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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 08:40

"Le régime va continuer à se fissurer"


Le vice-président Abd Rabbo Mansour Hadi est le seul candidat à la présidentielle de ce mardi. Le taux de participation donnera une idée de l'appui populaire au successeur d'Abdallah Saleh. Décryptage de Franck Mermier, spécialiste du Yémen (CNRS).

Le 5 février 2012 dans la capitale yéménite Sanaa, manifestation de militants anti-régime. (Mohammed/Xinhua/Sipa Press)

Le 5 février 2012 dans la capitale yéménite Sanaa, manifestation de militants anti-régime. (Mohammed/Xinhua/Sipa Press)

Le Yémen tourne mardi 21 février la page du président Ali Abdallah Saleh en élisant son vice-président, Abd Rabbo Mansour Hadi, pour une période intérimaire de deux ans, devenant ainsi le premier pays arabe où un soulèvement populaire aboutit à une solution négociée. Mais l'ombre d'Abdallah Saleh, qui gouverne le Yémen depuis plus de 33 ans, pèse cependant sur ce scrutin. Franck Mermier, chercheur au CNRS, spécialiste du Yémen, estime le régime "va continuer à se fissurer peu à peu grâce à une certaine tradition du compromis et du dialogue politique". Interview.

Quelle participation peut-on attendre de la population au scrutin présidentiel ?

- Il y a à peu près 20 millions d'inscrits sur les listes électorales, dont 4 millions de femmes environ. Il est certain qu'on ne peut pas s'attendre à une participation massive en raison de la situation du pays. D'abord, dans le gouvernorat de Saada dans le Nord où des troubles tribaux subsistent, une partie de la population ne pourra pas aller voter soit parce qu'elle est déplacée, soit parce qu'elle ne veut pas. Dans les régions du Sud, une partie des gouvernorats d'Abyan ou de Chabwa sont sous l'influence du mouvement "Partisans de la Charia" qu'on dit lié à Al-Qaïda. Pour des raisons de sécurité, les habitants risquent eux aussi de ne pas se rendre aux urnes. Là aussi, il y a eu des déplacements de population après la prise de Zinjibar. Une partie du mouvement sudiste qui réclame tout simplement la séparation du Sud n'ira pas voter non plus.

Enfin, une partie de la jeunesse révolutionnaire ne participera sans doute pas au vote pour protester contre l'impunité dont jouissent le président Saleh et ses proches. Ils souhaitent continuer la marche de la révolution pour que les membres de la famille de Saleh encore à la tête d'organes de sécurité soient écartés du pouvoir.

Doit-on craindre des violences ?

- Cela peut être le prétexte pour certains groupes violents de se manifester. Il peut y avoir des attaques contre des bureaux de vote dans certaines régions contrôlées par les "Partisans de la charia" par exemple.

Une partie de la jeunesse qui a participé au mouvement révolutionnaire participe au jeu politique à travers par exemple du parti islamique Al Islah ou du parti socialiste. En revanche, une autre partie se veut autonome et pense que la révolution n'a pas encore atteint son but, c'est-à-dire le démantèlement total du régime, et pourrait manifester.

Pourquoi cette transition passe-t-elle par un scrutin électoral, là où une simple désignation aurait suffit ?

- Ce vote est certes symbolique mais il est conçu pour tourner la page du régime de Saleh. C'est très important qu'il y ait un processus électoral, notamment aux yeux de l'opposition, afin que le nouveau chef de l'Etat obtienne toute la légitimité démocratique et électorale nécessaire pour assurer ces deux années de transition. Il a devant lui des mesures drastiques à prendre.

Lesquelles ?

- Il doit d'abord être le commandant des forces armées et assurer un véritable leadership face au clan Saleh encore présent dans la Garde républicaine, notamment.

Il doit assurer la sécurité dans le pays, lutter contre Al-Qaïda, sécuriser les régions Nord et Sud en proie à des agitations séparatistes et insurrectionnelles avec une armée divisée depuis le mois de mars.

Il doit assurer la légitimité du gouvernement d'union nationale, cet échafaudage un peu fragile où l'on trouve des représentants de l'opposition et ceux du parti du président le "Congrès général populaire".

Il devra gérer les ressources de l'Etat composées au trois-quarts des ressources en gaz et en pétrole. Il va avoir fort à faire pour répondre aux revendications directes et pressantes d'une population qui vit en grande partie sous le seuil de pauvreté.

Il va devoir démanteler un réseau clientéliste mis en place par le régime et qui a duré 33 ans. Beaucoup de notables se sont habitués à recevoir des aides de l'Etat pour asseoir leur autorité locale.

La grande inconnue sera son degré d'autonomie. Va-t-il se révéler un chef d'Etat et garantir l'équilibre entre l'opposition et le régime de Saleh ? Ou va-t-il continuer à exercer un pouvoir sous influence ?

L'ombre de Saleh plane toujours ?

- Abd Rabbo Mansour Hadi a toujours vécu dans l'ombre du président Saleh et il est difficile de savoir si la volonté de rupture qu'il a manifestée va se traduire par des actions rapides et fortes. Mais Saleh a quand même perdu une manche en signant cet accord de transition. Il est difficile d'envisager son retour comme chef de l'Etat. Est-ce qu'il voudra revenir au moins pour préparer son fils Ahmed à la prochaine élection ? C'est possible.

Je pense que ce régime va continuer à se fissurer peu à peu grâce à une certaine tradition du compromis et du dialogue politique. Les protagonistes de la révolution ne sont pas passés à la lutte armée alors même que Saleh cherchait à radicaliser la situation. La sagesse légendaire yéménite s'est révélée efficace.

Pourtant, Abdallah Saleh a exprimé sa volonté de revenir au pays pour prendre la tête du parti du Congrès général populaire...

- On est quand même devant une situation nouvelle. Une dynamique révolutionnaire s'est enclenchée et qui a entraîné la participation de l'opposition dans un gouvernement d'union nationale. Le peuple yéménite a montré son ras-le-bol. Si des élections étaient organisées dans les règles, il n'est pas sûr que Saleh jouisse d'une popularité et qu'elle se traduise dans les urnes.

Peut-on dire que le Yémen a réussi sa révolution ?

- Le compromis a évité plus de violence. La dynamique révolutionnaire a eu lieu très rapidement. La répression a été sanglante mais n'a pas atteint les sommets qu'on a pu voir ailleurs alors même qu'une partie de l'armée avait fait défection. Si Saleh a réduit l'espace politique et fait preuve d'un autoritarisme plus fort en 2000, il y a dans le pays une expérimentation démocratique et un pluralisme politique qui existent depuis l'unité du Yémen en 1990. C'est finalement un modèle à part, difficilement transposable.

source tempsreel.nouvelobs

 

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Yémen/sud: un soldat tué par des manifestants opposés à la présidentielle


ADEN (Yémen) - Un soldat a été tué et un autre blessé lors d'un affrontement lundi dans le sud du Yémen avec des hommes armés qui participaient à une manifestation hostile à l'élection présidentielle de mardi, a-t-on appris de source militaire.

Sept protestataires armés ont été également blessés dans l'affrontement survenu dans une banlieue de Daleh, un fief du Mouvement sudiste qui a appelé au boycottage du scrutin, a indiqué pour sa part un militant sudiste.

Les militaires sont intervenus pour disperser des centaines de manifestants qui tentaient de forcer leur passage au niveau d'un point de contrôle de l'armée, en chantant des slogans hostiles à la présidentielle.

Sept protestataires armés ont été blessés par les militaires, a indiqué à l'AFP le militant qui a requis l'anonymat.

Des hommes armés ont alors répliqué et tiré en direction des soldats, tuant l'un d'eux et en blessant un autre, a indiqué la source militaire.

Cet incident mortel est survenue à la veille de la présidentielle, boycottée par le Mouvement sudiste, un groupe autonomiste qui mobilise ses partisans pour marquer leur opposition au scrutin. 

L'élection doit porter le vice-président Abd Rabbo Mansour Hadi à la tête de l'Etat en vertu d'un accord de transition, qui marque le départ du président contesté Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 33 ans.

L'aile dure du Mouvement, conduite par l'ancien vice-président Ali Salem al-Baid, qui vit en exil, a invité ses partisans à empêcher le déroulement du scrutin, au risque de provoquer des actes de violence. Elle a appelé à la désobéissance civile mardi dans le Sud, un Etat indépendant jusqu'en 1990.

source romandie

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 18:04

Sept morts dans des tirs contre des manifestants anti-Saleh


 

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh à Sanaa, le 7 décembre. (© AFP -)

Sept manifestants ont été tués samedi dans un quartier du sud de Sanaa par les tirs des forces de sécurité et des partisans armés du président Ali Abdallah Saleh, selon des sources médicales. Des dizaines d’autres protestataires ont été blessés lorsque les forces de sécurité et les hommes armés ont ouvert le feu et usé de gaz lacrymogène et de canons à eau pour empêcher la progression de dizaines de milliers de personnes participant à une marche réclamant le jugement du président Saleh.

«Quatre tués ont été transportés à l’hôpital de campagne», sur la place du Changement, épicentre de la contestation du régime à Sanaa, a déclaré le directeur de cet hôpital, Mohamed al-Abbahi. Les corps de trois autres manifestants tués ont été évacués dans une clinique privée de Sanaa, a indiqué Mohamed al-Sormy, un médecin de la clinique.

Les victimes ont été mortellement touchées par balles, a indique M. Abbahi, ajoutant que «des dizaines de blessés ont été admis dans différents centres hospitaliers» Des dizaines de milliers de protestataires, arrivés en milieu d’après-midi à Sanaa après avoir parcouru à pied quelque 270 km depuis leur départ mardi de Taëz (sud-ouest) pour réclamer le jugement de M. Saleh, étaient en soirée bloqués dans un quartier du sud de la capitale, ont indiqué les témoins.

source : liberation.

 

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Les partisans de Saleh agressent « la marche de la vie »

 

Des partisans du président yéménite Ali Abdallah Saleh ont attaqué hier à Sanaa des participants à une marche réclamant le jugement du chef de l’État, faisant des dizaines de blessés dont un par balle, a annoncé le porte-parole des organisateurs de la marche. Les assaillants, dont certains étaient armés, ont attaqué à Hizyaz, dans la banlieue sud de Sanaa, un groupe de quelque 2 000 personnes qui devaient rejoindre la marche, a ajouté le porte-parole, Mondher al-Asbahi.

 
Partie mardi de Taëz, « la marche de la vie » a rassemblé des dizaines de milliers de participants dans sa progression vers Sanaa, distante de 270 km, où elle est attendue probablement aujourd’hui, et non pas demain comme annoncé auparavant. Des hommes de tribus assurent la protection de la marche, qui a été la cible d’une attaque armée dans la province de Dhamar, a indiqué un chef tribal, ajoutant que des partisans de M. Saleh avaient commencé jeudi à se rassembler à 30 km au sud de Sanaa pour « tenter d’entraver la marche ». Mais une source au sein des services de sécurité a indiqué que des renforts militaires avaient été prévus à l’approche de la marche de Sanaa, pour « assurer la sécurité des participants et empêcher l’entrée de toute personne armée qui les accompagne »


En outre, 7 soldats ont été tués dans une embuscade tendue jeudi soir par des combattants présumés d’el-Qaëda près de Zinjibar, dans le sud du Yémen, a indiqué hier une source militaire, ajoutant que 3 insurgés sont morts. Les forces yéménites, épaulées par des membres de tribus et soutenues parfois par des drones américains, sont en guerre contre « les partisans de la charia », un groupe lié à el-Qaëda qui contrôle depuis mai Zinjibar, chef-lieu de la province d’Abyane, ainsi que d’autres localités de la province. Jaar, une de ces localités, a été secouée hier par quatre raids aériens, a indiqué un responsable de l’administration locale, qui n’a pas été en mesure de fournir un bilan de ces raids menés, selon lui, par l’armée de l’air yéménite.

source : lorientlejour.

 

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La marche de la liberté au quotidien : 270 km de Taiez à Sanaa ... Quel courage !


Des blessés et un mort parmi les marcheurs de la Liberté 


 

 

________________________________Retour à la marche 

 

 
 
Les victimes de la marche de la liberté
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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 08:03

Fuad Al-Hothefy

 

 

 

Fuad Al-Hothefy est membre du Conseil des Jeunes de la Révolution Yéménite. Ce mouvement de protestation pacifiste très présent sur „Place du Changement" à Sanaa, lutte contre le retour du Président contesté Ali Abdallah Saleh. Il réclame également la création, le plus rapidement possible, d'un Conseil intérimaire pour relancer le processus politique au Yémen.

 

En attendant ses activistes multiplient les manifestations et les campagnes d'information, y compris à l'étranger. Fuad Al-Hothefy s'est ainsi rendu à Berlin pour transmettre le message de la jeunesse yéménite

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 04:51

 

 

 

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Le chef de l'opposition chargé de former un gouvernement

 

 

L'amnistie a été annoncée au lendemain du retour de M. Saleh de Ryad où il avait signé le 23 novembre un accord de transition politique prévoyant son départ dans 90 jours. ( © AFP photo AFP)

 

 

 Le chef de l'opposition, Mohamed Basindawa, a été chargé dimanche par décret de former un gouvernement d'entente nationale pour la période intérimaire précédant le départ du président Ali Abdallah Saleh prévu en février selon les termes d'un accord signé à Ryad.

Par ailleurs, le président Saleh a annoncé une amnistie générale pour "tous ceux qui ont commis des erreurs durant la crise" qui secoue le pays depuis janvier et qui a fait des centaines de morts.

D'ici son départ, M. Basindawa a été désigné par décret pour diriger un gouvernement "d'entente nationale".

"Mohamed Salem Basindawa a été chargé de former un gouvernement d'entente nationale", selon le texte du décret promulgué par le vice-président Abd Rabbo Mansour Hadi, en charge de la période intérimaire, et publié par l'agence officielle Saba.

L'opposition avait présenté vendredi la candidature de M. Basindawa au poste de Premier ministre, conformément à l'accord sur une transition du pouvoir signé mercredi. Cet accord accorde l'immunité au président Saleh et à ses proches.

M. Basindawa doit former, dans un délai de deux semaines, un gouvernement où l'opposition et le parti de M. Saleh, le Congrès populaire général (CPG), se partageront les portefeuilles à parité, selon l'accord de Ryad.

Le chef du gouvernement désigné avait fait partie de l'administration de M. Saleh. Natif d'Aden, dans le sud du Yémen, il avait été notamment ministre des Affaires étrangères avant de rompre, il y a dix ans, avec le CPG.

Parallèlement, M. Saleh, 69 ans dont 33 au pouvoir, décrié par la rue pour la répression de la contestation populaire, a annoncé une amnistie générale.

"Le président de la république a décrété une amnistie générale pour tous ceux ayant commis des erreurs durant la crise", a rapporté la télévision d'Etat.

En sont exclus "ceux qui sont impliqués dans des crimes et dans l'attaque contre la mosquée du Palais présidentiel" le 3 juin dans laquelle M. Saleh et de hauts responsables ont été grièvement blessés, a ajouté la télévision.

Les suspects "qu'ils soient des partis, des groupes ou des individus, seront poursuivis en justice", a indiqué la télévision sans donner de détails.

Mais pour Houria Machhoud, une porte-parole de l'opposition, cette amnistie "est contraire à l'initiative du Golfe, aux termes de laquelle le président a délégué ses prérogatives au vice-président" Abd Rabbo Mansour Hadi.

"Il n'a plus ni le droit ni les prérogatives ou la capacité de prendre une telle décision", a-t-elle ajouté à propos de M. Saleh accusé par la rue de corruption et de népotisme.

Mme Machhoud est la porte-parole du Conseil national de forces de la révolution, une coalition de l'opposition parlementaire, des militaires dissidents, des jeunes protestataires et des indépendants opposés à M. Saleh.

Les jeunes protestataires, qui campent dans la rue depuis février, appellent à des poursuites contre le chef de l'Etat pour la répression violente de la contestation.

L'agence officielle Saba a indiqué que le président Saleh avait annoncé l'amnistie générale lors d'une réunion de son parti et de l'actuelle coalition gouvernementale, consacrée à l'accord de Ryad et son mécanisme d'application, signé par le CPG et l'opposition.

M. Saleh a émis l'espoir que ces documents, dont la signature "marque une victoire pour le peuple", "seront mis en oeuvre sans tergiversations ou entraves", ajoutant que "tout atermoiement" doit être dénoncé auprès du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et de l'ONU, garants de l'accord.

Il a en outre invité les responsables de son parti à "se tenir aux côtés" de M. Hadi, présent à la réunion en sa qualité de vice-président du CPG.

M. Hadi avait signé samedi un décret pour convoquer une élection présidentielle anticipée pour le 21 février 2012, à l'expiration de la période de transition. Dimanche, il a signé le décret chargeant M. Basindawa, de former un gouvernement pour la période intérimaire.

source : http://www.liberation

 

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اليمن: تكليف زعيم المعارضة بتشكيل حكومة جديدة

كلف زعيم المعارضة اليمنية محمد باسندوة رسميا بتشكيل حكومة وفاق وطني تتولى إدارة الدولة في المرحلة الانتقالية التي تسبق مغادرة الرئيس اليمني علي عبد الله صالح للسلطة.

وجاء التعيين في قرار رئاسي وقعه نائب الرئيس اليمني عبد ربه منصور هادي الذي تنازل له صالح عن صلاحياته في ضوء الاتفاق الذي وقعه الرئيس اليمني الاسبوع الماضي لآليات تنفيذ المبادرة الخليجي

 

وافادت وكالة الانباء اليمنية (سبأ) بأن قرار التعيين جاء "بناء على قرار رئيس الجمهورية بشأن تفويض نائب الرئيس بالصلاحيات الدستورية اللازمة لاجراء حوار مع الاطراف الموقعة على المبادرة الخليجية، وبناء على مبادرة دول مجلس التعاون لدول الخليج العربية وآليتها التنفيذية الموقعتين في مدينة الرياض بتاريخ الثالث والعشرين من تشرين الثاني/نوفمبر وبناء على ترشيح احزاب اللقاء المشترك وشركائه".

وكانت أحزاب المعارضة المؤتلفة في اطار اللقاء المشترك رشحت الجمعة الماضية رئيس ائتلافها باسندوة لتولي رئاسة الحكومة الجديدة.

ويعد باسندوه وهو من مواليد عدن بجنوب اليمن وكان وزيرا للخارجية من عام 1993 الى 1994 ، شخصية رئيسية في ائتلاف احزاب المعارضة الذي قاد طوال الاشهر الماضية الاحتجاجات الشعبية ضد نظام الرئيس صالح.

ومن المفترض ان يشكل باسندوة حكومته خلال اسبوعين، على أن يتناصف حزبا صالح والمعارضة المقاعد الوزارية كما نص اتفاق الرياض، الذي نص ايضا على ان يسلم صالح صلاحياته إلى نائبه وان يتخلى عن السلطة خلال 90 يوما.

"عفو عام"

وأعلن التلفزيون اليمني أن الرئيس صالح أصدر الأحد عفوا عاما عمن وصفهم بكل من ارتكب حماقات خلال الأزمة التي تعصف باليمن منذ شهر يناير/كانون الثاني الماضي وأودت بحياة مئات القتلى.

 

وقال التلفزيون اليمني إن العفو لا يشمل من نعتهم بالمتورطين في جرائم جنائية، أو في حادث مسجد الرئاسة، وأن هؤلاء سيحالون إلى العدالة سواء كانوا أحزابا أو جماعات أو افرادا.

بيد ان المعارضة شككت في مدى امتلاك صالح صلاحية اصدار مثل هذه القرارات. وعلقت المتحدثة باسم المجلس الوطني لقوى الثورة وهو يمثل اللقاء المشترك الذي يضم أحزاب المعارضة البرلمانية والعسكريين المنشقين والشباب في الساحات، حورية مشهور على قرار العفو بقولها "إنه مخالف للمبادرة الخليجية، لأن الرئيس قد نقل صلاحياته إلى نائبه بموجب هذه المبادرة، ولا يحق له، وليس لديه أية صلاحيات أو قدرة على اتخاذ قرارات من هذا النوع".

وكان الرئيس اليمني قد تعرض لمحاولة اغتيال في 3 يونيه/ حزيران الماضي عندما زرعت عبوة ناسفة في المسجد الذي كان يصلي فيه، وأدى انفجار العبوة إلى إصابته بجروح خطرة.

وجاء الإعلان عن هذا العفو بعد عودة الرئيس صالح إلى صنعاء من الرياض حيث وقع في الثالث والعشرين من نوفمبر/تشرين الثاني اتفاقا ينظم المرحلة الانتقالية التي تنص على تخليه عن السلطة خلال 90 يوما.

 

source http://www.bbc.co.uk/arabic/mid

 

 

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Un premier ministre intérimaire et une amnistie partielle au Yémen


Mohammed Basindwa (au centre) lors d'une réunion du Conseil de coopération du Golfe, en avril 2011

Photo: AP/Hassan Ammar

Mohammed Basindwa (au centre) lors d'une réunion du Conseil de coopération du Golfe, en avril dernier

Le vice-président yéménite a publié un décret, dimanche, chargeant le chef de l'opposition de former un gouvernement provisoire conformément à l'accord signé par le président Ali Abdallah Saleh, mercredi dernier, a rapporté la télévision d'État du Yémen.

Selon la chaîne télévisée, le décret de Abed Rabbo Mansour Hadi respecte la clause de l'entente stipulant que le nouveau gouvernement devra être composé d'un nombre égal de ministres de l'opposition et du parti de M. Saleh.

Mohammed Basindwa, l'homme choisi pour exercer les fonctions de premier ministre, est un politicien indépendant qui a occupé plusieurs postes au sein du gouvernement de l'actuel leader yéménite, donc ceux de ministre des Affaires étrangères et de ministre de l'Information.

Parrainé par le Conseil de coopération du Golfe et les États-Unis, l'accord sur le transfert du pouvoir a été ratifié plus tôt cette semaine par Ali Abdallah Saleh à Riyad, la capitale de l'Arabie saoudite, afin de mettre un terme à plusieurs mois de contestation.

D'après l'agence de presse Saba, le président a annoncé durant cette réunion une amnistie pour tous ceux ayant commis « des erreurs durant la crise », à l'exception des personnes impliquées dans les crimes et les attaques survenues au palais présidentiel à Sanaa en juin. Après l'assaut, M. Saleh avait passé trois mois à Riyad afin de soigner des brûlures graves.

Étant donné que l'accord assure l'immunité au dirigeant yéménite, plusieurs protestataires l'ont rejeté et ont continué à manifester pour que le leader soit traduit en justice pour répondre à des accusations allant de la corruption à la répression sanglante des manifestations.

Si cette entente se maintient, Ali Abdallah Saleh sera le quatrième dictateur à être renversé cette année par les soulèvements du printemps arabe. Mais l'accord ne garantit pas des changements politiques aussi importants que ceux amenés par les manifestants en Tunisie, en Égypte et en Libye.

 

http://www.radio-canada

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 05:21

 

Saleh signe l'accord de transfert de pouvoir


Il prévoit son immunité en échange de son départ. Le président contesté devrait se rendre à New York pour y recevoir des soins médicaux.

Image de la télévision saoudienne. Le président contesté Ali Abdallah Saleh signe l'accord de transfert de pouvoir, le 23 novembre à Ryad. (SAUDI TELEVISION / AFP)Image de la télévision saoudienne. Le président contesté Ali Abdallah Saleh signe l'accord de transfert de pouvoir, le 23 novembre à Ryad. (SAUDI TELEVISION / AFP)

 

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a signé, mercredi 23 novembre, l'accord de transfert du pouvoir préparé par le Conseil de coopération du Golfe (CCG). Il devrait ensuite se rendra à New York pour y subir des soins médicaux, a affirmé le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon. Ban Ki-moon a indiqué à des journalistes que le président Saleh avait exprimé ces projets lors d'une conversation téléphonique mardi. 

Restauration de la paix

"L'évolution positive de la situation au Yémen est encourageante", a dit Ban ki-Moon, peu avant la signature de l'accord. "Hier (mardi) j'ai appelé le président Saleh et l'ai fortement encouragé à signer l'accord basé sur l'initiative du CCG. Il m'a dit qu'il le ferait immédiatement et m'a demandé que la mission de l'Onu apporte le soutien nécessaire et reste sur place", a dit le chef de l'Onu devant des journalistes.

"Je lui ai dit que les Nations unies n'épargneraient aucun effort et, en tant que secrétaire général des Nations unies, je ferai de mon mieux pour mobiliser les ressources nécessaires et le soutien pour que la paix et la stabilité et l'ordre démocratique soient restaurés au Yémen,", a-t-il dit. "Il m'a dit clairement qu'il rendra tous les pouvoirs, mais je comprends l'accord qui prévoit qu'il demeure encore président", a indiqué Ban ki-Moon.

Président "à titre honorifique"

Des amendements introduits à l'accord lors des négociations intensives de l'émissaire de l'Onu au Yémen, Jamal Benomar, prévoient en particulier un mécanisme d'application stipulant que Ali Abdallah Saleh demeure président "à titre honorifique" pendant 90 jours, selon des sources politiques yéménites.

Le président yéménite est arrivé de façon inopinée à Ryad, ce mercredi au matin, dans le but de signer l'accord. Un émissaire de l'Onu avait annoncé mardi la finalisation d'un pacte entre le pouvoir et l'opposition sur un plan de sortie de crise, conformément à une initiative des monarchies arabes du Golfe.

Le quatrième chef d'état arabe balayé par la contestation

La télévision officielle du Yemen avait précisé que Ali Abdallah Saleh, qui refusait jusqu'à présent de quitter le pouvoir malgré la contestation populaire, allait bien "assister à la signature de l'initiative des pays du Golfe et de son mécanisme d'application".

En quittant le pouvoir, le président yéménite devient le quatrième chef d'Etat arabe à être balayé par la contestation de la rue depuis le début du printemps arabe, après ses pairs tunisien, égyptien et libyen. Mais il est le premier à le faire en vertu d'un accord négocié.

Abd Rabbo Mansour Hadi assurera l'intérim

Le plan proposé au printemps par les monarchies arabes du Golfe, dont l'Arabie saoudite est le chef de file, prévoit par ailleurs son départ du pouvoir en échange de l'immunité pour lui-même et ses proches. Il doit remettre le pouvoir pour une période d'intérim à son vice-président, Abd Rabbo Mansour Hadi, un homme de consensus.

Le président yéménite, au pouvoir depuis 33 ans et dont les manifestants réclamaient depuis janvier le départ, avait refusé jusqu'à présent de signer le plan de sortie de crise, acceptant puis se rétractant à la dernière minute à plusieurs reprises.

Les violences continuent

Peu après son départ pour Ryad, des combats ont éclaté à Sanaa entre partisans et adversaires du régime, selon des témoins. Les affrontements opposent les forces fidèles au chef de l'Etat aux hommes armés du puissant chef tribal Sadek al-Ahmar, rallié à la contestation.

source : http://tempsreel.nouvelobs.

 

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 Saleh quitte le pouvoir

Le président Saleh à Sanaa, le 22 novembre 2011.

 

Le président yéménite, Ali Abdallah Saleh, renonce au pouvoir. Il a signé, mercredi 23 novembre, l'accord de transfert du pouvoir préparé par le Conseil de coopération du Golfe lors d'une cérémonie en présence du roi d'Arabie saoudite,Abdallah Ben Abdel Aziz.

M. Saleh, qui reste président honorifique pour trois mois et qui va jouir d'une immunité, s'est engagé à remettre le pouvoir effectif au vice-président, Abd-Rabbou Mansour Hadi, qui doit former un gouvernement d'union nationale et élaborer une nouvelle Constitution. A l'issue d'une période intérimaire de deux ans, le vice-président devra organiser des élections législatives et présidentielle.

Alors qu'il refusait de le signer depuis avril, M. Saleh est arrivé de façon inopinée à Ryad pour signer cet accord dans la matinée. Tout de suite après cette signature, l'ancien dirigeant devrait s'envoler vers les Etats-Unis pour y recevoir des soins médicaux.

APPLICATION IMMÉDIATE

A Washington, l'accord a été salué comme une "avancée importante""Les Etats-Unis félicitent le gouvernement yéménite et l'opposition de s'être mis d'accord pour une transition pacifique et ordonnée du pouvoir", a déclaré Mark Toner, un porte-parole du département d'Etat. Le président Barack Obama a toutefois exhorté, dans un communiqué, "toutes les parties à commencer immédiatement à appliquerles termes de l'accord".

L'Union européenne a également appelé toutes les parties à appliquer ce texte, qualifié de "commencement très important""J'appelle tous les groupes politiques àsoutenir l'application de l'accord avec bonne volonté. Il doit servir de fondations à un processus de réconciliation qui concerne tous les Yéménites et ouvre la voie à une transition démocratique pacifique", a déclaré la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton.

DES COMBATS DANS LA CAPITALE

Les manifestants réclament le départ du président Saleh depuis le mois de janvier.REUTERS/MOHAMED AL-SAYAGHI

Les manifestants réclament le départ du président Saleh depuis le mois de janvier.

Dans le camp des jeunes contestataires, qui campent depuis neuf mois à Sanaa, un appel a été lancé à une grande manifestation jeudi. "Nous ne quitterons pas la place du Changement jusqu'à la réalisation de tous nos objectifs, et surtout la traduction en justice de Saleh et du régime", a déclaré Walid al-Ammari, porte-parole des contestataires. Ils rejettent "un accord qui ne [les] concerne pas", et protestent contre l'immunité négociée par l'ancien président et son proche entourage.

Déjà peu après l'annonce du départ du président pour Ryad, des combats avaient éclaté à Sanaa entre les forces fidèles au chef de l'Etat, dont la garde républicaine, commandée par son fils Ahmed, et les hommes armés du puissant chef tribalSadek Al-Ahmar, rallié à la contestation, ont indiqué des habitants, sans pouvoirdire s'il y a eu des victimes. Des explosions étaient clairement entendues dans le quartier d'Al-Hassaba (Nord), où habite cheikh Al-Ahmar et où sont déployés ses partisans, ainsi que dans le quartier voisin de Soufane, a-t-on ajouté.

Le président Saleh, au pouvoir depuis trente-trois ans et dont les manifestants réclament depuis janvier le départ, avait refusé jusqu'à présent de signer le plan de sortie de crise, se rétractant à la dernière minute à plusieurs reprises. S'il quitte effectivement le pouvoir, il sera le quatrième dirigeant arabe à tomber depuis le déclenchement du printemps arabe.

source : http://www.lemonde.fr/proche-

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Saleh signe l’accord de transfert du pouvoir, rejeté par les jeunes

 

Le président yéménite a finalement signé l'accord de transfert de pouvoir ce mercredi soir. Il refusait depuis avril de parapher ce plan de sortie de crise proposé par les monarchies arabes du Golfe.

Le président du Yémen quitte le pouvoir.

Le président du Yémen quitte le pouvoir. © Keystone

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a signé mercredi soir à Ryad un accord avec l’opposition parlementaire pour le transfert pacifique du pouvoir. Cet accord a toutefois été rejeté par les jeunes protestataires à Sanaa.

La cérémonie de signature du plan élaboré par les monarchies arabes du Golfe s’est déroulée en présence du roi d’Arabie saoudite Abdallah Ben Abdel Aziz et des ministres des Affaires étrangères des monarchies arabes du Golfe.

Des représentants du parti au pouvoir au Yémen et des partis de l’opposition ont ensuite signé un mécanisme d’application de ce plan, en vertu duquel Ali Abdallah Saleh doit quitter le pouvoir dans un délai de trois mois.

Le roi Abdallah d’Arabie a annoncé l’ouverture «d’une nouvelle page» dans l’histoire du Yémen, seule République de la péninsule arabique et l’un des pays arabes les plus pauvres.

«Partenariat» proposé à l’opposition

Ali Abdallah Saleh s’est pour sa part engagé à «un véritable partenariat» avec l’opposition pour «gérer les affaires du pays et reconstruire ce qui a été détruit» par dix mois de troubles. Il refusait jusqu’ici de parapher ce plan de sortie de crise signé en avril par l’opposition et s’était rétracté à plusieurs reprises à la dernière minute.

S’il quitte effectivement le pouvoir, il sera le quatrième chef d’Etat arabe à être emporté par la contestation de la rue depuis le début du Printemps arabe il y a près d’un an, après ses pairs tunisien, égyptien et libyen. Mais il sera le premier à le faire en vertu d’un accord négocié.

Gouvernement d’union

Aux termes de l’accord, Ali Abdallah Saleh doit remettre le pouvoir pour une période intérimaire à son vice-président, Abd Rabbo Mansour Hadi, un homme de consensus, en échange de l’immunité pour lui-même et ses proches. Son fils aîné et ses proches contrôlent les principaux organes de la sécurité au Yémen.

Abd Rabbo Mansour Hadi devra procéder à la formation d’un gouvernement d’union avec l’opposition, qui sera chargé de superviser un dialogue national et d’élaborer une nouvelle Constitution.

Mais Ali Abdallah Saleh demeurera président à titre honorifique pendant une période de 90 jours, au cours de laquelle il ne pourra pas contester les décisions de son successeur.

A l’issue de ce délai, Abd Rabbo Mansour Hadi sera désigné président pour une période intérimaire de deux ans, au terme de laquelle des élections législatives et présidentielle seront organisées.

Refus des manifestants anti-Saleh

Qualifié d’»avancée importante» par Washington, alors que l’Union européenne appelait toutes les parties à l’appliquer, cet accord a toutefois été rejeté par les jeunes contestataires qui campent depuis neuf mois à Sanaa pour réclamer le départ du président. Ceux- ci réclament la traduction en justice du chef de l’Etat.

«Le comité d’organisation des jeunes de la révolution pacifique appelle à une manifestation monstre jeudi pour refuser» l’accord signé à Ryad, «qui ne nous concerne pas», a déclaré Walid al-Ammari, porte-parole des contestataires yéménites. «Pas d’immunité pour le tueur», répétaient mercredi soir les manifestants massés sur la place du Changement à Sanaa.

Combats à Sanaa

Mercredi matin, des combats avaient éclaté à Sanaa, sans faire de victime, entre les forces de M. Saleh et les hommes d’un puissant chef tribal rallié à la contestation peu après le départ du président pour Ryad.

La répression de la révolte populaire et les affrontements entre troupes rivales ont fait des centaines de morts depuis janvier.

Ali Abdallah Saleh a reçu un appel du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, qui l’a «remercié pour avoir répondu positivement aux efforts de l’ONU et à la résolution 2014», adoptée le 21 octobre et soutenant le plan du CCG, selon l’agence officielle Saba.

Il se rendra à New York pour y subir des soins médicaux après la signature de l’accord avec l’opposition, a affirmé mercredi le secrétaire général de l’ONU.

source http://www.lematin.ch/ac

 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 07:02

L'ONU veut la signature du plan de sortie de crise

 

Des milliers de Yéménites ont manifesté, jeudi, pour demander au président Saleh, de signer le plan élaboré par les monarchies du Golfe.

Des milliers de Yéménites ont manifesté, jeudi, pour demander au président Saleh, de signer le plan élaboré par les monarchies du Golfe.REUTERS/LOUAFI LARBI

Mais M. Saleh refuse de le signer, prétextant "des détails à régler". "Pour nous, il n'y a plus de questions en suspens dans le mécanisme d'application", a répliqué M. Noomane, le chef de l'opposition, invitant le président Saleh à signer le plan du Golfe "pour sortir de l'impasse" actuelle.


UN HOMME DE CONSENSUS POUR UNE NOUVELLE CONSTITUTION

Le mécanisme d'application prévoit un transfert du pouvoir par le président Saleh au vice-président Hadi, perçu comme consensuel, la formation d'un gouvernement de réconciliation et l'amorce d'une période de transition, puis une élection présidentielle.

M. Hadi, un homme de consensus, "devrait être élu président pour une période intérimaire de deux ans", qui serait consacrée notamment à "l'élaboration d'une Constitution, la réorganisation et la restructuration des forces armées, l'amorce d'un dialogue national et le règlement de la question du Sud", a indiqué M. Noomane citant le mécanisme d'application.

Sur le terrain, la violence a encore fait des victimes: une personne a été tuée jeudi à Taëz et plusieurs autres blessées à Sanaa dans la répression de manifestations de contestation du régime, selon des témoins et des sources médicales.

Ce regain de violences a coïncidé avec l'arrivée à Sanaa de l'émissaire de l'ONU, qui intervient trois semaines après l'adoption par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution demandant au président Saleh de signer le plan du Golfe et demettre fin à la répression des manifestations.

source http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/11/10/yemen-l-onu-v

 

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À Taez, les manifestants tombent la chemise en signe de paix


 
Depuis des mois, les manifestants yéménites n'ont cessé d'affirmer que leur mouvement restera pacifique. Et à Taez, les hommes ont choisi de manifester torse nu pour exprimer leur dénuement face aux armes de la répression.
 
Il y a une semaine, la troisième plus grande ville du Yémen, était le terrain de violents affrontements entre les forces gouvernementales fidèles au président Ali Abdallah Saleh et des combattant tribaux qui soutiennent le mouvement de contestation du régime en place. Les violences auraient provoqué dix-huit morts dont huit civils et cinq soldats. Selon les habitants,plusieurs quartiers de Taez ont été la cible des forces gouvernementales qui auraient utilisé des armes lourdes dont des obus de mortiers.
 
Si certains groupes armés ont choisi de se poser en protecteurs des manifestants, ces derniers n’en souhaitent pas moins rappeler que leur contestation, lancée il y a neuf mois, est avant tout pacifique.
 
                             Ces photos ont été prises par Abdelkarim

                 "Ils défilent torse nu pour signifier qu’ils sont désarmés et non violents"

 

 

 

 

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مسيرة يوم الغضب بتعز ومقتل طفل يبلغ من العمر 13 عاما


مسيرة يوم الغضب بتعز ومقتل طفل يبلغ من العمر 13 عاما
 

تعز الخميس 10-11-2011 يوم الغضب خرجت مسيرة حاشدة  في مدينة تعز وقد تجمعت في ساحة الحرية وتوجهت نحو جولة وادي

القاضي ومن ثم شارع جمال مصوبةً وجهتها نحو ساحة الحرية وقد هتف اللمتظاهرون في يوم غضبهم برفض كل المبادرات وكل

الوسطاء الذين يسعون لحماية النظام الحاكم، ومن رسائل  المتظاهرين بانهم صامدون ومستمرون في ثورتهم ولن تثنيهم كل الصواريخ

والقذائف التي تسقط فوق مدينة تعز .... وان دماء الشهداء هي وقود الثورة والثوار وستزيد وهج الثورة ولن تثنيها . وعند وصول

المسيره الى مدخل ساحة الحرية  أطلق قوات الحرس الجمهوري والأمن المركزي  الرصاص الحي من الاليات المتوسطة والثقيلة

وسمع دوي قذائف الدبابة الى أرجاء الساحة وبذلك إنقسمت  المسيرة نصفين فمنهم من علق امام مستشفى الصفوة رجال ونساء ومنهم

من علق خلف الجامعة الاردنية ، ونتيجة هذا القصف سقط الشهيد الطفل سمير سلطان سعيد 13 سنة واصيب 9 اخرين هذه النتيجة

حصيلة مبدئية الى حوالي الساعة الثانية والنصف ظهراً ... وطال القصف المساجد ( مسجد الرأفة ) واحياء الروضة وزيد الموشكي

ووادي القاضي وساحة الحرية ، وقد قصف منزل الشيخ حمود المخلافي الدور الاخير الذي تصعدت منه الادخنة امام مراى ومس


http://hournews.net/news-6927.htm

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 06:14
            

Attaque en règle de Saleh contre l’opposition yéménite

 

 

SANAA (Reuters) - Réitérant sa volonté de céder le pouvoir dans le cadre du plan de paix des "pétro-monarchies" du Golfe, le président yéménite Ali Abdallah Saleh s'est livré samedi à une attaque en règle de ses opposants, traités d'êtres "malfaisants qui sont induits en erreur".

"Nous soulignons notre intention de continuer à appuyer les efforts entrepris par le vice-président Abd-Rabbou Mansour Hadi en vue d'ouvrir un dialogue avec l'opposition et de signer l'initiative du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et de son mécanisme opérationnel (...) pour parvenir à une transition légitime, pacifique et démocratique et organiser une élection présidentielle anticipée", a-t-il dit.

Il a tenu ces propos dans un discours prononcé à la veille de l'Aïd el Kebir, fête musulmane marquant chaque année la fin du Hadj (pèlerinage de La Mecque).

Dans une attaque au vitriol contre ses opposants, le chef de l'Etat, au pouvoir depuis 33 ans, les a accusés de se servir de femmes et d'enfants comme "boucliers humains" lors des manifestations et de créer des "bains de sang" au Yémen en "copiant" aveuglément les révoltes du "printemps arabe".

"Notre pays traverse une situation exceptionnelle d'une difficulté extrême et grosse de graves dangers (...) en raison d'une crise politique asphyxiante qui est concoctée de manière illégitime par certaines forces avides de prendre le pouvoir", a-t-il poursuivi, cité par l'agence de presse officielle Saba.

Le Yémen, l'un des Etats les plus pauvres du monde arabe, est paralysé par neuf mois d'agitation politique et de violences. Le chef de l'Etat a accepté à trois reprises de signer le plan de sortie de crise du CCG pour se dédire à la dernière minute.

Mohamed Ghobari à Sanaa et Mohamed Moukhachaf à Aden, Jean-Loup Fiévet pour le service français.

 

Lien : http://bourse.challenges.fr/news.hts?urlAction=n

 


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Saleh serait en passe d'accepter le plan de sortie de crise


Le président du Yémen Ali Abdallah Saleh serait prêt à accepter le plan de sortie de crise l'enjoignant à quitter le pouvoir, rapporte ce mercredi l'ambassadeur de l'Union européenne au Yémen cité par l'agence de presse officielle Saba. «Nous sommes convaincus que nous sommes sur le point d'arriver bientôt à un accord (...)», déclare Michele Cervone d'Urso.

Le plan de sortie de crise, mis au point par le Conseil de coopération du Golfe (CCG), prévoit un transfert des pouvoirs de Saleh à son vice-président dans l'attente d'élections législatives et présidentielle et accorde parallèlement une immunité au chef de l'Etat et à ses proches. A trois reprises, Saleh, malgré ses promesses répétées, a refusé au dernier moment de ratifier le plan du CCG. Mais il serait prêt cette fois-ci à accepter l'accord, a indiqué le diplomate européen.

source : http://www.20minutes.fr/ledirect/816310/yemen-saleh-passe-accepter-plan-sortie-crise

 

Saleh se disait prêt à quitter le pouvoir


 

Des manifestants yéménites appellent au départ du président Ali Abdallah Saleh à Sanaa le 2 novembre 2011.REUTERS/LOUAFI LARBI

 

Le plan de sortie de crise, mis au point par le Conseil de coopération du Golfe (CCG), prévoit un transfert des pouvoirs de Saleh à son vice-président dans l'attente d'élections législatives et présidentielle. Ce plan accorde parallèlement une immunité au chef de l'Etat et à ses proches.

Ce n'est pas la première fois que le président Saleh se dit prêt à quitter le pouvoir : à trois reprises, et malgré ses promesses répétées, il a refusé au dernier moment de ratifier le plan du CCG. Mais il serait prêt cette fois-ci à accepter l'accord, a indiqué le diplomate européen.

 

 

VIOLENTS AFFRONTEMENTS ET BOMBARDEMENTS

Dans le même temps, dix personnes ont été tuées dans de violents affrontements à Taëz, deuxième ville du pays. Selon des sources médicales, huit civils, parmi lesquels un enfant et deux combattants tribaux, ont péri dans la ville, théâtre d'affrontements entre les forces gouvernementales et des hommes de tribus soutenant les protestataires qui réclament le départ du président Saleh.

Quarante-trois personnes ont en outre été blessées dans cette ville à la pointe de la contestation, dont les quartiers résidentiels étaient pilonnés par les forces gouvernementales aux obus de char et aux mortiers, d'après des militants.

 

Mercredi après-midi, les forces du gouvernement pilonnait la ville et intensifiait ses bombardements, selon des habitants.

La veille déjà, trois personnes avaient été tuées dans la capitale Sanaa lors d'affrontements dans le quartier d'al-Hassaba entre les troupes fidèles à M. Saleh et les combattants d'un influent chef tribal rallié à la contestation, ont indiqué des sources médicales et le ministère de l'intérieur. Deux partisans de cheikh Sadek Al-Ahmar ont été tués, ainsi qu'un policier, selon ces sources, et sept autres personnes blessées. Ces affrontements sont intervenus après une accalmie dans les combats depuis vendredi.


Lien : http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/11/02/yemen-saleh-serait-pret-a-quitter-le-pouvoir_1597291_3218.html


 

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13 morts dans de nouvelles violences à Taëz et Sanaa

 

Neuf personnes ont été tuées dans de violents affrontements mercredi à Taëz, deuxième ville du Yémen, entre les partisans du président Ali Abdallah Saleh et ses adversaires, au lendemain de combats qui ont fait trois morts à Sanaa, selon un nouveau bilan. ( © AFP Mohammed Huwais)

SANAA (AFP) - Dix personnes ont été tuées dans de violents affrontements mercredi à Taëz, deuxième ville du Yémen, entre les partisans du président Ali Abdallah Saleh et ses adversaires, au lendemain de combats qui ont fait trois morts à Sanaa, selon un nouveau bilan.


Selon des sources médicales, huit civils, parmi lesquels un enfant, et deux combattants tribaux ont péri à Taëz, à 270 km au sud-ouest de la capitale, dans des affrontements qui se poursuivaient dans l'après-midi entre les forces gouvernementales et des hommes de tribus soutenant les protestataires, qui réclament le départ de M. Saleh.

En outre, 43 personnes, en majorité des civils, ont été blessées dans cette ville à la pointe de la contestation, dont les quartiers résidentiels étaient pilonnés par les forces gouvernementales aux obus de char et au mortier, selon les mêmes sources et des militants.

Dans l'après-midi, les forces gouvernementales ont intensifié leurs bombardements du centre de la ville et des banlieues nord de Taëz, ont indiqué des habitants.

Mardi soir, trois personnes avaient été tuées lors d'affrontements à Sanaa, dans le quartier d'Al-Hassaba, entre les troupes fidèles à M. Saleh et les combattants d'un influent chef tribal rallié à la contestation, ont indiqué des sources médicales et le ministère de l'Intérieur.

Deux partisans de cheikh Sadek al-Ahmar et un policier ont été tués, et sept autres personnes ont été blessées, selon ces sources. Ces affrontements sont intervenus après une accalmie dans les combats depuis vendredi.

 

Le président Saleh refuse de démissionner malgré les manifestations qui secouent le pays depuis janvier.

Le Conseil de sécurité des Nations unies lui a demandé le 21 octobre de mettre fin à la répression des manifestations et de signer un plan de sortie de crise proposé par les monarchies arabes du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui prévoit sa démission en échange d'une immunité.

Lien : http://www.liberation.fr/depeches/01012369165-yemen-12-morts-dans-de-nouvelles-violences-a-taez-et-sanaa


Le Yémen se rapproche de la guerre civile


Hier, la plupart des magasins d’Al-Hassaba étaient fermés. Les habitants, eux, se calfeutraient. «Je suis beaucoup plus prudent, je limite mes déplacements au maximum. Et je ne sors plus après la tombée de la nuit», explique Ibrahim. D’autres ont choisi de quitter une ville privée d’eau, à l’électricité rationnée et où l’essence commence à manquer. «Il est désormais trop dangereux de rester à Sanaa, j’ai emmené ma famille à l’abri en attendant que la situation se calme», raconte Hassan al-Ansi, chef de programme pour les Nations unies.


Cet exode qui débute risque-t-il de provoquer une crise humanitaire? «Pour l’instant, non, répond Laurent Bonnefoy, chercheur à l’Institut français du Proche-Orient. Sanaa est une grande ville, avec énormément d’épiceries et de magasins. Il y a encore des réserves de nourriture, et les hôpitaux fonctionnent toujours. Mais, si les combats durent encore plusieurs jours, une crise humanitaire n’est pas à exclure.»


Rien n’indiquait hier une accalmie prochaine. Des explosions et des tirs retentissaient toujours dans la soirée. Les rues qui entourent la résidence du cheikh Al-Ahmar restaient sous le contrôle de ses partisans. Les forces gouvernementales annonçaient, elles, via l’agence officielle Saba, avoir repris plusieurs bâtiments publics, dont le Ministère de l’administration locale d’Al-Hassaba. Une version démentie par l’opposition, qui affirme que le bâtiment a été rendu dans un geste de médiation.


La semaine dernière, les opposants s’étaient emparés du bâtiment du Ministère de l’industrie et du commerce, de celui du tourisme et des bureaux de la compagnie aérienne Yemenia. Les deux camps ont appelé à manifester ce vendredi à Sanaa et à Taëz, au sud de la capitale. Cette ville est l’une des premières à avoir accueilli des rassemblements hostiles au pré­sident Saleh. Lundi, un sit-in ­permanent y a été violemment dispersé par les forces gouvernementales. Les tirs de snipers et l’envoi de chars ont alors provoqué la mort d’une cinquantaine de personnes. Jeudi, pour la première fois, des heurts ont opposé des hommes armés, à l’identité inconnue, aux soldats yéménites.

Lien : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/b0e4e47c-8d53-11e0-9c08-40e1101ce7e3%7C1


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 Attendant l’aide de Saleh : trois ans à vivre dans une tente (un précurseur du mouvement des Indignés ?)

 A moins de dix mètres d’une station-service sur la rue Haddah, au sud de Sanaa, un homme campe dans une tente avec ses quatre enfants depuis Avril 2008. Naji Mohammed Al-Qulaifi cherche justice auprès de l’Etat et a choisi cette nouvelle demeure pour les trois dernières années parce que la station-service est près de l’une des maisons du président Ali Abdallah Saleh.

« Ma cause a commencé avant toute révolution », explique Al-Qulaifi depuis son campement. Il croit que si Saleh avait répondu à ses demandes, les manifestations demandant la démission du président ne se seraient jamais produites. Nombreux sont ceux qui campent dans des tentes ces jours-ci pour demander leurs droits et justice, mais Al-Qulaifi a différentes revendications. Il n’a pas rejoint les personnes dans les manifestations opposées au gouvernement, et il affirme qu’il a lancé l’idée de camper pour réclamer ses droits.

Au Yémen, vous pouvez entendre des gens se plaindre que le président à toute autorité sur chaque élément dans le pays, même sur la vie quotidienne de la population. Mais bien qu’il puisse donner des ordres pour embaucher quelqu’un, rendre des terres ou régler une dispute, ses ordres sont souvent ignorés par les officiels, comme le prouve l’histoire d’Al-Qulaifi.


Les ordres de Saleh ignorés

Il a déclaré au Yemen Times qu’il avait reçu par deux fois des ordres venant du président pour régler les injustices que lui et sa famille avaient subies. Mais à chaque fois, les ordres n’ont rien donné. Depuis sa tente, recouverte d’appels et d’objections, à 10 mètres d’une file de 15 voitures à la station-service, Al-Qulaifi a raconté son histoire au Yemen Times.

« Je prie Dieu et je pleure chaque nuit pour trouver justice », explique Al-Qulaifi. « J’ai ‘perdu’ deux filles et fils et par dessus tout ma femme depuis que tout ça a commencé. » Son histoire a commencé en 2001 après un accident de voiture alors qu’il travaillait comme Directeur de la voirie dans le district d’Otma. Alors qu’il était blessé, des membres du Conseil local d’Otma ont pris l’avantage de son absence pour construire illégalement plusieurs bâtiments. Deux mois plus tard, quand Al-Qulaifi est retourné au travail et a réalisé ce qu’il s’était passé, il s’est plaint auprès du Conseil local. Mais suite à sa plainte, le Conseil l’a suspendu de façon temporaire en 2002, puis de façon définitive en 2003.


D’après lui, le Conseil l’a piégé en lui demandant de se rendre à la prison local pour récupérer quelques papiers pour reprendre le travail, mais lorsqu’il est arrivé, il fut arrêté. « Quand je suis entré dans la prison, ils ont fermé les portes. J’ai demandé pourquoi et ils m’ont dit que j’étais en état d’arrestation », explique Al-Qulaifi. Il a passé trois mois en prison, sans aucune charge retenue contre lui. Au matin suivant son arrestation, les forces de sécurité ont pénétré chez lui.


« Quand je suis finalement sorti, j’ai réalisé que les forces de sécurité occupaient mon terrain et avaient construit un compound. » Après sa libération, il a porté ses demandes vers Rashad Al-Alimi, le Ministre de l’Intérieur de l’époque. Celui-ci a décidé qu’Al-Qulaifi pourrait obtenir 10 mètres de son propre terrain qui en fait 30, alors que les 20 mètres restants resteraient le compound des forces de sécurité. « Ma femme est morte d’une crise cardiaque après les forces de sécurité aient pénétré chez moi, sans aucun respect pour les femmes qui se trouvaient à l’intérieur. » Ses fils ont ensuite décidé de cacher de ses filles dans leur tribu, de peur que leur réputation soit salie après que les forces de sécurité aient occupé le terrain. Ils l’ont laissé avec les quatre plus jeunes enfants, âgés de 4 à 7 ans, pour le dissuader d’utiliser la violence à titre de vengeance.


Mais Al-Qulaifi a réussi à attirer l’attention pour sa cause. Par deux fois le président s’est arrêté alors qu’il se rendait à son domicile, durant le ramadan de l’année dernière. Il lui a donné un ordre signé pour résoudre la situation mais il n’a jamais été appliqué.

Dans une tentative de mettre un terme à ses protestations, Al-Qulaifi fut de nouveau mis en prison au début de l’année, avec ses quatre enfants, pour une semaine. « Plusieurs voitures de police sont arrivées et les ont pris par la force », raconte Mohammed Al-Jabry, le patron du magasin à la station-service. « Au début, il résistant avec son jambya (ndlr : la dague traditionnelle que portent les yéménites à la ceinture) mais ils ont réussi à le lui prendre. »

Cependant, Al-Qulaifi a promis de rester où il est jusqu’à ce que sa situation soit réglée, que ce soit par un nouveau gouvernement ou par le président Saleh. Il continue de recevoir son salaire de 40,000 Riyals (un peu plus de 100€) mais il veut récupérer sa maison, son emploi et une compensation.

 

Un système inefficace

Un rapport par l’Institut de la Hague pour l’internationalisation du Droit, précisait l’année dernière que la plupart des problèmes d’Al-Qulaifi reflètent les problèmes légaux les plus importants pour les yéménites. Toutefois, il ajoute que le système est vu comme coûteux, surchargé, corrompu, inaccessible et ineffic. « C’est pourquoi la plupart des yéménites abandonnent la demande de leurs droits via les moyens officiels et utilisent d’autres façons comme la médiation et l’arbitrage, ou toute forme de manifestations », explique le rapport.


Et tandis que le cas d’Al-Qulaifi peut sembler extrême, il n’est qu’un nouvel exemple de la corruption et de l’absence d’état de droit au Yémen. L’année dernière, le Yémen fut classé 146e sur 178 pays dans l’index mondial de corruption, réalisé par Transparency International. Sur une échelle de 1 à 10, 10 représentant le système le plus transparent, le Yémen fut noté à 2,2. Bien qu’étant une hausse de huit places par rapport à 2009, il reste à étudier comment plus de dix mois de révolution auront affecté la situation cette année.

Shatha Al-Harazi, pour le Yemen Times

 Des volontaires au service des déplacés


Une ambulance pénètre dans l’enceinte de l’école, de jeunes volontaires en descendent et commencent à examiner les femmes et leurs enfants afin de déterminer lesquels nécessitent des soins urgents. Alors que le soleil commence écraser de sa chaleur, l’effervescence bat son plein dans l’école Al Sa’ada où vivent plus d’une centaine de déplacés originaires d’Abyan.


Derrière le voile noir de son niqab, Nada Bawazir, une jeune étudiante, nous explique la façon dont la situation s’organise. « Nous avons une équipe médicale composée d’étudiants de dernière année en médecine qui viennent ici faire du bénévolat pour examiner les gens et prescrire des soins », détaille la jeune femme, elle-même en 2e année en pharmacologie. « Les étudiants ont fait des collectes de médicaments qui sont utilisés selon les prescription des médecins volontaires. Mais maintenant, le temps passe, les étudiants ont repris leurs cours, et plus personne ne vient ici », rajoute Nada.


Arrivés fin mai, les déplacés ont fui la violence qui fait rage dans la région d’Abyan suite aux affrontements entre l’armée et des militants supposés liés à Al-Qaïda, tandis que les bombardements yéménites et américains se poursuivent. Le gouvernement avait tout d’abord refusé d’ouvrir l’école pour abriter les familles, mais sous la pression de son directeur, Khaled Sheikh, et de l’imam de la mosquée voisine, l’école fut ouverte. « Quelqu’un m’a prévenu que des familles, dont plusieurs femmes, dormaient sur la plage sans aucune assistance », se souvient l’imam Sheikh Hakim al-Hassan. « L’Islam nous impose de faire le bien, d’aider les autres, c’est donc pour cela que nous avons ouvert l’école. Les autres déplacés ont commencé à arriver ensuite », ajoute l’homme dans son bureau, le regard profond et la tête entouré d’un turban blanc.

 

 

Plus de 270 familles sont passées par cette école, avant qu’une sélection s’impose pour tenter de préserver des conditions de vie acceptables. Seules les familles réellement originaires d’Abyan, sans aucune attache à Aden, et recevant l’aide alimentaire, pourraient rester dans l’établissement. Désormais une trentaine de familles, dont un bébé de quatre mois et un homme de soixante-dix ans sont hébergés dans l’école Al Sa’ada.


L’aide est venue à l’origine des habitants du quartier, puis la nouvelle s’est répandue et certains ont même organisé une campagne sur Facebook pour sensibiliser la population. « Nous avions une équipe de 14 volontaires qui aidaient ici à temps plein, en plus de la nourriture et des vêtements que les personnes du quartier apportaient », raconte Wafa, également étudiant en pharmacologie. Tous ces bénévoles étaient organisés en différents comités – administration, média, médical, etc – et possédaient des badges d’identité pour faciliter le travail de tous.


Alors qu’une épidémie de choléra s’est déclenché dans la province d’Abyan, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a fourni des formations sur la santé et l’hygiène pour éviter qu’une contamination se produise également à Aden. Le Ministère de la Santé a également apporté son aide en créant une coordination avec des hôpitaux locaux pour que ceux-ci puissent fournir des soins gratuits aux cas les plus graves. « Beaucoup souffrent de diarrhées, d’hypertension, de diabète, et nous avons eu un cas de tuberculose », explique ainsi Nada.

 

Une aide insuffisante

Mais tandis que le nombre de déplacés ne cessent d’augmenter – ils seraient déjà plus de 90,000 à Aden d’après les derniers chiffres du gouvernement – l’aide, elle, semble diminuer avec le temps. « Nous avons reçu des donations d’hommes d’affaires, de l’argent, des médicaments, de la nourriture, mais plus rien n’arrive désormais », confie Sheikh Hakim. « Une fois que notre stock sera épuisé, puisse Allah nous venir en aide », ajoute-t-il le regard triste.


Un recours aux autorités locales n’a rien donné, et le gouvernement ne semble pas se soucier outre mesure de la situation des déplacés. « C’est ce qui est le plus difficile à gérer », affirme l’imam, « nous nous sentons abandonnés, et c’est horrible de voir la détresse, la pauvreté et la tristesse de ces familles qui ont tout perdu », alors que Nada et Wafa confient quant à elles continuer tant bien que mal leur bénévolat « pour les sourires et les rires des enfants. »


Mais aussi mauvaise que soit la situation dans l’école Al Sa’ada, elle reste néanmoins privilégiée comparée à d’autres refuges qui n’ont reçu aucune assistance. Ahmed Abou Hassan, originaire de la ville de Ja’ar, explique comment les 400 personnes de l’école Al-Qadissiya dans le district de Mansoura à Aden, ne sont capables de vivre que grâce à l’aide des riverains. « Nous n’avons reçu aucune aide, les familles sont obligées de mendier dans la rue si nous ne recevons pas assez de nourriture », raconte ce membre du comité d’organisation au sein de l’école. Et les 600 personnes de l’école Bilqiss affirment être dans la même situation. « Nous sommes oubliés du monde », raconte un père de famille, au bord du désespoir, précisant que ni le gouvernement, ni la presse, ni les organisations humanitaires, ni même les riverains n’ont daigné leur rendre visite pour apporter de l’aide.

 

L’absence de solution

Plus d’une soixantaine d’écoles d’Aden sont désormais occupées par les déplacés, et les cours supposés y reprendre début septembre ont donc été annulés. Les établissements restant accueillent donc les enfants des autres écoles créant des classes de plus de 100 élèves.


La question de relocaliser les milliers de familles de déplacés est évidemment abordée et discutée depuis plusieurs mois, mais aucune solution ne semble jusqu’à présent avoir été trouvée. « Nous sommes prêts à accepter une proposition », affirme Ahmed Abou Hassan, « mais il faut que les conditions de vie y soient acceptables et adaptées aux familles. » L’hypothèse de mettre en place des camps semble en effet rejetée par la plupart de ces familles, qui redoutent une vie encore plus difficile sous les tentes qu’à l’intérieur des écoles. La chaleur, les conditions sanitaires, la mixité, le risque que cette situation puisse devenir définitive sont partie des raisons avancées par les déplacés. « Puis je suis yéménite, c’est mon pays, je ne suis pas réfugiée », déclare Oum Mohammed Abdulwahab, originaire de Zinjibar et mère d’une famille de cinq enfants, « pourquoi devrions-nous vivre sous des tentes » se demande cette femme désespérée.


D’autres discussions avaient débuté avec les autorités locales afin de prévoir l’utilisation de certains bâtiments abandonnés pour accueillir les familles et leur fournir un hébergement convenable. Néanmoins, plus préoccupé par la révolution et la crise politique que traverse le pays, le régime est loin d’avoir de la question des déplacés une priorité absolue.


Alors qu’un nouveau raid aérien prend pour cible une ville de la province d’Abyan, de nouvelles familles poussées par la peur s’enfuient vers Aden. Fuyant une vie de terreur et de désolation, elles n’ont cependant aucune idée de leur futur en tant que déplacés.

 

source : La Voix du Yémen 

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 02:44

Au Yémen, Saleh signe une trêve avec son général rebelle


Vendredi 21 octobre, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une résolution exhortant le président Saleh à préparer son départ.

Vendredi 21 octobre, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une résolution exhortant le président Saleh à préparer son départ.REUTERS/HO

Il semble proche du départ. Le président yéménite, Ali Abdallah Saleh, a assuré à l'ambassadeur américain à Sanaa qu'il comptait se conformer à un plan qui prévoit son retrait du pouvoir, a indiqué la porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland, mardi 25 octobre.

 

Mme Nuland a salué ces propos, tout en soulignant que M. Saleh devait tenir parole. Car ce dernier a déjà promis à plusieurs reprises de quitter le pouvoir mais s'est ravisé à chaque fois.

Cet entretien survient quatre jours après une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, vendredi, qui condamnait pour la première fois les violences au Yémen. Le Conseil exhortait le chef de l'Etat, au pouvoir depuis 1978, à signer l'accord de transfert du pouvoir mis au point par les médiateurs du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui prévoit la composition d'un gouvernement de coalition, la démission du président un mois après en échange d'une immunité et enfin l'organisation d'une élection présidentielle dans les soixante jours. Le président Saleh a refusé de signer cette "feuille de route" déjà à trois reprises.

TRÊVE AVEC LE GÉNÉRAL REBELLE

Plus tôt dans la journée, le gouvernement yéménite avait signé avec le général rebelle Ali Mohsen Al-Ahmar un cessez-le-feu prévoyant la libération par les deux camps des personnes enlevées durant les mois de contestation politique.

"Le cessez-le-feu est entré en vigueur à 15 heures et doit être suivi par le retrait des hommes armés des rues, le démantèlement des barrages et des barricades et le retour à la normale" dans la capitale, a précisé l'agence officielle Saba. Cet accord a été négocié sous les auspices d'une commission yéménite présidée par le vice-président Abd-Rabbou Mansour Hadi. Mais plusieurs accords similaires ont échoué par le passé au Yémen.

861 MORTS DEPUIS JANVIER

De violents affrontements opposent par intermittence à Sanaa les forces fidèles au président Saleh à la première division blindée de l'armée commandée par le général dissident Ali Mohsen Al-Ahmar, chef de la puissante confédération tribale des Hached, notamment aux abords de la place du Changement où campent les contestataires qui réclament le départ du président depuis la fin janvier, et dans le quartier nord d'Al-Hassaba.

 

Des manifestants demandent le départ du président Saleh à Sanaa, mardi 25 octobre.

Des manifestants demandent le départ du président Saleh à Sanaa, mardi 25 octobre.REUTERS/Khaled Abdullah

 

Mardi, quinze personnes ont encore été tuées dans des violences à Sanaa et à Taëz, dans le sud-ouest du pays, en dépit de la trêve.

La répression a fait au moins 861 morts et 25 000 blessés depuis janvier et le début des manifestations, selon une lettre du Mouvement de la jeunesse yéménite envoyée début octobre aux Nations unies.


source : http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/10/25/au-yemen-saleh-sign

 

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 15 morts dans de nouvelles violences, Saleh assure qu'il va partir


 

A Taëz, un autre foyer de la contestation à 270 km au sud-ouest de Sanaa, huit personnes dont un enfant de sept ans, une femme et un policier, ont été tuées et 33 civils blessés lors de bombardements et d'affrontements entre des combattants tribaux ralliés aux opposants et les troupes du chef de l'Etat, selon des sources médicales ( © AFP Mohammed Huwais)

SANAA (AFP) - Quinze personnes ont été tuées mardi dans des violences à Sanaa et à Taëz, dans le sud-ouest du Yémen, en dépit d'une trêve conclue entre partisans et adversaires du président Ali Abdallah Saleh, qui a assuré à l'ambassadeur américain qu'il comptait se retirer du pouvoir.

La porte-parole du département d'Etat américain a expliqué que M. Saleh avait "convoqué l'ambassadeur (Gerald Feierstein à Sanaa) et réaffirmé son engagement auprès de lui --de nous tous, de la communauté internationale-- à signer" le plan des monarchies du Golfe prévoyant son retrait du pouvoir, en échange d'une immunité pour lui-même et ses proches.

Evoquant une "avancée", Victoria Nuland a ajouté: "Nous attendons de lui qu'il tienne cet engagement".

M. Saleh a déjà promis à plusieurs reprises de quitter le pouvoir mais s'est ravisé à chaque fois.

Sur le terrain, à Sanaa, les forces du président Saleh ont conclu mardi avec leurs adversaires un cessez-le-feu à partir de 15H00 locales (12H00 GMT), mais cet accord a quasi-immédiatement volé en éclats.

"La trêve n'a pas été respectée une seule seconde", a affirmé à l'AFP cheikh Hemyar al-Ahmar, frère de l'opposant Sadek al-Ahmar, en évoquant des bombardements sur leurs habitations dans le nord de Sanaa.

Une source tribale a affirmé que les bombardements avaient fait un mort et neuf blessés du côté des partisans des chefs tribaux contestataires.

Cheikh Hemyar a accusé les troupes de M. Saleh de ne pas respecter la trêve.

Un correspondant de l'AFP a confirmé que les tirs d'armes automatiques et d'obus de mortier n'avaient pas cessé dans la capitale.

Avant l'annonce de la trêve, Sanaa a connu une nouvelle marche sanglante contre M. Saleh pendant laquelle trois protestataires ont été tués et 40 blessés par les tirs de soldats loyalistes.

Les manifestants à Sanaa, plusieurs milliers, tentaient de se diriger vers le quartier d'Al-Qaa, tenu par les forces fidèles au président, lorsqu'ils ont été pris sous le feu nourri des forces de M. Saleh.

"Kadhafi est parti, boucher, écoute ton peuple", "le peuple veut la traduction en justice du tyran", ont scandé les manifestants à l'adresse du chef de l'Etat, au pouvoir depuis 33 ans.

A Taëz, un autre foyer de la contestation à 270 km au sud-ouest de Sanaa, huit personnes dont un enfant de sept ans, une femme et un policier, ont été tuées et 33 civils blessés lors de bombardements et d'affrontements entre des combattants tribaux ralliés aux opposants et les troupes du chef de l'Etat, selon des sources médicales. Le ministère de l'Intérieur a pour sa part annoncé que quatre policiers au total avaient été tués et dix blessés.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a accentué la pression sur le président Saleh vendredi en lui demandant de quitter le pouvoir, de mettre fin à la répression des manifestations et de signer le plan proposé par les monarchies arabes du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

Des représentants du parti de M. Saleh, le Congrès populaire général (CPG), ont rencontré lundi soir des diplomates européens et du Golfe à Sanaa pour débattre de l'application du plan, ont indiqué des responsables mardi.

Les responsables du CPG ont informé les diplomates que le président accepterait le plan à condition de demeurer au pouvoir jusqu'à la tenue d'élections anticipées, ont précisé ces mêmes sources.

M. Saleh a également exigé qu'une clause de l'accord sur une refonte des forces armées, dont les unités d'élite sont contrôlées par les proches du président, soit retirée, d'après ces sources.

Interrogé par l'AFP, le porte-parole de l'opposition parlementaire, Mohammad Qahtan, a rejeté ces conditions. "Nous refusons toute modification de l'initiative du CCG", a dit M. Qahtan, porte-parole du Forum Commun.

source : http://www.liberation.fr/depeches/01012367806-yemen-le-president-assure-qu-il-compte-se-retirer

 

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Sur le terrain, la violence continue à tuer...


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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 05:53

 

 

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Le Conseil de Sécurité exige le départ immédiat du président Saleh

 

 

Conseil de SécuritéAprès plus de 9 mois de révolution, et plusieurs centaines de manifestants tués, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a adopté hier une résolution condamnant les violations des Droits de l’Hommes par les forces de sécurité yéménites, et appelant également toutes les parties à renoncer à la violence.

Présentée par le Royaume-Uni et l’Allemagne, la résolution fut adoptée à l’unanimité alors que la position de la Russie et de la Chine sont longtemps restées incertaines après leur véto commun concernant la situation en Syrie.

Le Conseil de Sécurité, après avoir fermement condamné « les autorités yéménites pour leurs violations continues des Droits de l’Homme, et notamment l’usage excessif de la force contre les manifestants pacifiques »,  prévoit que tous les responsables devront « rendre des comptes » pour leurs agissements, en soulignant le besoin d’une enquête impartiale sur les crimes commis afin d’empêcher « toute impunité».

La résolution demande également aux autorités yéménites de s’assurer immédiatement « que leurs actions respectent leurs engagements au regard du Droit International humanitaire et des Droits de l’Homme, en autorisant la population yéménite à exercer […] leurs libertés fondamentales telles que le droit de manifester pacifiquement pour exprimer leurs revendications […] et de prendre actions pour mettre un terme aux attaques contre les civils par les forces de sécurité. »

Au regard de la situation politique, le Conseil de Sécurité réaffirme la nécessité pour le président Ali Abdallah Saleh de signer au plus vite l’accord basé sur l’initiative des pays du Golfe, étant le seul moyen d’obtenir une transition politique ordonnée pour le Yémen.

Toutefois, cette initiative prévoyait la démission du président 30 jours après sa signature en échange de son immunité. La résolution ne détaille pas comment cette clause pourrait être compatible avec l’exigence d’une enquête pour déterminer les responsables des violences, ou comment la possibilité d’une immunité pourrait respecter le Droit International.

Ce manque de clarté a fortement déçu les manifestants yéménites qui redoutent que Saleh puisse échapper à de futures poursuites pour tous les crimes qu’il a commis. Selon eux, ce manque de fermeté envers le président yéménite pourrait l’inciter à continuer les violences contre les manifestants et les civils, alors que plusieurs dizaines de personnes ont été tuées depuis la semaine dernière, et que de violents affrontements et bombardements se poursuivent dans le quartier de Hassaba au nord de la capitale.

En effet, malgré la mort de Qaddafi et la résolution des Nations Unies, le président Saleh ne semble pas disposer à quitter le pouvoir en dépit de ses nombreuses déclarations et « la seule voie qu’il lui reste est la guerre. Alors nous verrons bien, mais je ne suis pas optimiste », a déclaré un manifestant au Yemen Post.

Enfin, bien que les résolutions du Conseil de Sécurité obligent en théorie les personnes concernées à veiller à leur application, aucune éventuelle sanction envers le président Saleh – telle qu’un arrêt de l’aide militaire ou le gel de ses avoirs – n’a été prévu par le Conseil. Celui-ci pourrait donc se réunir de nouveau d’ici plusieurs semaines si la situation au Yémen ne s’était pas améliorée ou si le président Saleh n’avait pas toujours signé.

Cette perspective provoque ainsi plusieurs craintes au sein de la population qui redoutent que la situation puisse exploser dans les prochaines semaines.

source : http://www.lavoixduyemen.com/2011/10/22/le-conseil-de-securite-exige-le-depart-immediat-du-

 

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les opposants au président Saleh déçus par le vote de la résolution de l’ONU

Un soldat fidèle au président Saleh devant un véhicule blindé à Sanaa le 21 octobre 2011.
Un soldat fidèle au président Saleh devant un véhicule blindé à Sanaa le 21 octobre 2011.
REUTERS /Mohamed al-Sayaghi


Le Yémen est en proie à de nouveaux affrontements entre les forces du président Saleh et ses opposants, ce samedi 22 octobre 2011. Ces affrontements interviennent quelques heures après la résolution votée par l'ONU, demandant au chef de l’Etat de quitter le pouvoir, et de mettre fin à l’escalade de la violence. Une résolution qui a été accueillie dans le pays avec beaucoup de circonspection.


Les avis sont partagés sur la place du Changement de Sanaa, quartier général des opposants au régime. Sur les visages, des sourires timides. La résolution votée vendredi aux Nations unies peine à convaincre, comme l’exprime Abdallah Mohsen Haj, créateur du mouvement civil des jeunes.

« La décision ne nous plait pas vraiment, elle est très légère. Elle ne demande pas le départ immédiat d’Ali Abdallah Saleh et de son entourage, et ne prévoit pas de sanctions sévères contre le régime. Si l’ONU ne nous apporte pas de solution, nous restons ici jusqu’au départ. Mais c’est un début... ».

Abdallah garde en mémoire la résolution très similaire votée par les Nations unies lors de la guerre de 1994 au Yémen. Une résolution qui s’était révélée inutile. Dans la tente voisine, Khalil garde lui son optimisme.

« Pour une première décision, ce n’est pas si mal. Le Yémen est un pays lointain, qui ne fait pas parti des priorités. Pour le moment, le président Saleh ne va pas écouter la décision, mais au moins maintenant, on a un moyen d’augmenter la pression ».

Parmi les propositions évoquées par les révolutionnaires pour augmenter la pression sur le régime : geler des avoirs financiers de la famille Saleh et limiter sa liberté de mouvement.

Charlotte Velut

source : http://www.rfi.fr/moyen-orient/20111022-yemen-opposants-president-saleh-dubitatifs-apres-le-vote-r

 

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Affrontements entre forces pro et anti-Saleh à Sanaa, 12 morts

 

Dix personnes ont été tuées lors de violents affrontements samedi à Sanaa entre les forces du président Ali Abdallah Saleh et ses adversaires, quelques heures après une résolution des Nations unies demandant au chef de l'Etat de quitter le pouvoir.

Dix personnes ont été tuées lors de violents affrontements samedi à Sanaa...

 

Douze personnes ont été tuées lors de violents combats samedi à Sanaa entre les forces du président Ali Abdallah Saleh et ses opposants, quelques heures après une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU demandant au chef de l'Etat de quitter le pouvoir.
Cinq civils ont été tués dans le quartier d'Al-Hassaba (nord) dans les accrochages entre les forces de M. Saleh et les hommes du puissant chef tribal Sadek Al-Ahmar, rallié à la contestation, selon des sources médicales.
Cinq militaires des unités ralliées à la contestation ont également trouvé la mort, selon des sources médicales et militaires.

 
Abdel Qaoui Qaïssi, directeur du bureau de cheikh Ahmar, a indiqué à l'AFP que deux hommes du chef tribal ont été tués et 27 autres blessés alors que le combats baissaient en intensité dans la soirée.
A Taëz, à 270 km au sud-est de Sanaa, trois personnes ont été blessées dans des affrontements similaires, selon des militants anti-régime.

 
Sanaa a été secouée d'explosions alors que des colonnes de fumée s'élevaient des quartiers nord où les ambulances, sirènes hurlantes, se sont succédé pour évacuer des blessés, selon un correspondant de l'AFP.
Des combats ont également éclaté à proximité de la Place du Changement, où des milliers de protestataires campent depuis des mois pour réclamer le départ du président. Ils opposaient les troupes fidèles à M. Saleh aux soldats de la 1ère division blindée de l'armée, ralliée à la contestation, selon des témoins.

 
Cette flambée de violence intervient juste après une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU adoptée à l'unanimité vendredi et demandant au président Saleh de quitter le pouvoir et de mettre fin à la répression.
La résolution "encourage" M. Saleh à signer l'initiative du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui prévoit sa démission en échange d'une immunité pour lui-même et ses proches.
Elle demande "que toutes les parties rejettent immédiatement l'usage de la violence" et "exprime son profond regret à propos de la mort de centaines de personnes, essentiellement des civils, y compris des femmes et des enfants".

 
Amnesty International a critiqué cette résolution, estimant que M. Saleh ne devait bénéficier d'aucune immunité.
Le gouvernement yéménite a réagi à la résolution en réitérant, par la voix d'un porte-parole, son offre -rejetée dans le passé- de "reprendre le dialogue avec l'opposition pour sortir de la crise".
Le secrétaire général du CCG, Abdelatif al-Zayyani, s'est félicité de l'adoption de la résolution et appelé à ce qu'elle soit appliquée sans délai.

 
Le général dissident Ali Mohsen al-Ahmar, commandant de la 1e division blindée, a accusé M. Saleh d'être à l'origine de la nouvelle flambée de violence et a appelé la communauté internationale à intervenir.
Malgré des mois de manifestations et de pressions internationales et régionales, le président Saleh, au pouvoir depuis 33 ans et accusé de corruption et de népotisme, refuse de partir.

source : http://www.elwatan.com//une/yemen-affrontements-entre-forces-pro-et-anti-saleh-a-sanaa-12-

 

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اليمن: ارتفاع عدد القتلى إلى 19 منذ مساء يوم الجمعة


أفادت مصادر طبية يمنية بمقتل 19 شخصا في أعمال عنف شهدتها العاصمة اليمنية صنعاء منذ مساء الجمعة، بينهم فتى في الرابعة عشرة من العمر خمسة جنود من أفراد الفرقة المدرعة الأولى.

ونقل مراسل بي بي سي في صنعاء، عبد الله غراب، عن المصادر قولها إن من بين القتلى أيضا أربعة من أنصار الشيخ صادق الأحمر، زعيم قبيلة حاشد، وستة مواطنين من سكان الأحياء التي طالها القصف المدفعي الحكومي.

وأضاف أن موظفا كان يعمل في قناة السعيدة الفضائية قضى أيضا جرَّاء إصابته برصاص قناصة مع زميل له أثناء خروجهم من مقر القناة المستقلة التي يقع مقرها في مناطق المواجهات، بالإضافة إلى ثلاثة مواطنين أعلنت عنهم القوات الموالية للنظام.

كما أُصيب ثمانية متظاهرين أيضا في هجوم شنته قوات حكومية على متظاهرين سلميين في مدينة تعز الواقعة جنوبي اليمن، الأمر الذي اضطر مسلحين تعهدوا بحماية المتظاهرين للتدخل والاشتباك مع القوات الحكومية بالقرب من مدرسة الشعب.

اشتباكات

وكان القتال العنيف قد اندلع السبت في العاصمة اليمنية بين القوات الموالية لنظام الرئيس علي عبد الله صالح والقوات المناوئة له، وذلك في اليوم التالي لصدور قرار مجلس الامن الدولي الذي طالب الفرقاء اليمنيين بالتوصل الى اتفاق يمنح صالح حصانة من الملاحقة القضائية تمكنه من التنحي عن السلطة بعد شهور من الاحتجاجات الشعبية ضد نظامه.

وقال شهود ومراسلون إن اصوات الانفجارات سُمعت في كافة أنحاء العاصمة في وقت مبكر من صباح السبت، كما شوهدت اعمدة الدخان والسنة اللهب وهي ترتفع في سماء صنعاء.

وقال مراسل وكالة ألأنباء الفرنسية إنه شاهد سيارات الاسعاف وهي تخرج مسرعة من الحي الذي يسكن فيه الشيخ صادق الاحمر وأخوته، والذين يقارع أنصارهم القوات الموالية لصالح لعدة اسابيع

وفي منطقة ساحة التغيير حيث يعتصم الآلاف من اليمنيين لمطالبة صالح بالتنحي عن الحكم، اندلعت معارك عنيفة بين القوات الحكومية والجنود المتمردين الموالين للفريق المنشق علي محسن الاحمر.

تعامل "إيجابي"

من جانب آخر، قالت الحكومة اليمنية السبت إنها مستعدة "للتعامل بايجابية" مع قرار مجلس الامن الذي يحث الحكومة على التوقيع على اتفاق يطالب صالح بالتنحي مقابل منحه حصانة من الملاحقة القضائية.

وجاء في بيان صادر عن الحكومة اليمنية: "نحن مستعدون للتعامل بايجابية مع قرار مجلس الامن رقم 2014 لانه يتماشى مع جهود الحكومة لانهاء الازمة السياسية على أساس مبادرة مجلس التعاون الخليجي".

وكان الرئيس صالح قد تراجع ثلاث مرات من قبل في اللحظة الاخيرة عن التوقيع على المبادرة التي جرى صياغتها بعد شهور من الاحتجاجات الشعبية المطالبة بانهاء حكم صالح المستمر منذ 33 عاما.

ترحيب رسمي

وكان عبده الجندي، نائب وزير الإعلام اليمني، قد أكد يوم الجمعة أن الحكومة اليمنية ترحب بقرار مجلس الأمن وتعتبره متوازنا، وأضاف الجندي لـ بي بي سي أنه لايوجد في القرار ما يستدعي القلق.

وقال الجندي: "إذا توافرت النية عند جميع الأطراف للجلوس على مائدة الحوار للاتفاق، فسوف يتم التوقيع على المبادرة".

وأشار إلى أن القرار أدان العنف من جميع الأطراف، موضحا أن الرئيس صالح أكد حق المحتجين سلميا في التعبير عن آرائهم.

وأضاف الجندي أن الحكومة اليمنية تحمي الاعتصامات والمظاهرات السلمية، لكنها ترفض استخدام السلاح في ساحات الاعتصام.

وقال إن الرئيس اليمني لم يرفض التوقيع على مبادرة مجلس التعاون الخليجي، وقد جدد استعداده للتوقيع عليها لطالما أن الخلاف بشأنها هو حول جزئية إجراء الانتخابات.

ضمانات صالح

وأوضح ان الرئيس صالح عندما طالب مؤخرا بضمانات جديدة "لم تكن ضمانات شخصية، بل ضمانات بأن تطبق المبادرة بالكامل"، وليس البند المتعلق باستقالة الرئيس فقط.

واتهم الجندي احزاب اللقاء المشترك بانها "غير مستعدة لإجراء الانتخابات، او لإزالة أسباب التوتر في البلاد".

وتنص مبادرة مجلس التعاون على تسليم صالح السلطة الى نائبه خلال 30 يوما من تاريخ توقيعه لها مقابل حصوله مع المقربين منه على حصانة.

وتشير التقديرات إلى أن قمع الاحتجاجات التي انطلقت في اليمن في يناير/ كانون الثاني أدى إلى سقوط ما لا يقل عن 861 قتيلا و25 الف جريح.

source : http://www.bbc.co.uk/arabic/middleeast/2011/10/111022_yemen_fig


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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 06:12

 

L'IMMUNITÉ NE SAURAIT ÊTRE ACCORDÉE POUR LES GRAVES ATTEINTES AUX DROITS HUMAINS COMMISES SOUS LA PRÉSIDENCE D'ALI SALEH

Au Yémen, les manifestants réclament des réformes depuis des mois.

Au Yémen, les manifestants réclament des réformes depuis des mois.

© Luke Somers/Demotix

 

La communauté internationale se doit de faire clairement savoir que les auteurs présumés d'exécutions extrajudiciaires, d'actes de torture et de disparitions forcées au Yémen seront traduits en justice dans le cadre de l'accord de transition, a déclaré Amnesty International lundi 17 octobre en apprenant que pas moins de 15 personnes auraient été tuées par les forces de sécurité dans la capitale Sanaa depuis samedi.

L'accord sur le transfert de pouvoir au Yémen négocié sous l'égide du Conseil de coopération du Golfe (CCG) semble inclure une immunité de poursuites totale pour le président Ali Abdullah Saleh et les personnes ayant servi sous ses ordres, et pourrait éviter toute enquête et poursuite pénale pour la mort de centaines de manifestants au cours des derniers mois, ainsi que pour les autres graves violations des droits humains commises par le passé.

Amnesty International a exhorté le Conseil de sécurité de l'ONU, qui doit voter sous peu une résolution sur le Yémen, à garantir que l'accord de transfert de pouvoir n'accorde aucune immunité, quelles que soient la position ou l'affiliation des personnes concernées.

« Le président Ali Abdullah Saleh ne doit pas négocier une immunité contre son départ, a déclaré Malcolm Smart, directeur du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d'Amnesty International. 

« Le Conseil de coopération du Golfe doit retirer la clause d'immunité de sa proposition, tandis que le Conseil de sécurité doit indiquer clairement qu'aucun accord ne sera validé s'il exclut d'enquêter sur les graves crimes relatifs aux droits humains et de poursuivre les personnes soupçonnées d'en être responsables. 

« Au Yémen, le chemin vers la paix ne s'arrête pas avec la fin des affrontements qui se déroulent actuellement, mais doit se prolonger par la comparution en justice de tous ceux qui ont perpétré des crimes tels que des exécutions extrajudiciaires, des actes de torture et des disparitions forcées, lors des manifestations récentes mais aussi au cours des années précédentes », a ajouté Malcolm Smart. 

Le vote du Conseil de sécurité intervient sur fond d'un regain des tensions à Sanaa ces derniers jours. 

Samedi 15 octobre, des hommes armés et des tireurs embusqués en civil auraient tiré à balles réelles sur les manifestants qui défilaient depuis leurs camps établis sur la place du Changement, à Sanaa, causant au moins 10 morts. Les forces de sécurité auraient également utilisé des gaz lacrymogènes et se seraient abstenues d'intervenir pendant les tirs. 

Lors d'une manifestation organisée le lendemain, des tireurs embusqués en civil et les membres des forces de sécurité auraient ouvert le feu sur les participants, faisant au moins cinq victimes. De violents affrontements ont éclaté dans la nuit de dimanche entre les troupes gouvernementales et les unités dissidentes de la 1ère brigade de l'armée. 

Au moins 15 manifestants sont morts au cours des récentes violences, venant s'ajouter à la liste des 200 victimes de la répression contre les manifestations en faveur de réformes qui ont débuté en février. 

Le chef de l'État est rentré au Yémen fin septembre, après trois mois de convalescence en Arabie saoudite, où il a été soigné après avoir été blessé lors d'une tentative d'assassinat. 

Dans un rapport publié en avril, Amnesty International a rendu compte des violations généralisées des droits fondamentaux commises lors des manifestations et appelé la communauté internationale à jouer un rôle plus actif pour que les Yéménites puissent obtenir justice et bénéficier de réparations pour ces crimes.

À la suite d'une mission d'enquête menée au Yémen en juillet, le Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies a recommandé la tenue d'une enquête indépendante et internationale sur les violations perpétrées. 

« Lorsqu'il va débattre de la crise au Yémen, le Conseil de sécurité doit faire écho aux recommandations du Haut-Commissariat aux droits de l'homme et demander l'ouverture d'une enquête indépendante et internationale sur les atteintes présumées aux droits humains commises ces derniers mois, a estimé Malcolm Smart. 

« L'autorité chargée de cette enquête doit être habilitée à renvoyer ces affaires devant des instances judiciaires nationales et, s'il existe suffisamment d'éléments à charge recevables, des poursuites doivent être engagées. Il est grand temps que ceux dont les droits ont été si gravement bafoués obtiennent justice et réparation. »

Source : http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/yemen-no-immunity-serious-violation

 

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Pas de répit dans la répression sanglante, protestations de l'ONU


 

Les troupes du président yéménite Ali Abdallah Saleh, qui semble plus que jamais décidé à garder le pouvoir, ont de nouveau réprimé dans le sang les manifestants à Sanaa mardi, suscitant les protestations du prix Nobel de la paix et de l'ONU. ( © AFP Mohammed Huwais)

SANAA (AFP) - Les troupes du président yéménite Ali Abdallah Saleh, qui semble plus que jamais décidé à garder le pouvoir, ont de nouveau réprimé dans le sang les manifestants à Sanaa mardi, suscitant les protestations du prix Nobel de la paix et de l'ONU.

Des soldats fidèles au président contesté dans la rue depuis neuf mois et des civils armés ont ouvert le feu sur des milliers de jeunes qui s'approchaient de bâtiments officiels dans la capitale yéménite, faisant sept morts et des dizaines de blessés, selon un dernier bilan de sources médicales.

Depuis samedi, au moins 23 manifestants et deux militaires ayant fait défection ont péri sous les balles des pro-Saleh.

"Nous ne craignons pas la mort", ont scandé les manifestants déterminés, eux aussi, à maintenir la pression sur le chef de l'Etat. "La mort plutôt que Saleh", ont répété d'autres.

Comme c'était le cas samedi et dimanche, les manifestants ont été pris pour cible lorsqu'ils ont pénétré dans le secteur tenu par les troupes de M. Saleh.

"Lorsque nous sommes arrivés devant le siège de la municipalité de Sanaa, des hommes armés ont commencé à tirer en l'air puis nous ont attaqués à coups de matraques", a déclaré à l'AFP Saleh Houmaida, 34 ans. "Ils ont emmené de force des manifestants, nous ne savons pas où ils sont".

Le photographe de l'AFP a vu des dizaines de blessés par balles et des jeunes intoxiqués par les gaz lacrymogènes, transportés à l'hôpital de campagne sur la Place du Changement, où ils ont été placés par terre faute de place.

"Nous allons poursuivre nos manifestations, le monde doit savoir que notre mouvement est pacifique et le Conseil de sécurité de l'ONU doit adopter une résolution contre les criminels de guerre au Yémen", a déclaré à l'AFP l'un des meneurs du mouvement des Jeunes de la révolution, Hachem al-Ibara.

Dans un message au patron de l'ONU Ban Ki-moon dont elle a fourni une copie à l'AFP, la Yéménite Tawakkol Karman, prix Nobel de la Paix, a jugé "impératif que la communauté internationale prenne des mesures immédiates et fermes pour arrêter les massacres et demander des comptes à leurs auteurs".

La jeune femme, qui joue un rôle de premier plan dans la contestation, a demandé dans son message également adressé aux membres du Conseil de sécurité de "protéger les manifestants pacifiques au Yémen".

A Genève, le porte-parole du Haut commissariat de l'ONU, Rupert Colville, a dénoncé l'usage "excessif" de la force par les troupes de M. Saleh "dans un climat de complète impunité".

Malgré des mois de protestation et de pressions internationales et régionales, M. Saleh, au pouvoir depuis 33 ans et accusé de corruption et de népotisme, refuse de partir et rejette un plan élaboré par les monarchies arabes du Golfe pour un transfert pacifique du pouvoir.

M. Saleh avait été blessé dans une attaque contre son palais à Sanaa le 3 juin et hospitalisé à Ryad avant de regagner son pays fin septembre.

Des combats opposent par intermittence ses troupes aux unités dissidentes de l'armée et aux combattants tribaux ralliés à la contestation à Sanaa. Cinq membres d'une même famille ont été tués lors de la chute d'un obus sur leur maison à Sanaa dans la nuit de lundi à mardi, selon des sources médicales.

A Taëz (270 km au sud-ouest de Sanaa), une personne a été tuée et sept blessées par des tirs des hommes du régime sur une manifestation anti-Saleh, selon des sources médicales et des témoins.

source : http://www.liberation.fr/depeches/01012366343-yemen-nouveaux-tirs-sur-une-manifestation-a

 

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Le prix Nobel de la paix manifeste à NY contre le président yéménite


© epa

Le prix Nobel de la paix, la Yéménite Tawakkul Karman, s'est jointe mardi à une manifestation devant le siège de l'ONU à New York pour réclamer le départ du président yéménite qui réprime dans le sang la contestation populaire.

 

"Nous sommes venus aujourd'hui pour dire que Ali Abdallah Saleh et (le président syrien) Bachar al-Assad sont tous les deux des criminels et qu'ils doivent être poursuivis", a-t-elle dit lors d'une intervention publique pendant cette manifestation qui a réuni une centaine de personnes. "Des gens (...) sont tués tous les jours. Tout cela parce qu'ils ont demandé la démocratie et la justice", a-t-elle dit.
 
La jeune femme, qui joue un rôle de premier plan dans la contestation, a demandé au Conseil de sécurité de l'ONU de se rendre sur place. "Si vous pouviez aller sur place pour voir de vos propres yeux ce qui se passe, le sang qui coule et dans quelles conditions vit le peuple du Yémen", a-t-elle lancé.
 
Elle doit remettre mercredi une lettre au secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon. Elle y juge "impératif que la communauté internationale prenne des mesures immédiates et fermes pour arrêter les massacres et demander des comptes à leurs auteurs".
 
Dans son message, elle enjoint également les membres du Conseil de sécurité de "protéger les manifestants pacifiques au Yémen"
Elle demande par ailleurs une enquête de la Cour pénale internationale (CPI) sur les agissements du président Saleh qui, depuis neuf mois, réprime dans le sang la contestation populaire. (belga)

source : http://www.7sur7.be/7s7/fr/9478/Revolution-dans-les-pays-arabes/art

 

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مقتل سبعة متظاهرين ومشروع قرار في مجلس الأمن

 

 

متظاهرات يمنيات

أفادت الأنباء باعتقال أربع متظاهرات يوم الثلاثاء

لقي سبعة متظاهرين حتفهم الثلاثاء برصاص قوات الأمن اليمنية في العاصمة صنعاء، حسبما أكدت مصادر طبية، بينما بدأ مجلس الأمن الدولي مشاورات بشأن مشروع قرار بريطاني يدعو إلى وقف إطلاق النار.

ويأتي مقتل المتظاهرين السبعة بعد يوم من أسوأ قتال تشهده صنعاء خلال أسابيع.

وقال محمد القباطي المسؤول عن المستشفى الميداني في ساحة التغيير في صنعاء إن عشرات المتظاهرين جرحوا في مظاهرات الثلاثاء المطالبة برحيل الرئيس اليمني علي عبد الله صالح.

وجاب عشرات آلاف المتظاهرين شوارع صنعاء وفي مقدمتهم شباب كتبوا على صدورهم العارية "أرحل ايها الجزار".

واعتقل جنود من الحرس الجمهوري، الذي يقوده أحمد نجل الرئيس اليمني، أربع متظاهرات كن في مقدمة المظاهرة حسبما نقلت وكالة اسوشييتد برس عن الناشط حبيب العريقي.

وقال ناشطون إن مظاهرات مماثلة خرجت في انحاء متفرقة من اليمن بينها مدينتي عدن وتعز في جنوب البلاد.

وطالب المتظاهرون بمحاكمة صالح على خلفية اغتيال المحتجين في المسيرات السابقة وحثوا المجتمع الدولي ومجلس الأمن الدولي على مساعدتهم للإطاحة به.

مشروع قرار بريطاني

في هذه الاثناء، بدأ أعضاء بارزون في مجلس الأمن مناقشة مسودة قرار بريطاني يدعو إلى وقف فوري لإطلاق النار في اليمن.

كما يدعو القرار البريطاني إلى انتقال سلمي للسلطة يحث السلطات على اتخاذ إجراء فوري لوقف الهجمات ضد المدنيين.

ويتهم المعارضون اليمنيون الرئيس صالح بدفع البلاد نحو حرب أهلية لتشبثه بالسلطة على الرغم من تواصل التظاهرات المطالبة برحيلة لأكثر من ثمانية اشهر.

وخلال تلك الاشهر تعرض صالح أيضا إلى انشقاق موالين سابقين له من الشخصيات القبلية والعسكرية وانضمامهم إلى صفوف المعارضة، فضلا عن الضغط الدولي عليه للاستقالة من منصبه.

ورفض صالح الاستجابة إلى المباردة الخليجية، المدعومة من قبل الولايات المتحدة، التي تنص على تنحيه عن السلطة ونقل صلاحياته إلى نائبه مقابل تمتعه بالحصانة من المساءلة مستقبلا

source : http://www.bbc.co.uk/arabic/middleeast/2011/10/111018_


 
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