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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 05:12

Premiers décomptes: écrasante victoire de l’UGET

 

 

Uget1Cela fait trois jours que la campagne pour les élections dans les universités tunisiennes bat son plein dans les facultés, les écoles et les instituts. Les deux formations les plus importantes à savoir l'Union Générale des Étudiants de Tunisie (UGET), tendance gauche, et l'Union Générale Tunisienne des étudiants (UGTE), tendance islamiste, se disputent les sièges réservés aux étudiants dans les conseils scientifiques.

Les élections ont eu lieu aujourd'hui dans la majorité des établissements, et au vu de ce qui parvient des étudiants sur les réseaux sociaux, les premiers décomptes donnent l'UGET gagnante à une écrasante majorité, certains parlent même d'un Tsunami. http://www.webdo.tn

 

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L’UGET remporte les élections des conseils scientifiques

Tarek Saidi, le membre du bureau exécutif chargé des affaires universitaires à l’union générale des étudiants de Tunisie (UGET) a annoncé, mercredi 13 mars 2013, sur les ondes de Mosaïque Fm, quel’UGET  a remporté 250 des  sièges dans les élections des conseils scientifiques. Déclaration de Tarek Saidi

 

A faculté de médecine de Sfax L'UGET a obtenu  deux sièges parmi les trois  sièges réservés aux étudiants dans le conseil scientifique de la faculté.  Écoutez Jad Henchiri


Quant à Moneem Amemi, le membre du bureau exécutif de l’UGET à Sidi Bouzid a affirmé que son organisation a remporté 8 sièges dans les institutions universitaires dans la région et que la concurrence se poursuit encore pour 2 sièges à l’institut supérieur des études technologiques de Sidi Bouzid. 
Déclaration de Moneem Amemi  
mosaiquefm

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 12:59

La dépouille de Chokri sur l’avenue Habib Bourguiba 

 

Meurtre d'un responsable de l'opposition : "un tournant grave"

Chokri Belaïd, chef du parti des Patriotes démocrates, a été tué par balles en sortant de chez lui. Son frère accuse le parti au pouvoir, Ennahda, de l'avoir "fait assassiner".

http://referentiel.nouvelobs.com/file/5199131.jpg

Une figure de l'opposition tunisienne, Chokri Belaïd, a été tuée par balles mercredi 6 février à Tunis. Ses proches ont accusé les islamistes au pouvoir du crime. Le Premier ministre dénonce lui "un acte de terrorisme" dans un contexte d'instabilité croissante en Tunisie. Le président tunisien Moncef Marzouki a annulé sa participation au sommet de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) au Caire pour rentrer d'urgence à Tunis.

Quelque 200 personnes manifestaient ce mercredi matin pour dénoncer le meurtre devant le ministère de l'Intérieur sur l'avenue Habib Bourguiba, l'axe central de Tunis et haut lieu de la révolution de janvier 2011 qui a renversé le régime de Zine El Abidine Ben Ali.

"J'accuse Ennahda"

"Mon frère a été assassiné, je suis plus que désespéré", a lâché de son côté le frère du défunt, Abdelmajid Belaïd. Selon l'épouse de l'opposant et secrétaire général du parti des Patriotes démocrates, s'exprimant sur la radio Mosaïque, il a été touché par plusieurs balles alors qu'il sortait de chez lui.

Son frère a immédiatement accusé le parti islamiste Ennahda, qui dirige le gouvernement tunisien, d'être responsable du meurtre. "J'accuse [le chef d'Ennahda] Rached Ghannouchi d'avoir fait assassiner mon frère", a-t-il déclaré, sans plus d'explication pour étayer cette accusation.

Chokri Belaïd, 48 ans, critique acerbe du gouvernement actuel, avait rejoint cette année une coalition de partis de gauche, le Front populaire, qui se pose en alternative au pouvoir en place. 

"C'est un acte terroriste"

Le Premier ministre islamiste, Hamadi Jebali a immédiatement dénoncé le meurtre. "C'est un acte criminel, un acte de terrorisme pas seulement contre Belaïd mais contre toute la Tunisie", a-t-il dit à la radio Mosaïque FM, promettant de tout faire pour que le tueur soit arrêté rapidement.

"Le peuple tunisien n'est pas habitué à ce genre de choses, c'est un tournant grave (...) notre devoir à tous, en tant que gouvernement, en tant que peuple c'est de faire preuve de sagesse et de ne pas tomber dans le piège du criminel qui vise à plonger le pays dans le désordre", a-t-il déclaré.

Selon Hamadi Jebali, Belaïd a été tué de trois balles tirées à bout portant par un homme portant un vêtement de type burnous, sorte de long manteau traditionnel en laine avec une capuche pointue. Ennahda a de son côté dénoncé "un crime odieux visant à déstabiliser le pays".

"Le peuple veut une nouvelle révolution"

Devant l'hôpital du quartier Ennasr de Tunis, où la dépouille de Belaïd se trouve, une foule s'est aussi réunie hurlant sa colère et accusant Ennahda scandant: "Le peuple veut une nouvelle révolution", selon une journaliste de l'AFP présente sur place. "Ghannouchi sale chien", criait notamment le père de la victime, en larmes.

Hamma Hammami, le chef du Front populaire et proche de Belaïd, a dénoncé un "crime politique".

"Il a été commis par des partis politiques qui veulent enfoncer le pays dans le meurtre et l'anarchie. Tout le gouvernement, et tout le pouvoir assume la responsabilité de ce crime odieux car les menaces contre Chokri et d'autres ne datent pas d'aujourd'hui", a-t-il dit .

La Tunisie a vu se multiplier les violences sociales et politiques ces derniers mois. Plusieurs partis d'opposition et des syndicalistes ont accusé des milices pro-islamistes, la Ligue de protection de la révolution, d'orchestrer des heurts ou des attaques contre les opposants ou leurs bureaux.

Les partisans de ce mouvement sont accusés notamment d'avoir tué en octobre un dirigeant régional du parti d'opposition Nidaa Tounès à Tataouine. 

Par ailleurs, la Tunisie est plongée dans une impasse politique, faute d'un compromis sur la future Constitution qui bloque l'organisation de nouvelles élections.

Enfin, la coalition au pouvoir dominée par Ennahda traverse une grave crise, ses deux alliés de centre-gauche Ettakatol et le Congrès pour la République, réclamant un remaniement d'ampleur du gouvernement pour retirer aux islamistes des ministères régaliens. tempsreel.nouvelobs


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Chokri, hier .... Il réclamait la liberté et un pacte de paix

Le père de Chokri
 

Le président 

Le ministre de l'Intérieur
Le fils de Hached
L'épouse de Chokri
Hamma
La classe politique
Rached Ghannouchi
 
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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 03:09

Pétition (cliquer) : solidarité avec le professeur Kazdaghli et les universitaires tunisiens 

 

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Les étudiantes obligées de retirer le niqab au procès de Habib Kazdaghli

 

Le tribunal de première instance de la Manouba a décidé le report du procès du doyen de la Faculté des arts, des lettres et des humanités de La Manouba, Habib Kazdaghli au 15 novembre 2012. 
 

M. Kazdaghli est accusé d’avoir agressé une étudiante portant le niqab. Il est poursuivi pour actes de violence commis par un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions.
 

Au procès, les deux étudiantes sont arrivées habillées en niqab pour donner leur témoignage. Le juge les a cependant obligées à montrer leur visage. 
 

Par ailleurs, le collectif des associations de la société civile a organisé, ce matin, un rassemblement de soutien et de solidarité avec le doyen, devant le tribunal. A mentionner, également, qu’une délégation belge menée par Hervé Hasquin, secrétaire permanent de l'Académie royale de Belgique, se trouve actuellement à Tunis pour assister au procès de M. Kazdaghli et le soutenir.  

Pour leur part, les enseignants et les employés de la faculté ont porté, mardi, le brassard rouge pour marquer leur solidarité avec Habib Kazdaghli.
 

On notera également l’implication des services des Domaines de l’Etat qui interviennent suite au saccage du bureau du doyen. Ce bureau appartenant à l’Etat, cela devrait compliquer davantage la situation des deux étudiantes. businessnew


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Communiqué


L’association Forum Universitaire Tunisien (FUT), créée au lendemain de la révolution, plaide pour le respect des libertés académiques et la garantie de l’autonomie et de l’indépendance des institutions universitaires.

Dans ce contexte, le FUT exprime toute sa solidarité avec le Pr. Habib Kazdaghli, doyen de la Faculté des lettres, des arts et des humanités de Manouba (Flahm), à l’occasion de sa comparution, aujourd’hui, devant la justice tunisienne, suite à un procès intenté par une étudiante niqabée, qui prétendait avoir été agressée par le doyen en mars 2012.

Nous rappelons que la période de septembre 2011 à mars 2012 a été caractérisée notamment par un envahissement de groupes de salafistes, étrangers à la Flahm, des bureaux de l’administration de la faculté, un sit-in dans ses locaux et une interruption des cours pendant plus d’un mois, des violences verbales et physiques contre les étudiants, les corps enseignant et administratif, y compris le doyen lui-même, et une sérieuse entrave au bon déroulement des enseignements et des épreuves, soit par la violence, soit par l’utilisation de hauts parleurs à l’intérieur de la faculté, non autorisés par son administration.

Toutes ces perturbations étaient orchestrées pour s’opposer à une décision votée par le conseil scientifique de la Flahm, et qui obligeait les étudiantes niqabées à se découvrir le visage durant les enseignements et les séances d’examens. D’ailleurs, le FUT avait demandé, dans son communiqué du 3 octobre 2011, à l’autorité de tutelle, l’interdiction du port du niqab à l’université. 

L’année universitaire 2011-2012 a failli être compromise à la Flahm par ces comportements irresponsables, et l’indifférence de l’autorité de tutelle, sans le courage des enseignants de la faculté et de leur doyen.

Il est clair que ce procès n’est pas seulement intenté contre Pr. Habib Kazdaghli, mais contre tous les universitaires qui luttent pour le respect des règles édictées par les structures élues des établissements universitaires, dont le conseil scientifique.

D’une manière générale, le FUT exprime sa plus profonde inquiétude, et son indignation, face à la montée de la violence dans les enceintes universitaires qui a repris cette année, notamment à Jendouba, à la Faculté du 9 avril à Tunis, et il y a quelques jours au Campus de Tunis El Manar. 

Le FUT s’étonne également de l’absence des services de sécurité dans de pareilles circonstances et du laxisme de l’autorité de tutelle dans le soutien des décisions prises par les structures élues des Universités.

Le FUT exprime donc son soutien au Pr. Habib Kazdaghli et appelle tous ses membres à se mobiliser, jeudi, devant le tribunal de première instance de La Manouba, pour témoigner sa solidarité avec le doyen, exiger l’indépendance de la justice et dire NON à l’anarchie, à la violence et aux agressions morales et physiques.

Enfin, un Etat libre ne peut se concevoir sans une université libre et des universitaires respectés dans leur mission pédagogique et dans leur intégrité physique et morale.

 

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À Tunis, pour l'honneur de la démocratie

 

À l'intitiative de l'ULB, un certain nombre de personnalités se rend en Tunisie pour soutenir un professeur d'Université dont le procès commence aujourd'hui. Parmi eux Pierre Galand, président du centre d'action laïque. Il explique les raisons de cette démarche.

 

Il n’est pas fréquent, dans nos contrées, de voir un éminent professeur d’université, doyen de sa faculté, déféré devant un tribunal pour " faits de violence commis dans s’exercice de ses fonctions ". Il faudrait que les faits soient graves… De quoi donc a bien pu se rendre coupable le professeur Habib Kazdaghli, doyen de la Faculté des Arts, des Lettres, et des Humanités de l’Université de Tunis-La Manouba, qui risquera, ce 25 octobre, 5 ans de prison devant un tribunal tunisien ? D’avoir violenté deux étudiantes qui s’obstinaient à se présenter au cours en voile intégral (niqab).

Ce qui concerne le volet " violence " de l’affaire est une pure affabulation. Le véritable enjeu de l’affaire, c’est précisément la volonté du professeur d’affirmer qu’un visage dans une salle de cours est un préalable essentiel à une vie universitaire sereine et à un échange de savoir ouvert et riche entre professeurs et étudiants. Une prise de position insupportable pour les islamistes du parti Ennahda, au pouvoir à Tunis, poussés dans le dos par les salafistes dont on connaît bien à présent l’intransigeance sur les aspects les plus réactionnaires de soi-disant prescrits religieux.

Pour Habib Kazdaghli, cet épisode est la conséquence logique d’une série d’intimidations : au mois de décembre, il fêtera, si l’on ose dire, un an de harcèlement et de guerre des nerfs menés par une poignée d’extrémistes religieux que le gouvernement dominé par Ennahda n'a jamais condamné fermement. Après avoir revendiqué -calmement - pendant quelques semaines le port du niqab au sein de la Faculté, les salafistes ont haussé le ton pour faire plier Habib Kazdaghli. Occupation de l'université, séquestration du doyen, drapeau djihadiste devant La Manouba, rien n'y a fait. Habib Kazdaghli est resté ferme : le voile intégral n'a pas sa place à l'université. Et voilà pourquoi il se retrouve aujourd’hui devant un tribunal pour des faits inventés de toutes pièces, comme dans un mauvais film de série B à la sauce soviétique.

 

Un climat de peur

Les événements qui frappent depuis un an l'Université de Tunis-La Manouba sont en réalité le symptôme aigu du revers de la médaille de la révolution tunisienne : les pressions, les provocations et les intimidations qui s’exercent à l’encontre d’universitaires dans l’exercice de leur fonction, et ce alors que des hommes et des femmes du monde culturel tunisien sont eux aussi soumis aux mêmes menaces dans l’expression de leur activité artistique, constituent autant d'atteintes aux libertés promises par la révolution du 14 janvier 2011. Ils relèvent d'une politique concertée, dont l'objectif est d'imposer par la violence et par un climat de peur l'autoritarisme et la prévalence des normes religieuses. Remplacer une dictature par une théocratie répressive, où est le progrès ?

Le conseil d'administration de l’Université libre de Bruxelles s’est ému de cette situation et a exprimé, il y a un mois, sa solidarité avec les universitaires tunisiens qui défendent avec force et courage les valeurs universelles qui sont au fondement de l’enseignement et de la recherche scientifique. L’ULB  a apporté son soutien le plus ferme aux intellectuels tunisiens engagés dans la défense des libertés dans leur pays. C’est pourquoi j’ai accepté, en tant que président de la Fédération humaniste européenne d’accompagner la délégation belge se rendra le 25 octobre prochain à Tunis pour assister au procès de Habib Kazdaghli. Une délégation constituée du secrétaire perpétuel de l'Académie royale de Belgique Hervé Hasquin, de la vice-rectrice à la politique académique de l'ULB Annemie Schaus, de l'avocate pénaliste Michèle Hirsch et du professeur Jean-Philippe Schreiber (ULB).

 

Lutter contre l'obscurantisme

En renversant Ben Ali, les Tunisiens ont remporté la bataille des Droits de l'Homme et ont, depuis, retrouvé leurs libertés fondamentales (expression, vote, presse etc..). Hélas, rien n’est jamais acquis et à peine ces droits retrouvés, voilà qu’ils sont déjà battus en brèche par l’influence tentaculaire des extrémistes religieux. La résistance que leur oppose le doyen Habib Kazdaghli est à l'image du combat mené quotidiennement par tous les progressistes tunisiens qui déploient énormément d'efforts pour lutter contre l'obscurantisme. C'est ce combat que les libres penseurs défendent depuis la chute de l’ancien régime. Habib Kazdaghli n'a aucune garantie sur la régularité du procès ni sur le respect des droits de la défense. C’est pourquoi nous serons là, observateurs attentifs d’une cause lourdement symbolique pour l’avenir de la démocratie dans les pays du Maghreb libéré.

 

Pierre Galand, président de la Fédération Humaniste européenne (FHE)

Travaillant depuis des années dans le monde associatif, Pierre Galand est enseignant et milite en faveur du respect du droit international. Il est particulièrement connu pour son soutien à la cause palestinienne. Il a été sénateur socialiste coopté et est depuis 2007 président du centre d'action laïque. rtbf

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 19:42

Rassemblement prévu le jeudi 25 octobre2012 à 9.00 h, jour du Procès, devant le Tribunal de la Première Instance de la Manouba...

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Les étudiantes obligées de retirer le niqab au procès de Habib Kazdaghli



Le tribunal de première instance de la Manouba a décidé le report du procès du doyen de la Faculté des arts, des lettres et des humanités de La Manouba, Habib Kazdaghli au 15 novembre 2012. 
M. Kazdaghli est accusé d’avoir agressé une étudiante portant le niqab. Il est poursuivi pour actes de violence commis par un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions.
Au procès, les deux étudiantes sont arrivées habillées en niqab pour donner leur témoignage. Le juge les a cependant obligées à montrer leur visage. 

Par ailleurs, le collectif des associations de la société civile a organisé, ce matin, un rassemblement de soutien et de solidarité avec le doyen, devant le tribunal. A mentionner, également, qu’une délégation belge menée par Hervé Hasquin, secrétaire permanent de l'Académie royale de Belgique, se trouve actuellement à Tunis pour assister au procès de M. Kazdaghli et le soutenir. 
 
Pour leur part, les enseignants et les employés de la faculté ont porté, mardi, le brassard rouge pour marquer leur solidarité avec Habib Kazdaghli.
 
On notera également l’implication des services des Domaines de l’Etat qui interviennent suite au saccage du bureau du doyen. Ce bureau appartenant à l’Etat, cela devrait compliquer davantage la situation des deux étudiantes.businessnews

 

 

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Pétition (cliquer) : solidarité avec le professeur Kazdaghli et les universitaires tunisiens 


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Habib Kazdaghli : "Mon procès est une tentative de mise au pas de l'université tunisienne"

 

Habib Kazdaghli, le 5 juillet, lors de l'ouverture de son procès à Tunis.Habib Kazdaghli, le 5 juillet, lors de l'ouverture de son procès à Tunis. © Féthi Belaïd

 

 

Le 25 octobre, Habib Kazdaghli, doyen de la faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba (FLAHM) comparaît à nouveau devant le tribunal de première instance de Tunis. Soutenu par le conseil scientifique de la faculté, il s’était distingué par sa farouche opposition au port du niqab par les étudiantes pendant les cours et les examens, ce qui avait conduit au blocage de la faculté par des jeunes salafistes pendant de longues semaines, à la fin de 2011. Interview.


Aujourd’hui, Habib Kazdaghli est accusé d’agression par l’une de ces militantes radicales. Le ministère public ayant jugé bon de requalifier l’accusation en « acte de violence commis par un fonctionnaire dans l'exercice de ses fonctions », le doyen de la faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba (FLAHM) encourt cinq ans de détention (au lieu de quinze jours pour une agression sans gravité).


Avant même de commencer, le procès a pris une tournure politique en confrontant une nouvelle fois les modernistes et les laïcs, d’un côté, à la majorité gouvernementale, de l’autre. Pourtant, les étudiants salafistes, de leur propre aveu, affirment vouloir par tous les moyens détruire l’enseignement laïc qui symbolise, selon eux, la mainmise de l’Occident sur la société tunisienne. Bien que soutenu par des instances internationales, par des universités européennes et la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme, Habib Kazdaghli fait face au mutisme de son ministère de tutelle.


Jeune Afrique : de quoi vous accuse-t-on ?


Habib Kazdaghli : D’avoir giflé, le 6 mars, une étudiante qui avait comparu devant le conseil de discipline quelques jours auparavant. Il s’agit d’une opération orchestrée : ce jour là, elle m’avait agressé avec une de ses camarades et avait dévasté mon bureau, si bien que j’avais demandé l’intervention de la police. Pendant que je déposais plainte au commissariat, l’étudiante faisait venir une ambulance et m’accusait d’agression. Mais comment voulez-vous que je gifle une fille en niqab, on ne sait même pas où est sa joue !

Le projet sociétal des salafistes est afghan, et il a par le passé été rejeté par la Tunisie. En 1804, les tentatives de Mohamed Abdelwaheb ont été rejetées…


Dans quel état d’esprit affrontez-vous ce procès ?


J’ai confiance dans l’indépendance de la justice de mon pays, bien que tout le monde s’accorde sur le fait que cette affaire est instrumentalisée ; ce procès est une tentative de mise au pas de l’université tunisienne et une opération contre la démocratie.


Comment qualifieriez-vous la position du ministère de l’enseignement supérieur?


Elle est ambiguë ; alors que l’université tunisienne est un objet de fierté nationale, le ministère est en deçà de ce qui lui est demandé. Il est le premier à lâcher les universitaires. Le règlement stipule que le ministère fournit un avocat à tout fonctionnaire poursuivi en justice dans le cadre de ses fonctions, et cela n’a pas été le cas pour moi. En revanche, la mobilisation de la société civile, de la ligue tunisienne des droits de l’homme et de plus de 30 avocats volontaires, dont ceux de la centrale syndicale, constituent un appui inestimable.


Il a été prouvé que, lors du siège de la FLAHM, vous avez été attaqué et votre bureau détruit. Pourtant, c’est vous qui êtes sur le ban des accusés. Est-ce une manœuvre politique contre le corps universitaire ou contre vous-même, en tant que militant politique ?


Cette affaire porte sur un choix de société ; la Manouba symbolise la modernité, les attaques ont ciblé le savoir, une tradition tunisienne de progrès et d’ouverture qui remonte à Khéreddine et Bourguiba. L’université tunisienne, malgré ses difficultés, est un exemple, un lien avec l’extérieur. Il s’agit aussi, pour ces étudiants, de démonter les institutions puisqu’ils ne reconnaissent ni le système d’élections universitaires ni les élus du collège ou du conseil scientifique. Il faut noter que ceux qui ont ciblé la faculté sont les mêmes que l’on retrouve le 14 septembre durant l’attaque de l’ambassade américaine : ils tissent une toile. Mais leur projet sociétal est afghan, et il a par le passé été rejeté par la Tunisie. En 1804, les réformateurs tunisiens ont rejeté les tentatives de Mohamed Abdelwaheb…


Où en est la question du port du niqab dans les facultés tunisiennes?


Soyons clairs : la faculté n’est pas contre le port du niqab, mais notre règlement intérieur prévoit qu’en cours ou pendant les examens, les étudiantes doivent se dévoiler.

Le tribunal administratif s’est prononcé dans le sens du conseil scientifique des facultés, mais c’est bien le ministère qui fait pression en allant à l’encontre de tous les avis. Soyons clairs : la faculté n’est pas contre le port du niqab, notre règlement intérieur prévoit l’égalité des étudiants face au savoir et c’est à ce titre qu’en cours ou pendant les examens, les étudiantes doivent se dévoiler. Sinon elles sont libres de se vêtir comme elles le souhaitent. L’espace de l’université est républicain et égalitaire.


L’enseignement supérieur est-il en danger ?


Oui, absolument, le métier est fragilisé par cette volonté cachée d’installer un projet sociétal étranger à la Tunisie. Si on casse l’université, on détruit en partie le pays. Elle est un bastion du progrès qui a déjà subi le despotisme de Ben Ali et les dirigeants actuels doivent prendre leurs responsabilités. Pourtant, dans cette phase postrévolutionnaire, on aurait pu s’employer à engager des réformes nécessaires pour préserver cet acquis national qu’est l’université. Jeuneafrique

 

 

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Pétition (cliquer) : solidarité avec le professeur Kazdaghli et les universitaires tunisiens 

 


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Aux Démocrates Tunisiens ou Amis de la Tunisie qui n’ont pas encore signé le Manifeste International de Solidarité

 

Aux Démocrates Tunisiens ou Amis de la Tunisie qui n’ont pas encore signé le Manifeste International  intitulé " Manifeste de solidarité avec le Professeur Kazdaghli et les universitaires tunisiens" et initié par les Professeurs Marc FELLOUS et Robert ZITTOUN.

 

1.Étant persuadé que vous partagez les valeurs sous-tendues par ce Manifeste, je suis sûr que l’absence de votre signature sur ledit Manifeste est due à un oubli. Or, l’impact et le poids d’un Manifeste sont fonction du nombre de signataires et, dans ce Procès de la Honte, il y va du Projet de Société qui va primer demain dans notre Tunisie. Aussi, à vos Signatures, s’il vous plaît !


2. Extrait de mon Article intitulé  " Procès de la honte : Démocrates Tunisiens, d’ici et d’ailleurs, à vos signatures ! ",paru sur le  Lien suivant :

http://www.legrandsoir.info/proces-de-la-honte-democrates-tunisiens-d-ici-et-d-ailleurs-a-vos-signatures.html

 

" En réalité, ce Procès, tout cousu de fil blanc, a un caractère éminemment politique, comme l’a soutenu, lors de de la première audience, Maître Mohamed Hedi Laabidi, membre (mandaté par la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme) de la pléiade d’avocats de la défense en affirmant : "Il ne fait aucun doute que le Gouvernement est impliqué dans ce Procès(…) C’est un montage, car le Doyen refuse de s’inscrire dans un modèle de société (…) contraire à la Modernité ".

 

C’est un Procès qui s’intègre, naturellement, dans une stratégie visant la Wahhabisation lente et progressive de notre pays, pays caractérisé jusqu’alors par une Société Ouverte et un bien-vivre-ensemble trois fois millénaire. Cette stratégie a été, admirablement, exposée, par Rached Ghannouchi , Président-Fondateur-Guide-Suprême du Parti Islamiste Ennahdha au pouvoir, dans une Vidéo filmée à son insu, mise en ligne le 9 octobre 2012 et massivement relayée, par la suite, sur Internet à travers les réseaux sociaux ".

 

3.À l’attention de ceux qui ont trouvé, ou bien qui trouveront, des difficultés pour signer ledit Manifeste :

 

a. Vous cliquez sur le Lien suivant :

http://www.petitions24.net/solidarite_avec_le_pr_kazdaghli_et_les_universitaires_tunisiens

Apparait, alors, le Texte du Manifeste  et,  tout en bas de cette Page, apparait  le tableau à remplir.

 

b. Après avoir rempli ledit tableau, vous cliquez sur :

« Signer cette pétition », se trouvant juste après ce tableau.

 

c. À l’adresse e-mail que vous avez donnée, vous recevrez, immédiatement, un courriel pour confirmer votre  Signature (opération essentielle).

 

4. Et, pour terminer, n’oubliez pas le Rassemblement prévu le jeudi 25 octobre2012 à 9.00 h, jour du Procès, devant le Tribunal de Première Instance de la Manouba, Rassemblement appelé par plusieurs Associations de la Société Civile et dont l’une des Pages Facebook est :

https://www.facebook.com/events/298138110298831/ Source

 

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Pour la défense de Habib Kazdaghli et des libertés en Tunisie

 

HABIBKAZDAGHLI

Le procès de Habib Kazdaghli, doyen de la Faculté des Lettres de Manouba, reprendra le 25 octobre 2012, à la veille de l’Aïd El-Idha, la fête du sacrifice musulman.

Ironie du sort, prédestination, coïncidence troublante ou hasard objectif (formule ô combien appropriée dans le contexte de l’atmosphère surréaliste où ce procès nous plonge!), le doyen, dont on veut faire le bouc-émissaire de l’incurie du gouvernement à gérer les problèmes de l’université tunisienne, à qui on veut faire endosser la responsabilité de l’interminable crise du niqab et qu’on veut punir à cause de son engagement sans faille en faveur de la défense de l’autonomie institutionnelle et des libertés académiques, risque d’être immolé à l’autel du fanatisme religieux et des tentatives de talibanisation de l’enseignement tunisien.

Un climat inquisitorial et liberticide

L’opinion universitaire, les observateurs judiciaires et les défenseurs des libertés tant au niveau national qu’international, échaudés par le climat inquisitorial et liberticide qui règne dans le pays, craignent en effet que le procès intenté contre le doyen de la Faculté des lettres, des arts et des humanités de Manouba (Flahm), pour une agression imaginaire, ne continue à être mené dans l’esprit de cette justice orientée et instrumentalisée, combattue avec une grande détermination par les magistrats tunisiens mais que le nouveau pouvoir tente de perpétuer, et qui a caractérisé l’instruction du dossier et la première audience du procès.

C’est cette justice qui a permis, en l’absence de preuves et sur la seule base de la plainte déposée par l’agresseur, de mettre d’abord en examen un doyen agressé à l’occasion de l’exercice de ses fonctions et d’alourdir ensuite les charges retenues contre lui, en dépit du témoignage favorable d’un fonctionnaire présent au moment des faits et disculpant le doyen des accusations calomnieuses portées contre lui.

Un renversement des valeurs

Curieux et consternant renversement des valeurs qui vous transforme une  victime en agresseur et qui fait d’un plaignant un coupable comme l’illustre la tragique histoire de cette jeune fille violée par deux policiers et qui se retrouve devant le juge d’instruction, sur la base d’une plainte des violeurs, pour être inculpée «d’obscénité ostentatoire préméditée»!

Cette peur d’une condamnation surréaliste et inique explique l’ampleur de la mobilisation nationale en faveur du doyen de la Flahm et l’action de solidarité internationale sans précédent dans l’histoire en faveur d’un tunisien injustement poursuivi  et de la cause  des libertés en Tunisie.

Sur le plan national, c’est l’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires, nouvelle appellation du Comité de défense de l’autonomie institutionnelle, des libertés académiques et de soutien à la Flahm, qui a donné le ton en initiant un«Manifeste de solidarité avec le Doyen Habib Kazdaghli, l’artiste Nédia Jelassi et tous les défenseurs des libertés académiques, de la liberté de création et de la liberté de presse» et en le mettant en ligne sur le site Pétitions-24.

La société civile en première ligne du combat

Ce manifesteaété signé jusqu’à présent par plus de 1.500 universitaires, artistes, journalistes, militants de la société civile et des partis politiques, défenseurs de droits humains parmi lesquels des signataires prestigieux comme Maya Jribi, Ahmed Brahim, Saâdedine Zmerli.

Il a été suivi par la publication le vendredi 19 octobre, à l’initiative  de la coordination de la coalition des Ong (un réseau de plus de 40 Ong parrainé par la Ligue tunisienne des droits de l’homme, Ltdh), de l’Association de défense des valeurs universitaires, de l’Observatoire des libertés académiques dépendant de la Fédération générale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique d’un «Appel pour la défense des libertés académiques, de la liberté de presse et de la création artistique et pour une action de solidarité avec le Doyen Habib Kazdaghli, les artistes poursuivis en justice et les journalistes».

LeManifeste ainsi que l’Appel demandent l’acquittement du doyen et le non-lieu pour les artistes Nadia Jelassi et Mohamed Ben Slama, «d’abord persécutés par des extrémistes religieux au nom de ‘‘l’atteinte au sacré’’ et faisant maintenant l’objet de poursuites judiciaires»,  en marge de l’affaire du Palais d’El Abdellia, selon les termes même du manifeste.

L’Appel invite, quant à lui, «l’ensemble des universitaires, des artistes, des créateurs, des journalistes, des défenseurs des droits de l’hommes et des acteurs de la société civile ainsi que tous les Tunisiens attachés à l’avenir des libertés dans notre pays, à se rassembler, le jeudi 25 octobre 2012, à 9 heures du matin, devant le Tribunal de première instance de La Manouba, pour exprimer leur solidarité avec le doyen, pour protester contre le procès qui lui est intenté et pour exiger son acquittement, l’abandon toutes les poursuites à caractère politique et la traduction en justice des véritables coupables dans l’affaire de la Faculté et dans les autres affaires».

Ce premier rassemblement sera suivi d’une manifestation devant le siège de l’Assemblée nationale constituante (Anc) «pour revendiquer l’inscription de la liberté de la presse et de la création artistique et des libertés académiques dans la Constitution».

Le procès d’Habib Kazdaghli donne ainsi l’occasion, par le biais du Manifeste, de l’Appel et des deux rassemblements, aux associations de la société civile, aux partis politiques démocratiques, aux Tunisiens que l’avenir des libertés en Tunisie inquiète et qui craignent que la transition démocratique ne devienne une transition théocratique, de se mobiliser pour la défense des libertés balbutiantes et du projet de société, objet d’un consensus national depuis plus d’un demi-siècle qui a permis des avancées significatives dans le domaine de l’enseignement, en dépit des lacunes persistantes, et dans celui des droits de la femme. Les deux textes insistent sur le climat inquisitorial et liberticide  qui règne dans le pays, sur les violences et les persécutions dont l’intelligentsia tunisienne a été l’objet aussi bien à l’université que dans les locaux de la presse ou dans les galeries d’art, espaces où dans les républiques civiles et démocratiques s’épanouissent la liberté d’expression et la liberté de la création.

De ce point de vue, ils ont le mérite de mettre l’accent sur la pomme de discorde entre les partis démocratiques et les partis théocratiques en Tunisie. Ces derniers substituent, aux concepts d’autonomie de l’enseignement, de liberté artistique et de liberté de création, d’indépendance de la presse, les notions d’asservissement de l’enseignement, de l’art et de la presse à des convictions religieuses qui feraient se retourner dans leurs tombes les illustres ulémas disparus de la Zitouna s’ils apprenaient à quel point l’islam et véritables enseignements sont gauchis par  les extrémistes religieux.

Les signataires du Manifeste tiennent à rappeler au ministre de l’Enseignement supérieur «que les codes vestimentaires universitaires, scolaires et professionnels ne sont pas régis, dans les républiques civiles et démocratiques, par des lois votées par les parlements ou les assemblées constituantes mais fixés par la profession à partir de motivations qui font prévaloir l’efficience pédagogique ou l’efficacité professionnelle sur les considérations politiques, religieuses ou sectaires». Ils insistent aussi sur le fait qu’il ne peut pas y avoir de démocratie sans le respect des normes internationales dans la pratique du journalisme et d’un code de déontologie journalistique universel et que «l’atteinte au sacré» est un subterfuge grossier pour museler les artistes.

Une conférence de presse est prévue tenue mercredi 24 octobre au siège de la Ltdh par l’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires, l’Observatoire des libertés académiques et le Forum universitaire tunisien pour expliquer la position de l’intelligentsia tunisienne au sujet du procès et de l’atteinte aux libertés.

Une forte mobilisation internationale

En Europe, leManifeste de solidarité avec le Pr Kazdaghli et les universitaires tunisiens, initié depuis le mois de juillet par le professeur Robert Zitoun, a fait le tour de l’Europe. Il a reçu plus de 1.800 signatures d’universitaires, d’intellectuels, de professionnels des sciences, des arts et des lettres principalement de France (1.450 environ), de Tunisie mais aussi de 27 autres pays. Parmi les signatures, on compte celles prestigieuses de Fethi Ben Slama, Albert Fert, Claude Hagège, Françoise Héritier, Albert Jacquard, Axel Kahn, Abdelwahab Meddeb, Edgar Morin, Didier Sicard, Alain-Gérard Slama, et Mustapha Tlili. Une délégation des signataires a été reçue par l’ambassadeur de Tunisie à Paris. Des démarches similaires ont été faites auprès des ambassadeurs de Tunisie à Rome, à Madrid, le lundi 22 octobre, et à Berlin, le jeudi 18. Le manifeste, signé par 195 intellectuels allemands, a été remis à l’ambassadeur tunisien à Berlin par Anne Groth, députée au Bundestag allemand.

La Fédération internationale des droits de l’homme (Fidh) a délégué en Tunisie Me Marie Guiraud. L’Université Libre de Bruxelles qui a soutenu le doyen de la Flahm dès le début de la crise du niqab a jugé utile de déléguer deux éminentes personnalités belges, Hervé Hasquin, secrétaire perpétuel de l’Académie royale de Belgique, ancien ministre-président de la Fédération royale Wallonie-Bruxelles, et Pierre Galand, président de la Fédération humaniste européenne. Ils donnent une conférence de presse, mercredi 24 octobre, à l’hôtel Africa, à 18 heures, pour présenter à la presse la position de l’Ulb au sujet du procès d’Habib Kazdaghli.

Des lendemains qui déchantent

Enfin le directeur exécutif de l’association internationale Scholars at Risk, venu en Tunisie au mois de juin 2012 pour une mission d’enquête sur les violations de libertés académiques, a envoyé, le mardi 23 octobre, une lettre de trois pages au ministre de l’Enseignement supérieur et à celui de la Justice au sujet du procès intenté à Habib Kazdaghli. Après avoir présenté les arguments qui disculpent le doyen des accusations portées contre lui, il invite les deux ministres «à intervenir… pour que l’on abandonne les charges à l’encontre du Doyen Kazdaghli» ou, a minima, pour s’assurer «que l’affaire sera instruite en adhésion avec les critères internationalement reconnus d’un procès équitable, comme cela est garanti par la Déclaration universelle des droits de l’homme  et la Convention sur les droits civils et politiques ratifiées par la Tunisie». Il réitère aussi dans ce message la demande formulée en juin dernier aux autorités tunisiennes d’adresser «au public un message clair» où il l’assurera que «l’Etat tunisien protégera ses institutions universitaires et leur personnel, et ce faisant, protégera également l’espace de critique et d’expression, l’enseignement, la recherche et la publication contres les menaces, quel qu’en soit l’origine».

Ces appels d’ici et d’ailleurs seront-ils entendus? La tournure que prendra le procès pendant l’audience de la veille de l’Aïd El Idha et celles qui suivront nous fournira des éléments de réponse à cette question. Mais ceci est une autre histoire dont l’issue dépendra aussi, en grande partie, du contexte politique qui prévaudra dans le pays au cours des prochaines semaines et de la résistance de la société civile.

Sans vouloir jouer les Cassandre, je dirai que le climat actuel augure de lendemains qui déchantent surtout après l’assassinat politique de Lotfi Naqdh, président de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche (Urap) à Tataouine et coordinateur général de Nida Tounès dans la région. Par Habib Mellakh kapitalis

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 04:31

Pétition (cliquer) : solidarité avec le professeur Kazdaghli et les universitaires tunisiens 

 


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Aux Démocrates Tunisiens ou Amis de la Tunisie qui n’ont pas encore signé le Manifeste International de Solidarité

 

Aux Démocrates Tunisiens ou Amis de la Tunisie qui n’ont pas encore signé le Manifeste International  intitulé " Manifeste de solidarité avec le Professeur Kazdaghli et les universitaires tunisiens" et initié par les Professeurs Marc FELLOUS et Robert ZITTOUN.

 

1.Étant persuadé que vous partagez les valeurs sous-tendues par ce Manifeste, je suis sûr que l’absence de votre signature sur ledit Manifeste est due à un oubli. Or, l’impact et le poids d’un Manifeste sont fonction du nombre de signataires et, dans ce Procès de la Honte, il y va du Projet de Société qui va primer demain dans notre Tunisie. Aussi, à vos Signatures, s’il vous plaît !


2. Extrait de mon Article intitulé  " Procès de la honte : Démocrates Tunisiens, d’ici et d’ailleurs, à vos signatures ! ",paru sur le  Lien suivant :

http://www.legrandsoir.info/proces-de-la-honte-democrates-tunisiens-d-ici-et-d-ailleurs-a-vos-signatures.html

 

" En réalité, ce Procès, tout cousu de fil blanc, a un caractère éminemment politique, comme l’a soutenu, lors de de la première audience, Maître Mohamed Hedi Laabidi, membre (mandaté par la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme) de la pléiade d’avocats de la défense en affirmant : "Il ne fait aucun doute que le Gouvernement est impliqué dans ce Procès(…) C’est un montage, car le Doyen refuse de s’inscrire dans un modèle de société (…) contraire à la Modernité ".

 

C’est un Procès qui s’intègre, naturellement, dans une stratégie visant la Wahhabisation lente et progressive de notre pays, pays caractérisé jusqu’alors par une Société Ouverte et un bien-vivre-ensemble trois fois millénaire. Cette stratégie a été, admirablement, exposée, par Rached Ghannouchi , Président-Fondateur-Guide-Suprême du Parti Islamiste Ennahdha au pouvoir, dans une Vidéo filmée à son insu, mise en ligne le 9 octobre 2012 et massivement relayée, par la suite, sur Internet à travers les réseaux sociaux ".

 

3.À l’attention de ceux qui ont trouvé, ou bien qui trouveront, des difficultés pour signer ledit Manifeste :

 

a. Vous cliquez sur le Lien suivant :

http://www.petitions24.net/solidarite_avec_le_pr_kazdaghli_et_les_universitaires_tunisiens

Apparait, alors, le Texte du Manifeste  et,  tout en bas de cette Page, apparait  le tableau à remplir.

 

b. Après avoir rempli ledit tableau, vous cliquez sur :

« Signer cette pétition », se trouvant juste après ce tableau.

 

c. À l’adresse e-mail que vous avez donnée, vous recevrez, immédiatement, un courriel pour confirmer votre  Signature (opération essentielle).

 

4. Et, pour terminer, n’oubliez pas le Rassemblement prévu le jeudi 25 octobre2012 à 9.00 h, jour du Procès, devant le Tribunal de Première Instance de la Manouba, Rassemblement appelé par plusieurs Associations de la Société Civile et dont l’une des Pages Facebook est :

https://www.facebook.com/events/298138110298831/

 

Merci pour votre soutien et bien cordialement,  Salah HORCHANI  mediapart

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 05:09

Échange d'idées et de convenances politiques à propos d'un secteur d'éducation qui se meurt … Acteur principal : le ministre de l’enseignement supérieur...

 

 

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Commission d'enquête sur les incidents survenus à la faculté 9 Avril

 

Une commission regroupant des professeurs universitaires, des étudiants, des cadres administratifs et des représentants de syndicats a été formée jeudi 4 octobre à la faculté 9 Avril pour enquêter sur les incidents survenus la veille dans cet établissement universitaire, a annoncé Noureddine Kridis, doyen de la faculté, à l'agence.


 

Il a souligné que l’UGET revendique la création d’une commission nationale pour débattre de la situation dans les universités tunisiennes et trouver des solutions radicales aux problèmes de sécurité, rejetant le retour de la police universitaire.


Selon un représentant de l’Union générale tunisienne des étudiants (UGTE) Mohamed Boughanmi, ces heurts se sont produits quand des membres de l’UGET sont intervenus pour les empêcher d’exercer «des activités culturelles».


Le syndicat de l’enseignement supérieur a appelé à un rassemblement vendredi matin devant le ministère de tutelle pour dénoncer les actes de violences commis en milieu universitaire.


Le secrétaire général de la fédération générale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Houcine Boujarra a déploré, quant à lui, la passivité des ministères de l’Intérieur et de l’Enseignement supérieur face à ces violences qui se sont poursuivies pendant trois heures.


Il a appelé à l’ouverture d’une enquête administrative et policière pour identifier les responsables de ces actes portant préjudice à l’intégrité des universités. Boujarra a tenu à préciser qu’il n’est pas permis à l’UGTE, qui n’a pas, jusqu’à ce jour, obtenu son autorisation légale, d’exercer des activités à l’intérieur de l’université.


Il s’est dit étonné d’entendre le ministre de l’enseignement supérieur parler dans une déclaration à une radio tunisienne sur ces derniers évènements, de l’existence de deux syndicats étudiants. espacemanager

 

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Sit-in à la porte de Moncef Ben Salem : Non à la violence à l’université

 

Plusieurs professeurs universitaires ( quelques dizaines ) ont observé, ce vendredi 5 octobre, un sit-in de protestation devant le siège du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique à Tunis, exprimant leur refus catégorique des violences qui ont ciblé, ces derniers jours, les établissements universitaires ( université de Jendouba ,faculté du 9 avril à Tunis… ). 

 

Les protestataires ont scandé des slogans bannissant la violence et appelant au dialogue et à l’indépendance des universités

 

Le secrétaire général de la fédération générale de l’enseignement supérieur, Houcine Boujarra a indiqué à l’agence officielle Tap que ce mouvement est un message aux autorités sécuritaires, pour qu’elles assument leur rôle dans la protection des établissements universitaires.

 

« les forces de l’ordre ne sont pas intervenues à la faculté de Jendouba, malgré les appels incessants du doyen et des membres du conseil scientifique qui ont été verbalement agressés et enfermés par un groupe d’étudiants.

 

Le syndicaliste a demandé du ministère de l’enseignement supérieur l’islamiste d’Ennahdha ,Moncef Ben Salem ,de présenter des propositions urgentes à même de mettre fin à cette spirale de violence dans les universités.

Il a déploré la passivité du ministère face aux récents évènements survenus dans les deux facultés.

 

Le secrétaire général du syndicat de base de la faculté des sciences juridiques, économiques et de gestion, Baccar Ghrib a mis l’accent sur l’importance pour l’exécutif de prendre connaissance de la réalité sécuritaire « précaire » dans l’université tunisienne .

 

Rappelons que des violences ont éclaté à la faculté des lettres à l’avenue 9 Avril entre des militants de gauches ( UGET ) et des activistes de l’UGTE ( satellite du mouvement islamiste Ennahdha au pouvoir ) .La faculté a été obligé de fermer ses portes durant 3 jours. tunisiefocus

 

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 05:13

 

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Bousalem: des inondations aux bombes lacrymogènes!

 

Les habitants de la ville, encerclée par les eaux, manquent de tout et se sentent abandonnés par le gouvernement. Ils ont fini par mettre les feux dans certains bâtiments publics. Pour éviter le pire, police et armée entrent en ligne.


 

Municipalités et délégations incendiées, le siège des Recettes des impôts, le lycée mixte, le poste de police, celui de la circulation et la maison du délégué ont été saccagés. Et ce n’est pas tout. La route nationale n° 6 a été coupée à maintes reprises dans la journée, des jets de pierres et des confrontations avec les forces de la sécurité et celles de l’armée...

Voilà à quoi ressemble Bousalem dimanche toute la journée. Mais pourquoi tout cela?

Les habitants de Bousalem (gouvernorat de Jendouba) vivent ces derniers jours un quotidien infernal à cause des catastrophes naturelles (inondations, froid, isolement...). Ils manquent de tout. Et ils attendent beaucoup du gouvernement qui, selon eux, n’a rien fait pour leur venir en aide à temps.

La visite d’une délégation ministérielle samedi à la ville a attisé encore leur colère. Ils ont cru que le chef du Gouvernement, qui était en visite dans la région, allait être à leur écoute. Or il n’a pas mis les pieds dans leurs quartiers inondés. Ceci a fait monter davantage la tension.

Dimanche, tard dans la soirée, les internautes se sont partagé de mauvaises nouvelles: un renfort de l’armée et celui de la police en direction de la ville.

Pour secourir les habitants ou pour les mater ?

source kapitalis

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 04:11

 

Avertissement !


 
La région de Jendouba 
 

 

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 17:17

 

وﻠاﻴﺔ ﺟﻨدوﺒﺔ ﺗدﻌﻮ إﻠﻰ اﻠاﺘﺼاﻞ ﻋﻠﻰ اﻠرﻘﻢ اﻠأﺨﻀﺮ 80101510 ﻟﺘﻨﺴﻴﻖ وﺼوﻞ اﻠﻘواﻔﻞ اﻠﺘﻀاﻤﻨﻴﺔ إﻠﻰ اﻠﻤﻨاﻄﻖ اﻠﻤﻌﻨﻴﺔ

اﻠﻜاﺘﺐ اﻠﺤﻘﻴﻘﺔ

اﻠﺴﺒﺖ, 11 ﻓﻴﻔرﻲ 10:32 2012

 

ﺗدﻌﻮ اﻠﺴﻠﻂ اﻠﺠﻬوﻴﺔ ﺑوﻠاﻴﺔ ﺟﻨدوﺒﺔ اﻠﺠﻤﻌﻴاﺖ وﻤﺨﺘﻠﻒ ﻣﻜوﻨاﺖ اﻠﻤﺠﺘﻤﻊ اﻠﻤدﻨﻲ اﻠﺘﻲ ﺗﻨﻈﻢ ﻗواﻔﻞ ﺗﻀاﻤﻨﻴﺔ ﻟﻔاﺌدﺔ ﻣﺘﺴاﻜﻨﻲ

اﻠﻤﻨاﻄﻖ اﻠﻤﺘﻀررﺔ ﻣﻦ ﻣوﺠﺔ اﻠﺒرﺪ ﺑاﻠﺸﻤاﻞ اﻠﻐرﺒﻲ إﻠﻰ اﻠاﺘﺼاﻞ ﺑﻤرﻜﺰ اﻠوﻠاﻴﺔ ﻋﻠﻰ اﻠرﻘﻢ اﻠأﺨﻀﺮ

80 101 510 ﺑﻬدﻒ اﻠﺘﻨﺴﻴﻖ وﺘأﻤﻴﻦ

وﺼوﻞ ﻫذﻪ اﻠﻘواﻔﻞ إﻠﻰ اﻠﻤﻨاﻄﻖ اﻠﻤﻌﻨﻴﺔ وإﺤﻜاﻢ ﺗوزﻴﻊ اﻠﻤﺴاﻌداﺖ ﻋﻠﻰ ﻣﺴﺘﺤﻘﻴﻬﺎ.

 

425172 2955254733338 1620565352 2563766 2124285822 n

Thala 2012

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 20:11
8:45pm

The Libya Agency for Relief and Humanitarian Assistance is calling for aid to help shortages of food, medical supplies, fuel supplies and ambulances equipped to perform operations - as well as insulin for diabetics, hygiene pads for patients, water sanitation filters, communications equipment and LPG liquid gas. 

If you have access to any of those things, you can get in touch with them by clicking here.

 

Lien : http://blogs.aljazeera.net/live/africa/libya-live-blog-march-6-0

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