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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 05:58

Des fleurs pour honorer la mémoire des disparus


 

 

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Un an après le séisme, le Japon panse ses plaies

 

 

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Recueillement à Iwaki, dans la préfecture de Fukushima, au Japon, un an après le séisme suivi d'un tsunami qui a provoqué la pire crise nucléaire depuis Tchernobyl en 1986. Cette triple catastrophe a fait 16.000 morts, 3.300 disparus et laissé derrière elle un paysage de dévastation, des milliers de Japonais sans abri et une contamination de l'air, de l'eau et des aliments. /Photo prise le 10 mars 2012/REUTERS/Kim Kyung-Hoon (c) Reuters

La triple catastrophe a fait 16.000 morts, 3.300 disparus et laissé derrière elle un paysage de dévastation, des milliers de Japonais sans abri et une contamination de l'air, de l'eau et des aliments.

Un an après, malgré quelques progrès observés localement, les opérations de nettoyage de la zone autour de la centrale de Fukushima, exploitée par l'opérateur Tepco, s'éternisent et 326.000 personnes sont toujours privées de toit.

"Le gouvernement central a proposé différents plans mais ils ont été accueillis par une forte opposition de la part des gouvernements locaux et des personnes directement touchées par le tremblement de terre et le tsunami", a dit mercredi à Reuters le président de la Croix-Rouge japonaise, Tadateru Konoe.

"Sans accord sur un plan général de réhabilitation et de reconstruction, il est très difficile d'entamer la phase même de la reconstruction. Le plus important est de hâter ce processus (...) Aussi peut-on dire que nous avons perdu un an car il n'y a pas eu de consensus."

Dans la foulée du séisme, trois des réacteurs de la centrale de Fukushima sont entrés en fusion, déclenchant des explosions en série et diffusant dans l'atmosphère des matières radioactives qui se sont répandues dans l'est du Japon.

 

TESTS DE RÉSISTANCE

L'accident nucléaire a contraint le gouvernement nippon à reconsidérer l'utilisation du nucléaire et envisager le développement des énergies renouvelables comme l'énergie solaire.

Tokyo, qui se cherche toujours une politique énergétique viable, a renoncé à un projet prévoyant de porter d'ici 2030 la part du nucléaire à plus de 50%.

Critiqué pour sa gestion du désastre et ses revirements, le Premier ministre, Naoto Kan, a fini par démissionner en septembre.

Dans un entretien mi-février à Reuters, l'ancien chef du gouvernement indiquait que sa priorité était désormais de promouvoir les énergies renouvelables et n'émettait aucune critique à l'encontre de son successeur, Yoshihiko Noda.

Les détracteurs de ce dernier estiment qu'il ne souhaite pas réellement réduire le nucléaire au profit des énergies renouvelables.

Fin janvier, les experts de l'Agence internationale de l'énergie nucléaire (AIEA) ont validé le protocole des tests de résistance appliqués aux réacteurs nucléaires japonais.

Les premiers tests menés, sur la centrale d'Ohi dans la préfecture de Fukui (centre de la côte ouest), indiquent qu'elle serait en mesure de résister à un séisme de magnitude 9, comparable à celui du 11 mars 2011.

 

par Tomasz Janowski et Linda Sieg

Marine Pennetier pour le service français, édité par Gilles Trequesser

source tempsreel.nouvelobs

 

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Des images terrifiantes

Cameraman intrépide !

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 Les survivants
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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 06:17
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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 05:01
 
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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 19:59

Petite mise au point sur quelques principes géologiques mis à mal par le battage médiatique autour de la catastrophe japonaise.

Un homme pousse un charriot avec ses affaires à Kamaishi, le 25 mars 2011 (Carlos Barria/Reuters).

Par A. Berger et J.-D. Champagnac | Géologues 

Depuis le séisme du Japon, et comme à chaque évènement naturel catastrophique, il faut se farcir les évidences assénées de bonne foi par des experts de café du commerce, du genre : « Ah ! ben c'est quand même pas croyable, avec la tectonique des plaques on peut quand même prévoir les tremblements de terre » ou « il n'y a eu aucun séisme majeur en France depuis 1000 ans », ou encore « personne n'imaginait qu'il pouvait y avoir un tel séisme à cet endroit ».

Une petite mise au point s'impose, maintenant que le gros du battage médiatique est retombé, sur quelques principes géologiques simples.

1A Tokyo, le séisme ressenti fut de magnitude 6

FAUX. Il s'agit d'une confusion entre deux échelles : celle des magnitudes, qui correspond à l'énergie relâchée par le séisme, et l'échelle de MSK (ou l'ancienne échelle Mercali), qui attribue une intensité (notée en chiffres romains) qui correspond à la façon dont un séisme a été ressenti en un lieu donné. Une intensité de V réveille les dormeurs, une intensité de IX provoque des destructions importantes.

Dans le cas du séisme du Japon, l'intensité ressentie à Tokyo fut donc de VI voir VII sur l'échelle MSK : « les meubles sont déplacés », « quelques lézardes apparaissent sur les édifices ».

La magnitude d'un séisme, quant à elle, est une valeur absolue, indépendante de la distance à l'épicentre. Regardons ce que nous dit Wikipédia :

« La magnitude d'un tremblement de terre mesure l'énergie libérée lors d'un tremblement de terre. […] Il s'agit d'une échelle logarithmique, c'est-à-dire qu'un accroissement de magnitude de 1 correspond à une multiplication par 32 de l'énergie et par 10 de l'amplitude du mouvement.

Les médias grand public l'indiquent souvent sur l'échelle de Richter ou sur l'échelle ouverte de Richter. Ces terminologies sont impropres : l'échelle de Richter, stricto sensu, est une échelle dépassée et uniquement adaptée aux tremblements de terre californiens.

Les magnitudes habituellement citées de nos jours sont en fait des magnitudes de moment (notées Mw) […] directement reliées à l'énergie libérée lors du séisme. Des lois d'échelle relient cette magnitude de moment aux paramètres géométriques du séisme (surface rompue et quantité de glissement sur la faille). […] »

 

2On peut prévoir les tremblements de terre

FAUX. Les connaissances géologiques, basées sur les mouvements des plaques tectoniques, sur la cartographie de failles, sur les séismes passés, ne peuvent nous renseigner que sur les probabilités de séisme.

Par exemple, on sait qu'il est plus probable d'avoir un séisme le long de la faille de San Andreas que dans le bassin parisien. Et c'est encore plus vrai pour un « gros » séisme. De même, il est possible d'identifier le long d'une faille majeure les « gaps sismiques », c'est-à-dire les zones qui ne se sont pas rompues depuis longtemps, là où les contraintes se sont le plus accumulées, et là où un séisme est le plus probable.

Pour prévoir un tremblement de terre, il faudrait connaître parfaitement, en tous points (en surface et en profondeur) :

  1. les contraintes accumulées partout sur la faille ;
  2. le couplage de la faille (la « force » avec laquelle la faille « bloque » ; si elle ne bloque pas, le mouvement est continu et il n'y a pas de séisme) ;
  3. la géométrie de la faille et de toutes les failles associées.

Il est possible de faire une analogie avec la climatologie : il est plus probable d'avoir un orage en août à Marseille qu'en mars à Paris, mais il n'est pas possible de dire quand auront lieu les orages longtemps à l'avance.

Malheureusement, contrairement aux orages, la prédiction à court terme (quelques jours à quelques minutes) des séismes est pour l'instant exploratoire et aucune étude n'est assez avancée pour permettre la lourde responsabilité politique d'ordonner une évacuation, ni même de publier un article dans Nature prévenant de l'imminence d'un séisme pour le prochain numéro…

3Personne n'imaginait qu'il pouvait y avoir un séisme à cet endroit quand les centrales ont été construites

FAUX. Comme détaillé dans le point précédent, les zones sismiques sont connues depuis longtemps, surtout dans les régions du globe où les gros séismes sont suffisamment fréquents pour rester constamment dans les mémoires.

A l'époque où les centrales de Fukushima ont été construites (dans les années 60), la théorie de la tectonique des plaques était balbutiante (théorisée par Wegener en 1915, prouvée en 1968 par une équipe internationale).

Cette théorie, aujourd'hui incontournable, a permis d'unifier les différentes observations géologiques (localisation des séismes, anomalies magnétiques du plancher océanique, similitudes des fossiles de part et d'autre des océans, etc.), mais la sismologie n'a pas attendu l'unification permise par cette théorie pour être une science à part entière.

Dans le cas du Japon, la zone était particulièrement connue pour ses séismes fréquents, et pour le risque de séisme majeur et de tsunami. Le séisme de Kanto en 1923 (Mw=7,9), responsable de la destruction de la ville de Tokyo, a même affecté une zone située juste au sud du séisme du 11 mars dernier.

Enfin, au moment de la construction des centrales, les deux plus gros séismes de notre histoire moderne ont eu lieu au Chili (1960, Mw=9,5) et en Alaska (1964, Mw=9,2). On savait donc, dès les années 60, que des séismes de Mw>9 étaient possibles et pouvaient affecter les zones périphériques de la plaque pacifique.

4La puissance du séisme du Japon est absolument unique

FAUX. Pour impressionnant qu'il soit, le séisme du Japon semble être le quatrième plus gros depuis le début du XXe siècle (le plus récent étant celui de Sumatra en 2004, Mw=9,1).

En d'autres termes, c'est un phénomène très fréquent à l'échelle géologique et même humaine (les estimations données ici sont basiques, et basées uniquement sur une fréquence de quatre séismes de magnitude supérieure à 9 par siècle) : plus de 80 séismes de cette magnitude ont eu lieu depuis le début de notre ère. Plus de 600 depuis la fin de la dernière période glaciaire et, si on extrapole encore, plus de 80 000 séismes de cette magnitude ont pu être ressentis par les hommes et les mammouths laineux depuis le début du Quaternaire…

5Personne n'envisageait qu'un séisme Mw>9 pouvait avoir lieu au Japon

FAUX. Les deux questions précédentes relevant de l'histoire mondiale de la sismologie, elles peuvent être facilement détournées en se disant : « On sait maintenant que les séismes extrêmes (Mw>9) existent mais on ne pensait pas que c'était possible au Japon. »

Pourtant, en dehors des considérations historiques et nucléaires, l'étude approfondie du mécanisme des plaques dans le monde nous apporte beaucoup d'éléments pour prévoir les zones à risques.

Pour provoquer un séisme d'une telle magnitude, il faut plusieurs paramètres :

  • une vitesse de convergence entre les deux plaques très importante (Chili, 8 cm/an ; Alaska, 5,5 cm/an ; Sumatra, 6 cm/an) ;
  • une longueur de faille de plusieurs centaines de kilomètres ;
  • un glissement sur la faille qui est bloqué la plupart du temps.

Dans la moitié nord du Japon, la convergence est de 8 cm/an, la zone de subduction fait plus de 2 000 km de long et il n'y avait pas eu de séisme majeur depuis plusieurs siècles. Tous les éléments sont donc réunis pour envisager qu'un tel séisme puisse se produire à cet endroit.

Si cela fait plusieurs siècles qu'il n'y a pas eu de séisme majeur, deux hypothèses pouvaient être envisagées :

  • la zone de subduction glisse sans frottement et les 8c m/an de convergence sont absorbés chaque année sans produire de séismes. Cela paraît peu probable car la zone est sismiquement très active ;
  • la zone de subduction est complètement bloquée et encaisse chaque année 8 cm/an de convergence. C'est plus ou moins l'énergie libérée lors d'un séisme de Mw=7. Comme il faut 32 fois plus d'énergie pour produire un Mw=8 et 1 000 fois plus d'énergie pour un Mw=9, on peut en déduire que plusieurs siècles de blocage ne sont pas loin de correspondre à l'énergie libérée lors du séisme du 11 mars.

En recoupant les connaissances actuelles sur la dynamique des plaques, les observations lors des trois autres séismes extrêmes et l'histoire sismique du nord du Japon, il était possible d'imaginer un séisme d'une telle ampleur à cet endroit. C'est plus facile à dire après-coup, mais l'hypothèse ne pouvait certainement pas être écartée, surtout pour construire des centrales nucléaires.

6On ne pouvait pas imaginer un tsunami d'une telle puissance

FAUX. Le Tsunami, engendré à la suite du séisme, a formé des vagues estimées à plus de 15mètres de hauteur dans les secteurs les plus exposés de la côte est du Japon.

On peut lire régulièrement dans les articles qu'une telle puissance n'était pas imaginable. Pourtant, suite aux précédents séismes de magnitude supérieure à 9, on a observé des vagues atteignant largement les hauteurs constatées au Japon (25 m en 1960 au Chili, 15 m en 1964 en Alaska et 20 m en 2004 en Indonésie). On sait donc que les séismes les plus importants depuis cinquante ans sont tous à l'origine d'un tsunami majeur qui a dévasté les côtes proches de l'épicentre.

Pire, au Japon, le séisme d'Hokkaido-Nansei-Oki en 1993 (Mw=7,8), est à l'origine d'un important tsunami qui a dévasté les côtes de l'île d'Okushiri et qui a atteint la cote maximale de 31m ! Les autorités japonaises ont depuis construit une digue le long d'une grande partie des côtes pour protéger les villages et les ports.

Il est donc difficile d'imaginer que les japonais, à la pointe de la recherche et de la modélisation sur les tsunamis, n'aient pas évalué les risques sur l'ensemble de leurs côtes suite à ces évènements catastrophiques.

 

Lire la suite ici : http://www.rue89.com/planete89/2011/03/28/dix-idees-fausses-sur-le-seisme-et-le-tsunami-au-japon-197252

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 14:30
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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 17:39
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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 23:49
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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 16:07
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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 15:58

TOKYO (AFP) - La crise nucléaire reste grave, le Premier ministre appelle le Japon à se relever

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Une semaine après le séisme le plus violent de son histoire, le Japon luttait toujours pour éviter une catastrophe nucléaire et secourir des centaines de milliers de sinistrés, mais le Premier ministre a promis que le pays allait surmonter cette tragédie et se reconstruire.

"C'est une course contre la montre", a déclaré Yukiya Amano , directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), venu spécialement à Tokyo pour discuter avec les autorités japonaises de l'accident nucléaire le plus grave depuis celui de Tchernobyl en 1986.

Les difficultés sont "énormes", a reconnu dans un discours télévisé le Premier ministre Naoto Kan. "Nous allons agir avec détermination pour surmonter cette tragédie et reconstruire le pays en tant que nation", a-t-il assuré.

Le bilan humain du séisme et du tsunami dans le nord-est a désormais dépassé celui du tremblement de terre de Kobe de 1995, avec 6.911 morts confirmés. Il devrait continuer à s'aggraver puisque plus de 10.000 personnes étaient officiellement portées disparues, selon la police.

Une minute de silence a été observée par les survivants et les sauveteurs à 14H46 (05H46 GMT), heure exacte où la première secousse a été ressentie vendredi dernier.

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Bravant les risques radioactifs, des soldats et des pompiers ont déversé vendredi des dizaines de tonnes d'eau à l'aide de camions citernes pour tenter de refroidir les réacteurs de la centrale de Fukushima, où la situation restait "très grave" selon M. Amano.

Entamées jeudi, ces opérations sont destinées à empêcher les barres de combustible d'entrer en fusion et à éviter ainsi un accident nucléaire majeur.

schema_japon_18-03-2011.jpg

Dans le réacteur 3, dont la structure externe a été détruite par une explosion d'hydrogène, la piscine de stockage du combustible usagé, située hors de l'enceinte de confinement, a été endommagée.

Les opérations visent aussi à refroidir les réacteurs 1, 2 et 4 ainsi que la piscine de stockage de ce dernier.

Les efforts pour rétablir le courant électrique de la centrale, qui permettrait de remettre en route les pompes des circuits de refroidissement "progressent mais l'électricité n'a pas encore été rétablie", a assuré de son côté le porte-parole du gouvernement nippon, Yukio Edano.

L'ampleur des dommages d'ores et déjà constatés sur les réacteurs 1 à 4 ont conduit l'Agence de sûreté nucléaire japonaise à relever de 4 à 5 la gravité de l'accident sur l'échelle internationale INES, qui va jusqu'à 7.

"La perte du système de refroidissement a entraîné des dommages sur le coeur du réacteur. Des particules radioactives continuent à être libérées dans l'environnement", selon l'agence.

Ces systèmes sont tombés en panne lorsque le séisme de magnitude 9 et le tsunami ont détruit les protections maritimes de la centrale construite dans les années 1970.

Si le Japon le demande, 450 militaires américains spécialistes du nucléaire se tiennent prêts à intervenir, a annoncé le commandant des forces américaines du Pacifique, qui s'est dit "prudemment optimiste" sur l'évolution de la situation.

 

Lire la suite ici : http://www.la-croix.com/afp.static/pages/110318145520.e2mcabcv.htm

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 22:36

 

Pourquoi y a-t-il eu des explosions à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi ?

 

Vendredi 11 mars, à 14 h 46, les réacteurs – dont seulement trois sur six étaient en activité – se sont automatiquement arrêtés au moment du puissant séisme qui a touché le Japon, conformément à la procédure d’urgence. Si la réaction nucléaire est quasiment stoppée, leur cœur continue malgré tout de dégager de grandes quantités de chaleur. Il faut donc les refroidir. Mais les lignes électriques ont été coupées par la violente secousse et les groupes électrogènes, censés prendre le relais, ont été noyés par le tsunami. Privés d’alimentation, les circuits de refroidissement ont alors cessé de fonctionner.

Dans l’enceinte de confinement qui abrite chaque réacteur, la situation s’est alors dégradée. La température augmentant, l’eau qui baigne la cuve contenant le combustible nucléaire s’est progressivement évaporée, provoquant une augmentation de la pression et des rejets d’éléments radioactifs. Pour abaisser la pression, l’opérateur Tokyo Power Electric (Tepco) a procédé à des rejets volontaires de vapeurs. Cette dernière, réagissant avec les gaines du combustible, a provoqué un dégagement d’hydrogène. Pour éviter une rupture de l’enceinte, l’hydrogène a alors été dégazé, et à une concentration avec l’air telle que des explosions en série ont eu lieu. Ce sont ces explosions, spectaculaires, qui ont détruit le toit des structures édifiées autour de l’enceinte de confinement, mais sans, théoriquement, les endommager.

 

 

 

>> Voir : Le scénario de la catastrophe

>> Lire : Cinq jours de cauchemar à Fukushima

 

Quel est l’état actuel des six réacteurs ?

 

Les quatre premiers réacteurs de la centrale sont gravement accidentés. Les réacteurs 5 et 6, plus éloignés, et qui étaient à l’arrêt pour maintenance au moment du séisme, ne seraient quant à eux pas atteints, même si une légère hausse de température a été mesurée.

Réacteur n° 1 : sous l’effet de l’accumulation de l’hydrogène, une explosion a provoqué l’effondrement du toit du bâtiment, samedi. Si l’enceinte de confinement serait intacte, 70 % du cœur du réacteur serait endommagé.

Réacteur n° 2 : une explosion due à l’hydrogène a endommagé une piscine de rétention située à l’intérieur de l’enceinte de confinement, mardi. L’étanchéité de l’enceinte reste incertaine et un tiers du cœur du réacteur serait endommagé.

Réacteur n° 3 : une explosion a soufflé le toit et certaines parois du bâtiment extérieur, lundi. L’enceinte de confinement pourrait avoir été touchée. Le cœur du réacteur est partiellement endommagé et l’eau de la piscine dans laquelle sont entreposés des combustibles usés serait en ébullition. L’armée a été appelée en renfort jeudi pour larguer de l’eau par hélicoptère et canon à eau.

Réacteur n° 4 : une explosion a eu lieu, mardi, dans ce réacteur à l’arrêt pour maintenance au moment du séisme. Deux incendies se sont déclarés au niveau de la piscine, mardi et mercredi. Sous l’effet de la chaleur, une partie du combustible n’est plus recouverte et les autorités essayent de larguer de l’eau pour empêcher des rejets radioactifs dans l’atmosphère.

Lire la suite ici : http://networkedblogs.com/fxSyx
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