants brandissaient des dizaines d'étendards d'Ennahda, de drapeaux nationaux et quelques bannières noires de la mouvance salafiste.

Ils sont venus des quatre coins du pays à bord de bus spécialement affrétés. "Nous sommes là pour montrer que nous soutenons la légitimité d'Ennahda et des urnes", explique Mohamed Beji, originaire de Gabès (sud-est).

Ennahda, fondé en juin 1981 par Rached Ghannouchi, a été longuement réprimée avant de s'imposer, après la révolution et les premières élections libres d'octobre 2011, comme le principal parti du pays.

Le mouvement dispose de 89 des 217 sièges à l'Assemblée nationale constituante et a formé une coalition avec deux partis laïques de centre-gauche dont celui du président Moncef Marzouki.

Mais le meurtre de Chokri Belaïd a montré qu'Ennahda est tiraillé entre une frange radicale, représentée par M. Ghannouchi, et celle plus modérée avec M. Jebali.

Alors qu'aucune avancée dans l'enquête sur l'assassinat de Belaïd n'a été annoncée, les proches du défunt ont organisé samedi deux cérémonies à sa mémoire, l'une à Tunis et l'autre à Jendouba (nord-ouest) d'où sa famille est originaire.

Ils accusent les islamistes au pouvoir d'être responsables de sa mort, ce que ces derniers rejettent.

Outre l'interminable crise politique, la rédaction de la Constitution est dans l'impasse, faute de compromis sur la nature du futur régime.

Entretemps, les conflits sociaux souvent violents se sont multipliés sur fond de misère et chômage. Sans oublier l'essor d'une mouvance salafiste jihadiste qui déstabilise régulièrement le pays par des attaques. liberation

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Le ministère de l’Intérieur gonfle le chiffre des manifestants à l’avenue Bourguiba

Le ministère de l’Intérieur vient de publier sur sa page officielle Facebook, le nombre de personnes ayant manifesté aujourd’hui 16 février à l’avenue Habib Bourguiba pour défendre la légitimité ; manifestation organisée par le parti Ennahdha. 

Les chiffres publiés par le ministère de l’Intérieur font ressortir 16 mille manifestants aux alentours de 15h, et 60 mille vers la fin de la manifestation. 

Nous étions sur place, et nous pouvons témoigner que le chiffre de 16 mille est plutôt surestimé. Les vidéos circulant sur les réseaux sociaux ainsi que les photos ne peuvent qu’appuyer ce constat. De sa part, l’Agence France Presse (AFP) a estimé le nombre de manifestants à 15 mille. Chiffre partagé par beaucoup de médias, même si certains parlent de 10.000 seulement au grand maximum, tel notre confrère Welid Neffati de THD.

Ainsi, il est évident que le chiffre de 60 mille manifestants est carrément gonflé et ne peut être pertinent. Signalons enfin que vers 17 heures, soit après la manifestation, la chaîne TV Nessma a indiqué que Khaled Tarrouche vient de les appeler pour leur indiquer qu'il y avait 16.000 manifestants et non 13.000 comme indiqué pus tôt. 

De son côté, Ennahdha évoque carrément, sans sciller, cent mille manifestants ! businessnews

 

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 21:05

Parite I

Partie II

Le commentaire !

 
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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 00:58

Chokri Belaïd : « des salafistes et des nahdhaouis sont derrière mon agression au Kef »

http://www.businessnews.com.tn/images/album/BN5258chokri-belaid0212.jpgLe secrétaire général du Parti des patriotes démocrates, Chokri Belaïd, a déclaré sur les ondes de Shems FM, cet après midi du 2 février, que des groupes salafistes et des membres du parti islamiste Ennahdha sont les exécuteurs des attaques dont il a été, ainsi que d’autres personnes, victime lors d’un meeting organisé par son parti au Kef, à l’occasion de l’ouverture du congrès de son parti dans la région. 

Chokri Belaïd a ajouté que des membres d’Ennahdha et des salafistes ont agressé des militants et des syndicalistes qui assistaient à ce meeting, soulignant que certains membres du parti islamiste ont menacé hier plusieurs militants du PPD. 

Rappelons qu’à la suite des accrochages qui ont eu lieu dans la maison de la Culture au Kef, les forces de sécurité sont intervenues sur les lieux afin d’y mettre fin et contrôler la situation. businessnews


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Les milices d'Ennahdha s'en prennent à Néjib Chebbi au siège de radio Oasis à Gabès

Un groupe des Ligues de la protection de la révolution (LPR) a tenté d'attaquer, samedi, Ahmed Nejib Chebbi, président du comité politique d'Al-Jomhouri, au siège de Radio Oasis à Gabès (sud-est), où il était interviewé.

 

http://www.kapitalis.com/images/nejib_chebbi_2.jpgSelon des militants d'Al-Jomhouri (Parti républicain), ces personnes sont des membres des LPR, des milices d'Ennahdha connues pour leur agressivité. Les assaillants ont essayé de pénétrer au siège de la radio et M. Chebbi a quitté les lieux sous la protection de la police.
Selon la même source, ces mêmes personnes se préparent pour empêcher le meeting d'Al-Jomhouri, demain dimanche, dans la même ville.

Ahmed Nejib Chebbi accuse le laxisme et le laisser-faire du ministère de l'Intérieur, qui ne fait rien pour empêcher ces soi-disant Ligues d'attaquer les meetings des partis de l'opposition. Il accuse aussi le parti islamiste d'Ennahdha d'être l'instigateur des actions de ces groupes impunis. Surtout que la veille, la secrétaire générale d'Al-Jomhouri Maya Jeribi, a été, avec ses camardes, prise en otage par des membres des LPR à l'hôtel Le Continental à Kairouan. Les assaillants ont tout fait pour empêcher le meeting.

Sur les ondes de Radio Tataouine, Ahmed Nejib Chebbi a déclaré que l'incident devant le siège de la Radio Oasis s'est passé sans dégât et qu'il a même discuté avec la quinzaine d'assaillants qui reprochaient à El-Jomhouri son alliance à Nida Tounes. M. Chebbi a ajouté qu'il ne connait pas ces assaillants mais "leur identité politique et leur appartenance à la mouvance islamiste est évidente".  kapitalis

 

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Attaque du siège de Nidaa Tounes

 

Il était 21H30 ce samedi soir, quand une quarantaine d’individus armés de gourdins et autres outils, sont arrivés à bord de plusieurs véhicules et ont tenté d’envahir et de saccager le siège central de Nidaa tounes, dans le quartier du Lac.

A leur grande surprise, le siège était loin d’être déserté, il y avait une vingtaine de jeunes militants, qui à la première alerte, se sont rués dehors pour repousser les assaillants. Les jeunes ont, par ailleurs, alerté leurs amis qui sont venus nombreux en renfort.

 Il y a eu un affrontement entre les deux groupes, au cours duquel les assaillants ont donné de la voix en hurlant des slogans pro Ennahdha, selon les témoins parmi les riverains qui ont été terrorisés par l’attaque.

Les assaillants n’ont eu d’autre alternative que de se sauver, laissant le temps aux défenseurs des locaux de noter les numéros des plaques d’immatriculation des véhicules utilisés lors de l’assaut.

Contacté au téléphone, Mondher Bel Haj Ali, membre du bureau de Nidaa Tounes, a condamné cet acte et s’est plaint de la répétition des ces agressions qui visent désormais tous les partis d’opposition. Il a aussi déploré le laxisme des forces de l’ordre devant ces actes, renforçant l’impression du double langage du parti au pouvoir.

Lazher Akremi, quant à lui, n’y est pas allé du dos de la cuillère, déclarant que certains hauts gradés des services de la police, dirigent et encadrent ces milices pour terroriser le peuple et les partis politiques.

Il a par ailleurs, promis, que Nidaa tounes se chargera de poursuivre ses assaillants par voie de justice.

D’un autre côté, Ridha Belhaj, leader au parti, s’est déplacé sur les lieux de l’agression et a réagi en accusant la police d’être derrière la multiplication de ces agressions qui ne se comptent plus. « Rien qu’aujourd’hui, il y en a eu une au Kef, une à gabes, et celle-ci » ! a-t-il précisé. tunisienumerique


 

 

 

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 20:49

Les prédicateurs en terre de mission

La visite de Nabil Al Aouadhi, prédicateur koweïtien, en tournée depuis quelques jours en Tunisie, a déclenché un tollé dans la société civile. Et pour cause : ses fatwas rocambolesques mettant en garde les enfants contre un personnage de dessin animé, jugé trop efféminé, et un accueil qui lui a été réservé par les « princesses de Zarzis », petites filles pré-pubères en hijab et tenue islamique. La venue de cet homme, reçu par le chef de cabinet présidentiel, a suscité les plus vives réactions de la société civile, criant à l’endoctrinement des jeunes enfants et tirant la sonnette d’alarme sur une « énième tentative d’islamisation de la société tunisienne »…

Impressionnante Mercedes, grosses cylindrées et escorte digne d’un cortège présidentiel, le prédicateur koweïtien a été accueilli comme une star de rock à sa venue en Tunisie. Reçu par Imed Daïmi, chef du cabinet présidentiel, dès son atterrissage à l’aéroport de Tunis-Carthage, Al Aouadhi a déjà effectué une tournée triomphaliste dans de nombreuses villes tunisiennes. Une importante conférence est prévue demain, mercredi 30 janvier 2013, dans la grande mosquée de Carthage, alias Mosquée El Abidine.

Son hommage rendu, à Zarzis, aux petites filles portant le hijab spécialement pour l’accueillir, a fait sourciller de nombreuses composantes de la société civile criant à l’intégrisme et appelant le ministère de la Femme et de l’Enfance à prendre les mesures nécessaires afin de « protéger nos enfants de pareilles menaces ». 

La présence de Nabil Al Aouadhi, a déclenché une nouvelle bataille entre progressistes et islamistes. L’opposition s’inquiète de la venue de prêcheurs étrangers, sous l’omerta des autorités, et le gouvernement semble avoir d’autres chats à fouetter. Sihem Badi, ministre de la Femme et de l’Enfance, affirme qu’il ne faut pas s’en inquiéter outre mesure et que les menaces qui pèsent sur notre enfance sont nombreuses. Celle-ci n’en serait donc pas une priorité, est-ce une raison pour en rajouter ?

Mais dans les clameurs soulevées par cette visite, on rappellera qu’il ne s’agit certes pas de la première venue d’un prédicateur controversé en Tunisie, désormais en voie de devenir une nouvelle « terre de mission » pour les nombreux prêcheurs connus pour leurs diatribes radicales.
 

Il y a quelques mois, Wejdi Ghenim a accompli une visite tristement remarquée en Tunisie. Ovationné sous la coupole d’El Menzah, qui a réuni plusieurs milliers de « fans » venus écouter ses prêches enflammés, appelant à une haine viscérale des laïcs et prônant un nouveau modèle de société. Des propos qui lui ont valu une plainte déposée par huit associations, dont l’ATFD, pour « incitation à la haine » et « tentative de division des Tunisiens ». 

Après Wejdi Ghenim, de nombreux autres prédicateurs ont fait apparition en Tunisie, n’hésitant pas à mettre leur grain de sel dans une société déjà divisée. Le Cheikh Youssef Al-Qardhaoui a lui-même été invité par des associations islamiques et s’est vu réserver, dès son arrivée, le salon d’honneur présidentiel, ayant droit au tapis rouge et au bain de foule organisé par les « fidèles ». Et ce, sans compter bien d’autres personnalités, moins médiatisées, tels que le prédicateur wahhabite saoudien Abdul Rahman Al-Arifi et bien d’autres encore. 

Les prédicateurs, en visite en Tunisie, sont invités par des associations islamiques, souvent proches du parti au pouvoir et dont la majorité a vu le jour après Ben Ali. Des visites appréciées par les sympathisants du parti Ennahdha…qui ne les revendique pas officiellement.
 

Officiellement, Ennahdha reste étranger à la venue de ces personnalités et affirme, parfois même, s’y opposer. Cependant les pages des réseaux sociaux proches des islamistes connaissent une véritable effervescence et appellent à des bains de foule pour les accueillir à l’aéroport, et à chacun de leurs meetings. A noter également, que certains de ces prédicateurs ont été accueillis, à leur venue, par de hauts cadres du parti islamiste. Habib Ellouze, membre fondateur d’Ennahdha, s’est personnellement déplacé pour accueillir Wajdi Ghenim à l’aéroport. 
 

Aucune information n’a cependant fui sur les sources de financement de ces visites, généralement organisées en grandes pompes…

Ces personnalités sulfureuses, dont certaines ont été jugées persona non grata dans de nombreux pays, sont accueillis en Tunisie post-révolutionnaire comme de véritables messies. Ils ont néanmoins trouvé en Tunisie une terre particulièrement accueillante où ils donnent une série de one-man shows attirant, à chaque fois, des milliers de personnes. La popularité et l’intérêt de ces prédicateurs réside dans leurs prestations théâtrales, spectaculaires et influentes qui, populisme et démagogie obligent, ont l’avantage de pouvoir rassembler et haranguer les foules. Un phénomène qui semble, entre autres, profiter de la crise de confiance que vivent certains Tunisiens envers les théologiens et prédicateurs locaux, dont la plupart a été jugée de connivence avec les agissements de l’ancien régime. 
On reproche également aux autorités « leur laxisme face à l’importance d'élaborer un discours religieux attaché à la spécificité tunisienne », poussant ainsi les gens à « aller chercher des idées ailleurs », explique le chercheur Slah Jourchi, de la mouvance « islamiste de gauche ». « S'il n'y a pas de réaction, il y aura un bouleversement du paysage religieux d'ici cinq à six ans et une dislocation du discours modéré », affirme-t-il.

L’ « importation » des prédicateurs venus de pays comme le Koweït, l’Egypte ou l’Arabie Saoudite, ne cesse de se développer en Tunisie. Si nombre d’entre eux est refoulé dès son arrivée à l’aéroport, beaucoup d’autres organisent des conférences en Tunisie et sont conviés « dans le cadre d’invitations adressées aux stars du monde entier », selon Ajmi Lourimi, dirigeant au sein du parti Ennahdha. 

Même si le parti Ennahdha semble faciliter la venue de ces prédicateurs, par le biais d’associations qui lui sont proches, il reste distant sur le sujet et semble étrangement silencieux face à leur présence et aux dérapages qu’ils causent. Par contre, Moncef Marzouki, président de la République, et défenseur des droits de l’Homme, au nom de l’ouverture et de la tolérance, il se charge d’en accueillir certains et de leur réserver l’hospitalité « qui se doit »…  businessnews.com

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À partir du 18'39'', la question de la visite de Nabil Al Aouadhi, prédicateur koweïtien


 

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Affrontements armés à Kasserine : la piste terroriste évoquée

Des témoins nous ont rapporté ce matin que des affrontements et échanges de coups de feu ont eu lieu entre les forces de l’ordre et des groupes armés hier soir à Kasserine et plus précisément à Zanget Ellouza, près de la cité Ezzouhour. « Ils ont commencé un peut avant minuit et ont duré jusqu’à l’aube», nous a raconté un témoin oculaire qui a requis l’anonymat.

Un agent de la brigade anti-terroriste de la garde nationale aurait gravement été blessé lors de ces échanges de coups de feu. Selon l’un de ses collègues, le blessé touché vers minuit a été transporté à l’hôpital des grands brûlés de Ben Arous.

Le groupe armé serait un groupe terroriste qui s’est introduit en Tunisie via l’Algérie. Une version qui contredit la version officielle selon laquelle ce groupe se composerait de jeunes malfrats. leconomistemaghrebin.com

 

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Hichem Djaït parle de la troïka, des laïcs et de l’Islam politique

http://www.gnet.tn/images/stories/07_01_2012/hichemdjait.jpgDans une longue interview au journal Assabah, accordée à notre consœur, Assia Atrous, Hichem Djaït, penseur, historien et islamologue tunisien, livre son analyse sur les concepts de démocratie, de liberté, de l’Islam politique, du salafisme et de la violence. Il exprime son opinion sur le paysage politique tunisien, la troïka et la notion de l’Etat. Dans cette interview publiée sur deux parties le dimanche 27 janvier, et le mardi 29 janvier, Hichem Djaït exprime son attachement à son indépendance : "je resterai indépendant dans ma pensée, mes recherches, mes centres d’intérêts et mes études académiques". Celui qui a été nommé le 17 février 2012 à la tête de l'Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, Beït El Hikma, est l’auteur de plusieurs ouvrages dont "La personnalité et le devenir arabo-islamiques", "l'Europe et l'islam", "Mohamed le prophète", "la crise de la culture islamique", "la fondation du Maghreb islamique" , et "La vie de Mohamed. Le parcours du Prophète à Médine et le triomphe de l'islam"…Ci-après de larges extraits de cette interview traduits par Gnet. 

Hichem Djaït dit qu’il ne voit pas la nécessité du remaniement ministériel en cette période. "Le mieux est que les choses demeurent telles qu’elles sont, ou peut-être, convient-il de se limiter à fusionner certains ministères, avec le maintien des ministres à leurs postes. La raison, selon mon opinion, est que le chef du gouvernement a promis d’organiser les élections en juin prochain. C'est-à-dire qu’il n’est pas nécessaire aujourd’hui de faire entrer de partis d’opposition au gouvernement actuel. Par ailleurs, les ministres doivent pouvoir terminer leur travail, et cela requiert qu’on leur accorde du temps. L’idée du remaniement ministériel est en mesure de semer le trouble dans la pensée politique  et chez les politiques, d’autant que les partis politiques sont, dans leur majorité, perturbés". 

L’Etat a existé avec la troïka 
 

"Il y a une autre raison qui est, à mon sens, fondamentale. Une troïka s’est formée depuis décembre 2011 qui tient les rênes de l’Etat. C’est une chose très positive à l’heure qu’il est, car l’Etat n’existait pas réellement auparavant.  Ce qui s’est passé lors de la première année de la révolution est une faible restauration, mais qui reste nécessaire pour le pouvoir politique. Ce qui avait cours est l’anarchie globale et c’est une chose naturelle après une révolution, comme celle de la Tunisie. 

S’agissant des critiques envers la détérioration de l’autorité de l’Etat, Hichem Djaït souligne que "l’avènement du concept de l’Etat est intervenu lors de la formation de la troïka issue des élections. Cette troïka a une légitimité et heureusement qu’un accord ait été conclu entre les trois partis. Cette troïka, malgré les tiraillements et la différence dans les idées, est encore en place. C'est-à-dire que l’on peut dire aujourd’hui qu’il existe un Etat, ce que, à mon sens, ni le milieu politique, ni l’opinion publique n’ont ressenti. Ils critiquent constamment ce qui se passe, mais ne voient pas qu’il existe aujourd’hui un régime. Même s’il reste titubant, ce régime existe après une révolution débordante qui n’a que deux ans d’âge, c’est une période courte.  

Ce qu’on remarque est que de nombreuses personnes se plaignent de l’anarchie et du trouble, mais, à mon sens, ils doivent se rappeler la situation pendant la première année, lorsque la révolution était encore chaude, le trouble, naturel à l’époque, régnait fortement. Alors que maintenant, il y a un régime. Mais malheureusement, je constate que l’entente entre les membres de la troïka n’est pas complète, il faut qu’elle le soit jusqu’aux prochaines élections. La coordination entre eux n’est pas de même parfaite, comme si chacun d’entre eux n’est pas à l’aise avec le rôle qu’il incarne. 

Il y a une constitution en cours de rédaction, et tant qu’il y a des horizons claires et précis pour les prochaines élections, ils doivent prendre conscience que cette situation transitoire est effectivement transitoire et temporaire. Chaque partie doit se satisfaire de son rôle, pour qu’il y ait une entente entre le président de la République, le chef du gouvernement et le président de l’Assemblée nationale constituante". 

"Ennahdha doit se garder de l’hégémonie, les laïcs ne doivent pas perdre la sensibilité islamique"

 

Sur sa perception future du paysage politique, Dr Djaït répond : "à mon sens, Ennahdha va obtenir une part non-négligeable des voix des électeurs, mais moins de ce qu’il a obtenu lors des élections du 23 octobre. Je pense aussi que le CPR va obtenir un nombre déterminé de sièges, ainsi qu’Ettakatol. Il serait peut-être intéressant que le parti de Nejib Chebbi (AlJoumhouri) se rallie au paysage. Le cas échéant, ces quatre forces auront de grandes chances d’accéder à la majorité. Une coalition les rassemblant verra le jour, à l’instar de ce qui a été le cas en fin 2011. 

Je considère cela constructif pour le peuple tunisien. Ce qui est aussi positif, est qu’Ennahdha ne devienne pas hégémonique, et qu’il n’obtienne pas la majorité absolue, car ce sera mauvais pour la communauté nationale, ainsi que pour le mouvement Ennahdha lui-même.

L’autre aspect positif de ce scénario est qu’Ennahdha représente la sensibilité islamique, alors que les autres partis incarnent la laïcité, c’est une laïcité modérée et non-excessive. C'est-à-dire une laïcité qui a une partie de la sensibilité islamique et n’est pas complètement hostile au courant islamiste. Et c’est ce que je souhaite pour un nombre d’intellectuels dans la société civile, qu’ils soient civils avec une orientation laïque, mais sans perdre complètement la sensibilité islamique, comme c’était le cas à l’époque de Bourguiba, et du déchu Ben Ali, dans la mesure où un grand nombre d’intellectuels se sont détachés de tout lien avec le patrimoine musulman. 

Ce faisant, "si ce qui est imputé au mouvement Ennahdha, quant à ses projets patents ou latents, vers un avenir où il garantit la totale prédominance de son courant, se révèle vrai, cela ne sera pas au service de l’intérêt national. C'est-à-dire le fait de croire à la nécessité d’instaurer un régime purement islamiste, et de créer une république islamique en Tunisie".

"Une deuxième révolution pour consacrer l’Islam comme moteur de l’Etat est impossible"

 

La prédominance de l’option du régime islamiste en Tunisie est de nature, aux yeux de Dr Djaït, d’exacerber les divisions existantes, et de conduire à de grandes rivalités pouvant engendrer des conséquences désastreuses. "Quand Ghannouchi demande de supprimer, sinon de s’éloigner au moins des ligues de protection de la révolution, et lorsque le courant d’Ennahdha demande de s’écarter des salafistes, cela est dans l’intérêt du mouvement, et du pays en général. Car, il faut reconnaître qu’il est impossible, voire mauvais, qu’une deuxième révolution ait lieu à l’intérieur de la révolution, pour consacrer l’Islam comme moteur de l’Etat, la période que nous vivons ne le permet pas.  Nous ne sommes pas en 1979, date du déclenchement de la révolution iranienne, et notre pays n’est pas l’Iran. Un pays qui a voulu conduire une révolution dirigée vers l’ensemble du monde musulman, exactement comme s’est déclenchée la révolution russe en 1917, c'est-à-dire une révolution historique. Il faut admettre qu’une révolution islamique ne peut intervenir pour récupérer une révolution démocratique. 

Il faut que l’on admette aussi que la révolution tunisienne, le printemps arabe en général, était une révolution démocratique contre la dictature, et contre les souffrances ayant traversé les enfants de ce pays pour la liberté et la dignité, et que cette révolution en Tunisie, en Egypte ou en Libye, n’a pas été conduite par des Islamistes, mais ces derniers sont rentrés en politique après la révolution, à l’instar des autres partis et courants. C’est vrai qu’ils ont été réprimés par les anciens régimes, mais leur étendard était l’Islam". 

"L’Islamisme est un courant philosophique, politique et religieux"
 

Sur l’avenir de l’Islam politique dans les pays du printemps arabe, Dr Djaït explique que "le monde arabo-musulman pose depuis à peu près une génération avec force la question de l’Islam, et cela de l’Afghanistan aux Pakistan, Maroc, Soudan et autres. Le problème est donc à l’ordre du jour, le mouvement Ennahdha a existé depuis les années 70, mais il est naturel que la Tunisie n’ait pas le monopole de ce courant. C'est-à-dire que nous sommes au sein du mouvement de l’histoire. L’islamisme est un mouvement formidable, on n’est pas tenu de rentrer dans ses raisons et ses causes, mais c’est une réalité en tant que courant philosophique, politique et religieux, dans les sociétés arabo-musulmanes. Parmi les formes de non-tolérance qui existent avec force chez les laïcs en Tunisie et ailleurs est qu’ils ne comprennent pas l’existence de ce type de courants.   

Il est vrai que la révolution chez-nous, et aussi en Egypte et en Syrie, n’a pas été fondée sur cette idée, mais plutôt sur le rejet de la dictature, et sur l’idée d’instauration d’une démocratie réelle, où l’homme est rassuré sur son destin". 

A la question de savoir si on peut considérer Ennahdha comme un mouvement démocratique, il indique, "je ne dirai pas, et c’est ce que disent à tort de nombreuses personnes, que le mouvement Ennahdha rejette la démocratie. Pour preuve, il a composé avec d’autres partis dans le cadre d’une coalition, et n’a pas monopolisé totalement le pouvoir. Par ailleurs, plusieurs courants cohabitent à l’Assemblée nationale constituant et dans la société dont la référence est l’idée de la révolution, et la liberté". 

"Les valeurs sont plus importantes que les lois" 
 

Hichem Djaït impute le phénomène de la violence à "un déficit culturel". "Les valeurs humaines insistent sur la justice, la dignité, l’égalité, le respect de l’Homme, ce sont des choses très importantes. Et ceci n’est pas uniquement prévu par l’Islam et le christianisme, mais dans d’autres religions. Les valeurs émanent de l’éducation et de la conscience de l’individu, et représentent une impulsion fondamentale  en matière de solidarité humaine, de conduite de l’Homme sur terre, et sont plus importantes que les lois. Mais, le retard du monde musulman a fait courir beaucoup de personnes derrière certaines catégories téméraires qui ne comprennent en rien l’Islam. En réalité, la démocratie signifie la liberté, et chaque individu a sa propre vision sur les choses, même les salafistes ont le droit de dire ce qu’ils veulent, mais ils n’ont absolument pas le droit d’imposer leurs idées avec la force et la violence.  Et dans toute société, c’est l’Etat, à lui seul, qui fait face à la violence, lorsqu’il ferme l’œil sur cela, ceci est dangereux et regrettable".

Quid des responsables de la recrudescence de la violence ? Djaït dit innocenter "des personnes qui ont souffert de la dictature, qui ont des sentiments islamiques et qui comprennent la religion et la politique d’accepter cela. Mais, encore une fois, on doit attirer l’attention de l’opinion publique que toute personne a le droit d’exprimer pacifiquement son opinion, y compris les salafistes, qui sont une minorité à mon sens. La démocratie concerne tout le monde, et la force nous fera revenir à la dictature, qui est un mal moral en soi".  

Au sujet de Nida Tounes, Dr Djaït pense qu’il est obligatoire que quelque chose comme Nida Tounes existe dans ce large paysage. "Je ne veux pas l’évaluer dans ses idées, mais je pense que c’est un parti qui a ses adeptes, ses orientations et ses choix, mais je ne pense pas qu’il aura un grand rôle, et qu’il obtiendra la majorité aux élections, cela n’est pas possible, à mon sens". 

"Il faut s’entendre sur un régime raisonnable dans la constitution" 

 

S’agissant de la constitution, Dr Djaït estime en substance que ce que l’on voit maintenant est que tout le monde tire la ficelle de son côté, ce qui est normal, mais non-recommandé. 
"Il faut s’entendre sur un régime raisonnable, et le régime raisonnable ne peut-être créé ex-nihilo. Ce pays, comme tous les autres, a un patrimoine historique et des traditions, dont la notion de présidence. 
Nous avons connu la monarchie et c’un type de présidence, et avons connu la présidence autoritaire. Une partie importante du peuple ne comprend pas qu’il n’existe pas un président qui décide de tout et jusque-là, il y a des convoitises autour de la présidence. En réalité, le roi berce les rêves des dirigeants politiques, c’est qu’ils ne sont pas habitués au régime parlementaire, où le chef du gouvernement dépend du parlement et est détaché du président. 

Le Président se transforme avec ses prérogatives absolues, en dictateur. Si on regarde ce qui se passe aujourd’hui en Egypte lors du deuxième anniversaire de la révolution, nous allons nous apercevoir que la notion du président et de la dictature remonte aux Pharaons, d’où les grandes protestations dans ce pays envers le président et les frères musulmans, et un refus fort de ce qui passe. La révolution a introduit une rupture dans le processus de l’histoire et a apporté du nouveau. Quant à la Tunisie, avec la troïka au pouvoir qui incarne l’Etat, nous sommes plus avancés que l’Egypte, car notre président est sans pouvoir fort s’agissant de la gestion de l’administration et de la politique quotidienne, c'est-à-dire les ministères. Notre plus grande crainte est la confiscation de l’Etat par un gouvernement composé d’un seul parti. Par ailleurs, nous ne sommes pas habitués, comme la Grande Bretagne, au régime parlementaire. A mon avis, il est important que le pouvoir soit partagé dans la constitution sur une base claire. gnet.tn

 

 

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المفكر هشام جعيط في حديث شامل لـ"الصباح"

على "النهضة" الإقرار باستحالة حصول ثورة ثانية داخل الثورة يكون فيها الإسلام محرك الدولة 


 

   لا أرى ضرورة للتحوير الوزاري والأفضل بقاء الأمور على حالها حتى الانتخابات   - مطالبة الغنوشي بإلغاء لجان حماية الثورة من مصلحة   "النهضة    – "حوار آسيا   العتروس   - عندما كنت أغادر مكتب الدكتور هشام جعيط بعد ظهر أمس، كان رئيس الحكومة السيد حمادي الجبالي يعقد لقاء صحفيا حول نتيجة المشاورات الماراطونية للتحوير الوزاري،

وهو ما شكل جانبا مهما من الحوار الشامل والمثير الذي خص به المفكر والباحث والمؤرخ الدكتور هشام جعيط - أحد أبرز علماء عصره ورموز الحداثة والتنوير في العالم العربي - "الصباح" والذي امتد من تقييم المفكر هشام جعيط للمشهد السياسي الراهن في البلاد بعد عامين على الثورة والتجاذبات الحاصلة بين الفرقاء، الى الدستور الذي يتطلع اليه التونسيون، وغير ذلك من القضايا المصيرية للبلاد  .

والواقع أنه قد تتفق أو تختلف مع آراء وأفكار الدكتور هشام جعيط، ولكن الثابت وأنت تجلس إليه أنه لا يمكن إلا أن تتابع وتتأمل ذلك التسلسل في تقديم بنات أفكاره بتواضع العلماء وترفع الحكماء وهدوء المتبصرين عندما يتعلق الامر بمصائر الشعوب. ولئن كان الدكتور هشام جعيط قليل الظهور في المنابر الاعلامية فإن له أسبابه ومبرراته التي يفترض أن تجد لها آذانا صاغية لدى الحكام الجدد والمتصارعين على السلطة  .

في هذا الجزء الاول من الحديث تمحور اللقاء حول الحاضر وواقع البلاد وما تعيش عليه من اهتزازات وتجاذبات منذ الثورة، فيما يتمحور الجزء الثاني والذي سنوافيكم به لاحقا، حول المستقبل والدستور ونظرة الباحث لطبيعة الحكم ورأيه فيما يتعلق بـ"نداء تونس"، الى جانب آرائه ومقترحاته بخصوص إصلاح الاقتصاد ومساعدة العاطلين وإنقاذ مسار الثورة  ...


 منذ ستة أشهر والتونسيون ينتظرون التحوير الوزاري الذي لا يأتي، كيف يرى المفكرهشام جعيط من موقعه اليوم المشهد السياسي في البلاد وحصيلة حكم الترويكا الذي تجاوز العام الآن مع انقضاء الذكرى الثانية للثورة، وإلى أين تسير القاطرة اليوم؟


في ما يتعلق بالشأن الداخلي والسياسة الداخلية، وخلافا لما يجري ويصدر من أقوال ويطرح من أفكار وآراء في الشأن السياسي الوطني، فإني أتفق الى حد كبير مع ما صدر عن السيد أحمد المستيري في حواره مؤخرا مع "الصباح الأسبوعي"، من آراء وهي ليست بالسائدة اليوم  .

ولو أننا نبدأ من التحوير الوزاري فمن وجهة نظري لا أرى ضرورة لهذا التحوير في هذه المرحلة، بل من الافضل أن تبقى الأمور على ما هي عليه، و ربما الاقتصار على دمج بعض الوزارات على أن يظل الوزراء في مواقعهم، والسبب في رأيي أن رئيس الحكومة وعد بإجراء انتخابات في جوان القادم. بمعنى أن ليس هناك اليوم ضرورة لإدخال أحزاب معارضة أو شيء من هذا القبيل على الحكومة الراهنة، ثم ان الوزراء لا بد أن يتموا عملهم وهذا أيضا يستلزم منحهم وقتا، كما أن فكرة التحوير الوزاري من شأنها أن تدخل بلبلة على الفكر السياسي والسياسيين، ناهيك أن أكثر الاحزاب السياسية مرتبكة وقد أصبح الشأن السياسي لعبة بين الفرق وصار أساس كلام الناس من دون أي طائل .

هناك سبب آخر أيضا وأعتقد أنه أساسي. فقد تكون ومنذ ديسمبر 2011 ثالوث يتقمص الدولة (ولا أقول "ترويكا" فهذه ليست عربية)، وهذا أمر إيجابي جدا الآن لأن الدولة قبل ذلك لم تكن موجودة فعلا، وما جرى في السنة الاولى بعد الثورة ترميم ضعيف لكنه ضروري للحكم السياسي، وكان السائد هو الفوضى الشاملة وهذا أمر طبيعي بعد ثورة مثل ثورة تونس .


ولكن هناك انتقادات كثيرة بسبب تراجع هيبة الدولة اليوم؟


للتوضيح لا بد من الاشارة الى أن بروز مفهوم الدولة حصل عندما تكوّن الثالوث الذي جاء بعد انتخابات.. هذا الثالوث له شرعية ومن حسن الحظ أنه حصل اتفاق بين الاحزاب الثلاثة. وهذا الثالوث، وبالرغم من التجاذبات وتباين الأفكار، مازال قائم الذات... إذن يمكن القول اليوم أن هناك دولة، وهذا في اعتقادي لم يشعر به الوسط السياسي ولا الرأي العام، وهم ينتقدون دوما ما هو حاصل ولا يرون اليوم أن هناك نظاما، وحتى إن كان متذبذبا لا محالة ولكنه نظام قائم بعد ثورة عارمة لها سنتان من العمر وهي مدة قليلة.

ما نلاحظه أن الكثير من الناس يشتكون من الفوضى والاضطراب السائد ولكن في اعتقادي عليهم أن يتذكروا ما كان عليه الأمر في السنة الاولى عندما كانت الثورة لا تزال ساخنة، فالاضطراب هنا أمر طبيعي وقد كان سائدا بصفة قوية، لكن الآن هناك نظام. ومع الأسف أرى أن التفاهم بين أعضاء الثالوث ليس كاملا ويجب أن يكون كاملا الى حدود الانتخابات القادمة، كما أن التنسيق بين أعضاء الثالوث ليس جيدا حتى الآن وكأن كل واحد منهم غير مرتاح للدور الذي يتقمصه.

هناك دستور بصدد التحرير ومادامت هناك آفاق بينة ودقيقة لانتخابات مقبلة، فعليهم أن يعوا أن هذا الوضع الانتقالي إنما هو انتقالي بالفعل ووقتي. وعلى كل طرف منهم أن يرضى بالدور الذي يتقمصه وأن يقع التفاهم بين رئيس الجمهورية ورئيس الحكومة ورئيس المجلس التأسيسي.


ولكن هذا ليس موقف شريحة واسعة من الرأي العام وقوى المجتمع المدني والاعلام في بلد لم تكتمل ثورته بعد؟


أعرف جيدا أن الرأي العام يؤثر كثيرا على الحاكمين والقائمين بالسلطة وأن هناك قوى في الساحة الوطنية، في الاعلام وأوساط المثقفين والمؤسسات المدنية، وهي متكاثرة وهذا أيضا أمر طبيعي بعد الثورة، إنما على الحكام ألا يلتفتوا كثيرا إلى هذه الانتقادات، فالوقت ليس وقت التزاحم. ولكن في المقابل فإن المتبقي من الوقت في عمر الحكومة، سواء ستة أشهر أو سنة، يفرض التنسيق بين الثالوث ممثل الدولة. ولا يمكن لهؤلاء (رئيس الحكومة ورئيس الجمهورية ورئيس المجلس التأسيسي) القيام بحسابات من أجل مستقبل سياسي بل يتوجب عليهم أن يعيشوا حاضرهم تماما ويؤكدوا للرأي العام تضامنهم من خلال سياسة الدولة.

أقول هذا الكلام وأنا واع بتواجد عدد كبير من الاحزاب على الساحة وبوجود المعارضة، بل لا بد من للمعارضة أن تكون موجودة في جو ديموقراطي، ولكن الحقيقة ايضا أن الناس يعيشون في وهم كبير وهذا الوهم مرتبط بالاعتقاد بأن الأمور ستتغير بعد الانتخابات.

شخصيا لا أرى ذلك ولا أعتقد أن الأمور ستتغير بعد الانتخابات وأنه ليس لأحزاب المعارضة إمكانية تأكيد ذاتها في التغلب في انتخابات آتية مستقبلا.


كيف يرى الدكتور المشهد السياسي مستقبلا، وما هي مبرارتكم في ذلك؟


في اعتقادي أن "النهضة" ستحصل على قسط لا بأس به من أصوات الناخبين ولكن أقل مما تحصلت عليه في انتخابات 23 أكتوبر، وأعتقد أن "المؤتمر" سيحصل أيضا على عدد من معين من المقاعد وكذلك "التكتل"، وربما يكون من المهم أن ينضم الى المشهد حزب نجيب الشابي (الحزب الجمهوري) ويكون حينئذ لهذه القوى الاربع حظوظ كبيرة في التمكن من الاغلبية وأن يحصل ائتلاف بينها مثلما حصل أواخر 2011.

أرى ذلك أمر ايجابي بالنسبة لشعب تونس، ومن الإيجابي أيضا ألا تكون "النهضة" متغولة وألا تحصل على الأغلبية المطلقة لأن هذا سيكون أمرا سيئا للمجموعة الوطنية وحتى بالنسبة لـ"النهضة" ذاتها. والأمر المستحسن الآخر في هذا السيناريو أن "النهضة" تمثل الحساسية الاسلامية بينما الاحزاب الأخرى تمثل العلمانية وهي علمانية غير مبالغ فيها ومعتدلة، أي علمانية لها قسط من الحساسية الاسلامية وليست معادية تماما للتيار الاسلامي بل علمانية صميمة. وهذا في الواقع ما أتمناه لعدد كبير من المثقفين في المجتمع المدني، أن يكونوا مدنيين لهم اتجاه علماني لكن من غير أن يفقدوا تماما الحس الاسلامي كما كان الأمر جاريا زمن بورقيبة والمخلوع بن علي، حيث أن عددا كبيرا من المثقفين نزعوا عنهم كل صلة بالتراث الاسلامي.

لذا، وإذا صح ما ينسب لحركة "النهضة" من مشاريع واضحة أو ضمنية نحو المستقبل باتجاه ضمان التغلب الكامل لتيارها فان ذلك لن يكون في خدمة المصلحة الوطنية، أي اعتبار ضرورة ان يقوم نظام اسلامي بحت وأن تتكون جمهورية اسلامية في تونس .


أين يكمن الخطأ في الدفع لتغليب خيار النظام الاسلامي في تونس بعد الثورة؟


-أولا مثل هذا المشروع سيدخل انقساما على الانقسام الموجود بل تطاحنا كبيرا قد يؤدي الى ما لا تحمد عقباه. فعندما يطالب الغنوشي بالغاء أو بالابتعاد على الاقل عن لجان حماية الثورة وعندما يطالب تيار النهضة بالابتعاد عن السلفيين فهذا في الواقع في مصلحة الحركة ومصلحة البلاد عامة لانه يجب الاقرار بأنه من المستحيل بل ليس جيدا أن تحصل ثورة ثانية داخل الثورة أي ثورة في سبيل تقرير الاسلام كمحرك للدولة فالفترة التي نعيشها لا تسمح بذلك و ليست متماشية مع هذه الفترة.

لسنا في 1979 عندما قامت الثورة الايرانية وبلدنا ليس ايران وهو بلد كبير أراد أن يضطلع بثورة موجهة لكل العالم الاسلامي تماما كما قامت ثورة روسيا في 1917 أي ثورة تاريخية، وادرك ان لا يمكن لثورة اسلامية أن تأتي لتركب في ثورة ديموقراطية.

علينا أن نستوعب ان ثورة تونس وعموما الربيع العربي كانت ثورة ديموقراطية ضد الدكتاتورية وضد الآلام التي اخترقت أبناء هذا البلد في سبيل الحرية والكرامة وأن هذه الثورة في تونس أو مصر او ليبيا لم يقم بها الاسلاميون، بل ان الاسلاميين دخلوا في العامل السياسي بعد الثورة مثلهم في ذلك مثل كل الاجزاب والتيارات الاخرى... صحيح انه كان لهم رصيد قليل من زمن بن علي وما قبله منذ السبعينات، وهم اضطهدوا من طرف النظم السابقة ولكن رايتهم كانت راية الاسلام وهذا التيار كما أسلفت كان موجودا منذ السبعينات .

ولمزيد التوضيح لا بد من الاشارة الى أن هناك تعارضا بين فكرة ترسيخ دولة اسلامية وبين الاعتماد على لجان حماية الثورة. مفهوم لجان حماية الثورة يفترض أن يكون حول حماية الحرية والكرامة والتعددية ولا يعني بالتالي حماية فلسفة ما ايديلوجية، ومن هنا أذكر ان الثورة لم تكن ايديولوجية ولم تكن في سبيل ارساء نظام يستوحي ذاته من ايديولوجيا معينة كما الحال مع روسيا الشيوعية وايران الاسلام... حماية الثورة تعني حماية التعددية والحرية ولايمكن الاعتماد على مفهوم الثورة من جهة وما تتضمنه من قيم عامة، وفي ذات الوقت على ايديولوجيا معينة.

المفروض ان النظام الديموقراطي لا يعتمد على ايديولوجيا معينة بل مفاهيم عامة وهي الحرية والمساواة والعدالة والكرامة الانسانية وتعددية الآراء والتداول السلمي على السلطة وعلى فكرة سيادة الشعب وانه منبع السيادة وليس الدين أو النظرية الماركسية أو شيء من هذا القبيل، وبالتالي أقول حسنا تفعل "النهضة" اذا التزمت بقيام الثورة دون ايديولوجيات لأن لها حساسية خاصة وهي الحساسية الاسلامية ولكل حزب آراء وتصورات حول المجتمع وهذا أمر طبيعي في الديموقراطية، فالديموقراطية تعني أولا وثانيا أن لكل حزب حساسيته.


ولكن ماذا عن مستقبل الاسلام السياسي في دول الربيع العربي بعد صعود حكومات اسلامية على أنقاض الانظمة الاستبدادية التي سقطت؟


الواقع أن العالم العربي - والاسلامي - اليوم يطرح ومنذ جيل تقريبا بقوة مسألة الاسلام، وهذا من أفغانستان الى باكستان والمغرب والسودان وغيرها. المشكلة اذن مطروحة ومن الطبيعي ألا تنفرد تونس بهذا التيار وحركة "النهضة" وجدت منذ السبعينات، يعني أننا داخل حركة التاريخ ولسنا بمنأى عنه. والاسلاموية حركة عارمة ليس علينا الدخول في أسبابها ومسبباتها لكنها واقع كتيار فلسفي سياسي ديني في المجتمعات العربية والاسلامية، ومن احدى صور عدم التسامح الموجود بقوة عند العلمانيين في تونس وغيرها أيضا ألا نتفهم وجود مثل هذه التيارات.

صحيح أن الثورة عندنا وكذلك في مصر وسوريا لم تقم على هذه الفكرة بل قامت على نبذ الدكتاتورية وعلى فكرة ارساء ديموقراطية حقيقية يكون فيها الانسان مرتاح لمصيره .


هل يمكن اعتبار أن حركة "النهضة" حركة ديموقراطية؟


لا أقول أن حركة "النهضة"، وهذا ما يقوله الكثيرون خطأ، تنبذ الديموقراطية، والدليل على ذلك أن حركة "النهضة" تعاملت مع أحزاب أخرى في تحالف قائم ولم تحتكر السلطة تماما وأن المجلس التأسيسي والمجتمع يتعايش وفيه تيارات متعددة مرجعها فكرة الثورة والحرية أي حرية الاعلام وحرية تكوين الاحزاب.

ما نعيشه اليوم نقاشات تكاثرت الى درجة المبالغة وتكاثرها ليس دوما بالجيد بل فيه الكثير من اللغو السياسي. ومن هنا أقول انه لا يمكن بناء مستقبل تونس على فكرة واحدة خصوصا وأن هذه الفكرة ليست بالجديدة وأن القائمين بها أناس تواجدوا منذ عهد بورقيبة بينما الثورة الفعلية، وألح على فعلية الثورة لأنها قامت في الواقع وتدخل بالتالي في زمرة الجديد وضمن تطور المجتمع من مجتمع جاهل سابقا الى مجتمع مثقف ومن مجتمع مرتكز على الرجولة الى مجتمع تلعب فيه المرأة دورها ومن مجتمع تفتح قسرا منذ خمسين عاما على العالم الخارجي ومن مجتمع منكمش الى مجتمع دخلت فيه العولمة ومن مجتمع غير مصنع الى مجتمع اخترقه التصنيع سواء الداخلي او الخارجي ومن مجتمع فقير جدا الى مجتمع في حالة نمو واضحة ومن مجتمع موحد في الفاقة والحرمان الى مجتمع تراتبي فيه الاثرياء والفقراء والطبقة المتوسطة...

اذن مجتمع معقد وكل هذا عبرت عنه الثورة في تونس ومصر بصفة تلقائية وضمنية. كل هذه القوى تداخلت لإقامة حركة جماعية قوية لم تقم بها تونس في الماضي أبدا وهذا علينا تفهمه مليا وهو في الواقع في باطن الضمائر ويجب الافصاح عنه وتبيانه بالكلمة.


لو نعود الى ما تطرقت اليه في البداية حول الشرعية وحول الانتقادات للحكومة، فكيف يمكن اليوم لتونسي عايش كل أنواع القيود على حرية الرأي والتعبير الى النشاط السياسي القبول بسلطة بلا خارطة طريقة باسم الشرعية الانتخابية، وكيف يمكن أيضا لمن رفع راية الحرية عنوانا لثورته عدم انتقاد الحكومة بدعوى عدم ارباكها؟


ما أريد قوله أن مدة عام ليس بالكثير بعد ثورة أدخلت اضطرابا كبيرا على مسار المجتمع، ولو أننا أجرينا مقارنة بين السنة التي مضت والسنة الاولى للثورة نقول أنه على الرغم من أن مسيري الدولة - ان صح الكلام عن وجود دولة في تلك الفترة - قد قاموا بعمل محترم فإن هذه السنة لا تشبه السنة الاولى للثورة. فقد حصل فيها تنظيم نسبي للمؤسسات ثم ان الناس كثيرا ما يعيبون أمورا على الحكومة بالمعنى الضيق للحكومة أي حكومة الجبالي بينها الواقع أن الحكومة أداة لتسير الادارة، والعمل الذي تقوم به هو تسير الادارة بما في ذلك الامن والتعليم وتنظيم وزارة المالية والبنك المركزي والامور السياسية، وهذا العمل الاداري ضخم جدا، والحكومة من هذا المنظور تقوم بعملها.

وعلينا ألا ننسى أن مشكلة الدستور تدخل في مشمولات المجلس التأسيسي ونوابه والاحزاب وليس مشكلة الحكومة ولا رئيس الجمهورية ولا حتى رئيس المجلس التأسيسي لأن الرئيس يسير المجلس لكن الكلمة للنواب واللجان داخله والاحزاب والنهضة وأهم تلك الاحزاب تلعب دورها لانها تعطي خارطة طريق لممثليها رغم أن الانشطار حاصل اليوم وهو أمر واضح. وطبيعي جدا أن من يكتسب الحكم اليوم يريده غدا ويحسب لذلك الحسابات فيحصل تعطيل كبير في مسار كتابة الدستور في أمور بسيطة في آخر المطاف وهي الاسس العامة والفكرية التي يؤسس لها الدستور.

ومن جهة ثانية فإنه من المهم ترتيب المسؤوليات لأداة الحكم في المستقبل، ولا شك أن في ذلك التأخير والاضطراب والنقاشات اللامتناهية قسط كبير من عدم الشعور بالمسؤولية إزاء الشعب ومصالحه وكل يجذب اللحاف لافكاره وهذا كله مرتبط بسوء فهم الديموقراطية لان الديموقراطية ليست المعارضة الدائمة للافكار وإنما تستقيم أيضا على تفاهم وعلى نظام والديموقراطية ليست الفوضى واللامسؤولية 

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ألا يمكن أن تكون المعركة أساسا بسبب المخاوف حول مستقبل الحريات؟


هناك أمانة أنيطت بعهدة ممثلي الشعب من النواب والحكام ولابد من قسط من حسن النية لأننا في لحظة تاريخية وهذا أمر جلل، بينما في واقع الامور وفي تقديري الشخصي على الاقل أن الدستور سهل تصوره. هناك مبادئ عامة تكون كمرجعية للدستور مثل لقرار الحريات الاساسية وهذا لب الديموقراطية والاسس التي تستقيم عليها أي ديموقراطية والتي أيضا من أجلها قامت الثورة، ومن ذلك أن القول أن تونس بلد اسلامي فهذا واضح وتونس بلد اسلامي والاغلبية في تونس مسلمون واللغة الرسمية العربية وهذا أمر قائم منذ الاستقلال وحرية المراة تدخل ضمن الحريات العامة للانسان التونسي ومساواة المرأة بالرجل تدخل في المبدأ الاساسي لكل ديموقراطية وهو المساواة بين البشر عامة ويجب بالتالي الاعلان على أن تونس تضمن وتعترف بالمبادئ العالمية للامم المتحدة لحقوق الانسان... نحن ننادي بهذا منذ عهد بن علي وحتى بورقيبة. هنا يجب أن يحصل اجماع حول هذه الافكار، والسؤال الذي أطرحه هل تكون الدولة اسلامية أم مدنية ؟ ومن هنا أقول هي اسلامية ومدنية في نفس الوقت، بمعنى هي اسلامية تحمي دين الشعب والدين الذي فرضه التاريخ منذ خمسة عشر قرنا من وجهة مادية اذ ليس لنا كنيسة مثل المسيحيين، فالجوامع وكل ما يهم الشأن الديني تتولى المجموعة الوطنية عن طريق الدولة توفيره من خلال الضرائب خصوصا وأن الاوقاف توقفت منذ وقت طويل، كما أن الدولة الاسلامية لا يعني تطبيق الشريعة بحذافرها، فهناك قسط وافر فيما يتعلق بالميراث في الشريعة قائم الذات ولم يتغير.

أما فيما يخص الاحكام الجزائية، وهي نقاط طفيفة، فلا يمكن تطبيقها وهو من الديماغوجيا في نسبة كبيرة منه ويعبر أيضا عن الجهل والغوغائية.

اذن يمكن القول أن المتشددين في تطبيق العقوبات الجسدية يلهثون وراء تفاصيل جزئية تجاوزتها الانسانية منذ قرون حتى داخل العالم الاسلامي، ولكن الغريب والخطير أن هؤلاء لا يتكلمون عن القيم الانسانية وهي أهم بكثير...

 

 .assabah.com.t

 
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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 02:14

Encore des mausolées attaqués

 

http://www.tunisienumerique.com/wp-content/uploads/mausol.jpgLe feu continue à ravager les mausolées, à un rythme qui s’accélère de plus en plus, toujours devant l’indifférence et le silence des autorités.

Ainsi, après l’incendie du mausolée de Sidi El Ghouth à Douz, aujourd’hui, jour du Mouled, deux autres mausolées ont été attaqués dans le gouvernorat de Gabès.

Le mausolée de Sidi Ali Ben Salem à El Hamma, totalement incendié, et celui de Sidi Knaou à Matmata qui a subi une tentative d’incendie.
Les pyromanes n’ont pas été identifiés, et courent toujours, avec une prédilection pour les sentiers des gouvernorats du sud ces dernières heures ! 
tunisienumerique

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Réagir à la destruction méthodique de notre identité

 

 

 

http://mag14.com/images/stories/2013/Janvier/sidimahrez.jpgPour la première fois depuis des siècles, le Mouled de cette année 1434, célébrant la naissance de Mohamed, le Prophète de l’Islam, n’aura pas été fêté dans l’unité et l’harmonie en Tunisie. Il aura été entaché par les déclarations des imams salafistes qui jugent cette fête comme étant une innovation blâmable, semant de ce fait la discorde et la division dans les rangs de la Nation.

Le cheikh Abdelfattah Mourou, jugé sans doute trop modéré par ces extrémistes, aura été une nouvelle fois agressé. Son statut de vice-président d'Ennahdha, le parti au pouvoir, ne l'aura même pas protégé. Et la série noire et la folie incendiaire et destructrice continue de viser nos mausolées, du sud au nord de la Tunisie. Des mausolées qui ont constitué l’un des bastions de la résistance au colonialisme européen, au Maghreb comme dans toute l’Afrique.

Les mausolées pris pour cible et saccagés par les djihadistes au Mali, cristallisaient la résistance au colon, et ont permis l’expansion de l’Islam dans tout l’ouest de notre continent. Les précieux manuscrits de Tombouctou attestent de la gloire et des lumières de l’un des plus importants berceaux de l’Islam continental. Les voici éparpillés aux quatre vents, brûlés dans des autodafés qui ne disent pas leur nom.

L’Emir Abdelkader, l’un des premiers héros du combat de l’Algérie pour l’Indépendance et la dignité a été soufi. Tout comme Omar El Mokhtar en Libye. Sans parler du rôle de ces innombrables lieux de religion accessibles et populaires, qui ont essaimé en Tunisie depuis le règne des Hafsides, et qui ont su canaliser les énergies pour constituer une forteresse identitaire inexpugnable, dressée face aux tentative de christianisation missionnaire, et d’acculturation. Et voici que l’esprit de nos marabouts, invaincu par l’occupant européen, en vient à être remis en cause par des individus qui se disent «Musulmans».

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Le mausolée de Sidi Bou Said ravagé par les flammes

Pourtant, ces mêmes wahhabites qui s’affichent aujourd’hui comme les défenseurs de la pureté doctrinale islamique, n’ont pas soulevé d’objections à s’allier aux Anglais, et à Lawrence d’Arabie, pour se dresser contre le Califat des Ottomans, seul garant, à l’époque, de l’unité des Musulmans. Et voici aujourd’hui les graines de la discorde et de la sédition semées en Tunisie, après avoir fait des ravages au Moyen-Orient.

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La zaouia de Sidi Ahmed Al Ghouth à Douz, incendiée

Dans la nuit du mercredi 23 janvier, le mausolée de Sidi Ahmed Al Ghouth à Douz, dans le sud tunisien, a été incendié et le tombeau de la zaouia profané. Sidi Ahmed Al Ghouth reposait en paix depuis des siècles, et il a fallu que des hommes animés par une idéologie étrangère et importée viennent ces jours-ci perturber sa sérénité. La zaouia de Sidi Ahmed al-Ouerfeli à Akkouda a été brûlée mardi. Quelques jours à peine avant l’incendie du mausolée de Sidi Bou Said, l’emblème historique de toute une région…

Que ces agressions coïncident avec la célébration de la fête du Mouled n’est donc pas fortuit. La doctrine wahhabite condamne clairement cette fête et l’interdit, alors même que le Mohamed Ibn Abdelwahhab, fondateur de cette idéologie critiquée dès le 19 ème siècle par les cheikhs de la Zitouna, est commémoré durant une semaine entière en Arabie Saoudite.

Pourtant, du côté de notre ministère de la Culture, il n’y a plus de doute. Dans un communiqué publié le mercredi 23 janvier, le ministère confirme qu’il s’agit bel et bien «d'un plan méthodique visant la destruction de la mémoire nationale collective». Reste maintenant à savoir si les Tunisiens continueront ainsi à assister impuissants à la destruction d’éléments constitutifs de leur propre identité, ou enfin réagir et faire face à l’agresseur. mag14


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 Abdelfatah Mourou se fait agresser par des salafistes à Jemmal 

http://www.businessnews.com.tn/images/album/BN4576abdelfattah-mourou.jpg

 

Hier mercredi 23 janvier en fin d’après midi, le vice-président du parti islamiste Ennahdha, Abdelfatah Mourou, a été victime d’une agression dans la ville de Jemmal par un groupe d’individus appartenant à la mouvance salafiste.

Cheikh Mourou s’est rendu à Jemmal dans le gouvernorat de Monastir afin d’y donner une conférence religieuse dans la mosquée Al-Mekki que le bureau local d’Ennahda a organisée. 
Les organisateurs ont cependant dû changer de lieu de la conférence à la suite de menaces qu’ils ont reçues de la part d’un groupe de salafistes ayant exprimé leur mécontentement quant à la présence de Abdelfatah Mourou. Ce dernier, eu égard aux imprévus de dernière minute, n’a pas été mis au courant du changement de plan, et s’est tout de même rendu à la mosquée Al-Mekki au moment où la prière d’Al Maghreb a retenti. 
 Cheikh Mourou a été interpellé par un garçon de moins de 18 ans qui l’a mis en garde contre des salafistes qui pourraient s’en prendre à lui. « Je n’ai pas prêté vraiment attention aux propos du garçon, car je ne peux pas ne pas faire la prière d’Al Maghreb, alors que je passais juste à côté d’une mosquée », a précisé maître Mourou sur la radio Jawhara FM.

C’est en quittant la mosquée, que le vice-président d’Ennahda a vu des salafistes s’agripper à lui, en lui donnant un coup de poing et puis d’autres ont suivi. La victime n’a pas pu se défendre vu son âge et son manque de force tel qu’il l' a noté. 

Abdelfatah Mourou a été insulté et traité de tous les noms, ses agresseurs lui ont clairement dit qu’ils le détestaient et ne voulaient pas de lui chez eux. Le Cheikh a souligné qu’il a ressenti une haine et une rancœur  qui gagnent d’ailleurs toute la Tunisie aujourd’hui, d'après lui. businessnews

 

 
 

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Le SNJT dénonce la décision de Meherzia Laâbidi à limiter les déplacements des journalistes à l’ANC

Le bureau exécutif du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a dénoncé, mercredi 23 Janvier 2013, la décision de la vice-présidente de l'Assemblée nationale constituante (ANC) Meherzia Laâbidi d'interdire aux journalistes de se déplacer dans le hall et les allées de l'Assemblée.

«Ce genre de pratiques inconvenantes, souligne un communiqué du bureau exécutif, est de nature à limiter le champ d'action des journalistes et va à l'encontre de leur liberté de communication avec les élus pour transmettre au public ce qui se passe dans les coulisses de l'ANC». 

Il considère que la décision de Meherzia Laâbidi est une «atteinte aux journalistes et au droit du peuple tunisien à l'information». Le SNJT appelle le président de l'ANC Mustapha Ben Jaâfar et tous les Constituants à «condamner les agissements répétés de plusieurs constituants, appartenant en particulier au groupe Ennahdha, à l'encontre des journalistes».
 

Il les exhorte «d'assurer les conditions adéquates aux journalistes afin de leur permettre d'accomplir au mieux leur devoir professionnel». Par ailleurs, le bureau exécutif du syndicat condamne le «comportement brutal et criminel de certaines milices appartenant au mouvement Ennahdha qui se font appeler ligues de protection de la révolution à Kairouan», et qui ont agressé les journalistes de radio "Sabra Fm" lors de la couverture des protestations dans la région. Il demande au ministère public d'ouvrir une enquête contre ces agresseurs «hors-la-loi».

De son côté, le centre de Tunisie pour la liberté de la presse a également appelé «à revenir immédiatement sur la décision de Meherzia Laâbidi» qui, estime-t-il dans un communiqué «contrevient à la loi organisant le travail de l'Assemblée et cible le droit d'accès à l'information». businessnews.

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 03:37

 

 

Le mausolée de Sidi Bou Saïd incendié

http://blogs.rue89.com/sites/blogs/files/styles/asset_img_full/public/assets/image/2013/01/_dsc6227.jpgLe Mausolée de Sidi Bou Saïd, samedi après l’incendie (Thierry Brésillon)

Sidi Bou Saïd, le célèbre village de la banlieue nord de Tunis, est en état de choc après l’incendie, samedi soir, du tombeau du saint protecteur dont il porte le nom. Cette destruction est attribuée aux salafistes qui mènent une campagne contre l’islam maraboutique, qu’ils considèrent comme une déviation superstitieuse de l’islam.

L’incendie s’est déclaré après 18 heures. L’intérieur du mausolée est totalement calciné. Les boiseries, les tentures, les lustres, et même les exemplaires du Coran ont été intégralement détruits. Les pompiers sont intervenus rapidement pour maîtriser l’incendie.

Raouf Dakhlaoui, maire de Sidi Bou Saïd, dispose de peu d’éléments d’information  :

«  Tout ce que nous savons, c’est qu’une voisine a vu quatre jeunes courir aux environs. Mais nous ne savons rien de plus.  »

Rien ne permet d’établir l’origine de l’incendie ni d’en désigner les auteurs et leurs motivations. Toutefois, l’association Touensa a identifié au moins une dizaine de mausolées profanés, dont

http://blogs.rue89.com/sites/blogs/files/styles/asset_img_half/public/assets/image/2013/01/tu2012__06229.jpgSidi Bou Saïd, avec son architecture andalouse, ses murs et ses portes bleus, sa vue imprenable sur la baie de Tunis et son immanquable Café des Délices, est un des lieux préférés des touristes, mais aussi un des hauts lieux de pèlerinage de Tunis.

C’est le village du tombeau de Khalaf Ben Yahia Tamimi, (dit « El Béji », en référence à Béja, sa ville d’origine), un personnage religieux ayant vécu entre 1160 et 1231. Une confrérie soufie (Zaouïa) a été construite autour du tombeau.

Un culte s’est développé autour de ce lieu, caractéristique de l’islam d’Afrique. Cette pratique est considérée par les rigoristes comme contraire à l’islam. Ce culte a été également combattu par Habib Bourguiba quand il faisait obstacle à ses réformes modernistes.

L’islam maraboutique est l’expression d’une culture populaire à laquelle les Tunisiens sont très attachés, et l’incendie dont a été la cible le tombeau de Sidi Bou Saïd est vécu comme un traumatisme.

Viol de la mémoire

http://blogs.rue89.com/sites/blogs/files/styles/asset_img_half/public/assets/image/2013/01/_dsc6228.jpgZak Hamda, productrice, notamment d’un film sur la musique soufie, est bouleversée  :

 

«  C’est un des lieux où profanes ou pratiquants entrent avec beaucoup d’émotion. Je vis cet attentat comme un viol de la mémoire. Dans toute l’histoire de la Tunisie, cet endroit a toujours été respecté.  »

Spontanément, une marche de protestation des habitants de Sidi Bou Saïd s’est dirigée vers le Palais présidentiel de Carthage, situé à proximité, avant d’être stoppée par la garde présidentielle.

Raouf Dakhlaoui assure qu’il portera plainte contre Rached Ghannouchi, président du parti Ennahdha, qu’il considère, sinon comme l’instigateur de cette campagne, du moins coupable d’avoir couvert les extrémistes.

Le parti Ennahdha a condamné l’attentat contre le mausolée et appelé à une enquête. Le Ministre de l’Intérieur, Ali Laarayedh, privilégie la piste criminelle. rue89

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 La brillante idée de Rafik Abdessalem de dîner à Sidi Bou Saïd … ce soir !

 

http://www.tunisienumerique.com/wp-content/uploads/dar-zarrouk.jpgLa nouvelle s’est propagée comme un feu de paille : Rafik Abdessalem dîne à Sidi Bou Saïd. Les riverains n’en croyant pas leurs oreilles, voulaient voir pour croire. Rapidement, une foule de plus de trois cent personnes s’est amassée aux abords du restaurant huppé « Dar Zarrouk ».

L’histoire s’avère être vraie. Il y avait en face du restaurant, la voiture officielle du ministre ainsi que des voitures du corps diplomatique.

Il s’avéra que le ministre des affaires étrangères a choisi, pour inviter à dîner une délégation du Koweït, le restaurant de Sidi Bou Saïd. Oui, effectivement, en ce jour et en ce lieu. Il fallait vraiment y penser !

Mais que voulait-il prouver ou plutôt, se prouver ? Qu’il était au dessus du lot, alors que tous ceux qui l’y ont précédé,Marzouki en tête, ont essuyé la colère des riverains ? Il voulait montrer à ses hôtes que le gouvernement contrôle la situation ? En tout cas, c’est vraiment réussi, s’il cherchait à épater ses hôtes !

Quelque soit la raison qui l’a poussé à choisir ce restaurant précisément, cette nuit précisément, ce geste a été perçu par les riverains comme une ultime provocation, qu’ils ne sauraient tolérer.

Il y a, donc, eu foule devant le restaurant. Des habitants en colère l’attendaient à la sortie. La foule criait de tous ses poumons, pour déclarer sa colère.

Très rapidement, un impressionnant dispositif sécuritaire fût dépêché sur place. Et aux dernières nouvelles, le ministre et ses illustres hôtes ont pu être évacués du restaurant par « la porte de service ». Pour une soirée, nos hôtes ont vraiment eu le droit à la totale, et en guise de dîner, ils ont eu droit au dîner gala, et, surtout, la cerise sur le gâteau, avec la sortie en catimini par la petite porte.

Cette retraite sous le couvert de la nuit, et par la petite porte, a laissé un sentiment de dégoût chez les protestataires qui déploraient qu’il n’ait même pas eu le courage de les affronter.

Les policiers rappelés en renforts, éreintés par ces va et viens incessants sur les pentes de Sidi Bou Saïd, se sont contentés de libérer l’accès aux voitures qui s’en sont retournées vides. tunisienumerique

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 Olfa Riahi : "Je ne révèlerai jamais mes sources"

La journaliste a déclenché, en publiant une enquête sur son blog, un scandale désormais désigné comme le "Sheratongate". Elle est poursuivie en justice et interdite de sortie de territoire. Interview.

 

http://referentiel.nouvelobs.com/file/5053163.jpg

Olfa Riahi est journaliste et blogueuse. Elle enseigne le journalisme depuis un an à Tunis. Elle est poursuivie en justice* depuis la publication sur son blog d’une enquête dans laquelle elle s’interrogeait sur certaines factures au nom du ministre des Affaires étrangère. Elle revient pour "Le Nouvel Observateur" sur les poursuites et les menaces dont elle est victime depuis le "Sheratongate".

 

 Qu'est-ce qui vous vaut d’être poursuivie aujourd'hui en justice ?

- Le 26 décembre 2012, j’ai publié sur mon blog un article concernant le ministre des Affaires étrangères Rafik Abdessalem dans lequel je publiais trois factures qui prouvaient que le ministre avait logé dans un hôtel de luxe à 200 mètres du ministère, le Sheraton, et que ces factures étaient payées par le ministère, soulevant un soupçon de dilapidation de l’argent public. L’une des trois factures, celle de la nuit du 18 juin 2012, est au nom d’une femme dont j’ai masqué le nom par respect de sa vie privée. Mais, sur cette facture, on voit le nom du ministre inscrit en dessous, on apprend que la facture a été transférée sur la chambre du ministre et que le paiement a été effectué en liquide. On remarque également en croisant les documents que le ministre a logé dans le même hôtel la même nuit et que ses dépenses ont été particulièrement importantes et payées par le ministère.

J’affirme également dans mon blog qu’il ne s’agissait que d’une partie de mon enquête et que d’autres informations suivraient bientôt. En fait, je n’ai pas eu le temps d’écrire le second volet de l’affaire. La presse nationale, les radios, télévisions se sont emparées de l’affaire. Le ministre a reconnu l’authenticité des documents. Une femme s’est présentée dans les médias pour dire qu’il s’agissait d’elle. C’est en fait l’affaire de mœurs présumée qui a pris de l’ampleur. Pour répondre à la campagne de diffamation à mon encontre qui a suivi, j’ai répondu à une interview à une chaîne privée dont le propriétaire est d’ailleurs actuellement en prison avec de très grandes irrégularités juridiques. J’ai alors expliqué aux téléspectateurs le contenu de mon article car il était écrit en français. Le voulais que les nuances soient bien comprises. J’ai en outre révélé le contenu du second volet de mon enquête, c’est-à-dire l’existence d’un compte spécial ouvert au nom du ministère des Affaires étrangères, compte qui a reçu un versement d’un million de dollars le 17 juillet 2012 de la part du ministère du commerce chinois. Je demandais tout simplement une enquête pour demander pourquoi cette somme n’avait pas suivi le cheminement normal c’est-à-dire pourquoi n’avait-elle pas transféré par le Trésor public ?

On m’a alors accusé de violer des secrets d’Etat. Une enquête a été ouverte au bout d’une semaine après que j’ai posé un ultimatum, menaçant de porter plainte moi-même. Enfin, il a été annoncé qu’une enquête était ouverte. Je ne sais pas ce qu’il en est réellement.

En revanche, une plainte a bel et bien été déposée contre moi qui a déjà abouti à mon interdiction de sortie du territoire. J’ai désormais huit chefs d’accusation* contre moi, dont le dernier est "usurpation de fonction" car ils avancent que je ne suis pas journaliste parce que je n’ai pas de carte de presse. En fait, ils veulent connaître mes sources. Or, si je ne suis pas reconnue comme journaliste, je ne suis pas protégée par la loi, obligée légalement de donner mes sources.

Mais journaliste ou pas journaliste ?

- Journaliste. Mais j’ai toujours refusé de demander une carte de presse. Et je suis assez contente que ce débat soit remis à l’ordre du jour avec cette affaire. En Tunisie, la carte de presse est délivrée par l’exécutif, par le pouvoir, ce qui veut dire qu’il n’y a aucune séparation alors que, évidemment, notre profession doit être séparée du politique. Et puis, aussi, symboliquement, je n’ai jamais voulu une carte de presse que possédait le frère de Leila Ben Ali, qui n’a absolument rien à voir avec le journalisme. Peut-être pour faciliter ses déplacements… Alors, même si des confrères, très solidaires, m’ont dit qu’ils feraient tout pour m’obtenir cette carte, j’ai toujours refusé… alors même que j’enseigne le journalisme avec l’Ecole supérieure de journalisme de Paris qui a ouvert un master à Tunis. Mais tout cela sera versé au dossier pour le juge d’instruction.

C’est beaucoup de pression…

- Cela ne s’arrête pas là. Mon entourage subit également des pressions pour m’isoler. J’ai également été menacé d’un contrôle fiscal dans le cadre de la société de sous-titrage audiovisuel que j’ai avec un associé. Un homme a appelé, nous mettant la pression pendant quatre jours. Nous menons donc une enquête auprès du ministère des Finances pour savoir s’il y a effectivement un contrôle prévu, si cette personne a agi d’elle-même, ou si elle ne fait pas parti du ministère auquel cas nous porterons plainte pour usurpation de fonction.

Il y a également un policier en civil qui me suit partout, certainement pour s’assurer que je vais très bien.

L’une de mes lignes téléphoniques, qui était au nom de mon ancien employeur, a été coupée juste avant que je n’intervienne à la télévision tunisienne via ce numéro sur lequel on devait me rappeler à l’antenne.

Et, hier, une journaliste du quotidien tunisien "Al-Shourouk" qui avait publié un document très important qui contredisait la défense du ministère des Affaires étrangères, a reçu une convocation au tribunal. Pour un autre article bien sûr.

Mon compte Facebook subit également des tentatives de piratage depuis trois semaines et selon certaines de mes sources, une entreprise spécialisée a été chargée de ce piratage. Mais je n’ai pas peur !

Cet article a semé une telle pagaille dans la classe politique ?

- En fait oui. Au sein du parti islamiste Ennahda, dont fait partie le ministre des Affaires étrangère, des divisions, qui existaient déjà, sont sorties au grand jour. Certains pensent à tort que derrière moi se cache la présidence de la République… Et donc cela prend une ampleur considérable. Evidemment, ceci est faux. Même si je n’ai jamais caché que j’étais proche du CPR, je suis aussi connue pour être une de leur plus grande critique. Ils veulent savoir qui m’a informé. J’ai annoncé depuis le début que je ne révélerai jamais mes sources, même sous la torture et de toute façon j’ai toujours dit que j’avais entre huit et neuf sources sur chaque volet…

Comme ils ne sont pas parvenus à gérer le fond de l’affaire, ils essayent de lui donner un caractère idéologique… On a même dit que j’avais été mandatée par les services de renseignement français !

*Les huit chefs d’accusation sont :

- Semer la zizanie au sein du peuple tunisien

- Nuire à autrui sur les réseaux sociaux

- Diffuser les contenus de documents sans l’aval de leur propriétaire

- Attribuer des actes à un fonctionnaire de l’Etat sans en apporter les preuves

- Diffuser des données personnelles dans le but de nuire à autrui

- Diffuser de fausses informations pouvant porter atteinte à l’ordre public

- Falsification de documents

- Usurpation de fonction        Propos recueillis à Tunis par Céline Lussato. tempsreel.nouvelobs_

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