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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 01:43
07/01/2011
 
Les Etats-Unis se sont dits "préoccupés" aujourd'hui par les troubles sociaux en Tunisie et ont convoqué l'ambassadeur de ce pays pour demander le respect des libertés individuelles, notamment en matière d'accès à l'internet, a déclaré un haut responsable américain.

"Nous avons fait venir l'ambassadeur de Tunisie hier et avons exprimé notre préoccupation à l'égard de ce qui se passe avec les manifestations et avons encouragé le gouvernement tunisien à faire en sorte que les libertés civiles soient garanties, notamment la liberté de rassemblement", a déclaré ce responsable sous couvert d'anonymat.  "Nous avons aussi soulevé la question de ce qui ressemble à une ingérence du gouvernement tunisien dans l'internet, particulièrement dans les comptes Facebook", a-t-il ajouté.

Entre manifestations de rue, grève des avocats, tentatives de suicide et arrestations d'internautes, l'agitation sociale partie de Sidi Bouzid (centre-ouest) il y a trois semaines s'est poursuivie ces derniers jours en Tunisie, malgré des mesures d'apaisement du gouvernement.

lien:http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/01/07/97001-20110107FILWWW00590-troubles-en-tunisie-les-usa-preoccupes.php
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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 01:37

Envolée des prix de l'alimentaire, chômage éternellement élevé, jeunesse qualifiée sans débouchées… La croissance, qui repart malgré tout, ne profite qu'à une minorité.

Depuis quelques jours, le sud de la méditerranée s'embrase. La Tunisie fait face à une révolte sociale spontanée et l'Algérie connaît des émeutes du pain avec la flambée des prix de l'alimentaire. Les prix du sucre, de la farine et des céréales ont bondi de 20 à 30%. Le kilo de sucre qui valait 70 dinars il y a peu (72 centimes), s'achète aujourd'hui 150 dinars (1,50 euro) quand un camionneur gagne environ 800 dinars par jour (8,40 euros).

Ces deux mouvements prennent racine dans un terreau de très fortes inégalités sociales, et malgré une conjoncture économique qui se redresse après la crise. La Tunisie et l'Algérie devraient connaître une croissance de 3,8% en 2010, et de respectivement 4,8% et 4% en 2011, selon le Fonds monétaire international. Le pays de Zine el-Abidine Ben Ali profite de son ouverture vers l'extérieur et du retour des échanges commerciaux internationaux. Celui du président Abdelaziz Bouteflika tire parti de la hausse du prix du pétrole dont il dépend très fortement.

 

Pétrole et chômage

 

«C'est bien là le paradoxe: l'Algérie bénéficie d'une rente pétrolière mais elle connaît des émeutes de la faim», dénonce Sion Assidon, membre du conseil d'administration de Transparency international, ONG luttant contre la corruption. Tunisie et Algérie souffrent l'un comme l'autre d'un chômage endémique. Chez le premier, il atteint 13,3%, et beaucoup plus parmi les jeunes diplômés, note le FMI dans un rapport. En Algérie, le taux de chômage s'établirait à 10%. Mais il ne faut pas s'y fier. «Dur de croire aux chiffres, les statistiques sont biaisées par les dirigeants», estime Mokhtar Lakehal, économiste à Sciences Po Paris.

Des mesures ont pourtant été prises à la sortie de la crise. Le gouvernement algérien a augmenté les fonctionnaires de 30% en 2010. Un pompier gagne aux alentours de 14.175 dinars par mois, soit 148 euros (chiffres 2008 de l'Organisation internationale du travail). Il a mis en place un plan quinquennal centré sur le développement des infrastructures et l'emploi doté de 286 milliards de dollars.

Financée par les exportations d'hydrocarbures, «cette somme représente 180% du produit intérieur brut (PIB), même si une partie provient de crédits non dépensés du programme précédent», commente Jésus Castillo, économiste chez Natixis. Reste que l'économie algérienne n'est pas assez diversifiée. Elle ne peut pas offrir les emplois en nombre suffisant à sa jeunesse toujours plus nombreuse (sa population croît encore). Pire, le plan pourrait plus profiter aux entreprises étrangères qui n'emploient que peu de locaux.

 

Émigration bloquée

 

Avant la crise, la Tunisie et l'Algérie bénéficiaient de deux «soupapes». L'une est toujours là : l'économie informelle. L'activité qui échappe aux taxes représenterait entre 40 et 60% du PIB. La deuxième échappatoire, l'émigration, a en revanche disparu. «Depuis quelques années, l'Europe a fermé ses frontières aux jeunes maghrébins et les pays du Golfe ont fait de même depuis deux ou trois ans», observe Mokhtar Lakehal. En outre, «on observe une captation de l'Etat par une famille en Tunisie, et par une minorité proche du pouvoir en Algérie qui détournent les ressources à leurs profits», décrit Sion Assidon.

Les révoltes de ces derniers jours changeront-elles a donne ? «La levée de boucliers de la part des avocats tunisiens signifie que le modèle Ben Ali, qui promouvait un minimum la classe moyenne, est en train d'échouer», veut croire Sion Assidon. Mokhtar Lakehal est plus pessimiste : «ce sont des épiphénomènes. Les manifestants seront matraqués, les meneurs arrêtés, et dans un mois les gens retourneront à leurs occupations. Mais la marmite continuera de bouillir.»

 

lien:http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/01/07/04016-20110107ARTFIG00591-algerie-tunisie-les-raisons-economiques-de-la-colere.php

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 20:36

Selon Rfi, plusieurs blogueurs ont été arrêtés en Tunisie. Pour ce 7 janvier 2011, il semble que ces prisonniers soient retenus dans les locaux du minstère de l'Intérieur... Continuons les débats sociaux pour une Tunisie plus solidaire, plus juste et plus belle...

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 07:50
TUNIS, Tunisie - Des élèves qui affrontent la police depuis deux jours dans une petite ville de la Tunisie ont mis le feu au bureau local du parti au pouvoir, a annoncé un représentant syndical mardi.

La Tunisie est ébranlée par des manifestations contre le chômage depuis plus de deux semaines. Les manifestations ont commencé après qu'un jeune vendeur itinérant se soit immolé par le feu pour protester contre la saisie par la police des fruits et légumes qu'il vendait sans permis. La vague de protestation a fait trois morts.

La plus récente manifestation a éclaté à Thala, une petite ville située à 250 kilomètres au sud-ouest de la capitale.

Alors que les classes reprenaient lundi après les vacances d'hiver, des centaines d'élèves du secondaire et d'autres manifestants ont affronté la police, qui a répliqué avec des gaz lacrymogènes, selon un responsable syndical présent sur les lieux. Ce responsable a requis l'anonymat, craignant des représailles de l'État qui contrôle étroitement les médias.

Lors des affrontements de lundi, les manifestants ont incendié des pneus et ont mis le feu au bureau du parti au pouvoir, selon le dirigeant syndical. Les affrontements se sont poursuivis mardi, a-t-il indiqué.

Sept personnes ont été arrêtées et plusieurs blessés ont été hospitalisés, a ajouté le responsable. Les écoles de la ville ont fermé leurs portes.

La télévision française LCI a diffusé une vidéo en provenance de Thala montrant une foule de jeunes hommes arpentant les rues de la ville, recouvertes de nuages de fumée.

De tels affrontements sont rares en Tunisie, une destination touristique populaire de la Méditerranée où le gouvernement tolère peu la dissension et dont le bilan des droits de l'homme est régulièrement critiqué.

Le taux de chômage en Tunisie tourne autour de 14 pour cent, une proportion qui serait beaucoup plus importante dans les régions rurales.

Les manifestations ont commencé le 17 décembre après que Mohamed Bouazizi, âgé de 26 ans, se soit immolé par le feu en public. Le jeune homme, qui est toujours hospitalisé, possède un diplôme universitaire mais pas de travail stable. Il vendait des produits dans la rue afin de gagner un peu d'argent pour sa famille.

La police a ouvert le feu lors d'une manifestation, tuant deux personnes. Un jeune chômeur est mort électrocuté par un pylône électrique lors d'une autre manifestation.

Le président Zine El Abidine Ben Ali a réagi au soulèvement en annonçant la mise sur pied d'un plan de 4,5 milliards $US pour créer des emplois destinés aux diplômés universitaires.

L'opposition juge la réponse du gouvernement inadéquate et estime que les manifestations sont alimentées non seulement par le chômage, mais aussi par le manque de libertés personnelles dans le pays.

 

 

lien:http://www.journalmetro.com/monde/article/734091--tunisie-manifestation-contre-le-chomage-a-thala

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 07:47

TUNIS (AP) — Avec la reprise des cours après les vacances d'hiver, de violents affrontements ont opposé mardi, pour la deuxième journée consécutive, la police à des centaines de manifestants, en majorité des lycéens, dans la ville de Thala, à 250 km de Tunis, a-t-on appris de source syndicale.

 

Appuyés par des renforts venus de régions voisines, les forces de l'ordre ont eu recours "intensivement" aux bombes lacrymogènes pour disperser la foule qui manifestait par solidarité avec la population de Sidi Bouzid, une région du centre-ouest du pays, où avaient éclaté le 17 décembre dernier des troubles sociaux sur fond de chômage et de précarité des conditions de vie.

 

"La police s'est introduit dans un lycée en maltraitant élèves et enseignants", a témoigné un syndicaliste joint au téléphone par l'Associated Press, notant que les établissements scolaires de la ville ont dû être fermés l'après-midi.

 

Plusieurs personnes, blessées, ont été transférées à l'hôpital de Kasserine, chef-lieu de la région, a précisé ce syndicaliste qui a requis l'anonymat. Il a également fait état de nombreuses interpellations.

 

La veille, les manifestants ont incendié le siège du parti au pouvoir et mis le feu à des pneumatiques.

Les heurts de Sidi Bouzid, qui ont fait trois morts et un blessé grave, ont éclaté à la suite d'une tentative de suicide d'un jeune vendeur ambulant dont la marchandise, des fruits et légumes, a été saisie par des agents municipaux qui l'ont maltraité.

 

Empêché de rencontrer des responsables locaux pour porter plainte, il s'est immolé par le feu en s'aspergeant d'essence. Aux dernières nouvelles, son état critique demeure stationnaire.

Face à ces troubles, le président Zine El Abidine Ben Ali a limogé le gouverneur (préfet) de Sidi Bouzid et annoncé des mesures "urgentes" pour le lancement de projets et la création d'emplois dans les régions de l'intérieur du pays. AP

 

 

lien:http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110104.FAP3164/tunisie-affrontements-entre-la-police-et-des-manifestants-a-thala.html

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 07:41

La protestation tunisienne s'organise sur Internet. Solidaires de la gronde sociale qui se propage depuis la mi-décembre, après l'immolation d'un vendeur ambulant, les internautes ont décidé de hausser le ton contre la censure imposée par le président Zine El Abidine Ben Ali. Car la main mise du pouvoir sur les médias et sur Internet est telle que les émeutes en cours dans plusieurs régions du pays sont pratiquement passées sous silence par la presse locale.

 

Déjà dans les limbes du classement sur la liberté de la presse dans le monde établi par Reporters sans frontières, la chape de plomb s'est encore alourdie ces dernières semaines. Au-delà de la censure imposée aux médias locaux, l'accès à plusieurs sites d'informations étrangers a été bloqué. Des articles de France 24, du Nouvel Observateur, de l'Express, mais aussi de la BBC ou encore d'Al Jazeera étaient ainsi inaccessibles en début de semaine.

 

Autres victimes de la censure : les réseaux sociaux, qui ont joué un rôle clé dans la transmission d'informations au début des émeutes. Premier visé : Facebook, qui compte près de deux millions d'utilisateurs dans le pays. Si le régime n'en a pas bloqué totalement l'accès, une stratégie particulière a été mise en place afin d'activer des blocages ciblés.

 

Les internautes sont ainsi nombreux à ne plus pouvoir accéder à leur compte Facebook, Twitter ou encore Gmail. D'après le site Assabilonline cité par RSF, plus de cent pages Facebook relatives à la contestation de ces dernières semaines seraient actuellement inaccessibles. Parmi lesquelles, celle du groupe Facebook intitulé en langue arabe «M. Le Président, les Tunisiens s'immolent par le feu», déjà fort de plus de 12 000 membres.

 

Cyber-attaques

 

Mais ces mesures radicales n'ont pas suffi à éteindre la grogne du peuple tunisien. Et encore moins celle des internautes bien décidés à faire sauter ce verrou qui les empêche de s'exprimer depuis l'arrivée au pouvoir de Zine El Abidine Ben Ali, il y a 23 ans. La riposte s'est organisée sur la toile via le groupe «Anonymous» (les «Anonymes»), qui a bloqué l'accès à plusieurs sites officiels et gouvernementaux ces derniers jours.

 

 Mercredi, des cyber-attaques ont visé le site de l'agence tunisienne de l'Internet, celui du gouvernement tunisien ou encore celui de la banque Zitouna.

«Anonymous» se présente comme un groupe d'internautes attachés à la liberté d'expression. Il reproche notamment aux grands médias internationaux de ne pas évoquer suffisamment la situation en Tunisie. «Il est de la responsabilité de la presse libre et ouverte de relater ce que la presse soumise à la censure ne peut pas rapporter.Le peuple de Tunisie nous a demandé son aide et nous avons répondu en lançant une nouvelle opération, Opération

Tunisie», annonce ainsi une lettre ouverte des «Anonymes» diffusée sur la toile.

 

 

 

Manque de leadership

 

Ces derniers avaient déjà fait parler d'eux lorsqu'ils avaient été associés à un élan de soutien au site WikiLeaks, en partie privé de financements après sa révélation de milliers de télégrammes diplomatiques secrets du département d'État américain.

 

Les organismes financiers Paypal et Mastercard avaient alors été attaqués par des internautes, qui voulaient les punir d'avoir coupé les financements de WikiLeaks.

Plusieurs sites Internet tunisiens non-officiels se faisaient l'écho mercredi de l'offensive d'«Anonymous». La contestation née autour du web en Tunisie paraît toutefois pour l'instant peu structurée et dépourvue de leadership.

 

Grâce à la toile, «on découvre une société civile vivante, en marge des partis politiques», note toutefois Souhayr Belhassen, présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH), une ONG basée à Paris. «Internet a servi d'instrument de mobilisation de la société civile. C'est un moyen de communication dont la vitesse dépasse celle des autorités», renchérit cette tunisienne, établissant un parallèle avec la Birmanie ou l'Iran après l'élection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad.

 

lien:http://www.lefigaro.fr/international/2011/01/06/01003-20110106ARTFIG00705-en-tunisie-la-revolte-s-organise-aussi-sur-internet.php

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 07:35

Place de la Fontaines aux innocents à Paris, la pluie irrégulière qui tombe en cette fin de journée, jeudi 6 janvier, n'a pas empêché environ 250 manifestants de participer à un rassemblement de soutien au peuple tunisien.

 

"Nous sommes ici pour affirmer notre solidarité à l'égard de nos confrères en Tunisie", assure un étudiant venu ici avec son frère et un ami. "Ce qui se passe est un mal pour un bien, poursuit-il, il fallait que la rage sorte un jour."

 

Une mère de famille raconte que ses proches sur place ne sont pas touchés par la répression, mais elle se dit très inquiète à propos de ce qu'elle entend. Elle ne comprend pas le tragique destin de Mohamed Bouazizi, le jeune homme dont le suicide par le feu, le 17 décembre, est à l'origine des troubles actuels. Il est décédé mardi soir. "Il était diplômé et pourtant, il n'a pas pu trouver de travail, comme tant d'autres jeunes en Tunisie."
 

  

"ELU AVEC 99% DES VOIX"

 

Les revendications sont plus larges, elles dépassent le seul aspect social. Trois jeunes femmes affirment qu'elles sont ici contre la dictature. "Ce n'est pas normal que Ben Ali soit réélu tous les cinq ans avec 99,9 % des voix". Une de ses amies la reprend et ironise : "Il y a du progrès maintenant, le dernier scrutin lui donnait 96 %..." Les trois sont fières du mouvement de protestation.
"Notre soutien ici en Europe va beaucoup les aider. En général, les mouvements sociaux sont trop vite réprimés."

 

Un des jeune présent au rassemblement est né et a passé son bac à Sidi Bouzid, là où les émeutes ont commencé. Il y était le 18 décembre, un jour après le début des troubles.
Il se demandait ce qu'il se passait. "J'étais choqué, je me croyais à Bagdad. Il y avait des pneus et des poubelles qui brûlaient sur les routes. J'ai mis une heure et demie pour arriver chez moi depuis la gare, d'habitude je mets une demi-heure..."
 

 

"C'EST COMME LA RÉVOLUTION FRANÇAISE"

 

Une fois mis au courant de la situation par sa mère et ses copains, il a lui-même participé aux manifestations, qu'il qualifie de guérilla entre les jeunes et la police. "C'est triste, mais les grands changements se passent comme ça. C'est comme la Révolution française", pense l'étudiant.

 

La nouvelle génération est le moteur du mouvement. Elle cherche à s'émanciper d'un pouvoir qui ne lui laisse pas assez de place à ses yeux. "Les jeunes doivent participer à la vie sociale et politique. Ils doivent prendre leur part", déclare un manifestant dont le sentiment est partagé par tous ici.

 

Un avocat considère que le premier objectif des manifestations est de briser le mur de la peur. "L'opposition est fragmentée, affaiblie mais on assiste peut-être à une fin de règne. Le résultat sera sans doute une scission au sein du parti au pouvoir. Un clan s'est accaparé toutes les richesses du pays, ça ne peut plus durer."

 

Comme tous les interlocuteurs franco-tunisiens rencontrés, cet avocat ne donnera pas son nom. Trop risqué pour eux, s'ils espèrent se rendre encore en Tunisie, et aussi pour leurs familles restées sur place. Ils craignent trop les pressions.

 

Les autorités tunisiennes ont décidé d'interdire l'accès au site LeMonde.fr.

 

lien:http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/01/07/manifestation-de-soutien-aux-tunisiens-a-paris_1462109_3212.html

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 22:12

TUNIS - Plusieurs milliers d'avocats tunisiens se sont mis en grève jeudi pour protester contre ce qu'ils présentent comme des agressions de la police, tandis que les manifestations contre les pénuries d'emplois qualifiés et les restrictions aux libertés publiques se poursuivent dans le pays.

 

De violentes manifestations de rue ont repris tard mercredi soir dans la ville de Thala, au sud-ouest de Tunis, à l'occasion de l'inhumation d'un jeune diplômé réduit à vendre des légumes, qui avait succombé la veille à sa tentative d'immolation par le feu à la mi-décembre devant la préfecture de Sidi Bouzid, dans le centre du pays.

Son geste de désespoir, à la suite de la confiscation par la police de son chariot de primeurs, a déclenché dans le centre et le nord du pays une vague de manifestations de rue violentes, sans précédent depuis que le président Zine el Abidine ben Ali a déposé il y a 23 ans Habib Bourguiba, le père de l'indépendance.

 

La tentative de suicide du défunt, Mohamed Bouazizi, 26 ans, est aussitôt devenue emblématique de la révolte de jeunes chômeurs diplômés, de militants syndicalistes et d'activistes des droits de l'homme à travers le pays, où l'agitation s'est propagée jusqu'à Tunis.

A la suite de ses obsèques, une femme et ses trois enfants ont escaladé un pylône électrique mercredi à Sidi Bouzid pour tenter de se suicider en signe de protestation contre leurs conditions de vie, avant d'en être dissuadés par des officiels, rapportent trois différents témoins.

 

Le même jour, à Thala, les policiers ont fait usage de canons à eau pour disperser une foule de protestataires, dont de nombreux étudiants, qui leur jetaient des engins incendiaires, rapportent des habitants de la ville.

Un représentant local du syndicat des enseignants a précisé que les autorités ont, par la suite, fermé les écoles et les collèges de Thala jusqu'à nouvel ordre. Aucun responsable du gouvernement n'était immédiatement contactable pour confirmer ces informations.

QUATRE VICTIMES

 

Ce type d'agitation sociale était, jusqu'à présent, plutôt rare en Tunisie, le plus petit pays du Maghreb, que l'Occident présente comme un modèle régional de stabilité et de prospérité mais où, selon les organisations des droits de l'homme, les libertés publiques sont sévèrement restreintes.

Me Abderrazek Kilani, le bâtonnier de l'ordre des avocats tunisiens, a déclaré à Reuters que 95% de ses 8.000 confrères avaient pris part jeudi au mouvement de grève, chiffre que les responsables gouvernementaux n'ont pas commenté dans l'immédiat.

 

"La grève porte le message clair que nous n'acceptons pas les attaques injustifiées contre les avocats. Nous voulons protester fermement contre le passage à tabac d'avocats au cours des derniers jours", a-t-il martelé.

 

Selon Kilani, ces avocats ont été battus par des policiers lors de sit-in organisés la semaine dernière à Tunis et dans les villes de Monastir et Grombalia en signe de solidarité avec les manifestants de Sidi Bouzid.

La mort de Mohamed Bouazizi porte à quatre le nombre de victimes de la vague de manifestations qui secoue le pays, après celles de deux civils tués par des policiers qui ont tiré à balles réelles "en état de légitime défense" pour écraser une émeute à Bouziane, dans le centre-sud du pays.

Selon des informations d'origine française, la dernière victime, un diplômé sans emploi, s'est suicidée en s'accrochant à une ligne électrique à haute tension pour protester contre "la misère et le chômage".

 

La Tunisie a joué un rôle de précurseur dans le monde arabe en matière d'émancipation de la femme et de généralisation de l'éducation, mais ses détracteurs notent que ses réalisations économiques ont essentiellement bénéficié les régions côtières, où se concentre le tourisme, au détriment de l'arrière-pays.

 

Les autorités ont accusé l'opposition d'avoir manipulé la révolte de Sidi Bouzid pour discréditer le régime actuel et le président Ben Ali a jugé inacceptable ces violences, nuisibles, selon lui, aux intérêts nationaux.

L'agitation sociale s'est un peu calmée la semaine dernière à la suite d'un léger remaniement gouvernemental touchant notamment le ministère de la Jeunesse, du remplacement du gouverneur de Sidi Bouzid et de l'annonce par

 

Ben Ali du déblocage d'une enveloppe de 4,5 milliards de dollars pour réduire le chômage qui touche actuellement 25% des jeunes diplômés.

 

Marc Delteil, pour le service français, édité par Eric Faye

 

références:http://actualite.portail.free.fr/monde/06-01-2011/l-agitation-sociale-se-poursuit-en-tunisie-les-avocats-en-greve/

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 22:09

Entre manifestations de rue, grève des avocats, tentatives de suicide et arrestations d'internautes, l'agitation sociale partie de Sidi Bouzid (centre-ouest) il y a trois semaines s'est poursuivie jeudi en Tunisie, malgré des mesures d'apaisement du gouvernement

A Sidi Bouzid (265 km au sud de Tunis), la plupart des lycées et collèges étaient en grève dans cette ville endeuillée au lendemain de l'enterrement de Mohamed Bouaziz, a indiqué à l'AFP Ali Zari, responsable syndical local.
Mohamed Bouazizi, 26 ans, s'était immolé le 17 décembre pour protester contre la saisie de son étal de primeurs par des agents municipaux. Il est devenu depuis le symbole d'une révolte contre la précarité sociale et le chômage, notamment celui des jeunes diplômés.

Le mouvement qui s'est étendu depuis à d'autres régions enclavées du centre et du sud ouest, a gagné jeudi des localités du littoral-est plus nanti.

À Jbeniana, près de Sfax (300 km au sud-est de Tunis), la police a dispersé une manifestation de lycéens et d'autres plus violentes à Tala (ouest) où des arrestations musclées avaient été signalées dès mercredi soir.
Un nouveau suicide, le 3e depuis le début des troubles, a eu lieu à Chebba, sur le littoral-est, où Mohamed Slimane, 52 ans, un ouvrier du bâtiment, père de deux diplômés de l'université sans emploi, a été retrouvé pendu.

L'homme était malade et aurait désespéré de recevoir une aide pour se soigner et nourrir sa famille.
A Regueb, près de Sfax, un jeune a menacé de se donner la mort par électrocution pour dénoncer la corruption et l'inégalité face à l'emploi et un autre s'est immolé à Metlaoui, un zone minière ayant connu des troubles en 2008.

Des milliers d'avocats ont observé une grève pour dénoncer la répression le 31 décembre d'une manifestation de solidarité avec les habitants de Sidi Bouzid, selon le bâtonnier Abderrazak Kilani.
Le barreau avait dénoncé ''un usage sans précédent'' de la force et affirmé le devoir de ''défendre la liberté d'expression'' et ''le droit des habitants de Sidi Bouzid et d'autres régions démunies à l'emploi, à la dignité''.

La grève a été cependant été dénoncée comme un acte ''politique'' contre le régime par des avocats du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD, parti au pouvoir du président Zine El Abidine Ben Ali).
Par ailleurs, un rappeur et deux blogueurs ont été arrêtés jeudi, au lendemain de cyber-attaques de groupes d'internautes solidaires du mouvement de protestation sociale. Celle d'un troisième n'a pu être confirmée.

Ces attaques répondaient à un mot d'ordre lancé par les ''Anonymes'' (Anonymous) qui se présentent comme un groupe d'internautes attachés à la liberté d'expression.
Selon son frère, Hamada Ben Amor dit ''Le Général'' arrêté à Sfax, est l'auteur d'un rap intitulé ''Président, ton peuple est mort'' diffusé sur internet, devenu un espace d'expression pour des milliers de jeunes tunisiens notamment sur Facebook et Twitter.

Slim Amamou et El Aziz Amami, cybernautes très actifs contre la censure ont été également arrêtés jeudi, selon le journaliste opposant Sofiene Chourabi.
A Paris, 200 personnes se sont rassemblées dans le cadre d'une journée internationale de solidarité avec la révolte sociale en Tunisie, et d'autres devant le consulat de Tunisie à Lyon (centre-est).

La France suit de près la situation en Tunisie, a dit la porte-parole adjointe du ministère français des Affaires étrangères, Christine Fages.
''Nous continuons de suivre de très près la situation en Tunisie et souhaitons que les tensions, qui ne sont dans l'intérêt de personne, s'apaisent. Il n'appartient pas à la France, pas plus qu'à un autre État, de conseiller les autorités tunisiennes dans le domaine économique et social'', a-t-elle ajouté.

Le président Ben Ali avait accusé l'opposition d'instrumentaliser la révolte à des fins ''malsaines'', avant de retoucher son gouvernement et de débloquer 116 millions d'euros pour des emplois à Sidi Bouzid.

 
Par Hamida BEN SALAH© 2011 AFP
références:http://www.lanouvellerepublique.fr/france-monde/ACTUALITE/Economie/Social/L-agitation-continue-en-Tunisie-greves-et-arrestations-de-cybernautes
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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 22:06
Le vendeur ambulant de 26 ans, qui s'était immolé à Sidi Bouzid le 17 décembre, y a été inhumé mercredi

Il a succombé à ses blessures mardi à Tunis. 5.000 personnes ont marché derrière sa dépouille en criant vengeance, selon le syndicaliste M. Laabidi.

Des heurts ont éclaté à Sidi Bouzid (200km au sud-ouest de Tunis) après le geste de Mohamed Bouazizi, jeune diplômé qui protestait contre la confiscation de la charrette qui lui servait de gagne-pain.Le mouvement, d'une ampleur sans précédent, avait ensuite gagné d'autres villes du pays.

Des milliers d'avocats ont observé jeudi une grève très suivie dans tous les tribunaux tunisiens pour dénoncer la répression le 31 décembre d'une manifestation de solidarité avec les habitants de Sidi Bouzid. "La grève a été suivie par 95% des avocats dans l'ensemble des tribunaux", à l'appel du Conseil national de l'Ordre des avocats (CNOA), le bâtonnier Abderrazak Kilani. "Cela s'est déroulé dans le calme et aucun incident n'a été enregistré dans les régions ni dans Tunis, les avocats démontrant qu'ils peuvent riposter avec sagesse et responsabilité", a-t-il affirmé.

Le 31 décembre, le CNOA avait dénoncé "un usage sans précédent" de la force pour "faire taire les avocats". Des avocats avaient été "frappés, pourchassés et insultés" à Tunis, Grombalia, Sousse, Monastir, Mahdia, Gafsa et Jendouba. L'un d'eux avait eu le
nez fracturé et un autre avait été "gravement blessé à l'oeil", selon le CNOA.

Une journaliste du Monde, qui tente de se rendre en Tunisie  depuis une semaine, n'a pas été autorisée par les autorités tunisiennes
à entrer dans le pays, a annoncé le quotidien dans son édition datée
de vendredi.

Des témoignages
Un mouvement de protestation parti de l'acte désespéré de Mohamed a dégénéré provoquant à ce jour quatre morts, dont deux manifestants tués par balles à Menzel Bouzaiane et deux suicides, celui de Mohamed et d'un autre jeune qui s'était jeté d'un pylone sur des cables électriques, en  lançant un cri contre la misère et le chômage, selon un autre témoin, Ali Zari. Le gouvernement a contesté la thèse de ce deuxième suicide et affirme mener une enquête.

De nombreux blessés et d'importants dégâts matériels ont été enregistrés au cours de ces protestations. Selon l'oncle de la victime, Mehdi Horchani, la police massivement présente a empêché le cortège de s'approcher du siège du Gouvernerat (préfecture), là où Mohamed s'était aspergé d'essence pour s'immoler par le feu.

"Mohamed est devenu le symbole du refus du chômage et du mépris et son décès risque d'exaspérer la tension déjà vive à Sidi Bouzid et dans les régions alentours", a dit à l'AFP un diplomate sous couvert d'anonymat.

Le drame est devenu un symbole pour les chômeurs diplômés et au-delà pour les militants des droits de l'homme.

Vendeur ambulant de fruits et de légumes, Mohamed Bouazizi s'était fait confisquer sa marchandise et humilier par la police municipale. Grièvement brûlé après sa tentative de suicide, il avait été transporté dans un centre médical près de Tunis. Son décès mardi soir a été confirmé par sa famille.

Des sites internet gouvernementaux attaqués
Plusieurs sites du gouvernement tunisien ont subi des cyber-attaques de groupes d'internautes solidaires du mouvement de protestation sociale qui se développe dans le pays, et certains d'entre eux demeuraient inaccessibles mercredi, a encore constaté l'AFP.

Les sites de l'agence tunisienne de l'internet, le site officiel du  gouvernement tunisien ou celui de la banque Zitouna, étaient bloqués mercredi.

Ces attaques répondent à un mot d'ordre répandu sur internet par les  "Anonymes" (Anonymous) qui se présentent comme un groupe d'internautes attachés  à la liberté d'expression et reprochent aux grands médias de ne pas évoquer suffisamment la situation en Tunisie.

"Il est de la responsabilité de la presse libre et ouverte de relater ce que la presse soumise à la censure ne peut pas rapporter. Le peuple de Tunisie nous a demandé son aide et nous avons répondu en lançant une nouvelle opération, Opération Tunisie", annonce une lettre ouverte des "Anonymes" sur internet.

Plusieurs sites internet tunisiens non-officiels se faisaient l'écho mercredi de cette cyber-attaque.

Les manifestations
Deux civils ont été tués lors d'affrontements avec les forces de l'ordre dans la ville de Bouziane, dans le sud du pays. Selon Libération, un jeune s'est par ailleurs suicidé le 22 décembre "sous les yeux de la foule à Menzel Bouzaiane, en s'accrochant à une ligne haute tension: 'Je ne veux plus de la misère et du chômage'", a-t-il crié à la foule.

Le mouvement a ensuite gagné d'autres villes comme Soss, Sfax et Tunis, la capitale, où un millier de jeunes protestataires ont été dispersés il y a une semaine. Mardi 4 janvier, la police a fait usage de lacrymogènes pour disperser une manifestation de plusieurs milliers d'étudiants à Thala (ouest). "Des chômeurs se sont joints à la manifestation qui s'est transformée en affrontements avec la police", selon deux témoignages recueillis par Reuters.

La réponse du pouvoir
Le gouvernement accuse ses opposants de manipuler ces rassemblements pour discréditer le pouvoir. Des rassemblements rares dans un pays dirigé depuis 23 ans d'une main de fer par le président Ben Ali. Ce dernier avait averti la semaine dernière que toute manifestation violente était inacceptable et contraire à l'intérêt national.

Le président tunisien a nommé un nouveau ministre de la Jeunesse et un nouveau gouverneur de Sidi Bouzid. Selon la presse locale, il a ordonné le déblocage de 6,5 milliards de dinars (3,4 milliards d'euros) en faveur de l'emploi des diplômés. Leur taux de chômage pourrait atteindre 30 %.

Réactions en France
Le PCF "demande la suspension de l'accord d'association UE/Tunisie" tant que "ce régime ne respectera pas les droits humains et les exigences élémentaires d'un État de droit". 
    
Le Parti de gauche "appelle le gouvernement tunisien à cesser larépression" et "exige" "que soit utilisée la menace de rétorsion dans le domaine des accords financiers comme dans le cadre de la politique dite de 'coopération et de développement durables'".  

Le NPA, "avec les autres organisations et associations engagées dans ce mouvement de solidarité, dénonce la répression du pouvoir tunisien".

 

références:http://info.france2.fr/monde/tunisie-inhumation-sous-tension-a-sidi-bouzid-66554974.html

 

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Published by thalasolidaire.over-blog.com - dans Janvier 2011 (le mois de la révolution)
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