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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 20:07

Deux tunisiens parmi les terroristes 

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 Des otages témoignent ...  

La version du ministre algérien des Communications, Mohamed Said  (10'32'')

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Les otages se souviennent

http://photo.europe1.fr/infos/international/18-01-algerie-amenas-satellite-astrium-services-2013-930-620/24522567-1-fre-FR/18.01.Algerie.amenas.satellite.ASTRIUM.SERVICES.2013.930.620_scalewidth_630.jpg

RECIT - De retour dans leur pays, plusieurs otages ont raconté leur calvaire.

Désormais saufs, plusieurs otages retenus sur le site gazier d'In Amenas pendant plusieurs jours ont raconté leur calvaire dès leur retour dans leur pays. Extraits de leurs témoignages poignants.

Mercredi matin, la surprise. Au lendemain d'une partie de foot sur le site, l'atmosphère s'alourdit très vite. Vers 5h30 du matin, les alarmes retentissent. C'est l'incompréhension. "On n'en avait aucune idée", se souvient Alexandre Berceaux, l'un des Français rescapés, qui ne s'était jamais senti menacé depuis son arrivée sur le site gazier du Sahara algérien, un an plus tôt. D'abord convaincu que "tout le monde était en danger" car "ça tirait partout", il réalise que les assaillants ciblent les expatriés.

Système D pour se cacher. Il se cache alors sous un lit dans une chambre en préfabriqué, et pense à dissimuler son passeport "pour cacher qui j'étais". Pendant quarante heures, Alexandre Berceaux ne bougera pas, ravitaillé en nourriture par des employés algériens qui avaient eux la liberté de leurs mouvements mais qui prennent "des risques énormes". Chacun avait sa parade. Certains ont trouvé refuge dans de faux-plafonds, d'autres, comme ce Roumain, se sont "barricadés" dans un bureau "en bloquant la porte avec un meuble".

Exécution en règle. Tous n'ont pas eu cette chance, comme en témoigne le bilan officiel qui fait état de 48 otages tués. Abdelkader, employé de BP a vu les terroristes "se diriger vers les chambres des Japonais". Devant l'une d'elle, "un terroriste a crié 'open the door' avec un accent nord-américain puis il a tiré. Deux autres Japonais sont morts et nous avons trouvé après quatre autres cadavres de Japonais", se souvient-il, très secoué. Un Algérien a vécu une scène similaire avec des Anglais. "Ils ont pris un Britannique et pointant leurs armes sur lui, 'ils l'ont menacé jusqu'à ce qu'il appelle en anglais ses amis en leur disant : 'sortez, sortez, ils ne vont pas vous tuer. Ils cherchent des Américains'. Quelques minutes après, ils l'ont abattu".

Les Algériens épargnés mais courageux."Vous, Algériens et musulmans, n'avez rien à craindre : nous cherchons les chrétiens qui tuent nos frères au Mali et en Afghanistan pour piller nos richesses", criaient les islamistes armés aux otages algériens lorsqu'ils débarquent sur le site gazier. "Les Algériens pouvaient se déplacer librement", se remémore Alan Wright, expatrié écossais. Et eux seuls avaient le droit d'envoyer des textos ou de passer des appels. Mais les preneurs d'otages, très bien renseignés sur la configuration des lieux, ont fait couper le réseau pour empêcher les expatriés de le faire. Ce sont des Algériens qui ont notamment monté l'évasion d'un petit groupe. Pour que l'Ecossais Alan Wright ait "moins l'air d'un expatrié", ils lui ont donné un petit chapeau. Puis ils ont "découpé le grillage et ça y est, nous étions partis". "Nous avons une dette éternelle à leur égard", ajoute-t-il, bien conscient des risques pris par ces Algériens non visés par les terroristes. "Je ne pourrai jamais assez dire de bien de ces gars qui étaient avec nous dans ce bureau et qui avaient la possibilité de se rendre et d'être en sécurité mais qui ont décidé de rester avec nous et de nous aider à nous échapper".

Plusieurs évasions. Le petit groupe d'Alan Wright n'est pas le seul à être parvenu à filer discrètement du site. Un Norvégien de 57 ans qui a passé 15 heures dans le désert avec sept autres personnes est parvenu à regagner à pied la ville d'In Amenas à près de 50 km de là, déshydraté et épuisé.

Des assaillants "bien renseignés". L'organisation des terroristes laisse dubitatif Riad, un des otages algérien d'In Amenas. "Ils avaient des complicités à l'intérieur car ils connaissaient les chambres des expatriés et tous les détails sur le fonctionnement de la base", explique-t-il. Par exemple, "ils ne se sont pas rendus au site de l'algérienne GTP, ni sur celui de Sarpi, italien, vide au moment de l'attaque. Ils connaissaient les procédures internes, les numéros de chambres des expatriés et ils ont attaqué les bases de BP et de JGC, les seuls où il y avait des étrangers. "Ils étaient bien renseignés", confirme Abdelkader. europe1


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Plusieurs otages racontent l'enfer d'In Aménas

http://www.leparisien.fr/images/2013/01/20/2496927_bberct_640x280.jpg

L'ex-otage français Alexandre Berceaux, libéré par l'armée algérienne après 40 heures de détention, a notamment cru mourir en voyant les militaires entrer dans sa cachette, les confondant avec les terroristes, a-t-il raconté dimanche. 

 

Des otages transformés en bombes vivantes, terrés pendant des heures pour tenter d'échapper au commando ou exécutés sommairement : les rescapés de l'attaque d'In Aménas, en Algérie, livrent un récit effrayant du cauchemar de quatre jours qui s'est terminé samedi en bain de sang. 

 

«Tout était difficile : de se cacher, d'entendre des bruits»

L'ex-otage français Alexandre Berceaux, libéré par l'armée algérienne après 40 heures de détention, a cru mourir en voyant les militaires entrer dans sa cachette, les confondant avec les terroristes, a-t-il raconté dimanche. «Je ne savais pas que c'était eux», a déclaré le Français de 32 ans en évoquant les forces spéciales algériennes, venues lui porter secours sur le site d'In Amenas, à 1300 km au sud-est d'Alger. «Là je croyais que c'était fini, je croyais que j'en prendrai plein la tête», a-t-il précisé devant les médias à Pagny-sur-Moselle (Meurthe-et-Moselle), le village de ses parents.

Employé par une entreprise de restauration, le jeune homme se trouvait dans un camp jouxtant la base de vie où a eu lieu la prise d'otages lorsqu'il a entendu «des bruits d' qui ont commencé à retentir». Il s'est alors réfugié sous son lit, dans sa chambre, où des collègues algériens lui ont apporté de la nourriture. «Il y en a qui ont pris des risques énormes pour me ravitailler», a-t-il expliqué face à la presse. «J'ai dissimulé mon passeport, pour cacher qui j'étais, mon identité», a-t-il encore ajouté, sachant que les assaillants ciblaient les expatriés. Très marqué par ces quatre jours d'attente, le jeune homme a rappelé à quel point les nuits étaient longues. «La nuit c'était plus calme, il y avait moins de tirs. Mais c'était très long, il faisait froid», se remémore-t-il. «C'était horrible. Tout était difficile : de se cacher, d'entendre des bruits».

Barricadés dans les bureaux, terrés dans les faux-plafonds

«Je me trouvais à l'extérieur du bureau quand j'ai vu les terroristes arriver», a raconté un Roumain qui travaillait sur le site gazier et s'est retrouvé aux côtés de centaines d'employés algériens et d'expatriés sous la menace d'un commando proche d'Al-Qaïda ayant pris le contrôle des installations. Aux dires des témoins, les assaillants étaient lourdement armés, avec des lance-roquettes en plus des kalachnikovs. «Ils ont commencé à tirer sur les gardiens», puis «ils sont entrés et ont commencé à prendre des otages. Je me suis barricadé avec un autre collègue dans le bureau, en bloquant la porte avec un meuble», a expliqué cet ex-otage.

Certains ont également trouvé refuge dans de faux-plafonds, ou sous leur lit, comme Alexandre Berceaux. Mais les assaillants étaient visiblement prêts à tout pour débusquer les étrangers qui tentaient de se cacher, comme en a témoigné dans la presse un Algérien employé sur le site qui a réussi à leur échapper. Il raconte comment les terroristes ont pris un Britannique en pointant leurs armes sur lui : «Ils l'ont menacé jusqu'à ce qu'il appelle en anglais ses amis en leur disant:  sortez, sortez, ils ne vont pas vous tuer. Ils cherchent des Américains», a raconté le survivant algérien à la presse. «Quelques minutes après, ils l'ont abattu».

Les expatriés systématiquement ciblés, parfois bardés d'explosifs

«Les terroristes nous ont dit : vous n'avez rien à faire dans cette histoire, vous êtes Algériens et musulmans. On va vous relâcher», a expliqué à l'AFP Iba El Haza, un chauffeur algérien employé sur le site. Un récit corroboré par celui, anonyme, d'un autre employé algérien dans le Mail on Sunday : «Ils sont allés dans un des bâtiments, ont rassemblé les expatriés, les ont fait mettre en cercle et ils leur ont tous mis des explosifs autour du cou». «Nous autres Algériens, nous étions regroupés à part et nous étions traités avec bienveillance. Ils nous ont dit que nous ne serions pas tués car nous étions musulmans et qu'ils ne cherchaient que les chrétiens», a-t-il raconté. Selon lui, les Algériens avaient le droit d'envoyer des textos ou de passer des appels, mais les preneurs d'otages, très bien renseignés sur la configuration des lieux, ont fait couper le réseau pour empêcher les expatriés de le faire. 

Evasions et exécutions sommaires

Certains y sont toutefois parvenus grâce à un circuit de secours. «Vous m'entendez ? J'ai été pris en otage par Al-Qaïda», a ainsi écrit à sa famille Stephen McFaul. Cet Irlandais âgé de 36 ans a ensuite réussi à s'échapper quand l'armée algérienne a attaqué les véhicules dans lesquels des membres du commando tentaient de déplacer des otages, bardés d'explosifs. D'autres aussi ont réussi à prendre la fuite, comme ce Norvégien de 57 ans qui a passé 15 heures dans le désert avec sept autres personnes et a regagné à pied la ville d'In Amenas à près de 50 km de là, déshydraté et épuisé, selon un journal norvégien.

Tous n'ont pas eu cette chance : trois Japonais ont été exécutés au moment où ils tentaient de s'enfuir d'un car. Six de leurs compatriotes ont été froidement abattus dans leurs chambres sur le site. Les assaillants sont «arrivés avec des arrache-clous et ils se sont dirigés vers les chambres des Japonais», a déclaré très ému un otage algérien, témoin de la scène. «Un terroriste a criéopen the door (ouvrez la porte, ndlr) avec un accent nord-américain, puis il a tiré». leparisien


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25 corps découverts dimanche, cinq assaillants arrêtés

http://referentiel.nouvelobs.com/file/5106442.jpg

Vingt-cinq corps d'otages ont été retrouvés et cinq assaillants arrêtés dimanche, au lendemain de la conclusion sanglante d'une prise d'otages de quatre jours sur un site gazier du Sahara algérien dont le bilan risque d'être revu à la hausse.

Un bilan officiel devrait être annoncé lundi à 13H30 GMT lors d'une conférence de presse du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, à Alger, selon le ministère de la Communication.

Aucun bilan officiel n'a été communiqué depuis l'annonce par la télévision privée algérienne Ennahar de la découverte dimanche par les forces algériennes de 25 corps d'otages sur le complexe gazier situé près d'In Amenas, à 1.300 km au sud-est d'Alger.

Un premier bilan provisoire officiel faisait état samedi de 23 étrangers et Algériens morts, ainsi que de 32 assaillants tués par l'armée, mais le ministre de la Communication Mohamed Saïd a déclaré dimanche que le nombre de victimes risquait d'être "revu à la hausse".

Le quotidien francophone El Watan, citant dimanche sur son site internet des sources de sécurité, parle d'une "trentaine de corps d'otages étrangers, algériens et de soldats de l'armée algérienne" découverts par les forces spéciales sur le site de Tiguentourine, près d'In Amenas.

"Les forces spéciales continuent de sécuriser le site gazier de Tiguentourine à la recherche d'éventuelles autres victimes", a déclaré le ministre.

"Cinq terroristes ont été arrêtés ce matin" dans l'usine gazière, mais "trois autres sont en fuite", a déclaré à l'AFP le patron de la chaîne Ennahar, Anis Rahmani, généralement bien informé des affaires de terrorisme.

L'attaque a été menée par 40 jihadistes de pays musulmans et "même" européens, a affirmé Mokhtar Belmokhtar, chef du groupe "Signataires par le sang" qui a planifié l'opération, dans une vidéo mise en ligne dimanche par le site mauritanien Sahara Media.

Les assaillants "bien renseignés"

Des rescapés ont témoigné de la violence de cette prise d'otages.

Pour Riad, un otage algérien employé par le japonais JGC, pas de doute: Les assaillants "avaient des complicités à l'intérieur car ils connaissaient les chambres des expatriés et tous les détails sur le fonctionnement de la base".

"Ils étaient bien renseignés", confirme Abdelkader, un employé du britannique BP.

Dans la base-vie "ils se sont dirigés vers les chambres des Japonais, un terroriste a crié +open the door+ (ouvrez la porte, ndlr) avec un accent nord-américain, puis a tiré", a raconté à l'AFP Riad, selon qui "ils étaient au courant de toutes nos procédures".

Des employés ont filmé, pris des photos de l'attaque. Les images des corps de cinq des Japonais prises par l'un d'entre eux et visionnées par l'AFP sont violentes: balles dans la tête, crânes à moitié défoncés par l'impact.

JCG avait indiqué que dix Japonais étaient toujours portés manquants dimanche matin. Tokyo s'est refusé à commenter l'information des témoins.

Les forces algériennes ont pu libérer "685 employés algériens et 107 étrangers", selon un communiqué du ministère de l'Intérieur samedi soir.

"Un acte de guerre"

Parmi les étrangers confirmés morts par leurs pays depuis mercredi figurent un Français, un Américain, deux Roumains, trois Britanniques et une personne résidant au Royaume-Uni.

Trois autres ressortissants britanniques sont probablement morts, a annoncé dimanche matin le Premier ministre David Cameron.

Un employé colombien de BP pourrait aussi faire partie des otages tués, a indiqué le président Juan Manuel Santos.

Le groupe norvégien Statoil, qui gère le site gazier avec le Britannique BP et l'Algérien Sonatrach, a fait état pour sa part de recherches intenses pour retrouver notamment ses cinq employés norvégiens toujours portés manquants.

La Malaisie était aussi sans nouvelles de deux de ses ressortissants.

"Ce qui me frappe le plus, on dit +prise d'otages+, mais quand il y a autant de monde concerné, je pense que c'est un acte de guerre", a déclaré le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian sur la chaîne de télévision France 5.

Washington a mis en garde ses ressortissants contre les "fortes menaces de terrorisme et d'enlèvements" en Algérie, autorisant les familles de ses diplomates à quitter le pays.

"40 jihadistes de pays musulmans et européens"

Dans une vidéo tournée jeudi, au lendemain du lancement de l'attaque du site d'In Aménas, l'Algérien Belmokhtar, un chef historique d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) entré en dissidence, affirme que l'attaque a été menée par 40 jihadistes "de différents pays musulmans, de pays européens même", tous membres de son groupe armé.

Dans la vidéo mise en ligne dimanche, Mokhtar Belmokhtar se disait prêt à "négocier" avec les pays occidentaux, à condition "que s'arrêtent l'agression et les bombardements contre le peuple malien".

Sur le site --que le chef des ravisseurs avait menacé de "faire exploser" jeudi selon un enregistrement diffusé par l'agence de presse mauritanienne-- des opérations de déminage étaient en cours.

Le redémarrage de l'unité de production "dépendra du temps que prendra l'opération de déminage du site", a indiqué le ministre de l'Energie Youcef Yousfi, assurant que la prise d'otages n'avait pas entraîné de réduction des exportations de gaz algériennes.tempsreel.nouvelobs


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UNE VASTE CAMPAGNE DE DÉNIGREMENT A ÉTÉ MENÉE CONTRE L'ALGÉRIE

 

Les informations sur les conditions de l'intervention des forces spéciales, révélant une situation particulièrement complexe, étayées par les témoignages de rescapés de l'attaque, sont à l'origine du changement d'attitude de certaines capitales occidentales qui s'étaient au début montrées critiques à l'égard d'Alger.

Mission, donc, accomplie pour les forces spéciales de l'ANP engagées dans l'opération antiterroriste d'In Amenas. Un épisode douloureux qui continue de susciter moult réactions, aussi bien en Algérie qu'à l'étranger. A commencer d'abord par des pays comme le Japon et la Grande-Bretagne dont les ressortissants figuraient parmi les otages et qui, en dépit de l'offensive spectaculaire des forces de sécurité, ayant permis de sauver des centaines de vies humaines, ont fait montre de mauvaise foi.

Ce n'est qu'au deuxième jour de l'intervention de l'armée, que ces deux pays commençaient peu à peu à revenir à de meilleurs sentiments. Ce n'est pas le cas des Etats-Unis et de la France qui, dès l'annonce de la prise d'otages, mercredi dernier, s'étaient montrés fermes à l'égard des ravisseurs, reconnaissant que les autorités algériennes les avaient informés du moindre développement de la situation.

Au-delà de l'aspect tragique de la prise d'otages, dont le bilan final n'est pas encore rendu public, avec l'arrestation, hier, d'un cinquième terroriste et la découverte de 25 cadavres calcinés, il reste que l'action menée par l'ANP a été saluée par les principales capitales occidentales, les organisations internationales ainsi que par les experts les plus au fait de la nébuleuse terroriste.

Ainsi, après le dénouement de la situation, les dirigeants internationaux font porter l'entière responsabilité du carnage aux terroristes, laissant de côté les critiques exprimées dans un premier temps par certains sur les méthodes algériennes. Comme s'il subsistait l'ombre d'un doute que c'étaient les terroristes qui avaient pris d'assaut la base de Tiguentourine.
Plusieurs raisons ont conduit à ce changement d'attitude, à commencer par les explications fournies par les différentes sources du gouvernement algérien affirmant que les capitales occidentales étaient tenues au courant de toute information.

Ainsi, celles sur les conditions d'intervention des forces spéciales, révélant une situation particulièrement complexe, étayées par les témoignages de rescapés de l'attaque, sont à l'origine du changement d'attitude de certaines capitales occidentales qui s'étaient au début montrées critiques à l'égard d'Alger. «Quand il y a une prise d'otages avec autant de personnes concernées et des terroristes aussi froidement déterminés, prêts à assassiner, ce qu'ils ont fait, leurs otages, un pays comme l'Algérie a les réponses qui me paraissent à mes yeux les plus adaptées, car il ne pouvait y avoir de négociation», a indiqué samedi le président François Hollande. Pour sa part, le président américain Barack Obama a dit vouloir rester «en contact étroit avec le gouvernement algérien pour mieux comprendre ce qui s'est passé afin de travailler ensemble pour éviter de telles tragédies». Il a également souligné le fait que «la responsabilité de cette tragédie revient aux terroristes qui en sont à l'origine».

Abondant dans le même sens, le Premier ministre britannique David Cameron a lui aussi estimé, hier, que la responsabilité du dénouement sanglant de la prise d'otages incombait «totalement aux terroristes». L'autre enseignement à retenir de la dernière épreuve imposée à l'Algérie par Al Qaîda, c'est encore une fois l'acharnement de pseudos journalistes et/ou analystes à court de notoriété qui, invités par des plateaux de télévisions françaises, n'hésitent pas - servilité et excès de zèle obligent - de tomber à bras raccourcis sur les forces de sécurité algériennes, faisant par là même la part belle aux groupes terroristes. Comble du paradoxe, le parti politique d'extrême droite française, pourtant connu pour son hostilité «historique» à l'égard de l'Algérie, adopte une attitude plutôt objective, en attestant du professionnalisme des forces spéciales algériennes.

Sur un autre chapitre, la prise d'otages d'In Amenas a fait tomber bien des masques. Ceux, notamment de certaines capitales arabes à l'exception de la Tunisie et de l'Egypte - qui se sont confinées dans leur attitude passive habituelle. Côté médiatique, les chaînes du Golfe, à l'image d'Al Jazeera et d'Al Arabiya, avaient cru trouver un nouveau foyer de tensions pour justifier les salaires mirobolants de leurs journalistes. D'ailleurs, la chaîne qatarie qui, il y a quelques années, servait de boîte aux lettres aux groupes terroristes algériens, a dès l'annonce de l'assaut des forces de l'ANP, commencé à faire monter en épingle une marche organisée vendredi dernier par le n° 2 de l'ex-FIS, allant jusqu'à annoncer des «marches en Algérie contre l'intervention militaire au Mali».

Ce sont là autant d'indices qui montrent que l'Algérie n'est pas seulement confrontée au danger terroriste, mais surtout à la campagne d'intox menée par les mentors politiques et médiatiques de cette nébuleuse. lexpressiondz

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Les opinions ... 

 
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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 05:52

Opinions diverses sur les législatives … 


 

 

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Réactions aux législatives algériennes

Rabat, le CNT libyen et Ennahda tunisien aux abonnés absents

 

Cinq jours après les élections législatives algériennes, plusieurs pays ont déjà réagi. Mais les voisins maghrébins de l’Algérie se montrent particulièrement discrets. Ce lundi, à 16 h 30, le Maroc, le plus important voisin de l’Algérie n’avait toujours pas réagi. Aucun communiqué, aucune déclaration officielle de Rabat. Ce silence pourrait être interprété comme une façon pour les Marocains d’appliquer le principe de réciprocité. Fin 2011, Alger avait attendu près d’une semaine pour réagir aux élections législatives marocaines (lire). 

En attendant, la presse marocaine a largement commenté les élections algériennes en soulignant notamment « l'exception » de l’Algérie. Parmi les journaux, le quotidien Attajdid, organe du Parti justice et développement(PJD), la formation islamiste au pouvoir après sa victoire aux législatives de novembre, écrit que le « principal enseignement à tirer de ce scrutin est que l'Algérie a raté un rendez‑vous historique ».

 

L'Algérie aurait pu exploiter ce scrutin « pour la refonte de son système politique et la rupture avec son modèle de pouvoir, à travers l'instauration d'un nouveau pacte politique lui permettant d'adhérer pleinement au processus de changement enclenché dans la région », écrit l'éditorialiste. « Le processus de démocratisation et de réforme en Algérie est irréversible et son détournement n'est que provisoire », souligne‑t‑il toutefois.

 

Autre pays voisin qui n’a pas encore réagi : la Libye. Le CNT n’a publié aucun communiqué et n’a fait aucune déclaration sur les élections législatives algériennes. Pourtant, les dirigeants libyens ont été très rapides à réagir après les élections présidentielles françaises. Dès le 7 mai, au lendemain du deuxième tour, le CNT a rendu hommage au rôle joué par la France de Nicolas Sarkozy dans la révolution libyenne et a félicité en même temps le nouveau président François Hollande. Là encore, le silence libyen pourrait être interprété comme la réponse des nouveaux maîtres de Tripoli à la reconnaissance tardive par Alger du CNT.


Enfin, en Tunisie, la présidence de la République a réagi dès samedi via un communiqué pour saluer le succès des législatives en Algérie (lire). Mais la présidence est la seule institution qui n’est pas dirigée par Ennahda, principale force politique du pays. Le gouvernement dirigé par les islamistes, tout comme les dirigeants d’Ennahda, n’ont pas réagi. Ennahda a plusieurs raisons de bouder. Non seulement les islamistes algériens n’ont pas remporté le scrutin, mais fin octobre 2011, après les élections tunisiennes, Alger avait réagi en félicitant le peuple tunisien pour le bon déroulement des élections. Sans aucune référence à la victoire d’Ennahda (lire). 
tsa-algerie

 

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 L’Occident «rassuré»


 

La secrétaire d’Etat américaine et ex-première Dame des Etats-Unis n’a vu, dans les législatives algériennes largement contestées par l’opposition, qu’un aspect : l’arrivée en force des femmes à la Chambre basse du Parlement. Une réaction prévisible.


L’Occident, Etats-Unis en tête, a toujours défendu l’idée d’une plus grande participation des femmes dans la vie politique. Même si les Américains n’ont jamais élu une femme présidente ! Les élections du 10 mai 2012 étaient-elles libres, honnêtes, crédibles et ouvertes ? Hillary Clinton ne l’a pas dit. «Ces élections sont une avancée bienvenue sur le chemin de l’Algérie vers des réformes démocratiques», a-t-elle dit. Simple traduction : l’Algérie n’est que sur «le chemin des réformes démocratiques».

Le pays que gouverne Bouteflika depuis treize ans n’est donc pas aussi démocratique que cela. C’est là un point de vue que semble partager l’Union européenne (UE), qui a qualifié le dernier scrutin de «pas en avant» vers les réformes. «L’UE espère que le nouveau Parlement élu fera avancer un processus de réformes fondées sur des principes démocratiques et sur le respect des droits de l’homme», ont déclaré Catherine Ashton (chef de la diplomatie de l’UE) et Stefen Füle (commissaire en charge de la politique de voisinage).

L’UE a accepté d’envoyer une mission d’observation des élections pour la première fois depuis l’instauration de ses relations avec l’Algérie, troisième fournisseur du continent en gaz naturel. José Ignacio Salafranca, chef de cette mission, a déclaré, samedi à Alger, qu’un manque de transparence entoure certains aspects du scrutin. «La France forme le vœu que ces élections concourent à la consolidation et à l’approfondissement du processus de réformes annoncé par le président  Bouteflika et attendu par la grande majorité des Algériens», a déclaré, pour sa part, Bernard Valero, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

A Londres, la position américaine est redite avec d’autres mots. William Hague, ministre britannique des Affaires étrangères, a salué «tout particulièrement» la plus grande représentation des femmes dans la nouvelle Assemblée. «J’espère que ce progrès mènera à de nouvelles réformes dans les débats à venir sur le changement constitutionnel et dans la course aux élections locales, cette année, ainsi que pour l’élection présidentielle prévue en 2014», a-t-il soutenu. Londres et Washington comptent donc sur la prochaine révision de la Constitution, prévue probablement en 2013, pour voir jusqu’où «le processus de réformes» engagé en Algérie peut-il aller.
Paris – comme Londres, Washington, Bruxelles ou Rome – évite d’évoquer la fraude ou la manipulation du scrutin telles que dénoncées par au moins une dizaine de partis. Ces puissances s’adressent d’abord et surtout au pouvoir en place.

Lorsque les contestations étaient en cours en Tunisie, puis en Egypte et au Yémen, ces capitales s’étaient d’abord adressées aux régimes d’alors. L’Occident, qui tergiverse sur la situation dramatique en Syrie, laissant la dictature terrifiante de Bachar Al Assad massacrer chaque jour la population civile, a visiblement changé de stratégie. La stabilité des régimes dans la région arabe est redevenue un axe important de cette vision, au détriment des aspirations de plus en plus fortes au changement politique des peuples et surtout des jeunes. Même pacifique, ce changement est désormais assimilé à un «facteur» de déstabilisation. Cela a constitué la «matière grasse» du discours du pouvoir lors de la campagne électorale algérienne. Discours bâti sur la peur et les raccourcis.
«Le Printemps arabe a apporté le désordre et le chaos», répétait à n’en plus pouvoir Ahmed Ouyahia, Premier ministre. La volonté de conditionner la société est réelle. D’où la qualification de «vote-refuge» donnée par Daho Ould Kablia, ministre de l’Intérieur, aux législatives de 2012. Une formule qui rappelle celle utilisée en 1997, après les élections parlementaires qui avaient vu la «victoire» du RND trois mois après sa création. Un scrutin marqué par une fraude massive dénoncée par plusieurs partis et qui était censé neutraliser l’action terroriste de l’époque.

La Russie, allié militaire et politique d’Alger, a clairement estimé que l’Algérie a échappé au «choc» du Printemps arabe. Que pouvait-on attendre de Moscou qui, ouvertement, approuve les tueries du régime syrien ? La crainte de voir les islamistes arriver au pouvoir a probablement joué dans ce qui apparaît comme une «légère» correction de la vision occidentale à l’égard du Monde arabe. Une attitude qui pourrait être temporaire.
La conjoncture économique et énergétique mondiale n’autorise pas d’écart dans la conduite actuelle de la politique extérieure. Sur ce plan, Amérique du Nord et Union européenne diffusent presque sur la même longueur d’onde. L’instabilité de la zone sahélo-saharienne, aggravée par les restes nocifs du régime de Mouammar El Gueddafi dans la région, oblige les capitales occidentales à remanier leurs positions aussi.

Le Sahel demeure toujours une région pourvoyeuse en uranium et en pétrole pour l’Europe et l’Amérique du Nord. Une zone qui exporte aussi beaucoup de migrants clandestins.  Ces calculs géostratégiques font qu’aujourd’hui, en Algérie, certains pensent sérieusement que les «réformes» sont possibles dans une situation de statu quo et estiment qu’elles sont applicables dans un pays où les libertés sont absentes.  Rassuré par l’attitude conciliante de ses partenaires étrangers, le pouvoir algérien, qui loue devant les autres ses prouesses dans le combat antiterroriste, continuera à régenter la société à sa manière, sans retenir les premières leçons de l’histoire en marche. Partant de cette idée, ajourner le changement équivaut à faire basculer l’Algérie dans l’inconnu. C’est déjà le cas depuis vendredi 11 mai... Au Nord, on le sait. Mais on s’adapte tant qu’on peut.

Fayçal Métaoui; elwatan
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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 06:18

Plusieurs partis dénoncent une fraude et se font menaçants

 

Plusieurs partis politiques, islamistes en tête, ont contesté ce week-end les résultats préliminaires des élections législatives du 10 mai en Algérie, évoquant des "fraudes" ou une "mascarade" susceptibles de provoquer une révolution à la tunisienne.

"Nous ne reconnaissons pas ces résultats, a déclaré à l'AFP le président fondateur du parti radical islamiste Front de la Justice et du Développement (FJD) Abdallah Djaballah, dont le parti tout juste agréé n'a obtenu que sept des 462 sièges de la nouvelle assemblée.

Ils "ont fermé la porte du changement à travers les urnes et il ne reste à ceux qui croient au changement que le choix tunisien", a-t-il dit, en référence au renversement en janvier 2011 en Tunisie de Zine el-Abidine Ben Ali, en place durant deux décennies, évènement qui avait donné le coup d'envoi du Printemps arabe.

Les résultats préliminaires annoncés vendredi placent le Front de Libération Nationale (FLN, présidentiel) en tête avec 220 sièges.

Avec son allié le Rassemblement national démocratique (RND) du Premier ministre Ahmed Ouyahia (68 sièges), ils dépassent la majorité absolue. De quoi avoir les coudées franches pour poursuivre les réformes voulues par le président Abdelaziz Bouteflika, dont une révision de la constitution.

A eux tous les partis islamistes totalisent 59 députés, et restent, avec un même nombre de sièges, la 3e force à l'assemblée.

"Le dernier sondage réalisé par le pouvoir après la fin de la campagne électorale -nous avons les documents en notre possession-, nous créditait de 65 sièges", a affirmé M. Djaballah.

Aucun sondage n'est jamais rendue public avant les élections.

 

- Un printemps arabe reporté ? -


"Ces élections sont une mascarade" et "constituent une agression contre la volonté du peuple", a poursuivi M. Djaballah, fondateur des deux partis Al-Islah (Réforme) et Ennahda (Renaissance) dont il a été éjecté et qui ont gagné des sièges dans le nouveau parlement.

Ce scrutin "crée une situation d'insécurité et d'instabilité", a affirmé M. Djaballah, deux fois candidat à la présidentielle de 1999 et 2004 contre Abdelaziz Bouteflika, tenant du poste depuis 12 ans.

"Nous sommes en pourparlers avec les différents partis qui refusent ces élections pour adopter une position commune", a indiqué le bouillant militant islamiste de 56 ans. "Si ces partis décident de se retirer du parlement, le FJD sera à leur tête".

Parmi les contestataires, l'Alliance de l'Algérie Verte, formée du Mouvement de la Société et la Paix (MSP), Al-Islah et Ennahda, pour lesquels "le Printemps algérien par les urnes a été reporté".

Le Front du Changement (FC) du dissident MSP, ancien ministre de l'Industrie Abdelmadjid Menasra, jugeait samedi que "l'Algérie avait raté l'occasion d'un changement pacifique".

Le Conseil consultatif de ces islamistes se réuniront séparément le week-end prochain pour se prononcer.

Abderrahmane Saïdi, président du Conseil consultatif du MSP (ex-membre de l'Alliance présidentielle) a néanmoins souligné que sa formation "ne prendra aucune décision qui menacerait la stabilité du pays".

Pour le directeur-fondateur de l'Observatoire des pays arabes à Paris, Antoine Basbous, "parmi les islamistes, un seul était redouté par le pouvoir, Abdellah Djaballah". Mais, a-t-il déclaré à l'AFP, il est "perçu comme authentique".

Dans le camp laïc, le Front national algérien (FNA, conservateur) de Moussa Touati contestera auprès du Conseil constitutionnel ses neuf sièges obtenus selon des "procédés frauduleux". Sa démarche devrait être suivie par une kyrielle de petits partis.

La présidente du Parti des Travailleurs (PT, extrême gauche) Louisa Hanoune a qualifié le scrutin de "coup de force inacceptable", après la perte d'au moins six de ses 26 sièges précédents.

Sa formation a obtenu 11 sièges à Alger, a-t-elle déclaré, citée par la presse. "Le lendemain, quatre sièges ont été détournés grossièrement".

Des ajustements étaient en cours dans plusieurs wilayas (départements) avant que les résultats définitifs ne soient établis. Le Conseil constitutionnel dispose de 72 heures, après leur réception, pour se prononcer. tempsreel.nouvelobs

 

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Mohand Said conteste la victoire du FLN

 

Lors d’une conférence de presse qu’il a organisé aujourd’hui, dimanche, au siège son parti à Alger, le président Parti de la Liberté et de la Justice a fortement contesté les résultats du dernier scrutin, et particulièrement «la victoire» du FLN.

Mohand Said dont le parti ne sera pas représenté dans la nouvelle formation parlementaire  met en doute le faite que le FLN a  réussi à rafler  220 sièges en dépit de  la crise qu’il traverse actuellement.  «Le FLN est divisé au moins en trois courants. Il est inadmissible qu’il puisse avoir un tel résultat dans de pareilles conditions », estime Mohand Said devant un parterre de journalistes.  «Une situation qui contraste étrangement avec le discours de son secrétaire général si sûr de lui-même au point de promettre en pleine campagne, une surprise», ajout-t-il plus loin.

Le PLJ attire l’attention sur le taux élevé des bulletins nuls qui augmente de plus de 80% par rapport à 2007 (il passe de 961000 à 1668000). « Il s’agit d’un message fort adressé par une partie des électeurs au pouvoir et aux partis politiques », estime le président du parti.

Pour Mohand Said  alors qu’ils s’attendaient à avoir un meilleur avenir, les citoyens ont été déçus par les résultats du scrutin et se sont plus éloignés de la vie politique. «Je crains qu’il y ait des répliques sur l’avenir du pays », dit-il.

Le président du PLJ refuse par ailleurs de qualifier d'echec le fait que son parti n'ait obtenu aucun siège lors des législatives du 10 mai.

«Nous n’avons pas échoué. Nous nous sommes présentés aux législatives mais surtout pour la construction du parti" a-t-il argumenté.

« La division des sièges de cette façon nous a emmené à réfléchir sur la possibilité de quitter la scène politique », reconnaît Mohand Said en faisant allusion de la "victoire" du FLN. Et de préciser que «toutes les alternatives sont possibles, parmi lesquelles se retirer de la scène politique où se regrouper avec d’autres formations politiques ».

La porte-parole du Parti des Travailleurs, Louiza Hanoune, avait appelé samedi les partis à constituer en front commun. Le bureau national du PLJ est convoqué pour une réunion extraordinaire jeudi prochain afin d’étudier l’intérêt de poursuivre ou non l’activité politique partisane dans l’état des données actuelles.

Le PLJ, affirme son président, était certain d’avoir des sièges notamment dans les wilayas de M’sila, Sétif et El Oued.  Interrogé sur le nombre exact de siège qui aurait été enlevé à son parti, Mohand Said répond « nous sommes entrain d’étudier les PV pour le savoir ». 
elwatan


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La mission d'observation européenne plutôt satisfaite du scrutin

Malgré la forte abstention, et malgré les accusations de fraudes, les observateurs européens ont salué « un premier pas positif qui doit être approfondi » et plaidé dans le même temps pour plus de transparence. Les dépassements constatés n'entachent pas la crédibilité du scrutin, selon Jose Ignacio Salafranca, chef de délégation de la mission européenne. A Washington, la secrétaire d'Etat américaine s'est félicitée notamment de l'arrivée de 145 femmes dans l'hémicycle.

Ce n’est pas un chèque en blanc que nous donnons aux autorités, voilà ce qu’a tenu à préciser le chef des observateurs européens à Alger, en réponse à une question d’un journaliste.

Il est vrai que le rapport préliminaire présenté hier, adopte un ton très diplomatique. On le sait, en Algérie, la question de souveraineté est particulièrement sensible. Et pour sa première mission dans le pays, l’Union européenne n’a manifestement pas voulu faire de vagues.

Le chef de la mission d’observation n’a pas voulu se prononcer sur la question de fraudes soulevée par certains candidats. José Ignacio Salafranca a simplement rappelé que pour l’instant, les résultats n’étaient que provisoires.

Les observateurs n’ont pas exprimé non plus de doute particulier sur le taux de participation, jugé irréaliste par certains partis. Les Européens ont salué le calme qui a prévalu jeudi dernier, jour du vote, et se sont dit très satisfaits de voir 145 femmes entrer au Parlement.

La délégation a néanmoins plaidé pour plus de transparence dans le processus, dans l’enregistrement des électeurs sur les listes et dans l’affichage des résultats. Dans 60% des bureaux de vote que les Européens ont observés, les chiffres n’ont pas été rendus publics.

L'entrée en force des femmes dans la nouvelle Assemblée

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton s'est félicitée du nombre de femmes élues dans la nouvelle Assemblée, saluant une « avancée de l'Algérie sur la voie des réformes démocratiques». En effet, les femmes entrent en force dans le nouveau Parlement algérien : elles seront 145, soit plus de 30 % à siéger. C'est le cas de Nabila Adjlout élue députée à Tizi Ouzou, pour le FFS, le Front des forces socialistes, le plus vieux parti d'opposition.

Nabila Adjlout aura bientôt 32 ans. Longue chevelure brune ramassée en queue de cheval, boucles d’oreille discrètes, elle est trilingue mais s’excuse, elle ne parle bien aucune des langues.

Nabila n’est pas novice en politique. Elle a d’abord grandi dans une famille de militants, en Kabylie. Nabila choisit d’étudier les sciences politiques à Alger, puis adhère au FFS à l’âge de 24 ans avant de gravir les échelons et de devenir secrétaire nationale à la culture.
Son parti était contre l’instauration d’un quota pour les femmes car le principe prête le flanc aux critiques.

Nabila promet de s’imposer au Parlement en tant que citoyenne plus qu’en tant que femme. Mais elle se battra pour elle s’il le faut. rfi.fr/afrique

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 05:09

La mission d'observation prudente sur le déroulement des élections législatives

 

La mission d'observation des élections législatives de l'union européenne a salué "l'organisatioon d'un scrutin ordonné qui s'est déroulé dans le calme", au cours d'une conférence de presse tenue samedi matin à Alger.

Dans un rapport préliminaire rendu public à l’occasion de la conférence de presse à Alger, la mission de l’Union Européenne a considéré que les élections législatives en Algérie constituent "une étape importante" et souhaite "encourager la poursuite des réformes démocratiques".

« Malgré quelques incidents, les élections se sont déroulées dans un climat plutôt calme » a-t-on déclaré lors de cette conférence.

La délégation de l'Union Européenne composée de 7 députés, également présente en Algérie dans le cadre de la mission de l'UE a salué  quant à elle "la nouvelle loi électorale qui donne une place importante à la femme".

La mission d’observation a une fois de plus insisté sur son rôle joué durant les élections « on ne donne des leçons pour personne nous sommes là pour une évaluation partiale et indépendante des élections. Nous ne sommes pas des arbitres nous avons juste été témoins ». 

Sans afficher ouvertement son regret de n’avoir pas eu accès au fichier électoral , la mission d’observation de l’UE présidée par José Ignacio Salanfranca ,a toutefois relevé que l’accès a tout de même été « limité ». 

"La mission continue de travailler dans certaines wilayas en attendant les procès verbaux par bureau de vote"a-t-on déclaré lors de la conférence.

« Le système d’enregistrement des électeurs présente certaines faiblesses structurelles » relève la mission d’observation.  « Les listes électorales sont non imprimables donc non téléchargeables et non exploitables » a expliqué  José Ignacio Salafranca, président de la mission européenne.

« Cela ne permet pas un contrôle effectif  de la fiabilité des fichiers, ceci  a affecté la confiance de certains partis politiques et des organisations de la société civile » a appuyé le président de la mission. Le conférencier a trouvé que les quotas de femmes ont  connu une amélioration considérable.

Les autorités « n’ont pas permis l’accréditation des observateurs nationaux, du coup la société civile pourtant active  n’a  pas joué un rôle significatif dans le processus électoral  notamment en ce qui concerne la sensibilisation des électeurs et la surveillance des élections »  a fait remarquer J.I Salafranca.

«On a remarqué un certain progrès en matière de transparence l’introduction des mécanismes de contrôle » constate la mission par le biais de son président.  

Par ailleurs « un nombre important d’électeurs a trouvé des difficultés à trouver leur nom dans les bureaux de vote, notamment dans les grandes villes » ajoute le rapport.

« L’affichage public des résultats n’a pas été respecté souvent par omission alors qu’il est prévu par la loi » ajoute le conférencier.   Hamida Mechaï; elwatan

 

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La colère des islamistes

Arrivés seulement troisièmes aux législatives jeudi en Algérie — après le FLN et le Rassemblement national démocratique —, les partis islamistes dénoncent fraudes et manipulations. Et menacent de réagir…


ALGER (ALGÉRIE), HIER. Les partis islamistes (ci-dessus les leaders du Mouvement de la société et de la paix) sont d’autant plus furieux du résultat des législatives que les premières tendances qui avaient filtré les donnaient au coude à coude avec le FLN.

 

«Il y a eu fraude, manipulation, tricherie, falsification des résultats ! » Au siège du MSP (le Mouvement de la société et de la paix), l’un des trois partis de la coalition islamiste de l’Alliance verte pour l’Algérie, les militants ne décolèrent pas. Ils se voyaient déjà entrer au gouvernement, et peser sur les décisions futures.

Les résultats officiels, donnés vendredi par le ministre de l’Intérieur, ont de quoi exaspérer leur colère. Le FLN, l’ancien parti unique, rafle la mise avec 220 des 462 sièges de la nouvelle Assemblée : presque la majorité absolue. Le RND (Rassemblement national démocratique) du Premier ministre Ahmed Ouyahia arrive deuxième, avec 68 sièges. L’Alliance est reléguée en 3e position, avec un petit score de 48 sièges. Onze de moins que dans le précédent Parlement!

Alors que, depuis le 
Printemps arabe les islamistes enregistrent succès sur succès en Tunisie, au Maroc, en Egypte, etc. la déception est ici d’autant plus forte. Une claque que les islamistes algériens estiment être le résultat d’une véritable machination. Le papier couvert de chiffres qu’Abderrezak Mokri, vice-président du MSP, tient dans ses mains tremble. Il parle d’une voix blanche : « Cela va porter préjudice aux réformes annoncées par le chef de l’Etat. Cette pratique va exposer le peuple à des dangers. Nous tenons le président de la République comme le premier et le principal responsable de ce qui se passe. Si la fraude est établie, nous prendrons les mesures qu’il faudra ! »

Les islamistes, qui dénoncent un bourrage des urnes et un « vote massif des militaires » en faveur de l’ex-parti unique, sont d’autant plus furieux de ce revers inattendu que les premières tendances — qui avaient filtré dans la matinée — leur faisaient talonner le FLN. « Ce n’est pas un hasard si la traditionnelle conférence de presse du ministre de l’Intérieur se tient plus tard que d’habitude, ricane un journaliste. Il leur fallait un peu de temps pour trafiquer les chiffres. » « Ils ont triché, comme d’habitude », constate, désabusé, Tarik Mira, député indépendant sortant qui ne se représentait pas. « A Bejaïa (NDLR : petite Kabylie), les bureaux de vote sont restés vides toute la journée. Pourtant, à l’arrivée, non seulement le taux de participation y a été fort, mais le FLN est sorti grand vainqueur. C’est simplement impossible ! »

Le ministre de l’Intérieur est, lui, très serein. Il évoque un « printemps algérien démocratique », en référence aux révolutions arabes qui ont bouleversé la région l’année dernière. C’est à peine s’il cite « quelques petits problèmes ou incidents, que nous avons pu dépasser ».

Hier, jour de la grande prière, il y avait foule dans les mosquées d’Alger, où les imams n’ont prononcé que des prêches religieux. Karim, 24 ans, s’y est rendu avant de filer pour le jardin d’Essai, où se retrouve une jeunesse blasée qui ne croit plus en grand-chose, surtout pas aux hommes politiques. Il n’a pas voté, il met « dans le même sac le FLN et ces islamistes qui ont participé au gouvernement, ont eu des portefeuilles ministériels ». Le jeune homme, pourtant, ne cache pas ses inquiétudes. « Il y a vingt ans, l’armée a volé leur victoire aux islamistes. On a vu ce que ça a donné. »  
leparisien

 

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Le retrait de l'alliance présidentielle conduit à la défaite des islamistes (expert)

 

Les partis islamistes algériens n'ont pas réussi à émerger comme une force dominante dans le nouveau parlement, à l'instar de leurs "frères" en Tunisie, au Maroc et en Egypte.

L'Alliance de l'Algérie Verte (AVV), qui regroupe trois partis islamiste, a été créditée seulement de 48 sièges, contre les 72 sièges qu'ils avaient obtenus dans le scrutin en 2007, et deux autres partis islamistes, le Front de la Justice et le Développement (FJD) et le Front du changement (FC), n'ont saisi qu'onze sièges ensemble. En revanche, les deux partis nationalistes, à savoir le Front de Libération Nationale (FLN) et le Rassemblement National Démocratique (RND), ont arraché ainsi une majorité de 288 sièges ensemble.

"S'il n'y avait pas de bourrage des urnes au profit du FLN, l'Alliance verte aurait remporté l'élection", a fait savoir à Xinhua le porte-parole de l'alliance, Kamel Mida. Cependant, cette allégation ne trouve pas son écho chez les quelque 500 observateurs internationaux, qui jugent que le scrutin était transparent dans l'ensemble.

Le Mouvement de la Société pour la Paix (MSP), qui avait fait partie de l'alliance tripartites au pouvoir avec le FLN et le RND, chargée de la mise en œuvre du programme de développement sur cinq ans du président Abdelaziz Bouteflika, a décidé de se retirer de cette alliance au début de l'année, avant d'établir un autre bloc avec deux autres partis islamistes, à savoir Ennahda (Renaissance) et El-Islah (Réforme).

Mhand Berkouk, directeur du Centre algérien de recherches stratégiques et sécuritaires (CRSS), a déclaré à Xinhua que l'alliance islamiste "a payé le prix de l' erreur qu'a commise le MSP quand il se retirait très tard de l'alliance présidentielle".

"Le MSP est devenu un adversaire avec aucune crédibilité aux yeux des électeurs, et a finalement perdu l'élection", a déclaré M. Berkouk.

M. Berkouk a en outre expliqué l'échec des islamistes par le fait que "les Algériens ont de mauvaises souvenirs au sujet de l'islamisme extrémiste", qui est à l'origine de la "décennie noire" (guerre civile) ayant frappé le pays dans les années 90.

Quant à d'autres partis islamiste comme le FJD, M. Berkouk a indiqué qu'ils n'ont pas eu "assez de temps" pour organiser leurs parties et attirer plus de supporters avant le scrutin, car les partis ont été établis uniquement en dernier avril.

Les partis islamistes en Algérie ont des caractéristiques qui leur sont propres. Les partis islamistes ont commencé à partager le pouvoir depuis 1995, et n'ont pas été marginalisés comme ce fut le cas en Tunisie, l'Egypte et le Maroc.

Les Islamistes en Algérie étaient sur le point de remporter les élections législatives en 1991, mais l'armée a décidé d'annuler le processus électoral, plongeant le pays dans une décennie de violence, où 150.000 personnes avaient été tuées.  french.news

 

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Paris estime que le scrutin législatif s'est déroulé dans un "climat globalement apaisé"


Le ministère français des Affaires étrangères a estimé samedi que le scrutin législatif algérien s'est déroulé dans "un climat globalement apaisé".

Selon une déclaration du porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero, la France forme le voeu que ces élections concourent à la consolidation et à l'approfondissement du processus de réformes annoncé par le Président Bouteflika et attendu par la grande majorité des Algériens.

"Dans l'esprit de l'amitié et des liens humains exceptionnels entre nos deux pays, la France souhaite que cette nouvelle législature soit l'occasion de développer plus encore nos relations bilatérales et de coopération dans tous les domaines", a indiqué M. Valero.

"Nous notons également que le choix des électeurs va permettre une représentation très sensiblement accrue des femmes au sein de la nouvelle assemblée", a-t-il ajouté.

Le scrutin législatif algérien a pris fin jeudi et le Front de libération nationale (FLN, au pouvoir) est sorti vainqueur en remportant 220 sièges sur les 462 que comptera la future Assemblée populaire nationale. 
maghrebemergent

 

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La Tunisie félicite la réussite des législatives algériennes

 

La Tunisie se félicite du climat de calme qui a prévalu lors des élections législatives en Algérie, a annoncé samedi la présidence de la République tunisienne.

Le bon déroulement des élections législatives algériennes, organisées jeudi en Algérie, vient "démentir les prévisions pessimistes", indique un communiqué de la présidence tunisienne.

"La Tunisie félicite le peuple algérien frère et sa direction à l'occasion du succès des législatives", ajoute le communiqué affirmant que la Tunisie "est profondément convaincue que le nouveau Conseil de l'Algérie œuvrera à renforcer le rapprochement entre les deux peuples au service des intérêts communs". french.cri

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 03:18
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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 03:28

Législatives 2012 : le FLN remporte 220 sièges

 

Le parti du Front de libération nationale (FLN) a  frôlé la majorité absolue à l'Assemblée populaire nationale (APN) en obtenant  220 sièges sur les 462 à pourvoir aux élections législatives du 10 mai 2012.

Selon les résultats préliminaires annoncés vendredi par le ministre  de l'Intérieur et des Collectivités locales, M. Daho Ould Kablia, le FLN arrive  en tête avec 220 sièges, loin devant le Rassemblement national démocratique  (RND) avec 68 sièges, alors que l'Alliance de l'Algérie verte vient en troisième  position en obtenant 48 sièges.         

Le Front des Forces socialistes (FFS) a décroché 21 sièges, talonné  par le Parti des Travailleurs (20 sièges). Petite surprise pour ces élections avec l'émergence des Indépendants  qui ont obtenu 19 sièges pour la prochaine APN.         

Le Front national algérien (FNA) de Moussa Touati et le parti de la  Justice et le développement (PJD) d'Abdellah Djaballah ont remporté respectivement  9 et 7 sièges.         

Le Mouvement populaire algérien, présidé par Amara Benyounes, a, quant  à lui, obtenu 6 sièges, suivi d'El-Fadj El-Djadid de Tahar Benbaibeche (5 sièges),  le Front du changement (4 sièges), le parti national pour la solidarité et le  développement (PNSD) et le Rassemblement algérien avec 4 sièges chacun.         

Le Front national pour la justice sociale, Ahd 54, l'Union des Forces  démocratiques et sociales (UFDS) et l'Alliance nationale démocratique (ANR)  ont décroché 3 sièges chacun.         

Ils sont suivis du Front El-Moustakbal, le Mouvement national de l'Espérance  (MNE), le Rassemblement national républicain (RNR), le Mouvement des citoyens  libres (MCL), le Parti Ennour algérien, avec 2 sièges chacun.         

Le parti El-Karama, le parti du Renouveau algérien (PRA), le Mouvement  El-Infitah, le Front national des indépendants pour la concorde et le Front  national démocratique ont obtenu, quant à eux, 1 siège chacun. elwatan

 

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 Elections législatives: 145 femmes dans le futur parlement

 


Les femmes ont remporté 145 sièges dans la future Assemblée populaire nationale (APN), soit 31,38% des 462 sièges à pourvoir, selon les résultats préliminaires annoncés vendredi par le ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, Daho Ould Kablia.

Les candidates du parti du Front de libération nationale (FLN) se sont adjugées la meilleure part avec 68 sièges sur les 220 remportés par le parti qui frôle ainsi la majorité absolue aux élections de jeudi.

Les candidates du Rassemblement national démocratique (RND) arrivent en deuxième position en obtenant 23 sièges.

Les élues de l’Alliance de l’Algérie verte (AAV), qui comprend les Mouvements de la société pour la paix (MSP), El-Islah et Ennahda, arrivent en troisième position avec 18 sièges.

Les représentantes du Parti des travailleurs se classent en quatrième position avec 10 sièges sur les 20 décrochés par leur formation. Aux législatives de 2007, les femmes avaient remporté 31 sièges sur les 389 sièges de l’APN. 
maghrebemergent

 

 

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 Des élections et des questions


Algérie: des élections et des questions

Au terme des législatives du 10 mai en Algérie, le FLN, l'ex-parti unique, reste le premier parti d'Algérie et conforte même son avance puisqu'il obtient 220 des 462 sièges. REUTERS/Louafi Larbi

 

Un taux de participation étonnant, des islamo-conservateurs déçus de ne pas être en seconde position... Tentative de décryptage du résultats des élections législatives en Algérie

 

On prend les même et on recommence... La composition de l'Assemblée algérienne issue des élections du 10 mai ne sera pas très différente de la précédente. Le FLN, l'ex-parti unique, reste le premier parti d'Algérie et conforte même son avance puisqu'il obtient 220 des 462 sièges. L'autre grand parti de la majorité présidentielle, le Rassemblement national démocratique (RND) du Premier ministre Ahmed Ouyahia reste en deuxième position avec 68 sièges, suivi des islamistes de l'Algérie verte, une coalition de partis proches du mouvement des Frères Musulmans, emmenée par le Mouvement de la société pour la paix (MSP). A noter que le Front des forces socialistes (FFS) qui avait boycotté, depuis une dizaine d'années, les scrutins réussit une percée attendue en Kabylie, tant dans la willaya de Tizi Ouzou qu'en

 

Petite Kabylie. Enfin, toujours selon les chiffres officiels la participation aurait été de 43%, un taux supérieur à celui de 2007 qui était officiellement d'un peu plus de 35%. 

  

Encore une fois un scrutin en trompe-l’œil

 

Reste à comprendre la signification d'un scrutin qui, comme toujours en Algérie, relevait en grande partie du trompe-l'oeil. Difficile de croire au taux de participation annoncé quand on sait l'ampleur de la désaffection pour la chose publique dans ce pays! Seuls votent en général les adhérents des partis et les clients du pouvoir, c'est à dire les fonctionnaires, les militaires et ceux qui ont un intérêt à être bien vus du système.

 

On se déplace, il est vrai, davantage dans les zones rurales, où bien des électeurs craignent, s'ils n'ont pas le précieux tampon sur leur carte, d'éprouver ensuite des difficultés avec l'administration. La faible affluence relevée dans les bureaux des grandes villes peut donc tromper l'analyste. Mais, même en tenant compte de ce correctif, le chiffre officiel de la participation paraît assez irréel. Est-ce parce qu'il s'agit d'un pourcentage de votants et que beaucoup d'Algériens, jeunes surtout, ne sont tout simplement pas inscrits sur les listes?

 

A-t-il été gonflé volontairement comme l'affirment les partis qui appelaient au boycott? En 2007 alors que le chiffre officiel était un peu supérieur à 35%, la participation réelle était estimée, selon de bonnes sources à l'intérieur même du système, à 20% environ.

 

 Les résultats annoncés dans certaines wilayas ne traduisent pas la réalité 

 

Le résultat, maintenant. En Algérie, le dosage entre les différents courants cooptés pour participer au jeu politique est le principal enjeu d'un scrutin législatif. Les islamo-conservateurs de la coalition Algérie verte, qui font partie, comme le FLN et le RND, de la "majorité présidentielle" espéraient passer devant le RND, cela n'est pas le cas. Leurs dirigeants, qui affirmaient, aux alentours de 5 heures du matin, être, selon leur propre décompte, en seconde position, accusent. "Les résultats annoncés dans certaines wilayas ne traduisent pas la réalité. Des laboratoires qui travaillent au niveau central ont manipulé les résultats" affirme ainsi dans une interview au quotidien El Watan, Abderrazak Mokri, l'un des dirigeants de cette coalition, considéré comme l'une des personnalités montantes de la scène politique algérienne. 

 

Assurer la survie du système en organisant une alternance contrôlée?

 

La popularité dans le "pays réel" de ces islamistes qui ont choisi d'être à l'intérieur du système, est plutôt faible. Elle n'a en tous cas rien à voir avec celle dont bénéficie par exemple en Tunisie le parti Ennahdha. Certains analystes n'en estiment pas moins que ces partis islamo-conservateurs pourraient à terme permettre au système algérien d'assurer sa survie en organisant une alternance contrôlée qui mettrait le pays au diapason de ses voisins. Cette hypothèse aurait été confortée si la coalition Algérie verte avait obtenu la seconde place, devant les "modernistes" du RND. Mais à Alger, certains n'en veulent à aucun prix...  

 

De deux choses l'une: s'il n'y a pas eu fraude, c'est que ces partis se sont avérés trop faibles à l'épreuve des urnes. S'il y a eu manipulation, c'est qu'il a été décidé, en haut lieu, que le RND devait garder sa seconde place. Cela ne saurait être exclu. Pour beaucoup d'observateurs, il paraît en effet difficile que le système puisse au stade actuel, se permettre une construction autre que celle qui prévaut actuellement, dans laquelle les rôles principaux sont attribués au FLN et au RND, avec quelques islamistes légaux tolérés à la marge. Il s'est aussi longtemps dit que les services, puissants faiseurs de roi, souhaitaient voir l'actuel Premier ministre, Ahmed Ouyahia, qui est aussi le chef du RND, succéder à Abdelaziz Bouteflika. Or rien n'indique qu'ils aient changé d'avis. 

 

L'élection présidentielle, fixée en principe en 2014, sera en tous cas la prochaine échéance politique importante. lexpress

 

 

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Le FLN mieux que Ennahda (Tunisie) et PJD (Maroc) devant un public clairsemé


Belkhadem FLN

 

Belkhadem tire le ticket gagnant.

 

L’assemblée nationale algérienne  a gagné 15,8% de sièges en plus. Le FLN en a profité pour se «renforcer » avec 18,18% de députés de plus et se consolider comme la 1ere force parlementaire du Magheb. Il est vrai sur la seconde plus faible participation populaire aux législatives depuis qu’elles sont pluralistes en Algérie. 26 partis différents, plus les indépendants, ont au moins un élu. Un niveau d’éclatement de la représentation jamais égalé. En dehors du FLN, presque une cohorte de perdants… 


Le parti du Front de libération nationale (FLN) avait obtenu la majorité absolue à l’APN au terme de l’élection de mai 2002. A douze sièges près, l’Algérie revenait en ce 12 mai 2012 à cette situation. Avec 220 sièges remportés sur 462, le vieux parti nationaliste, a « symboliquement » raflé les 71 sièges additionnels et plus dans la nouvelle assemblée avec une progression de 84 élus supplémentaires.

 

Abderrezak Mokri de l’Alliance pour l’Algérie verte (islamiste modéré) dénonce ce résultat et évoque la fraude. Il reste que les algériens ne s’étant pas remis à voter, - plus d’un million de bulletins blancs en plus des 57% d’abstentionnistes - le risque statistique d’un chamboulement de la représentation politique était mineure.  

 

Le FLN ferait donc mieux qu’en 2007, mais moins bien qu’en 2002. Il est la première force parlementaire au Maghreb par l’ampleur de sa victoire – 47,6% des sièges contre 27,08% pour le PJD marocain et 41,01% pour Ennahda tunisienne.

 

Le RND a réussit, avec 68 sièges,  à préserver sa position de seconde force de l’alliance présidentielle menacée, sur fond de mimétisme maghrébin, par la « vague verte » de l’Alliance islamiste construite autour du MSP de Abou Djerra Soltani. Le parti du premier ministre sortant, Ahmed Ouyahia, se situe avec 14,7% des sièges sensiblement au même niveau qu’en 2007.

 

Ce qui n’est pas, paradoxalement, le cas des trois partis MSP, Ennahada et Islah, qui obtiennent, coalisés dans l’Alliance, moins que chacun séparément : 60 sièges en 2007 contre 48 sièges en 2012. Le tassement de la représentation islamiste à l’assemblée nationale n’est pas le fait seulement de ceux qui ont participé au gouvernement depuis 15 ans.

 

Le vote contestataire fragmenté entre boycotteurs et participants

 

Le PJD de l’opposant islamiste Abdallah Djaballah n’obtient que 07 sièges.  Presque autant que le MPA (06 sièges) du moderniste Amara Benyounès qui espérait sans doute tirer meilleur parti de l’absence du RCD qui chasse traditionnellement sur le même corps électoral des classes moyennes hostiles à l’islamisme politique.

 

Le Front des Forces socialistes (FFS) ne peut pas se prévaloir lui non plus d’une bonne performance avec 21 sièges obtenus essentiellement sur les wilayas du centre.

 

Si l’abstention importante a profité au vote loyaliste, le vote contestataire s’est clairement fragmenté entre boycotteurs et participants, y compris dans la mouvance large du parti de Hocine Ait Ahmed, comme le montre la prise de position publique de deux anciens premiers secrétaires du FFS – Mustapha Bouhadef et Djamel Zenati - contre la participation aux élections du 10 mai décidée par le parti.

 

Le  Parti des Travailleurs a perdu 07 sièges comparativement à 2007  - 26 contre 20 en 2012. Le parti de Louiza Hanoune peut toujours se satisfaire d’avoir contribué à mobiliser sur le thème souverainiste de la défense de « l’Algérie assaillie », ce qui a, semble-t-il, plus nettement profité au FLN, comme cela avait profité précédemment au président Bouteflika lors de l’élection présidentielle de 2009.

 

Le Front national algérien (FNA) de Moussa Touati ne confirme pas sa percée aux élections locales de novembre 2007 et rentre dans le rang avec 09 députés élus, il en avait 13 lors de la précédente législature. 26 partis politiques différents ont au moins un élu à l’assemblée nationale. Un niveau d’éclatement qui facilite la domination du jeu parlementaire par la majorité autour du FLN.

 

Les dissidents des grands partis politiques n’ont pas pu, à l’exemple de Menasra ex MSP, rivaliser avec les machines électorales aguerries de leur ancienne structure militante. Comme dans le même temps la naissance d’une alliance électorale inédite, l’Alliance pour l’Algérie verte, n’a pas connu une meilleure fortune devant les urnes, la classe politique algérienne sort très désorientée de ce vote.

 

Sans avoir de quoi pavoiser, ceux qui ont choisi de ne pas contribuer à faire  croire aux réformes du président Bouteflika paraissent finalement, au soir de ces résultats, les moins malheureux de leurs choix. maghrebemergent

 

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 05:05

 

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42% d'Algériens sont allés aux urnes

 

Une femme algérienne vote le 10 mai 2012.

 

Quelque 42% des électeurs algériens ont participé jeudi aux élections législatives, premier scrutin organisé dans ce pays depuis le Printemps arabe, un taux contrastant nettement avec la méfiance affichée durant la très brève campagne électorale.

Les quelque 21,6 millions d'électeurs ont voté pour élire 462 députés, bien plus massivement qu’au dernier scrutin législatif de 2007 où le taux de participation avait atteint 35,67%, mais les résultats du scrutin ne seront connus que vendredi après-midi à 14H30 GMT, selon des sources officielles.

«La participation globale -territoire national plus communauté nationale à l'étranger- est de 42,90%», a déclaré le ministre de l’Intérieur Daho Ould Kablia, précisant que ce taux était bien plus élevé sur le territoire national atteignant 44,38 %, alors qu’il n’a été que de 14% pour les Algériens de l'étranger.

Le président Abdelaziz Bouteflika, initiateur de réformes destinées à parer le pays de la révolution qui a balayé les régimes de Libye, de Tunisie, d’Egypte et du Yémen notamment, avait appelé à plusieurs reprises ses compatriotes à voter, tout comme nombre de dirigeants politiques.

Mais, inversement, le taux d’abstention aura atteint 57,1%.

Il a surtout été marquant dans la capitale kabyle, Tizi Ouzou, atteignant 80,16%, suite au boycottage mené par l’un des partis dominants, le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD).

A Alger, forte d’environ trois millions d’habitants, l’absention a atteint 69,1% des électeurs.

Sans crier victoire, M. Ould Kablia a souligné que les problèmes «constatés ici et là ont été contenus et ne peuvent avoir en aucun cas d’incidence sur la crédibilité des élections».

Lui emboîtant le pas, le chef de la mission des quelque 150 observateurs de l’Union européenne à ce scrutin José Ignacio Salafranca a jugé que le vote s'était déroulé dans des conditions «généralement satisfaisantes sauf de petits incidents très limités».

Les autres observateurs, sur un total de 500 venus en Algérien à la demande de la présidence et issus de la Ligue Arabe, de l’OCI ou de l’Union africaine et d’ONG américaines, n’avaient fait aucun commentaire jeudi.

Des irrégularités durant le scrutin

 

La Commission nationale de surveillance des élections législatives (CNSL) a pourtant répertorié 150 plaintes d’irrégularités du scrutin, dont une trentaine relevant du pénal.

Deux de ces dernières impliquent directement deux ministres en exercice, candidats à la députation. Il s’agit de Chérif Rahmani, ministre de l’Environnement du Parti national démocratique (RND) du Premier ministre Ahmed Ouyahia et de Tayeb Louh ministre du Travail du Front de Libération Nationale (FLN, parti présidentiel).

Tous deux sont accusés d’avoir visité les centre de vote pour inciter à un vote en leur faveur.

Le président Abdelaziz Bouteflika avait pressé à plusieurs reprises, dont mardi après-midi, la population et en particulier les jeunes à voter massivement.

Dans le tiers des communes -543 sur 1.541- le vote a été prolongé d’une heure à 20h00 locales (19h00 GMT), alors que les bureaux de vote avaient ouvert à 8h00 pour ce scrutin à la proportionnelle à un tour destiné à élire 462 députés.

A Bab El Oued, le coeur traditionnel d’Alger, la plupart des habitants interrogés par l’AFP se disaient indifférents et parlaient d’abstention.

«Je ne voterai pas car la Constitution ne donne aucun pouvoir au Parlement», expliquait Hamid, 50 ans, ancien militant du Front islamique du Salut (FIS), dissous en mars 1992, après l’annulation des premières législatives pluralistes de décembre 1991 que ce parti était en passe de remporter.

L’annulation du scrutin avait plongé le pays dans une «guerre civile» qui a fait près de 200 000 morts.

Quarante-quatre partis - dont 21 nouveaux, sept formations islamistes et plus d’une centaine de listes d’indépendants - étaient en lice pour ce scrutin.

En appelant mercredi les jeunes à aller voter, ce dernier, âgé aujourd’hui de 75 ans, les avait assuré que «sa génération avait fait son temps».

L’Algérie fête cette année ses 50 ans d’indépendance, mais ces dernières années avait vu une multiplication des mouvements sociaux, menant à un pic en janvier 2011 avec des émeutes sanglantes, durant la période de la chute du régime Ben Ali en Tunisie.

Confortés par la victoire des islamistes dans les pays de la révolution arabe, ceux d’Algérie étaient très optimistes. «Nous sommes certains de notre victoire que ce soit par KO ou aux points», déclarait l’un d’eux, Bouguerra Soltani, chef de file du Mouvement de la société pour la paix (MSP). liberation

 

 

 

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Les forces en présence

 

 

44 partis sont en lice, dont sept islamistes, 21 nouvelles formations et plusieurs listes indépendantes.

 

Le ministre de l'Intérieur Dahou Ould Kablia a chiffré à 21,6 millions le nombre d'électeurs aux élections législatives algériennes qui ont lieu jeudi 10 mai. 48.546 bureaux de vote ouvriront de 8 heures (7h00 GMT) à 19h pour ce scrutin à la proportionnelle à un tour. Les résultats sont attendus le lendemain mais la participation devrait être connue dans la soirée.

24.916 candidats, dont 7.700 femmes, se présentent. 44 partis sont en lice, dont sept islamistes, 21 nouvelles formations et plusieurs listes indépendantes. L'Assemblée sortante comprend déjà 59 islamistes sur 389 députés qui passeront à 462 dans la nouvelle.

Voici les principales forces en présence :

Le Front de Libération Nationale (FLN présidentiel), parti unique en 1962 puis dominant depuis 1989, devrait rester en tête grâce à des électeurs fidèles, selon son patron Abdelaziz Belkhadem.

Le Rassemblement National Démocratique (RND) du Premier ministre sortant Ahmed Ouyahia veut pour sa part, avec ces élections, "préserver la stabilité de l'Algérie".

L'"Alliance de l'Algérie Verte", coalition de trois partis islamistes dit " modérés " (Mouvement de la société pour la paix, El Islah et Ennahda), s'est dite certaine de remporter les élections "si elles sont honnêtes et non entachées de fraude".

Un autre parti islamiste plus radical, le Front de la justice et du développement (FJD), présidé par Abdallah Djaballah, se présente aussi.

Le plus vieux parti d'opposition, le Front des Forces Socialistes (FFS) du vétéran kabyle Hocine Aït Ahmed, revient dans l'arène électorale après 10 ans de boycottage. Son vieux rival, le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) boycotte le vote, le jugeant comme une "insulte du malheur algérien".  tempsreel.nouvelobs

 

 

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 03:33

La fraude commence à El Oued : 32 partis menacent de se retirer

 

Trente-deux partis, dont le FFS, l'Alliance de l'Algérie verte et le Parti des travailleurs, menacent de se retirer de la course aux législatives si l'administration continue de fermer les yeux sur la fraude qui a eu lieu au niveau des bureaux itinérants, en faveur des partis au pouvoir, indique-t-on dans un communiqué rendu public, ce mardi.

Un document qui a été adressé au ministre de l'Intérieur et au président  de laCommissionnationale de surveillance des élections législatives (CNSEL).

Les membres de la commission de wilaya de surveillance des élections législatives, représentant 32 partis dans la wilaya d'El Oued ont, dans un communiqué adressé au wali, accusé l’administration de complicité de fraude en faveur du FLN.

Ces membres ont dénoncé et protesté contre la distribution des bulletins de vote du FLN avant et durant le déroulement du scrutin et ce avec la complicité du chef du bureau de vote.

Selon le communiqué, les représentants des partis ont émis des réserves sur les résultats des législatives du 10 mai 2012.

Lors d’une rencontre, ce mardi, avec le wali d’El Oued, les têtes de listes des partis en question, lui ont demandé d'intervenir pour mettre fin à la fraude au niveau des bureaux itinérants dans les zones frontalières d'El Oued. elwatan

 

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Bouteflika évoque la fin de la génération 1954 : «Djayli tab Djnanou (Nous sommes vieux et finis)»


Bain de foule, appel au vote et réquisitoire contre la famille révolutionnaire qui s’est accaparée le pouvoir depuis 1962 en faisant de la guerre d’indépendance un fonds de commerce et un instrument de légitimation de ce pouvoir. Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, en visite ce mardi 8 mai dans la ville de Sétif pour commémorer les massacres de 1945, a prononcé un discours plutôt surprenant.

 

Devant une assistance de quelque 1500 personnes triées sur le volet, le président explique qu’il était temps que la génération qui a fait la guerre d’Algérie cède la place.

Pendant une vingtaine de minutes, alliant arabe classique à arabe dialectal, tantôt lisant ses feuilles tantôt improvisant ses propos, Bouteflika explique que l’heure est venue pour passer relais à la jeunesse. « Djayli tab Djnana (Ma génération est finie, NDLR), tab djnanou, tab djnanou », dit-il en faisant allusion à cette génération qui a fait la guerre et qui, depuis l’indépendance de 1962, est aux commandes du pays.

« C’est l’heure de passer le flambeau aux jeunes, explique en substance le président. 50 ans après l’indépendance, nous sommes toujours au pouvoir. Il est temps de le céder aux jeunes. »

 

Famille révolutionnaire, famille prédatrice

 

Cette expression tab Djnanou, que l'on peut traduire de différentes manières, le président la répétera à trois reprises comme pour souligner qu'une époque est révolue.

Dans l’assistance qui lui fait face, les officiels écoutent quelque peu éberlués le réquisitoire du chef de l’Etat.

Parmi eux justement, des ministres dont l’âge dépasse allégrement les 70 ans. Des hommes qui détiennent encore leur légitimité du fait qu’ils ont fait la guerre plus que 50 années plus tôt.

 

Rituel suranné

 

Le président dit ensuite que 50 ans après la fin de la guerre d’Algérie, les officiels continuent de perpétuer ce rituel immuable et suranné du dépôt de gerbes de fleurs devant les stèles et les mémoriaux des martyrs mais que le rôle des moudjahidine das la gestion du pays es maintenant fini.

Et Bouteflika de poursuivre son discours en reconnaissant que les autorités algériennes n’ont pas enseigné l’Histoire du pays aux Algériens.

 

Les jeunes ne connaissent pas Ben Bella

 

« J’ai été surpris de voir lors de l’enterrement du président Ben Bella (mort le 11 avril dernier, NDLR), que de jeunes algériens ne connaissent pas Ahmed Ben Bella, ils l'ont découvert pour la première fois. Ils ne connaissaient pas son existence, ils ne savaient pas qui il était. Cela veut dire que nous ne connaissons pas l'Histoire de notre pays. »

 

Il faut faire connaitre, recommande Bouteflika, Abane Ramdane, Krim Belkacem, Si El Houes, Amirouche...Ces grandes figures de la révolution dont on parle si peu dans les manuels scolaires ou dont les parcours ont été révisés, occultés ou simplement travestis.

« Qui est Krim Belkacem?Qui est Abane Ramdane? Qui est Zighoud? Benboulaid?, s'interroge Bouteflika. Benboulaid, les gens le connaissent parce qu’on a fait un film sur lui..Qui est Lotfi? Qui est El Houas? Amirouche? Nous devons connaitre le passé pour savoir qui nous sommes. »

 

Lecture objective de l’histoire

 

Le chef de l’Etat algérien ne manque d’aborder le passé colonial en préconisant une « lecture objectif de l’histoire » entre Algériens et Français.

« Seule une lecture objective de l’histoire, loin des guerres de mémoire et des enjeux conjoncturels, est à même d’aider les deux parties à transcender les séquelles du passé douloureux pour aller vers un avenir où règnent confiance, compréhension, respect mutuel et partenariat bénéfique », affirme-t-il.

 

Allez voter

 

L’un des objectifs de cette virée d’une journée à Sétif étant de faire campagne pour les élections législatives, le chef de l’Etat ne rate pas l’occasion d’appeler ses compatriotes à se rendre massivement aux urnes jeudi 10 mai expliquant que ce scrutin est « une étape décisive dans le parachèvement du programme de réforme et de modernisation ».

Sans doute ce réquisitoire était-il de circonstances pour ce 67e anniversaire des massacres de Sétif, de Guelma et de Kherata, sans doute qu’il aura peu d’effets aussi bien sur les jeunes que sur ces hommes et ses femmes qui se sont accaparés les leviers de commandes du pays sans jamais les lâcher, mais on retrouve dans ce discours ces élans qu’avait Bouteflika à son arrivée au pouvoir en 1999, l’époque où il promettait de casser tous les tabous, l'époque où il parlait de tout et de rien.

A 74 ans, deux ans avant la fin de son troisième mandat en 2014, le chef de l’Etat a sans doute raison de reconnaitre que lui et la génération de 1954, tab djnan houm... dna-algerie


 


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Il prévoit la victoire de son parti aux législatives

Abdallah Djaballah tire sur les formations laïques

A-Djaballah2.jpg

Abdallah Djaballah, le président du Front pour la justice et le développement (FJD) s’est attaqué ce mardi 8 mai au courant laïque en Algérie, qui mène, selon lui, « une campagne tambour battant contre les formations islamistes ». Lors d'une conférence de presse animée à Alger, il a qualifié la laïcité de corps étranger à l’Algérie, considérant que ce concept politique est un intrus dans notre culture. « Le peuple les a [les partis laïques, NDLR] rejetés en 91, en 97 et en 2007. Le même sort leur sera réservé le 10 mai 2012 » affirme le conférencier. 

L’Islam demeura donc la religion de l’État en Algérie, d'après Djaballah qui précise toutefois que son parti milite pour « un État civil, constitutionnel et démocratique ». Sans le citer, Djaballah a accusé un parti laïque qui boycotte le scrutin d’empêcher aujourd’hui les ressortissants algériens à Marseille de voter.

 

Malgré « les manipulations », le chef islamiste promet à ses sympathisants de rafler la majorité des voix lors des élections législatives : « Si les élections sont transparentes, et à condition que l’administration soit neutre, le FJD sera la première force politique du pays à partir du 11 mai », précise le conférencier. Cette assurance, Djaballah la tire de l’engouement des citoyens pour son programme et de la mobilisation autour de ses candidats. « Nous avons organisé 118 meetings dans 37 wilayas. Le constat est le même, le peuple considère notre parti comme une force politique capable de réaliser le changement tant attendu ».

À l’image de l’Alliance de l’Algérie verte, le FJD se voit déjà aux commandes du gouvernement et évoque la possibilité de contracter des alliances avec d’autres courants politiques. « Le FJD ne gouvernera pas seul, il négociera les alliances selon les résultats réalisés aux législatives par les autres formations ».

À 48 heures des élections législatives, Djaballah lance un ultime appel au ministère de l’Intérieur pour revoir le fichier électoral «  gonflé de près de quatre millions de personnes pour ces élections ». Djaballah regrette aussi « l’impuissance de la Commission nationale indépendante de surveillance des élections face aux dépassements commis par les ministres candidats qui ont utilisé les moyens de l’État dans leur campagne ». Cela n’empêche pas le président du FJD de citer quelques points positifs en mesure de donner une certaine crédibilité au vote, avec notamment la présence des observateurs étrangers et les nouvelles règles introduites dans le cadre de la loi électorale. tsa-algerie

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 02:56

Fin de la campagne électorale sur fond de l'émergence des islamistes

 

La campagne électorale en vue des élections législatives du 10 mai en Algérie s'est achevée dimanche au bout de trois semaines de course entre les 44 partis politiques, dont 21 récemment créés et 186 listes indépendantes.

 

Cette campagne s'est essentiellement déroulée sur fond de crise interne ayant affecté certaines "grandes" formations politiques, dont le Front de libération nationale (FLN), actuel parti majoritaire au parlement. Parallèlement à la crise qui a secoué le doyen des partis en Algérie, il y a lieu de retenir l'ascension des partis islamistes qui aspirent triompher lors des prochaines élections, à l’image de leurs "frères" en Tunisie, au Maroc et en Egypte.

 

EMERGENCE DES ISLAMISTES

 

Le FLN a mené campagne dans un climat de crise interne où les détracteurs de l'actuel secrétaire général du parti, Abdelaziz Belkhadem, ont réclamé son départ. Ils l'ont accusé d’avoir "marginalisé" des membres du parti de se porter candidats à la législature.

 

Se défendant par rapport à de telles accusations, M. Belkhadem renie l'existence d'une crise au sein de son parti. "Le parti ne traverse pas de crise. Un groupe de cadres qui n'ont pas pu se porter candidats ont exprimé leur mécontent", a-t-il déclaré à Xinhua. Se disant "confiant" quant aux résultats que son parti obtiendra lors des prochaines élections, M. Belkhadem a déclaré qu'il démissionnerait de son poste de SG du FLN au cas où le parti perd sa première place dans le futur parlement". Pourtant, cette crise laisse présager un impact, même mineur, sur la performance du FLN lors des élections législatives du 10 mai en Algérie.

 

 "Le FLN restera le parti dominant dans le futur parlement, mais pourrait fort probablement ne pas garder la majorité des sièges", prédit l'analyste politique Hamid Ghomrassa, dans une interview à Xinhua, ajoutant que "les pronostics disent que la coalition des trois partis islamistes, appelé l'Alliance de l'Algérie verte, occupera la seconde place au parlement". En fait, les partis islamistes sont considérés comme une force émergente en mesure de tirer profit de la crise ayant frappé le FLN pour obtenir davantage de sièges dans le futur parlement.

Dans cette perspective, trois partis de mouvance islamiste, à savoir le Mouvement de la Société pour la Paix (MSP), Ennahda et El Islah, ont décidé de former l'Alliance de l'Algérie verte, et entrer en campagne avec des listes communes et ce dans l’espoir d’augmenter leurs chances de rafler le maximum des sièges. Un autre parti islamiste, à savoir le Front pour la Justice et le Développement (FJD), doit être pris au sérieux, étant donné la popularité dont jouit son chef Abdellah Djaballah, un leader qui s'inscrit dans l'opposition islamiste depuis les années 1970.

 

CONTROVERSE SUR L'ASSEMBLEE CONSTITUANTE

 

Les partis d'opposition les plus importants, dont les gauchistes et les islamistes, ont réitéré, au cours de la campagne électorale, leur appel à la mise en place d'une assemblée constituante, qui aura pour mission l'élaboration de la Constitution comme prélude à la naissance de la deuxième République. Une façon, selon eux, de marquer une "rupture" avec la situation de "stagnation" et faire un pas en direction d'un Etat pleinement démocratique. Qualifiant la prochaine assemblée populaire nationale de "constituante",  la première responsable du Parti des Travailleurs (PT, trotskiste), Louisa Hanoune, a souligné que cette assemblée permettra l’avènement de la "deuxième République" et marquera "la rupture définitive avec le système du parti unique".


 La même position est partagée par le Front des Forces socialistes (FFS), le plus ancien parti d'opposition en Algérie. Le premier secrétaire national du parti Ali Laskri a déploré lundi à Médéa (80 km au sud-ouest d'Alger) qu'on revienne à "relancer, cinquante ans après", l'idée d'une assemblée constituante, alors qu’il a suffit d’une année aux Tunisiens pour matérialiser cet objectif. Pour sa part, le parti islamiste du FJD a également appelé à la mise en place d'une assemblée constituante, mais insiste sur le fait que la nouvelle Constitution devrait être inspirée de la charia (loi coranique) plutôt que des lois occidentales.


 Un "projet" qui ne manquera pas de donner matière à débattre dans le prochain parlement, sachant que les partis au pouvoir, dont le FLN et le RND (Rassemblement national démocratique, 2e parti du parlement) ont tous deux exprimé leur rejet à l'adoption d'une Assemblée constituante. "Nous ne sommes pas pour une assemblée constituante. Nous en avons eu une en 1963 (au lendemain de l'indépendance de l'Algérie) et elle a produit la Constitution de 1963", a fait remarquer à Xinhua le secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem.

 

UNE CAMPAGNE SOUS LE SIGNE DE L'INDIFFERENCE POPULAIRE

 

Tout au long des trois semaines de campagne, les responsables des 44 partis en lice ont sillonné les 48 wilayas (départements) que compte l'Algérie. Cependant, selon les comptes rendus de la presse locale, nombre de partis n'ont pas pu attirer les foules lors de leurs meetings populaires. Selon le politologue et officier supérieur de l'Armée nationale populaire (ANP) à la retraite, Mohamed Chafik Mesbah, les raisons du désintéressement de la population par rapport à la politique est "le fossé immense qui sépare la société algérienne du pouvoir en place".


 Dans une interview exclusive accordée à Xinhua, le politologue a expliqué que les élections législatives à venir "ne sont qu'un point dans le dispositif des réformes annoncées (par le président algérien Abdelaziz Bouteflika)", lesquelles "ont été dénaturées et dévoyées de l'objectif initial déclaré". Pour cela, estime Mesbah, "il faut s'attendre à un taux d'abstention électorale (...) situé à hauteur de 80%". Interrogé dans la rue par Xinhua, Djamel, un plombier d'une quarantaine d'années a révélé qu'il n'irait pas voter le jour du scrutin, arguant que "par les précédentes élections où il était allé voter, rien n'a pu changer dans son quotidien par la suite".


 Pour lui, toutes les élections sont les mêmes, à partir des élections locales aux élections législatives et présidentielles. Il a raconté qu'en se rendant à la mairie avec un couple de ses voisins pour se plaindre de l'état de détérioration de la route de leur quartier, le président de la localité leur a dit "je ne peux rien faire pour vous (...) vous n'avez pas été forcés de voter sur moi, de toute façon!"


 Cependant, des experts ont fait état d'un phénomène que le désintéressement vis-à-vis de la campagne semble concerner plutôt les jeunes que les personnes âgées. Ammi Abdellah, un citoyen retraité de 75 ans, en est un exemple. "Je suis spécialement venu de Sétif (300 km à l'est d'Alger) où je passe ma retraite, pour venir voter à Alger où je me suis inscrit sur la liste électorale", a raconté M. Abdellah que Xinhua a rencontré dans une place publique à Alger. Il a affirmé n'avoir jamais raté une échéance électorale sans voter. afriquinfos

 


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Loin du changement vécu par les pays voisins, le FLN prône la stabilité


Abdelaziz Belkhadem, le secrétaire général du FLN, arborant un maillot floqué du nom du président algérien Bouteflika, le 1er décembre 2008.

Abdelaziz Belkhadem, le secrétaire général du FLN, arborant un maillot floqué du nom du président algérien Bouteflika, le 1er décembre 2008. AFP/ FAYEZ NURELDINE

 

J-5 avant les élections législatives du 10 mai en Algérie. Le pays connaîtra bientôt la nouvelle composition de son Assemblée nationale, aujourd'hui dominée par le FLN (Front de libération nationale), parti historique de l'indépendance qui détient 35% des sièges. Le parti défend dans cette campagne les réformes politiques et le bilan du gouvernement. Ce vendredi, son secrétaire général, Abdelaziz Belkhadem, était à Tipasa, une ville située à 70 km à l'ouest d'Alger pour un de ses derniers meetings.


L’organisation est bien rodée. Lorsqu’il monte sur l’estrade, le secrétaire général du FLN est acclamé par plusieurs centaines de personnes, des militants et des jeunes d’associations proches du parti. « Les élections du 10 mai sont pour le FLN une étape cruciale au vu des changements profonds survenus dans le monde arabe. Nous, au FLN, nous travaillons pour que ces élections contribuent à renforcer la démocratie dans notre pays », a-t-il déclaré.


Dans son discours, Abdelaziz Belkhadem promet aussi aux jeunes des emplois et des logements. Les militants n’attendent que cela. « Il y a beaucoup de problèmes. Les gens ne sont pas satisfaits à 100 %. Mais la plupart des Algériens sont pour le FLN », avance ce sympathisant.« Ils ont fait beaucoup de choses pour la population et maintenant il faut une continuité. Et le seul parti qui peut faire ça, bien sûr c’est le FLN », ajoute cette autre.


Mais dans plusieurs villes du pays, des meetings ont été perturbés par des manifestants durant cette campagne. Le FLN est aussi secoué par des divisions internes depuis des mois. Et puis, il y a la multitude de nouveaux partis.


A l’issue du meeting, Abdelaziz Belkhadem reste très confiant : « La compétition est féroce. Mais nous restons confiants parce que, d’abord nous avons des électeurs qui sont fidèles au FLN, et nous avons parmi les indécis, la possibilité de les convaincre, parce que notre programme est là. Beaucoup de listes n’ont pas de programme. Ils ne proposent rien du tout ».


Le FLN peut aussi compter sur l’aura de son président d’honneur, Abdelaziz Bouteflika, qui reste très populaire chez beaucoup d’Algériens.  rfi.fr/afrique


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 La campagne pour les législatives prend fin dans l'indifférence

 

Les partis politiques en Algérie tiennent dimanche, jour ouvré dans ce pays, les derniers rassemblements de campagne pour les législatives du 10 mai, sans avoir pu mobiliser l'électorat faute d'innovation dans une région balayée par le Printemps arabe.

 

voir le zoom : Des supporters du leader du FC, Abdelmadjid Menasra, lors d'un meeting à Alger, le 5 mai 2012

 Des supporters du leader du FC, Abdelmadjid Menasra, lors d'un meeting à Alger, le 5 mai 2012 AFP - Farouk Batiche

 

 Les partis politiques en Algérie tiennent dimanche, jour ouvré dans ce pays, les derniers rassemblements de campagne pour les législatives du 10 mai, sans avoir pu mobiliser l'électorat faute d'innovation dans une région balayée par le Printemps arabe.

 

Le président Abdelaziz Bouteflika a initié des réformes pour contenir une contagion de la révolution, tandis que le courant islamiste algérien espère profiter des gains de cette mouvance dans les pays arabes.

 

A la fin de trois semaines de campagne électorale qui s'achèvent dimanche à minuit, les 21 millions d'électeurs semblaient peu enthousiastes face aux 44 partis et listes d'indépendants en présence.

 

Dans les rues d'Alger, peu de signaux des préparatifs pour jeudi, à l'exception des tableaux aux quelques affiches déchirées, devenues illisibles. Pourtant, M. Bouteflika avait souligné le 1er mai que l'Algérie, qui fête cette année 50 ans d'indépendance, était à "l'aube d'une nouvelle ère".

 

Le plus important quotidien algérien, l'arabophone Echorouk, affichait en Une un coin de rue désert, parsemé de tracts et de panneaux d'affichages recouverts d'affiches lacérées: "Tout était là... sauf les citoyens".

 

Le francophone El-Watan s'est plutôt interrogé en Une, avec une grande photo des deux candidats français à la présidentielle française de dimanche, sur le vainqueur, reléguant à la page 5 le scrutin national.

 

Dans Liberté, le caricaturiste Dilem met en scène deux hommes. L'un demande à l'autre en passant devant des affiches électorales pour le vote de jeudi: "Alors, tu soutiens qui, Sarko ou Hollande ?"

 

eux inconnus: la participation et le score islamiste

 

La participation aux législatives de 2007 en Algérie n'avait drainé que 37% des électeurs et rien ne semble montrer un plus grand intérêt cette fois-ci.

 

Le secrétaire général du parti présidentiel Front de Libération national (FLN), Abdelaziz Belkhadem, déclarait à l'AFP qu'il se satisferait de 45% de participation, un chiffre rabaissé à moins de 20% par nombre de politologues.

 

Les autorités veulent un scrutin transparent, pour éviter de nouvelles accusations de fraudes électorales. Elles ont donc invité quelque 500 observateurs étrangers, dont près de 150 de l'Union européenne, qui seront déployés sur les 2,3 millions de km2 du territoire.

 

Mais de source diplomatique européenne, on indiquait dimanche matin qu'en dépit de demandes répétées, les autorités n'avaient toujours pas remis le fichier électoral, nécessaire pour observer le scrutin.

 

L'ancien parti unique FLN, majoritaire dans le gouvernement sortant, est sous la pressions de "frondeurs", selon l'expression utilisée par M. Belkhadem. Ils veulent notamment un départ de ce dernier, en poste depuis 2005, et un rajeunissement des cadres.

 

Le ministre de l'Intérieur Daho Ould Kablia, écartait la semaine dernière la large victoire d'une formation. Les 462 sièges de la prochaine Assemblée nationale "seront éparpillés entre les partis", a-t-il prédit.

 

Le FLN (136 sièges dans le parlement sortant) partage le gouvernement avec le Rassemblement national pour la démocratie (RND) du Premier ministre Ahmed Ouyahia et le Mouvement pour la société et la paix (MSP, islamiste).

 

Samedi, M. Ouyahia a fait campagne quelque 3.000 personnes rassemblées à Alger pour un maintien de la stabilité face aux révoltes arabes. Le Printemps arabe est un "déluge" qui a "colonisé" l'Irak, "détruit" la Libye, "divisé" le Soudan et aujourd'hui "affaiblit" l'Egypte, a-t-il affirmé.

 

Le MSP a quitté en janvier l'Alliance présidentielle tout en gardant ses quatre ministres au gouvernement. Entretemps il s'est allié à deux autres partis islamiste pour créer une "Algérie verte", face à quatre autres formations de même mouvance.

 

"Notre alliance sera la principale force politique dans la prochaine assemblée nationale populaire", a affirmé son porte-parole Kamel Mida.

 

Par rapport aux pays arabes, le scénario sera différent en Algérie puisque les islamistes sont déjà au pouvoir depuis 2007.

 

Les Algériens rappellent aussi qu'ils ont déjà eu leur Printemps arabe avec l'ouverture du pays au multipartisme en 1989. Aux élections municipales, suivies des législatives en 1991, il y avait eu un raz de marée islamiste.

 

Les militaires algériens avaient alors interrompu en janvier 1992 le processus législatif plongeant le pays dans une guerre civile qui a fait 200.000 morts. tv5

 

 

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Le silence politique s’installera aujourd’hui à minuit : une campagne sans électeurs


 

La campagne électorale pour les législatives du 10 mai n’a pas tenu toutes ses promesses.

Les 44 partis politiques engagés dans la course aux législatives ont tenté vainement de susciter l’intérêt d’un électorat qui ne semble pas intéressé par ce rendez-vous que le pouvoir a assimilé au déclenchement de la Révolution. Que retient-on de cette campagne qui a duré 21 jours et dont la clôture est prévue pour aujourd’hui à minuit ? Les observateurs de la scène nationale s’accordent à dire qu’elle n’a pas été à la hauteur pour conjurer le spectre de l’abstention qui plane toujours. Elle n’a pas non plus répondu aux attentes des citoyens qui assistent, impuissants, à la dégradation de leur pouvoir d’achat. D’aucuns estiment qu’il n’y a pas eu, tout au long de cette campagne, une forte animation que les partis en lice ont confondue avec agitation : bruit des enfants, chahut des jeunes lors des meetings et diffusion de musique à la radio faute d’orateurs qui devraient occuper cet espace.

La désaffection populaire qui a caractérisé cette campagne trouve son explication aussi dans l’incapacité de la classe politique à répondre favorablement aux attentes des citoyens.«Les candidats s’accordent à dire que l’Algérie est dans la déroute et vit une crise sans précédent, mais le comble est que rares sont ceux qui ont avancé des solutions pour une sortie de crise. Nous sommes restés au stade du constat, voire du diagnostic», explique le politologue Rachid Grim. Il qualifie de «désolant» et de «triste» la tournure qu’a pris cette campagne. «Les candidats aux législatives bâtissent leur discours sur des promesses et non pas sur des propositions inspirées d’un programme clair et consistant», note-t-il encore. Les candidats n’ont pas cessé d’appeler à un vote massif, de brandir «une menace étrangère» et de promettre la distribution équitable des richesses, des logements et des postes de travail…En vain. Des observateurs estiment que l’abstention battra le record lors de cette échéance.

Autre point de cette campagne qui mérite d’être relevé : le nombre de recours introduits par les candidats auprès de la Commission nationale de surveillance des élections législatives (CNSEL). La CNSEL a fait parler d’elle à plusieurs reprises, notamment en engageant un bras de fer avec le ministère de l’Intérieur.

Toutefois, toutes ses doléances et revendications ont essuyé un refus catégorique de la part du ministère de l’Intérieur. Au total, la CNSEL a recensé 400 recours qui n’ont pas été pris en charge par l’administration. En effet, cette instance n’a pas eu gain de cause ni en ce qui concerne l’affaire des militaires inscrits en bloc sur le fichier électoral en dehors du délai légal ni sur la question du bulletin unique.
Elle avait également dénoncé l’usage de la religion dans les discours politiques, l’utilisation des biens de l’Etat par les ministres candidats et le recours à la publicité commerciale, en vain. 
elwatan

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 04:44

Législatives 2012 : le vote des algériens en Tunisie a débuté


 

 

La communauté algérienne établie en Tunisie a commencé samedi à voter dans les trois circonscriptions électorales relevant de la zone trois pour choisir leurs représentants à l’Assemblée Populaire Nationale.

Les électeurs algériens choisiront leurs représentants parmi 28 candidats en lice répartis sur 7 listes dont six listes de partis et une liste indépendante. Les membres de la communauté algérienne inscrits sur les listes électorales au niveau des services consulaires algériens (Tunis, Kef et Gafsa) estimés à 15.000 accompliront leur devoir électoral durant six jours à travers 20 bureaux installés dans les trois circonscriptions électorales.

 

Le Consulat général d’Algérie à Tunis a ouvert 8 bureaux de vote dont 4 itinérants afin de faciliter l’opération de vote pour les électeurs dans 11 gouvernorats de Bizert à Kairouan (280 Km de la capitale).

 

Par ailleurs, 6 bureaux de vote ont été ouverts par le Consulat d’Algérie au Kef dans 5 gouvernorats tunisiens dont un bureau central et cinq itinérants tandis que le Consulat de Gafsa a aménagé 6 bureaux de vote répartis dans certains gouvernorats du sud tunisien. Ainsi, 9450 nationaux sont inscrits au niveau de la représentation consulaire de Tunis, 4056 au consulat de Kef et 1500 dans celui de Gafsa.

 

Le consul général d’Algérie à Tunis, Hebak Menad, a rappelé que les services consulaires algériens ont réunis tous les moyens humains et matériels à travers les 20 bureaux de vote répartis sur l’ensemble du territoire tunisien afin d’assurer le bon déroulement de l’opération de vote et mener à bien ce rendez-vous important dans l’Histoire de l’Algérie.

 

M. Hebak a par ailleurs salué la coopération des autorités tunisiennes à travers l’ouverture des établissements scolaires et les centres culturels afin d’assurer le bon déroulement dans ces élections notamment au plan sécuritaire en application du principe de réciprocité.

 

Les services consulaires algériens avaient mené des opérations de sensibilisation en faveur des membres de la communauté nationale en Tunisie quant à l’accomplissement du devoir national pour choisir leurs représentants au parlement. La sous-commission locale de la zone III relevant de la Commission nationale de supervision des élections législatives avait été installée auparavant au niveau de l’ambassade d’Algérie à Tunis.

 

Composée de quatre magistrats, cette commission a pour objectif de garantir la transparence et la régularité des élections législatives, d’examiner tout dépassement touchant la crédibilité du scrutin, de se prononcer sur les violations des dispositions de la loi organique relative aux élections et de prendre les décisions appropriées concernant les questions qui lui sont soumises par la commission de surveillance des élections.

 

Outre la supervision de l’aspect organisationnel à travers toutes les étapes de l’opération électorale et les visites de terrain pour veiller au respect des dispositions de la loi organique relative aux élections, la commission recevra les doléances émanant de tout électeur, candidat, institution ou instance administrative et prendra les décisions qu’elle jugera adéquates. donnetonavis

 

 

 

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Face à la pléthore de candidats: Les électeurs déroutés


La campagne électorale pour les législatives, arrivant à terme dans quelques jours, ne connaît pas dans sa dernière phase un engouement du public. Une virée sur le terrain nous renseigne sur la menace de l’abstention qui guette les élections législatives prévues pour le 10 mai avec ce qu’elle charrie comme appréhension sur une fraude programmée.

 

Quarante-quatre partis politiques et un grand nombre de candidats indépendants en lice pour les législatives croisent le fer pour remporter les 462 sièges de la future Assemblée.

Une tâche ardue, quand on voit le manque d’intérêt des populations blasées par les promesses et autres discours creux qui ponctuent les campagnes électorales et qui ne sont jamais suivis d’effet. Les panneaux d’affichage sont soit désespérément vides ou pleins à craquer selon le quartier où on se trouve. Les badauds ne manquent pas.

Ils regardent les affiches, lancent des remarques assassines et repartent en hochant la tête avec dégoût. Les jeunes, quant à eux, laissent libre cours à leur imagination et tournent volontiers en dérision les candidats. Ils n’hésitent pas à griffonner les affiches et à caricaturer certaines têtes de listes en leur ajoutant un grand nez de Pinocchio, des cornes de démons, une barbichette et des moustaches ou écrivent carrément des tags «el harba tsalek», «el harga» et ainsi de suite, tout ce qui peut exprimer leurs pensées profondes en quelques mots.

Les plus créatifs ont dessiné des graffitis en détournant les slogans des partis de façon ingénieuse. Certains plaisantins n’ont pas trouvé mieux que de coller l’affiche du gala de l’humoriste Abdelkader Secteur à côté de celles des candidats aux législatives. Une situation ubuesque qui ajoute plus de gouaillerie à la «foire».

NOMBRE EXCESSIF DE CANDIDATS

 

Le fait d’avoir augmenté le nombre de sièges en le portant à 462 pourvoir a aiguisé les appétits et encouragé la mentalité rentière, car on ne voit plus que les avantages financiers et autres privilèges liés au statut du parlementaire. Cependant, bien que les gens, généralement ne voient dans la course électorale qu’un moyen d’enrichissent et d’opportunisme politique, d’où l’incrédulité et le scepticisme ambiants, tout le monde ne semble pas détaché de la politique.

Si les jeunes marquent leur indifférence d’une manière cocasse, les plus âgés sont plus attentifs, conscients de la gravité du moment. Ils prennent leur temps quand ils s’arrêtent devant les panneaux d’affichage pour tenter de voir un visage familier souvent en vain.

C’est le cas de A. Ouakli, ingénieur de profession. Debout face à un panneau d’affichage implanté derrière l’arrêt de bus de Meissonnier à Alger-Centre, il est dubitatif. Abordé, il nous dit d’emblée : «On est perdu devant toutes ces listes, on ne connaît pas les candidats, à part quelques personnalités comme Louisa Hanoune, Djaballah, Bouchachi, Amar Ghoul ou Amara Benyounès et d’autres personnes qu’on voit à la télé ou sur les journaux, les autres, on ne sait pas d’où ils sortent.»

Un vieux monsieur se joint à la discussion et renchérit : «J’ai 64 ans, j’ai passé toute ma vie à Alger et toutes ces têtes, je n’arrive pas à en reconnaître une. Ce sont des inconnus, pour qui, on nous demande de voter, c’est ridicule.»

D’autres personnes vont mettre leur grain de sel. «Regardez, dit l’un d’eux, certains partis ont préféré coller les portraits de leurs chefs pour les mettre en valeur et ils ont délibérément écarté les autres candidats.» A. Ouakli ajoute en faisant la moue : «On voit le bricolage et le manque de préparation et puis la communication, c’est zéro tant du point de vue du contenu que le contenant. D’abord, les sigles, on ne les distingue pas, les conceptions sont mal faites et les slogans sont redondants.

On retrouve sur presque toutes les affiches des messages du genre équité, justice, jeunesse. Ça prête à confusion. Et puis on remarque qu’il y a beaucoup de femmes en hidjab, et on se demande où sont planqués les barbus alors qu’on sait qu’il y a des partis islamistes en compétition. On n’arrive pas à les différencier des autres. Je trouve qu’il y a trop de partis, et quand je vois tout ces candidats, je reste incrédule quant à leur capacités.»


ENTORSES AU CODE ÉLECTORAL

 

Cette réalité nous renvoie à nous interroger sur les atteintes faites au nouveau code électoral. Il s’avère que beaucoup de candidats et chefs de parti n’en font qu’à leur tête en bafouant les règles les plus élémentaires. L’article 71 relatif aux dispositions communes aux élus, de la loi organique du 12 janvier 2012 portant régime électoral est sans équivoque. Il stipule que «la déclaration de candidature résulte du dépôt, au niveau de la wilaya, d’une liste répondant aux conditions légales. Cette déclaration, faite collectivement, est présentée par un des candidats figurant sur la liste.

Cette déclaration, signée par chaque candidat, comporte expressément : les nom, prénom(s), surnom éventuel, sexe, date et lieu de naissance, profession, adresse personnelle et le niveau d’instruction de chaque candidat et suppléant et l’ordre de présentation de chacun d’eux sur la liste, le nom du ou des partis pour les listes présentées sous l’égide d’un parti politique, le titre de la liste, concernant les candidats indépendants, la circonscription électorale à laquelle elle s’applique, la liste comporte en annexe le programme qui sera développé durant la campagne électorale».

Ces informations sur les candidats doivent être portées sur les affiches mais elles ne sont pas respectées dans leur intégralité.

Quant au programme, on n’a pas vu grand monde le décliner durant la campagne qui tire à sa fin. Parmi les constatations qu’on peut faire, on citera les dimensions des affiches qui sont irrégulières et non uniformisées, les renseignements sur les candidats sont incomplets.

Beaucoup d’affiches manquent d’information ayant trait à l’âge et au niveau d’instruction. Certains candidats sont inscrits en tant que présidents d’APC ou encore présidents d’association, on se demande depuis quand les associations sont devenus des entreprises et l’activité associative une profession.

D’autres entorses gravissimes relèvent de l’éthique et de la déontologie constatées par la commission de Mohamed Seddiki comme l’utilisation de l’image du président de la République durant les meetings ou carrément la réappropriation de son programme présidentiel sans oublier l’usage des attributs et des biens de l’Etat et la propagande électorale sur les chaînes de télévisons privées. 

 

RETOUR À LA CASE DÉPART

 

La profusion de partis ressemble étrangement à la période post 5 octobre 1988 de par la flopée de formations politiques qui ont animé la scène nationale de l’époque avec l’avènement de l’ouverture et du pluralisme. On ne peut évoquer les réformes présentes sans faire l’analogie avec cette période cruciale qu’a connue l’Algérie. Beaucoup de partis de l’époque ont été le fruit de dissidences et de démissions opérées sur le vieux parti.

Ils ont fini par s’auto dissoudre, comme ce sera le cas pour certains nouveaux partis, résultant de scission, de divisions et de subdivisions. Ils seront appelés à disparaître s’ils n’ont le souffle long. A ce propos, il est notoirement connu que Abassi Madani, le président du parti dissous, n’était plus ni moins qu’un transfuge du FLN.

Mais à l’époque, les gens faisaient confiance à la politique et croyaient au changement avant de déchanter quand le terrorisme s’est installé pendant une décennie suite à l’arrêt du processus électoral.

La fraude qui hante les partis a toujours existé au plus fort moment des réformes et de la volonté de changement. Les leaders de l’ex-FIS qui jouissent de confort et de tribunes à l’étranger se font passer pour des victimes alors qu’ils ont ostensiblement recouru à la fraude. En témoigne le rapport du FLN, publié sur ses organes de presse, confisqués par l’Etat depuis, qui sont El Moudjahid et Echaâb. Ce rapport n’a jamais été pris en compte et a été sciemment mis dans les tiroirs.

Ce qui rend la question de la légitimité récurrente et elle se posera sans doute aux prochaines élections. Cette parenthèse fermée, ce qui frappe l’esprit dans la campagne électorale actuelle est le personnel politique. Les profils ont changé. Les avocats, les cadres, les commerçants et les entrepreneurs sont en force. Selon le sociologue Nasser Djabi : «Les réformes politiques actuelles ont été décidées sous la pression de l’extérieur.

C’est pour cela qu’on assiste au désordre politique dans lequel le citoyen ne se retrouve pas. Cette situation ressemble à la période des années 1990 où on a ouvert la porte à tout-va. Le pouvoir a verrouillé le jeu pendant 15 ans pour attendre les derniers jours avant le démarrage de la campagne électorale pour accorder les agréments.

Mais on s’interroge pourquoi il y a exclusion de certaines personnalités politiques comme Sid Ahmed Ghozali et Ahmed Taleb Ibrahimi qui eux sont des acteurs politiques connus. Ce qui a donné lieu à la mauvaise préparation des candidats, leur manque de formation et d’expérience de gestion politique, absence d’un vrai programme, de moyens humains et matériels.» Les citoyens sont méfiants car il y a des têtes qu’ils ont assez vues et qui ne sont pas crédibles à leurs yeux.

Ils se disent : «Est-ce que ces candidats sont capables de nous représenter, de défendre nos droits ? Sont-ils capables de légiférer, de s’opposer quand il y a lieu de l’être pour notre intérêt ?» Et d’ajouter : «Cette profusion de partis sans ancrage est voulue. Le ministre de l’Intérieur a annoncé que son département va accorder d’autres agréments à d’autres partis.

C’est une parodie de la démocratie, car une vraie démocratie repose sur un pouvoir, un contre-pouvoir et une opposition forte, nous ne sommes pas dans ce schéma. Il y a une volonté de discréditer les partis, et cela a commencé il y a bien longtemps. On a nourri après l’indépendance une culture visant à dire que le mouvement national a échoué. On l’a fait avec Ferhat Abbas et tant d’autres.» Concernant les profils des candidats, Nasser Djabi estime que «la crise que vivent les couches moyennes salariées qui étaient proches des élections a fait que ces couches ont terriblement régressé.

Ces couches étaient majoritairement constituées d’enseignants, mais leur statut social s’est effondré au profit de nouvelles catégories sociales comme les avocats, les médecins privés, les cadres de l’Etat, les commerçants et les entrepreneurs. Ce sont les nouveaux riches qui peuvent mettre de l’argent dans une campagne».  presse-dz

 

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Ouyahia brandit la menace de l’ingérence étrangère en cas de forte abstention


 

Ahmed_Ouyahia-.jpg

 

À la veille de la clôture de la campagne électorale, Ahmed Ouyahia, secrétaire général du RND, a animé ce samedi matin un meeting à la salle Harcha d’Alger. Comme à chaque déplacement du Premier ministre durant cette campagne électorale, un dispositif de sécurité a été mis en place autour de la salle Harcha. Mais cette fois, les policiers étaient plus discrets que d’habitude, bien que les mesures de sécurité n’aient pas changé : des militants venus assister au meeting de leur leader ont été empêchés d’accéder à la salle. La cause ? Ils n’avaient pas de badge. « Personne ne nous a parlé de cette histoire de badge », lance un militant à l’adresse des organisateurs. Mais ces derniers, intransigeants, ont expliqué qu’ils appliquaient les recommandations de la direction du parti. 


Le meeting était annoncé pour 10 heures. Or, à 10 h 30, confrontés à une salle quasiment vide, les organisateurs donnent l’ordre  d’ouvrir les portes d’accès « à tout le monde », même à ceux qui ne possèdent pas le fameux badge. Les gradins commencent à se remplir progressivement. Les équipes de campagne du RND sont soulagées. Ouyahia peut enfin faire son entrée dans la salle pour prononcer son discours.


 Le patron du RND commence son discours par un message de soutien au président Bouteflika. « En 99, le RND a mobilisé les Algériens dans cette salle pour défendre la candidature du président candidat Abdelaziz Bouteflika. À cette occasion, on lui réitère notre engagement à soutenir son programme aujourd’hui et demain ». Ahmed Ouyahia enchaîne avec un rappel des réalisations de son gouvernement dans tous les domaines. Le programme de développent économique a contribué, selon lui, à résorber le chômage. Il compare la mesure dite 51/49 sur les investissements étrangers à la nationalisation des hydrocarbures par le président Houari Boumediene. Pour le prochain quinquennat, Ahmed Ouyahia promet plus d’emplois, plus de sécurité et des formules de location de logement pour les jeunes. Ahmed Ouyahia s’est attaqué « aux démagogues » qui promettent dans leur campagne  électorale de distribuer l’argent de Hassi Messaoud au peuple. « Il ne faut pas croire à ces promesses », a‑t‑il averti.


Au chapitre politique, Ahmed Ouyahia a choisi une nouvelle fois de régler ses comptes avec ceux qui revendiquent la rupture avec le système actuel. « Le peuple algérien a payé très cher le choix de la rupture fait durant les années quatre‑vingt‑dix ». Au lieu de la rupture, le chef du RND défend la thèse du changement graduel qui se fera à travers des réformes politiques, économiques et sociales réfléchies et appliquées par les Algériens. Au terme de "printemps arabe", qui a touché les pays voisins en 2011, il préfère celui de « déluge arabe. « Le peuple algérien doit être vigilant. Après avoir détruit l’Irak, divisé le Soudan, cassé la  Libye, embarqué l’Égypte dans l’anarchie. Vient maintenant le tour du Mali ». Pour Ouyahia, l’Algérie n’a pas de leçon à recevoir en matière de démocratie : « Où était l’Occident lorsque les Algériens étaient assassinés et égorgés par les groupes terroriste à Bentalha et ailleurs ? », s’est‑il interrogé. 


Les critiques du chef du RND n’ont épargné personne, y compris les responsables de l’ex‑FIS qui ont appelé au boycott des élections. Ouyahia cite notamment Abassi Madani qui, « à partir de son paisible exil, tente de semer la fitna en Algérie  et de déstabiliser le pays à travers la chaîne de télévision Magharebia ». Mais Ahmed Ouyahia reconnaît que la situation est « grave ». « Soit on brandit le bulletin de participation, soit ils brandiront le principe d’ingérence dans les affaires internes au nom de la démocratie », a‑t‑il dit avant d’appeler les Algériens à voter massivement pour, tsa-algerie

 

 

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Belkhadem à Ain Defla: « Le FLN, c’est l’Assurance de l’Algérie»

 

Le premier secrétaire du parti du front de libération national, Abdelaziz Belkhadem a animé un meeting populaire jeudi après midi à la salle omnisport du chef-lieu de wilaya de Ain Defla dans le cadre de la campagne électorale pour les législatives, devant de nombreux sympathisants et militants de sa formation.

 

Visiblement très en forme, le SG du FLN a chauffé la salle en tirant à boulets rouges sur les candidats libres lesquels, selon lui, n’ont pas de programmes à présenter aux citoyens. Dans ce sillage, Belkhadem soutiendra que la démocratie, c’est d’abord l’alternance à travers des programmes et des propositions que le FLN avance, loin des alliances qui ne représentent aucun intérêt pour le pays, a-t-il encore souligné.

Dans la foulée, Belkhadem lancera : «nous avons l’expérience et nous savons gouverné».

S’adressant directement à l’assistance, le chef du vieux parti martèlera : « A ceux qui hésitent encore à aller aux urnes le 10 mai prochain, dites- leur que le FLN était et restera au pouvoir »! «Assurer la continuité des programmes et renforcer la stabilité du pays que d’aucuns voudraient voir s’ébranler à l’image de l’Egypte ou de la Libye, c’est ce à quoi œuvre notre formation», a ajouté l’orateur.

Appelant  à un vote massif pour le 10 mai  prochain pour barrer la route aux ennemis de l’Algérie  dira Belkhadem qui achèvera son discours par cette phrase tirée selon lui, du langage  populaire  « Le FLN, c’est  l’Assurance de l’Algérie ». elwatan

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