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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 03:13

Ali Laârayedh : « Des suspects ont été arrêtés dans l’affaire de Chokri Belaïd » (MAJ)

A l’issue de la réunion de Hamadi Jebali aujourd’hui jeudi 21 février 2013, avec des hauts cadres sécuritaires au siège du ministère de l’Intérieur, le ministre de l’Intérieur, Ali Laârayedh, a tenu à saluer « l’hommage rendu par le chef du gouvernement démissionnaire aux efforts des forces de l’ordre et des cadres du ministère de l’Intérieur ». Un geste qui dénote, selon lui, d’un « esprit démocratique » dans un gouvernement, « certes démissionnaire, mais dont les prérogatives continuent d’être valables en attendant la nomination d’un nouveau gouvernement qui devra lui succéder ».

 

Se prononçant sur les avancées dans l’affaire de l’assassinat de Chokri Belaïd, Ali Laârayedh a tenu à préciser que plusieurs arrestations ont été effectuées par les forces de l’ordre, mais vu la poursuite de l’enquête, il n’est pas possible de parler de l’identité des assassins ou des parties commanditaires. Selon ses dires, les autorités judiciaires en charge de ce dossier fourniront très bientôt de plus amples informations à l’opinion publique sur les avancées de l’affaire. 

 

Au sujet de l’importante quantité d’armes saisie à Menihla, dans l’après-midi du mercredi 20 févier, M. Laârayedh a signalé que 13 personnes ont été arrêtées dans une mosquée en possession d’armes blanches, sans pour autant mentionner un lien direct entre les deux affaires. Parmi les personnes arrêtées, 6 d’entre elles sont activement recherchées par les forces de l’ordre pour des affaires de droit commun. 

 

Le ministre de l’Intérieur s’est également prononcé à propos du sujet d’un appareil parallèle au sein du ministère de l’Intérieur et a affirmé qu’il s’agit d’une information «  infondée » visant à « déstabiliser les forces de l’ordre ». 

 

Mise à jour : 

 

Intervenant sur la chaine Nessma Tv, Me Faouzi Ben M’rad, porte-parole du comité de défense de Chokri Belaïd, dément les déclarations du ministre de l’Intérieur Ali Laârayedh et affirme que « aucune arrestation n’a été enregistrée dans cette affaire ».

Me Ben M’rad déclare également que lors d’une conférence de presse qui se tiendra demain, vendredi 22 février 2013, l’identité du parti politique qui se cache derrière l’assassinat de Chorki Belaïd ainsi que les personnes responsables, seront divulguées preuves à l’appui. businessnews

 


   

 

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 Deux policiers blessés dans un échange de tirs à Sidi Bouzid

 

Deux policiers ont été blessés dans un échange de tirs jeudi avec des salafistes présumés dans la ville de Sidi Bouzid, berceau de la révolution tunisienne (sud-ouest), selon une source médicale.

 

Deux policiers ont été blessés dans un échange de tirs jeudi avec des salafistes présumés dans la ville de Sidi Bouzid, berceau de la révolution tunisienne (sud-ouest), selon une source médicale.

Les tirs ont opposé des policiers et quatre hommes armés qui s'étaient retranchés dans une mosquée du centre de Sidi Bouzid après avoir été pourchassé par les forces de l'ordre et ont réussi à prendre la fuite, a rapporté un correspondant de l'AFP sur place.

Selon la source médicale, l'un des policiers a été touché à une épaule et l'autre à une main, mais le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Khaled Tarrouche, intervenant sur la télévision publique, n'a fait état que d'un seul blessé.

Des forces de police et des soldats ont encerclé dans la soirée la mosquée Rahma (Clémence), dans le centre de la ville. Mais des militants salafistes se sont interposés pendant la prière du soir, permettant à leurs camarades de s'enfuir, selon le correspondant de l'AFP.

Les quatre hommes avaient échangé dans l'après-midi des tirs avec des policiers près de Sidi Bouzid après avoir refusé de se soumettre à un contrôle. Personne n'a été blessé dans ce premier incident.

Les occupants de la voiture ont ignoré un ordre de s'arrêter à un point de contrôle policier proche de la localité de Sabbala, à 25 km au nord de Sidi Bouzid et forcé le passage avant de répliquer aux tirs des policiers.

La région de Sidi Bouzid, berceau de la révolution qui a renversé il y a plus de deux ans le régime de l'ancien président Zine El Abidine Ben Ali, est l'une des régions d'implantation des salafistes, dont certains se déclarent ouvertement jihadistes.

Des militants de cette dernière tendance ont organisé des patrouilles de police dans la ville de Sidi Bouzid après l'assassinat de l'opposant de gauche Chokri Belaïd, le 6 février à Tunis, qui avait provoqué des violences à travers le pays. tv5

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تعرض شكري نصري رابطة حماية الثورة إلى التهديد بالقتل

 

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Hamadi Jebali jette l'éponge une seconde fois

 

Le Premier ministre sortant refuse de constituer un nouveau gouvernement. L'instance consultative du parti au pouvoir Ennahda se réunit pour proposer un nom.

http://referentiel.nouvelobs.com/file/5323365.jpg

 

"Hamadi Jebali s'est excusé de ne pouvoir accepter l'offre d'Ennahda d'être candidat du parti au poste de chef de gouvernement". La nouvelle est finalement tombée : il n'y aura pas de gouvernement Jebali II. Le Premier ministre démissionnaire n'avait pourtant pas exclu de succéder à lui-même.

Dès l'annonce de sa démission, il déclarait : "Je ne demande rien pour moi-même. Tout ce que j’exige, c’est pour notre peuple", estimant que "toute nouvelle alternative ne peut être envisagée que si elle garantit la réussite de la transition et, pour le dire clairement met le gouvernement au service du peuple, à l’abri des tiraillements, à partir d’un programme clair et d’une plateforme politique solide, sans exclusion aucune". Un gouvernement pluriel donc. La possibilité pour les ministres de travailler en toute indépendance. Mais aussi une date précise fixée pour les prochaines élections.

N'aura-t-il pas obtenu tout ce qu'il demandait pour reprendre les rennes du pouvoir avec une équipe renouvelée ?

Le pays dans le désarroi

En attendant, le pays reste dans le désarroi. "Aussi noble et courageuse soit-elle, l'initiative de Jebali... a plutôt plongé le pays dans l'inconnu", écrivait le quotidien "La Presse" jeudi matin. Sans Constitution, sans date pour les prochaines élections, le pays était depuis quelques semaines avec un gouvernement en sursis. Il est donc, depuis mardi, sans Premier ministre. Hamadi Jebali, incapable d'obtenir les soutiens nécessaires en vue de former comme il le souhaitait un gouvernement de technocrates – son parti, Ennahda, première force à l'Assemblée, ne voyant pas les choses ainsi – avait renoncé une première fois en démissionnant. Il aura renoncé une seconde fois ce jeudi.

Dans le flou institutionnel qui enveloppe le pays, la loi relative à "l'organisation provisoire des pouvoirs publics" est scrutée de toutes parts. Car rien n'est explicitement prévu en cas de démission du Premier ministre. Si l'article 19 envisage le limogeage du Premier ministre par l'Assemblée constituante, il n'évoque pas la possibilité d'une démission. On y apprend certes qu'une nouvelle désignation doit se faire dans la logique de l'article 15 : "Le président assigne au candidat du parti qui a remporté le plus grand nombre de sièges à l'Assemblée de former le gouvernement".

Tractations à Ennahda

C'est là que ça coince. Ennahda cherchait toujours jeudi à trouver un successeur à Hamadi Jebali, affirmant vouloir "présenter au président de la République le nom d'un successeur avant la fin de la semaine". Dernière ligne droite ? En tout cas, une réunion du Majlis al-Choura, l'instance consultative d'Ennahda, devait débuter à 18 heures ce jeudi, selon le porte-parole du parti, Néjib Gharbi. Précisant : "Il y a quatre candidats au poste de Premier ministre : Ali Larayedh (actuel ministre de l'Intérieur), Mohamed Ben Salem (ministre de l'Agriculture), Noureddine Bhiri (ministre de la Justice) et Abdellatif Mekki (ministre de la Santé)". Les paris restent ouverts. tempsreel.nouvelobs

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Quel Premier ministre pour affronter la crise politique?

 

La Tunisie est dans l'attente d'un nouveau Premier ministre. Depuis la démission du sortant, Hamadi Jebali, le président Moncef Marzouki consulte. Les islamistes d’Ennahda, qui dominent l’Assemblée, réfléchissent au nom qu’ils pourraient proposer. D’ores et déjà, ils disent que Jebali a refusé d’être reconduit à son poste.

 Juste après l'assassinat de l'opposant Chokri Belaïd, le Premier ministre Hamadi Jebali s'était engagé à former une équipe apolitique, une équipe de « technocrates » pour gérer le pays. Mais il a dû faire face au refus de son parti. Ennahda n'a pas voulu céder l'avantage que lui confère sa place à l'Assemblée constituante (89 sièges sur les 217). Et même si des constitutionnalistes ont tenté d'expliquer que le Premier ministre pouvait, sans en référer aux députés, procéder à un remaniement, il était politiquement impossible de passer outre l'avis du parti islamiste.

Dans un premier temps, Ennahda a proposé la formation d'un gouvernement dans lequel on trouverait à la fois des techniciens et des politiques. Mais Jebali est resté sur son plan initial. Il a donc finalement démissionné mardi et les tractations sont en cours pour la formation d'un nouveau gouvernement.

Hamadi Jebali refuse sa propre reconduction

Principale question pour l’instant, le nom du nouveau Premier ministre. D'ores et déjà, Hamadi Jebali a fait savoir qu'il ne souhaitait pas être reconduit. Dans un communiqué publié jeudi après-midi, Ennahda indique que l’ex-Premier ministre s'est excusé de ne pouvoir accepter son offre d'être le candidat du parti.

Le parti islamiste salue Hamadi Jebali et l'ensemble de son gouvernement pour « les efforts qu'ils ont fournis dans l'intérieur du pays ». Il indique qu'il « est en train de procéder à des consultations en interne... et avec ses partenaires pour présenter au président de la République le nom d'un successeur au poste de Premier ministre avant la fin de la semaine ». L'instance consultative du parti au pouvoir, ce qu'on appelle le Majlis Echoura, se réunit en principe ce jeudi soir.

Selon le porte-parole d'Ennahda, maintenant que l'hypothèse d'une reconduction d'Hamadi Jebali est écartée il y a quatre candidats au poste de Premier ministre : Ali Larayedh (le ministre de l'Intérieur du gouvernement sortant), Mohamed Ben Salem, (qui occupait le portefeuille de l'Agriculture), Noureddine Bhiri (qui était à la Justice) et Abdellatif Mekki (ex-ministre de la Santé).

Impatience de la population

La population, elle, ne cache pas son impatience. L'essentiel, pour beaucoup de Tunisiens interrogés par RFI n'est pas dans les débats politiciens, mais dans les résultats que la classe politique peut obtenir. Un institut de sondage tunisien, l'institut Emrhod qui suit la popularité des institutions de la transition, a publié des enquêtes qui rendent compte de la lassitude qui s'est installée... Le niveau de satisfaction des Tunisiens vis-à-vis de la troïka qui dirige le pays est passé d'environ 60% à environ 30% au cours de l'année 2012.

Les diplômés chômeurs, qui ont été le fer de lance de la révolution en 2010-2011 voient leur situation stagner. Le taux de chômage officiel de ces diplômés chômeurs reste sensiblement le même, deux ans après la révolution, qu'au moment où Ben Ali a été renversé. Il était de 33,2% au 4e trimestre. Les Tunisiens souhaitent des résultats. Ils attendent de voir ce que la révolution va changer dans leur quotidien. D'où le soutien que beaucoup apportaient au gouvernement de techniciens. rfi.

 
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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 03:50

 

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Hamadi Jebali : Une allocution pleine d’insinuations !

http://www.tunisienumerique.com/wp-content/uploads/jabali.jpg

Pour un discours de démission, ce fut vraiment un discours hors du commun. Hamadi Jebali a dit qu’il allait partir, essentiellement, pour respecter sa parole donnée, pour gagner en crédibilité, a-t-il précisé. Faudrait-il entendre par là, qu’il ne part pas tout à fait, mais qu’il recule pour mieux sauter ? Car s’il veut absolument gagner en crédibilité, c’est pour préserver son « image de marque » pour les jours à venir.

Il a ensuite déclaré qu’il n’accusait personne ni aucune partie d’avoir sabordé son initiative, seulement il n’a pas cessé durant tout son speech, de lancer ses dards à la face de ses frères d’Ennahdha, à demi-mots, avec des formules bien étudiées pour en dire juste assez, et pas trop, mais pas trop peu, non plus.

Il a déclaré que, selon sa vision, le gouvernement doit s’atteler au service du peuple, exclusivement, loin des tiraillements politiques et des luttes partisanes. Il a donc, sans les nommer, pointé du doigt, les ministres d’Ennahdha, qui passent le plus clair de leur temps à servir les intérêts du parti, en matière de recrutements en vertu des appartenances partisanes, de nominations des adhérents du parti aux postes de décision dans l’administration, de préparation de projets et de programmes versant dans l’installation d’une théocratie absolue, de déviation de la politique étrangère vers des partenaires bien déterminés aux dépends des partenaires classiques du pays…

Il a posé comme condition à tout travail du prochain gouvernement, l’ébauche d’un dialogue national élargi sans exclusion d’aucune partie, et l’élaboration d’un calendrier clair et urgent pour la rédaction de la constitution et la fixation de la date des prochaines élections, en allusion à la volonté à peine cachée d’Ennahdha de faire durer cette période transitoire en attendant de contrôler tous les rouages de l’administration, en vue de maitriser les prochaines élections. Allusion a été faite aussi à la volonté d’Ennahdha d’exclure Nidaa Tounes et de passer la loi d’exclusion avec la complicité du CpR.

Il a, par ailleurs, déclaré que le gouvernement devrait être celui de tous le tunisiens, les protéger et défendre leurs droits en matière d’exercice politique. Il doit dans ce sens protéger les meetings populaires quelle que soit la partie organisatrice. Le gouvernement devrait être « le seul » côté responsable du maintien de l’ordre. Ce message était, de toute évidence destiné au ministère de l’intérieur qui avait fait montre de trop de laxisme quand il y a eu des attaques des meetings politiques des partis de l’opposition, il voulait aussi reprocher à ce ministère d’avoir laissé grossir le phénomène de la violence politique ayant conduit à l’assassinat de Chokri Bélaïd. Il voulait aussi, montrer son mécontentement du recours du gouvernement à des milices et des ligues pour faire régner la terreur dans les rangs de ses opposants.

Il s’est, enfin, tourné vers les leaders de l’opposition, pour leur reprocher leur inaction, spécialement, lors de la dernière phase, leur faisant remarquer, qu’ils ont réussi a perdre la confiance du peuple. Il s’agit là, d’un message de reproche à l’élite politique du pays qui l’aurait laissé tomber dans son projet, pour s’allier à Ennahdha, dans leur habituel élan de course aux postes.

Au total, et au vu du contenu de ce discours, il semble bien que le divorce est bel et bien consommé entre Jébali et son parti. Est-ce que Jebali a décidé de tout plaquer et de s’auto détruire par la même occasion ? Ou serait-il en train de préparer sa sortie du parti, avec un éventuel projet de création d’une autre formation politique en s’appuyant sur l’aile modérée d’Ennahdha, sur le modèle, si cher aux nahdhaouis, celui d’Erdogan ? tunisienumerique

 

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Le Premier ministre a démissionné

 

Le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali a annoncé mardi 19 février sa démission après l'échec de son projet de cabinet de technocrates torpillé par son parti islamiste Ennahda, laissant le pays plus enlisé que jamais dans sa pire crise politique depuis la révolution. "J'ai promis et assuré qu'en cas d'échec de mon initiative je démissionnerais de la présidence du gouvernement et c'est ce que je viens de faire", a-t-il dit après une entrevue avec le chef de l'Etat Moncef Marzouki.

Hamadi Jebali aura été Premier ministre 14 mois, ayant pris ses fonctions en décembre 2011 après la victoire de son parti aux premières élections libres de l'histoire de la Tunisie deux mois plus tôt. "Notre peuple est déçu par sa classe politique, il faut restaurer la confiance", a-t-il souligné, semblant mettre en garde son futur successeur et les partis politiques qui doivent trouver un compromis sur le cabinet.

"De nombreux gens compétents en cas de refus"

Hamadi Jebali, qui doit gérer les affaires courantes jusqu'à la nomination d'un successeur, a assuré qu'il n'y aurait pas de "vide" à la tête de l'Etat. "L'échec de mon initiative ne signifie pas l'échec de la Tunisie ou l'échec de la révolution", a-t-il noté, se disant toujours "convaincu" qu'un gouvernement apolitique "est le meilleur moyen de sortir le pays de l'errance".

Il a de nouveau insisté sur l'urgence de fixer la date des prochaines élections, alors que toute possibilité de scrutin est paralysée par l'impasse de la rédaction de la Constitution par l'Assemblée nationale constituante (ANC).

Parmi les noms qui circulent pour le poste de Premier ministre, on compte Abdelatif Mekki, ministre de la Santé, et Noureddine Bhiri, ministre de la Justice. Mais Ennahda pourrait aussi décider de reconduire Hamadi Jebali. "Le choix de Jebali comme potentiel futur chef de gouvernement est sur la table, mais nous devons discuter encore et nous avons de nombreux gens compétents en cas de refus", a dit Sahbi Attig, chef du groupe parlementaire Ennahda à l'ANC.

Coalition 

Prenant les devants, Hamadi Jebali a dit qu'il ne s'inscrirait "dans aucune initiative qui ne fixe pas la date des prochaines élections". "A quand la Constitution ? A quand les élections?" a-t-il lancé.

Rached Ghannouchi et le président Moncef Marzouki doivent discuter mercredi "du candidat d'Ennahda à la présidence du gouvernement", selon la page Facebook du premier. 

Tout candidat au poste de chef de gouvernement doit être déterminé par Ennahda qui contrôle le plus grand groupe de députés à l'ANC (89 sur 217). Celui qui sera nommé par Moncef Marzouki aura 15 jours pour former son équipe appelée à obtenir la confiance de l'ANC (109 votes), ce qui suppose qu'Ennahda forme un coalition.

Un compromis jugé possible 

Actuellement, les islamistes sont alliés au parti de Moncef Marzouki et à un autre mouvement laïc de centre-gauche, Ettakatol. Mais leurs relations sont très tendues et Ennahda veut élargir la coalition.

Après l'échec de l'idée du cabinet apolitique, plusieurs partis ont jugé possible un compromis autour d'un gouvernement mêlant technocrates et personnalités politiques. L'objectif reste de pacifier une situation électrique depuis l'assassinat le 6 février de l'opposant anti-islamiste Chokri Belaïd et de créer les conditions pour l'organisation d'élections.

Mais les lignes de fracture restent profondes : l'essentiel de l'opposition et les alliés laïques d'Ennahda insistent pour que les ministères régaliens soient confiés à des indépendants, un point sur lequel Ennahda reste réticenthttp://tempsreel.nouvelobs

 

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 La Tunisie et l’après démission de Jebali : deux alternatives, incertitudes et inquiétudes

Presque quinze jours, plus précisément le 6 février 2013, jour de l’assassinat du militant opposant Chokri Belaïd, après l’annonce solennelle faite par Hamadi Jebali de son initiative de former, en son âme et sa conscience, un gouvernement de technocrates, n’appartenant à aucun parti politique, s’engageant à ne pas se présenter aux prochaines élections et à servir un agenda de consensus accéléré et clair, on a cru aboutir à un consensus positif…
A lieu de cela, quinze jours après, on se retrouve à la case départ du lendemain du scrutin du 23 octobre 2013, c’est-à-dire que nous disposons, juste d’une Assemblée nationale constituante. Pour le reste, nous n’avons pas de gouvernement officiel mais juste un cabinet pour liquider les affaires courantes, nous n’avons ni Constitution, ni loi électorale ni Instances indépendantes pour les élections, les médias et la magistrature…

En pleine révolte et en pleine émotion, en ce jour d’assassinat de Chokri Belaïd, cette proposition de M. Jebali avait créé un contre-choc psychologique et les Tunisiens étaient nombreux à croire que l’initiative allait marcher dans le sens où le ton, ferme et sincère, du chef du gouvernement laissait entendre qu’il était déterminé à concrétiser son idée et qu’il allait mettre tout le monde devant le fait accompli…en son âme et conscience !

 
Mais ses détracteurs, notamment parmi son propre camp de la Troïka, à savoir Ennahdha et le CPR, ont vite fait de noyer le poisson dans l’eau en tergiversant et en réclamant des délais de réflexion sans opposer un refus catégorique. Mais au fil des jours, ils étaient tellement nombreux à faire des déclarations chez le parti islamiste qu’on ne savait plus qui croire.
Certains évoquaient un rejet formel et d’autres parlaient de discussions et d’éventuels compromis. En ces mêmes moments, la majorité des partis de l’opposition exprimait son soutien à l’initiative de M. Jebali. Les rôles étaient inversés.

Entre les deux, le chef du gouvernement n’a pas dérogé à la réputation et l’image qu’on donnait de lui comme étant un homme hésitant et manquant de fermeté. Pourtant, nombreux étaient les conseillers et les juristes chevronnés qui l’exhortaient de procéder au remaniement parce qu’il pouvait légalement le faire et que, de ce fait, il mettait ses détracteurs devant leurs responsabilités historiques.

 
En effet, en composant le gouvernement qu’il avait promis en cette soirée du 6 février, il mettait Ennahdha devant un dilemme : soit il acceptait le fait accompli et M. Jebali aurait été, effectivement, le sauveur du pays ; soit Ennahdha déposait une motion de censure pour faire chuter le gouvernement et, dans ce cas, ce parti aurait été, aux yeux de l’opinion publique nationale et internationale, comme étant le parti qui, par son esprit hégémonique, voulait faire semer la discorde et faire tomber la Tunisie dans le chaos.
Or, Hamadi Jebali n’est pas allé jusqu’au bout et le résultat était prévisible depuis plusieurs jours, à savoir le blocage et la démission. Et c’est ce qui est arrivé ce soir.

Pour être pratique, il est utile de faire des projections sur l’avenir. Maintenant, le pays se trouve, officiellement sans gouvernement. Deux alternatives sont possibles, selon les observateurs. La première consiste en la reconduction de M. Jebali pour former une nouvelle équipe gouvernementale avec les conditions qu’il a posées, à savoir une majorité de compétences et un nombre réduit de politiciens, le tout avec un agenda clair pour le reste de l’étape transitoire à venir.

 
Mais cette hypothèse a peu de chances d’aboutir dans le sens où elle aurait été possible sans tout ce branle-bas ayant abouti à la démission du gouvernement de la Troïka. A moins que d’autres partis de l’opposition, dont éventuellement Al Joumhouri et l’Alliance démocratique, acceptent de se joindre à la coalition, ce qui pourrait amener Ennahdha à faire des concessions sur les portefeuilles de souveraineté.
Mais là aussi, cette probabilité est difficile à concrétiser puisqu’elle était plausible auparavant n’eût été l’intransigeance du parti islamiste concernant le département de l’Intérieur. Une exigence qui reste, plus que jamais, de mise jusqu’aujourd’hui.

La seconde alternative, qui semble aller avec la logique d’Ennahdha, consiste en la nomination d’un autre candidat, probablement un « faucon », pour former un gouvernement de jusqu’au-boutistes ralliant éventuellement les illuminés du CPR et du mouvement Wafa d’Abderraouf Ayadi et quelques autres opportunistes.

 
Dans ce cas, aucun parti de l’opposition, rejointe, peut-être, par Ettakatol, ne se rallierait à cette équipe. Mais là, nous préférons ne pas prévoir ce qui pourrait advenir de la Tunisie. Ce serait une porte ouverte à tous les extrémismes et à l’incertitude la plus totale. Car les voix libres et démocrates ne se tairont pas. Et la communauté internationale qui, n’en déplaise à Ennahdha, suit de près la situation dans notre pays, aura son mot à dire et pourrait influencer le cours des événements dans la mesure où toute notre économie est dépendante, à plus de 80%, de nos relations, nos rapports et nos échanges socio-politico-économiques avec cette communauté.

C’est dire que les perspectives se présentent, plutôt, sous de mauvais auspices, dans le sens où la Tunisie se trouve à la croisée des chemins et que par leur refus de l’initiative de M. Jebali, Ennahdha et le CPR ont, déjà, placé le pays sur la mauvaise pente qu’il faudra savoir remonter au plus vite.

Hormis ces hypothèses et perspectives d’avenir, il y a lieu d’évoquer ce que susurrent certains, parmi les amateurs des théories de complot, que tout ce branle-bas entamé le 6 février avait pour objectifs, entre autres, l’apaisement du climat socio-sécuritaire qui était au bord de l’explosion suite à l’assassinat de Chokri Belaïd. Mais, franchement, nous préférons ne pas y penser, car ce serait une approche excessivement grave, pour ne pas dire diabolique et machiavélique.

Finalement, l’imbroglio est tellement enchevêtré que le plus fortiche des analystes ne peut prétendre avoir la faculté de le démêler en parfaite connaissance de cause. Mais un constat s’impose.
Depuis le scrutin du 23 octobre 2011, nous n’avons pas avancé. Pire encore, nous avons réussi le tour de force d’avoir av avancé, mais à reculons ! Sans oublier la situation sécuritaire encore trop difficile, comme l’a attesté le chef d’état major de l’Armée nationale en personne, la situation économique préoccupante comme l’atteste la toute récente note à la baisse accordée par l’Agence internationale Standard &Poors.

 
Pourtant, il n’y a que les Jaziri, Abdessalem, Mekki, Zitoun, Laârayedh, Bennani et autres Ben Salem qui voient que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Plus encore, à en croire les chiffres « magiques » de l’Institut national des statistiques, depuis que son directeur a été remplacé par le pouvoir en place, la Tunisie a réalisé des bonds dans tous les domaines.

Mais, les Tunisiens avertis, et ils sont désormais nombreux, savent que les gouvernants actuels sont passés maîtres dans l’art des parlotes, des affirmations gratuites et des contrevérités qu’ils débitent en direct sur les plateaux. Le dernier exemple typique est celui de Slim Ben Hemidane qui a « menti » à propos du général Ammar, un mensonge qui, dans une autre démocratie qui se respecte, aurait entraîné son limogeage, sans coup férir.

Et dire que nous risquons d’avoir ces mêmes personnages au pouvoir pour une période encore indéterminée. Ces mêmes personnages pour conduire le pays et les Tunisiens, notamment à des élections libres, neutres et démocratiques et à avoir une Constitution fiable et viable pour plusieurs générations !. businessnew

 

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Débats politiciens !

 


 

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 18:52

Tentative d’assassinat d’Adnène Hajji : arrestation d'une personne à Errdayef 

http://www.businessnews.com.tn/images/album/BN6748adnanehajji.jpgIntervenant, ce matin 17 février 2013, sur les ondes de Mosaïque Fm, Adnène Hajji, a déclaré que la personne, impliquée dans un complot visant son assassinat, a été arrêtée.


Adnène Hajji a précisé que « vendredi vers 9h, un homme est venu à Errdayef et a discuté avec des jeunes de la région afin d'avoir mes coordonnées. Quand il m’a rencontré, il m’a avoué qu’il y avait des gens qui voulaient m’assassiner ». 

Et d’ajouter : « ayant des soupçons sur ses déclarations, je l’ai directement emmené au poste de police où il a avoué avoir été désigné pour m'assassiner en plus de son implication dans des attaques antérieures contre le siège de l’UGTT à Gafsa, et ce, en contre partie d’une somme d’argent ».

La personne arrêtée a également avoué l’identité des personnes qui voulaient se débarrasser d’Adnène Hajji et qui font partie, selon lui, d’Ennahdha, précisant de suite la somme qu’il a reçue en contre partie et la date et le lieu exact pour l’exécution de son crime.

L’accusé est actuellement arrêté par la police judiciaire afin de poursuivre les procédures de l’enquête et risque d’être poursuivi pour tentative d’assassinat puisque M. Hajji a entamé une procédure judiciaire à son encontre. businessnews


 

 

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Mohamed Abbou démissionne du CPR (MAJ)


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Mohamed Abbou, SG du CPR, aurait démissionné de son parti

Le Secrétaire général du Congrès pour la République vient de confirmer sa démission du parti” selon Ilyes Hendaoui, ex-membre de la structuration des jeunes du CPR qui a lui-même démissionné hier. D’après des sources internes, les ministres CPR refusent de quitter le gouvernement tel que cela a été prévu. Le délai de l’’ultimatum imposé à Ennahdha pour un remaniement au niveau des ministères de la Justice et des Affaires Etrangères a été atteint la semaine dernière. Par ailleurs, M. Hendaoui affirme que cette démission n’a rien à voir avec le refus des ministres CPR.

Dimanche 10 février, le CPR allait retirer ses ministres du gouvernement si Ennahdha n’entamait pas le remaniement ministériel promis mais bloqué depuis plus de 7 mois. A la dernière minute, Ennahdha demande au CPR un dernier délai de trois jours en affirmant avoir accepté ses conditions pour rester dans la coalition au pouvoir.

« Hier, dimanche 10 février, le parti Ennahdha nous a appelés pour nous dire que nos conditions ont été acceptées et qu’il faudra nous donner un délai de trois jours. Au CPR, nous avons donc suspendu notre décision de se retirer du gouvernement. Nous allons donner à Ennahdha non pas trois jours à Ennahdha mais une semaine entière et on décidera après selon ce qui va en advenir.» avait dit le lendemain M. Abbou.

Mercredi 13 février, un quatuor est né, celui du CPR, Ennahdha et les deux blocs parlementaires Wafa et Dignité. Son but: faire face à l’initiative de M. Jebali pour un gouvernement de technocrates.

Dans sa conférence de presse qui a eu lieu le 11 février, le CPR a indiqué qu’il donne à Ennahdha non pas trois jours pour se décider et accomplir sa promesse mais une semaine entière. Vendredi 15 février, M. Jebali réunit les partis politiques pour discuter de son projet mais après quatre heures de pourparlers, les discussions sont reportées au lundi 18 février sans résultat concret.

Par ailleurs, d’après nos sources internes, les ministres CPR refusent de quitter le gouvernement et soutiennent même Ennahdha, désobéissant ainsi à leur SG et au conseil national. Lors de la manifestation du parti islamiste hier à l’av. H. Bourguiba, Sihem Badi, ministre de la femme, est même montée sur l’estrade, a interpellé les manifestants et a manqué par là le conseil national exceptionnel de son propre parti qui a eu lieu à Hamamet.

D’après M. Hendaoui, ce n’est pas à cause de la désobéissance des ministres que M. Mohamed Abbou démissionne du parti mais plutôt à cause “de différends internes”. Rappelons que M. Abbou a également quitté son poste de ministre de la Réforme administrative le 30 juin 2012.

On a essayé de contacter à plusieurs reprises M. Abbou et toutes les personnes concernées (ministres, certains députés et membres du CPR) mais sans succès. http://nawaat

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 19:52

Sympathisants d'Ennhadha

 

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Devant 15.000 partisans, les islamistes jurent de rester au pouvoir

http://md0.libe.com/photo/494794/?modified_at=1361033405&ratio_x=03&ratio_y=02&width=476

Le parti islamiste Ennahda a promis samedi de ne pas céder le pouvoir, devant quelque 15.000 partisans réunis à Tunis, alors que les tractations pour la formation d'un nouveau gouvernement s'éternisent et que le pays vit sa pire crise politique depuis la révolution.

"Ennahda se porte bien (...) et ne cèdera jamais le pouvoir tant qu'il bénéficie de la confiance du peuple et de la légitimité des urnes", a clamé le chef du parti, Rached Ghannouchi, à la fin d'une manifestation de ses partisans sur l'avenue Habib Bourguiba, dans le centre de Tunis.

Selon lui, Ennahda fait l'objet, depuis son arrivée au pouvoir en décembre 2011, d'une "série de complots" qui ont culminé avec "la proposition d'un gouvernement de technocrates (...) ce qui équivaut à un coup d'Etat contre le gouvernement élu".

"Ennahda est la colonne vertébrale de la Tunisie et la briser ou l'exclure porterait atteinte à l'unité nationale du pays", a-t-il martelé.

M. Ghannouchi s'est ainsi une nouvelle fois opposé à son numéro 2, le Premier ministre, Hamadi Jebali, qui considère qu'un cabinet apolitique est la seule solution pour sortir la Tunisie d'une profonde crise politique, aggravée par l'assassinat de l'opposant anti-islamiste Chokri Belaïd le 6 février.

La fermeté du chef islamiste, qui propose un gouvernement dirigé par Ennahda alliant technocrates et politiques, laisse présager des tractations difficiles. De nouveaux pourparlers sont prévus lundi entre le Premier ministre et les partis politiques.

M. Jebali avait prévu d'annoncer un nouveau gouvernement samedi ou de démissionner, mais vendredi soir il a reporté l'annonce sine die.

Le rassemblement de samedi est le plus important organisé par les islamistes depuis leur arrivée aux commandes du pays, mais la mobilisation reste largement inférieure aux dizaines de milliers de personnes qui ont participé aux funérailles de Chokri Belaïd le 8 février.

Selon le ministère de l'Intérieur, 16.000 partisans d'Ennahda ont manifesté.

"Dieu est le plus grand", "Avec la légitimité et pour l'unité nationale" ou encore "le peuple veut Ennahda de nouveau", a notamment scandé la foule sur l'Avenue Bourguiba, haut lieu de la révolution qui a renversé le régime de Zine El Abidine Ben Ali il y a deux ans.

Les manifestants brandissaient des dizaines d'étendards d'Ennahda, de drapeaux nationaux et quelques bannières noires de la mouvance salafiste.

Ils sont venus des quatre coins du pays à bord de bus spécialement affrétés. "Nous sommes là pour montrer que nous soutenons la légitimité d'Ennahda et des urnes", explique Mohamed Beji, originaire de Gabès (sud-est).

Ennahda, fondé en juin 1981 par Rached Ghannouchi, a été longuement réprimée avant de s'imposer, après la révolution et les premières élections libres d'octobre 2011, comme le principal parti du pays.

Le mouvement dispose de 89 des 217 sièges à l'Assemblée nationale constituante et a formé une coalition avec deux partis laïques de centre-gauche dont celui du président Moncef Marzouki.

Mais le meurtre de Chokri Belaïd a montré qu'Ennahda est tiraillé entre une frange radicale, représentée par M. Ghannouchi, et celle plus modérée avec M. Jebali.

Alors qu'aucune avancée dans l'enquête sur l'assassinat de Belaïd n'a été annoncée, les proches du défunt ont organisé samedi deux cérémonies à sa mémoire, l'une à Tunis et l'autre à Jendouba (nord-ouest) d'où sa famille est originaire.

Ils accusent les islamistes au pouvoir d'être responsables de sa mort, ce que ces derniers rejettent.

Outre l'interminable crise politique, la rédaction de la Constitution est dans l'impasse, faute de compromis sur la nature du futur régime.

Entretemps, les conflits sociaux souvent violents se sont multipliés sur fond de misère et chômage. Sans oublier l'essor d'une mouvance salafiste jihadiste qui déstabilise régulièrement le pays par des attaques. liberation

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Le ministère de l’Intérieur gonfle le chiffre des manifestants à l’avenue Bourguiba

Le ministère de l’Intérieur vient de publier sur sa page officielle Facebook, le nombre de personnes ayant manifesté aujourd’hui 16 février à l’avenue Habib Bourguiba pour défendre la légitimité ; manifestation organisée par le parti Ennahdha. 

Les chiffres publiés par le ministère de l’Intérieur font ressortir 16 mille manifestants aux alentours de 15h, et 60 mille vers la fin de la manifestation. 

Nous étions sur place, et nous pouvons témoigner que le chiffre de 16 mille est plutôt surestimé. Les vidéos circulant sur les réseaux sociaux ainsi que les photos ne peuvent qu’appuyer ce constat. De sa part, l’Agence France Presse (AFP) a estimé le nombre de manifestants à 15 mille. Chiffre partagé par beaucoup de médias, même si certains parlent de 10.000 seulement au grand maximum, tel notre confrère Welid Neffati de THD.

Ainsi, il est évident que le chiffre de 60 mille manifestants est carrément gonflé et ne peut être pertinent. Signalons enfin que vers 17 heures, soit après la manifestation, la chaîne TV Nessma a indiqué que Khaled Tarrouche vient de les appeler pour leur indiquer qu'il y avait 16.000 manifestants et non 13.000 comme indiqué pus tôt. 

De son côté, Ennahdha évoque carrément, sans sciller, cent mille manifestants ! businessnews

 

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 01:57

Pour Jebali, « le temps n'est pas important »


Attendue pour samedi, l’annonce des résultats de l’initiative Jebali, portant sur la constitution d’un gouvernement de compétence, a été reportée pour lundi. Et au bout de plus de quatre heures non-stop d’une réunion tenue à Dar Dhiafa à Carthage, c’est un petit coup de théâtre qui a finalement été annoncé. La date butoir a été repoussée. Jebali a en effet précisé qu'une nouvelle réunion est prévue lundi pour «poursuivre les concertations».

Ainsi, le Chef du gouvernement a évoqué, dans la soirée de ce vendredi 15 février, des «résultats encourageants» et de «progrès», à l'issue de la réunion de concertations avec des dirigeants de partis politiques.

«Le temps n'est pas important, le plus important c'est l'intérêt de la Tunisie et la recherche d'une issue et d'une solution pour le peuple et pour la révolution», a déclaré M. Jebali aux médias. Et d'ajouter «le plus important c'est que tous les partis participent au dialogue» qui constitue, a-t-il insisté, «un objectif et un bon signe».

jebali

Et entretemps, le très controversé ministre des Affaires Etrangères, M. Rafik Abdesalem, a déclaré, en cette même soirée, mais sur la chaîne Al Jazeera, que l’on se dirigerait vraisemblablement vers un compromis. En plus clair, le gendre de M. Ghannouchi a laissé entendre que le remaniement pourrait ne pas toucher les ministères de souveraineté, qui resteraient ainsi entre des mains partisane, et, in fine, chez Ennahdha.

De son côté, Hamadi Jebali a présenté des excuses aux partis qui n'ont pas pris part à la réunion, expliquant qu'«il ne s'agit pas de minimiser leur rôle» mais «de conférer plus d'efficacité» aux concertations. On aura noté que le Front Populaire, ainsi que le mouvement Wafa n’auront effectivement pas participé à la réunion. Le parti dirigé par Abderraouf Ayadi ne voulant pas siéger aux côtés des représentants de Nida Tounes, ou d’El Moubadara.

Plus de détails ? Pas vraiement, puisqu’un véritable embargo sur l’information a été instauré, officiellement pour ne pas perturber les négociations. A cet égard, Hamadi Jeabli a exigé des responsables des partis ayant participé à la réunion de ne pas donner de déclarations aux médias, considérant que «l'heure n'est pas aux surenchères, ni aux déclarations». mag14

 

 

 

 

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Abdelfattah Mourou : "Rached Ghannouchi doit quitter Ennahdha !"

 

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http://cdn.jeuneafrique.com/photos/022013/015022013125622000000mourou.jpgDans un entretien accordé à l'hebdomadaire français Marianne, le vice-président d’Ennahdha, Abdelfattah Mourou, réclame le départ du chef du parti, Rached Ghannouchi. Et soutient l'initiative de Hamadi Jebali, qui a proposé la formation d'un gouvernement de technocrates apolitique pour sortir le pays de la crise.

 

Les mots sont durs, à la hauteur des divisions qui minent Ennahdha. Dans une interview accordée à Marianne, le vice président du parti, Abdelfattah Mourou, ne ménage pas « son » président, Rached Ghannouchi. Le « cheikh » Mourou accuse ouvertement le leader de la formation islamiste d'avoir mené le parti et la Tunisie au « désastre ».

 

« Je demande à ce que soit convoqué un congrès extraordinaire d’Ennahdha pour en changer la direction, qui mène le parti et la Tunisie au désastre, accuse Abdelfattah Mourou. Rached Ghannouchi et sa direction sont en train de faire de notre parti une affaire familiale. Qu’il soit contrôlé par des gens qui ne s’ouvrent pas à la réalité et à la modernité est une catastrophe ».

 

Gouvernement apolitique

 

Depuis l'assassinat de l'opposant de gauche Chokri Belaïd, tué par balles le 6 février devant son domicile à Tunis, le pays est plongé dans une grave crise politique. Pointé du doigt par de nombreux Tunisiens, Ennahdha est loin d'être épargné. Le soir du meurtre, le premier ministre Hamadi Jebali annonçait, contre la volonté de la direction de son parti, qu'il souhaitait nommer un gouvernement apolitique composé de technocrates. Une guerre fratricide l'oppose depuis à Rached Ghannouchi et aux radicaux d'Ennahdha, qui refusent catégoriquement la mise en place d'un tel gouvernement. Loin d'abandonner son idée, le Premier ministre a mené des tractations et des négociations toute la semaine. Il a déclaré qu'il annoncerait demain (samedi) le succès ou l'échec - et dans ce cas, sa démission - de sa proposition de remaniement gouvernemental.

 

Dans cet entretien, Abdelfattah Mourou affirme qu'il soutient totalement l'initiative de Hamadi Jebali. Et déclare même que c'est lui qui a « soufflé l'idée d'un gouvernement de technocrates apolitiques » au Premier ministre.

 

Après avoir dénoncé le « laxisme » d'Ennahdha face aux salafistes, le « cheikh Mourou » prédit que le parti islamiste quittera le pouvoir d'ici quelques mois. « La place d’Ennahdha est dans l’opposition et elle y restera pendant 20 ans, conclut Abdelfattah Mourou. C’est ce que je prédis, moi son fondateur et son vice-président. Le peuple tunisien ne veut plus d’Ennahdha ». Jeuneafrique

 

 

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Réactions de Mourou 

 


 

 

 

 

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Mourou se rétracte de ce qu’il a dit à « Mariane »,voici ce qu’il a dit au magazine !

 

 

Le vice-président du mouvement Ennahdha, Abdelfattah Mourouest intervenu sur les ondes de ShemsFm ce vendredi 15 février et a déclaré que l’hebdomadaire Mariane  a sorti ses déclarations, tenues lors d’une interview, de leur contexte.

Abdelfattah Mourou a expliqué qu’Ennahdha ne pouvait pas s’opposer continuellement à toute orientation consensuelle et qu’il est temps qu’elle prenne des positions visant au consensus afin d’éviter au pays de tomber dans une crise « de citoyenneté ».

Il a précisé que lors de l’interview il avait appelé Rached Ghannouchi et les dirigeants d’Ennahdha à prendre des positions en faveur de l’unité nationale ou à céder leur place, mais que l’hebdomadaire avait publié des propos erronés.

 

Pour plus de précisions nous reproduisons, ci-dessous, l’intégralité de l’article du magazine Mariane :

Avec sa djellaba bleu ciel et sa chéchia pourpre, sa culture autant arabe qu’européenne, ses collections de poèmes, de livres rares et de violoncelles, Abdelfattah Mourou détonne parmi les personnages du sinistre théâtre de l’islamisme. C’est pourtant cet avocat de 65 ans, fils d’une couturière et d’un cafetier, né dans un quartier populaire de la capitale, qui a fondé l’islamisme tunisien dans les années 1970. « Bien avant Rached Ghannouchi qui m’a rejoint ensuite ! » tient-il à rappeler, étayant ainsi sa remise en cause totale du gourou d’Ennahda. Ghannouchi, président du parti islamiste, est en effet entré avec l’appareil dans une lutte fratricide contre le premier ministre Hamadi Jebali. Ce dernier veut former un nouveau gouvernement apolitique depuis le meurtre de l’opposant laïque Chokri Belaid.

La crise politique se dénouera ou s’aggravera demain samedi avec la victoire ou la démission de Jebali. Abdelfattah Mourou, vice-président d’Ennahda, a reçu Marianne le 14 février dans sa villa de la Marsa. Cet islamiste emprisonné sous Bourguiba et qui avait condamné en 1991 la violence prônée alors par Jebali et Ghannouchi, vit dans un décor baroque qui tient à la fois d’un magasin d’antiquités et d’un rêve de Pierre Loti. Des dizaines de théières s’entassent sur des guéridons qui côtoient des vitrines surchargées de verroteries turques scintillantes.

D’énormes coffres cloutés s’entr’ouvrent sur des amoncellements de manuscrits. Des violons, des flûtes, des photos par centaines de Habib Bourguiba qui fut pourtant son ennemi. Des divans gracieux, art déco ou à l’ottomane, et des tableaux figuratifs de peintres tunisiens ou orientalistes. Point d’odalisques visibles, mais le maitre des lieux n’a jamais caché sa sympathie pour elles. Souriant au milieu du  déluge d’accusations qu’il profère contre Ennahda, pourtant son « enfant », le « cheikh » Mourou, salué avec chaleur aux quatre  coins de Tunis, illustre donc l’étrange révolte de l’islamisme contre l’islamisme. Entretien avec cette figure hors du commun, plusieurs fois agressée par les salafistes.

 

Marianne 

— Comment un homme qui aime l’art et la vie peut-il justifier le compagnonnage avec le wahhabisme saoudien, qui veut tuer l’art et rendre la vie impossible ? Comment pouvez-vous cohabiter avec Rached Ghannouchi, produit de cette idéologie, et assurer la vice-présidence du parti Ennahda ?

Abdelfattah Mourou

— Je suis le fondateur de ce parti ! Bien avant Rached Ghannouchi qui m’a rejoint ensuite. J’ai tenté de le tirer vers la modernité… je l’ai quitté et puis je l’ai rejoint à nouveau après le dernier congrès de juillet 2012. Les jours passés au pouvoir par Ennahda sont une leçon : ils prouvent qu’il ne suffit pas d’être musulman pour guider les gens. Il faut pouvoir s’en faire aimer et connaitre leurs besoins. Il y a quelques jours, j’ai demandé à Rached Ghannouchi s’il pouvait circuler sans peur en Tunisie. Il m’a répondu que non, qu’il avait peur des gens (NDLR : à la suite du meurtre de Chokri Belaid, la foule des opposants a régulièrement conspué Ghannouchi, accusé par la rumeur d’avoir placé des polices parallèles au ministère de l’Intérieur). Je lui ai demandé : comment expliques-tu que le peuple tunisien veuille te chasser ? Il n’a pas répondu. Je lui ai dit que moi, je circulais à pied, partout, et que chacun me saluait en souriant. En conséquence, je demande à ce que soit convoqué un congrès extraordinaire d’Ennahda pour en changer la direction qui mène le parti et la Tunisie au désastre. Rached Ghannouchi et sa direction sont en train de faire de notre parti une affaire familiale. Qu’il soit contrôlé par des gens qui ne s’ouvrent pas à la réalité et à la modernité est une catastrophe. Je dénonce Habib Ellouz ( NDLR: un député Ennahda ultra) qui, pendant la manifestation devant l’ambassade de France, criait que les laïcs tunisiens devaient dégager. Mais la Tunisie leur appartient à eux aussi ! Si vous êtes au pouvoir, vous devez vous comporter en père de famille !

 

 Marianne

En tant que vice-président d’Ennahda, vous demandez au président du parti de se retirer ? Et soutenez-vous Hamadi Jebali, le premier ministre, contre l’appareil de votre parti ?

Abdelfattah Mourou.

— Bien sûr ! C’est moi qui ai soufflé à Jebali l’idée d’un gouvernement de technocrates, apolitique ! D’ailleurs il m’a pris dans son comité des sages. Rached Ghannouchi doit se retirer pour que d’autres puissent instaurer la paix sociale en Tunisie. Nous avons besoin de dix années de paix pour faire de notre petit pays un nouveau Singapour. Rien ne nous manquera pourvu que nous ayons la liberté entre nos mains. On n’a pas fait la révolution pour donner les clés du pays aux salafistes et aux ultras de la gauche…

 

Marianne

À regarder les faits, ce sont les salafistes qui agressent, vous aussi du reste, et pas les gens de l’opposition de gauche. C’est Chokri Belaid, un homme de gauche qu’on a assassiné. 

Abdelfattah Mourou 

Les salafistes m’ont agressé et Ennahda ne m’a pas défendu. Je dénonce le laxisme qui a permis toutes ces violences. Je dénonce ce qu’on est en train de faire de la mouvance islamiste. Elle est mon œuvre ! Ce que je demande, depuis le début, c’est l’islam dans son essence. L’islam sans développement civilisationnel et sans croissance, ce n’est pas l’islam. La culture de Rached Ghannouchi et de ses partisans est une monoculture. Or nous sommes multiculturels en Tunisie, nous sommes le produit de 25 civilisations. Quand un prédicateur saoudien est venu avec des petites filles voilées, je lui ai dit : ce que vous faites en Tunisie n’est pas acceptable pour les Tunisiens. Je lui ai dit cela à la télévision.

Marianne

Votre pays traverse une crise tragique. Comment voyez-vous l’avenir ?

Abdelfattah Mourou

Ils vont quitter le pouvoir dans quelques mois.

Marianne

Ennahda va quitter le pouvoir ? 

Abdelfattah Mourou

Oui. La place d’Ennahda est dans l’opposition et elle y restera pendant 20 ans. C’est ce que je prédis, moi son fondateur et son vice-président. Le peuple tunisien ne veut plus d’Ennahda. Il faut que le temps passe et qu’on oublie ses fautes. Il faut qu’une nouvelle génération apprenne à concilier l’islamité et la modernité. Parce que le problème de la Tunisie ne se situe pas entre les islamistes et les laïques. La clé, c’est la modernité. Sommes-nous capables d’une alliance entre l’islam et la démocratie ? Beaucoup de gens viennent me voir pour travailler là-dessus. Ennahda doit apprendre. Voulez-vous encore un verre de thé ? C’est le plus parfumé de Tunis. directinfo

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 04:45

La belle Tunisie : la veuve de Chokri Belaid chez la veuve de Lotfi Ezzar

 

Basma Khalfaoui Belaid chez la veuve de Lotfi Ezzar

Deux femmes ont perdu un être cher, deux veuves qui ont partagé la vie de deux militants. Chokri Belaid et Lotfi Ezzar nous ont quittés mais ils sont encore là, parmi nous.

Chokri Belaid, assassiné de la manière la plus cruelle, a eu des funérailles grandioses. Lotfi Ezzar, agent de police, a été tué, de la même manière, cruellement, alors qu’il tentait de protéger cette Tunisie dont il s’était mis au service.

Lotfi Ezzar a été enterré avec les honneurs ! Pour Basma Khalfaoui Belaid, c’est insuffisant et pour mieux exprimer ce que cette femme a sur le cœur ou dans le cœur, elle a décidé de rendre hommage à ce grand Monsieur à sa manière en se déplaçant chez sa veuve pour un instant de communion entre deux êtres «assassinés» par la perte de leur douce moitié.

On apprend ainsi sur Mosaique FM que Basma Belaid s’est déplacée aujourd’hui chez la veuve de Lotfi Ezzar, pour lui exprimer sa solidarité, sa souffrance et sa compassion.
Un bel exemple de solidarité initié par le Parti des Patriotes Démocrates Unifié et marqué par le sceau «du Martyr au Martyr».

Un bel exemple de soutien à tous les agents de sécurité qui sont souvent confrontés aux situations les plus extrêmes. webdo


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Pour ne pas oublier

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Anonymous à propos de l’assassinat politique de Chokri


 

 

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 Meurtre de Chokri Belaïd : face à Ennahda, la révolution doit refleurir en Tunisie

 

L’assassinat de Chokri Belaïd, figure emblématique de la gauche tunisienne, marque un tournant majeur dans la transition politique qui a suivi la chute du régime de Ben Ali en 2011.

C’est la nature même de ce changement qui est questionnée : va-t-il s’orienter vers une démocratie véritable ou est-il en train de sombrer dans le chaos voire la "guerre civile" ?

Aucune révolution n’est un long fleuve tranquille, pas plus en Tunisie qu’ailleurs.

Ces derniers mois l’ont montré : un dirigeant d’un parti d’opposition a été lynché dans le sud tunisien par une foule en furie se réclamant de "ligues de protection de la révolution" (LPR), des réunions publiques ont été perturbées voire empêchées, des personnalités politiques ou de la société civile tout comme quelques journalistes ou encore des artistes ont été molestés et intimidés, des mouvements sociaux ont été violemment réprimés, l’ambassade américaine a été attaquée par des salafistes djihadistes et la liste n’est pas exhaustive.

 

La laïcité : l'ennemi d'Ennahda

C’est dans ce climat délétère que l’irréparable s’est produit. Chokri Belaïd, dont le courage ne s’est jamais démenti, se savait menacé : il n’a cessé de dénoncer les appels à la haine et au meurtre propagés impunément sur les réseaux sociaux ou par des "prédicateurs" qui se sont appropriés certaines mosquées.

Le parti Ennahda qui occupe tous les ministères dits régaliens, doit assumer la pleine responsabilité politique de cette situation dramatique.

L’a-t-il sciemment voulu comme pourrait le laisser penser sa coupable passivité voire sa participation active à l’instauration d’une violence politique qui est allée crescendo, notamment par le biais de ces LPR, transformées en authentiques milices à la solde du pouvoir ?

C’est ce que clament clairement l’opposition et une frange de plus en plus importante de la population qui est descendue massivement dans la rue à l’occasion de l’enterrement de Chokri Belaïd pour crier sa colère et son ras-le-bol.

http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/7051360665418.jpg

Des milliers de Tunisiens assistent à l'enterrement de Chokri Belaïd le 8 février 2013 près de Tunis. (HAMMI/SIPA) 

Les dirigeants d’Ennahda tentent tant bien que mal de s’exonérer d’une telle responsabilité et cherchent à l’imputer aux "résidus" contre-révolutionnaires de l’ancien régime ou encore à quelques"puissances étrangères" hostiles.

Avant que l’enquête ne révèle l’identité des assassins et de leurs commanditaires (à supposer qu’elle aboutisse, ce dont beaucoup doutent), il serait irresponsable d’accuser nommément le parti au pouvoir d’un tel crime.

Il n’en demeure pas moins qu’il est l’aboutissement tragique d’un échec gouvernemental patent.

C’est ce que semble avoir compris le chef même de ce gouvernement, Hamadi Jébali qui vient de décider de nommer une équipe sans appartenance partisane, pour gérer les affaires courantes jusqu’à la tenue des prochaines élections générales. Contre l’avis de sa propre formation, Ennahda.

Le pouvoir sépare les islamistes

Ces dissensions qui éclatent au grand jour, montrent que les islamistes ne sont pas tous sur la même ligne politique. Hamadi Jébali, conscient que la Tunisie est, sans conteste, à un tournant de son histoire, agit – au moins en apparence – en homme d’Etat.

A dire vrai, la solution qu’il préconise désormais, avait été réclamée par de nombreux partis d’opposition à l’issue des élections pour l’assemblée constituante en octobre 2011 : les députés se seraient consacrés à la rédaction de la constitution, tâche pour laquelle ils ont été élus.

Mais c’était sans compter sur la volonté d’une grande partie des islamistes (et à leur tête le "cheikh" Rached Ghannouchi), forts de la légitimité conférée par les urnes, d’exercer pleinement le pouvoir, sans plus attendre.

Vers une confédération islamique ?

En vérité, nombreux sont ceux qui pensent que cette tendance au sein d’Ennahda n’a d’autre but que l’accaparement de l’Etat tunisien pour promouvoir, à terme, un vaste projet transnational de confédération islamique.

L’hypothèse peut paraitre alarmiste ou exagérée mais ne doit pas être pour autant négligée.

La controverse constitutionnelle qui s’est engagée autour du caractère "civil" de l’Etat tunisien sera, à cet égard, cruciale. En clair, la question de la laïcité est plus que jamais posée.

Or, force est de constater que les "laïcs" ont perdu, de ce point de vue, la bataille de la communication et de la pédagogie politiques tant le terme même est devenu tabou car synonyme d’athéisme ou pire d’apostasie.

Ce qui vaut condamnation à mort pour certains esprits embrigadés. Chokri Belaïd en a sans doute été victime.

Laïcité et islam solubles dans la démocratie 

Pourtant, même le chef du gouvernement turc, l’islamiste Erdogan dont le parti l’AKP avait été érigé – un temps- en modèle par Ennahda, avait expliqué à Tunis même que la laïcité était tout à fait compatible avec l’islam.

Mieux, que cette notion – inscrite en toute lettre dans la constitution turque - était le meilleur rempart de la démocratie contre toute tentation théocratique.

En effet, comment discuter des lois et autres aspects de la vie d’une nation si l’une des parties au lieu d’user d’arguments rationnels, se prévaut d’un dogme religieux, par définition immuable, pour clore tout débat ?

La séparation – étanche - de la sphère politique et religieuse est donc indispensable.

La Tunisie est ouverte à la laïcité

Ce qui n’empêche nullement que des politiques s’inspirent de la spiritualité que confère la religion pour promouvoir leurs idées et leurs conceptions du monde mais sans prétendre imposer tel ou tel précepte au motif qu’il s’agit là de la "parole de Dieu". A défaut, la démocratie serait menacée. En Tunisie, comme partout ailleurs.

Contrairement à une idée reçue, ce discours est tout à fait audible par de larges pans de la société tunisienne et pas seulement dans les milieux "instruits" ou "occidentalisés".

La sécularisation ancienne de la Tunisie, son histoire millénaire qui en a fait une terre de brassage de cultures et de civilisations, sa conquête récente de la liberté de parole, sont autant d’atouts qui peuvent rassembler les Tunisiens et transcender les antagonismes sociaux.

Sauf que l’opposition aurait tort de considérer que le seul rejet du dogmatisme de certains islamistes conjugué à l’émotion suscitée par l’assassinat de Chokri Belaïd suffira à leur attirer les suffrages populaires.

Ennahda : puissance militante bien organisée 

Sans discours ni perspectives qui prennent en compte la désespérance sociale des habitants denombreuses régions et quartiers délaissés, sans effort visant à faire participer les citoyens à la vie politique en démocratisant le fonctionnement de leurs partis pour y attirer des militants susceptibles de relayer leurs idées, le camp "laïc" risque, à nouveau, de se fourvoyer.

Car, en face, Ennahda, dispose d’un vaste réseau militant, présent partout et de longue date. Et l’argent de certains pays du Golfe – qui n’ont sans doute pas "intérêt" que l’expérience tunisienne réussisse – ne manque pas.

Oui, la Tunisie est à un tournant. Le meilleur hommage que l’on puisse rendre à Chokri Belaïd est de ne pas emprunter des chemins de traverse qui conduisent à une impasse ou à l’affrontement destructeur.

Chacun doit prendre ses responsabilités y compris dans le rang des islamistes soucieux de la pérennité de la jeune démocratie tunisienne. Sans jamais oublier les principaux mots d’ordre de la révolution : liberté, dignité et justice sociale.

A cette condition, réalisable, possible, en vérité vitale, la mort de Chokri Belaïd, aura été le ciment d’une nation fière de sa liberté reconquise. Avec l’aide de tous ceux qui sont attachés à la démocratie, les Tunisiens sont capables de faire refleurir le printemps sur cette rive sud de la Méditerranéeleplus.nouvelobs

 

 

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 18:23

 
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Zied El Hani entendu par le juge d’instructions avant de craindre le pire
Comme prévu, notre confrère Zied El Hani, s’est présenté, ce matin du lundi 11 février 2013, devant le juge d’instruction du 13ème bureau au Tribunal de première instance de Tunis où il a été entendu en tant que témoin.

Contacté par Business News, Zied El Hani, journaliste et membre du Syndicat national des journalistes tunisiens, nous a précisé qu’il a été entendu pendant près d’une heure par le juge d’instruction qui a été très courtois et pris note de toutes les données et remarques fournies.
M. El Hani ajoute que le procureur de la République l’appelé et voulu l’entendre, mais n’ayant pas été convoqué selon les procédures d’usage, il a décliné la convocation tout en assurant que ses collègues et les avocats l’ont informé à sa sortie que des agents de l’ordre, voire de la Brigade antiterroriste se trouvaient dans les environs, ce qui a fait craindre un coup de force pour arrêter notre confrère, comme l’a indiqué notre collègue Sofiane Ben Farhat dans une déclaration à la presse.

Sofiane Ben Farhat a ajouté qu’au départ, le juge d’instruction ne voulait pas que les avocats de la défense soient présents à l’audition, mais a fini par les y autoriser mais sans qu’ils prennent la parole. businessnews

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http://www.tuniscope.com/uploads/images/content/zied-el-heni-11022013-v.jpgL'Association Nationale des Jeunes Journalistes a appelé au soutien du journaliste et syndicaliste Zied El Hani dans son droit à communiquer aux citoyens et aux autorités judiciaires les informations permettant d'éclairer l'opinion publique.
L’association a elle-même exprimé son soutien à Zied El Hani et a insisté sur la nécessité de lui assurer une protection à lui ainsi qu'à sa famille  " vu l'importance de ses révélations". tuniscope

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 17:50

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"Un contrat entre le Qatar et Ghannouchi pousse Hamadi Jebali à se rebeller " Al Fajer Algérienn

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Une source bien informée a affirmé que la relation entre Rached Ghanouchi chef du parti Ennahdha et Hamadi Jebali le chef du gouvernement est très tendue. 

Elle a ajouté que la décision du remaniement ministériel  vient en réponse à un contrat entre le Qatar et Rached Ghannouchi, un contrat qui mûrit depuis le mois de novembre dernier et qui vise à implanter le modèle Qatari dans le Maghreb à commencer par la Tunisie. En contre parti la Qatar assure la protection militaire américaine à Ennahdha et particulièrement pendant les prochaines élections. 
Cette même source a ajouté au journal Al Fajer que Rached Ghanouchi s’est rendu plusieurs fois au Qatar discrètement pour discuter de ce contrat. shemsfm

 

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Le parti laïc du président Moncef Marzouki a décidé lundi de maintenir son alliance avec les islamistes d'Ennahda

 

Le parti laïc du président Moncef Marzouki a décidé lundi de maintenir son alliance avec les islamistes d'Ennahda et rejeté le gouvernement de technocrates proposé par le Premier ministre islamiste Hamadi Jebali contre la volonté de son parti. "Nous avons décidé de geler notre décision de retirer nos ministres du gouvernement, mais si dans une semaine nous ne voyons aucun changement, nous quitterons le gouvernement définitivement", a déclaré le chef du Congrès pour la République (CPR), Mohamed Abbou, lors d'une conférence de presse."Nous avions présenté il y a deux jours la démission de nos ministres, mais nous avons été contactés hier soir par les dirigeants d'Ennahda qui ont répondu favorablement à toutes nos demandes", a-t-il ajouté.

 

Le CPR réclame le départ de deux ministres de premier plan d'Ennahda, ceux des Affaires étrangères et de la Justice. En revanche, Mohamed Abbou s'est prononcé contre l'initiative du Premier ministre de former un gouvernement de technocrates, rejoignant ainsi la ligne d'Ennahda. "Nous sommes contre un gouvernement de technocrates, car cela permettrait le retour des figures de l'ancien régime" de Zine El Abidine Ben Ali renversé par la révolution de 2011, a-t-il affirmé.

Danger de violences

Hamadi Jebali, numéro deux du parti islamiste soutenu par l'opposition et en conflit avec son propre parti, a réitéré lundi qu'il n'avait "pas d'autre choix que de former un gouvernement transitoire, indépendant des partis", arguant de "l'urgence" de la situation et du "danger de violences" en Tunisie. "C'est moi le responsable du gouvernement, je ne peux pas attendre", a déclaré au journal Le Monde le Premier ministre, qui a de nouveau mis sa démission dans la balance. Il n'y a "pas d'autre choix que de former un gouvernement transitoire, indépendant des partis, avec des priorités : le développement des régions, l'emploi, la lutte contre la cherté de la vie, et surtout l'amélioration de la sécurité", a-t-il conclu. lepoint

 

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Faire confiance à Jebali, mais surveiller le processus

 

On en voit de toutes les couleurs depuis que Hamadi Jebali a décidé d'en finir avec ce gouvernement complètement éclaté, anarchique et tellement ingérable qu'il laisse se produire des choses anachronique et en contradiction totale avec les attentes des Tunisiens. 

Le problème est qu'à la base, Hamadi Jebali a hérité d'un gouvernement aux allégeances multiples qui faisaient de lui un Premier ministre coupable mais non responsable.

Je m'explique. La plupart des ministres dépendant de Montplaisir, du CPR ou d'Ettakatol, Hamadi Jebali s'est retrouvé avec des commis des partis, et non de l'Etat. Aucun ministre n'étant directement responsable devant lui, il n'a jamais pu gouverner d'où cet interminable remaniement dont les rebondissements l'ont plusieurs fois poussé à mettre sa démission sur la table. 
 

Lors de ces négociation pour un nouveau gouvernement, Hamadi Jebali a été maintes fois époustouflé par le niveau de certains responsables qui utilisaient des moyens indignes pour rester à la tête de leur département au point que l'ambiance est devenue à couteaux tirés, les machinations sans foi ni loi.

Mais pour remettre les choses dans leur contexte, revenons maintenant au tout début.
Au lendemain de la chute de Ben Ali, tombe Moubarak puis Abdallah Saleh puis Khadaffi, le mouvement s'étend, les monarchies patrimoniales du Golfe tremblent.
Elles décident, au sein du CCG, de lancer une contre révolution. Il faut absolument en finir avec ces principes de liberté et de dignité qui sont en complète contradiction avec le wahhabisme du Golfe qui permet à ces princes d'imposer à leur population un régime esclavagiste.

 

Pétrodollars contre «identité»

Comment détruire ces principes dangereux? Transformer la révolution des libertés et de la dignité en révolution de l'identité. Les Princes du Golfe envoient des centaines de millions de dollars à leurs réseaux jihadistes et la situation devient très vite incontrôlable. Viennent les Etats-Unis. Ils mettent le holà et décident de soutenir les monarchies arabes et les frères musulmans (avec lesquels ils flirtent depuis longtemps, Hamdi Jebali lui même les a reçu longuement lorsqu'il était en résidence surveillée) dans la prise de contrôle des révoltes arabes. Leur «traditionalisme» peut modérer les principes «gauchisants» dangereux pour les monarques. Ceux-ci soutiennent à fond le plan. Les islamistes promettent aux USA beaucoup de choses, la modération, les droits de l'homme et les libertés, mais aussi la normalisation avec Israël et, surtout, la destruction de l'axe Iran-Syrie, donc le financement de la guerre contre l'Iran. (Qui est pour eux une garantie pour contenir la puissance de la Chine en contrôlant son accès au pétrole).

Les islamistes signent et prennent le pouvoir. Seulement, les jihadistes restent incontrôlés, les promesses faites aux USA restent lettres-mortes et - le bouquet - les ambassades US sont attaquées, un ambassadeur est tué et on entend des appels à la mort aux juifs. Accessoirement, les libertés sont bafouées, les femmes sont mises à l'index, le jihadisme monte en puissance, des minis-califats sont proclamés, le jihadisme subsaharien menace toute la région. 

L'opinion des dirigeants occidentaux change : «on n'aurait jamais du leur faire confiance» s'exclame une sous secrétaire d'Etat US devant des «non autorisés» ! La même sous-secrétaire était complètement hermétique aux avertissements quelques mois plus tôt. Branle-bas de combat dans les chancelleries. La situation ne peut perdurer. Les économies périclitent, l'anarchie pointe. De l'autre côté, les intérêts américains sont en veilleuse, la Syrie tient le coup, la destruction de l'axe Iran-Syrie tarde, la Russie et la Chine soutiennent Assad et, devant une résistance désordonnée mais active des démocrates, la contre révolution identitaire échoue. 

Au Sahara, les exactions des jihadistes poussent à une intervention étrangère alors que l'Algérie, subissant elle aussi une attaque, resserre les rangs, dénonce explicitement le complot Qataro-Saoudien et menace le gouvernement Tunisien qui laisse entrer les jihadistes et les armes transiter. 

 

Au bord de l’explosion
 

La situation est au bord de l'explosion quand Chokri Belaid est assassiné. C'est un véritable tremblement de terre. Le système Ghannouchi est désormais dénoncé avec dévoilement des noms à l'appui. Le réseau d'argent sale des wahhabites est mis à l'index (des milliers de transferts sont opérés chaque mois et des centaines de millions de dollars introduits sans aucun contrôle). La population tunisienne monte au créneau suivie par l'armée. Les puissances occidentales suivent l'Algérie et appuient une remise à l'heure des pendules. Hamadi Jebali qui en a vu de toutes les couleurs avec les Ghannouchi, Zitoun, Bouchléka, Ellouze, etc. décide de passer outre les responsables d'Ennahdha. Il convoque Yadh Ben Achour qui lui confirme la possibilité légale de limoger tous les ministres. Hamadi Jebali monte au créneau et lance la bombe. Ennahdha et la Troïka sont prises au dépourvu. 

drapeau-chokri-belaid

L'acte, assimilé à un «putsch» puisqu'il prive le parti dominant de l'Etat. 
Cela paraît tellement incroyable que beaucoup de démocrates se disent que «c'est trop beau pour être vrai» et pensent à une machination.
 

Mais un parti qui s'est montré tellement incapable de gérer quoi que ce soit, à part une islamisation forcée que la population a, en majorité vomi, est-il capable de concevoir une quelconque machination? Et quelle machination peut-il concevoir quand il est dépourvu de l'Etat et que la société civile est désormais attentive? Quelle machination peut-il préparer quand, dès l'arrivée du nouveau gouvernement, les milices, les réseaux d'argent sale, les atteintes aux droits et aux personnes seront les premières cibles visées? 
 

La remise des pendules à l'heure de Hamadi Jebali était fondamentalement nécessaire, maintenant, il appartient à la société civile d'imposer à ce nouveau gouvernement le respect des lois et des attentes du peuple.

En conclusion, il faut aider Hamadi Jebali à former son cabinet et à mettre autour de la table tout le monde y compris Ennahdha et Nida. Il faut l'aider à :

- actionner rapidement la justice transitionnelle sans passer par la loi sur l'exclusion.
- mettre en place l'autorité indépendante de la justice qui se charge du nettoyage en rendant compte à l'ANC pour lancer la lutte contre la corruption.
- organiser des élections pour passer à la phase de consolidation démocratique.

Gardons aussi en tête que l'étude des transitions démocratiques montre que 35% seulement aboutissent à des démocraties.

 

Les démocraties fortes (sans corruption, etc.) représentent 40% alors que le reste sont de faibles régimes. En gros nous avons 14% de chances de réussir (Chiffre magique).
Le seul facteur commun de ces expériences est qu'elles ont été menées avec le consensus sans aucune forme d'exclusion autre que la justice transitionnelle. mag14

 

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La rue maintient la pression sur le gouvernement

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Des centaines de Tunisiens manifestent lundi 11 février devant l'Assemblée nationale constituante (ANC) pour réclamer la démission du gouvernement et soutenir la veuve de l'opposant Chokri Belaïd dont l'assassinat la semaine dernière a aggravé une profonde crise politique.

Les manifestants scandent "démission, démission" et "le peuple veut la chute du régime". La veuve de l'opposant assassiné, Besma Khalfaoui, est présente, les traits tirés, pour réclamer le départ de l'équipe gouvernementale.

"Ce gouvernement doit démissionner aujourd'hui, pas demain ou après-demain. Quand un gouvernement échoue il doit prendre ses responsabilités", lance-t-elle. Elle indique que le ministère de l'Intérieur n'a pas répondu à une demande d'assurer sa protection et celle de ses deux filles.

Les ministres laïcs restent au gouvernement

Le parti laïc du président Moncef Marzouki a finalement décidé de maintenir son alliance avec les islamistes d'Ennahda et rejeté le gouvernement de technocrates proposé par le Premier ministre islamiste Hamadi Jebali contre la volonté de son parti.

"Nous avons décidé de geler notre décision de retirer nos ministres du gouvernement mais si dans une semaine nous ne voyons aucun changement, nous quitterons le gouvernement définitivement", a déclaré le chef du Congrès pour la République (CPR), Mohamed Abbou.

"Nous avions présenté il y a deux jours la démission de nos ministre mais nous avions été contacté hier soir par les dirigeants d'Ennahda qui ont répondu favorablement à toutes nos demandes", a-t-il ajouté.

Le CPR réclame le départ de deux ministres de premier plan d'Ennahda, ceux des Affaires étrangères et de la Justice.

"Je ne peux pas attendre"

En revanche, Mohamed Abbou s'est prononcé contre l'initiative du Premier ministre de former un gouvernement de technocrates, rejoignant ainsi la ligne d'Ennahda. "Nous sommes contre un gouvernement de technocrates car cela permettrait le retour des figures de l'ancien régime" de Zine El-Abidine Ben Ali renversé par la révolution de 2011, a-t-il affirmé.

Hamadi Jebali, numéro 2 du parti islamiste soutenu par l'opposition et en conflit avec son propre parti, a lui réitéré lundi qu'il n'a "pas d'autre choix que de former un gouvernement transitoire, indépendant des partis", arguant de "l'urgence" de la situation et du "danger de violences" en Tunisie.

"La situation est difficile et urgente, il y a un danger de violences. C'est moi le responsable du gouvernement, je ne peux pas attendre", a déclaré au journal "Le Monde" le Premier ministre, qui a de nouveau mis sa démission dans la balance. Il n'y a "pas d'autre choix que de former un gouvernement transitoire, indépendant des partis, avec des priorités : le développement des régions, l'emploi, la lutte contre la cherté de la vie, et surtout l'amélioration de la sécurité", a-t-il déclaré. tempsreel.nouvelobs


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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 19:17
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Chokri, la voix libre … 

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 17:06

Démission de tous les ministres CPR

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Le parti du Congrès Pour la République (CPR) a décidé, samedi soir, de retirer ses ministres du gouvernement actuel, présidé par le chef du gouvernement provisoire, Hamadi Jebali, a confirmé le président du conseil national du CPR, Chokri Yacoub, dimanche à l’agence TAP. Le Conseil national extraordinaire du CPR, réuni le week-end dernier (2 et 3 février) avait lancé un ultimatum d’une semaine « avant de retirer ses ministres du gouvernement actuel » si l’accord négocié entre les membres de la Troïka n’est pas signé.

Le document en question prévoit notamment la création d’une commission au sein de la présidence de la République représentant les partis de la coalition au pouvoir et qui sera chargée des concertations sur les décisions politiques et économiques importantes ainsi que sur les nominations aux hautes fonctions.

D’après Chokri Yacoub, le CPR tiendra demain une conférence de presse pour annoncer officiellement le retrait de ses ministres du gouvernement actuel (trois ministres et deux secrétaires d’Etat). Les cinq membres du CPR au sein du gouvernement continueront, toutefois, à assumer leurs responsabilités au sein de leurs ministères respectifs afin d’éviter le vide administratif, a-t-il précisé.

En réponse à une question sur la position du CPR concernant un gouvernement de technocrates avancé récemment par Hamadi Jebali, Chokri Yacoub a indiqué que son parti soutiendra cette proposition au cas où elle sera soumise à l’Assemblée nationale constituante (ANC). «Par souci de neutralité, le CPR s’abstient de suggérer des noms pour ce gouvernement», a-t-il soutenu. directinfo

Les portefeuilles ministériels assurés par le CPR sont:

Ministère de l’Emploi,

Ministère des Domaines de l’Etat

Ministère de la Femme

Plus deux secrétariats d’Etat:

Ministère des Affaires étrangères

Ministère de la Jeunesse et des sports

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