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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 04:32
 
 
 

 

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Les anti-Morsi encerclent le palais présidentiel

 

Des milliers de manifestants maintiennent la pression au Caire. Le président islamiste serait prêt à reporter le référendum sur la Constitution

 

Devant le palais présidentiel égyptien, le 7 décembre 2012. (Hassan Ammar/AP/SIPA)

 

Des milliers de manifestants étaient rassemblés vendredi 7 décembre dans la soirée au Caire autour du palais présidentiel gardé par l'armée, tandis que le pouvoir a fait savoir qu'il pourrait reporter le référendum sur un projet de Constitution qui divise profondément le pays.

Le président Mohamed Morsi "pourrait accepter de reporter le référendum" prévu le 15 décembre, a déclaré le vice-président Mahmoud Mekki, à condition que l'opposition ne se serve pas de ce report, contestable au vu du calendrier légal, pour saisir la justice.

Quelques instants auparavant, des manifestants ont franchi sans incident des barbelés déroulés près de la présidence, envahissant le périmètre de sécurité établi la veille par l'armée mais sans pouvoir entrer dans le complexe.

Certains ont tagué des graffitis sur les murs extérieurs du palais, situé dans le quartier d'Héliopolis, dans la banlieue du Caire, proclamant "Dégage" à l'encontre du président islamiste.

10.000 personnes aux abords du palais

Aucune violence n'avait toutefois lieu entre manifestants qui se sont répandus autour du site protégé par un mur d'enceinte et les forces de sécurité, malgré les fortes tensions de ces derniers jours dans ce quartier.

En début de soirée, plus de 10.000 personnes s'étaient rassemblées aux abords du palais. Des chars étaient stationnés à proximité mais les soldats n'ont fait aucun geste en direction des protestataires, dont certains sont montés sur les blindés pour fraterniser avec les militaires.

Des manifestants ont brocardé Mohamed Morsi comme étant un "mouton" inféodé aux Frères musulmans. D'autres ont scandé "A bas le pouvoir du guide", en référence à Mohammed Badie, guide suprême de la confrérie dont le président est issu.

Dans le même temps, 2.000 islamistes étaient rassemblés dans une mosquée à quelques kilomètres de là, scandant "Nous sommes tous avec le président" et "Morsi, nous t'aimons".

"Nous n'irons au palais présidentiel que s'ils (les anti-Morsi) cherchent à y entrer par la force", a déclaré un manifestant membre des Frères musulmans, Ayman al Sawwah.

"Vendredi du carton rouge"

Des manifestations hostiles au président ont aussi eu lieu sur la place Tahrir, dans le centre du Caire, à Hourghada, sur la mer Rouge, et à Qena (sud), selon des témoins. Alexandrie, la grande ville du nord du pays, était pour sa part le théâtre de rassemblements rivaux.

L'opposition avait intitulé cette journée "Vendredi du carton rouge" pour dénoncer le décret du 22 novembre par lequel le président Morsi a étendu ses pouvoirs et mis ses décisions à l'abri de tout recours en justice, ainsi que le projet de Constitution, accusé d'ouvrir la voie à une extension de la loi islamique et d'offrir peu de garanties pour les libertés.

Le vice-président Mekki a toutefois expliqué que Mohamed Morsi était prêt à envisager un report du référendum si l'opposition garantit qu'elle ne mettra pas en cause le chef de l'Etat au motif que le scrutin doit se tenir, selon la loi, deux semaines après la présentation du texte au président.

Signe supplémentaire d'un possible report global du référendum, le vote des Egyptiens de l'étranger, qui devait débuter samedi, a été reporté à mercredi.

L'opposition demande le report du référendum, et l'abandon du décret

Mohammed ElBaradei, l'une des figures de proue de l'opposition, a toutefois réaffirmé vendredi qu'un dialogue avec Mohamed Morsi restait conditionné au report du référendum constitutionnel mais aussi à l'abandon du décret du 22 novembre.

"Il peut faire cela immédiatement, cette nuit", a déclaré Mohammed ElBaradei, prix Nobel de la Paix et ancien chef de l'agence atomique de l'ONU, qui dirige le Front du salut national (FSN), principale coalition de l'opposition libérale et de gauche.

La persistance des tensions politiques fait craindre de nouvelles violences, après les heurts entre pro et anti-Morsi qui ont fait sept morts et des centaines de blessés dans la nuit de mercredi à jeudi près de la présidence.

Dans un discours au ton offensif jeudi soir, Mohamed Morsi avait maintenu son décret et le référendum, tout en appelant l'opposition à un dialogue samedi. "Nous respectons la liberté d'expression pacifique, mais nous ne laisserons jamais personne participer à des meurtres et à des actes de sabotage", avait-il martelé. tempsreel.nouvelobs

 

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"Nous ne serons pas pacifiques éternellement"

Les manifestants réclament l'abandon d'un décret par lequel Mohamed Morsi s'est octroyé les pleins pouvoirs.

 

 

La principale coalition d'opposition à Mohamed Morsi, le Front du salut national, est présidée par le Prix Nobel de la paix Mohamed El Baradei.

La principale coalition d'opposition à Mohamed Morsi, le Front du salut national, est présidée par le Prix Nobel de la paix Mohamed El Baradei. © STRINGER / AFP

 

 

Des milliers de personnes manifestaient vendredi après-midi au Caire contre le président islamiste Mohamed Morsi en assurant vouloir rester pacifiques, mais sans cacher être à bout de patience face à un chef de l'État accusé de faire revenir le pays à la dictature.

"Nous utiliserons tous les moyens pour faire tomber le régime", affirme Ahmed Dewedar, un jeune manifestant présent sur la place Tahrir, où un village de tentes abrite depuis deux semaines les anti-Morsi les plus déterminés. "Il n'y aura pas de stabilité tant que nos revendications ne seront pas satisfaites", poursuit-il sur ce site emblématique de la révolte populaire qui a provoqué la chute deHosni Moubarak en février 2011.

Un peu plus loin, une banderole proclame : "À bas, Adolf Morsi, à bas, le nouveau Hitler". Les manifestants réclament l'abandon d'un décret par lequel le président s'est octroyé le 22 novembre des prérogatives s'apparentant à des pleins pouvoirs, en plaçant en particulier ses décisions au-dessus de tout contrôle par la justice. La volonté de Mohamed Morsi, qu'il a réaffirmée jeudi soir, de soumettre le 15 décembre à un référendum un projet de Constitution très critiqué par l'opposition, n'a fait que doper la détermination de ses adversaires, qui dénoncent une volonté d'islamiser les institutions et de saper les libertés.

Un scénario à la libanaise

"Nous aurions pu envahir le palais présidentiel mercredi", affirme Mahmoud Ghazawi, 35 ans, en référence à la marche sur la présidence qui s'est achevée en affrontements de rue meurtriers avec les partisans du chef de l'État. "Nous ne resterons pas pacifiques éternellement", prévient-il, alors que des milliers d'opposants se rassemblaient de nouveau vendredi après-midi aux abords du palais désormais gardé par l'armée. La crise actuelle a aggravé la polarisation du pays entre islamistes d'un côté, forces libérales, de gauche et chrétiens de l'autre.

"Cela pourrait devenir un scénario à la libanaise", en référence à la guerre civile qui a ravagé le Liban de 1975 à 1990, affirme Mohammed al-Cheikh, 27 ans, partisan de l'une des figures de l'opposition, Mohammed El Baradei. "Ce qui se passe en Égypte est déjà une guerre civile", insiste un autre militant, qui demande à garder l'anonymat. "Morsi et les Frères musulmans ont divisé le peuple en cherchant à imposer leur Constitution nulle, malhonnête", ajoute-t-il.

"Il y aura de la violence, c'est sûr" (manifestant)

"Nous mourrons ici place Tahrir, de faim ou de maladie, au nom de nos martyrs", lance au mégaphone un imam de la prestigieuse institution théologique sunnite d'al-Azhar, qui a demandé à Mohamed Morsi de suspendre son décret sur ses pouvoirs élargis pour favoriser l'apaisement. D'autres manifestants en appellent désormais à l'armée, alors qu'il y a quelques mois encore la place Tahrir résonnait de slogans contre le pouvoir militaire de transition, qui a dirigé l'Égypte pendant 18 mois, entre la chute de Hosni Moubarak et l'élection en juin de Mohamed Morsi.

"Il y aura de la violence, c'est sûr, tous les bords veulent l'escalade. Mais quand l'armée viendra, ce sera la fin du président et des Frères musulmans, et nous pourrons avoir une nouvelle vie", estime Magdi Hossein, 50 ans. "L'armée a toujours été du côté du peuple", affirme-t-il. D'autres estiment que l'épreuve du pouvoir a fait fondre la popularité des Frères musulmans. "Aujourd'hui, Morsi ne représente pas plus de cinq millions de personnes sur 85 millions d'Égyptiens", assure Mahmoud Ghazawi. le point.fr

 

 

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