Libye : Kadhafi _ Clan_ nomenklatura _Mort

Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 05:51

 

Les derniers instants de Kadhafi racontés par l'homme qui veillait sur lui

 

 

Mansour Daou, l'ancien chef des services de sécurité intérieure libyensMansour Daou, l'ancien chef des services de sécurité intérieure libyens   © AFP/PHILIPPE DESMAZES

Kadhafi aurait préféré mourir en Libye plutôt qu'être jugé à La Haye, selon Mansour Daou, l'ancien chef des services de sécurité intérieure, emprisonné à Misrata.

M. Daou a raconté à l'Agence France-Presse que le dictateur, mort le 20 octobre dernier, était déprimé et inquiet dans les derniers jours de sa vie. Le mandat émis par la Cour pénale internationale contre Mouammar Kadhafi, son fils Seif Al-Islam et l'ancien chef des services secrets Abdallah Al-Senoussi aurait aggravé les choses, « Le mandat d'arrêt de la CPI les a décidés, lui et ses fils, à rester en Libye », explique M. Daou. « Kadhafi disait "je préfère mourir en Libye plutôt qu'être jugé par [le procureur de la CPI Luis] Moreno-Ocampo" ».

« Ses amis l'avaient abandonné : Berlusconi [le chef d'État italien], Sarkozy [le président français], Erdogan [le premier ministre turc], Tony Blair [l'ex-premier ministre britannique]. Ça l'a miné. Il les considérait comme des amis proches. » — Mansour Daou

Réfugié à Syrte à partir du 19 août, Kadhafi lisait des livres, prenait beaucoup de notes, faisait des siestes, relate Mansour Daou, qui était chargé de veiller à sa sécurité. C'est le fils de Kadhafi, Mouatassim, qui commandait les combattants. « Kadhafi ne s'est jamais battu. Il était vieux ».

Le 19 octobre, « une erreur monumentale »

Le 19 octobre, Mouatassim se rend à la conclusion que la situation à Syrte est désespérée, alors que le dernier quartier de la ville, le quartier #2, est encerclé. Il décide alors de partir vers le sud, à Wadi Djaref. « Le départ devait se faire vers 3 h 30 du matin, mais on a traîné trois ou quatre heures avant de partir [...] parce que les volontaires de Mouatassim étaient mal organisés », se souvient M. Daou.

Le convoi qui comprend 45 véhicules et de 160 à 180 hommes quitte le quartier # 2 vers l'aube. Il est presque aussitôt repéré par l'OTAN, qui lance une frappe aérienne contre le convoi. Les combattants du CNT lancent ensuite l'offensive au sol contre les survivants. Mouatassim est arraêté vivant puis tué, Kadhafi est également pris vivant après s'être réfugié dans tuyau d'écoulement des eaux. Deux heures plus tard, il meurt, tué d'une balle dans la tête et d'une autre dans la poitrine.

L'OTAN clôt sa missionLe secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a fait une visite surprise à Tripoli, lundi. M. Rasmussen a déclaré que l'OTAN n'avait plus de « rôle majeur » à tenir dans ce pays. La mission de l'Alliance atlantique prend officiellement fin aujourd'hui. Le secrétaire général de l'alliance doit discuter avec les dirigeants du CNT de la transition démocratique et d'un éventuel soutien de l'OTAN.

Un agent de sécurité privé canadien a escorté des enfants de Kadhafi

Gary Peters, un entrepreneur canadien propriétaire d'une agence de sécurité, a raconté samedi au National Post comment il a aidé des membres de la famille de Kadhafi à quitter la Libye.

Celui qui est le garde de sécurité de Saadi Kadhafi, le troisième fils du défunt dictateur libyen, admet qu'il a fait parti du convoi qui a conduit Saadi hors de la Libye, jusqu'au Niger, avant d'être blessé dans une embuscade et de rentrer au Canada. Il avait auparavant conduit un autre fils de Kadhafi, Hannibal, et sa fille Ayasha jusqu'en Algérie.

Gary Peters travaillait pour les Kadhafi depuis 2004.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/10/31/006-libye-derniers-jours-kadhafi.shtml

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Kadhafi exécuté dans son ambulance ?

 

© REUTERS

 

 

 

 

Le dictateur libyen était vivant lorsqu'il a été chargé dans le véhicule, selon un reporter de Paris-Match.

Objet de tous les soupçons, la mort du dictateur libyen commence à se préciser. L’ex-dirigeant Mouammar Kadhafi "était encore vivant lorsqu'il a été hissé dans l’ambulance. Et c’est dans ce véhicule qu’il a été tué de deux balles", affirme en exclusivité le magazine Paris-Match, dont le reporter Alfred de Montesquiou s'est rendu à Syrte pour enquêter sur les dernières heures du dirigeant.

L’ex-guide libyen a été capturé vivant, puis tué à Syrte jeudi dernier, dans des circonstances controversées. Des témoignages et des vidéosévoquent l’hypothèse d’une exécution sommaire. Pour le moment, le médecin qui a pratiqué l’autopsie de la dépouille du dictateur déchu a seulement indiqué que ce dernier avait été "tué par balles".

"Livré en vie à la première ambulance"

Après que son convoi a été bombardé par l'Otan, Mouammar Kadhafi est "blessé à la tête lors de l’explosion, il saigne abondamment. Il tient debout mais ne peut plus courir", raconte le reporter. "Mohamed Lahwek, qu’on voit sur nombre de vidéos essayant de protéger Kadhafi contre la foule enragée, déclare qu’il était encore semi-conscient quand il l’a pris dans son pick-up (...) et affirme pourtant l’avoir livré en vie à la première ambulance", poursuit Paris-Match.

"Ni lui ni ses hommes ne veulent expliquer les deux balles qu’il a ­reçues dans le poumon droit. Le regard un peu fuyant, ils affirment ne pas se souvenir des coups de poing et de pied qu’on voit pleuvoir sur Kadhafi dans une des vidéos qui circulent sous le manteau dans Misrata", ajoute Alfred de Montesquiou. Et ce dernier de souligner qu'il est très peu probable que deux balles tirées de loin dans une bousculade puisse faire des impacts aussi proches sur le ventre du dictateur, soulignant l'hypothèse d'une exécution.

Une commission pour tenter de faire la lumière

Pressé par la communauté internationale, le Conseil national de transition a annoncé le 24 octobre la mise en place d’une commission d’enquête sur les circonstances de la mort de Mouammar Kadhafi. "Pour répondre aux requêtes internationales, nous avons commencé à mettre en place une commission chargée d'enquêter sur les circonstances de la mort de Mouammar Kadhafi dans l'accrochage avec son entourage au moment de sa capture", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Benghazi.

"La mort du colonel Kadhafi est un événement mitigé pour les nouveaux dirigeants libyens", analyse Daniel Korski, chercheur au Conseil européen des relations extérieures. "Ils s'évitent un feuilleton judiciaire sans fin à la Slobodan Milosevic, qui aurait pu servir de point de ralliement pour les soutiens de l'ex-dictateur, mais sa mort prive aussi le nouveau gouvernement libyen de la possibilité de prouver qu'il vaut mieux que lui", ajoute-t-il.

source : http://www.europe1.fr/International/Kadhafi-execute-dans-son-ambulance-794519/

 

 

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Les rebelles qui ont arrêté Kadhafi racontent les dernières heures du "Guide"

 

 

Des combattants du CNT célèbrent leur victoire.

Des combattants du CNT célèbrent leur victoire.REUTERS/ESAM OMRAN AL-FETORI

 

Ils n'ont pas 30 ans mais font partie de ces héros qui ont libéré la Libye. OmramYuma Shaban et Ahmed Ghaza, tous deux âgés de 21 ans, ainsi que Nabil Darwish, 25 ans, Salem Bakir, 28 ans, accompagnés de trois autres rebelles, se trouvaient dans la zone où le convoi de Kadhafi a été touché par des frappes aériennes de l'OTAN, à Syrte, le 20 octobre. Ils n'oublieront jamais cette date. Ce jour où ils ont combattu la garde rapprochée du "Guide" avant de le capturer.

Le quotidien espagnol El Pais a rencontré ces quatre membres du CNT. Dès le début de l'entretien, ils ont posé en évidence sur la table deux pistolets, dont un en or, une casquette militaire et une botte en cuir, comme pour prouver la sincérité de leur témoignage.

 

Des combattants du CNT exhibent un pistolet qui aurait appartenu à Mouammar Kadhafi.

Des combattants du CNT exhibent un pistolet qui aurait appartenu à Mouammar Kadhafi.REUTERS/THAIER AL-SUDANI

 

"NOTRE CHEF EST ICI !"

Les dernières moments de Mouammar Kadhafi se sont joués dès 8 heures du matin, raconte Omram Yuma Shaban, ingénieur de formation : "Nous avons reçu des informations nous signalant qu'un convoi de 50 véhicules était en train de semettre en route dans la zone 2 de Syrte. Nous savions que Mouatassim, le fils de Kadhafi était dans la ville car plusieurs personnes nous avaient dit qu'elles l'avaient vu. Dans le même temps, nous supposions que l'OTAN était en train d'attaquerl'escorte."

Arrivés rapidement sur place, les sept hommes se sont retrouvés face à la garde rapprochée de Kadhafi, des hommes paniqués et surpris en train de "se cacherdans la station électrique située à proximité et derrière les arbres". Néanmoins, les combats furent intenses.

A 200 mètres de la zone de combat où fumaient les carcasses des voitures pilonnées par l'OTAN, deux tuyaux de ciment. C'est dans un de ceux-là que l'ex-dirigeant libyen avait trouvé refuge avec une dizaine d'hommes. De la cachette, l'un d'eux a "agité le drapeau blanc"'"Notre chef est ici', a crié le soldat disposé à serendre. Mais nous n'avions pas imaginé une seconde que ce chef en question pouvait être Kadhafi", poursuit Omram Yuma Shaban.


"CETTE IMAGE M'ACCOMPAGNERA TOUTES MES NUITS"

 

Un homme à Tripoli montre une image du cadavre du "Guide", jeudi 20 octobre.

Un homme à Tripoli montre une image du cadavre du "Guide", jeudi 20 octobre.AP/ABDEL MAGID AL-FERGANY

 

Son camarade Salem Bakir s'est approché du tuyau. Il raconte : "C'est moi qui l'aie vu le premier lorsqu'il était sorti de la cache, à deux mètres de moi. Je suis resté paralysé puis j'ai touché le Coran que j'avais dans mon sac et cela m'a donné la force de crier : 'Kadhafi est ici ! Kadhafi est ici !' Je lui ai dit de jeter son arme à trois reprises, ce qu'il n'a pas fait. Il m'a dit : 'Que se passe-t-il ? Que se passe-t-il ? Que se passe-t-il ?'" Omram Yuma Shaban parvient à le désarmer : "Je ne sais pas d'où j'ai tiré la force", dit-il.

Ahmed Ghaza, un employé d'hôtel, se souvient, lui aussi : "En le voyant, je me suis demandé comment le roi des rois pouvait être là, comme un rat ? Cette image m'accompagnera toute mes nuits. J'ai pris sa botte et sa casquette." L'instant suivant, des dizaines de combattants s'amassaient autour du tyran déchu, le frappant et l'insultant, le tout filmé sur des téléphones portables.

Selon Mansour Daou, ex-chef des services de sécurité intérieure, emprisonné à Misrata, Kadhafi savait sa fin proche. De sa prison, il précise le climat dans lequel était plongé l'ex-dictateur, "déprimé" et "inquiet", quelques heures avant sa mort."Le mandat d'arrêt de la CPI les a décidés, lui et ses fils, à rester en Libye (…)Kadhafi disait 'je préfère mourir en Libye plutôt qu'être jugé par Moreno-Ocampo'[le procureur de la CPI]".

Si les rebelles rencontrés par El Pais sont parvenus à capturer le dictateur déchu si soudainement, c'est aussi, toujours selon l'ancien chef de sécurité du régime, que la décision de partir vers le Sud, près du village natal de Kadhafi, a été "une erreur monumentale""C'était une idée de Mouatassim. Il y avait environ 45 véhicules, 160 à 180 hommes, certains blessés. Le départ devait se faire vers 3 h 30 du matin [le 20 octobre], mais on a traîné trois ou quatre heures avant de partir (…),parce que les volontaires de Mouatassim étaient mal organisés", raconte-t-il. Trop tard, le convoi est repéré…

Les circonstances de la mort du "Guide", retrouvé une balle logée dans la tête et une autre dans la poitrine, deux heures après sa capture, n'ont toujours pas été démêlées. Le lendemain, il était exposé dans une chambre froide au cœur de la vieille ville de Misrata.

source : http://www.lemonde.fr/libye/article/2011/10/31/les-rebelle


 

 

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Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 04:49
Le Premier ministre, Abdel-Rahim AlKrib  http://en.wikipedia.org/wiki/Abdel_Rahim_al-Kib

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En Libye, Abdel Rahim el-Kib, un universitaire, élu Premier ministre 


 Visite surprise du secrétaire général de l’OTAN à Tripoli, au dernier jour de la mission de l’Alliance.

L’universitaire Abdel Rahim el-Kib a été élu hier soir Premier ministre du gouvernement de transition en Libye, où le chef de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen a effectué une visite surprise au dernier jour de la mission aérienne de l’OTAN. M. el-Kib, originaire de Tripoli, a été élu au premier tour parmi cinq candidats après avoir recueilli 26 voix sur 51 votants du Conseil national de transition (CNT), selon des sources concordantes sur place. Le chef de l’exécutif précédent, Mahmoud Jibril, n’avait pas souhaité se présenter.
Le vote a débuté aux alentours de 19h40 heure locale, le président du Conseil national de transition, Moustapha Abdeljalil, étant le premier à déposer son bulletin dans l’urne. « Ce vote prouve que les Libyens sont capables de construire leur avenir », a-t-il lancé. Selon la feuille de route annoncée par le CNT, un gouvernement intérimaire doit être formé au plus tard un mois après l’annonce de la libération du pays, dont la proclamation officielle a eu lieu le 23 octobre. Des élections constituantes doivent avoir lieu parallèlement dans un délai de huit mois maximum, suivies d’élections générales un an après au plus tard.
De son côté, M. Rasmussen a effectué une visite de quelques heures à Tripoli, la première visite en Libye d’un secrétaire général de l’OTAN. Cette visite est intervenue trois jours après la confirmation par l’OTAN de la fin de l’opération « Protecteur unifié » à laquelle avaient participé 28 pays et sept mois après les premiers bombardements de l’Alliance contre des positions des forces du colonel Kadhafi. « À minuit ce soir, un chapitre de l’histoire de l’OTAN, couronné de succès, va s’achever. Mais vous devez commencer à écrire un nouveau chapitre de l’histoire de la Libye », a lancé M. Rasmussen lors d’une conférence de presse conjointe avec M. Abdeljalil.
 
M. Rasmussen a précisé de ne pas prévoir désormais « un rôle majeur pour l’OTAN ». « Il revient désormais aux Nations unies d’être en première ligne dans l’assistance internationale aux nouvelles autorités libyennes », a-t-il déclaré.
Un embargo sur les armes et quelque 26 000 sorties aériennes de l’OTAN, dont plus de 9 650 dans un but « offensif », ont largement contribué au changement de régime en Libye après plus de quarante ans de dictature, même si l’Alliance n’en avait pas officiellement fait un objectif. « Kadhafi n’était pas une cible de nos opérations », a répété M. Rasmussen, interrogé sur le raid aérien mené par la coalition sur un convoi du dirigeant déchu, le 20 octobre à Syrte, qui a conduit à sa capture, avant d’être tué. « Non, nous ne savions pas » que Kadhafi était dans le convoi, a-t-il indiqué. L’Alliance, qui n’a subi aucune perte humaine, ne communique pas sur le nombre de morts provoquées par ses frappes, mais estime avoir réussi à limiter au maximum les dégâts collatéraux grâce à des règles d’engagement très strictes.
 
Le CNT avait demandé le maintien de l’OTAN au moins « jusqu’à la fin de l’année », assurant que même après la mort de Mouammar Kadhafi ses derniers fidèles représentaient une menace. Mais l’OTAN a jugé que les civils étaient à l’abri des attaques après le décès de Mouammar Kadhafi et la chute de Syrte, sa région natale, le 20 octobre. Malgré cette fin de non-recevoir, M. Abdeljalil a loué la mission de l’Alliance atlantique : « L’opération de l’OTAN a été un succès (...). Elle a été très précise, les civils n’ont pas été touchés. Je pense que le peuple de Tripoli peut en témoigner », a-t-il dit, en exprimant la « reconnaissance » du peuple libyen.
 
C’est sur la base des résolutions 1970 et 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui avaient imposé des sanctions contre le régime du colonel Kadhafi et autorisé des mesures pour protéger les civils, que l’OTAN avait lancé son opération. La zone d’exclusion aérienne et un blocus naval, appliqués par l’OTAN depuis le 31 mars, ont pris fin à 23h59, conformément à la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU ayant mis fin au mandat autorisant le recours à la force en Libye.
 
De son côté, l’ancien Premier ministre libyen, El-Baghdadi el-Mahmoudi, emprisonné en Tunisie et dont les autorités libyennes réclament l’extradition, a dit par la voix de son avocat « craindre pour sa vie » car il est le seul à « détenir les secrets de l’État libyen » après la mort de Mouammar Kadhafi. Premier ministre jusqu’aux derniers jours du régime déchu, M. Mahmoudi, 70 ans, avait été arrêté en Tunisie le 21 septembre près de la frontière algérienne. Condamné pour « entrée illégale » sur le territoire, puis acquitté, il est toujours maintenu en détention.
 
Par ailleurs, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté hier à l’unanimité une résolution concernant la prolifération dans la région des armes amassées par Mouammar Kadhafi, en particulier les missiles sol-air à courte portée. Présentée par la Russie, cette résolution impose aux autorités libyennes d’entreprendre les actions nécessaires pour empêcher la propagation des armes et demande au pays de respecter les engagements internationaux pris sous le colonel Kadhafi de détruire tout le stock d’armes chimiques. Par cette résolution, le Conseil de sécurité demande également aux États de la région de collaborer avec la Libye pour empêcher la dispersion de ces armes.
 
En effet, le nouveau régime libyen a découvert récemment deux sites de stockage de gaz moutarde, dissimulés par Kadhafi aux inspecteurs de l’ONU, a déclaré hier un expert libyen. Également, des responsables des Nations unies ont récemment exprimé leur crainte que certaines armes ne soient déjà parvenues aux rebelles du Darfour, limitrophe de la Libye, ou aux insurgés d’el-Qaëda au Maghreb islamique.
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L'universitaire Abdel Rahim Al-Kib, nouvel homme fort de Libye


Le nouveau premier ministre libyen Abdel Rahim Al-Kib était présenté comme le candidat du consensus.

Le nouveau premier ministre libyenAbdel Rahim Al-Kib était présenté comme le candidat du consensus.REUTERS/ISMAIL ZITOUNI

 

Le titulaire du poste, Mahmoud Djibril, avait, comme promis, démissionné après la"libération totale" de la Libye proclamée le 23 octobre, au lendemain de la chute de Syrte, ville natale de Mouammar Kadhafi, et de la mort du Guide.

"Ce vote prouve que les Libyens sont capables de construire leur avenir", a lancé le président du CNT, Moustapha Abdeljalil, après avoir voté. Dix candidat étaient en lice dimanche, cinq se sont retirés lundi, dont Abdel Hafez Ghoga, le vice-président du CNT. Les quatre autres candidats étaient Ali Tarhouni, chargé du pétrole et des finances au sein de l'exécutif provisoire, Idriss Abou Fayed, ancien opposant emprisonné sous le régime de Kadhafi, Ali Zidane, représentant du CNT en Europe, et Moustapha Al-Rojbani, un universitaire installé à l'étranger.

UNE ASSEMBLÉE CONSTITUANTE D'ICI À HUIT MOIS

Adbel Rahim Al-Kib a dit vouloir "bâtir une nation respectueuse des droits humains"."Nous nous engageons à bâtir une nation qui n'accepte pas les violations des droits de l'homme. Mais nous avons besoin de temps", a-t-il déclaré en conférence de presse. Le nouveau premier ministre a également rendu hommage aux combattants "révolutionnaires", ajoutant que le démantèlement des milices armées serait traité "avec respect""Nous sommes conscients que nos frères, les combattants révolutionnaires, partagent notre opinion. Ils pensent aussi que la stabilité du pays est extrêmement importante."

Selon la feuille de route annoncée par le CNT, un gouvernement intérimaire doitêtre formé au plus tard un mois après l'annonce de la libération du pays, soit d'ici au 23 novembre. Des élections constituantes doivent avoir lieu parallèlement dans un délai de huit mois maximum, suivies d'élections générales un an après au plus tard. Abdel Rahim Al-Kib a été désigné le jour marquant la fin officielle de la mission de l'OTAN en Libye, qui a contribué à faire chuter Mouammar Kadhafi.


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Libye : Seif al-Islam Kadhafi dément la CPI

 

 

(AfriSCOOP) — Le deuxième fils de feu Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, a démenti lundi les informations sur son intention de se rendre à la Cour pénale internationale (Cpi) de La Haye. Dans le même temps, le Conseil national de transition (Cnt) a élu un nouveau Premier ministre, Abdel-Rahim al-Keeb.

 

 

 

 

Seif al-Islam Kadhafi - © DRSeif al-Islam Kadhafi - © DR

« Nous ne nous rendrons jamais. Nous gagnerons ou mourrons », a déclaré le fils de Kadhafi cité par le site Al-Bawaba se référant à un message diffusé en ligne par Seif al-Islam qui promet de ne jamais trahir son père.

Le procureur de la Cpi Luis Moreno Ocampo a évoqué vendredi des contacts informels avec Seif al-Islam, via des intermédiaires. Des discussions indirectes qui explorent la possibilité pour lui d’apparaître devant la Cour, installée à La Haye.

Toutefois, Seif al-Islam, autrefois présenté comme le successeur potentiel de son père, appelle ses partisans, d’après le portail Al-Bawaba, à ne pas croire les informations selon lesquelles l’ex-chef du renseignement libyen Abdallah al-Senoussi et lui-même étaient en train de négocier leur reddition à la Cpi.

Le 27 juin, la Cpi a émis des mandats d’arrêt contre Mouammar Kadhafi, son fils Seïf al-Islam et le chef des services secrets militaires Abdallah Al-Senoussi soupçonnés d’avoir commis une série de crimes, notamment des crimes contre l’humanité.

Le guide libyen a été capturé le 20 octobre près de Syrte, sa ville natale, puis assassiné dans des circonstances non encore élucidées. Son fils Seif al-Islam et l’ex-chef du renseignement libyen se trouveraient en Libye au Niger ou au Mali, d’après différentes sources.

 

Le Cnt a un nouveau Premier ministre‎

Abdel Rahman al-Keb, professeur à l’Université de Tripoli, a été élu lundi nouveau Premier ministre provisoire de la Libye, par Le Cnt dont il est membre. Elu à 26 voix sur 51 votants, Abdel Rahman al-Keb va former un nouveau gouvernement qui va diriger la Libye dans les mois qui viennent et préparer l’organisation d’élections générales.

M. al-Keb va remplacer Mahmoud Jibril. Ce dernier avait déclaré à plusieurs reprises qu’il allait démissionner de ses fonctions du chef du gouvernement provisoire, officiellement connu comme le chef du comité exécutif du Cnt.

Début septembre, le Cnt avait publié une feuille de route vers une nouvelle « Libye libre », qui prévoit la mise en place, un mois après la libération, d’un gouvernement de transition chargé d’organiser en huit mois des élections générales et de remettre ses pouvoirs à une Assemblée élue.

Par ailleurs, l’Otan - dont le chef Anders Fogh Rasmussen a effectué une visite-éclair ce lundi à Tripoli - met un point final ce soir à minuit (heure locale) à l’opération « Protecteur unifié » lancée le 31 mars en Libye, qui a largement contribué au renversement et à la mort de Mouammar Kadhafi.

Le décès du colonel et le retrait des forces de l’Otan soulèvent des craintes que les conflits entre différents groupes ethniques visant le pouvoir ne puissent éclater.

source : http://www.afriscoop.net/journal/spip.php?article4572

 

 

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Risque d'instabilité au Niger avec l'arrivée du fils de Kadhafi

Risque d'instabilité au Niger avec l'arrivée du fils de Kadhafi

Le Niger risque de ranimer la rébellion des touaregs dans la partie désertique du nord du pays s'il négocie mal l'entrée sur son sol de Saïf al Islam, fils de Mouammar Kadhafi, estime un responsable des opérations humanitaires, dimanche.

Saïf al Islam se trouverait actuellement dans une zone montagneuse au sud de la Libye, à la frontière avec l'Algérie et le Niger, occupée par les touaregs qui vouent une fidélité à son père défunt pour le soutien qu'il leur avait témoigné dans leur insurrection.

Le Niger, qui dépend de l'aide internationale, n'a pas confirmé la présence d'Al Islam sur son territoire mais il a fait savoir qu'il respecterait ses engagements auprès de la Cour pénale internationale qui a lancé un mandat d'arrêt contre le fils de Kadhafi.

"Si le gouvernement décide de le livrer (à la CPI), l'opinion nationale doit être consultée pour s'assurer que cela ne va pas créer de nouvelles tensions", estime Moustapha Kadi, coordinateur de l'action des ONG au Niger.

"Nous venons juste d'en terminer avec une rébellion. Nous ne souhaitons pas un nouveau conflit dans le Nord. Nous ne souhaitons pas de nouveaux enlèvements d'Occidentaux, ni d'attaques contre les bâtiments gouvernementaux", dit-il.

"Si la question du fils de Kadhafi n'est pas réglée correctement, cela pourrait déclencher des situations ingérables", poursuit-il.

Grâce à des négociations menées en partie sous la houlette de Kadhafi, le Niger et son voisin le Mali ont réussi en 2009 à conclure un accord de paix précaire avec les rebelles touaregs après deux années d'insurrection.

Mais depuis, les autorités de Niamey ont dû faire face à une multiplication des actions de groupes liés à Al Qaïda contre des ressortissants occidentaux dans la partie nord du pays qui abrite des mines d'uranium.

En 2010, un coup d'Etat a été mené par les soldats qui ont ensuite restitué le pouvoir aux civils au mois de mars.

Les sympathies pour Kadhafi se sont exprimées d'une manière plus évidente récemment, en particulier dans la ville d'Agadès où des centaines de personnes se sont rassemblées cette semaine dans la principale mosquée de la ville pour rendre hommage à la mémoire du dirigeant libyen défunt.

Des habitants interrogés par Reuters ont affirmé qu'ils étaient prêts à donner l'abri à Saïf al Islam et qu'ils manifesteraient s'il était extradé vers La Haye.

Le Niger a déjà accueilli plusieurs fidèles de Mouammar Kadhafi dont son fils Saadi qui n'est pas visé par la CPI. Niamey n'exclut pas de remettre Saadi aux nouveaux dirigeants libyens mais seulement après avoir obtenu l'assurance qu'il bénéficiera d'un procès équitable.

"La manière dont Kadhafi a été exécuté suggère qu'il n'y a pas de preuve qu'il bénéficiera d'un jugement équitable", ajoute Kadi.

Selon lui, si Saïf al Islam sollicite l'asile au Niger, la décision devra prendre en compte les aspects humanitaires et les conséquences pour la sécurité du pays.

"Le gouvernement est libre d'étudier cela sans exclure la requête de la CPI. Nous devons privilégier les intérêts du Niger", a-t-il dit.

Mark John; Pierre Sérisier pour le service français

source http://www.lexpress.fr/actualites/2/monde/risque-d-in

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Samedi 29 octobre 2011 6 29 /10 /Oct /2011 02:51

 

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La CPI a des "contacts informels" avec Saïf Al-Islam Kadhafi

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Le procureur de la Cour pénale internationale a assuré vendredi 28 octobre avoirdes "contacts informels" avec Saïf Al-Islam "via des intermédiaires".  "Le bureau du procureur a signifié très clairement [au fils de Mouammar Kadhafi aujourd'hui en fuite] que s'il se rendait à la CPI, il aurait le droit d'être entendu devant la cour, il sera innocent jusqu'à preuve du contraire", a déclaré le procureur Luis Moreno-Ocampo, cité dans un communiqué.

Recherché pour crimes contre l'humanité, à savoir meurtre et persécution, commis depuis le début de la révolte qui a balayé le régime de son père, Saïf Al-Islam fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la CPI et de notices rouges d'Interpol.

De leur côté, les autorités libyennes de transition ont réaffirmé leur volonté de jugerSaïf Al-Islam Kadhafi sur leur territoire. "S'il est attrapé en Libye, la loi libyenne prévoit qu'il soit jugé ici. Mais un procès équitable lui sera garanti", a assuréMohammed Al-Allagy, le ministre de la justice du Conseil national de transition (CNT).

FUITE AU NIGER

Successeur officieux de l'ancien "Guide" libyen, Saïf Al-Islam se serait rendu mardi à la frontière du Niger pour y chercher refuge, selon un responsable touareg. Le quotidien sud-africain Beeld a assuré jeudi qu'un groupe de mercenaires sud-africains se trouvait toujours en Libye pour tenter de l'exfiltrer.

"Nous avons en outre appris par des voies informelles qu'un groupe de mercenaires a offert de transférer Saïf dans un Etat africain qui n'est pas un Etat partie au statut de Rome", le traité fondateur de la CPI, a ajouté M. Moreno-Ocampo. "Le bureau du procureur explore également les possibilités d'interceptertout avion dans l'espace aérien d'un Etat partie pour procéder à une arrestation", a souligné le procureur argentin. La CPI avait rappelé mercredi que le Niger, Etat partie au statut de Rome, avait l'obligation de coopérer avec la Cour pour arrêterSaïf Al-Islam s'il venait à se trouver sur le territoire nigérien.

Egalement visé par un mandat d'arrêt de la CPI, l'ex-chef des services secrets militaires libyens, Abdallah Al-Senoussi, serait passé du Niger au Mali avec quelques-uns de ses hommes, selon des sources sécuritaires nigérienne et malienne.

source : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/10/28/la-cpi-a-des-contacts-informels-avec-saif-al-isla

 

 

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Kadhafi et ses mercenaires sud-africains

L'incroyable fin de Mouammar Kadhafi commence à révéler ses secrets. Un à un, les détails commencent à filtrer, ceux que nous avons attendu avant de les décortiquer pour vous . Nous avions déjà vu, au travers des extraits de son supplice sortis des téléphones portables de ses bourreaux, que quelque chose clochait dans cette fin violente et dérisoire. Aujourd'hui, nous sommes capables d'affirmer que cette fin, dûment programmée par certains, ne s'est pas passée totalement comme prévu au départ. Tout au contraire même : les faits aujourd'hui connus démontrent qu'une opération d'extraction du pays, très certainement négociée avec le CNT en personne, ou une frange partisane de ce même CNT (*), restée fidèle au dictateur et à son départ incognito du pays, était prévue, et que l'intervention inopportune de l'Otan et d'un drone Reaperaméricain de passage y a mis fin de façon inattendue. Les responsables des rebelles, ont été alors confrontés à un scénario qui n'était pas vraiment prévu au programme, et ont dû dans la précipitation se résoudre à se débarrasser de leur encombrant colis, à moins que ceux qui désiraient le voir disparaître ont incité ceux qui l'avaient capturé à le faire, en le laissant lyncher. Derrière cet incroyable scénario, il y a les manigances de sociétés de mercenaires qui se sont retrouvées prises au piège avec celui qu'elles étaient chargées de protéger. Des mercenaires venus du pays de Nelson Mandela, ce qui, pour certains peut représenter une deuxième surprise de taille...

Parmi les premiers mercenaires recrutés par Kadhafi, certains venaient des pays du Maghreb voisins, et ils ont été utilisés en priorités comme annexes de police, réprimant à coups de bâton, au tout début de l'insurrection du pays. Certains en effet ont servi dans les rangs des troupes envoyées par Kadhafi pour terrorriser les populations, comme ici ceux qui portaient un casque jaune de chantier, pour les distinguer des autres lors des reprises en main de quartier  : ils ont été filmés à l'œuvre et ça en dit long sur ce que pensait le dictateur de sa propre population. Kadhafi, rappelons-le, dès le début des émeutes, n'avait pas hésité une seconde à faire tirer sur son propre peuple, contrairement à l'idée d'un grand homme à l'esprit ouvert que véhiculent toujours des gens comme Meyssan, qui continue à l'appeler avec déférence "Guide", comme le protocole imposé par le dictateur l'imposait. (affligeant !) "Slate Afrique" l'avait décrit par le détail :"casques jaunes, armés jusqu’aux dents, les « escadrons de la mort » forment l’armée étrangère parallèle de Kadhafi qui sème la terreur parmi les rangs des manifestants. Depuis le début des manifestations, ils sont des milliers à avoir atterri à Tripoli, le plus souvent en provenance du Tchad, de l’Ouganda, du Niger, de la Mauritanie, du Nigeria." Nous sommes alors au tout début des émeutes et pas encore dans la révolution à laquelle nous avons assisté après.

Puis vinrent les Touaregs, nous expliquent dès le mois de mars Africa Presse et Afrik TV : "depuis quelques semaines, un étrange défilé de 4X4 aurait lieu au Sahara. Selon des sources présentes sur place, quelque 800 jeunes touaregs nigériens et maliens auraient fait route vers la Libye pour combattre auprès du colonel Kadhafi. ‘Ils partiraient en petit groupe avec une arme, quatre chargeurs et 400 euros en poche, sans que personne ne vienne les contrôler’, explique Ibrahim Diallo, un journaliste nigérien d’Afrik.tv, habitant dans la région d’Agadez, au Niger. Ces jeunes, attirés par l’argent, seraient des anciens combattants des rebellions de 2006 et 2008, recrutés par des touaregs nigériens installés en Libye et Aghaly Ag Alambo, ancien chef rebelle du Mouvement nigérien pour la justice (Mnj). ‘Il y a beaucoup de chômage dans le nord. La population est isolée, le tourisme est en berne. Pour survivre, les jeunes n’ont pas d’autres choix que de travailler pour l’Aqmi ou de s’engager comme mercenaires’, observe Abdoulahi Attayoub, le président du site internet touarègue Temoust. En septembre dernier, les Touaregs avaient été accusés de complicité avec les membres d’Al-Qaïda. Ils étaient soupçonnés d’avoir enlevé puis livré des otages occidentaux contre d’importantes sommes d’argent". 

Des mercenaires en fait venus d'un peu partout, au départ, attirés par l'argent que leur offrait le tyran : "d’autres témoins en attestent, puisque parmi les mercenaires capturés lors de libération de la ville d’Az-Zaouiyah le 24 février, il y avait des « Européens venant d’Italie et d’Europe de l’Est ». Sous couvert d'anonymat, un ancien mercenaire a révélé à l’Agence de presse italienne (Ansa) qu'« il y a au moins 4 ou 5 italiens dans les rangs des mercenaires de Kadhafi » L’hebdomadaire Nuova Società ajoute que les premiers Européens à avoir servi Kadhafi étaient des Bosniaques et des Serbes —familièrement appelés les « chiens de guerre »— qui venaient « former les forces armées locales, ou faisaient office de gardes du corps, par exemple avec l’ancien dictateur du Zaïre Mobutu. La plupart du temps, ces mercenaires étaient d’anciens militaires ou policiers, ou dans le cas serbe ils faisaient partie des anciens Bérets Rouges [détachement spécial de Slobodan Milosevic, ndlr] ». Ces derniers ayant été mêlés en 2003 au meurtre du premier ministre Zoran Djindjic le12 mars 2003 à Belgrade. Des gens de la trempe de Sasa Turcinovic, de Predrag Cankovic et de Bojan Bakula, retrouvés raides morts en... Bolivie ; où ils étaient devenus les gardes du corps des dirigeants de cartels de drogue, liés au Klan Zemun, avec leur société "Combat Team Security Solution", qui lorgnait fort sur une organisation de type fascisante. Tant qu'à faire dans le mercenaire... autant prendre parmi les pires.

 Recrutés et payés... au "score", quoi que ce ne soit pas sûr : "les mercenaires africains ont été soumis à de nombreuses rumeurs non vérifiées. Concernant leur rémunération, certaines sources suggèrent que Kadhafi leur versait des États-Unis 1000 dollars pour chaque manifestant tué, alors que d'autres portaient ce chiffre à quelque chose entre 10,000 et 12,000 dollars. D'autres, cependant, qui prétendent avoir assisté à des enrôlements au Mali, disent les tueurs à gages recevaient un plus modeste 1 000 dollars par semaine". Recrutés au départ par l'un des fils Kadhafi, Kamis. "Khamis Kadhafi, l'un des enfants du leader libyen, est accusé d'être l'un des recruteurs de mercenaires sub-sahariens pour tirer sur les manifestants libyens. La chaîne satellitaire à capitaux saoudiens, Al-Arabiya, a rapporté que certains des mercenaires capturés avaient avoué que Khamis les avaient embauchés. Khamis est le commandant de la 32e brigade, considérée comme contenant les soldats les mieux formés de Libye". Annoncé tout d'abord mort au combat le 5 août à Zliten, lors d'un bombardement de l'Otan, Khamis l'aurait été à Tarhouna le 29 seulement. Sa dernière image ayant fait œuvre de propagande : annoncé la veille comme étant mort, il s'était rendu dans un hôpital pour visiter des blessés, pour moquer les médias. Le 1er septembre, on montrait les vestiges de ce qui semblait avoir été son véhicule, un Land Cruiser Toyota blindé, détruit... par un tir d'Hélicoptère Apache (et donc anglais celui-là). Complètement carbonisé. La préfiguration de l'attaque du convoi de son père un mois et demi après.

Parmi eux également, et fort prisés, des snipers déjà formés, ayant déjà servi dans des conflits précédents, qui provoqueront des ravages en combats de rue : postés sur les toits, ils descendaient les manifestants un par un : Kadhafi n'a rien à envier à Bachar El Assad, les deux tenaient leur pays de la même façon, c'est une évidence aujourd'hui. Le Guardian évoquait déjà en début d'année leurs ravages : "Saddam, un étudiant universitaire de 21 ans de Bayda, a affirmé que des mercenaires avaient tué 150 personnes en deux jours. "La police a ouvert le feu sur nous", at-il dit. « Mon ami Khaled a été le premier martyr à tomber et sept autres sont morts avec lui. « Le lendemain, nous avons été choqués de voir des mercenaires originaires du Tchad, de Tunisie, du Maroc parlant français, nous attaquer ... Nous avons capturé quelques-uns de ces mercenaires et ils ont dit qu'ils avaient reçu des ordres de Kadhafi pour éliminer les manifestants." Puis vinrent en masse les noirs, recrutés par Moatassim Kadhafi, dont c'était visiblement l'activité principale, ce dont il ne se cachait guère. Des Tchadiens, des Nigériens, des Guinéens, rectrutés cette fois comme piétaille inexpérimentée pour grossir artificiellement les rangs d'une armée qui commençait déjà à faire défection. Kadhafi clamait que le peuple était derrière lui, mais personne ne voulait déjà plus se battre en son nom. Des défections réprimées dans le sang ; on retrouvera plus tard dans des casernes des lots complets de cadavres en uniforme ayant refusé d"aller tirer sur la foule. Les militaires de haut rang plus chanceux préférant soit se réfugier à l'étranger, soit rejoindre directement le CNT. Quant aux noirs recrutés par Kadhafi, il seront l'objet d'une chasse à l'homme de type "forcément" raciste sur le fond qui desservira tous leurs homologues venus chercher du travail en Libye, tout le monde a pu s'en apercevoir ces derniers temps. Des ukrainiens et des russes subissant la même chose pour leur couleur de peau... blanche. Ayant été au premier rang des exactions, ils ont provoqué dans la population ces réflexes classiques de haine de l'autre. Doit-on pour autant parler de "chasse au noir" seulement ? Pas nécessairement, car d'autres ont eu droit également à cette vindicte.

Des Africains, mais pas venus d'Afrique Centrale ou du Maghreb uniquement. À Durban, un journaliste avait flairé lui aussi que dans son propre pays, certains "habitués" que nous connaissont bien ici (hélas !) allaient reprendre du service."Dans le conflit actuel en Libye, la question sera si les mercenaires sud-africains va laisser passer une telle opportunité lucrative. C'est très douteux. Le gouvernement kenyan a indiqué que son pays est utilisé comme transit ou une escale pour les mercenaires en Libye. Il existe une rumeur floue à Durban (ville portuaire d'Afrique du Sud,), comme quoi environ cinq mille fusils ont été exportés vers le Kenya. Il est indiqué par certaines personnes que ces fusils sont destinés à des mercenaires en Libye. Et que des personnes clés dans la sécurité privée ou de « mercenaires » orchestrant l'ensemble du processus d'organisation d'armes et de personnel au Mozambique.Il y a eu bien deux sortes de mercenaires en Libye : des "affamés", fort peu spécialisés, et les "nantis", ces mercenaires professionnels sur-entraînés payés 10 fois sinon 100 fois plus cher : Kadhafi, avec son matelas de dollars engrangé pendant plus de 40 ans, s'est offert une armée complète, avec ses hommes de troupe, sa piétaille, et ses cadres. Les uns noirs, les autres... blancs. 

Le journal anglais Guardian avait en effet été un des premiers à le constater également, dès le 22 mars dernier : "certains rapports suggèrent que des mercenaires blancs ont également été repérés se battant au nom de Kadhafi. Des Sud-Africains blancs, qui ont quitté l'armée nationale après la fin de l'apartheid racial et qui ont été très en demandé pour leur expertise dans différentes zones de guerre, y compris en Afghanistan et en Irak, mais il n'existe actuellement aucune preuve que se sont joints au conflit en Libye" (en photo, ici en Irak). Sur le Worldblog de NBC, on se posait aussi à la même date le même problème. Un nom revenant déjà, celui des successeurs d'Executive Outcomes de sinistre mémoire, engagés pour la plupart aujourd'hui chez Saracen International, et installés depuis en... Somalie. Avec à leur tête Lafras Luitingh, un ancien officier du South Africa’s Civil Cooperation Bureau, qui n'était autre qu' une division "spéciale" des services secrets d'Afrique du Sud, du temps de l'apartheid. Aujourd'hui, Luitingh est proche d'Erik Prince, de Blackwater, et reconverti dans l'anti-piraterie s'activant dans la Corne de l'Afrique. Les mêmes mêlés au trafic de Tantale de Viktor Bout, qui les a beaucoup véhiculés ! "Les experts suggèrent que Kadhafi a beaucoup d'options dans la région" ajoutait alors le Guardian. "Il a toujours eu un réseau de soldats qualifiés de partout en Afrique occidentale", a déclaré Adam Roberts, auteur du "The Wonga Coup", l'histoire d'une tentative manquée par Simon Mann et d'autres mercenaires pour renverser le président de la Guinée équatoriale en 2004. « Il y a beaucoup d'Africains, en particulier de l'Afrique occidentale ou du Soudan, qui se rendent en Libye parce qu'elle est riche." Des mercenaires plutôt bien équipés, Kadhafi ayant reçu de Belgique tout un lot d'Herstal FS2000, qui, lorsqu'ils seront découverts, produiront une certaine incrédulité... chez les rebelles, tant cette arme est surprenante par sa forme et parait futuriste. Des internautes, sur Agoravox, s'en étaient inquiétés, et j'avais dû leur préciser ce que ça représentait. Aujourd'hui, on s'aperçoit que le fameux Browning en or qui a fait couler tant d'encre a lui aussi été fabriqué... en Belgique ! Portant l'inscritpion « made in Belgium  » et le numéro de série : 511MP51396 ! On annonce que la firme belge a fourni "trente armes de luxe". J'ai comme d'avis que les pistolets en or de Kadhafi vont bientôt se retrouver à 30 exemplaires sur e-Bay !

Des mercenaires qui ont aussi laissé quelques traces embarrassantes, comme ces papiers retrouvés en pleine rue par un journaliste canadien, et révélés hier par le premier site d'infos sud-africain, News 24. "Un des documents (...), est une facture d'une entreprise de sécurité qui se fait appeler Alfa Services et qui porte une adresse postale à Pretoria. Il n'y a aucune trace enregistrée d'une telle entreprise en Afrique du Sud, et il est possible que ce soit un faux nom. Daté du 29 juin de cette année, le document énonce les détails d'un contrat de 12 mois pour "six spécialistes d'une équipe de formation" et de deux « spécialistes d'une équipe de soutien" pour un coût de 5,4 millions de dollars. Media24 a établi que le document porte l'adresse postale enregistrée des Parcs nationaux d'Afrique du Sud (SANParks) à Pretoria. Le porte-parole de SANParks, Wanda Mkutshulwa, a décrit le document comme "inquiétant" (...) Un autre document, en arabe et en anglais, est le schéma d'une « force d'intervention rapide" composée de 73 Sud-Africains et de 63 Libyens sous le commandement du groupe de Sud-Africains. Il énumère les équipes et le matériel qui seraient utilisés, y compris 127 fusils d'assaut AK-47,12 mitrailleuses PKM (la célèbre "Poulemiot Kalachnikova"), une douzaine de lanceurs, de roquettes RPG-7, 12 fusils de sniper, des mortiers de 60 mm, des pistolets et des sacs médicaux. Selon le document aux équipes seraient affectés 35 Land Cruisers et lanceurs de deux tonnes. Un caméraman libyen accompagnera le groupe avec une interprète". Les 35 Land Cruisers fournis pourraient très bien avoir fait partie des deux convois de la famille Kadhafi, dont celui qui a réussi à filer en Algérie avec la seconde femme du leader.

Le second papier découvert fortuitement n'est guère plus réjouissant : c'est une proposition d'achat de matériel chinois, fourni par trois firmes, Norinco, CPMIC et China XinXing Import & Export Corp, qui désiraient faire parvenir à tout prix la marchandise via un pays tiers, à savoir l’Algérie et l’Afrique du Sud... "Signée par un colonel à la retraite libyen, Ahmed Mohammed Ubaidah, la note recommande "que nous saisissons cette possibilité d'obtenir ce que nous avons besoin afin de défendre nos pays, la révolution, et supprimer toutes les bandes criminelles et les rebelles " indiquait Ubaidah. Malgré l'embargo décidé, certains ont bien continué à vendre des armes à Kadhafi, et ce, durant le conflit.

Voilà pour leur équipement, mais aujourd'hui on en sait un peu plus sur ces deux groupes d'Africains du Sud venus "extraire" la famille de Kadhafi des endroits où elle se cachait. Des mercenaires recrutés en Afrique du Sud même par les envoyés de Moatassim Kadhafi  : "selon certaines sources, les entretiens pour recruter les deux équipes ont été menées à Sandton et à Cape Town par une société de recrutement international, mais sans connaissance de l'existence du recruteur exact. Les mercenaires sud-africains ont apparemment été payés 15 000 dollars chacun. Les entrevues pour les opérations d'extraction ont été réalisées le 17 août à l'Hôtel Balalaika Sandton par Sarah Penfold, qui opère à partir du Kenya pour une société mercenaire britannique. Le journal New Age a vu des copies d'un courriel envoyé à un ancien SA des Forces spéciales, l'invitant à une entrevue. Le premier groupe de mercenaires a quitté l'Afrique du Sud deux jours après les entretiens, volant de l'aéroport d'O.R.Tambo à Dubaï. De là, ils ont volé en Tunisie, qui partage des frontières avec l'Algérie et la Libye, où ils ont été déposés avec des armes à feu. Ils ont ensuite voyagé par la route en Libye. La femme de Kadhafi, Safiya, sa fille, Aïcha, et ses fils, Hannibal et Mohammed, accompagnées de leurs enfants, ont été escortés par eux en Algérie". Une fuite qui avait été préparée à l'avance, par de larges envois massifs d''argent en Afrique du Sud, des envois qui étaient venus aux oreilles d'Abdel Monem al-Houni, responsable des insurgés, envoyé comme représentant à la Ligue Arabe. 

Sur la photo des putchistes de 1969 : De gauche à droite, debout : Hawwadi, al-Mghariaf, Qadhafi, Jalloud, Hamza, al-Hmaidi, Najm and al-Houni, à trois en bas de gauche à droite : al-Gherwi, al-Kharroubi et al-Mhaishi - Aboubaker Younis n'est pas présent)

Un Abdel Monem al-Houni, ancien compagnon de route de Kadhafi lors du putsch de 1969, devenu le représentant permanent de la Libye auprès de la Ligue arabe, qui ce jour-là, au Caire, en dira un peu trop sur ce qui se tramait exactement au 3 septembre dernier : "une source militaire libyenne des rebelles, en parlant de Tripoli à Asharq Al-Awsat , a déclaré que le processus de suivi du téléphone de communication sans fil en Libye a jusqu'ici échoué à découvrir l'emplacement de Kadhafi, bien que la recherche soit toujours en cours." Ce qui semble aujourd'hui soit une prémonition, soit une réalité qui a changé début octobre avec la découverte réelle du lieu de résidence, via la surveillance du réseau Thuraya utilisé par Kadhafi, comme j'ai pu l'indiquer déjà ici précédemment. En somme, début septembre, un membre un peu bavard du CNT nous avait déjà indiqué comment Kadhafi se ferait prendre, ce n'était plus qu'une histoire de temps ! Dans ce texte du journal Asharq Alawsat, un autre élément surprenant été révélé, qui allait plutôt à l'opposé de l'idée : l'assaut de Sirte avait été retardé exprès, semble-t-il, ce qui n'était pas sans inquiéter certains qui craignaient que le restant de la famille de Kadhafi réussisse à fuir elle aussi, y compris son chef. "Le délai accordé par la CNT à la ville de Syrte - qui est actuellement sous le contrôle des loyalistes de Kadhafi - à déposer les armes et d'accepter l'autorité du a fait l'objet de débats acharnés dans les rangs des rebelles libyens, avec certains membres du CNT se plaignant que ce délai pouvait faciliter la fuite de Kadhafi du pays pour échapper à la justice. Ce débat s'est intensifié après le CNT a prolongé le délai pour une autre semaine, il fonctionne maintenant jusqu'au samedi 10 Septembre 2011". De tous les événements survenus ces derniers temps, c'est celui-là le plus étrange. Sirte était encerclée, et ses habitants avaient déjà fui en masse : le délai de l'attaque finale ne s'expliquait pas.
 

Pourquoi donc en effet avoir maintenu un délai aussi long pour l'assaut final ? Qui pouvait avoir intérêt, au sein même du CNT à laisser fuir Kadhafi ? A lire ces tergiversations, un autre scénario très intriguant se profile clairement : et si le CNT avait de lui-même en effet tout fait pour offrir au dictateur le temps de quitter le pays, en lui accordant d'abord de laisser passer sa femme, sa fille et d'autres membres de la famille ? Rappelons qu'à l'époque on avait parlé de négociations en cours entre les deux partis. Au quel cas la fuite avait été... permise et "autorisée" par le CNT, et se serait alors l'Otan, les USA et la France qui auraient joué un mauvais tour aux rebelles en bombardant au dernier moment le convoi qui avait quitté Sirte, un convoi persuadé de jouir de la même immunité que le premier qui avait réussi à exfiltrer la première partie en Algérie ? Volà qui chamboule pas mal d'idées reçues, et qui rejoint l'analyse du Canard Enchaîné (**) du mercredi 26 octobre, pour qui le leader libyen aurait été avant tout victime des français et des USA qui le souhaitaient davantage mort que les libyens eux-mêmes ! Les membres du CNT sont en effet tous d'anciens apparatchiks du pouvoir, il faudrait voir à ne pas l'oublier, et on peut supposer qu'ils avaient gardé des liens étroits avec le dictateur. Car si Kadhafi devait négocier quelque chose, c'était bien avec eux en priorité et non avec l'Otan !

Négocier, pour fuit en Algérie, un pays bel et bien choisi au départ comme "zone de transit" par Kadhafi  : "selon les documents révélés par Asharq Al‑Awsat, l’ambassadeur libyen à Riyad a été au cœur du dispositif mis en place par Kadhafi pour recruter des mercenaires africains. Dans l’une de ses correspondances adressées au bureau du dictateur déchu, ce diplomate demande à Moussa Koussa, ministre libyen des Affaires étrangères de l’époque, "d’intervenir auprès de l’Algérie et du Niger pour accorder des visas aux personnes en route pour la Libye et de trouver des responsablesembres pour les accueillir". Réponse de Tripoli : « le chef de bureau à Alger a été chargé de s’occuper de ce dossier », selon la même source. Quelques jours plus tard, le ministère libyen des Affaires étrangères envoyait une correspondance à l’ambassadeur libyen à Riyad : « à nos frères à Riyad, votre télex 200 du 22 mars. Vous pouvez utiliser l’Algérie ou le Niger ». Le document ne précise pas si l’Algérie a donné son accord pour le transit de mercenaires mauritaniens ou maliens". C'est à ce genre de document que l'on mesure tout ce qu'implique la guerre en Libye au point de vue diplomatie. L'Algérie et l'Afrique du Sud, dans ce cas, ont joué un rôle très trouble. Moussa Koussa, qui est passé lui aussi dans les rangs du CNT était parfaitement et obligatoirement au courant des projets de fuite en algérie du clan Kadhafi. Or, un premier convoi a réussi à le faire. Mais pas le second !

Car dans ce surprenant scénario, un télescopage étrange se produit entre notre responsable d'avant-hier sur son idée de recourir à une ambulance aérienne, pour Kadhafi, et ce que nous raconte ce jour un autre personnage, un homme à qui on avait bel et bien demandé de préparer un avion de ce type, juste après que la capture de Kadhafi ne se soit produite : "L'ancien commissaire de police George Fivaz a déclaré à New Age hier que son entreprise de sécurité, Fivaz et Associés, a été contactée à Londres le week-end par des gens de toute urgence à la recherche d'une ambulance aérienne pour évacuer environ 50 blessés et des gravement brûlés des victimes de la guerre de Libye. Fivaz a déclaré que son entreprise ne fournit pas ce type de service et qu'il croyait qu'il y avait, en tout cas, pas d'ambulance aérienne de cette taille disponibles en Afrique du Sud. Mark Young, le porte-parole du Criticare à Londres, a déclaré que sa compagnie avaient été contractée pour des opérations en Libye, mais il n'avait pas connaissance de Sud-Africains qui avaient besoin d'évacuation. Il a dit que Criticare était à la recherche d'un ambulance aérienne de bonne taille et avait dit qu'il pourrait en trouver une en Afrique du Sud. "Nous avons contacté Saafair, mais on nous a dit de leur avion avait été contracté par l'ONU," dit Young. Il y avait bien une ambulance aérienne avec la capacité de 10 à 20 patients disponible en Autriche, mais il y avait des problèmes avec l'assurance parce qu'elle devait voler dans les zones de guerre. « Nous devons évacuer cinq à 10 victimes blessées et gravement brûlées un jour prochain ou dans les deux prochains mois de la Libye dans le cadre de notre contrat », dit Young. Parmi les victimes figuraient des Libyens, les forces de l'Otan et d'autres victimes du monde entier, a-t-il dit." En fait, en Afrique du Sud, la Croix Rouge possède ce type d'avion mais aussi Netcare 911, qui possède un Cessna 550 Citation (ZS-EDA), disponible 24h sur 24, un service longue distance relancé le 1er septembre dernier, mais bien trop petit pour le cas cité. Un appareil installé... à Lanseria.

Des hommes gravement brûlés, à savoir les membres accompagnant le convoi de Kadhafi intercepté...et volatilisé au Hellfire. Cherchait-on alors à rapatrier d'autres dignitaires blessés ou des mercenaires sud-africains ? L'attaque a eu lieu le jeudi 20, et le samedi 22 on cherchait une ambulance aérienne de taille conséquente pour embarquer qui, sinon les victimes du raid de l'Otan ? Le média sud-africain déjà cité le confirme ce 27 octobre : "le week-end il a été signalé que certains Sud Africains ont été tués pendant l'attaque sur le convoi dans ce qui a été la tentative de Kadhafi de s'échapper. D'autres ont été blessés et restent bloqués en Libye". Tout se confirme donc ! Une confirmation redoublée par les dire de deux survivants de l'attaque : Huneish Nasr , le chauffeur personnel de Kadhafi, et Mansour Dhao, déjà interviewé par le New-York Times. Kadhafi, selon eux, a été fort surpris par l'attaque de l'Otan : à croire qu'on lui avait assuré une échappée de tout repos ! Qui avait bien pu lui assurer de s'en sortir aussi facilement, sinon ses anciens amis aujourd'hui au pouvoir ? Sa colonne comportait au bas mot 35 véhicules et certains parlent de 70 : espérait-il de la sorte ne pas être repéré ? La seconde échappée, comme la première, assurée par des "professionnels" sud-africains !

Depuis, on a appris en tout cas que la thèse que j'avais émise de la surveillance du téléphone Thuraya était bien à l'origine de la décision d'attaquer le convoi : ce jour même (27 octobre donc), dans un court communiqué émanant de Saif El Ilslam, le fils de Kadhafi toujours en fuite qui lui servait jusqu'ici de relation publique auprès des médias, une petite phrase est apparue pour le confirmer : "c'est l'interception de conversations par téléphone satellite Thuraya qui aurait permis aux nouvelles autorités libyennes de retrouver sa trace dans la région désertique de Ghat." Un aveu qui démontre que si le 25 octobre on savait le faire pour le fils, on devait déjà savoir le faire un peu avant le 20 pour le père : le CNT savait où se cachait Kadhafi, averti par ceux qui étaient capables de déchiffrer les conversations satellitaires : à savoir les services secrets allemands en priorité, qui ont expliqué depuis savoir l'emplacement de la villa où s'était réfugié Kadhafi, ce que j'ai déjà expliqué ici en détail. Un fils qui en serait réduit aujourd'hui à demander lui-même d'être incarcéré par la CPI tant il craint visiblement d'être lui aussi éliminé physiquement, comme son père et son frère ont pu l'être. En somme, il demande aujourd'hui à être protégé... en prison : unepremière inattendue pour la CPI ! Personnellement, j'ai comme d'avis qu'il n'arrivera pas entier à La Haye, mais bon...

Le journal News 24 revenant à nouveau le 27 octobre sur ceux qui auraient permis à Saif El Islam de fuir : et on retrouve à ses côtés des sud-africains, encore et toujours ! Avec une info plutôt inquiétante à la clé :"des avions sont prêts à l'aéroport de Lanseria, ainsi qu'à Sharjah, dans les Émirats Arabes Unis, pour aller aider les Sud-Africains, et sans doute aussi Al-Islam, à s'extraire hors de la Libye, quand il deviendra possible de le faire, selon les informations obtenus par Beeld (à savoir News24)". Faire atterrir des avions de grande taille en plein désert, ça ne pose aucun problème à ces mercenaires : leur "charter" habituel, notre ami Viktor Bout, et ses actuels successeurs, à fait ça toute sa vie... et ce serait sans difficultés : l'Otan peut-il assurer la protection aérienne jusqu'à la frontière nigérienne ? La réponse est...non : ses chasseurs n'ont pas "l'allonge" nécessaire. Personnellement, j'ai assez décrit ici ce qui se passait à Lanseria : ça m'a valu le retrait de deux épisodes où je citais un marchand d'armes connu basé à cet endroit, dont le nom avait été cité lors du conflit en Côte d'Ivoire, pays dans lequel il avait prêté son avion personnel à qui vous savez. Je vous laisse fureter pour retrouver son nom... Un Boeing 727 tout blancphotographié en 2004 à Malte, en partance pour Tripoi devrait vous aider à le faire. Un fort bel avion... immaculé  ! Un "envoyé du gouvernement libyen en visite à Malte", avait-on même écrit à son atterrissage, je ne saurais dire mieux ! A noter que Kadhafi n'a pas été le seul à utiliser des mercenaires étrangers : le CNT aussi, comme cet argentin retrouvé par une télévision hispanique, qui déclare être parmi les combattants pour "défendre la liberté". D'où sort-il, à qui obéit-il exactement, le reportage ne le dit pas, hélas. Selon le Guadian, Al-Jazeera avait montré d'autres "conseillers" des rebelles : selon elle des militaires anglais, six d'entre eux filmés ici à Misrata, qui avaient plutôt le look de mercenaires encore une fois : filmés juste au moment de l'arrivée de Jacob Zuma, qui tentait alors un cessez-le-feu. En mars dernier, six autres SAS britanniques, largués en parachute à haute altitude, avaient été arrêtés par les rebelles qui ignoraient qui ils étaient.

Des sud-africains recrutés par Kadhafi pour le sortir du pays : on peut légitimement penser que les services secrets du pays aient été au courant. Qu'en pense Nelson Mandela en personne, imagine-t-on aussitôt ? Pas grand chose à vrai dire : dès 1986, il avait été reçu en grande pompe par le leader libyen, et était même revenu le décorer neuf années plus tard, en saluant le grand leader qu'il était à ses yeux... avec Castro, Kadhafi en aura berné plus d'un... Y compris celui qui était allé jusqu'à lui dérouler un tapis rouge dans l'enceinte même de la cour de l'Elysée. "Le 29 Octobre 1997, président sud-africain Nelson Mandela est arrivé en Libye pour attribuer le colonel Mouammar Kadhafi de la Médaille Bonne-Espérance. La médaille, également reliée à l'Ordre de Bonne Espérance, est le plus grand honneur que l'Afrique du Sud puisse décerner à un citoyen d'un autre pays. Elle sera donnée un an plus tard au président américain Bill Clinton. À l'époque, le colonel Kadhafi était un paria dans la communauté internationale. La Libye a été sous les sanctions des Nations Unies (ONU) depuis 1992 pour son refus de remettre les deux suspects inculpés dans l'attentat du vol Pan Am 103 au-dessus de Lockerbie, en Ecosse, qui a tué 270 personnes. ''Ceux qui disent que je devrais pas être ici sont sans morale,''a déclaré Mandela. ''Cet homme nous a aidé à un moment où nous étions tout seuls, quand ceux qui disent qu'on ne doit pas venir ici aidaient l'ennemi'' (Mandela critiquant l'opposition des Etats-Unis en 1997). Lorsque le tour de Kadhafi est de parler au micro, il a dit "'Nous sommes confrontés à une tentative de domination d'un pouvoir. Toutes les propositions internationales servent à cette fin le mal. L'Assemblée générale [des Nations Unies] devrait avoir la primauté au Conseil de Sécurité'' (Mekay, 1997). À première vue, il est curieux que deux hommes aussi dissemblables prononçaient cette position morale similaire. Les raisons sont intégrés dans deux décennies de rapports de force internationaux qui ont façonné plusieurs différentes perceptions globales de la justice sociale, de la rétribution morale, des justifications morales, et la forme du futur ordre mondial." Selon Lyn Boyd Judson, cette médaille représentait un "grand espoir"...pour le monde entier. Dans le même texte, on expliquait surtout que Mandela était intervenu pour demander la libération de l'auteur de l'attentat car lui-même avait été emprisonné longtemps et que selon lui c'était une épreuve très pénible. Le 12 septembre 2003, les sanctions contre la Libye était levées. Kadhafi avait accepté d'endosser la responsabilité de l'attentat de Lockerbie et avait payé 2,7 milliards de dollars de compensation (il tentera après de revenir sur ce paiement).

Rappelons qu'avant qu'il ne disparaisse, l'un des rares à avoir joué les bons offices avec Kadhafi était Jacob Zuma, l'actuel président de l'Afrique du Sud. En avril dernier, ils s'étaient rencontrés à Tripoli. Un cliché les montrant plutôt fort amis. Ils pouvaient : Zuma, alors accusé de viol dans son pays, avait fort apprécié l'aide de 2 millions de dollars que lui avait accordé Kadhafi pour assurer sa ruineuse défense (comme quoi ce genre d'histoire arrive aussi à des gens devenus présidents !). Kadhafi avait aussi largement approvisionné le groupe islamiste sud-africain Pagad, qui est a aussi la particularité d'être antisémite. Le rôle de l'Afrique du Sud (et des pays africains au sein du Conseil National Africain) reste donc plus qu'ambigu : le pays avait voté la résolution 1973 à l'ONU sur la protection des civils, avant de se raviser dès les premiers bombardements de l'Otan, dont on sait aussi aujourd'hui que comme ceux visant Saddam Hussein, ils étaient en priorité destinés àéliminer physiquement le leader libyen. Ce que l'Otan avait bien entendu toujours nié. Onbombardait certes son palais, mais ce n'était pas lui que l'on visait, paraît-il(?). Exactement comme les tirs de Garlasco sur les bâtiments où résidait Saddam Hussein ! Les premiers tirs ayant été les mêmes : ceux de trois sous-marins US et de l'envoi de leur volée de Tomahawks (124 avaient été tirés, soit pour 186 millions de dollars de dépensés en une seule journée). Pour les soldats de fortune, l'ONU avait pourtant demandé en 2010, par la voix de son envoyé Jose L. Gomez del Prado, au gouvernement de Zuma de mettre de l'ordre chez lui dans ses sociétés de mercenaires : visiblement, il n'avait pas été écouté : malgré la signature en 2007 d'un texte l'y engageant, de son prédécesseur Thabo Mbeki, rien n'aété fait pour mettre fin à leur activité, qui avait pignon sur sur rue à Pomfret. Or on le sait, aujourd'hui : dans la fin lamentable du tyran Kadhafi, ils auront joué un rôle primordial. En 2004, Eeben Barlow, l'ancien commandant du "fameux" Buffalo Battalion 32, et le créateur d'Exectutive Outcomes, avait résumé à la presse son "métier" : "nous vendons le business pour survivre" avait-il déclaré. Cette fois-ci, ça n'a pas marché semble-t-il. L'homme parcourt aujourd'hui le monde pour faire des conférences sur "la privatisation de la guerre". En connaissance de cause, c'est le moins qu'on puisse dire, mais pas toujours avec la réussite souhaitée...

 

(*) Le CNT, en ce qui concerne le décès de Kadhafi est toujours dans le déni total. Voici ce 'il affirmait encore au 26 octobre selon Libération : "Aucun révolutionnaire n'a tiré sur Mouammar Kadhafi après son arrestation", selon les premiers éléments d'enquête, a assuré mercredi devant le Conseil de sécurité de l'ONU Ibrahim Dabbashi, ambassadeur adjoint de la Libye auprès de l'organisation (...) Devant le Conseil de sécurité de l'ONU, M. Dabbashi a réaffirmé que "selon les premiers éléments d'enquête et les informations que nous avons, Kadhafi a été blessé lors d'échanges de tirs entre ses partisans et des révolutionnaires". Quand il a été arrêté, "il saignait de l'abdomen et de la tête et il est décédé à son arrivée à l'hôpital de Misrata", a-t-il ajouté. "Vous savez tous à quel point les Libyens vivaient dans l'horreur à cause des actes terribles que Kadhafi a commis contre notre peuple. Pourtant, si nous apprenons quelque écart dans le respect des droits de Kadhafi ou de tout autre, les auteurs de tels actes seront punis", a poursuivi M. Dabbashi. Arrivé à ce stade, on ne peut en conclure qu'à un gouvernement de menteurs invétérés : toutes les images et photos sur l'événement démontrent le contraire de ce qui est officiellement prononcé. Un document de la BBC montre aujourd'hui celui qui aurait tué Kadhafi, célébrant son éxécution : or, à l'évidence, c'en est encore un autre que ceux vus jusqu'ici ou présentés eux-mêmes comme tels. En tout cas, celui-ci indique bien l'oreille comme endroit de l'impact... le pistolet semblant bien être un Makarov (félicitations Perseus  !)

(**) L'article du 26 octobre du Canard Enchaîné, en France, résume parfaitement ce que j'ai pu jusqu'ici expliquer de la disparition de Kadhafi,selon lui programmée par les USA et la France :

Obama et Sarkozy ne voulaient pas qu’il s’en sorte vivant. De crainte qu’il ne parle trop lors de son procès devant la Cour pénale internationale.

Mercredi, 19 octobre en fin d’après-midi, un colonel du Pentagone téléphone à l’un de ses correspondants au sein du service secret français. Chargé du dossier « Kadhafi », l’une des priorités actuelles des généraux de l’équipe Obama, l’Américain annonce que le chef libyen, suivi à la trace par des drones Predator US, est pris au piège dans un quartier de Syrte et qu’il est désormais impossible de le « manquer ». Puis il ajoute que laisser ce type en vie le transformerait en « véritable bombe atomique ». Son interlocuteur comprend ainsi que la maison Blanche a rendu son verdict, et qu’il faut éviter de fournir à Kadhafi la tribune internationale que représenterait son éventuel procès.Depuis quelques jours d’ailleurs, des commandos des forces spéciales américaines et françaises participaient ensemble à cette chasse au Kadhafi. À Paris, au Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO), à la Direction du renseignement militaire (DRM) et au service action de la DGSE, plusieurs officiers évaluaient à une cinquantaine de membres du COS (Commandement des opérations spéciales) les militaires présents à Syrte. Leur mission : porter assistance aux unités du CNT qui investissaient la ville, quartier par quartier, et, selon le jargon maison utilisé par un officier du CPCO, « ´´traiter´´ le guide libyen et les membres de sa famille ». Une formule codée en cours à la DGSE : « livrer le colis à Renard », et agir en sorte que Kadhafi n’échappe pas à ses poursuivants (une unité du CNT baptisé « Renard ? ».

Hypocrisie internationale.

À l’Élysée, on savait depuis la mi-octobre que Kadhafi et l’un de ses fils s’étaient réfugié à Syrte, avec gardes corps et mercenaires. Et Sarko avait chargé le général Benoit Puga, son chef d’état-major particulier, de superviser la chasse à l’ancien dictateur. Ce qu’il a fait en relation avec la « Cuve », le bunker souterrain où des officiers du CPCO sont en contact permanent avec tous les militaires engagés à l’étranger et les services barbouzards. À la DGSE comme à la DRM on ne se gêne pas d’ailleurs pour évoquer l’ « élimination physique »du chef libyen, à la différence des formules bien plus convenables employées par l’Élysée, s’il faut en croire un conseiller du Président. « La peine de mort n’était pas prévue dans les résolutions de l’ONU qui ont permis à l’OTAN d’intervenir, ironise un diplomate français. Mais il ne faut pas jouer les hypocrites. À plusieurs reprises, des avions français et britanniques avaient déjà tenté de liquider Kadhafi en bombardant certains de ses repaires, à Tripoli ou en détruisant notamment un de ses bureaux. » Et le même de signaler que, lors d’un procès devant la Cours pénale internationale, « ce nouvel ami de l’Occident aurait pu rappeler ses excellentes relations avec la CIA ou les services français, l’aide qu’il apportait aux amis africains de la France, et les contrats qu’il offrait aux uns et aux autres. Voire plus grave, sait-on jamais ? ».
 Le 20 octobre à 8h 30 du matin, l’objectif allait être atteint. Trois avions de l’OTAN s’approchent de Syrte. Rien à voir avec une mission de reconnaissance effectuée par hasard : une colonne de 75 véhicules fuit la ville à vive allure. Un drone américain Predator tire des roquettes. Un mirage F1CR français de reconnaissance suit un Mirage 200-D qui large deux bombesGBU-12 de 225 kilos guidées au laser. Bilan : 21 véhicules détruit et Kadhafi seulement blessé.

Soupirs de satisfaction.

Des forces spéciales françaises sont alors présentes sur les lieux. L’histoire ne dit pas à quelle distance de ce qui va survenir, et que raconte avec abondance de détails un officier des services militaires de renseignements : « Il est capturé vivant par des combattants surexcités. La foule scande ῞Allah Akbarˮà pleine poumons, le menace de ses armes et se met à le tabasser pendant que d’autres combattants qui peinent à prendre le dessus, crient de le maintenir en vie ».On connait la suite, quelques images de ce lynchage suivi d’une exécution par balles sont apparues sur les écrans de télévision et dans la presse écrite. Mais la disparition de Kadhafi n’est pas la fin de l’histoire car, en croire une analyse barbouzarde, « la Libye est entrée dans un no man’s land politique, une zone de turbulences imprévisibles. » Voilà qui devrait inquiéter ceux qui, dans plusieurs capitales occidentales et arabes, ont poussé des soupirs de satisfaction que Kadhafi ne serait jamais la vedette d’un procès international.

Claude Angeli

Un texte à mettre en parallèle avec celui-ci à propos d'un très proche de Kadhafi qui aurait assez tôt joué double jeu :

"Le 18 novembre, Maghreb Confidential écrivait, « Les allées et venues de Nouri Mesmari ont suscité beaucoup de curiosité ces dernières semaines. Le chef du protocole de Mouammar Kadhafi qui semblait être le frère siamois du dirigeant libyen, s’était rendu en France fin octobre, en passant par la Tunisie. Officiellement, Mesmari, qui souffre d’une maladie chronique, était venu à Paris pour subir une intervention chirurgicale. Sa femme et sa fille lui avaient en effet rendu visite et résider un temps à l’Hôtel Concorde Lafayette de Paris. Il a été perdu de vue depuis. Mesmari qui voudrait prendre sa retraite est l’un des plus proches confidents de Kadhafi et connaît parfaitement tous ses secrets." Le 28 novembre 2010, Mesmari changeait de camp. En février dernier, c'est "le fils de Kadhafi, Moatassim, a passé une semaine à Paris en tentant en vain de convaincre Mesmari de revenir en Libye : « Moatassim Kadhafi, a quitté Paris bredouille le 5 février. Le fils de Mouammar Kadhafi qui séjournait depuis fin janvier à l’hôtel de luxe Bristol, n’a pas réussi à persuader Nouri Mesmarai de rentrer au pays". Que faisait exactement Moatassim Kadhafi au Bristol, voilà qui est aussi intéressant... passer aussi rapidement du pretigieux Bristol à une exécution sommaire, voilà qui devrait faire réfléchir pas mal de monde... non ?

source : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/kadhafi-et-ses-mercenaires-sud-103072?



Par thala solidaire.over-blog.com - Publié dans : Libye : Kadhafi _ Clan_ nomenklatura _Mort
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Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 03:28

Meurtre avec préméditation 

 

Quelques heures avant la mort de Kadhafi, le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, s'est exprimé sur la chaîne I-Télé. Visiblement au courant de ce qui allait se passer dans la journée, il a affirmé bien avant la mort du guide libyen : « Aujourd’hui on peut considérer que la guerre se termine ». Ensuite, comme à son habitude, il a tenu un discours plein de belles promesses pour les grands patrons. Le tout truffé de désinformation...


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Une mort commanditée par l'OTAN

 

« Aujourd’hui on peut considérer que la guerre se termine », a déclaré le ministre dans la matinée du 20 octobre (1). Cette révélation, faite plusieurs heures avant la mort de Kadhafi, suscite des interrogations. De toute évidence, une opération de grande ampleur était prévue par l'OTAN. Après 7 mois de conflit, l'organisation cherchait à en finir avec sa « guerre éclair », du moins symboliquement... Car l'opposition à laquelle elle fait face sur le terrain rend une vraie victoire impossible. Faute de mieux, la disparition du guide en donnera l'apparence... Cette mort présente d'autres avantages : elle divisera la population, facilitant ainsi le contrôle du pays par l'Occident, et épargnera aux membres de la coalition un embarrassant procès, au cours duquel ils auraient eu à répondre de leurs actes.

En somme, tout laisse penser que la mort de Kadhafi a été préméditée par l'OTAN, les rebelles ayant achevé le travail. La phrase de Longuet n'était donc pas fortuite : elle annonçait un assassinat politique, bafouage suprême de la résolution 1973 de l'ONU, censée donner une base légale à la guerre.

 

Ce qui se cache derrière la mort de Kadhafi


Dans un premier temps, Longuet a affirmé : « Nous n'envoyons pas de facture aux gens qui appellent en SOS secours, liberté, indépendance, sécurité  ». Le ministre, jouant les humanitaires désintéressés, indiquait ainsi qu'il ne demanderait pas aux Libyens de rembourser les frais de l'intervention française, comme cela se fait parfois. Il a ensuite ajouté : « En revanche, la coopération française avec la Libye est extrêmement prometteuse, car la Libye est un pays riche, peu peuplé. Pierre Lellouche est allé sur place, les contacts existent et l'économie française sera gagnante.  » Traduction : nous ne demandons pas à être remboursés, mais nous attendons du nouveau gouvernement de juteux contrats.

 Le problème, c'est que les 300 millions qu'a coûtés la guerre à la France ont été déboursés par le contribuable, tandis que les futurs contrats seront offerts à quelques grosses entreprises privées. En d'autres termes, l'Etat français fait payer à la collectivité les frais de la guerre pour permettre à une poignée de millionnaires de se remplir les poches.

Longuet, toutefois, a tenté de relativiser : « L’intervention coûtera environ 300 millions d’euros. Sur un budget de 31,7 milliards, ça représente 1% ». Sauf que ce calcul est trompeur. En effet, Longuet a lui-même avoué précédemment que le coût de la guerre en Libye ne serait pas pris sur le budget de la Défense mais« mutualisé dans le budget global  » de l'Etat (2). Cela signifie que les 300 millions d'euros engagés par la France, pris ailleurs, devront être ajoutés au budget de la Défense, qui est de fait sous-évalué.

L'avenir nous dira si, en annonçant la fin prochaine de la guerre, Longuet a pour une fois dit la vérité. Mais l'exemple de l'Afghanistan, où la France apportent depuis 10 ans « liberté, indépendance et sécurité », ne laisse rien présager de bon... En tout cas, on peut fortement douter que, après avoir ravagé toute l'économie du pays, tué des milliers de gens et instauré un régime de terreur barbare et rétrograde, les Français soient, comme l'assure le ministre, « bien appréciés aujourd'hui en Libye ».

 

Notes

(1) L'émission est disponible sur itele.fr 

(2) Le Monde, 06/09/11.

 

source : http://www.michelcollon.info/Meurtre-avec-premeditation-Longuet.html

 

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Le sang du lion et le festin des rats

par Bahar Kimyongür

 

 

Syrte ou la Stalingrad du désert, aura résisté de tout son sang contre la barbarie céleste de l’OTAN et ses mercenaires indigènes. Au milieu de ruines fumantes de la ville martyre, un lion est mort. Un lion qui, de son vivant comme dans sa trépas, aura rendu sa fierté à sa patrie, à son peuple, à son continent et à tous les damnés de la terre.



Autour de son corps agonisant, tels des rats affamés, les barbares du CNT et de l’OTAN se sont disputés des lambeaux de sa noble chair.

 
« C’est nous qui l’avons achevé » clament les rats du Shape et de l’Elysée.
 
« Non, c’est nous. » rétorquent les rats indigènes.
 
Le corps lacéré de Kadhafi, c’est la Libye lacérée, donnée en pâtures à l’OTAN et au CNT.

La Libye de Kadhafi était un pays fier. Ses citoyens ne devaient pas quémander l’aumône à la porte des seigneurs européens.
 
La Libye de Kadhafi était un pays prospère. Elle était l’Eldorado de toute l’Afrique. Un pays de cocagne assurant le plein emploi.
 
La Libye de Kadhafi était un pays paritaire. Les femmes étudiaient et réussissaient mieux que les hommes. Les femmes décidaient. Les femmes dirigeaient. Les femmes combattaient.
 
La Libye de Kadhafi était un pays généreux. Ecoles gratuites munies d’équipements les plus modernes. Hôpitaux gratuits ne manquant de rien. Cette Libye a entre autres, financé RASCOM 1, un satellite de télécommunications qui allait permettre à tous les Africains de téléphoner quasi gratuitement, eux qui payaient les tarifs téléphoniques les plus chers au monde. L’Europe avait été jusqu’à coloniser les réseaux de communication africains, forçant le continent à verser 500 millions de dollars par an pour le transit vocal des Africains sur ses satellites.
 
La Libye de Kadhafi était un pays solidaire. Dotée d’un ministère chargée de soutenir la révolution mondiale, cette Libye a accueilli à bras ouverts tous les résistants du monde, a financé d’innombrables mouvements de libération : Black Panthers, militants anti-Apartheid, résistants chiliens, salvadoriens, basques, irlandais, palestiniens, angolais. Habités par leurs fantasmes primaires, des journaleux européens ont rapporté que des snipers féminins des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) avaient été enrôlés par Kadhafi. Pure intox. En revanche, les guerriers du mouvement de libération du Sahara occidental, le Front polisario, protégeaient bel et bien Tripoli de la barbarie de l’OTAN/CNT.
 
La Libye de Kadhafi a fait l’expérience de la démocratie directe. Kadhafi n’avait qu’un rôle symbolique, celui du vieux sage à la fois redouté et rassurant. La population était encouragée à débattre et à choisir sa destinée à travers les Comités populaires. Pas besoin de parlement ni de partis.

Hélas, la Libye de Kadhafi n’est pas parvenue à faire vivre une démocratie durable. Les luttes personnelles ont pris le dessus sur les intérêts collectifs. Comme bien des révolutions, la Libye de Kadhafi a connu sa dégénérescence idéologique et son cortège de souffrances et d’injustices.
 
La Libye de Kadhafi n’est pas parvenue à instaurer la concorde entre clans et tribus de la Tripolitaine et de la Cyrénaïque.
 
La Libye de Kadhafi a cru que seule la force viendrait à bout des djihadistes endiablés d’Al Qaida, des opportunistes et des renégats pro-occidentaux.
 
La Libye de Kadhafi a tenté de briser son isolement international, pensant que les rats de l’Elysée, du 10 Downing Street, du Palais Chigi ou de la Maison Blanche viendraient manger dans sa main. Ces rats se sont en réalité sournoisement glissés dans la manche de sa tunique.
Ils ont saisi l’occasion pour infiltrer son pays, le saboter, le ruiner et le pomper pour un siècle.

A présent, les rats d’Europe et les rats du CNT étanchent leur soif dans la crinière du lion.

Mais le lion s’est dérobé à leurs griffes pour rejoindre Lumumba et Sankara, les autres enfants martyres de l’Afrique héroïque.

Buvez, hordes de lâches, buvez ! Que son sang brûle vos entrailles comme le Zaqqoum !

Pleurez patriotes libyens pleurez ! Que vos larmes engloutissent vos bourreaux et leurs armées !

Source : http://www.michelcollon.info/Libye-Le-sang-du-lion-et-le-festin.html

 

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Pourquoi Kaddhafi a-t-il été liquider ? Vous avez le droit de savoir!

 

Au nom de quoi Sarkozy et Obama ont tué Kadhafi ?

Le choix de ne pas capturer le leader libyen mais de le tuer est loin d'être fortuit. En effet selon l’hebdomadaire français, le Canard Enchaîné, les présidents français et américain auraient
redouté « que Kadhafi ne parle trop lors de son procès devant la Cour pénale internationale » ou qu'il rappelle « ses excellentes relations avec la CIA ou les services français, (...) les contrats qu'il offrait aux uns et aux autres».

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Au nom de quoi Sarkozy et Obama ont tué Kadhafi ?

C’est confirmé, Barack Obama et Nicolas Sarkozy ont bel et bien ordonné l’assassinat de Mouammar Kadhafi. D’après Le Canard Enchaîné, édition de ce mercredi matin, 26 octobre 2011, les Américains avaient localisé le guide libyen dès le 19 octobre. On comprend donc pourquoi Syrte a été ainsi pilloné, surtout dans le quartier où vivait Mouammar Kadhafi.

Ce qu’ils reprochaient à Mouammar Kadhafi, c’est à dire de tuer sans jugement, ils viennent de le réaliser avec brio, en Libye. Quand on sait que quelques jours avant cet assassinat, 53 partisans de Mouammar Kadhafi ont été éliminés dans l’hôtel Mahari de Syrte, on se dit qu’il était impératif d’éliminer le renard du désert parce qu’il en savait trop. Dans la dignité, il n’a rien dit durant 8 mois de bombardements intenses.

Cet article de Claude Angeli est sans ambiguïté. Il désigne Paris et Washington comme les commanditaires du meurtre de Mouammar Kadhafi. Intitulé « Kadhafi condamné à mort par Washington et Paris », il reprend la dialectique morbide et mortifère d’un colonel américain du Pentagone s’adressant à son contact des services secrets français qui indique que « Ce type en vie le transformerait en véritable bombe atomique ». Sarkozy et Obama ont donc quoi à cacher pour tuer Kadhafi ?

Au-delà de cette exécution extra-judiciaire, il est évident que le soi-disant droit international n’existe pas. La raison du plus fort étant toujours la meilleure, ces gens s’en sortiront. Ils ne seront jamais traduits devant un tribunal international.

Le « Front pour la libération de la Libye » nouvellement constitué, indique que la Libye vivra désormais sous la terreur, tant que celle-ci sera occupée. Une contre-attaque face au débat sémantique sur la « libération » proclamée par le CNT, et la réalité du terrain qui pousse d’ailleurs les renégats de Benghazi à prier l’OTAN de rester jusqu’à la fin de l’année. Un vrai aveu de faiblesse.

Voici l’article in extenso :

KADHAFI CONDAMNÉ À MORT PAR WASHINGTON ET PARIS

Obama et Sarkozy ne voulaient pas qu’il s’en sorte vivant. De crainte qu’il ne parle trop lors de son procès devant la Cour pénale internationale.

Mercredi, 19 octobre en fin d’après-midi, un colonel du Pentagone téléphone à l’un de ses correspondants au sein du service secret français. Chargé du dossier « Kadhafi », l’une des priorités actuelles des généraux de l’équipe Obama, l’Américain annonce que le chef libyen, suivi à la trace par des drones Predator US, est pris au piège dans un quartier de Syrte et qu’il est désormais impossible de le « manquer ». Puis il ajoute que laisser ce type en vie le transformerait en « véritable bombe atomique ». Son interlocuteur comprend ainsi que la maison Blanche a rendu son verdict, et qu’il faut éviter de fournir à Kadhafi la tribune internationale que représenterait son éventuel procès.

Depuis quelques jours d’ailleurs, des commandos des forces spéciales américaines et françaises participaient ensemble à cette chasse au Kadhafi. À Paris, au Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO), à la Direction du renseignement militaire (DRM) et au service action de la DGSE, plusieurs officiers évaluaient à une cinquantaine de membres du COS (Commandement des opérations spéciales) les militaires présents à Syrte.

Leur mission : porter assistance aux unités du CNT qui investissaient la ville, quartier par quartier, et, selon le jargon maison utilisé par un officier du CPCO, « ´´traiter´´ le guide libyen et les membres de sa famille ». Une formule codée en cours à la DGSE : « livrer le colis à Renard », et agir en sorte que Kadhafi n’échappe pas à ses poursuivants (une unité du CNT baptisé « Renard ? ».

Hypocrisie internationale

À l’Élysée, on savait depuis la mi-octobre que Kadhafi et l’un de ses fils s’étaient réfugié à Syrte, avec gardes corps et mercenaires. Et Sarko avait chargé le général Benoit Puga, son chef d’état-major particulier, de superviser la chasse à l’ancien dictateur.

Ce qu’il a fait en relation avec la « Cuve », le bunker souterrain où des officiers du CPCO sont en contact permanent avec tous les militaires engagés à l’étranger et les services barbouzards. À la DGSE comme à la DRM on ne se gêne pas d’ailleurs pour évoquer l’ « élimination physique » du chef libyen, à la différence desformules bien plus convenables employées par l’Élysée, s’il faut en croire un conseiller du Président.

« La peine de mort n’était pas prévue dans les résolutions de l’ONU qui ont permis à l’OTAN d’intervenir, ironiseun diplomate français. Mais il ne faut pas jouer les hypocrites. À plusieurs reprises, des avions français et britanniques avaient déjà tenté de liquider Kadhafi en bombardant certains de ses repaires, à Tripoli ou en détruisant notamment un de ses bureaux. »

Et le même de signaler que, lors d’un procès devant la Cours pénale internationale, « ce nouvel ami de l’Occident aurait pu rappeler ses excellentes relations avec la CIA ou les services français, l’aide qu’il apportait aux amis africains de la France, et les contrats qu’il offrait aux uns et aux autres. Voire plus grave, sait-on jamais ? ».

Le 20 octobre à 8h 30 du matin, l’objectif allait être atteint. Trois avions de l’OTAN s’approchent de Syrte. Rien à voir avec une mission de reconnaissance effectuée par hasard : une colonne de 75 véhicules fuit la ville à vive allure.

Un drone américain Predator tire des roquettes. Un mirage F1CR français de reconnaissance suit un Mirage 200-D qui large deux bombesGBU-12 de 225 kilos guidées au laser. Bilan : 21 véhicules détruit et Kadhafi seulement blessé.

Soupirs de satisfaction.

Des forces spéciales françaises sont alors présentes sur les lieux. L’histoire ne dit pas à quelle distance de ce qui va survenir, et que raconte avec abondance de détails un officier des services militaires de renseignements : « Il est capturé vivant par des combattants surexcités. La foule scande « Allah Akbar » à pleine poumons, le menace de ses armes et se met à le tabasser pendant que d’autres combattants qui peinent à prendre le dessus, crient de le maintenir en vie ».

On connait la suite, quelques images de ce lynchage suivi d’une exécution par balles sont apparues sur les écrans de télévision et dans la presse écrite. Mais la disparition de Kadhafi n’est pas la fin de l’histoire car, en croire une analyse barbouzarde, « la Libye est entrée dans un no man’s land politique, une zone de turbulencesimprévisibles. »

Voilà qui devrait inquiéter ceux qui, dans plusieurs capitales occidentales et arabes, ont poussé des soupirs de satisfaction que Kadhafi ne serait jamais la vedette d’un procès international.

Claude Angeli

source : http://www.lepost.fr/article/2011/10/27/2624225_libye-pourquoi-kaddhafi-a-



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Jeudi 27 octobre 2011 4 27 /10 /Oct /2011 08:16
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