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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 04:18

La nouvelle Constitution tunisienne doit protéger pleinement les droits humains de tous


 

 

http://www.babnet.net/6/amnesty.jpgAmnesty International appelle l’Assemblée nationale constituante de Tunisie à veiller à ce que la nouvelle Constitution garantisse pleinement les droits fondamentaux et respecte les obligations qui incombent à la Tunisie au titre du droit international relatif aux droits humains.

 

Un deuxième projet de Constitution a été finalisé en décembre 2012 et doit être débattu le 13 janvier 2013. Les membres de l’Assemblée doivent saisir cette occasion d’inscrire dans le texte le plus haut niveau de protection pour les droits de tous les Tunisiens, et faire ainsi savoir qu’il n’y aura pas de retour en arrière pour les droits humains.

 

Amnesty International se félicite de ce que la version actuelle a été allégée de certaines propositions qui compromettaient l’égalité entre hommes et femmes, car elles comportaient des termes ambigus quant à la complémentarité des rôles au sein de la famille, et mettaient en péril la liberté d’expression, en érigeant en infraction les atteintes à la religion et aux « valeurs sacrées ».

 

Cependant, l’organisation demeure préoccupée par plusieurs dispositions qui ne respectent pas les principes et les normes internationales en matière de droits humains. Par exemple, la suprématie du droit international relatif aux droits humains sur le droit national est fragilisée par l’article 15 du projet actuel de Constitution. Craignant que la Tunisie ne manque à ses obligations internationales relatives aux droits humains, Amnesty International demande d’adjoindre à la Constitution une disposition reconnaissant que le pays doit respecter les droits garantis dans les traités internationaux relatifs aux droits humains qu’il a ratifiés.

 

L’article 16 du projet actuel, qui garantit le droit à la vie dans le cadre du droit tunisien, ne reconnaît pas totalement le droit à la vie, puisque la peine de mort est maintenue dans la législation tunisienne.

 

Par ailleurs, Amnesty International s’inquiète de ce que plusieurs clauses du projet sont formulées dans des termes ambigus et vagues, et que certaines garanties relatives aux droits humains ne sont pas bien définies. En 2012, la liberté d'expression et les droits des femmes ont subi de sérieux revers en Tunisie. Aussi est-il essentiel que la nouvelle Constitution tunisienne protège dûment ces droits.

 

En avril 2012, Amnesty International a soumis une communication à l’Assemblée nationale constituante, présentant des recommandations détaillées pour que la Constitution garantisse la non-discrimination, des droits fondamentaux tels que la liberté d’opinion et d’expression, la protection contre la torture et l’indépendance de la justice. Elle adresse une nouvelle fois à l’Assemblée les recommandations suivantes, déjà mises en avant au mois d’avril :

 

La non-discrimination

 

L’article 5 du projet de Constitution dispose : « Tous les citoyens, hommes et femmes, ont les mêmes droits et les mêmes devoirs. Ils sont égaux devant la loi, sans discrimination d’aucune sorte ». Or, cet article ébranle le principe de non-discrimination.

 

La non-discrimination et l’égalité devant la loi doivent s’appliquer aux étrangers et, en pratique, à toute personne se trouvant sous la juridiction des autorités tunisiennes. En outre, il convient de préciser les motifs de discrimination prohibés, notamment la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, les opinions politiques ou autres, l'origine nationale ou sociale, la fortune, la naissance ou toute autre situation.

 

Par ailleurs, la formulation ambiguë de l’article 37 – « L’État garantit l’égalité des chances entre les hommes et les femmes » s’agissant de prendre en charge diverses responsabilités – et de l’article 8 en relation avec la famille, risque de mettre en péril l’égalité entre hommes et femmes, et ne définit pas plus avant « l’égalité des chances ». La Constitution doit inclure une disposition qui précise que les hommes et les femmes sont égaux et qu’ils ont droit à la pleine égalité dans la législation et en pratique, ainsi qu’à l'égalité des chances dans tous les domaines de la vie, y compris, sans limitation, dans les domaines civil, culturel, économique, politique et social.

 

 

La liberté d’opinion et d'expression

 

Il importe de protéger le droit à la liberté d’opinion et d’expression, en veillant à ce que les dispositions de l’article 36 soient entièrement compatibles avec l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), y compris en précisant que les seules restrictions à ces droits autorisées sont celles nécessaires dans une société démocratique et proportionnées aux objectifs visés.

 

L’indépendance de la justice

Le chapitre 5 du projet actuel, consacré à la justice, offre certaines garanties pour l’indépendance de l’appareil judiciaire et expose des procédures et critères concernant la nomination des juges et le fonctionnement du Conseil judiciaire suprême, chargé de les superviser. Cependant, ces clauses ne sont pas pleinement cohérentes avec les obligations du PIDCP, telles qu’interprétées par le Comité des droits de l'homme, et les Principes fondamentaux relatifs à l'indépendance de la magistrature (ONU). Aussi l’Assemblée nationale constituante doit-elle faire en sorte que la nouvelle Constitution :

- précise clairement que le pouvoir judiciaire est totalement indépendant du pouvoir exécutif, y compris les membres du Conseil judiciaire suprême ;

- prévoie des procédures claires et équitables et des critères objectifs pour la nomination, la rémunération, l’inamovibilité, l’avancement, la suspension et la révocation des membres de l’appareil judiciaire, ainsi que les sanctions disciplinaires prises à l’encontre des magistrats, qui soient conformes aux exigences formulées par le PIDCP telles qu’elles ont été interprétées par le Comité des droits de l’homme ;

- précise la durée du mandat des juges, leur indépendance et leur inamovibilité ;

- prévoie une procédure selon laquelle la rémunération appropriée des magistrats, leurs conditions d’emploi, leurs pensions et l’âge de la retraite sont déterminés par un organisme et une procédure indépendants du pouvoir exécutif ;

- prévoie des dispositions selon lesquelles les juges sont nommés en fonction de leur compétence, de leur formation et de leurs qualifications sans aucune discrimination, notamment pour des raisons de race, de couleur, de sexe, de religion, d'opinions politiques ou autres, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

 

Le droit à la liberté et le droit à un procès équitable

 

Dans sa version actuelle, le projet reprend certaines garanties qui protègent le droit à la liberté et le droit à un procès équitable, dans les articles 18, 20 et 21, tout en laissant de côté des garanties précises inscrites dans l’article 14 du PIDCP. L’Assemblée nationale constituante doit spécifier d’autres garanties, notamment, mais pas seulement, le droit d’être présenté rapidement à un tribunal, d'être jugé dans un délai raisonnable ou libéré ; le droit d’accéder à des voies de recours utiles pour contester devant un tribunal le bien-fondé de la détention et d’être remis en liberté si elle est jugée illégale ; le droit de s’entretenir en privé avec un avocat indépendant immédiatement après le placement en détention, afin que le droit de contester la légalité de la détention soit accessible et applicable dans les faits ; le droit d’être présumé innocent jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie et le droit d’être jugé par un tribunal civil (hormis, tout au plus, pour les membres de l’armée jugés pour des affaires concernant exclusivement la discipline militaire interne).

 

 

L’interdiction de la torture

 

Les articles 17 et 23 interdisent la torture et les autres formes de mauvais traitements. Toutefois, le projet actuel doit être amendé afin d’englober une définition du crime de torture qui soit conforme à l’article 1 de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, et notamment :interdire de manière explicite tout châtiment corporel ; préciser qu’aucune circonstance exceptionnelle quelle qu’elle soit, qu’il s’agisse de l’état de guerre ou de menace de guerre, d’instabilité politique intérieure ou de tout autre état d’exception, et aucun ordre d’un supérieur ou d’une autorité publique, ne peut justifier de tels agissements ; et garantir qu’aucune information obtenue à la suite d'actes de torture ou d'autres traitements cruels, inhumains ou dégradants ne soit retenue à titre de preuve dans une procédure, quelle qu’elle soit, si ce n'est contre la personne accusée de torture pour établir qu’une déclaration a été faite.

 

 

L’état d’urgence

 

L’article 73 du projet actuel autorise le président à instaurer l’état d’urgence sous certaines conditions. Cependant, cet article n’est pas totalement compatible avec les normes internationales relatives aux états d’urgence. Amnesty International recommande que la Constitution prévoie expressément qu’aucune dérogation à l’un quelconque des droits fondamentaux garantis par la Constitution ne soit autorisée en aucune circonstance. Si toutefois la Tunisie décide de prévoir dans la Constitution une possibilité de dérogation aux droits qu’elle garantit, les circonstances de cette dérogation telles qu’elles sont définies à l’article 4 du PIDCP, les droits énumérés par le PIDCP et le Comité des droits de l’homme comme non susceptibles de dérogation, ainsi que les limites aux mesures dérogatoires prévues à l’article 4 du PIDCP et précisées par le Comité des droits de l’homme, doivent être explicitement intégrés dans la Constitution.

 

 

La liberté de mouvement

 

Bien que l’article 18 du projet de Constitution reconnaisse le droit de circuler librement à l’intérieur du territoire et le droit de quitter le pays, il n’est pas pleinement compatible avec l’article 12(3) du PIDCP, qui protège la liberté de mouvement.

 

Amnesty International invite l’Assemblée nationale constituante à veiller à ce que dans la Constitution, toute restriction au droit de circuler librement soit compatible avec l’article 12(3) du PIDCP et d’autres droits fondamentaux, notamment le droit à l’égalité et à la non-discrimination. La Constitution doit également disposer que toute personne visée par la restriction de ces droits a le droit d’être informée des motifs de cette mesure et d’exercer une voie de recours pour la contester, et reconnaître que nul ne peut être arbitrairement privé du droit d’entrer dans son propre pays.

 

 

Les réfugiés, les demandeurs d’asile et le principe de non-refoulement

Dans le projet de Constitution, aucune clause ne prévoit le droit de solliciter l’asile, ni ne protège les individus contre un transfert vers un pays où ils risquent d’être persécutés.

 

 

Amnesty International a condamné l’extradition par les autorités tunisiennes en juin 2012 d’Al Baghdadi al Mahmoudi, ancien Premier ministre libyen, vers la Libye ; ce transfert l’a exposé au risque de subir de graves violations de ses droits humains et a bafoué les obligations incombant à la Tunisie au titre de la Convention contre la torture. Il est crucial que la nouvelle Constitution tunisienne protège tout individu contre un transfert sous toutes ses formes, directement ou indirectement, vers un pays où il risque d’être persécuté. Conformément aux obligations de la Tunisie en matière de droits humains, cette protection doit également s’étendre aux personnes qui ne remplissent pas les conditions d’obtention du statut de réfugié selon la définition de la Convention de l’ONU relative aux réfugiés, mais qui ont besoin d’une protection internationale car elles risquent d’être victimes de violations de leurs droits humains, notamment d’actes de torture ou de mauvais traitements ou encore de disparition forcée, tant dans le pays de transfert que dans un pays tiers vers lequel elles risquent d’être transférées par la suite. amnesty.org


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Yadh Ben Achour : Ce qui favorise la dictature religieuse dans la Constitution

 

Yadh Ben Achour, l’ancien président de «la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique» a dénoncé une nouvelle fois le glissement vers un possible retour de la dictature en Tunisie, sous un voile religieux, cette fois-ci.

«Ces articles peuvent consacrer le retour d'un régime totalitaire sous couvert d'une dictature théocratique» a averti le professeur en droit constitutionnel, commentant ainsi le refus d'admettre l'universalité des droits de l'Homme et d'inscrire la liberté de conscience et de pensée ainsi que le droit au culte dans le Préambule de la Constitution.

Lors d’une journée d'études sur le brouillon de la Constitution organisée à Tunis ce mardi 15 janvier  par l'Association tunisienne de droit constitutionnel et l'Association de recherches en transition démocratique, M. Ben Achour a ainsi plaidé pour le caractère civil de l'Etat, soulignant la nécessité d'inscrire la liberté de conscience dans le chapitre des droits et des libertés.

Yadh ben Achour a ainsi exhorté le président de l'Assemblée Nationale Constituante et le Rapporteur général de la Constitution à prendre en compte le document élaboré par plusieurs organisations et associations de la société civile dont l'Institut Arabe des droits de l'Homme (IADH), l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), la Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH) qui comporte plusieurs propositions sur les articles de la Constitution.

De son côté, Ghazi Ghrairi professeur de droit constitutionnel,  a affirmé, sur les ondes de Mosaique FM, que « le plus important lors de cette conférence a été de démontrer les textes lacunaires». Il a ainsi souligné que «certaines libertés ne sont pas mentionnées dont notamment la liberté de conscience», regrettant également que la civilité de l'état ne soit pas «suffisamment explicite».  

Pour rappel, le président de l'assemblée constituante Mustapha Ben Jaafer a indiqué que la nouvelle constitution sera achevée avant la mi-avril. mag14

 

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Ghazi Ghrairi :les textes relatifs aux libertés doivent être clairs et précis

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 L'avant-projet de la consitution sous la loupe des experts

"Quand on écoute ce que disent certains critiques à propos de l’avant- projet de constitution on a l’impression qu’ils sont en train de mener une campagne électorale…quand on entend ce qu’ils disent au sujet de ce travail, on se dit qu’on est grillé…mais la vérité n’est ni noire ni blanche…je respecte tous les avis, et il est difficile de surenchérir en matière de droits et de libertés…ceci dit, nous sommes attentifs aux avis de tous et particulièrement aux avis des experts en droit ... », a dit Mustapha Ben Jaafar dans son intervention, lors de la journée Abdelfatah Amor pour la lecture de l’avant-projet de la constitution organisée ce mardi 15 janvier à Tunis.

Le président de l’Assemblée nationale constituante a défendu le travail effectué par les 217 députés. « L’ANC a essayé d’élaborer la meilleure constitution possible. N’oublions pas que les députés sont issus du peuple et qu’ils ne sont pas tous experts en droit, chacun est de formation différente, mais cette version de la constitution n’est pas définitive, et elle est prête à être corrigée », dit-il. 

Selon lui, le but était de rédiger une constitution la plus fidèle possible aux objectifs de la révolution tunisienne, et qu’elle soit en continuité avec l’héritage constitutionnel et l’Etat tunisien moderne. «Cet objectif n’est probablement pas commun à tous, mais il figure dans le texte constitutionnel et toute critique objective,  peut retrouver cet aspect de continuité dans la constitution", a indiqué Mustapha Ben Jaafar.

Le texte de la constitution stipule dans ses principes généraux que la révolution tunisienne a éclaté contre un régime politique et économique incapable de répondre aux besoins économiques et sociaux du peuple, comme le développement et l’emploi, mais aussi ses aspirations de liberté et de démocratie effectives :« ce pourquoi, l’Assemblée nationale constituante  a inscrit le principe suivant : le peuple est source de souveraineté, la pratiquant de manière directe  au moyen du referendum, ou indirecte au moyen de l’élection d'une assemblée nationale ….en donnant la priorité aux droits sociaux et économiques.

Le deuxième principe est de garder la place constitutionnelle de la justice qui a joué un rôle respectable avant et après la révolution. Ensuite vient le principe de développement de la société et de l’Etat, en y ajoutant les libertés économiques et la nécessité de protéger les richesses naturelles et l’environnement », a résumé  Mustapha Ben Jaafar. Il a terminé par un message adressé à la société civile et tous les académiciens à apporter leurs contribution à ce travail : «Nul n’est parfait, et toute œuvre humaine peut contenir des lacunes et nous sommes conscients qu’il y a eu des carences et de la lenteur…nous citerons l’exemple de la formulation des textes, qui nécessiterait une amélioration ou  probablement le fait de mentionner explicitement le respect de la charte universelle des Droits de l’Homme et le sens de l’Etat de droit ».

Slim Laghmani , professeur en Droit, est revenu sur plusieurs articles de l’avant-projet de la constitution : « Je reviendrai sur l’aspect de la constitution, à savoir la cohérence et la méthodologie. D’abord les chapitres sont imbriqués, et puis les articles ne sont pas dans le bon ordre. Il existe un chapitre pour les droits et libertés dans lequel on devrait retrouver tous les droits et libertés, alors que certains se retrouvent dans plus d’un chapitre ou dans un chapitre qui n’a rien à voir avec le sujet. Les libertés individuelles, sont désordonnées, parfois entrecoupées par des droits politiques pour les partis et associations.

Dans l’article en rapport avec l’identité de l’Etat, on parle de constantes de l’Islam…j’ai un souci avec ce terme, car les constantes des Chiites ne sont pas celles des sunnites, celles des Malekites ne sont pas celles du wahabisme… Parler de constantes de cette manière est grave…par ailleurs j’émets une objection sur le terme de « rivalité et affrontement politique » (Attadafaa assyassi ) cet emprunt physique n’est pas claire, surtout qu’il peut prêter à confusion. Il est préférable de choisir un terme plus courant comme compétition politique, « Attanafouss Assyassi » , a indiqué le professeur en droit.

Au sujet des principes, l’article 3 mentionne que le suffrage est libre : « ce n’est pas suffisant il faut ajouter qu’il est universel. L’article 4  parle de propagande partisane, alors qu’il faut parler de propagande politique…le problème est la propagande, qui n’est pas propre aux partis politiques, mais elle peut être exercée par plusieurs courants idéologiques», a-t-il dit. 

Concernant l’égalité devant la justice,  il précise que c’est un droit civil et non pas un droit citoyen.  Au sujet de l’article 15 qui dit que l’Etat tunisien respecte la déclaration universelle des droits de l’Homme tant qu’elle n’est pas en opposition avec la constitution, Slim Daghmani estime qu’une telle position est incohérente. « C’est soit qu’on respecte les conventions  internationales parce qu’on les a ratifiées, et si on les a ratifiées c’est qu’elles doivent être conformes à la constitution… soit qu’on dénonce leur contenu, et dans ce cas là, il faut suivre une certaine procédure de droit international », a-t-il souligné. 

Il est revenu sur le droit de circuler qui devrait être accordé à toutes les personnes et non pas qu’aux citoyens. « Il faut ajouter qu’on n’extrade pas les réfugiés politiques, et qu’on ne remet pas les citoyens tunisiens à un pays étranger …par ailleurs notre problème avec la constitution de 1959, c’est qu’elle ait  accordée au pouvoir législatif, et celui-ci en fait ce qu’il veut. Nous aurions aimé qu’il y ait une clause générale de limitation, sous la forme d’un article à la fin de la constitution qui définit les objectifs et les conditions des libertés, à savoir la proportionnalité, et la nécessité d’une société démocratique…tout en ajoutant un paragraphe qui garantit les droits intangibles même dans le cas d’un Etat d’exception", a-t-il terminé.

Ghazi  Ghrairi, secrétaire général de l'Académie Internationale de droit constitutionnel,  a évoqué la question de l’Etat civil « la Tunisie est civile depuis son indépendance. C’est l’unique pays arabe civil ! Le caractère civil de l’Etat signifie que l’Etat tire sa légitimité de la volonté du peuple et de sa souveraineté.

L’Etat civil est une distinction par rapport aux pays religieux, confessionnels, tribaux, ou militaires…dans la nouvelle constitution, il y a un manque et une ombre autour du caractère civil de l’Etat, car l’article en question stipule : «…dans le but de construire un régime républicain démocratique, participatif où l’Etat sera civil fondé sur les institutions »…ceci dit que celui qui a rédigé le texte vise un Etat civil alors que nous sommes déjà dans un Etat civil, tout en sachant que les objectifs constitutionnels sont une catégorie moindre par rapport aux affirmations de texte. Et ils sont de moindre valeur entre les mains des magistrats.  Il existe une différence entre une affirmation et un objectif. Ceci donne une certaine fragilité au principe de l’Etat Civil », a dit l’expert. 

L’avant projet de la constitution sera débattu pendant deux mois par les députés de l’ANC  et les académiciens avant qu’il ne soit adopté définitivement par l’assemblée. akhbar.tn


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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 02:01

La FIJ condamne l'agression contre Néji Bghouri et Zied Heni

La Fédération internationale des journalistes (FIJ) a  fermement condamné l'agression qui a eu lieu le lundi 14 janvier, contre deux journalistes tunisiens lors des festivités marquant le deuxième anniversaire de la Révolution. « Nous dénonçons cette violence commise contre nos collègues par des groupes qui semblent avoir instauré un pouvoir parallèle en Tunisie », a déclaré Jim Boumelha, Président de la FIJ.

« Leur comportement est en contradiction flagrante de la révolution tunisienne qui appelait à l'avènement d'un état de droit dans le pays» a-t-il souligné.

La Fédération africaine des journalistes (FAJ) a également réagi, par la voix de son président Omar Faruk Osman qui a tenu à exprimer sa solidarité avec Zied El-Heni et Néji Bghouri et a condamné la violence à leur encontre. M. Osman a aussi appelé les autorités à prendre des mesures appropriées contre les personnes responsables de ces actes.

Selon le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), affilié à la FIJ, Zied El Heni, membre du bureau exécutif du syndicat et membre de direction de la Fédération africaine des journalistes, a été physiquement agressé lundi à l'Avenue Bourguiba, Tunis, par les membres du groupe qui se réclame  de ‘la ligue pour la protection de la révolution (LPR)'. Son collègue Néji Bghouri, ancien Secrétaire général du SNJT a aussi été menacé par ces mêmes miliciens.

Le SNJT a imputé la responsabilité de l'agression contre les deux journalistes au parti au pouvoir, Ennahdha, à cause de son soutien à ces milices qui constituent la branche policière du mouvement, selon le Syndicat.

La FIJ a déjà interpellé les autorités tunisiennes au sujet de la montée de la violence contre les journalistes ainsi que les attaques  fréquentes contre  leur indépendance. Cette dernière avait d'ailleurs fait l'objet de discussions entre la FIJ et le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali quand il a reçu en audience une délégation de la Fédération dirigée par M. Boumelha le 5 octobre 2012. La FIJ soutenait que la révolution populaire en Tunisie devait se traduire par le respect des libertés fondamentales, dont la liberté de la presse.

La Fédération s'associe à la demande du SNJT qui exige des poursuites judiciaires dans les meilleurs délais contre les  auteurs de la violence dont les deux journalistes ont été victimes.

« De tels agissements ne peuvent être tolérés car ils risquent de perpétuer le règne de l'impunité pour les crimes ciblant les journalistes tunisiens », a ajouté M. Boumelha. « Nous attendons une réaction ferme des autorités sans laquelle leur responsabilité serait directement engagée pour ce climat de terreur».mag14

 

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Témoignage des deux journalistes Zied El-Heni et Néji Bghouri

Zied Heni accuse Ghannouchi d’être responsable de la situation de la violence politique orchestrée par  les milices criminelles des LPR, 

Le journaliste et membre du bureau exécutif du syndicat des journalistes, Zied el Hani,  est revenu sur son agression et sur les événements survenus, lundi 14 janvier, lors de la commémoration du deuxième anniversaire de la révolution tunisienne.

Intervenant sur Mosaïque FM, Zied El Hani a accusé Rached Ghannouchi d’être responsables de la crise que traverse la Tunisie. Il a, également, accusé le leader du mouvement Ennahdha d’être responsables des accrochages survenus le jour de la commémoration du deuxième anniversaire de la révolution.

Par ailleurs, Zied El Heni a affirmé avoir été agressé verbalement et physiquement par les Milices de la Ligue de la protection de la Révolution alors qu’il couvrait les festivités du deuxième anniversaire de la révolution qui se déroulaient à l’avenue Habib Bourguiba. .tuniscope

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Slaheddine Jourchi appelle Ennahdha à dissoudre les LPR

 Revenant sur les évènements qui ont marqué la commémoration du 2e anniversaire de la révolution, Slaheddine Jourchi a déclaré lors de l'émission "Midi Show" que chaque parti politique présent à l'Avenue Habib Bourguiba a célébré cet évènement à sa manière mais la haine était bien là. 

Selon lui, les partis politiques ont été conçus pour encadrer leurs partisans et les apprendre à cohabiter mais ce qu'il a vu hier était loin d'être  le cas. 

Il a ajouté que le climat actuel pousse à la division et cela constitue une menace pour la révolution car la détérioration de la situation pourrait laisser la voie libre au retour de la dictature. mosaiquefm


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La ligue de protection de la révolution fière de son agression

 

Depuis hier une photo d'une agression contre un individu a fait le tour de la toile et du réseau social Facebook.

http://www.tuniscope.com/uploads/images/content/lpr-150113-1.jpg

Aujourd'hui sur sa page officielle sur Facebook, la ligue de protection de la révolution tunisienne a fièrement mis en ligne la photo de l'agression en mentionnant que l'individu en question a été remis à sa place suite à une provocation verbale. Il aurait dit : "Ben Ali est votre maitre" http://www.tuniscope.

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 03:46

Partie I

Partie II

Partie III

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 03:37

 

 

Le mausolée de Sidi Bou Saïd incendié

http://blogs.rue89.com/sites/blogs/files/styles/asset_img_full/public/assets/image/2013/01/_dsc6227.jpgLe Mausolée de Sidi Bou Saïd, samedi après l’incendie (Thierry Brésillon)

Sidi Bou Saïd, le célèbre village de la banlieue nord de Tunis, est en état de choc après l’incendie, samedi soir, du tombeau du saint protecteur dont il porte le nom. Cette destruction est attribuée aux salafistes qui mènent une campagne contre l’islam maraboutique, qu’ils considèrent comme une déviation superstitieuse de l’islam.

L’incendie s’est déclaré après 18 heures. L’intérieur du mausolée est totalement calciné. Les boiseries, les tentures, les lustres, et même les exemplaires du Coran ont été intégralement détruits. Les pompiers sont intervenus rapidement pour maîtriser l’incendie.

Raouf Dakhlaoui, maire de Sidi Bou Saïd, dispose de peu d’éléments d’information  :

«  Tout ce que nous savons, c’est qu’une voisine a vu quatre jeunes courir aux environs. Mais nous ne savons rien de plus.  »

Rien ne permet d’établir l’origine de l’incendie ni d’en désigner les auteurs et leurs motivations. Toutefois, l’association Touensa a identifié au moins une dizaine de mausolées profanés, dont

http://blogs.rue89.com/sites/blogs/files/styles/asset_img_half/public/assets/image/2013/01/tu2012__06229.jpgSidi Bou Saïd, avec son architecture andalouse, ses murs et ses portes bleus, sa vue imprenable sur la baie de Tunis et son immanquable Café des Délices, est un des lieux préférés des touristes, mais aussi un des hauts lieux de pèlerinage de Tunis.

C’est le village du tombeau de Khalaf Ben Yahia Tamimi, (dit « El Béji », en référence à Béja, sa ville d’origine), un personnage religieux ayant vécu entre 1160 et 1231. Une confrérie soufie (Zaouïa) a été construite autour du tombeau.

Un culte s’est développé autour de ce lieu, caractéristique de l’islam d’Afrique. Cette pratique est considérée par les rigoristes comme contraire à l’islam. Ce culte a été également combattu par Habib Bourguiba quand il faisait obstacle à ses réformes modernistes.

L’islam maraboutique est l’expression d’une culture populaire à laquelle les Tunisiens sont très attachés, et l’incendie dont a été la cible le tombeau de Sidi Bou Saïd est vécu comme un traumatisme.

Viol de la mémoire

http://blogs.rue89.com/sites/blogs/files/styles/asset_img_half/public/assets/image/2013/01/_dsc6228.jpgZak Hamda, productrice, notamment d’un film sur la musique soufie, est bouleversée  :

 

«  C’est un des lieux où profanes ou pratiquants entrent avec beaucoup d’émotion. Je vis cet attentat comme un viol de la mémoire. Dans toute l’histoire de la Tunisie, cet endroit a toujours été respecté.  »

Spontanément, une marche de protestation des habitants de Sidi Bou Saïd s’est dirigée vers le Palais présidentiel de Carthage, situé à proximité, avant d’être stoppée par la garde présidentielle.

Raouf Dakhlaoui assure qu’il portera plainte contre Rached Ghannouchi, président du parti Ennahdha, qu’il considère, sinon comme l’instigateur de cette campagne, du moins coupable d’avoir couvert les extrémistes.

Le parti Ennahdha a condamné l’attentat contre le mausolée et appelé à une enquête. Le Ministre de l’Intérieur, Ali Laarayedh, privilégie la piste criminelle. rue89

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 La brillante idée de Rafik Abdessalem de dîner à Sidi Bou Saïd … ce soir !

 

http://www.tunisienumerique.com/wp-content/uploads/dar-zarrouk.jpgLa nouvelle s’est propagée comme un feu de paille : Rafik Abdessalem dîne à Sidi Bou Saïd. Les riverains n’en croyant pas leurs oreilles, voulaient voir pour croire. Rapidement, une foule de plus de trois cent personnes s’est amassée aux abords du restaurant huppé « Dar Zarrouk ».

L’histoire s’avère être vraie. Il y avait en face du restaurant, la voiture officielle du ministre ainsi que des voitures du corps diplomatique.

Il s’avéra que le ministre des affaires étrangères a choisi, pour inviter à dîner une délégation du Koweït, le restaurant de Sidi Bou Saïd. Oui, effectivement, en ce jour et en ce lieu. Il fallait vraiment y penser !

Mais que voulait-il prouver ou plutôt, se prouver ? Qu’il était au dessus du lot, alors que tous ceux qui l’y ont précédé,Marzouki en tête, ont essuyé la colère des riverains ? Il voulait montrer à ses hôtes que le gouvernement contrôle la situation ? En tout cas, c’est vraiment réussi, s’il cherchait à épater ses hôtes !

Quelque soit la raison qui l’a poussé à choisir ce restaurant précisément, cette nuit précisément, ce geste a été perçu par les riverains comme une ultime provocation, qu’ils ne sauraient tolérer.

Il y a, donc, eu foule devant le restaurant. Des habitants en colère l’attendaient à la sortie. La foule criait de tous ses poumons, pour déclarer sa colère.

Très rapidement, un impressionnant dispositif sécuritaire fût dépêché sur place. Et aux dernières nouvelles, le ministre et ses illustres hôtes ont pu être évacués du restaurant par « la porte de service ». Pour une soirée, nos hôtes ont vraiment eu le droit à la totale, et en guise de dîner, ils ont eu droit au dîner gala, et, surtout, la cerise sur le gâteau, avec la sortie en catimini par la petite porte.

Cette retraite sous le couvert de la nuit, et par la petite porte, a laissé un sentiment de dégoût chez les protestataires qui déploraient qu’il n’ait même pas eu le courage de les affronter.

Les policiers rappelés en renforts, éreintés par ces va et viens incessants sur les pentes de Sidi Bou Saïd, se sont contentés de libérer l’accès aux voitures qui s’en sont retournées vides. tunisienumerique

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 Olfa Riahi : "Je ne révèlerai jamais mes sources"

La journaliste a déclenché, en publiant une enquête sur son blog, un scandale désormais désigné comme le "Sheratongate". Elle est poursuivie en justice et interdite de sortie de territoire. Interview.

 

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Olfa Riahi est journaliste et blogueuse. Elle enseigne le journalisme depuis un an à Tunis. Elle est poursuivie en justice* depuis la publication sur son blog d’une enquête dans laquelle elle s’interrogeait sur certaines factures au nom du ministre des Affaires étrangère. Elle revient pour "Le Nouvel Observateur" sur les poursuites et les menaces dont elle est victime depuis le "Sheratongate".

 

 Qu'est-ce qui vous vaut d’être poursuivie aujourd'hui en justice ?

- Le 26 décembre 2012, j’ai publié sur mon blog un article concernant le ministre des Affaires étrangères Rafik Abdessalem dans lequel je publiais trois factures qui prouvaient que le ministre avait logé dans un hôtel de luxe à 200 mètres du ministère, le Sheraton, et que ces factures étaient payées par le ministère, soulevant un soupçon de dilapidation de l’argent public. L’une des trois factures, celle de la nuit du 18 juin 2012, est au nom d’une femme dont j’ai masqué le nom par respect de sa vie privée. Mais, sur cette facture, on voit le nom du ministre inscrit en dessous, on apprend que la facture a été transférée sur la chambre du ministre et que le paiement a été effectué en liquide. On remarque également en croisant les documents que le ministre a logé dans le même hôtel la même nuit et que ses dépenses ont été particulièrement importantes et payées par le ministère.

J’affirme également dans mon blog qu’il ne s’agissait que d’une partie de mon enquête et que d’autres informations suivraient bientôt. En fait, je n’ai pas eu le temps d’écrire le second volet de l’affaire. La presse nationale, les radios, télévisions se sont emparées de l’affaire. Le ministre a reconnu l’authenticité des documents. Une femme s’est présentée dans les médias pour dire qu’il s’agissait d’elle. C’est en fait l’affaire de mœurs présumée qui a pris de l’ampleur. Pour répondre à la campagne de diffamation à mon encontre qui a suivi, j’ai répondu à une interview à une chaîne privée dont le propriétaire est d’ailleurs actuellement en prison avec de très grandes irrégularités juridiques. J’ai alors expliqué aux téléspectateurs le contenu de mon article car il était écrit en français. Le voulais que les nuances soient bien comprises. J’ai en outre révélé le contenu du second volet de mon enquête, c’est-à-dire l’existence d’un compte spécial ouvert au nom du ministère des Affaires étrangères, compte qui a reçu un versement d’un million de dollars le 17 juillet 2012 de la part du ministère du commerce chinois. Je demandais tout simplement une enquête pour demander pourquoi cette somme n’avait pas suivi le cheminement normal c’est-à-dire pourquoi n’avait-elle pas transféré par le Trésor public ?

On m’a alors accusé de violer des secrets d’Etat. Une enquête a été ouverte au bout d’une semaine après que j’ai posé un ultimatum, menaçant de porter plainte moi-même. Enfin, il a été annoncé qu’une enquête était ouverte. Je ne sais pas ce qu’il en est réellement.

En revanche, une plainte a bel et bien été déposée contre moi qui a déjà abouti à mon interdiction de sortie du territoire. J’ai désormais huit chefs d’accusation* contre moi, dont le dernier est "usurpation de fonction" car ils avancent que je ne suis pas journaliste parce que je n’ai pas de carte de presse. En fait, ils veulent connaître mes sources. Or, si je ne suis pas reconnue comme journaliste, je ne suis pas protégée par la loi, obligée légalement de donner mes sources.

Mais journaliste ou pas journaliste ?

- Journaliste. Mais j’ai toujours refusé de demander une carte de presse. Et je suis assez contente que ce débat soit remis à l’ordre du jour avec cette affaire. En Tunisie, la carte de presse est délivrée par l’exécutif, par le pouvoir, ce qui veut dire qu’il n’y a aucune séparation alors que, évidemment, notre profession doit être séparée du politique. Et puis, aussi, symboliquement, je n’ai jamais voulu une carte de presse que possédait le frère de Leila Ben Ali, qui n’a absolument rien à voir avec le journalisme. Peut-être pour faciliter ses déplacements… Alors, même si des confrères, très solidaires, m’ont dit qu’ils feraient tout pour m’obtenir cette carte, j’ai toujours refusé… alors même que j’enseigne le journalisme avec l’Ecole supérieure de journalisme de Paris qui a ouvert un master à Tunis. Mais tout cela sera versé au dossier pour le juge d’instruction.

C’est beaucoup de pression…

- Cela ne s’arrête pas là. Mon entourage subit également des pressions pour m’isoler. J’ai également été menacé d’un contrôle fiscal dans le cadre de la société de sous-titrage audiovisuel que j’ai avec un associé. Un homme a appelé, nous mettant la pression pendant quatre jours. Nous menons donc une enquête auprès du ministère des Finances pour savoir s’il y a effectivement un contrôle prévu, si cette personne a agi d’elle-même, ou si elle ne fait pas parti du ministère auquel cas nous porterons plainte pour usurpation de fonction.

Il y a également un policier en civil qui me suit partout, certainement pour s’assurer que je vais très bien.

L’une de mes lignes téléphoniques, qui était au nom de mon ancien employeur, a été coupée juste avant que je n’intervienne à la télévision tunisienne via ce numéro sur lequel on devait me rappeler à l’antenne.

Et, hier, une journaliste du quotidien tunisien "Al-Shourouk" qui avait publié un document très important qui contredisait la défense du ministère des Affaires étrangères, a reçu une convocation au tribunal. Pour un autre article bien sûr.

Mon compte Facebook subit également des tentatives de piratage depuis trois semaines et selon certaines de mes sources, une entreprise spécialisée a été chargée de ce piratage. Mais je n’ai pas peur !

Cet article a semé une telle pagaille dans la classe politique ?

- En fait oui. Au sein du parti islamiste Ennahda, dont fait partie le ministre des Affaires étrangère, des divisions, qui existaient déjà, sont sorties au grand jour. Certains pensent à tort que derrière moi se cache la présidence de la République… Et donc cela prend une ampleur considérable. Evidemment, ceci est faux. Même si je n’ai jamais caché que j’étais proche du CPR, je suis aussi connue pour être une de leur plus grande critique. Ils veulent savoir qui m’a informé. J’ai annoncé depuis le début que je ne révélerai jamais mes sources, même sous la torture et de toute façon j’ai toujours dit que j’avais entre huit et neuf sources sur chaque volet…

Comme ils ne sont pas parvenus à gérer le fond de l’affaire, ils essayent de lui donner un caractère idéologique… On a même dit que j’avais été mandatée par les services de renseignement français !

*Les huit chefs d’accusation sont :

- Semer la zizanie au sein du peuple tunisien

- Nuire à autrui sur les réseaux sociaux

- Diffuser les contenus de documents sans l’aval de leur propriétaire

- Attribuer des actes à un fonctionnaire de l’Etat sans en apporter les preuves

- Diffuser des données personnelles dans le but de nuire à autrui

- Diffuser de fausses informations pouvant porter atteinte à l’ordre public

- Falsification de documents

- Usurpation de fonction        Propos recueillis à Tunis par Céline Lussato. tempsreel.nouvelobs_

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 06:09

Révolution tunisienne, deux ans après : Le cœur n'est plus à la fête!

L'avenue Habib Bourguiba à Tunis, investie depuis hier par des dizaines d'artistes, est devenue, le temps des festivités du 2e anniversaire de la révolution, un atelier de peinture à ciel ouvert. Mais les tons, comme le ciel, sont gris...

 

La veille du 14 janvier, deuxième anniversaire de la révolution tunisienne, le ministère de la Culture a invité les artistes à faire la fête à leur manière dans l'Avenue (c'est ainsi qu'on appelle l'avenue Habib Bourguiba depuis la révolution du 14 janvier), à chanter du rap et de la «soulamia» (chant liturgique musulman) et à peindre des tableaux souvenirs.

Au coeur du tableau, une armada d'agents de la police

Mais l'avenue ne sera pas réservée entièrement à l'art et à la fête. C'est juste un carré de mouchoir de quelques mètres, loin de la bâtisse grise du ministère de l'Intérieur. Le reste, à part les deux tentes réservées à la musique, au chant et au théâtre, appartient surtout aux véhicules de police.

Ici, le ministère de l'Intérieur a multiplié, à l'occasion, le nombre d'agents et placé un bus jaune devant l'entrée colossale du Théâtre municipal. Sait-on jamais...

«On nous a dit que les œuvres tirées de cette manifestation de 3 jours seront rassemblées dans un livre d'art qui sera mis en vente. C'est bien qu'on nous associe à l'art révolutionnaire. D'ailleurs, c'est pour cette raison qu'on a accepté la somme symbolique de 150 dinars l'œuvre. Ce qui nous intéresse, c'est d'être là. Et que l'art survive malgré certains individus qui cherchent à le biffer de la société tunisienne. Bon gré mal gré, nous serons toujours présents et on ne va pas lâcher prise», a dit à Kapitalis, l'artiste Jamel Abdennacer.

Une lueur d'espoir au fond de la toile

Ce dernier, malgré l'ambiance lourde, se dit optimiste: «Ce que je sens, je le peins. Mon tableau est plein de motifs gais. C'est ça la Tunisie, d'hier, d'aujourd'hui et de demain. Il faut que l'on sache que nous n'allons jamais céder et que la Tunisie est un jardin de mille et une fleurs».

Son voisin renchérit: «C'est vrai, l'an dernier, c'était sous le pont d'en face. On nous a donné 1 million de millimes pour chaque toile peinte. Peu importe, moi je suis là et je ne vais rien demander. Il me suffit de figurer sur la liste des artistes présents et l'argent ne m'intéresse pas... Puis, on comprend. Les caisses de notre ministère sont vides et une partie du budget a été versée dans les caisses du ministère des Affaires religieuses».

Le peintre, qui était courbé, badigeonnant sa toile à même le sol, se lève et poursuit sa discussion devant une grappe de passants: «Je participe à ma façon pour dénoncer la terreur et toutes ces nouvelles pratiques qui nous tombent du ciel. Ceux qui cherchent à éradiquer l'art et la culture de notre belle Tunisie, tournée vers le futur et non au 7e siècle, doivent savoir que nous serons là, à leur faire barrage».

La politique dans toutes les sauces

Le débat a commencé à chauffer, chacun donnant libre cours à ses peurs. «La Tunisie ne sera jamais la Somalie ou le Mali. Que le Qatar et les wahhabites de l'Arabie saoudite sachent que la Tunisie ne changera jamais», a lancé à haute voix une dame d'un certain âge. Elle voulait faire entendre sa position à l'équipe de la télévision qatarie Al-Jazira qui enregistre un documentaire sur les festivités.

Les uns devant leur chevalet, absorbés par leurs pinceaux et pots de couleurs, les autres ont plaqué leurs toiles sur les troncs des ficus qui jalonnent la bretelle de l'avenue, d'autres ont étalé les leurs soit sur des supports en acier soit à même le sol et tout le monde se dépêche. Car après cette équipe du matin, une autre est au programme de l'après-midi.

Des gouttelettes de peintures noires, bleues, jaunes, vertes et surtout rouges tachent les pavés. «Pourvu qu'on voie ces pavés tachetés de peintures que de les voir de rouge sang», relève une étudiante aux Beaux Arts.

Ciel, il fait encore gris !

La jeune artiste moulée dans son jean, une éponge à la main, devant un seau de peinture diluée, peignait son univers selon ce qu'elle ressent. Les couleurs sont grises. «Un piéton vient de me renverser le pot et n'a même pas pris la peine de s'excuser...», a-t-elle murmuré.

Celui qui a renversé le pot l'a regardé de travers et a continué son chemin. Lui aussi a murmuré : «Ils n'iront pas très loin. On verra!», a-t-il dit à son amie. Et comme par hasard, une niqabée.

«C'est sympa, mais le programme est très carré. On aurait aimé que l'appel du ministère de la Culture soit lancé à tous les artistes, même en herbe. On aurait aimé voir des jeunes jouer au violon, d'autres à la guitare, d'autres artistes d'animation de rues et d'art vivant, je veux dire des saltimbanques», raconte un passant. Il pense que la dictature est de retour et «on le sent, rien que par l'ambiance lourdaude et la présence massive de la police», poursuit-il. «Et comme au bon vieux temps de Ben Ali, si ce n'est pire. C'était une insurrection et non une révolution. Il suffit de regarder tout autour de vous», conclut-il sur une note pessimiste. kapitalis


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Le baiser interdit

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Il ne se passe plus un jour en Tunisie sans qu'un nouveau scandale n'éclate. Les rumeurs circulent à grande vitesse, souvent suivies de démentis officiels ou de polémiques qui creusent encore le fossé entre les deux Tunisie et divisent de plus belle l'opinion publique. L'affaire d'aujourd'hui peut paraître à certains anodine ou insignifiante, alors qu'elle cache une réelle volonté de modifier le mode sociétal tunisien et de contrôler les moeurs des citoyens.

Les faits

Dans un quartier populaire de la capitale, un couple de jeunes gens s'embrasse en public quand ils sont découverts par le frère de la jeune fille. "Normalement" dans ce genre de situation, le frère bat sa sœur et son amoureux et l'affaire est close. Or, le frère est allé alerter la police qui a rappliqué et a procédé à l'arrestation du couple. Traduits en justice, nos deux amoureux ont écopé chacun de deux mois de prison pour "outrage à la pudeur", rapporte aujourd'hui le quotidien Assarih.

Cette condamnation, si elle s'avère vraie, s'inscrirait dans la lignée des nombreuses affaires où la liberté individuelle des citoyens a été "limitée". La notion de morale s'est immiscée dans les affaires judiciaires et les jugements moraux prennent de plus en plus le dessus dans les verdicts.

Les antécédents

Cette affaire n'est pas sans nous rappeler la tristement célèbre affaire de la jeune fille violée par deux agents de l'ordre public et transférée en justice pour atteinte à la pudeur sur la voie publique.

L'été dernier, des femmes légèrement vêtues ont été systématiquement harcelées par les policiers au centre-ville de Tunis, ce qui avait provoqué à l'époque un tollé des féministes et des associations des droits de l'homme.

Il ne va pas sans rappeler aussi, la création il y a quelques mois, d'une association tout à fait légale qui a pour but de promouvoir la vertu et de lutter contre la débauche. Son président, Mr Adel Almi, avait intensifié ses activités l'été dernier, allant jusqu'à prêcher la bonne parole chez les touristes dans les hôtels.

Aussi, nous avons assisté le mois dernier à l'arrestation d'un homme pour "détournement de femme mariée"

Les répercussions

Si la condamnation se confirme, cela aura une incidence grave. C'est la mise en place d'un appareil répressif basé sur des lois liberticides, qui portera atteinte aux libertés individuelles et modifiera le comportement des citoyens. Une interprétation stricte des lois existantes , lois "bateau" , sous la coupe desquelles peuvent facilement tomber les citoyens.

Diversion ?

Un fait divers qui surgit le lendemain de la publication de révélations très graves sur le site Nawwat,accablant le parti au pouvoir. Cette nouvelle affaire ne serait donc qu'une diversion pour étouffer le scandale.

Cette affaire fera aussi oublier pendant quelques jours et le temps qu'éclate un nouveau scandale, le remaniement ministériel attendu comme le messie et qui tarde à venir.

Deux poids, deux mesures

Deux jeunes gens sont embarqués par la police et jugés puis condamnés à deux mois de prison pour avoir échangé un baiser en public. Un conseiller auprès du ministre des Affaires étrangères déclare sur une chaîne télé qu'il vit avec une femme sans être marié n'est pas inquiété. Le mariage coutumier qui a "revu " le jour après l'arrivée des islamistes au pouvoir est en plein essor. Un soupçon d'affaire de moeurs plane autour d'un ministre et le ministère public ne bouge pas le petit doigt ...

Une chose est sûre: cette affaire n'a pas laissé indifférents les utilisateurs des réseaux sociaux, l'indignation a poussé certains d'entre eux à appeler à l'organisation d'un flashmob où les gens devraient s'embrasser en public pour afficher leur soutien au couple. webdo.tn

 

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Le baiser halal

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Des fidèles d'une mosquée de Raoued font la queue pour embrasser la tête de Rached Ghannouchi, président du parti Ennahdha. Le temps d'une prière, le leader politique s'est métamorphosé en guide spirituel, balayant d'un revers la loi interdisant l'utilisation des mosquées à des fins politiques. Pendant ce temps-là, la justice est occupée par Olfa Riahi, Naoufel Ouertani et Nawaat businessnews

 

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Adel Almi veut séparer les garçons des filles à l’école

 

http://mag14.com/images/stories/2013/Janvier/adel-almi.jpgAdel Almi, le président de «l'Association centriste pour la sensibilisation et la réforme», dont les objectifs affichés sont «la promotion de la vertu et la prévention du vice» à l’instar des gardiens de la morale wahhabite qui répriment les incartades dans les rues saoudiennes, plaide désormais ouvertement pour la séparation entre filles et garçons à l’école.

Dans une interview publiée sur le site Assabah News, Adel Almi, a déclaré que l'association réitérera le 14 janvier son exigence du rejet de la mixité dans les écoles tunisiennes. L’objectif étant, selon lui, de «rappeler au peuple tunisien les valeurs religieuses».

Est-ce véritablement surprenant de la part d’un Imam qui avait publiquement affirmé que les femmes non-voilées iront brûler pour l’éternité en enfer ? mag14

 

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Torture à la manière de l'ancien régime 

 نبيل العرعاري مناضل من حزب العمال

 

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  • Bons baisers d’Ennahdha pour le 14 janvier !


    Le deuxième anniversaire de la Révolution tunisienne pointe du nez et l’humeur est loin d’être à la fête. L’inquiétude et la crispation se lisent sur les visages. Les difficultés d’un quotidien frappé par la crise, le chômage en hausse et l’endettement croissant du pays minent le moral du peuple et d’une grande partie de ses forces vives.

  • Pour marquer l’événement, 5 présidents étrangers sont invités, et le Moncef Marzouki a reçu tout le gratin politique national pour calmer les esprits, apaiser les tensions et tirer la énième sonnette d’alarme. Car politiquement, les choses se compliquent. Ennahdha au pouvoir domine de plus en plus et la Troïka est sous perfusion. L’opposition est minée de grosses tensions après les premières lueurs de coalition et d’alliance pour faire un front face au principal parti politique du pays.

    L’engagement d’écrire la Constitution et de se diriger vers de nouvelles élections n’est pas tenu. Les nombreux effets d’annonce sur une feuille de route et une date pour les élections ne bernent plus grand monde dans le sillage d’un remaniement annoncé depuis juillet 2012, mais qui tarde à se concrétiser et qui a été promis pour le 14 janvier 2013.

    Selon toute vraisemblance et à force d’attente, c’est la montagne qui accouchera d’une souris au vu du refus de certains partis politiques de renter dans le gouvernement.

    Mais que changerait ce remaniement si les engagements pris ne sont pas respectés et les responsabilités de ces manquements ne sont pas assumés? Qu’apportera-t-il ce remaniement si à trop appeler au dialogue personne ne veut dialoguer?

    Le pire ennemi de cette transition est le temps. Il est précieux car vital pour signer la fin d’une page ou mettre un point final à tout un processus démocratique.

    Face à une situation économique qui pique du nez, une inflation à plus de 5,9% au cours du mois de décembre 2012, une austérité dans laquelle plonge la Tunisie, Ennahdha au pouvoir mène la valse. Chaque jour apporte son lot de nominations, de contradictions, de déclarations et de contre-déclarations. Les hommes acquis au parti sont aux commandes dans les régions, les gouvernorats, l’administration et le seront un peu plus tous les jours…

    Les quelques écrous à dévisser pourront s’appuyer sur les Ligues de Protection de la Révolution qui font la garde et veillent sur le butin face à une opposition diluée, n’arrivant toujours pas à s’allier, à s’approprier la rue et à renouer pleinement et durablement le contact avec le peuple.

    A force de lenteurs, de polémiques stériles et de petits calculs, elle se désavoue et déçoit. En boucle, les progressistes semblent convaincre –ou vouloir se convaincre– qu’Ennahdha bat de l’aile, malmenée par son bilan négatif de l’exercice du pouvoir, or celui-ci avance, se structure, se fortifie et reste solidaire bien que plusieurs courants le traversent.

    Ennahdha se déploie dans les régions, les quartiers, les maisons, les rues via un maillage serré du pays reposant sur les associations, les mosquées, les militants mobilisés et sympathisants qui, bien que critiques, ne quitteront pas le giron du parti. 

 
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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Journée historique du 14 janvier 2011
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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 05:59
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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 03:24

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Manifestations autochtones partout au pays
Des milliers de manifestants se sont mobilisés un peu partout au pays, vendredi, pendant qu'au Parlement, Stephen Harper rencontrait les chefs des Premières Nations.

 

À Ottawa, le mouvement Idle No More a tenu un « pow-wow géant » en appui aux chefs. Des milliers de personnes ont répondu à l'appel et se sont rassemblées sur la colline du Parlement.

À Montréal, une manifestation s'est tenue au Palais des congrès où plusieurs centaines de personnes, dont une grande proportion de non autochtones, se sont réunies au centre-ville. Les manifestants ont arboré une plume rouge pour l'occasion, rappelant le carré rouge du mouvement des étudiants québécois.

Une centaine de personnes ont manifesté à Québec, dont des politiciens et des environnementalistes qui se sont réunis sur la colline Parlementaire en appui aux revendications autochtones.

Ailleurs au Québec, plusieurs communautés innues se sont mobilisées, notamment au Lac-Saint-Jean, en Abitibi-Témiscamingue et sur la Côte-Nord. Une trentaine d'Innus du Lac-Saint-Jean ont manifesté devant les bureaux du conseil de bande de Mashteuiatsh. Une manifestation a aussi eu lieu à Rimouski.

Aux quatre coins de l'Atlantique, des rassemblements ont été organisés, notamment à Pointe-à-la-Croix, près de Campbellton, à Edmundston, à Fredericton, à Halifax et à Labrador City. 

À Millbrook, en Nouvelle-Écosse, un barrage a été érigé sur une voie de train qui assure la liaison Montréal-Halifax. La voie a été bloquée par un camion et des planches installées par des manifestants. Le chef de la Première Nation de Millbrook, Bob Gloade, soutient que ce barrage a été sanctionné par le conseil de bande. Il doit rester en place jusqu'à samedi après-midi.

De plus, environ 400 autochtones ont bloqué le pont qui relie Pointe-à-la-Croix au Québec à Campbellton au Nouveau-Brunswick.

D'autres manifestations ont aussi été organisées à Winnipeg, ainsi qu'à Calgary et à Edmonton, en Alberta, malgré la température glaciale. Environ 70 résidents des Premières Nations Sturgeon Lake et Horse Lake ont bloqué la circulation sur l'autoroute 43, dans le nord de l'Alberta, près de Valleyview.

Le mouvement de mobilisation cherche avant tout à dénoncer les politiques fédérales conservatrices, incarnées par deux lois omnibus, les anciens projets de loi C-45 et C-38, qui modifient la Loi sur les Indiens et entraînent des changements majeurs à la protection de l'environnement, selon les Autochtones. radio-canada.ca

______________________________________________________________Manif à Montréal

«Idle No More»: plumes rouges, tambours et carrés rouges à Montréal

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Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Un millier de personnes ont manifesté à Montréal en appui au mouvement Idle No More. Sous les odeurs d'encens qui accompagnaient les chants ancestraux, les discours des porte-parole étaient parsemés d'appels à la solidarité.
Un millier de personnes ont manifesté à Montréal, vendredi, aux abords du Palais des congrès, tantôt avec des plumes rouges et des tambours, mais aussi des carrés rouges, des casseroles et des bannières affichant des slogans pro-environnement. 
Une porte-parole des Premières Nations de la Côte-Nord qui s'est présentée sous le simple nom de Melissa a tenu à préciser que le mouvement «Idle No More» n'est pas qu'une lutte amérindienne. Les revendications autochtones se veulent le point de départ d'un mouvement de contestation beaucoup plus large, à son avis.
Margaret Chittspattio, une membre des Premières Nations, s'est dite étonnée de voir la foule massée au centre-ville de Montréal. Pour elle, le mouvement «Idle No More» est d'abord une manière d'obtenir un respect des engagements.
Sous les odeurs d'encens qui accompagnaient les chants ancestraux, les discours des porte-parole étaient parsemés d'appels à la solidarité. Depuis 500 ans, les nations s'ignorent, il faut mettre un terme au fossé, a répété Melissa, la représentante des Premières Nations de la Côte-Nord.
La foule hétérogène cumulait des symboles divers, dans un lieu qui a accueilli, il y a à peine un an, les tentes du mouvement «Occupy» suivies plus tard des manifestants des grèves étudiantes. Des militants de l'un et l'autre de ces mouvements étaient présents.
Aussi dans la foule, plus discrets, des députés du Nouveau Parti démocratique et de Québec solidaire venus en appui aux autochtones qui dénoncent l'adoption des projets de loi C-38 et C-45, ces projets dits «mammouths» adoptés après de longues heures de débat à la Chambre des communes.
Pour le député de Québec solidaire Amir Khadir, cette nouvelle descente dans la rue ne vient que démontrer la volonté citoyenne de s'attaquer au déficit démocratique à Ottawa.
«Les nations autochtones sont au premier plan et demandent aux non-autochtones de se joindre à elles, dans une bataille contre les politiques réactionnaires du gouvernement Harper», a dit Françoise David, autre députée de Québec solidaire.
«J'étais certaine qu'on reviendrait à la rue, parce qu'il n'y a rien de réglé, ni pour les autochtones, ni pour l'environnement, ni pour la culture», a-t-elle ajouté. ledevoir
_____________________________________________________________Vancouver

_____________________________________________________________Toronto

________________________________________________Charlottetown, PEI

____________________________________University of Manitoba,

__________________________________________________Ottawa


 

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Idle No More, portrait et revendications

C'est un phénomène actuel, celui qui voit naître de la base un mouvement de contestation qui acquiert ensuite de la force, en partie par le truchement des réseaux sociaux. À l'image de groupes qui, comme les différents Occupons, catalysent des forces autour d'une cause et amènent les médias et le politique à leur prêter attention. Le mouvement Idle No More s'inscrit dans cette veine.

 

Alors que se multiplient les manifestations de l'insatisfaction des Autochtones face aux politiques gouvernementales fédérales, et qu'une rencontre doit se tenir entre le premier ministre canadien Stephen Harper et les dirigeants des Premières Nations, voici quelques éléments d'information sur Idle No More, dont les actions et les revendications défrayent la chronique depuis des semaines maintenant.

 

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  -Quelle est la signification de Idle No More?

Idle No More fait référence à la fin d'une certaine passivité et à la volonté de se mobiliser pour agir. Plusieurs traductions de cette expression ont été avancées, mais la plus exacte serait sans doute celle-ci : « Fini l'apathie! »

    Genèse du mouvement 
Le mouvement Idle No More est jeune, mais il a crû rapidement. Il a vu le jour en octobre dernier, à l'instigation de quatre femmes de la Saskatchewan (Nina Wilson, Sheelah Mclean, Sylvia McAdam et Jessica Gordon), au moment du dépôt du projet de loi omnibus C-45 par le gouvernement fédéral. Le projet de loi de plus de 400 pages, devenu la Loi de 2012 sur l'emploi et la croissance, modifie tout un éventail de lois et de règlements. Les femmes ont organisé des marches et des rassemblements pour protester, entre autres, contre les modifications à la Loi sur les Indiens et à la Loi sur la protection des eaux navigables. Les quatre femmes avaient entamé des échanges par courriel au sujet de leurs craintes liées aux changements législatifs. Elles ont décidé de coordonner leur action.


Un mois après sa naissance officielle, Idle No More, fort d'un nombre croissant de partisans, tenait une journée nationale d'action. Depuis, le mouvement a pris de l'ampleur. Telle une hydre, il compte des têtes multiples dans tout le pays et, ponctuellement, au-delà.
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 - Qui participe au mouvement Idle No More?

Ce sont d'abord les Autochtones, Premières Nations, Métis et Inuits, qui donnent au mouvement son impulsion. Cependant, la cause attire aussi nombre de sympathisants non autochtones qui appuient la défense des Premières Nations et adhèrent à leurs revendications. D'autres, plus largement, s'élèvent contre les politiques fédérales.

Les réseaux sociaux ont aussi joué un rôle pour disséminer le message de Idle No More et pour cristalliser les mécontentements. Twitter, en particulier, a joué un rôle prépondérant dans la diffusion du message. Et la page Facebook du groupe comptait début janvier près de 60 000 adeptes.

Sur twitter: #IdleNoMore
Page facebook du groupe

Au Québec, l'essor du mouvement semble plus lent, sans doute en partie à cause de la barrière linguistique.

À noter que Idle No More a reçu l'appui de nombre de politiciens et de personnalités publiques. Mentionnons par exemple l'ancien premier ministre Paul Martin, le parti provincial Québec solidaire et le Nouveau Parti démocratique fédéral.

  - Quelle forme la protestation de Idle No More prend-elle?

Le mouvement se sert d'une multitude de moyens, toujours pacifiques, pour faire passer son message, depuis les messages dans les réseaux sociaux aux marches, en passant par la perturbation du trafic ferroviaire et les danses dans les rues.

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Le mouvement, d'une forme pacifique, a donc pris une ampleur, non seulement nationale mais aussi internationale, au fil des semaines. Il s'est disséminé dans plusieurs villes des provinces de la Saskatchewan et du Manitoba, puis au-delà. De plus, le mouvement s'internationalise peu à peu. Après des manifestations aux États-Unis, en Nouvelle-Zélande ou à Hawaï, un rassemblement est prévu le 19 janvier prochain en France, aux pieds de la Tour Eiffel.

 - La grève de la faim de la chef Spence s'inscrit-elle dans Idle No More?

Si, au départ, elle n'a fait que se greffer à Idle No More, la grève de la faim de la chef d'Attawapiskat Theresa Spence est devenue une sorte de symbole, un fait marquant de la cause autochtone.

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La chef crie a entamé sa grève de la faim (elle se limite à ingérer de l'eau, du thé et du bouillon de poisson) il y a un mois, réclamant une rencontre avec le premier ministre et le Gouverneur général du Canada. Le déclenchement de sa grève de la faim a coïncidé avec la Journée d'action nationale et de solidarité du 10 décembre.

  - Qu'est-ce que la réserve d'Attawapiskat?

Située sur la côte ouest de la baie James, la communauté d'Attawapiskat a été projetée à l'avant-plan de l'actualité, l'an dernier, en raison d'une crise du logement majeure, qui a mis en lumière les conditions de vie parfois abominables des habitants de la réserve. Ottawa avait alors mis la réserve d'Attawapiskat sous tutelle.

 - Que dénoncent les protestataires de Idle No More?

Idle No More s'oppose tout d'abord à la Loi de 2012 sur l'emploi et la croissance (l'ancien projet C-45), qui redéfinit la protection des eaux navigables et modifie la façon de déterminer l'utilisation des terres des réserves.

De façon globale, Idle No More s'élève contre plusieurs des politiques fédérales conservatrices, incarnées entre autres par la Loi de 2012 sur l'emploi et la croissance (ancien projet omnibus C-45) et la Loi sur l'emploi, la croissance et la prospérité durable (ancien projet de loi omnibus C-38).

Ses militants cherchent aussi à attirer l'attention sur toute une série de problèmes autochtones, comme la pauvreté dans laquelle vivent certaines communautés, le taux de suicide élevé, les meurtres de femmes autochtones, la pénurie d'eau potable et le pillage des terres autochtones par certaines grandes compagnies.

Plus fondamentalement encore, les peuples autochtones dénoncent le fait que le gouvernement ne les consulte pas lorsqu'il veut modifier des lois qui les touchent.

« Le projet de loi C-45 a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Nous sommes maintenant à un point de non-retour. » — Lynda Kitchikeesic Juden, une des organisatrices de la manifestation d'Idle No More à Ottawa

  - Quels aspects des changements à la loi les Premières Nations dénoncent-elles?

Trois textes de loi fondamentaux ont subi, selon les Autochtones, des modifications majeures. Il s'agit de la loi sur les Indiens, de la Loi sur la protection de la navigation et de la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale. En ce qui concerne la Loi sur les Indiens, certaines prérogatives accrues du ministre des Affaires autochtones et des changements dans le mode de consultation inquiètent ces derniers, qui y voient des possibilités de remises en cause des traités territoriaux et de leurs droits acquis.

En ce qui concerne la Loi sur la protection de la navigation, la protection des fleuves et des rivières se trouve affaiblie. La protection ne s'applique plus qu'à 97 lacs et à 62 rivières, alors qu'il en existe des dizaines de milliers au pays. Les Autochtones considèrent qu'ils auraient dû être consultés sur ces lois qui touchent leurs territoires. Selon Idle No More, 99,9 % des lacs et des rivières perdent ainsi leur protection avec les amendements à la loi.

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Des critiques du même ordre s'appliquent en ce qui concerne la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale. Selon Idle No More, le premier projet de loi omnibus avait  déjà érodé le processus d'évaluation environnementale, tandis que le deuxième réduit considérablement le nombre de projets qui seraient assujettis aux anciennes règles d'évaluation. Idle No More s'insurge contre un processus plus expéditif d'approbation environnementale.

Ces points ne sont que quelques aspects majeurs des changements législatifs qui inquiètent les membres d'Idle No More. Le mouvement juge que les politiques d'Ottawa grèvent dans leur ensemble les droits des Autochtones.

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  - Quelle est la réponse du gouvernement à ceux qui l'accusent de contribuer par ses lois à l'érosion des droits des Autochtones?

Le gouvernement se défend de s'attaquer aux droits des Autochtones par ses récentes réformes législatives. Une rencontre pour rétablir le dialogue est prévue le 11 janvier entre le premier ministre et les chefs autochtones.

Dans un communiqué, le premier ministre Stephen Harper a fait savoir que la réunion de travail serait axée sur deux domaines découlant de la rencontre du 24 janvier 2012 : les relations fondées sur les traités et les droits des peuples autochtones, ainsi que le développement économique.

« Le gouvernement du Canada et les Premières Nations entretiennent des relations durables, fondées sur le respect mutuel, l'amitié et le soutien. Le gouvernement du Canada est résolu à renforcer ces relations. » — Stephen Harper
« C'est une occasion pour le gouvernement du Canada d'honorer ses responsabilités envers les Premières Nations dans ce pays. »— Le chef de l'APN, Shawn Atleo
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Les commentaires du gouvernement conservateur sur le mouvement Idle No More ont été rares. « Les gens ont le droit, dans notre pays, de faire des protestations en faveur de leur point de vue, pour autant qu'ils respectent la loi », s'est borné à dire M. Harper dans un récent point de presse. radio-canada.ca

 

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 02:58
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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 01:41

Affaire Sami Fehri : Noureddine Bhiri piégé par anonymous

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Le courrier électronique du ministre de la justice, Noureddine B’hiri aurait été piraté par les célèbres « cyber-justiciers» Anonymous, ce vendredi 11 janvier 2013, selon leur page officielle sur Facebook.

Les Anonymous ont publié une capture d’écran d’un courrier qui aurait été envoyé par M. B’hiri à certains leaders du mouvement Ennahdha dont Rached Ghanouchi et Ali Laârayedh.

Selon les fuites d’anonymous, Noureddine B’hiri aurait appelé ses confrères à insister lors de leurs « Plaidoiries » dans les plateaux de télévision sur le fait que Sami Fehri ait détourné 20 millions de dinars de

L’argent public les appelant à l’associer aux Trabelsi (clan de la famille de l’épouse de Ben Ali) . En fin de ce courrier, le ministre a avisé que la libération de S. Fehri toucherait à l’image du mouvement et à sa crédibilité auprès des Partisans d’Ennahdha. newsoftunisia

 

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Voila le header! pour ceux qui oserons nous démentir ;)
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Date: Tue, 27 Dec 2012 09:36:33 +0100
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TheAnonymousTN

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 19:05

 

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Le district de police mis à feu et 3 blessés dans des affrontements

http://www.jawharafm.net/data/10-01-13/bengeuredane150.jpgLe district de police de la délégation de Ben Guerdane a été pris d’assaut et été incendié, ce jeudi 10 janvier 2013, par un groupe de contestataires, selon notre correspondant sur place.
La ville a connu aujourd’hui de violents affrontements entre les forces de l’ordre et des manifestants qui ont duré pendant des heures faisant 3 blessés parmi les protestataires. Les blessés ont été transférés d’urgence à l’hôpital régional de Ben Guerdane.
Toujours selon notre correspondant, les forces de l’ordre se sont retirées des lieux d’affrontements afin d’apaiser la tension. Une source sécuritaire nous a confirmé que les unités d’intervention ont eu des instructions claires de ne pas utiliser des balles réelles.
La grève générale prévue pour aujourd’hui, a été maintenue par le bureau local de l’UGTT et ce malgré la réouverture du point de passage frontalier tuniso-libyen de Ras Jedir.
Des appels sont lancées pour que les habitants de Benguerdène protègent leur ville et notamment les établissements publics. jawharafm

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Les heurts s'aggravent à Ben Guerdane, un poste de police incendié

 

Des manifestants ont incendié un poste de police jeudi soir à Ben Guerdane, ville du sud de la Tunisie à la frontière libyenne en ébullition depuis dimanche, alors que les mouvements sociaux dégénèrent régulièrement en violences deux ans après la révolution.

De premiers heurts avaient éclaté dans l'après-midi lorsque des manifestants, des jeunes pour la plupart, ont lancé des pierres sur les policiers qui ont répliqué par des gaz lacrymogènes, selon un journaliste de l'AFP.

Peu avant 18H00 (17H00 GMT), ces heurts ont pris de l'ampleur et les protestataires ont attaqué un poste de police et l'ont incendié, forçant les agents à la fuite.

Ben Guerdane, située à une trentaine de kilomètres du poste frontière de Ras Jdir, est en ébullition depuis bientôt une semaine en raison de la fermeture début décembre par les Libyens de ce point de passage frontalier névralgique pour le commerce. Des affrontements avaient ainsi eu lieu dimanche et lundi.

Si le poste a rouvert jeudi matin, l'antenne locale du syndicat tunisien UGTT a maintenu sa grève générale dans la ville pour réclamer des investissements et des mesures de lutte contre le chômage par le gouvernement tunisien. huffingtonpost.ca

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Violences policières et insultes contre les citoyens 


 

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Les raisons et la réplique gouvernementale !


 

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Débat citoyen

 

_____________________________________________________Le Kef ___

Le Kef en mode grève générale le 16 janvier 2013

http://www.tuniscope.com/uploads/images/content/kef-100113-v.jpgLe gouvernorat du Kef observe une grève générale mercredi 16 janvier 2013 et ce suite à la décision de l'instance de direction de l'Union régionale du travail du gouvernorat du Kef ce jeudi 10 janvier.

En réponse à l'appel de l'Union locale du travail relevant de l’UGTT, tous  les établissements scolaires, administrations publiques et commerces entament une grève générale le 16 janvier 2013. Cette décision intervient en guise de protestation contre la non-application de plusieurs accords établis entre le gouvernement et l'UGTT en ce qui concerne le développement et l'exécution de plusieurs projets pour réduire le taux de  chômage. tuniscope

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 احتجاجات وقطع طرق بولاية الكاف

 

قامت مجموعات من المعطلين عن العمل يوم الثلاثاء 08 جانفي 2013 بغلق الطرق المؤدية الى مدينة الكاف في كل الاتجاهات مما اضطر اصحاب العربات الى البحث عن مسالك فلاحية للعبور رغم الضرر اللاحق بسياراتهم لوعورتها وتعرضهم للابتزاز بطلب معلوم للعبور كما هو الحال على مستوى منطقة الكردمي بين مدينة الكاف ووادي الرمل والملاحظ ان المحتجين عطلوا المرور بالحجارة عند تقاطع الطريق في المدخل الجنوبي لمدينة الكاف بمنطقة سيدي عبد الله حيث تتواجد سيارة حفظ النظام ولا احد من اعوان الامن تدخل لفتح الطريق ولا احد يحرك ساكنا ولسائل ان يسال من يحفظ حق اصحاب السيارات في استعمال طريق يدفع سنويا

معلوم جولان فيه لخزينة الدولة وهذه الايام موسم دفعه؟؟


ومن جهة اخرى عمد مجموعة من العاطلين بمعتمدية تاجروبن مساء الثلاثاء بغلق الطريق المؤدي الى المدينة مما اضطر حافلات نقل التلاميذ الى اتباع المسالك الوعرة لتامين عودتهم ليلا الى مساكنهم وفي اتصال هاتفي باذاعة الكاف اكد السيد منصف الجبنياني رئيس الشركة الجهوية للنقل بالكاف انه يتعذر استعمال الحافلات في ظرف الوضع الراهن وهو ما تم بالفعل فصباح اليوم الاربعاء 09 جانفي والى حدود الساعة الثامنة لم تات حافلات نقل التلاميذ,رغم انفراج الوضع وفتح الطرقات ,وقد صرح والي الجهة عبد القادر الطرابلسي انه يامل في توسيع قائمات العاملين عن طريق الحضائر لتمكين اكبر عدد من طالبي الشغل من العمل مؤكدا على ضرورة مواصلة الحوار مع المعتصمين لتجاوز الظروف الصعبة وفك الاعتصامات العشوائبة وتجنب عمليات قطع الطرق في اطار الحرص على تامين حرية التنقل والمساهمة في دفع عملية التنمية بالجهة,هذا وعاد اليوم الاربعاء 09 جانفي 2013 مجموعة العاطلين الى الاعتصام المفتوح قرب مقر الولاية مطالبة بالتنمية والتشغيل واطلاق سراح مساجين الثورة هذا الاحتجاج كانوا بداوه منذ 17 ديسمبر 2012 ليقطعوه يوم 29 ديسمبر بعد اتفاق يتداول ان والي الجهة وعدبمنح كل منهم الف دينار ومن ناحيته اكد الوالي ان هذا المبلغ في اطار موارد رزق.radiotunisienne

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