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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 01:34

Les Tunisiens entre l’inflation et les apprentis-sorciers du FMI

 

http://mag14.com/images/stories/2013/Janvier/fmi-tunisie.jpg

Peut-on réellement espérer une sortie de crise, et l’apaisement des régions, en suivant les mêmes recettes économiques qui ont justement mené à la Révolution ? Il est permis d’en douter. En attendant, on annonce l’augmentation des prix du carburant.

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Le prix de l’essence augmentera de 100 millimes/litre et le Gasoil  de 80 millimes/litre. Et la facture de la Steg sera désormais plus pesante, puisqu’une augmentation de 7% sera appliquée, prochainement, sur l'électricité destinée à la consommation non familiale.

En revanche, le ministre des Finances, M. Elyes Fakhfakh, a annoncé, lors d'une conférence de presse, tenue ce lundi 4 février, au siège de la Banque centrale de Tunis (BCT), que le prix du pétrole lampant et celui des bouteilles de gaz de pétrole liquéfié (GPL) destiné à l'usage domestique resteront inchangés.

Ces augmentations, dont la date de mise en application n'a pas été encore fixée, permettront, selon le ministre, d'alléger la charge de la subvention que l'Etat assume. Faut-il y voir la patte du Fond Monétaire International  dont une mission a séjourné ces jours-ci en Tunisie ? Certainement en partie.

Puisque le responsable a affirmé que «le ministère des Finances se penche, actuellement, en collaboration avec le FMI et l'Institut national de la statistique (INS), sur l'élaboration d'une étude approfondie sur le système de subvention en Tunisie». Et on apprend ainsi que «des reformes structurelles seront programmées à même d'orienter les subventions aux personnes qui ont en vraiment besoin à la lumière des résultats de cette étude».

Or d'après les premiers indicateurs de cette étude, publiés par l’agence Tap, «seulement 10% des familles tunisiennes démunies et 70% de la classe moyenne en Tunisie bénéficient du système de subvention, alors que les hôtels et les restaurants en profitent à 22%».

M. Fakhfakh a précisé que le «réajustement partiel permettra également de réduire le volume de la subvention, programmé dans le cadre du budget de l'Etat pour l'exercice 2013, en le portant de 4700 millions de dinars(MD) à 4200 MD».

 

Les émeutes du pain
 

Reste maintenant à savoir si les «réformes structurelles» en question ne toucheront pas aussi de plein fouet le portefeuille des classes moyennes dont le pouvoir d’achat a été sérieusement malmené par la crise. Et en l’occurrence, les Tunisiens ont vécu dans leur chair les velléités «d’ajustement structurel» préconisées par le FMI dans les années 80 du siècle dernier.

Pour ceux qui l’auraient oublié, la décision de «réduire» le déficit de la caisse générale de compensation en 1984, avait conduit à la flambée des prix du pain, des pâtes, et autres produits de première nécessité. L’Etat a dû reculer face aux émeutes du pain, réprimées dans le sang. Et à l’époque, le pouvoir n’avait pas réellement prévu cette flambée soudaine de violence entamée dans la rue tunisienne exsangue. Sauf que les indicateurs et la politique économique choisie laissaient clairement envisager le pire. Le même scénario pourrait-il se répéter ?

Certes, aujourd’hui, il n’a pas été question (pas encore ?), de baisser la subvention de l’Etat au niveau de produits essentiels dans le quotidien du Tunisien moyen. Sauf que celui-ci est déjà à bout de force, puisque son niveau de vie ne cesse d’être grignoté par l’inflation. Et dans un contexte politique particulièrement instable, une nouvelle grogne sociale risquerait de donner un coup fatal à la transition. Peut-on réellement espérer une sortie de crise, et l’apaisement des régions, en suivant les mêmes recettes économiques qui ont justement mené à la Révolution ? Il est permis d’en douter. Attention, danger. mag14

 

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FMI : La Tunisie continue de s’endetter, un « crédit de choc » de 2,7 milliards de dinars 

 

Un accord de confirmation à titre de précaution pour un montant de 2,7 milliards de dinars qui seront mis à la disposition de la Tunisie aux fins d’utilisation au cas où le besoin s’en ferait sentir, et dès la survenance d’un événement justifiant le recours à ces fonds, comme par exemple des évolutions de conjoncture au sein de l’Union européenne affectant directement et négativement l’économie tunisienne. Souvent utilisé par les pays à revenu intermédiaire et plus récemment par des pays avancés, l’accord de confirmation est remboursable sur 5 ans avec une période de grâce de 3 ans et un taux d’intérêt de 1,1%. Ce crédit s’étale sur une période de 12 à 24 mois et pourra aller jusqu’à 36 mois, mais pas au-delà.

Ayant pour objectif de s’attaquer à des problèmes de balance des paiements à court terme, ce crédit devrait être utilisé dès lors que la Tunisie n’aurait pas l’intention de faire des tirages sur les montants approuvés mais conserverait l’option d’y recourir en cas de besoin.

Les négociations sont en cours entre la Tunisie et le Fonds monétaire international (FMI) pour finaliser les ultimes détails. Aucun accord n’a été conclu à ce jour. Les discussions devraient être achevées vers la fin du mois de mars prochain en vue de sa présentation au cours d’un Conseil ministériel, début avril 2013.

C’est dans ce cadre, déjà, que le gouverneur de la Banque centrale, Chedly Ayari, a tenu ce lundi, 4 février 2013, une conférence de presse pour apporter des précisions sur cette ligne de crédit et couper cour à toutes les interprétations.

 

Le retrait pour 2014 !

 

En effet, selon Chedli Ayari, cet accord n’aura pas d’effets négatifs sur l’endettement de la Tunisie, car il faut faire la différence entre s’endetter pour investir et s’endetter pour consommer.

Il a expliqué également que cette ligne de crédit sera utilisée seulement, en cas de choc exogène. Selon les premières prévisions, les 2,7 milliards de dinars ne seront pas retirés en 2013, mais très probablement, durant l’année 2014. D’après lui, plusieurs pays dans le monde parmi ceux qui n’ont pas connu de crise, ont sollicité déjà ce type de crédit.

A la question d’Africanmanager de savoir s’il s’agit d’un programme d’ajustement structurel (PAS) ou non, le gouverneur de la BCT, a indiqué que cette opération n’a rien à voir avec le PAS : « Nous ne sommes ni dans la culture ni dans le système d’un PAS », a fait savoir le gouverneur de la BCT, en soulignant que la Tunisie a besoin de financements externes et qu’il n’existe pas de solutions miracles pour faire évoluer les choses : « Il faut chercher ailleurs sinon il n’y aura pas ni croissance, ni salaires », a-t-il affirmé.

Selon lui, le recours au financement externe doit être maîtrisé plutôt au niveau de son volume, son taux et son utilisation.

 

Chedli Ayari prend le contrepied de Jacques Attali !

 

D’autre part, Chedly Ayari s’est inscrit en faux contre ce qu’avait soutenu l’économiste français, Jacques Attali, en faisant savoir que le taux de l’endettement de la Tunisie se situe actuellement à 46% du PIB, et que selon les projections de la BCT, ce taux restera inchangé jusqu’à l’année 2016.

Il a ajouté que l’endettement extérieur ne serait catastrophique que s’il était utilisé pour couvrir les dépenses de l’Etat, ce qui n’est pas le cas pour cet accord visant à créer de la richesse et de la valeur pour le pays : « Il ne faut pas être mythifié par les chiffres. On est conscient de l’endettement et on va essayer de le maîtriser », a-t-il déclaré.

 

On n’a pas gagné la bataille !

 

Au sujet de la situation économique du pays, Chedly Ayari a expliqué que « Nous ne sommes pas sortis de la récession, mais on n’a pas gagné encore la bataille. Il faut avoir une visibilité politique claire, car la demande est aujourd’hui forte pour clarifier la feuille de route du gouvernement.

De son côté, Amine Mati, chef de division adjoint au FMI, akah précisé que le FMI est intervenu suite à l’appel de la Tunisie pour engager des réformes financières, améliorer le climat des affaires, et s’attaquer, entre autres, au chômage et aux disparités régionales.

Dans un communiqué, la mission du FMI, a souligné, quant à elle, que les négociations sont à un stade avancé pour arriver à un accord de confirmation à titre de précaution pour un montant de 2,7 milliards de dinars. « La mission a soumis ses observations sur le programme du gouvernement aux autorités tunisiennes. Elle maintiendra un contact étroit avec celles-ci, lors de la finalisation des derniers détails de ce programme de réforme, et pour atteindre les objectifs budgétaires qu’elles se sont fixées pour l’année 2013. Au cours des prochaines semaines, la mission continuera à travailler avec les autorités tunisiennes pour finaliser l’accord de confirmation qui appuiera le programme économique du gouvernement en vue de sa présentation au Conseil d’Administration du FMI en mars 2013 ».

 

Hausse des prix des carburants et de l’électricité !


Lors de cette rencontre, le ministre des Finances, Elyes Fakhfakh a confirmé de nouveau l’augmentation prochaine des prix des carburants et de l’électricité. L’augmentation envisagée des prix de l’essence aura le même niveau que celle annoncée en septembre 2012, soit de 100 millimes le litre, tandis que celui du gasoil serait de 80 millimes.

Le ministre des Finances a révélé, également, que la facture de la STEG sera augmentée de 7%. Il a précisé, par contre, que cette augmentation va concerner le secteur industriel (haute tension), et non pas les ménages.

L’augmentation va concerner aussi les prix des cigarettes. La valeur de la hausse n’est pas encore définie.

Au sujet de la situation financière du pays, Elyes Fakhfakh a déclaré à Africanmanager qu’il s’agit d’une situation difficile mais qui n’est pas catastrophique. « On n’est pas dans une zone rouge. On va renouer avec une croissance positive et ramener la confiance dans l’investissement à travers la mise en place de plusieurs réformes structurelles », a-t-il assuré.  Khadija Tabouli africanmanager

 

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 05:23
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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 20:08

Cliquer : Projet de budget pour l'exercice 2013

 

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Principales données sur le budget de l'Etat 2013


Le projet de budget de l'Etat pour l'exercice 2013 (dépenses et gestion) s'élève à 26 milliards 792 millions de dinars, soit une hausse de 4,9% (1241 millions de dinars) par rapport aux résultats prévus dans le cadre du budget 2012.

Les ressources propres de l'Etat s'élèvent à 19975 millions de dinars et les ressources d'emprunt sont évaluées à 1976 millions de dinars.
 

Les ressources propres sont réparties entre les recettes fiscales (16650 millions de dinars) et les recettes non fiscales (3325 millions de dinars).

Il y a lieu de rappeler que la part des ressources propres dans le budget de l'Etat, pour l'année 2013, est de 75% contre 77% en 2012 et 81% en 2011.

Les dépenses de gestion sont estimées à 16972 millions de dinars, enregistrant une hausse de 14,8% par rapport à 2012 en raison essentiellement de la hausse des salaires attribués dans le secteur public compte tenu des recrutements additionnels programmés à savoir 23 mille postes d'emploi en plus du maintien des dépenses de compensation à un niveau élevé.

Les dépenses de gestion sont réparties comme suit: 
Dépenses salariales: 9781 millions de dinars 
Dépenses de compensation:4200 millions de dinars 
Dépenses d'équipement: 997 millions de dinars 
Dépenses hors compensation:1500 millions de dinars 
Dépenses imprévues:494 millions de dinars
5500 millions de dinars ont, par ailleurs, été alloués aux dépenses de développement et un montant de 100 millions de dinars sera consacré aux crédits du trésor, outre la somme de 4220 millions de dinars dédiée au service de la dette publique (capital et intérêt). maghrebemergent

 

 

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Budget 2013: un programme prioritaire de relance ou un prolongement d'un héritage passé (Synthèse)

 L'avarice en ressources financières de l'Etat, le glissement de la convertibilité du dinar durant le premier semestre de cette année et la flambée des cours des matières premières et des hydrocarbures sur les marchés internationaux "représentent les principales pressions auxquelles le gouvernement devra faire face", a expliqué jeudi le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali aux députés de l'Assemblée Constituante.

Accompagné des ministres de son gouvernement, M. Jebali a prononcé la déclaration gouvernementale relative au budget d'Etat tunisien pour l'exercice 2013 qui sera débattu par les 217 députés avant de l'approuver en séance plénière.

L'actuel gouvernement tunisien s'est fondé en préparant le budget d'Etat et la loi des finances pour 2013 sur les indicateurs qu'il a jugé positifs tout au long de 2012 à savoir un déficit budgétaire limité à 6,6%, une hausse de 6,6% des ressources fiscales injectées dans le budget d'Etat, d'après le document officiel de la déclaration dont une copie a été transférée à l' Agence de presse Xinhua.

"L'approche de développement ainsi que les principales orientations de la loi de finances 2013 repose sur la poursuite de la concrétisation des programmes urgents entamés en 2012 et la satisfaction des attentes incessantes des Tunisiens durant cette période délicate", a indiqué le chef du gouvernement tunisien lors de son discours.

Avec une hausse de 4,9% par rapport aux prévisions du budget d' Etat complémentaire de 2012, le budget d'Etat 2013 sera en volume de l'ordre de 26 792 millions de dinars (un dinar vaut 0,64 USD) " Ce qui reste un volume record en comparaison avec 2010 et 2011", a fait remarquer le PM tunisien M. Jebali.

Un programme prioritaire pour la prochaine étape de la transition

A travers le budget d'Etat 2013, l'actuel gouvernement se voit capable de promouvoir le développement à l'intérieur du pays, minimiser la disparité régionale, améliorer le mode de vie des catégories démunies et maitriser les pressions fiscales.

La Constituante tunisienne examinera début 2013 le projet d'un nouveau Code d'investissement après avoir appliqué des réformes profondes au niveau de son contenu. Les députés devraient également débattre et approuver un nouveau projet de loi sur le partenariat entre les secteurs privé et public, toujours d'après le Premier ministre Jebali.

Le programme des priorités présenté par M. Jebali prend compte d'une dizaine de points dont le respect des équilibres généraux du pays, rétablir la stabilité et la sécurité (conditions fondamentales du développement), accélérer la création d'emploi, promouvoir le développement régional, combattre la pauvreté, maîtriser les prix, lutter contre la corruption, améliorer les services et réussir de prochaines élections transparentes qui seront supervisées par une instance supérieur indépendante et soumises à un double contrôle tunisien et international.

Les chiffres officiels contenus dans la déclaration du gouvernement indiquent que l'année 2012 a été marquée par une amélioration des investissements qui ont évolué de 13,4%, "suite à la consolidation des investissements publics dans l'infrastructure et l'équipement", a expliqué M. Jebali.

Cette hausse a concerné également les investissements directs étrangers (IDE) et l'investissement privé qui ont atteint un total de 2 400 millions de dinars grâce notamment aux réformes fiscales et la mobilisation de ressources financières étrangères en plus de l'apport de la coopération internationale.

Manque d'une vision dans les attentes du pays

Bien qu'elles ambitionnent de toucher une croissance de 4,5%, accélérer la création d'emploi, préparer un climat d'affaires, concrétiser la justice sociale, promouvoir le pouvoir d'achat du citoyen et stimuler l'investissement privé, les orientations de l' actuel gouvernement tunisien pour 2013 n'ont pas été tellement appréciées par certains députés de l'opposition voire même de la coalition tripartite au pouvoir.

D'une façon générale, le discours du Premier ministre tunisien à l'occasion de la déclaration gouvernementale sur le budget d' Etat 2013 "est un discours en-deçà des attentes", a confié au correspondant de l'Agence de presse Xinhua le député Ahmed Brahim. Dirigeant dans le secrétariat national de la Voie démocratique et sociale (un parti de l'opposition), M. Brahim a affirmé que la Tunisie vit une période de pré-révolution, mais les grandes orientations économiques et sociales ne sont pas différentes à celles de l'ancien régime de Ben Ali : "Il n'y a pas de vision digne des attentes du pays concernant le rôle stratégique de l' Etat qui ne doit pas toujours compter sur le secteur privé pour développer les régions de l'intérieur où l'infrastructure est extrêmement arriérée".

Sur le plan politique, a poursuivi M. Brahim, aucune mesure sérieuse vers un consensus national loin de l'exclusion n'a été observée de la part du gouvernement sans pour autant nier des "pas positifs" au niveau du rôle de l'Etat dans la préservation des libertés et la lutte contre les "milices" qui prétendent imposer leur propre loi. "Nous espérons cette fois que les engagement du gouvernement seront tenus", pour reprendre les expressions de M. Brahim.

Risque de reproduire les fautes du gouvernement prédécesseur

L'actuel gouvernement semble être sur le point de gérer l' héritage de l'ancien régime et celui du gouvernement sortant "peut- être avec un degré moindre, mais les dirigeants de l'actuel gouvernement poursuivent vraisemblablement le même chemin", a déclaré Haithem Belgacem, député et président du bloc parlementaire du Congrès pour la République (parti de l'actuel chef d'Etat et l'un des partis au pouvoir).

"Aujourd'hui, on prétends des programmes et un modèle économique révolutionnaire et s'éloigner de tout ce qui est dépendance aux crédits étrangers d'autant plus que la subvention de l'Etat doit cibler la production au lieu de la consommation".

Dans le cadre d'une approche qui rompt avec le passé, "la Tunisie doit être préparée à une éventuelle crise d'ici 2015 à l' échelle mondiale" a ajouté M. Belgacem en faisant aux politiques économiques de l'Etat notamment concernant le rapport entre importations et exportations. Dans ce sens, le député a cité l' exemple du lait où la Tunisie avait récemment importé d' importantes quantités de la Slovénie suite à une pénurie locale.

D'après M. Belgacem, au lieu de faire recours à l'Union européenne, "force sera de travailler sur la promotion et la commercialisation du produit tunisien à l'étranger. Bien qu'on soit membre du gouvernement, la politique économique du pays n'est pas fondée sur des mesures réellement structurelles mais plutôt sur des mesures correctives et d'ajustement.

La déclaration du gouvernement à l'occasion du budget d'Etat 2013 a porté un contenu riche en indicateurs qui augurent d'un début de relance économique à partir de 2013 mais l'état des lieux réel de la situation (avis des citoyens, experts et analystes locaux) vient contredire les chiffres officiels annoncés par les dirigeants et semer un certain "brouillard" essentiellement en ce qui concerne le taux de chômage, le pouvoir d'achat, les équilibres financiers de l'Etat ainsi que le mode de vie, la création d'emploi et richesse et le développement régional. french.new

 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 02:31

Une possible privatisation de la production de l’électricité

 

Présent pour l'inauguration du Forum international de l'énergie durable WSEF (World Sustainable Energy Forum) tenu au Parc des expositions du Kram, le ministre de l'Industrie, Mohamed Lamine Chakhari, nous a déclaré qu'il est possible d'accorder à des sociétés privées, l'autorisation de produire de l'électricité.

 

Regroupant les professionnels du secteur des énergies durables et technologies vertes, la première édition du Forum international de l'énergie durable WSEF (World Sustainable Energy Forum) 2012, qui se tient du 14 au 16 novembre à Tunis, a été inaugurée par le chef du gouvernement Hamadi Jebali, avec la présence du ministre de l'Industrie Lamine Chakhari, Moncef Ben Salem ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et Madame Wided Bouchamaoui présidente de l'UTICA.

 

Dans son discours prononcé lors de la première journée du Forum, le ministre de l'Industrie a déclaré que « Cette manifestation est une occasion pour découvrir les nouveautés dans le domaine des recherches scientifiques et technologiques», et d'ajouter que «le partage des expériences permettra de nouer des partenariats dans le domaine de l'économie Verte ». Le ministre a précisé que le gouvernement tunisien tient à l'économie verte en soutenant la participation des institutions économiques au sein du système de réhabilitation de l'environnement, la production propre et la gestion des technologies propres. «Le gouvernement tunisien a œuvré avec les parties concernées et la société civile pour mettre en place une stratégie pour la maîtrise de l'énergie et pour promouvoir les énergies renouvelables afin de faire face à l'augmentation continue des prix des carburants sur les marchés mondiaux, et mettre en valeur la richesse de la Tunisie en énergies alternatives».

 

Concernant la privatisation de la production de l'électricité en Tunisie, le ministre de l'Industrie nous a affirmé qu'« il est possible d'accorder l'autorisation à des sociétés privées pour la production de l'électricité ». «Nous sommes en train de revisiter le cadre législatif en question car actuellement la production et la distribution de l'électricité sont propres à la STEG (Société Tunisienne d'Electricité et de Gaz), et les conditions des activités de ces sociétés seront bien étudiées aussi bien dans les centrales classiques qu'en ce qui concerne les énergies renouvelables».

 

EnerSol 2012 se tient du 14 au 16 novembre et réunit des exposants provenant de 15 pays, parmi lesquels l'Allemagne, la Chine, l'Espagne, l'Italie, la France et les Etats-Unis, ainsi que des spécialistes tunisiens et internationaux, autour d'un thème d'avenir : «Les énergies durables et les technologies propres.». L'évènement s'inscrit dans le cadre de «L'année internationale de l'énergie durable pour tous», déclarée par de l'assemblée générale des Nations Unies. Au programme de ce forum, des expositions des professionnels du secteur, galerie de l'innovation, des Forums politiques, scientifiques, technologiques, de la société civile et emplois verts.  http://www.tekiano.coml

Vous pouvez suivre l'actualité d'EnerSol sur ce lien http://www.enersol-wsef.com/.

 

 

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Tunisie/Europe : Quelles implications du statut de partenariat privilégié ?

Rafik Abdessalem et Stephane Füle.La Tunisie a accédé au statut de partenaire privilégié de l’Union européenne, et ce à l’occasion de la 9ème session du conseil d’association tuniso-européen, tenue le lundi 19 novembre à Bruxelles sous la coprésidence de Rafik Abdessalem, ministre des Affaires étrangères tunisien, et Štefan Füle, commissaire à l'élargissement et à la politique européenne de voisinage, et en présence d’Erato Kozakou-Marcoullis, ministre chypriote des Affaires étrangères, dont le pays assure la présidence tournante de l’Union européenne. 

Cet accord prévoit un plan d’action visant à développer la coopération entre la Tunisie et l’Union européenne dans les différents domaines sur la période 2013/2017. Ce qui induit une intensification du dialogue politique, la mise en place de formules contractuelles pour un échange économique plus approfondi et plus global, à même de permettre une plus grande intégration économique dans le marché intérieur européen, et d’ouvrir de nouveaux horizons aux exportations tunisiennes, annonce un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Le plan d’action prévoit un renforcement de la coopération dans le domaine de la recherche scientifique, des affaires sociales, et de la facilitation de la circulation des personnes sur la base d’une approche globale envers la question de l’immigration, la création de postes d’emplois notamment dans les régions démunies, et le renforcement du soutien financier européen à la Tunisie, à travers les différents mécanismes de coopération européens, ajoute le communiqué. 

"Nous avons mis en place un plan d’action.  Nous allons définir nos priorités et notre vision de ce partenariat, la partie européenne va faire de même et nous allons parvenir à une formule consensuelle au service des intérêts des deux parties", a déclaré hier le chef de la diplomatie tunisienne au 20 heures d’al-Wataniya. 

Le nouvel accord de partenariat tuniso-européen embrasse tous les secteurs : sécurité, immigration, recherche scientifique, ouverture du ciel, secteur agricole et services. L’accord d’association entre la Tunisie et l’Union européenne signé en 1995 a excepté jusque-là l’agriculture et les services soumis à des négociations spécifiques.  

Ce nouveau plan d’action offre "une feuille de route ambitieuse qui traduit la volonté de la Tunisie de développer les réformes dans tous les domaines", a dit stephan Füle. Il fournit "le cadre stratégique pour l'accompagnement de l'UE aux réformes et au processus démocratique en Tunisie", a-t-il déclaré dans une conférence de presse relayée par le site de la délégation de l’union européenne en Tunisie.

Les deux parties ont convenu d'entamer les négociations pour un accord de ciel ouvert, a-t-il indiqué. "Nous sommes convaincus qu'une conclusion rapide de ces négociations profiterait sensiblement au tourisme, à l'emploi et à la reprise économique en Tunisie".
 
Cet accord offre l’opportunité à la Tunisie d'une intégration progressive de son économie dans notre marché intérieur. "Cela permettra non seulement d'améliorer l'accès au marché et de stimuler les réformes, mais aussi d'envoyer un signal clair d'ouverture et de confiance aux investisseurs", a ajouté le commissaire européen.
 
Il a promis "des progrès rapides" dans les négociations sur le partenariat de mobilité qui permettront "d'offrir une première réponse concrète et symbolique aux attentes des Tunisiens en matière de mobilité et d'échange de main d'œuvre".
 
Pour rappel, la Tunisie a demandé l’accession au statut avancé auprès de l’UE sous l’ancien régime, mais l’Europe n’a pas accédé à ses sollicitations répétées, en protestation des violations et des abus constatés en matière de démocratie et de droits de l’Homme.

L’accession de la Tunisie à ce statut suscite des grincements de dents dans certains milieux politiques et de la société civile, qui invoquent la fragilité de l’économie tunisienne incapable de concurrencer les économies européennes, s’agissant notamment du secteur agricole. 

L’union européenne est le premier partenaire de la Tunisie, et polarise 80 % de nos échanges économiques. http://www.gnet.tn

 

 

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Le  statut de partenariat privilégié : El Watania fait son show 

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Tunisie - UE : Partenaire privilégié…Ni partenaire ni privilégié ?

 

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Le 19 novembre 2012 est un jour à marquer d’une pierre blanche pour la Tunisie, elle accède, enfin, au statut de partenaire privilégié de l’Union Européenne. Statut langui, cependant, au processus lent et endigué durant des années par la fameuse question des droits de l’Homme du temps de Ben Ali. 
Ainsi l’accord entre la Tunisie et l’UE a-t-il été signé à l’occasion de la 9ème session du conseil d’association tuniso-européen, tenue le lundi 19 novembre à Bruxelles sous la coprésidence de Rafik Abdessalem, ministre des Affaires étrangères tunisien, et Štefan Füle, commissaire à l'élargissement et à la politique européenne de voisinage, et en présence d’Erato Kozakou-Marcoullis, ministre chypriote des Affaires étrangères. 

Cet accord prévoit une consolidation de la coopération entre les deux parties prenantes ayant trait à divers domaines, à savoir : la recherche scientifique, les affaires sociales, la circulation des personnes (en la facilitant par le biais d’une approche globale concernant la question de l’immigration), la création d’emplois (notamment dans les régions démunies) ainsi que l’aide financière. Bref, l’UE s’engage envers la Tunisie, sur une période de cinq années, à lui apporter l’assistance technique et financière à même de hisser les secteurs de l’économie nationale et par ricochet, ériger la position de la Tunisie dans la sphère méditerranéenne. De quoi nous en mettre plein la vue !

Les résultats escomptés de ce partenariat se dessinent sur trois grandes lignes : le doublement des aides financières, l’accessibilité des produits agricoles au marché européen et la promotion des industries tunisiennes. Et c’est congrûment, ce croquis qui pose un franc souci pour une jolie frange d’économistes et de politiciens de chez nous. Voici le scénario appréhendé par ceux-là : ce partenariat embrassant davantage l’annonce politique, a de grands airs de contrecarrer la réformation du tissu économique. Et ce n’est guère les arguments qui manquent : du côté du secteur agricole, et eu égard à l’état des lieux actuel, les produits que la Tunisie pourra exporter sur le marché européen ne seront nullement compétitifs. Sachant que l’agriculture fait vivre plus de 12% de la population, ce secteur assume deux rôles : économique et social. De ce fait, il pèse lourd dans l’assiette économique nationale, et accuse, pourtant, un manque criant de structures de financement et de progrès technique. 

La Tunisie ne devra donc souffrir aucun compromis sur la question de l’agriculture, à défaut de quoi, l’emploi en pâtira, et le système social sera déséquilibré. En 1995, lorsque la convention de la zone de libre-échange a été signée entre la Tunisie et l’UE, une étude prospective sur l’impact de ce partenariat sur l’agriculture, a été menée. Le but étant de palper les différents risques encourus et dénicher les remèdes nécessaires, si moyen est. Seulement voilà, pour le statut de partenaire privilégié, aucune autorité de tutelle n’a daigné entreprendre des enquêtes types, par surcroît, dans le contexte d’une conjoncture économique nationale et internationale sujet à caution. 

Hamma Hammami, porte parole du Front Populaire, qui a, à ce titre, organisé une manifestation contre l’accord du statut privilégié devant la Kasbah, a crié haut et fort son refus de cet accord, en l’occurrence sur le plan de la forme. Selon M. Hammami, un gouvernement provisoire n’est pas habilité à négocier des accords stratégiques qui engagent la Tunisie sur le long terme. Bien entendu, le fait que l’ensemble des partenaires sociaux n’aient pas été consultés au préalable dans les négociations de l’accord, a de même été motif de contestation. 

Un autre secteur est également en ligne de mire, celui des services. La Tunisie est appelée, dans le cadre du partenariat privilégié, à libérer le secteur des services, en ce sens que des entreprises européennes auront la possibilité d’y accéder. Ainsi pourront-elles, à titre d’exemple, répondre à des appels d’offre en Tunisie. Néanmoins, la réciprocité dans ce cadre ne peut être vérifiée. Comment ? En fait le secteur des services en Europe est difficile à libérer en l’absence de la liberté de circulation des personnes. S’ajoute à cela, la complexité de l’obtention des visas pour les entreprises tunisiennes afin qu’elles puissent s’installer sur le marché européen.

Contrairement au Front Populaire et ses partisans, Mahmoud Baroudi, député de l’Alliance démocratique, a salué, lui aussi haut et fort, la signature de l’accord du statut avancé. Il déclare sur les ondes d’une radio régionale que : « C’est un statut exceptionnel, qui nous honore, cela prouve que nous avons réalisé des progrès, malgré les difficultés qui ont jalonné le pays. Je le considère comme le couronnement du processus révolutionnaire du peuple tunisien ». M. Baroudi ajoute, en outre, que l’attribution à la Tunisie du statut d’observateur au sein du Conseil d’Europe ne peut être qu’une fierté pour l’ensemble des Tunisiens ainsi qu’une opportunité à ne pas laisser filer pour eux, en s’appuyant sur la question des droits de l’Homme.

Par ailleurs, il a été question d’un don pour la Tunisie, toujours dans le cadre de l’accord, et un don pas des moindre : 68 millions d’euros. Et ce n’est pas tout. Car, chaque année, la Tunisie pourra bénéficier d’un soutien financier variant entre 400 et 600 millions d’euros. Cette somme colossale représente un renflouement des caisses de l’Etat d’un ordre « privilégié », et le budget de l’Etat bénéficiera de ses conséquences, plutôt généreuses. 

Et c’est là que nous serons tentés de nous demander : « où est le défaut alors ? » Parce qu’en harpant les lignes de l’accord du statut privilégié, nous comprenons que c’est « tout bénef » pour la Tunisie et l’économie nationale. Toutefois, le bémol est là, bien présent : l’Union européenne affiche un intérêt particulier à la Tunisie et aux pays de la région méditerranéenne, craignant les perturbations d’ordre politique et social, par surcroît. L’Europe mise gros sur le fleurissement de la croissance économique dans la région, en vue de réduire les disparités sociales et le taux de chômage, ce qui fermera la porte à l’immigration. Oui, car l’Europe ne veut plus s'ouvrir à nos immigrés, qu’ils soient légaux ou clandestins d’ailleurs. Bien que le quota fixé par l’UE en termes d’immigration n’ait jamais été atteint, le flux migratoire a encore, selon l’Europe, besoin d’être maîtrisé. 

Force est de constater que si par le passé, l’UE hésitait à nous accorder le statut de partenaire privilégié à défaut de la question des droits de l’Homme, la Tunisie aurait dû emprunter son attitude quant à la question de l’immigration, sur laquelle, il semblerait que l’Europe ne fera pas de concessions. 

Le statut de partenaire privilégié était une jolie invention d’Angela Merkel, chancelière allemande. Se trouvant entre le marteau du refus de l’Europe de l’adhésion de la Turquie à l’Union et l’enclume de la Turquie qui mettait un point d’honneur à insister sur la reconnaissance de son adhésion, la première femme à être devenue chancelière du gouvernement allemand a pioché le concept de partenaire privilégié. Alors que le chef de la diplomatie allemande ne connait ni ne reconnaît le contenu du statut avancé. D’ailleurs, un des membres du gouvernement allemand avait même déclaré à l'époque « qu’il n’y a ni partenaire, ni privilégié. » 

Les avis demeurent mitigés sur le statut du partenaire privilégié. Cinq années d’engagement, des feuilles de routes en cours d’élaboration, des traits d’horizon pas suffisamment clairs, et point d’orgue : la situation politique, économique et sociale en Tunisie est encore embrouillée. Le moment était-il alors, réellement opportun pour la signature de cet accord ? En tous cas, s’il s’avère que le gouvernement provisoire actuel aurait commis une bourde à travers cet accord, il ne sera pas évident qu'il réponde de ses actes.   Nadya B'Chir www.businessnews

 

 

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Le statut privilégié avec l'UE critiqué par l'opposition


Malgré les arguments des dirigeants tunisiens, la signature lundi à Bruxelles du statut privilégié de la Tunisie avec l'Union Européenne (UE) a suscité une polémique sur la scène politique et socio-économique du pays partant d'une manifestation populaire pacifique jusqu'aux critiques émanant de politiciens et économistes.

Après ce statut privilégié avec l'UE, la Tunisie bénéficiera d' un don d'une valeur de 68 millions d'euros, d'autant plus que l'Europe a octroyé à la Tunisie un autre don de 120 millions de dinars (environ 60 millions d'euros) en marge de la 9e session du Conseil d'association Tunisie-UE, information confirmée par l' agence de presse tunisienne.

L'accord politique signé entre la Tunisie et l'UE sur un partenariat privilégié "est doté d'un nouveau plan d'action qui offre une feuille de route ambitieuse qui traduit la volonté tunisienne de développer les réformes dans tous les domaines", a déclaré mardi à la presse la directrice de la collaboration euro- méditerranéenne du ministère tunisien de l'Investissement et de la Coopération internationale Mme Kalthoum Hamzaoui.

Selon elle, le statut privilégié de la Tunisie avec l'UE " facilitera la mobilité et le déplacement des Tunisiens et surtout ouvrira les portes de l'immigration étudiée aux Tunisiens", notamment au niveau de l'attribution des visas aux étudiants et aux fournisseurs de services qui impliquent les médecins, ingénieurs, informaticiens (..).

Après des négociations démarrées depuis 2008, ce statut favorisera à certaines filières tunisiennes l'accès au marché européen tout comme l'agriculture, les normes, les réglementations ainsi que le programme de mise à niveau, toujours selon l'experte tunisiennes dans les affaires européennes Mme Hamzaoui.

Malgré l'importance des bénéfices qui en découleront, le statut privilégié de la Tunisie avec l'UE a été critiqué par une tranche de la classe politique tunisienne et d'anciens responsables économiques tunisiens.

L'ex-ministre tunisien des Finances M. Houcine Dimassi a déclaré à la presse que l'octroi de ce statut à la Tunisie pourrait avoir des répercussions positives, "mais il faut traiter cette affaires avec vigilance".

Selon M. Dimassi, "la Tunisie ne pourrait aucunement concurrencer les pays européens dans les secteurs agricole et des services d'où la Tunisie devra accepter par étape les différentes dispositions de la convention avec l'UE".

D'un autre côté, le coordinateur général du Mouvement unifié des nationalistes démocrates (parti de l'opposition) Chokri Belaïd a prévenu que le statut privilégié avec l'UE "renforce la dépendance économique et nuira à l'indépendance de l'économie nationale tunisienne".

M. Belaïd est même allé dire que "l'actuel gouvernement provisoire n'est pas habilité à conclure ce genre de convention internationale qui menace la situation sociale et économique du pays". 
maghrebemergent

 

_____________________________________________________________Historique 

Logo de la Commission européenne

 

La Tunisie a été le premier pays méditerranéen à signer un Accord d'Associationf_pdf_16.gif avec l'Union européenne en juillet 1995. L'accord constitue la base juridique des relations UE-Tunisie. Dans le cadre de coopération actuel, la Politique Européenne de Voisinage, la Tunisie a été un des premiers pays pour lesquels un Plan d'Action f_pdf_16.gif établi de commun accord entre la Tunisie et l'Union européenne est entré en vigueur (le 4 juillet 2005). La Tunisie a été le premier pays du sud de la Méditerranée à établir une zone de libre-échange avec l'Union européenne pour les produits industriels, le 1er janvier 2008, avec deux ans d'avance. Le 19 mars 2010, la Tunisie a présenté un document sur ses propositions concernant le "statut avancé" dans les relations UE-Tunisie. Un nouveau Plan d'Action (2012-2016) dans le cadre d'un partenariat privilégié' est en cours de négociation depuis le début de l'année 2012 en vue d'une adoption lors de la réunion du Conseil d'Association le 19 novembre 2012.

Programmes de coopération 2007-2013

Depuis 2007, les priorités de l'Union européenne en matière de coopération financière avec la Tunisie sont mises en place en vertu de l'Instrument européen de voisinage et de partenariat. Le Document de stratégie pays constitue le cadre stratégique de la coopération de l'Union européenne avec la Tunisie et couvre actuellement la période allant de 2007 à 2013.

En plus du financement bilatéral sous l'Instrument européen de voisinage et de partenariat (y inclus la coopération au travers les jumelages), la Tunisie bénéficie également  de l'appui de plusieurs programmes thématiques.

Suite à la Révolution de 2011 en Tunisie, l'Union européenne a réagi rapidement en reconnaissant les nouveaux défis de transition politique et économique auxquels la Tunisie doit faire face ainsi que la nécessité d'adapter sa relation avec la Tunisie pour appuyer les nombreuses réformes à engager dans ce pays et dans la région voisinage sud. L'assistance financière allouée à la Tunisie a donc été considérablement augmentée pour la période 2011-2013.

Reconnaissant le prossesus de réformes engagé par la Tunisie depuis la révolution, l'Union Européenne a également décidé de faire de la Tunisie le premier pays bénéficiaire du nouveau programme SPRING (Support for Partnership, Reforms and Inclusive Growth) qui a été mis en place pour les pays du voisinage sud. Ce programme vise à soutenir, avec des financements additionnels, les pays qui montrent un réel engagement et qui font des progrès dans la mise en œuvre des réformes democratiques et économiques. La Tunisie a donc ainsi bénéficié de 20 millions € sous SPRING en 2011 et de 80 millions € en 2012. Il apurera en priorité les soins de santé dans les régions défavorisées; la relance économique et la compétitivité des services; le secteur de la justice et la société civile.

L'Instrument Européen de Voisinage et de Partenariat

Dans le cadre du Document de stratégie pays 2007-2013 f_pdf_16.gif, deux programmes indicatifs nationaux (PIN) définissent les priorités de la coopération financière pour les périodes 2007-2010 et 2011-2013.

Le PIN 2007-2010 f_pdf_16.gif prévoit une enveloppe globale de 300 millions €, en se concentrant sur (1) la gouvernance économique, la compétitivité et la convergence avec l'Union européenne (123 millions €), (2) l’amélioration de l'employabilité (65 millions €) et (3) la croissance et le développement durable (environnement/énergie, eau, recherche et innovation, 112 millions €).

Le PIN 2011-2013 f_pdf_16.gif qui prévoyait un budget indicatif initial de 240 millions € a été revu au lendemain de la révolution de 2011 et a été augmenté de 150 millions € soit un total de €390 millions.

Jumelages

La Tunisie est un pays qui bénéficie de l'Instrument Jumelage (Twinning) et des programmes TAIEX (Technical Assistance Information Exchange) et SIGMA (Support for Improvement in Government and Management) qui permettent aux pays bénéficiaires comme la Tunisie d'avoir des jumelages avec des administrations des différents Etats Membres de l'Union européenne pour avoir des expériences de rapprochement, d'application et d'exécution de la législation de l'UE ou d'améliorer leurs institutions publiques et systèmes de gestion.

De plus, il y a des programmes de coopération bilatérale qui viennent également apporter une complémentarité à ces jumelages. Il y a eu le programme d'appui à la mise en œuvre de l'Accord d'Association (P3A) de 20 millions € qui a permis le financement de 17 jumelages; le programme d'appui à la mise en œuvre de l'Accord d'Association et du Plan d'Action Voisinage (P3A2) de 30 millions € qui a permis le financement de 19 jumelages; le programme d'appui à l'accord d'association et à la transition de 10 millions € adopté en mars 2012 et qui a déjà permis le financement de 8 actions dans les domaines suivants: processus constitutionnel, lutte contre la torture, soutien à la radio tunisienne, prévention des violences faites aux femmes, protection des migrants/demandeurs d'asile, ainsi que le processus de récupération des avoirs mal acquis.

Une seconde phase du programme d'appui à l'accord d'association et à la transition (P3AT II) d'un montant de 15 millions € est en cours de préparation pour une adoption par la Commission d'ici la fin de l'année 2012.

Programmes thematiques

Au-delà de l'instrument bilatéral géographique tel que défini dans les programmes indicatifs nationaux, la Tunisie est également éligible au titre des programmes thématiques notamment l'instrument européen pour la démocratie et des droits de l'hommel'instrument pour la stabilité, le soutien aux acteurs non-étatiques et autorités locales dans le développement, au développement social et humain et aux questions relatives aux migrations et à l'asile.

Depuis la Révolution de 2011, un fort besoin d'appui à de nouvelles thématiques en lien direct avec la bonne gouvernance (axe transversal du PIN 2011-2013) s'est exprimé et a conduit à la mise en œuvre de nouveaux projets.

La coopération jusqu'en 2006

Programme MEDA

La coopération avec la Tunisie a commencé dans le cadre du programme MEDA (1995-2006), l’instrument financier principal du processus de Barcelone.

La Tunisie a été un des principaux bénéficiaires de ce programme. L'engagement annuel moyen s'est élevé à 80 millions € et la performance dans la mise en œuvre des programmes qui en ont découlé peut être jugée comme très satisfaisante. Dans le cadre de MEDA, des fonds ont été concentrés sur un nombre limité de secteurs prioritaires. La stratégie de coopération financière de la Commission européenne avec la Tunisie vise principalement à trouver le juste équilibre entre l'action dans le domaine politique et dans les domaines économique et social. L'aide communautaire a été mise en oeuvre par le biais de projets traditionnels et de programmes d'appui budgétaire.

Pendant la première phase du programme MEDA (1995-1999), les engagements de 428 millions € ont résulté dans des paiements de 168 millions €, soit un taux d'exécution de 39%. Au titre de MEDA II (2000-2006), ce pourcentage a considérablement augmenté: 95% des 517,6 millions € engagés ont été effectivement décaissés.

Informations complémentaires

Pour des informations sur la politique de l'Union européenne et la politique de voisinage et de partenariat avec Tunisie, veuillez consulter le site web du service européen pour l'action extérieure.

Pour en savoir plus sur les relations de l'Union européenne et de la Tunisie, veuillez consulter le site web de la Délégation de l'Union européenne en Tunisie. Pour de plus amples informations sur les questions commerciales, veuillez consulter le site web de laDirection Générale du Commerce (disponible seulement en anglais).  http://ec.europa.eu

 

 

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Les grandes lignes du budget de l’Etat pour l’exercice 2013

 

 

 
 

 

 

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Selon le ministre tunisien des Finances par intérim M. Slim Besbes,le budget de l’ Etat tunisien pour l’ exercice 2013 qui vient d’ être finalisé par le gouvernement est estimé à 26,8 milliards de dinars (16,88 milliards USD) soit une hausse de 4,9% par rapport aux prévisions de 2012.

 

 

S’adressant mardi aux médias tunisiens et étrangers, M. Besbes a passé en revue les différents aspects de ce budget d’Etat 2013, ses dimensions, ses ressources, ses objectifs ainsi que les hypothèses qui étaient derrière son élaboration.

 

Les dirigeants tunisiens se sont référés dans ce sens à cinq hypothèses à savoir les prévisions de l’année 2013, la moyenne des cours de pétrole, la poursuite de la réalisation des programmes de développement, le renforcement du rôle social du budget d’Etat ainsi que l’accomplissement des engagements internes et externes de l’Etat.

 

L’ économie tunisienne aurait en 2013 une croissance estimée à 4,5%, a fait savoir M. Besbes admettant que la moyenne du prix d’ un baril de pétrole est de 110 dollars et que le taux de change du dollar est d’ environ 1,580 dinar. Sur le plan social, le budget de l’Etat tunisien pour 2013 prévoit la création de bon nombre de nouveaux emplois notamment à travers le recrutement de 23 mille agents de la fonction publique outre l’ accélération du rythme de réalisation de projets de développement dans les régions intérieures.

 

SPECIFICITES DU BUDGET D’ETAT 2013

Au niveau des ressources, le gouvernement tunisien fera de plus en plus recours aux ressources nationales qui représentent désormais 75% du total des ressources en Tunisie. "Cette mesure permettra certes de limiter et maitriser l’endettement publique", selon le ministre tunisien des Finances par intérim M. Slim Besbes. Pour la première fois en Tunisie, le budget de l’Etat sera financé par des "Soukouks" (bons de trésor) islamiques d’une valeur avoisinant 1.000 millions de dinars. De plus, une nouvelle approche fiscale sera proposée afin de concrétiser la justice fiscale entre toutes les catégories sociales mais également pour renforcer la caisse de l’Etat tunisien.

 

Pour ce qui est des dépenses, 77% des dépenses de gestion parviennent de la contribution des rémunérations, selon une déclaration officielle sur le projet du budget d’Etat pour 2013, transmis mardi à l’Agence de presse Xinhua. Le document révèle que la subvention directe de l’Etat (produits de base, hydrocarbures et le transport) gardera un taux élevé de 4 200 millions de dinars ou l’équivalent de 5,4% du PIB contre 5,9% en 2012. Le projet du budget de l’Etat tunisien pour 2013 se veut capable de préserver au maximum les équilibres généraux de l’économie du pays, partant de la maitrise des équilibres financiers et l’ambition de limiter l’endettement dans les besoins de la Tunisie.

 

Il s’agit notamment de ne pas borner le déficit budgétaire (sans tenir compte de la privatisation et les dons) à 5,9% du PIB contre des prévisions 2012 de 6,6%. Les responsables de l’économie tunisienne essayeront également de ne pas dépasser un plafond de 47% en matière d’endettement public fin 2013. D’après les chiffres du ministre tunisien des Finances par intérim, le budget d’Etat 2013 réservera 62% des dépenses de gestion au profit du secteur social et 63% des dépenses de développement pour le secteur économique.

 

ASPECT PROSPECTIF ET EFFETS DANS RETRO

 

Les prévisions de l’exercice 2013 en Tunisie ont été étudiées dans le cadre d’une "vision prospective" à moyen terme fondée essentiellement sur la "régression progressive" au niveau du déficit budgétaire et la baisse du taux d’endettement, comme l’a souligné M. Slim Besbes lors d’un point de presse. Durant les cinq prochaines années (2013-2017), le taux de croissance économique de la Tunisie devrait passer de 4,5% en 2013 à 5,1% en 2014, 6,3% en 2015, 6,5% en 2016 pour toucher 7% en 2017. Quant au déficit du budget d’Etat, il est estimé en 2017 à 2,5% contre 3,1% en 2016, 4,1% en 2015, 5,3% en 2014 et 5,9 en 2013, toujours selon le document du budget d’Etat 2013.

 

D’ après le ministre tunisien des Finances par intérim, toute hausse d’un dollar du prix d’un baril de pétrole coûte pour la Tunisie des dépenses supplémentaires d’environ 32 millions de dinars (un dinar vaut 0,63 USD). D’un autre côté, toute augmentation de 10 millièmes (un dinar tunisien se divise en mille millièmes) dans le taux de change du dollar coûte à l’Etat tunisien 27 millions de dinars.

 

Après la finalisation du projet du budget de l’Etat pour l’année 2013, le gouvernement tunisien estime que la concrétisation de toutes ces prévisions reste tributaire de l’amélioration du climat économique à l’étranger principalement de la zone Euro et en Libye.

 

Un autre facteur pourrait être fondamental, selon M. Slim Besbes, à savoir la multiplication des efforts des tous les Tunisiens afin de soutenir des réformes ayant trait notamment au dispositif de subvention, à la politique fiscale et financière, au processus de développement en plus de l’accélération de la mise en place d’une approche de gestion budgétaire en adéquation totale avec les objectifs globaux du pays. afriscoop.net

 

 

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 03:11

Loi des finances : le citoyen sera saigné à blanc !

 

Le ministre des finances par intérim Slim Besbes a étalé sur les ondes de mosaïque FM, dimanche 11 novembre, les projets de son département en rapport avec la loi des finances de l’an 2013.

Il a annoncé que la « bénédiction » du cycle des augmentations des prix des matières de base continuera de plus belle pendant l’année prochaine. Il a reconnu que ces matières ont vu leurs prix flamber. N’empêche, il persiste à dire que la seule solution d’arranger le budget de l’Etat c’est de casser encore plus l’échine du citoyen.

Vu que le gouvernement s’est fixé pour but de ne pas dépasser l’enveloppe de 4.200 MD pour la caisse de compensation, et vu que ceci est pratiquement impossible, à cause de la conjoncture nationale et internationale, il promet des mesures pour 2013, à côté des quelles, celles qu’il a déjà mis en application font figure de simples entremets sucrés.

Donc, monsieur le ministre par intérim a des chiffres à respecter, et il y tient.

Apparemment, Monsieur Besbes s’inquiète beaucoup plus de ses chiffres que des contribuables qui cotisent pour payer ses émoluments.  http://www.tunisienumerique

 

 

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Précisions sur les nouvelles taxes et redevances de la loi de finance 2013

 

Tunisie. Précisions sur les nouvelles taxes et redevances de la loi de finance 2013La mesure relative à l'application d'une redevance sur les résidents dans les hôtels, soit 2 dinars par nuitée sur chaque résident de plus de 12 ans, sera appliquée à partir du 31 octobre 2013.

Cette décision a été prise en concertation avec les professionnels du secteur touristique et le ministère de tutelle, a expliqué Slim Besbes, ministre des finances par intérim, dans un entretien à la Tap.

 

Pas de redevance sur les véhicules touristiques étrangers

«Le ministère n'a pas voulu appliquer cette mesure avec le début de l'année 2013, car, les contrats conclus entre les propriétaires d'hôtels et les agences de voyages internationales ne prévoient pas une telle redevance. Son application à partir de janvier risque également d'influer négativement sur la compétitivité du secteur touristique», a expliqué M. Besbes.

Le ministre a indiqué, par ailleurs, que la mesure relative à l'imposition d'une redevance de 50 dinars sur les véhicules touristiques étrangers, non enregistrés en Tunisie, devait être valable pendant 6 mois indépendamment des entrées et sorties au cours de cette période. Elle ne figurera pas cependant parmi les mesures de la loi des finances de l'année 2013.

«Après concertations avec les ministères des Affaires étrangères et du Transport et des parties intervenantes, on a réalisé que cette mesure va envoyer un signal négatif d'augmentation des charges des touristes maghrébins», a ajouté le ministre. Autre raison pour abandonner cette mesure: «le Tunisien pourrait ne pas être en mesure de supporter l'application du principe de réciprocité».

 

Maintien de la redevance sur les véhicules de luxe

«Les autres taxes et redevances seront maintenues, telles que l'application d'une redevance sur les importations des véhicules de luxe ayant bénéficié des avantages du retour définitif, et ce, dans la limite de 5.000 dinars, ainsi que l'imposition d'une redevance de 1% sur le chiffre d'affaires brut réalisé par les cafés, restaurants, discothèques et pâtisseries», a ajouté M. Besbes, précisant que les recettes financières de ces redevances serviront à renflouer la Caisse générale de compensation (Cgc).

 
En ce qui concerne la révision des taux de droit de consommation appliqués sur les boissons alcoolisées, M. Besbes a fait remarquer que la taxe appliquée sur les boissons produites localement sera régularisée, vu sa faible pression fiscale alors que les boissons alcoolisées importées ne seront pas concernées par ladite hausse, eu égard à leur forte pression fiscale.

«Les boissons alcoolisées à forte pression fiscale (droit de la consommation), dont les taux oscillent entre 25% et 600% ne seront pas concernées par le projet de régularisation. L'augmentation des taxes de consommation ne touchera que les produits ayant une faible pression fiscale, tels que les vins rouges et la bière», a-t-il expliqué.

 

Augmentation probable des prix des cigarettes

Evoquant la possibilité d'augmenter les prix des cigarettes, le ministre des Finances par intérim a rappelé que la dernière hausse a été opérée en juillet 2012, précisant que «l'éventualité d'une deuxième augmentation des prix reste d'actualité d'autant plus que le pays a besoin de ressources additionnelles pour l'année prochaine». Et d'ajouter «qu'entre une augmentation des prix des produits de base et ceux des cigarettes, la deuxième éventualité constitue la meilleure solution».

M. Besbes a, en outre, mis l'accent sur l'importance de préserver les équilibres financiers tout en évitant que l'économie et les classes sociales n'en payent le prix.
«Avoir le choix est un luxe que nous ne pouvons pas nous permettre», a souligné le ministre des Finances par intérim, ajoutant qu'en cas de pressions, «nous choisissons la solution la moins coûteuse non pas pour le gouvernement, mais pour tous les Tunisiens et les générations futures

Concernant la poursuite du rythme des hausses des produits de base (lait, tomate, hydrocarbures, électricité...), M. Besbes a affirmé qu'ils n'ont pas connu de changement depuis 2010, lorsque la valeur de leur compensation s'élevait à 500 millions de dinars (Md) pour atteindre 1.100 MD en 2011 et 1.242 MD en 2012. Il y a lieu de rappeler que le niveau de la subvention a augmenté, passant de 1.500 MD en 2010 à 2.800 MD en 2011 et 3.200 MD en 2012 pour s'établir à 4.260 MD, lors de la dernière actualisation du budget, en septembre dernier.

Pour 2013, l'engagement du gouvernement provisoire consiste à ne pas dépasser les 4.200 MD de subvention pour les hydrocarbures, les produits de base et le transport, a-t-il indiqué, alors que les prix des produits de base connaissent une hausse vertigineuse et leur seule subvention pourrait atteindre 1.350 MD en 2013.

Le maintien du niveau de la subvention à 4.200 MD nécessite la mise en place de dispositions efficaces, a indiqué M. Besbes, faisant allusion à la possibilité «de recourir à une augmentation des prix des produits subventionnés dont certains produits de base», si le volume des subventions dépasse le seuil des 4.200 MD. Il a, par ailleurs, déclaré que l'année 2013 sera exceptionnelle dans la mesure où le niveau de subvention connaîtra un début de baisse afin de préserver les équilibres généraux.

 

Pour une réforme du système de compensation

Pour le responsable, les mesures qui devraient être adoptées ne signifient pas nécessairement l'augmentation des prix de première nécessité mais l'adoption de mesures plus efficaces ciblant les catégories concernées et relatives également à l'organisation et la distribution des produits compensés.

Le ministre des Finances par intérim a expliqué qu'une bonne partie de ces produits sont objets de contrebande, ou sont consommés dans les secteurs industriels et touristiques en dépit de l'existence de textes interdisant la consommation de produits tels que le sucre, le blé, le pain, les pâtes, l'huile et le thé.

Ainsi, l'une des principales orientations de la réforme du système de compensation porte sur la rationalisation des circuits de distribution à travers la lutte contre la contrebande et l'interdiction de la consommation des produits compensés dans les établissements industriels et de services, a-t-il dit. Il s'agit, également, de cibler les catégories concernées par la compensation, de manière à en faire bénéficier le consommateur plutôt que l'industriel et le commerçant. A cet égard les mécanismes de rationalisation des circuits de distribution seront examinés en collaboration avec le ministère du Commerce.

M. Besbes a affirmé que le nouveau projet de loi de finances 2013 prévoit les premières mesures de réforme en taxant certaines catégories de consommateurs de produits compensés, précisant, à ce propos, que des taxes seront ainsi imposées sur le séjour à l'hôtel, les voitures de luxe, le chiffre d'affaires des pâtisseries, des cafés, des clubs de nuits et des restaurants. Ces taxes serviront à financer la Caisse générale de compensation.

Le ministre a enfin annoncé que les projets du budget et de la loi des finances 2013 seront présentés, mercredi, au conseil des ministres avant d'être soumis à l'Assemblée nationale constituante (Anc) dans un délai ne dépassant pas le 20 novembre 2012.  www.kapitalis

 

 

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La nouvelle loi des finances critiquée au niveau de la lutte contre la fraude fiscale 

 

Bien qu'elle ait comporté des mesures jugées positives, la loi des finances pour 2013 de la Tunisie commence à faire objet de certaines critiques, notamment au niveau de la lutte contre la fraude fiscale et la relance du secteur touristique.

"Le gouvernement n'a pas entamé une réforme radicale pour lutter contre la fraude fiscale pouvant générer des ressources additionnelles dont le pays a besoin", a indiqué samedi M. Fayçal Derbal, un expert-comptable tunisien dans une déclaration de presse.

L'expert tunisien a estimé que "les mesures fiscales contenues dans le projet de loi de finances pour l'exercice 2013, bien qu' elles n'aient concerné que les hauts revenus, sanctionnent les contribuables transparents et n'auront aucun impact sur les fraudeurs".

Parmi les solutions proposées dans ce sens figure la révision du régime forfaitaire des impôts qui ouvre la porte à la fraude fiscale notamment dans les professions libérales.

En Tunisie, ce régime (forfaitaire) concerne plus de 375.000 contribuables, soit 85% du total des personnes soumises à l'impôt tandis que leur contribution ne dépasse pas 2% des ressources fiscales de l'Etat.

M. Fayçal Derbal a appelé dans ce cadre à "la levée du secret bancaire" dans une tentative de contrôler davantage de nombreux contribuables.

D'après la déclaration de M. Derbal, le taux de pression fiscale en Tunisie s'élève actuellement à 22% et "est considéré comme parmi les meilleurs taux au monde, mais dont une grande partie est supportée par les salariés".

Au niveau de l'investissement, le gouvernement tunisien a annoncé qu'un nouveau code d'investissement serait promulgué d'ici

fin 2012. Ceci "ne peut se faire sans une réforme globale du système fiscal qui compte quatre codes, tous liés à l' investissement", toujours selon M. Derbal.

Il s'agit du code de l'impôt sur le revenu des personnes physiques et l'impôt sur les sociétés, le code des droits d' enregistrement et du timbre fiscal, le code de la TVA (Taxe sur la valeur ajoutée) et le code de la fiscalité locale.

Ainsi, le gouvernement tunisien pourrait regrouper l'ensemble de ces quatre codes en "un code général des impôts", comme l'a appelé M. Derbal avec m'objectif de mieux simplifier le système fiscal tunisien.

Selon la loi de finances pour l'exercice 2013, chaque résident dans un hôtel âgé de plus de 12 ans devra payer une taxe de deux dinars (environ 1,3 USD) par nuitée. Cette mesure est jugée d' excessive pour un secteur où "l'hôtelier négocie actuellement avec les tours opérateurs un coût global des séjours qui est généralement bas indépendamment des charges".

Certains hôtels tunisiens "ne sont même pas capables de réaliser des bénéfices permettant de résorber cette taxe supplémentaire alors que le secteur est grevé par les dettes", a encore prévenu M. Derbal invitant les dirigeants tunisiens à revoir cette nouvelle redevance et l'adapter à la classification des hôtels.

Le projet de la loi des finances 2013 de l'Etat tunisien a programmé certaines mesures appréciées par les professionnels et les experts économiques en la matière notamment l'exonération des petites et moyennes entreprises (PME) qui seront créées en 2013 des impôts sur les bénéfices sur 3 ans. Le gouvernement tunisien a également annoncé à travers cette nouvelle loi de finances d'accorder des avantages fiscaux dans le secteur des logements sociaux ce qui est de nature, selon M. Derbal, à "inciter les promoteurs à accélérer la création de 30.000 logements permettant une vie digne aux catégories sociales à revenus limités et une atténuation de la tension sociale". http://french.peopledaily

 

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Projet de loi de finances pour 2013 : telle une Constitution sans préambule ! 

 

Budget 2013

« Les finances publiques doivent être saines, le budget doit être équilibré, la dette publique doit être réduite, l’arrogance de l’administration doit être combattue et contrôlée, … La population doit encore apprendre à travailler au lieu de vivre de l’aide publique. » CICERON, 55 avant JC.

Le projet de loi de finances pour 2013, premier vrai budget de la Troïka au pouvoir, marque-t-il un tournant dans la politique fiscale et budgétaire de notre pays ?
Ou serait-il  un plagia des anciens budgets de ZABA sans comprendre ni leur philosophie ni leurs objectifs ? 
Ce budget remettra-t-il  la justice au cœur du système fiscal ou continuera-t-il à saigner  les personnes physiques et les entreprises afin d’équilibrer un budget orienté vers des dépenses non-nécessaires comme celles des budgets de la présidence, de l’Assemblée constituante ou du gouvernement pléthorique composé de 80 ministres ?
Cette Loi des finances aidera-t-elle les collectivités locales qui se débattent dans une crise financière sans précédent ?
Le risque de banqueroute des Municipalités est à l’ordre du jour si l’Etat ne vient au secours de ces établissements publics ?
Ce budget compte-t-il poursuivre la politique suicidaire de recrutement dans la fonction publique ou cherche-t-il une stabilisation progressive des effectifs et de la masse salariale de l’Etat ?
A l’examen du projet de budget 2013, nous constatons que celui-ci va accentuer massivement le déficit et s’écarter de plus en plus d’un équilibre des comptes publics.
Comment peut-on faire un budget sans une référence de planification et de programmation multi-annuelle ?
Pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas établi un document de cadrage sur 3 ans pour exposer les grandes lignes de ses choix économiques et sociaux afin de permettre à chacun de comprendre les options fondamentales.
Comment les investisseurs peuvent-ils lire ce projet sans une vision sur le budget économique pour 2013 ?
Comment établir un budget sans évaluer les résultats de l’exercice précédent ? Que d’incohérences et de travail bâclé !!
Plus de 50% du Budget de l’Etat seront réservés au remboursement de la dette et au renflouement la caisse de compensation.Alors que reste-il pour l’investissement public, porteur de croissance !
Le gouvernement compte-t-il trouver les devises pour rembourser sa dette extérieure, laquelle  va atteindre un niveau exceptionnel cette année de l’ordre de 4,5 milliards de dinars ?
Ce projet de budget n’est qu’un arsenal de répression fiscale et un bulldozer de destruction de la croissance surtout après les mesures restrictives décrétées et décidées par la banque Centrale en matière d’octroi de crédits de consommation en octobre dernier. Autrement dit, ceci équivaut à des pertes d’emplois existants et une création ZERO de poste de travail.

Si le gouvernement persiste dans le déficit budgétaire au-delà du plafond raisonnable – ligne rouge-  de 3-3,5 %,  ceci causera fatalement un effondrement  du système et poussera le gouvernement à s’endetter toujours davantage, mettant en péril la souveraineté de la Nation. Cette ligne rouge de déficit budgétaire à 3% est le résultat d’une réflexion profonde des spécialistes pour protéger les équilibres fondamentaux afin d’éviter toute dérive en matière de la balance des paiements.
Le gouvernement compte-t-il vendre aux investisseurs étrangers toutes nos entreprises et toutes nos richesses pour équilibrer momentanément le déséquilibre de cette balance ?
Chadly Ayari, gouverneur de la BCT, sait mieux que quiconque que la Tunisie se trouve actuellement dans une situation critique, voire dramatique sur le plan de la stabilité des fondamentaux risquant de mettre en péril le dinar tunisien et sa valeur réelle. Déjà la valeur internationale du dinar est de loin au delà  de sa valeur imposée par la BCT.

La dette extérieure de la Tunisie ne fait que grimper. Le  franchissent des lignes rouges nous inquiète car : (i)  son volume pourrait atteindre,  fin 2012,  5 Milliards de DT, (ii) ses coûts deviennent de plus en plus chers eu égard aux notes catastrophiques des agences internationales de notation et la rétractation américaine dans le cautionnement de nos emprunts et (iii) ses utilisations peu rationnelles et peu utiles pour la création d’emplois et de richesses pour la Nation. Les IDE non exportateurs sont responsables en grande partie de cette dérive des balances des paiements. L’exercice 2013 accentuera ces distorsions et exposera la Tunisie à une grave crise.

Pourquoi le gouvernement n’élabore-t-il pas  un budget de combat afin d’équilibrer les comptes et en finir avec les déficits chroniques destructifs du tout le système économique. Le déficit de l’Etat c’est des fonds en moins pour l’investissement des entreprises et des ménages, seul créateur d’emplois. Les tunisiens pourraient accepter de faire l’effort à condition d’éviter  aux générations futures une lourde dette qui constituerait un véritable impôt à la naissance dont personne ne voudra.

Seul un budget équilibré sans endettement pourrait convaincre les pays du G8 à débloquer les fonds promis de 10 à 15 Milliards de dollars. Sans assainissement des comptes publics, sécurité sociale et caisses de retraites comprises, les investisseurs nationaux et étrangers se maintiendront en position d’attente et d’hésitation.

Je terminerai par cette citation de Henry Louis Mencken, le Nietzsche américain : « L’ennemi numéro un de tout Etat est l’homme qui est capable de penser par lui-même sans considération pour les superstitions et les sophismes de la pensée unique. Presque inévitablement il parviendra alors à la conclusion que l’Etat  sous lequel il vit est malhonnête, insensé et insupportable. Ainsi, si cet homme est idéaliste il voudra le changer. S’il ne l’est pas, il témoignera suffisamment de sa découverte pour générer la révolte des idéalistes contre l’Etat.     Par Mustapha Stambouli  http://www.elkasbah
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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 19:09

 

 

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La société civile réclame un moratoire sur l’exploitation du gaz de schiste

Un rassemblement de protestation s’est tenu, ce mercredi 7 novembre 2012, devant le siège du ministère de l’Industrie pour dénoncer le projet d’extraction et d’exploitation du gaz de schiste en Tunisie.

Ainsi, plusieurs dizaines de personnes (une centaine) appartenant à des associations et des personnalités politiques sont venus soutenir ce mouvement organisé par Association AgriEcoForest Tunisie (AEFT) qui œuvre dans la protection du paysage environnemental et forestier.
 

Les protestataires brandissaient des pancartes avec des jeux de mot comme «Inutile d’inschister, on ne veut pas de gazastrophe» ou «Shell dégaze» ainsi que d’autre plus sérieuse «Pourquoi ça oh Mamia (ministre de l’Environnement), te tais-tu sur cette catastrophe écologique».
Ils ont également scandé des slogans «Chakhari RCD dégage» ou «non à Shell, non à la colonisation ! Vous avez vendu la Tunisie contre des dollars».

Esma Mdelgi, présidente de l’Association AgriEcoForest, a dénoncé l’accord passé entre le ministère de l’Industrie et le groupe Shell lui permettant de prospecter le gaz de schiste dans la zone du "bassin de Kairouan" et utilisera des techniques de forage sur une profondeur de plus de 4.500 mètres. Elle a souligné que plusieurs pays et régions comme la France, certains Etats des USA, le Québec, l’Espagne, l’Allemagne et les Pays-Bas ont décidé un moratoire sur l’usage de cette technologie vu ses répercussion négative sur l’écologie et la santé. La technique d’exploration de combustibles non classiques utilisée pour l’extraction du gaz de schiste engendre plusieurs méfaits dont de la libération de polluants comme les métaux lourds (l’arsénique, le chrome, le plomb, le mercure, etc.) ainsi que de la radioactivité outre le fait de contaminer les nappes phréatiques ou d’utiliser de grandes quantités d’eau.

 
M. Mdelgi a noté qu’il y a un vide juridique concernant l’exploration de combustibles non conventionnels, d’où l’importance de créer un code de l’environnement.
L’Association AgriEcoForest réclame, un moratoire sur la prospection du gaz de schiste, la mise en œuvre d’une étude d’impact, l’audition par l’ANC des trois ministres de l’Industrie, de l’Environnement et de l’Agriculture et la création d’une commission neutre formée d’experts tunisiens indépendants, de représentants de la société civile, de citoyens des régions concernées, des élus à l’ANC et de représentants des 3 ministères, dont sa mission sera d’étudier le sujet. Elle appelle, également, au boycott des produits de Shell.

 

 

Pour sa part, la députée Nadia Chaâbane (Al Massar) a dénoncé ce qui se passe réclamant un minimum de transparence. Elle appelle à la création d’une commission mixte pour étudier la question.

 Elle note que plusieurs pays ont interdit cette méthode d’exploration à cause de ses répercussion sur la santé publique, soulignant que ce gouvernement «provisoire», n’a pas la légitimité d’engager le pays et de l’hypothéquer, surtout «sans concertation et en catimini». Pour la députée, il s’agit des mêmes pratiques de l’ancien régime.
Hamma Hammami, leader du Parti des Travailleurs Tunisiens, a appelé les forces vives du pays à s’ériger contre cette technique d’exploration, réclamant au ministre de l’Industrie de publier les études sur lesquelles s’est basées sa décision d’octroi de permis.
 

Pour lui, il faut consulter l’ANC et la population avant de s’engager dans cette affaire qu’il considère comme dangereuse pour le pays. Il trouve anormales les déclarations des ministres concernés affirmant qu’ils sont «prêts à tout arrêter s’il s’avère que cette prospection a des effets néfastes», alors pourquoi s’engager si on ne connaît pas les répercussions du projet, s’est-il interrogé. ?
M. Hammami a affirmé que le ministre de l’Industrie et Shell vont être poursuivis par la justice. D’ailleurs et dans ce contexte, le Parti des Verts pour le Progrès (PVP) a menacé de recourir au tribunal administratif dans le cas où le ministère de l'Industrie décide d'octroyer un permis d'exploration ou de forage en Tunisie pour extraire le gaz de schiste.

Sofiane Reguigui, président de l’Association tunisienne de transparence dans l’énergie et les mines, pense que le problème réside dans la méthode non transparente d’octroi des permis, soulignant l’impératif de respecter les normes en vigueur.

On note également la présence des députés Ahmed Ibrahim et Chokri Yaïche, venus également pour soutenir le mouvement outre les employés de l’environnement du bassin minier qui, à cette occasion, étaient présents pour dénoncer leur situation. Imen Nouira businessnews


 

 

 

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 20:34

 

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La société civile se mobilise contre l’extraction du gaz de schiste en Tunisie

 

L’association AgriEcoForest Tunisie (AEFT), œuvrant dans la protection du paysage environnemental et forestier, et visant à atténuer les dépendances scientifiques, technologiques et économiques vis-à-vis de l’étranger, a lancé un appel pour un rassemblement demain 7 novembre 2012 à partir de 10 h, devant le ministère de l’Industrie à Tunis afin d’exprimer sa désapprobation du projet d’extraction de gaz de schiste en Tunisie.

Cette association revendique, par ce sit-in, l’audition au sein de l’ANC, du ministre de l’Industrie ainsi que du ministre de l’Environnement sur l’intention d’accorder à la société Shell une autorisation d’exploitation du gaz de schiste en Tunisie, en dépit des dangers et risques sur la santé et l’environnement. L’AEFT réclame également que l’ANC ordonne le gel immédiat de toute activité liée à l’exploration et l’extraction du gaz de schiste en utilisant les techniques de forage et la suspension de la licence octroyée à la société Shell dans la région de Kairouan.

Par ailleurs, l’association appelle à la création d’une commission neutre formée d’experts tunisiens indépendants ainsi que des représentants de la société civile et des élus à l’ANC afin d’étudier les demandes d’autorisations d’exploration de combustibles non classiques, outre les projets industriels gigantesques et l’évaluation de leurs impacts sur l’environnement. businessnews

 

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Asma Madelgi : “Il faut boycotter les produits et Kiosques Shell”.

Asma Madelgi, présidente de l’association AgriEcoForest Tunisie était,mardi, l’invitée de Asma Rihane lors de son émission Fi Kelmtin.

A l’ordre du jour: la protestation contre l’exploitation du gaz de schiste.

Asma Madelgi a averti contre les dangers de l’exploration de ce gaz et a appelé à boycotter les produits et kiosques Shell. 


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AgriEcoForest organise une manifestation pour protester contre la prospection du gaz de schiste en Tunisie.

L’association AgriEcoForest, a déclaré dans un communiqué de presse publié aujourd’hui, 06 novembre 2012, son intention d’organiser une manifestation pour protester contre les déclarations « dangereuses » du ministre de l'industrie, parues dans le journal « Le Maghreb », concernant la finalisation de l’accord pour la prospection du gaz de schiste avec le groupe Shell.

La manifestation aura lieu le mercredi 7 novembre 2012 devant le siège du ministère de l’industrie et ses principales revendications seront :

- Inviter les élus de l’ANC à interroger le ministre de l’industrie ainsi que la ministre de l’environnement à propos de l’obtention du permis de prospection au groupe Shell et des circonstances de cet accord.

- Appeler les élus de l’ANC et les membres du gouvernement à faire arrêter immédiatement  toutes les opérations de prospection et de forage qui nuisent à l’environnement et à suspendre le permis accordé au groupe Shell pour la région de Kairouan.

- Fonder une instance neutre composée d’experts tunisiens indépendants, de représentants d’associations environnementales, d’élus de l’assemblée constituante et de spécialistes des ministères concernés (industrie et environnement). Elle aura pour mission d’étudier les dossiers de demande de permis de prospection et de forage pour les hydrocarbures non conventionnels ainsi que les dossiers des grands projets industriels.  adioexpressfm

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 03:00
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Le pays a besoin de modifier sa politique monétaire pour lutter contre la hausse de l'inflation, affirme un analyste économique. Le taux d'inflation en Tunisie a atteint 5,7 pour cent en septembre, a indiqué l'Institut national de la statistique (INS) dans son dernier rapport. Ce chiffre représente une hausse par rapport aux 5,6 pour cent enregistrés en juillet et en août.


"Plusieurs facteurs contribuent à cette hausse de l'inflation, dont le plus important est le déséquilibre entre l'offre et la demande en Tunisie", a expliqué l'analyste économique Fathi Ennouri à Magharebia. "Le taux de croissance économique est faible, en dépit de signe de reprise modeste, car il n'a pas atteint le rythme nécessaire pour les biens de consommation."

"De surcroît, l'augmentation des salaires entraîne une hausse de la demande, ce qui impose des pressions sur l'offre", a ajouté ce professeur d'économie à l'université. "C'est ce qui s'est produit après la révolution."

Les autres raisons de cette hausse de l'inflation ont été la hausse des prêts à la consommation, la hausse de la criminalité et une baisse dans les mécanismes de contrôle économique, a-t-il ajouté. "La hausse des importations de matières premières a entraîné une hausse du taux d'inflation, entraînant une chute de la valeur du dinar tunisien, parce que les prix des matières, comme l'huile, les céréales et leurs produits dérivés, sont très élevés", a ajouté cet économiste.

Il estime que cette hausse du taux de l'inflation aura des conséquences sérieuses, dont la plus importante sera "la dégradation du pouvoir d'achat des Tunisiens". Cela pourrait contraindre de nombreux citoyens à limiter leur consommation et porter atteinte à la compétitivité de l'économie tunisienne sur les marchés mondiaux, a-t-il ajouté. L'adoption d'un certain nombre de mesures permettrait au pays d'éviter une crise économique.

"Tout d'abord, la politique monétaire doit être revue pour réduire la consommation, à l'instar de ce que nous avons vu pour l'importation de voitures par le biais de prêts, lorsque le taux d'auto-financement a augmenté de 40 pour cent après avoir été de 20 pour cent l'an dernier", a recommandé Ennouri. "De plus, la banque centrale, qui a commencé à appliquer certains mécanismes de protection, doit augmenter le taux de réserve pour réduire la capacité des banques à accorder des prêts."

La hausse a été principalement due à l'augmentation des prix alimentaires de 7,5 pour cent, de l'éducation de 7,8 pour cent, et des hôtels et restaurants de 7,9 pour cent par rapport à l'année dernière, selon l'INS. L'institut a souligné également que l'indice des prix à la consommartion avait augmenté de 0,7 pour cent en septembre 2012 par rapport au mois précédent.

Pour leur part, de nombreux Tunisiens estiment que la dette des consommateurs est à l'origine des problèmes. "Les Tunisiens irresponsables sont la cause de cette situation de l'économie tunisienne", a déclaré Mouna Bousalmi, une employée, à Magharebia. "Les Tunisiens empruntent pour des produits de luxe, pas pour des choses nécessaires, et c'est un comportement qui constitue une menace pour l'économie."

Mustapha Laabi reconnaît quant à lui que "les habitudes de consommation des Tunisiens, dont la plus importante est la demande de prêts bancaires, ont contribué à cette hausse du taux de l'inflation". "Les manifestations permanentes pour demander une hausse des salaires et la contrebande de biens essentiels vers la Libye ne font qu'empirer les choses", a-t-il ajouté. source

 

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ACTUALITES DE LA BANQUE CENTRALE DE TUNISIE

 

COMMUNIQUE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA BANQUE CENTRALE DE TUNISIE REUNI LE 31 OCTOBRE 2012

      Au début de ses travaux, le Conseil a passé en revue les évolutions de la conjoncture internationale notant la persistance des pressions liées au ralentissement de l’économie mondiale, surtout en Europe, et le maintien du chômage à des niveaux élevés ainsi que la poursuite de la volatilité des marchés financiers internationaux en relation avec la crise de l’endettement public dans la Zone Euro.

    Concernant l’économie nationale, le Conseil a relevé l’évolution positive de l’activité surtout dans les secteurs agricole et industriel avec la hausse de l’indice de la production industrielle de 1,1% durant les sept premiers mois de l’année en cours, notamment dans le secteur minier, ainsi que dans les activités des services comme le tourisme (augmentation des nuitées de 55% et des recettes de 35% jusqu’au 
10 octobre 2012) et le transport, concomitamment avec des indicateurs reflétant l’amélioration du rythme de l’investissement à l’instar de la hausse des flux des IDE et des importations des biens d’équipement et des matières premières et demi-produits. 

    Par ailleurs, le Conseil a noté le maintien de la notation souveraine de la Tunisie dans le grade d’investissement par deux agences de notation financière internationales et la préservation de son premier rang, sur le plan africain et maghrébin, au classement de l’indice du climat des affaires de la Banque mondiale pour l’année 2013 et ce, malgré la perte de cinq places par rapport à 2012. 

    En revanche, le Conseil a enregistré la persistance des pressions sur les équilibres financiers, en rapport avec la poursuite de l’élargissement du déficit des paiements courants et la baisse des avoirs nets en devises, ainsi que la montée des pressions inflationnistes.

    A cet égard et parallèlement à la reprise du rythme des exportations des industries du textile, habillement et des industries mécaniques et électriques au cours du mois de septembre et au début du mois d’octobre de l’année en cours par rapport à la même période de l’an passé (augmentation de 5,9% et 12,2%, respectivement, en septembre 2012), l’accroissement des importations de l’énergie, des biens d’équipements et des biens de consommation s’est poursuivi à un rythme plus accentué, ce qui a entraîné un élargissement sensible du déficit courant pour atteindre 4.557 MDT ou 6,4% du PIB au cours des neuf premiers mois de l’année en cours contre 4,9% pour la même période de l’année précédente. Ces évolutions ont exercé davantage de pressions sur le niveau des réserves en devises qui est revenu à 9.740 MDT ou l’équivalent de 94 jours d’importation à la date du 25 octobre 2012 contre 113 jours au terme de l’année 2011. 

    Sur le plan monétaire, les besoins en liquidité des banques ont continué à s’accroitre malgré une certaine amélioration au niveau des recouvrements des crédits, ce qui a amené la Banque Centrale de Tunisie à poursuivre son intervention sur le marché monétaire par l’injection de 5.442 MDT en moyenne par jour au mois d’octobre. Le taux d’intérêt moyen sur ce marché a atteint 4,15% au cours du même mois contre 3,90% en septembre.

   Sur le marché des changes, le dinar a enregistré une appréciation de 0,05% et 0,06%, respectivement, vis-à-vis de l’euro et du dollar américain durant le mois d’octobre, une évolution qui reflète la stabilité de la parité entre les deux devises au cours de la période récente, d’une part, et l’amélioration de la liquidité du marché des changes local entraînant une moindre intervention de la Banque centrale sur ce marché, d’autre part.

    Pour ce qui est de l’évolution des prix, le glissement annuel de l’indice des prix à la consommation a atteint 5,7% au mois de septembre 2012 contre 5,6% le mois précédent et 3,9% en septembre 2011. Ce rythme ascendant est imputable à la hausse des prix des produits alimentaires et à l’ajustement de ceux de certains produits encadrés. Encore faut-il signaler l’apparition, récemment, de certaines prémices de détente des pressions inflationnistes, mais sans indications confirmant la poursuite de cette tendance au cours des prochains mois. 

    Concernant l’activité du secteur bancaire, le Conseil a noté l’accroissement des dépôts durant les neuf premiers mois de l’année, avec une amélioration de leur rythme au mois de septembre dernier. Par contre, la hausse des concours à l’économie s’est poursuivie, quoique à un rythme moins rapide qu’en 2011, concernant surtout les crédits impayés et les crédits accrochés ainsi que les découverts bancaires.

    A la lumière de ces évolutions, le Conseil a relevé la poursuite des rencontres entre la Banque Centrale et les dirigeants des banques et a recommandé d’intensifier les consultations avec le système financier et bancaire pour suivre les développements de la conjoncture économique et prendre les mesures nécessaires en temps opportun et d’œuvrer à la consolidation du financement adéquat des secteurs productifs et au soutien de l’activité économique tout en préservant les équilibres financiers à des niveaux acceptables. Le Conseil a également appelé à une meilleure coordination entre les politiques économiques et financières pour améliorer la liquidité de l’économie et a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la Banque Centrale.

(Pour plus de données sur la conjoncture économique et financière, consulter le site web de la Banque Centrale de Tunisie www.bct.gov.tn)

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 02:12

Gaz de schiste avant & après un voyage en Pensylvanie


 

 

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Malgré tous les dangers, Chakhari signera l’accord sur l’extraction du gaz de Schiste !

 

Dans une interview accordée au journal "Le Maghreb" en date du 2 novembre 2012, le ministre de l’Industrie Mohamed Lamine Chakhari a affirmé que «Les négociations avec la société Shell sont sur la bonne voie et nous allons lui accorder l’autorisation de l’extraction et l’exploitation du gaz de schiste très prochainement».


Il a expliqué que le projet date déjà de 2011 et que la commission technique chargée d’étudier le projet a émis un avis favorable notamment concernant le montant de l’investissement s’élevant à 20 milliards de dinars. Cette commission a, selon le ministre de l’Industrie, mis en place des conditions dans le projet qui prennent en compte l’intérêt du pays, terre et peuple.

«Bien que nous n’ayons pas encore signé l’accord avec la société concernée, l’accord sera octroyé sous peu, sachant que les dangers prétendus sur le gaz de schiste et propagés par certains, ne sont que des rumeurs infondées. Bien au contraire, 70% des gens qui s’y intéressent sont pour les projets d’extraction de ce gaz, et seulement 30% sont contre» a-t-il affirmé.

A la question posée par le journaliste sur le risque de pollution de la nappe phréatique due aux techniques d’extraction de ce gaz, M. Chakhari a répondu que si le projet nécessite l’utilisation de grandes quantités d’eau, c’est à la société qui pilote le projet de se débrouiller à fournir cette eau, sans toucher aux réserves aquatiques, quitte à utiliser l’eau de la mer ! 
Il a conclu que l’accord définitif avec le groupe Shell est sur le point d’être concrétisé et que le ministère a prévu un programme de formation d’experts en énergie, afin de leurs faire découvrir les pays qui ont réussi ce genre de projets tels que le Canada, la France ou encore les Etats-Unis.

On notera que dans tous les pays cités par le ministre, plusieurs associations et partis dénoncent cette technique qu’ils estiment fatale à l’environnement. 
On notera également la contre-vérité du ministre qui évoque le cas de la France, alors que celle-ci a décidé un moratoire pur et simple en raison des incertitudes. Décision prise déjà par Nicolas Sarkozy et confirmée par François Hollande.

 
On notera enfin la réponse trompeuse de M. Chakhari à propos de la nappe phréatique. Il ne s’agit pas de savoir seulement d’où provient l’eau injectée pour le forage, mais du risque qu’on prend de polluer la nappe phréatique existante et de laquelle tout le pays s’approvisionne. businessnews

 

 

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Gaz de schiste : Shell aura son autorisation finale 

 

Les négociations avec la compagnie Shell sur la prospection du gaz de schiste en Tunisie avancent dans le bon sens, et la compagnie obtiendra bientôt l’autorisation finale pour lancer les travaux, a annoncé le ministre de l’Industrie Mohamed Lamine Chakhari.

 
Dans une interview au journal Al Maghreb, il a affirmé que tout ce qui se dit sur le danger que représenterait  le gaz de schiste tient de la rumeur et n’ a aucun fondement, d’autant, a-t-il ajouté, que 70 % des spécialistes de la question sont pour l’exploitation du gaz de schiste, et uniquement 30% sont contre.


Le ministre a souligné que l’offre de Shell est porteuse d’un investissement de 20 milliards  de dinars, et que la compagnie a accepté toutes les conditions posées par le comité technique créé à cet effet, y compris l’arrêt du projet en cas de danger pouvant menacer la zone de prospection et d’’exploitation, si avancée soit la phase d’exécution. 
africanmanager.

 

 

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Gaz de schiste : les dangers qui attendent les tunisiens

 

 

La polémique sur les projets du gouvernement provisoire dans le gaz de schiste ne s'est pas éteinte. Malgré la levée de boucliers de la société civile, à laquelle se sont joints des députés de la Constituante pour dénoncer l'usage de cette technique récente et encore mal maîtrisée. Après avoir tenté de faire taire les critiques et de minimiser les dangers potentiels du gaz de schiste sur l'Homme et l'environnement, le ministre de l’industrie  Mohamed Lamine Chakhari revient à la charge pour annoncer l'imminence de l'accord avec la multinationale anglo-néerlandaise Shell sur l'exploitation de cette nouvelle énergie en Tunisie.

Webdo a déjà exposé les enjeux du gaz de schiste en Tunisie. Nous revenons ici en détail sur les principaux risques liés à l'utilisation de cette technique.

 

Tremblements de terre !

L'extraction du gaz de schiste se fait à des profondeurs importantes du sous-sol. Pour ce faire, les ingénieurs utilisent la technique de la fracturation (Fracking) hydraulique qui consiste à casser la roche en injectant de l'eau et du sable mélangés avec des produits chimiques pour libérer le gaz piégé à l'intérieur. Cette technique est déjà interdite en France et dans les états de New-York et de Pensylvanie aux Etats-Unis. Et pour cause. En 2011, deux tremblements de terre ont été enregistrés à Blackpool pendant que "la compagnie énergétique Cuadrilla injectait des fluides sous haute pression souterraine pour faire sauter la roche gazéifère" selon le journal anglais The Independant. Ce qui a eu pour effet immédiat la suspension du projet de gaz de schiste en Grande-Bretagne. Et une étude menée aux Etats-Unis montre une intensification du nombre de séismes dans des régions où ont lieu des opérations de fracturation hydraulique pour extraire du gaz de schiste. De 21 dans les années 70, les séismes sont passés à 50 en 2009 et à 134 en 2011 !

 

L'eau est contaminée par les produits chimiques polluants et la... radioactivité

Le gaz de schiste menace même l'eau que nous consommons. Une étude américaine démontre clairement les dangers de la fracturation sur la nappe phréatique par le mélange de gaz échappé de la roche et des produits chimiques très polluants utilisés pour l'extraire. En Pensylvanie, les gaz situés à 1600 m de profondeur ont contaminé les eaux situés bien plus haut dans le sol, explique Avner Vengosh, géochimiste à l’université Duke. Comme le montre cette vidéo, des gens aux Etats-Unis qui "vivent près des sites de fracking ont été filmés mettant le feu à l'eau du robinet contaminée par du méthane".


 

Pire encore, la contamination de l'eau la rendrait même radioactive ! En effet, des documents confidentiels de la très officielle et gouvernementale Agence américaine de protection de l'environnement, EPA, "révèlent que les eaux rejetées par les forages de gaz de schiste sont radioactives à des taux qui peuvent atteindre 1.000 fois les limites autorisées pour l’eau de boisson." Des niveaux de radioactivité tellement élevés que les industriels ne peuvent pas les dépolluer complètement.

La pollution provenant du gaz de schiste ne se limite pas à l'eau mais atteint aussi l'air que nous respirons. Une pollution atmosphérique constatée dans au moins une douzaine d'états américains parToxics Targeting, qui collecte des données sur les forages de gaz. Et au Texas, qui a vu ces dernières années la multiplication de forages de gaz de schiste, le nombre d'enfants asmathiques a fortement augmenté dans les villes environnantes.

 

Risques de cancers

Les émissions atmosphériques de gaz toxiques dus aux opérations d'extraction de gaz de schiste présentent aussi un risque de maladies cancéreuses pour les personnes qui résident près des gisements gaziers. Les traces d'hydrocarbures pétroliers potentiellement cancérigènes ont été relevés par une étude qui a duré trois années menée par des chercheurs du Colorado School of Public Health. L'étude a démontré la présence dans l'atmosphère d'un cocktail de substances chimiques extrêmement polluantes dont le benzène, considéré comme cancérigène par l'EPA.

 

Manœuvres douteuses au lieu du principe de précaution

Face aux risques multiples avérés du gaz de schiste et constatés par des études scientifiques sérieuses dans des pays qui pratiquement déjà cette technique depuis des années, le gouvernement tunisien se devait de privilégier le principe de précaution pour protéger la population et l'environnement. Rien ne justifie cet empressement zélé du ministre de l'industrie à accélérer les procédures d'octroi de l'autorisation d'exploration à Shell. Et la formidable énergie que déploie M. Chakhari dans les médias pour défendre le gaz de schiste et le dossier de la multinationale. Dans ce domaine, le responsable de la communication de Shell n'aurait pas fait mieux ! A moins que toute cette manœuvre douteuse ne soit motivée par des intérêts cachés que l'avenir nous dévoilera.. 

 

 

 

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Université d’Oran.

C’est la méthode d’extraction du gaz de schiste qui est dangereuse

 

Moussa Kacem a lancé début juin une pétition contre l’exploitation du gaz de schiste en Algérie.

 

-Pensez-vous que le dernier rapport de l’OPEP, qui prédit à l’Algérie 57 ans de réserve de gaz et pétrole, a précipité notre gouvernement vers la «course au gaz de schiste» ?

Il est possible que ce soit ainsi. Mais à mon avis, ce qui a le plus orienté notre pays dans ce choix, c’est bien l’enregistrement des baisses de production de ces matières, bien constatées par les experts et même nos officiels. Ce qui a poussé certains spécialistes et consultants en énergie à placer l’Algérie, parmi tant d’autres, dans ce qu’on appelle la phase du pic-oil, qui est située entre 2010 et 2016, où à partir de cette dernière année, de fortes chutes de production sont prévisibles.

 

-En quoi le gaz de schiste constitue un danger pour l’environnement ?

C’est l’exploitation du gaz de schiste qui n’est pas conventionnelle, et non le gaz de schiste en lui-même. Le gaz de schiste est un gaz naturel qui est resté piégé dans sa roche-mère, contrairement au gaz conventionnel qui a quitté sa roche-mère pour aller s’abriter dans un «piège» dont un simple forage vertical permet l’extraction.

Cette méthode est dite conventionnelle, parce qu’elle est très courante. En revanche, l’exploitation du gaz de schiste n’est pas conventionnelle parce qu’elle est basée sur une méthode d’extraction peu courante, la fracturation hydraulique, dont les risques sont multiples, à savoir fuites de gaz et de produits (additifs) qui sont qualifiés de cancérigènes par des spécialistes neutres. Nous en citons le benzène, le xylène etc.

En résumé, la santé des populations, de la faune et de la flore est en réel danger. D’autres aspects qu’on occulte et qui sont les plus dangereux, à mon avis, sont les émanations de gaz, notamment le méthane qui contribue à accentuer le réchauffement climatique, le non-traitement des effluents et eaux usées dus à l’exploitation du gaz de schiste, la montée des radionucléides et des bactéries (immortelles) qui sont enfouies depuis des centaines de millions d’années, mais qui, une fois en surface, sont très nocives pour la vie des populations et animaux. La demande en eau pour forer un seul puits est l’équivalent du volume d’une dizaine de piscines olympiques.


-A long terme, quelles en seraient les conséquences ?

Il suffit simplement de jeter un coup d’œil sur les vidéos (gaz land, etc.) et écrits (rapports et analyses établis par des laboratoires de réputation) qui nous viennent de pays comme les USA et le Canada, qui ont entamé l’exploitation du gaz de schiste depuis plusieurs années, pour se rendre compte des multiples effets engendrés par l’exploitation des hydrocarbures (pétrole et gaz) de schiste. La situation alarmante qu’on voit aux alentours des puits de gaz de schiste ne peut nous permettre de rester murés dans le silence, car la contamination des eaux, la dégradation de la santé des populations et de toute forme de vie (animaux et végétaux) poussent à demander l’arrêt immédiat de telles exploitations.

Cela, sachant que notre pays est loin d’être dans le besoin puisqu’elle a d’autres espaces à prospecter (le Sahara, le littoral, la mer) en vue de la recherche d’hydrocarbures conventionnels. Les atouts de notre vaste territoire en matière de production d’énergies renouvelables (solaire, éolienne, géothermique, etc.) nous poussent à orienter notre activité d’exploitation beaucoup plus dans ce domaine que dans des énergies incertaines et polluantes, vu leur demande en financement, en quantités d’eau et leurs atteintes aux écosystèmes de manière générale. elwatan.

 

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 01:27


 

 

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Les incidences de l'Open Sky sur l'avenir de Tunisair suscitent des craintes

 

Les syndicats de Tunisair dénoncent l'autorisation accordée par le gouvernement tunisien à Qatar Airways pour l'exploitation du ciel tunisien à partir de l'aéroport international Tunis- Carthage.

Les syndicats de la compagnie publique tunisienne, relevant de l'Union générale tunisienne du travail (Ugtt), appellent le chef du gouvernement provisoire à prévenir le transporteur national aérien contre les «éventuels risques» de la décision d'attribution à des compagnies tunisiennes et étrangères des autorisations pour exploiter la ligne Tunis-Paris et à Qatar Airways l'accord d'exploitation du ciel tunisien à partir de l'aéroport international Tunis-Carthage.

Ils dénoncent, dans une lettre adressée au chef du gouvernement provisoire, «le non-respect des autorités de tutelle et de la direction de l'aviation civile de leurs engagements quant à la préservation de Tunisair en tant qu'acquis national pour tous les Tunisiens».

Des informations ont été rapportées par les médias tunisiens sur l'attribution de nouvelles autorisations d'exploitation de la ligne Tunis-Paris-Tunis à des transporteurs nationaux et étrangers (Transavia, Syphax, Air Méditerranée, Aigle Azur, Europe Airposte).

En parallèle, l'Instance générale qatarie de l'aviation civile a annoncé que Qatar Airways a obtenu, en vertu de la 5e liberté de l'air, une autorisation pour exploiter le ciel tunisien et l'Aéroport international Tunis- Carthage.

Ces décisions «qui ne sont pas non plus objectives, ni bien étudiées et irrationnelles» représentent «une vraie menace pour la pérennité de l'entreprise (Tunisair) qui emploie plus de 8.200 personnes», estime la partie syndicale du transporteur national.

«Les décisions prises par les autorités de tutelle montrent également que le secteur du transport aérien est en train d'être intégré, à un moment inopportun, dans le système du ciel ouvert (Open Sky), sans aucune étude rationnelle qui tient compte de l'intérêt du transporteur national et celui du pays», ajoute le communiqué.

Par ailleurs, les syndicats et les agents de Tunisair, appellent les autorités de tutelle à réviser toutes les autorisations, «attribuées d'une manière arbitraire» et qui «menacent la pérennité de l'entreprise qui passe déjà par des difficultés économiques et financières»kapitalis

 

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Menaces sur Tunisair ? Par qui, par quoi ? 

 

Les syndicats de base de Tunisair, relevant de l’Union Générale tunisienne du travail (UGTT), ont exprimé leur inquiétude quant aux éventuelles retombées de l’accord signé entre l’Instance générale qatarie de l’aviation civile et l’aviation civile tunisienne et accordant à Qatar Airways le privilège d’exploiter l’Aéroport international Tunis-Carthage, rapporte, ce jeudi 1er novembre 2012, Shems FM. Dans une lettre envoyée au chef du gouvernement Hamadi Jbali, les syndicats ont condamné le rejet de la direction quant à son engagement de maintenir la compagnie en tant qu’acquis pour tous les Tunisiens.

Avant cela, Tunisair avait fait une levée de boucliers, à cor et à cri, contre la demande de Syphax Airlines d’augmenter le nombre de ses vols à partir de Tunis sur Paris, l’une des plus importantes dessertes pour le transporteur aérien public. La compagnie arguait alors du business plan initial de la compagnie du groupe de Mohamed Frikha, qui ne mentionnait que deux dessertes. Tunisair n’avait pourtant rien dit face à l’augmentation de pareilles dessertes pour d’autres compagnies européennes, parfois low-cost. Bien avant tout cela, le ministère du Transport avait dû céder devant le refus des syndicats de Tunisair d’appliquer l’accord d’ouverture du ciel tunisien à la concurrence, reportant ainsi sine die la mise en œuvre de l’open sky avec l’Europe. Tout cela menace-t-il réellement l’existence de Tunisair ?

 

Tunisair, ses bras cassés et ses casseroles !

Notons, avant de répondre à cette question, que Tunisair avait terminé l’exercice 2011, avec un résultat d’exploitation déficitaire de 89,8 MDT malgré un total bilan de 1413,68 MDT. Le chiffre d’affaires de la compagnie baissait de 7 %, expliqué par la régression des revenus du transport de 66 MDT, elle-même induite par la diminution des flux touristiques de toutes nationalités, en raison de la Révolution. En face, c’est une hausse des charges d’exploitation, dont essentiellement 20 MDT en charges du personnel. Il faut remarquer, à cet effet, que les effectifs chez Tunisair, ont augmenté de 40 % en une seule année, avec un nombre d’employés par avions (+de 200) bien au-delà de tous les ratios internationaux. Une augmentation des charges du personnel, sous la pressions des grèves à répétition de l’année 2011, alors que le ministère n’a pas toujours dit non pour le bien de la compagnie, que ce soit lors de la première période transitoire du gouvernement Caïed Essebssi ou au cours de l’actuelle transition du gouvernement Jbali. Un nombre d’employés, devenu pléthorique, ressemblant, plus à des bras cassés qu’à une force productive et faisant de Tunisair une vrai agence d’emploi.

 

L’année dernière, le transporteur national aérien avait ainsi enregistré un déficit de 134,42 MDT, à titre individuel, et un résultat tout aussi déficitaire de 157,9 MDT pour le groupe. Derrière ce déficit, notamment du groupe, il y avait aussi les dotations aux provisions sur des filiales qui deviennent de vraies casseroles que traîne Tunisair. La compagnie subit ainsi 19 MDT de dotations aux provisions dues au déficit de Tunisair Technics, 3 MDT pour couvrir le déficit de Tunisie Catering et 6,5 MDT à cause des pertes de Tunisair Express. Et comme un malheur ne vient jamais seul, les services fiscaux frappent un grand coup et condamnent Tunisair à un redressement de 11,2 MT, sitôt suivis par la CNSS qui lui infligent 12,3 MDT de redressement.

 

Qui menace Tunisair ?

Les difficultés financières de Tunisair ne sont en fait pas une nouveauté. Ils datent de sa première crise boursière dans les années 90. Depuis, l’action de Tunisair en bourse ne s’est jamais relevée et la distribution des dividendes reste toujours un leurre derrière lequel court toujours l’actionnaire, en dehors de l’Etat. Les causes ont été presque toujours les mêmes au fil des années, balançant entre les baisses des flux touristiques, les hausses des prix des carburants et les plans de renouvellement des flottes. 2011 portera le coup fatal, avec la hausse des « recrutements forcés par l’UGTT » par l’intégration et l’alignement des salaires suite à la mauvaise décision de réintégration des filiales, pourtant pas encore administrativement officielle !

Selon plus d’un spécialiste, ce sont en fait ces dernières décisions qui ont fragilisé Tunisair et la font maintenant frémir à la perspective de l’open sky pour lequel nous sommes forcés de continuer de négocier non pas la fermeture mais l’ouverture qui tiendrait compte des intérêts des différents opérateurs aériens, frémir à l’apparition de Syphax Airlines qui fait pourtant partie de la flotte tunisienne avec un nombre d’aéronefs limité.

Reste enfin, cet accord, non confirmé encore, de la « 5ème liberté » qui pourrait être donné à Qatar Airways. Ceci lui accorderait alors le privilège de transporter, à partir de Tunis, des passagers vers d’autres pays. Selon certains spécialistes, les Qataris seraient fortement intéressés par la ligne Tunis- Casablanca, une des lignes les plus juteuses sur laquelle sont déjà en forte concurrence Tunisair et la RAM. Les mêmes spécialistes considèrent cette 5ème liberté comme un patrimoine national qui ne doit en aucun cas être donné sans contrepartie. D’ailleurs, il n’aurait été donné qu’à la South African Airlines (Compagnie de l’Afrique du Sud) vers les USA et qui ne l’utilise pas. L’idée était alors de créer un trafic que la Tunisie pourrait récupérer par la suite. Il aurait été donné à la compagnie saoudite sur la ligne Djeddah-Khartoum, il y a des dizaines d’années et n’est plus en vigueur depuis très longtemps.

Le donner maintenant à Qatar Airways, équivaudrait à partager le trafic en trois et peut-être même à éjecter Tunisair pour cause d’agressivité commerciale des Qataris aux moyens financiers nettement plus importants. Et quand bien même Qatar Airways offrirait-elle, à son tour, cette 5ème liberté à Tunisair, cette dernière n’a pas les moyens d’en tirer profit, vu son manque flagrant de long courriers et la flotte inadaptée de Tunisair pour toucher les marchés asiatiques au-delà de Doha.

En conclusion, les syndicalistes de Tunisair n’auraient peut-être pas raison de s’alarmer outre mesure de l’open sky ou de Syphax Airlines, mais ils auraient fortement raison de le faire s’agissant de la compagnie qatarie qui pourrait asséner un coup supplémentaire aux finances de Tunisair. Khaled Boumiza reussirbusiness

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