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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 00:51

أحزاب تونسية ستقاطع جلسة التاسيسي اذا حضر امير قطر


amirqatar.jpgهددت احزاب سياسية تونسية بمقاطعة الجلسة الافتتاحية للمجلس الوطني التاسيسي اذا قام امير قطر حمد بن خليفة ال ثاني بحضور الجلسة. كما اعتبرت جمعيات ونشطاء زيارة امير قطر لتونس تدخل في الشان الداخلي للبلاد. واكد أمين عام حزب العمال الشيوعي التونسي حمة الهمامي بأن حزبه سينزل بالكامل إلى الشارع لمنع زيارة محتملة قد يقوم بها أمير قطر إلى تونس يوم 22 تشرين ثاني/نوفمبر لحضور الجلسة الافتتاحية للمجلس الوطني التأسيسي. وقال الهمامي "ان قطر دولة عميلة وأداة في خدمة الولايات المتحدة الأميركية" على حد قوله، مشيرا الى ان حزبه الفائز بـ 3 مقاعد في المجلس التأسيسي سينزل بكامل مناضليه للشارع لمنع هذه الزيارة.

كما هدد الحزب الديمقراطي التقدمي اليساري والحاصل على 16 مقعدا في المجلس التاسيسي بمقاطعة الجلسة الافتتاحية للمجلس في صورة حضرها أمير قطر. كما اعتبر حزب "حركة الشعب الناصرية" زيارة أمير قطر "تدخلا في الشأن الداخلي". واعتبر عضو المكتب التنفيذي للحزب الديمقراطي التقدمي مولدي الفاهم انه ليس هناك أي مبرر لحضور الأمير القطري لان هذا يعتبر تدخلا في الشأن الداخلي للبلاد الأمر الذي يجعل السيادة الوطنية محل شك.

من جهته، قال الناطق الرسمي باسم الاتحاد العام التونسي للشغل عبيد البريكي "لا مكان لأحد مهما كانت جنسيته في الجلسة الأولى للمجلس التأسيسي باستثناء التونسيين". وأطلق نشطاء انترنت صفحات خاصة على شبكة التواصل الاجتماعي فيسبوك ضمت آلاف الأنصار للتنديد بالزيارة المحتملة لأمير قطر إلى تونس ودعا بعضهم إلى الخروج في مظاهرات إن حل الأمير ضيفا على بلادهم.

وكانت قد نظمت جمعية "شباب الثورة" غير الحكومية الأسبوع الماضي مظاهرة أمام مقر سفارة قطر ردد المشاركون فيها شعارات معادية لأمير قطر ورفعوا خلالها لافتات نددوا فيها بما وصفوه بالتدخل السافر في الشأن الداخلي التونسي.

source : http://www.almanar.com.lb/adetails.php?eid=134766&frid=24&seccatid=63&cid=24&fromval=1


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Le Qatar et la France, boycottés par plusieurs partis politiques tunisiens

 

tunisie-boycott1.jpgPlusieurs partis politiques tunisiens ont menacé de boycotter la session d’ouverturede l’assemblée nationale constituante, si l’émir du Qatar Hamad Bin Khalifa Al-Thaniy assistait. D’ailleurs, de multiples associations et activistes ont protesté contre la visite de ce dernier, la qualifiant comme un acte d’interférence dans les affaires intérieures du pays.

A titre d’exemple, Hamma Hammami, secrétaire général du Parti Communiste des Ouvriers de Tunisie, a déclaré que son parti envahira la rue pour empêcher une éventuelle visite de l’émir, le 22 Novembre novembre prochain, pour assister à la séance d’ouverture de l’assemblée nationale constituante. «L’État du Qatar est une marionnette et un outil au service des Etats-Unis » a même déclaré Hammami. Le parti démocrate progressiste a également fait passer un message identique et a annoncé qu’il n’y avait « aucune justification à la présence du prince dans le pays, parce que c’est une ingérence dans les affaires internes du pays ».

L’Emir du Qatar aurait été invité par le parti islamiste Ennahda qui a remporté les dernières élections en Tunisie. Pourtant Ennahda a toute de suite démenti cette information par l’intermédiaire de son porte parole. D’autre part, plusieurs voix se sont élevées contre la visite du président français, Nicolas Sarkozy. Des critiques très proches de celle adressées à l’émir du Qatar.

Les Tunisiens pensent que ce dernier a été l’un des alliés du président déchu, Zine El Abidine Ben Alijusqu’à sa fuite en Arabie Saoudite. Sur le Net, les activistes se manifestent à travers des articles, des prises de position et aussi avec des méthodes qui sont devenues habituelles en Tunisie, la création de fan page !

source : http://mgb.minutebuzz.com/2011/11/20/le-qatar-et-la-france-boycottes-par-plusieurs-partis-politiques-tunisiens/

 

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عاجل : متشددون يقتحمون معهد بحي التضامن ويهددون أستاذة التشكيلية

salaf.png

 

علمت "الجريدة" أن مجموعة تنتمي لتيار إسلامي يرجّح أن تكون سلفية اقتحمت مساء اليوم معهد العهد الجديد بحي التضامن وقامت باحتجاز أستاذة تربية تشكيلية معتبرين أن هذه المادة من المحرمات وان "الاستاذة تطاولت على الرسول" حسب تعبير بعضهم.

فقد تحول حوار جد بين الاستاذة وأحد التلاميذ حول شرعية مادة التربية التشكيلية إلى حالة من الانفلات في صفوف التلاميذ. ليتدخل بعض المتشددين ويأخذ الاحتجاج شكلا آخر وصل لحد تهديد الاستاذة.

وباتصالنا بالأستاذة فاطمة جغام والتي كانت في حالة ذعر لهول الصدمة أكدت صحة المعلومات  وانها لم تكن تتوقع ان تصل الأمور لذلك الحد فمنطلق الحادثة كان نقاش بينها وبين احد التلاميذ الذي أصرّ على ان التصوير وكل الفنون محرمة شرعا.

وأضافت السيدة فاطمة أنها حاولت تحاشي التصادم مع التلميذ لتقدم له تعريفا حول الدولة المدنية وأن الفنون رمز لنهضة الشعوب إلا ان ما راعها أن التلميذ قام بمهاجمتها لتتطور الأمور وتدخل عناصر من خارج المعهد.

وختمت الاستاذة  التي تدرس لأكثر من 12 عشر سنة في المعهد وهي ناشطة في الجمعيات المدنية أنها لم تكن لتتوقع هذه الهجمة وأن ماحدث اليوم يجعلها "تخاف على مستقبل تونس".

وحسب ما صرّح به بعض التلاميذ فإن التحرك سيتواصل غدا وأنهم سيقاطعون الدروس لأن "الأستاذة شتمت الرسول" على حد قولهم مع العلم ان سن أكبرهم لا يتجاوز 18 سنة.

source : http://www.aljarida.com.tn/detail

 

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Un lycée tunisien pris d’assaut par des salafistes


salafistes.jpgSelon Al Jarida, un groupe salafiste a envahi le lycée La nouvelle aire  vendredi dernier en fin d’après midi en attaquant madame Fatma Jegham, enseignante d’arts plastiques, sous prétexte que le dessin est prohibé en islam  et que le professeur en question a tenu des blasphèmes offensants envers le prophète Mohamed.


Le dialogue entre le professeur et les élèves sur la légitimité de l’éducation a pris une tournure alarmante. L’enseignante Jgham Fatima, traumatisée, confirme l’exactitude de l’information, étonnée de l’étrange tournure qu’a pris un simple débat où l’étudiant farouche affirme que la photographie et tous les arts plastiques sont impies.

Rappelons que  l’enseignante  travaille depuis plus de douze ans au lycée. Active  dans plusieurs associations, Jgham Fatima avoue  « avoir peur pour l’avenir de la Tunisie ». Par ailleurs, des étudiants ont rapporté les cours seront boycottés  parce que «le professeur a  insulté le prophète ».

source : http://mgb.minutebuzz.com/2011/11/20/un-lycee-tunisien-pris-dassaut-par-des-salafistes/


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Sidi Bouzid : des armes vendues à des salafistes

 

Sidi Bouzid: Des armes vendues à des salafistes

L'affaire du fabriquant d'armes à Sidi Bouzid (voir article) a connu un nouveau rebondissement ce vendredi 18 novembre. Après son arrestation, cet homme âgé de 40 ans a avoué avoir vendu des armes à des salafistes. 
Notre correspondant Taieb Nessibi nous en dit plus, Ecoutez
 
source : http://shemsfm.

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Les femmes se mobilisent contre l’agression des Salafistes


Les salafistes qui se sont rassemblés devant le campus universitaire de la Cité des sciences à l’Ariana (Tunis) utilisent le même slogan que celui utilisé par les révolutionnaires contre Ben Ali pour agresser verbalement les femmes qui arrivent au campus. Á l’intérieur de l’université se tient la réunion du forum universitaire pour décider de la conduite à tenir suite à l’agression des étudiantes et étudiants contre une enseignante qui ne porte pas le voile. Celui là n’est pas un cas isolé, le même sort à été réservé à une enseignante de l’université de Manouba. La salle de la Cité des sciences est au comble, la participation est réservée aux universitaires. Quand on cherche à monter dans un taxi qui vient de débarquer des barbus, le chauffeur pour refuser dit: « le taxi est en panne ! », puis part.


Par contre dans les autres villes, comme à Sousse et Nabeul, les salafistes veulent imposer aux étudiantes le niqab. « Comme ça on pourra même plus les reconnaître ! », nous dit Nadjia Neji, une enseignante de langues à Nabeul. Elle est venue à Tunis pour participer à une manifestation de lutte pour la défense des doits des femmes dans le cadre de la réforme constitutionnelle. Les femmes qui se retrouvent pour manifester à la place de la Kasbah, en face du palais du gouvernement, sont une centaine. Elles ne sont pas nombreuses « on devait être beaucoup plus, mais l’organisation de la manifestation a échoué», dit Latifa Bekky, enseignante de l’histoire de l’islam. Elle est donc très inquiète : « si pendant mes leçons je dis quelque chose qui ne plaît pas aux islamistes…. je vais avoir des problèmes».


La tension augmente à Tunis et l’appel diffusé par des femmes inconnues a quand même pu mobiliser des femmes. Mais les féministes s’interrogent sur les tenants et les aboutissants d’une telle action. Il faut donc être vigilante et méfiante, car l’instrumentalisation bat son plein en ce moment en Tunisie.


Mais ce qui frappe de plus à la place Kasbah, c’est l’agressivité des hommes et des jeunes qui regardent les femmes qui manifestent. Un d’eux montre une pauvre vieille femme toute voilée et dit : « celle-ci est la vraie femme tunisienne, vous n’êtes pas des tunisiennes ». Un des jeunes se bagarre avec une autre femme. Pourquoi cette bagarre ? « Elle est contre l’islam, elle est contre En-nahda » répond-il.


Et alors, lui demandais-je ? « Moi, j’ai voté En-nahda, c’est le seul parti qui défend les droits des hommes, ces femmes-là ne respectent pas les hommes, elles font ce qu’elles veulent, elles sont violentes » me rétorqua-t-il.

Source : http://www.siawi.org/article2721.html

 

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Les salafistes tunisiens montent en puissance


Rencontres avec les salafistes dans une mosquée où ils ont créé la première école coranique salafiste en Tunisie. A la mosquée de Sidi El Bokri, à l'heure de la prière du soir.

Rencontres avec les salafistes dans une mosquée où ils ont créé la première école coranique salafiste en Tunisie. A la mosquée de Sidi El Bokri, à l'heure de la prière du soir.© Nicolas Fauqué / www.imagesdetunisie.com

Peu nombreux, les salafistes tunisiens se font de plus en plus visibles depuis la chute de l'ancien régime de Zine El-Abidine Ben Ali, au moyen d'actions souvent spectaculaires : attaques de maisons closes dans plusieurs villes en février, heurts avec la police à Tunis en mars, saccage d'une salle de cinéma dans la capitale en juin, échauffourées à l'université de Sousse pour le port du niqab, le voile intégral, et manifestations contre la chaîne Nessma TV début octobre... La plupart d'entre eux ne participeront pas, dimanche 23 octobre, à l'élection de la future Assemblée constituante, symbole à leurs yeux, d'une démocratie qu'ils rejettent.

Au début du mois pourtant, le cheikh Mohamed Moussa Cherif, venu d'Arabie Saoudite, a incité les salafistes réunis à la mosquée Al-Nour de l'Ariana, une banlieue de Tunis, à aller voter "pour le parti le plus proche de la religion". Mais entre Ennahda, la formation islamiste donnée gagnante du scrutin, et le mouvement sunnite qui revendique un retour à l'islam des origines fondé sur le Coran et la charia, la loi islamique, l'heure n'est pas au rapprochement.

"Nous ne sommes pas contre eux, mais nous sommes loin, intellectuellement", tranche Hassan Al-Saouabi, un salafiste convaincu, la tête couverte et vêtu d'unkamis (chemise longue), rentré après vingt et un ans d'exil. Où ? Il élude la question d'un geste qui englobe le monde. "J'étais dispersé, j'ai fait un grand tour.""Quel que soit le résultat, on demandera notre droit, la liberté. On en a marre d'être éliminés de la société", lance Bilel Dhaifallah, 21 ans, membre d'une obscure association Les vainqueurs de la charia. Keffieh autour du cou, cet étudiant à l'Institut préparatoire aux études d'ingénieur d'El-Manar (IPEIEM) à Tunis a été arrêté en 2008 pour son engagement salafiste, torturé au ministère de l'intérieur, et condamné à deux ans de prison avec sursis, car mineur à l'époque.

Privés de passeport, et même de carte d'identité par l'ancien régime, les salafistes tunisiens sont aujourd'hui revenus à la vie civile. Un bon nombre d'entre eux, emprisonnés pendant des années, ont bénéficié de l'amnistie générale décrétée après la révolution ; d'autres sont rentrés d'exil.

Evalués à quelques milliers, ils sont bien implantés à Bizerte, Menzel Bourguiba,Ben Guerdane, près de la frontière libyenne où avaient éclaté des émeutes en 2010, Meddenine, Sousse, Tunis et Sidi Bouzid, foyer de l'insurrection tunisienne, où se trouve l'un des chefs salafistes tunisiens, Cheikh Khatib. De lui dépendent les autorisations pour rencontrer des membres du mouvement.

En août, la première école coranique de Tunisie a ouvert ses portes à Sidi Al-Bokri, sur la route de Bizerte, à une vingtaine de kilomètres de la capitale. Accolée à une jolie mosquée bleue, la madrassa Odaifa Ibnou Ali Yaman accueille 400 enfants et jeunes adultes - 300 autres seraient "sur liste d'attente" -, dès l'âge de 4 ans. A 10 ans, les filles et les garçons sont séparés. Depuis trois mois, Ahmed Bab Ahmed, un Mauritanien, y enseigne "pour une durée indéterminée". Du bout des lèvres, car il n'aime pas les questions "personnelles", l'instituteur, comme il se présente, trace son parcours : les Emirats, "un petit tour en France", la Côte d'Ivoire, et la Libye dernièrement. C'est là aussi que l'on trouve Hassan Al-Saouabi. "Notre mission, maintenant, est d'aider les Tunisiens à comprendre d'une manière exacte la religion, de corriger leur vision de l'islam, car beaucoup d'idéologie étrangère est entrée dans ce pays, souligne-t-il. La seule gouvernance, pour nous, c'est Dieu. Mais on nous met des obstacles car les autorités disent que ce sont des écoles terroristes."

Divisés en plusieurs courants, les salafistes sont loin de former un groupe homogène. Ahmed Bab Ahmed distingue trois groupes, eux-mêmes séparés en plusieurs écoles : les djihadistes, les scientifiques qui prônent l'obéissance, et ceux qui se situent entre les deux. Il ne dit pas auquel il s'identifie : "Question personnelle. La violence est désormais la définition, mal interprétée, du salafisme mais les groupes violents sont une minorité", affirme-t-il. "Le problème aujourd'hui, ajoute le Mauritanien, ce n'est pas la pratique de la démocratie, mais son inspiration qui vient de la Révolution française fondée sur la séparation des pouvoirs." Pour lui, comme pour les autres, il ne saurait y avoir d'autre Constitution que la Charia.

Barbe bien fournie, Wael Rouabeh, 25 ans, originaire de la ville minière de Gafsa, étudiant dans une école privée aéronautique de Tunis, vient chaque week-end suivre les cours de Sidi Al-Bokri. Depuis le ramadan, en août, il jeûne un jour sur deux. "Les Tunisiens ne connaissent pas les salafistes car 80 % d'entre eux étaient en prison. Rien que le fait d'aller à la première prière de 5 heures suffisait pour cela. Moi-même, avant, je ne portais pas la barbe pour cette raison, explique-t-il. Mais je suis fier d'être salafiste." Comme beaucoup, il a participé aux récentes manifestations contre Nessma TV après la diffusion du film franco-iranienPersepolis, dans lequel Allah est représenté sous les traits d'un vieillard. "L'appel a été diffusé sur Facebook, après la deuxième prière du vendredi, précise le jeune homme. Nessma est devenue une chaîne qui diffuse la laïcité, on doit la fermer et jeter en prison son directeur et la réalisatrice." Certes, ajoute-t-il, "à quinze jours des élections, nous sommes bien conscients de la manipulation, mais c'était la moindre des choses que de manifester."

Manipulés, les salafistes ? Bilel Dhaifallah a un doute. "En juin, explique ce dernier,l'appel contre les maisons closes a été placardé à la mosquée d'Al-Manar (en face de l'université, rouverte une semaine après la chute de l'ancien président Ben Ali).Quand nous y sommes entrés, ces affiches n'y étaient pas, à la sortie cela a excité tout le monde mais encore aujourd'hui, je ne sais pas qui les a faites."

Non-votant au scrutin du 23 octobre, l'étudiant a décidé avec un groupe d'amis d'aller protéger... les bureaux de vote de son quartier, "par peur des infiltrés et pour que d'autres ne sèment pas le désordre sur le dos des salafistes". Mais, prévient-il,"chaque fois que l'islam sera attaqué, nous attaquerons."

Isabelle Mandraud

http://www.lemonde.fr/tunisie/article/2011/10/21/les-salafistes-tunisiens-montent-en-

 

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 "Nous prônons un salafisme nouveau"

 

 par Sara Daniel    

Louay al Zouabi est imam d’une des mosquées de Deraa. Je l’ai rencontré au nord du Liban où il vit désormais dans la clandestinité. Entretien avec l’un des principaux organisateurs de la lutte armée.  Par Sara Daniel.

L'imam Louay al Zouabi (Paul Assaker)L'imam Louay al Zouabi (Paul Assaker)

Comment a commencé la révolte à Deraa ?

- Le 18 mars, le régime a rasé la tête d’une manifestante. Puis un enfant a été tué. Une ligne rouge avait été franchie contre la tradition musulmane. J’ai moi-même appelé au soulèvement contre le régime et mon fils a déchiré une photo de Bachar en public. Le 8 avril j’ai promulgué une fatwa qui appelait à la révolte contre le régime. Aujourd’hui je pense que la seule armée légitime est l’armée libre syrienne, celle qui défend le peuple contre le régime.

 

 Pourquoi cette haine contre le régime de Bachar ?

- Ce régime monstrueux n’a que des travers. Il a multiplié les injustices, sociales, économiques et religieuses. Notre vie nous a été volée. Au nom de l’opposition contre Israël, ils ont bafoué le peuple. Même Israël que je ne porte pas dans mon cœur n’a pas tué autant de musulmans que Assad en 1982 à Hama. Et puis le régime est associé avec notre principal ennemi : l’ayatollah Khamenei et avec leurs sbires du Hezbollah.

 

Que représente "les croyants participent", ce groupe salafiste dont vous êtes le secrétaire général ?

- Nous prônons un "salafisme nouveau" tolérant et qui respecterait le droit des nombreuses confessions de Syrie. Il est vrai que j’ai combattu en Afghanistan et en Bosnie et qu’on me présente donc comme un radical. Mais au cours des 6 années que j’ai purgé dans les geôles de Bachar, j’ai changé. J’ai réinterprété certains versets du Coran. Je ne vous considère plus aujourd’hui comme une infidèle. D’ailleurs regardez je ne vous oblige pas à porter le voile, je m’abstiens juste de vous regarder comme me l’a ordonné mon Dieu…


Vous avez fréquenté les lieutenants d’Oussama Ben Laden, comprenez-vous la peur que vous inspirez à certaines communautés syriennes, en dépit de votre discours apaisant ?

- Le régime de Bachar nous présente comme d’épouvantables extrémistes qui veulent confisquer le pouvoir et instaurer un émirat islamique. C’est un mensonge. Dans la future Syrie, tout le monde aura sa place. Et le peuple décidera de la future forme du gouvernement. Les chrétiens sont très proches des musulmans et nous sommes prêts à nouer un dialogue constructif avec l’ouest qui doit nous aider à nous débarrasser de Bachar s’il veut éviter un bain de sang.


Interview de  Louay al Zouabi, l'un des imams de Deraa, dans le sud de la Syrie, par Sara Daniel – Le Nouvel Observateur   (Le mardi 15 novembre 2011)

source : http://tempsreel.nouvelobs.c

 

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Révoltes arabes : le nouveau défi islamiste

 

En Tunisie, en Egypte, en Libye, quel islam surgira du conflit ouvert entre les islamistes modérés et les salafistes ? Dans un grand dossier, "Le Nouvel Observateur" de cette semaine fait le point.


Une femme voilée avec, sur son poing, les drapeaux de pays arabes ayant connu des révoltes cette année et ce slogan : "Nous gagnerons" (MARWAN NAAMANI / AFP)Une femme voilée avec, sur son poing, les drapeaux de pays arabes ayant connu des révoltes cette année et ce slogan : "Nous gagnerons" (MARWAN NAAMANI / AFP)

Cette interview de l'universitaire Gilles Kepel (*) est extraite du dossier "Le Nouveau défi islamiste" dans "Le Nouvel Observateur" en kiosque le jeudi 3 novembre 2011.

La victoire des islamistes d'Ennahda en Tunisie est-elle une surprise ?

- Non. Les forces politiques les mieux organisées dans le monde arabe sont depuis longtemps les mouvements islamistes. Ce qu'il faut comprendre aujourd'hui, c'est que les islamistes qui ont remporté les élections en Tunisie et qui risquent fort d'être en tête en Egypte, si tout se déroule normalement, ne sont plus exactement les mêmes que ceux du Front islamique du Salut (FIS) algérien il y a vingt ans. Une scission historique a eu lieu dans les années 1990.

Une partie des islamistes se sont lancés dans le djihad terroriste, certains rejoignant Al-Qaida. Ceux-là ont focalisé l'attention pendant la première décennie du siècle. Les autres ont choisi une logique de compromis avec la démocratie qui a débouché en Turquie sur la naissance de l'AKP. Ennahda, qui a été fortement influencé par l'expérience et la réussite de l'AKP, est l'avatar tunisien de cette évolution. Il faut ajouter à cela qu'Ennahda a bénéficié dans l'opinion publique tunisienne d'être le parti des emprisonnés et des torturés, un peu comme le PCF, en 1945, avait été "le parti des fusillés".

Des laïques aussi, notamment des défenseurs des droits de l'homme, ont été arrêtés et torturés sous Ben Ali...

- C'est indiscutable pour beaucoup d'entre eux. Mais les gens d'Ennahda ont incarné plus efficacement que les autres la volonté de "sortir les sortants". A la différence de ce qui s'est passé en Egypte, où la place Tahrir a surtout été une scène symbolique mobilisant les médias - la masse de la population ne descendant dans la rue qu'à partir du moment où Moubarak a dit "Je ne pars pas" -, une vraie révolution a eu lieu en Tunisie. Un changement des forces sociales au pouvoir. On assiste aujourd'hui à l'irruption de nouvelles élites avec lesquelles celles d'hier tentent de négocier. D'une part, il est clair que l'ancien régime conserve une certaine capacité à mobiliser les tribus dans la Tunisie profonde, comme on a pu le constater lors des incidents récents à Sidi-Bouzid - le lieu emblématique du début de la révolution, où le siège d'Ennahda vient d'être incendié.

D'autre part, et les dirigeants d'Ennahda le savent, les échéances qui les attendent sont redoutables dans la petite année que durera la constituante. Il leur faudra relever l'économie du pays, en piètre état, et ils n'y parviendront qu'en passant des compromis avec la bourgeoisie entrepreneuriale. Ce n'est pas un hasard si, après la victoire, la première visite de Hamadi Jebali, secrétaire général d'Ennahda et futur Premier ministre, a été pour la Bourse : il faut rassurer les investisseurs.

Qui sont les électeurs d'Ennahda ?

- La base électorale du parti est très large. Alors qu'il a rafé plus de la majorité des voix, il n'a obtenu que 41% des sièges en raison du système proportionnel mis en place par la haute instance chargée d'organiser les élections. Mais, dans un système majoritaire, il en aurait eu beaucoup plus. Son électorat est composé des laissés-pour-compte de la modernisation, mais aussi d'une large partie de la petite bourgeoisie qui a aujourd'hui le sentiment d'être entrée dans une phase de paupérisation. Car la Tunisie d'aujourd'hui n'est plus le pays prospère d'il y a une quinzaine d'années. Elle a dix ans de retard sur le Maroc. Contrairement aux Frères musulmans égyptiens, les militants d'Ennahda ont multiplié les contacts pour élargir leur base sociale. Ils ont cherché à démontrer que leur espace politique débordait leur électorat traditionnel. Lisez leur programme : il n'y est pas question de charia mais de liberté, de démocratie, de développement. Ce qui va leur poser d'autres problèmes. Plus le parti glisse vers le centre, plus il abandonne le champ radical de l'islamisme à la pénétration salafiste. Il y a d'ores et déjà un confit pour le contrôle de l'islamisme tunisien entre la branche modérée, bourgeoise, soutenue par le Qatar et la Turquie, qu'Ennahda veut incarner, et les salafstes, poussés par l'Arabie saoudite.

Rached Ghannouchi (à gauche), cofondateur du parti Ennahda, au cours d'une réunion, le 27 octobre 2011 à Tunis
Rached Ghannouchi (à gauche), cofondateur du parti Ennahda, au cours d'une réunion, le 27 octobre 2011 à Tunis (c) Afp

       Les autres partis croient-ils en la "bonne foi démocratique" des islamistes ?

- Disons que leurs sentiments sont mitigés. Mais personne n'est terrorisé par Ennahda. Même si les manifestations à la suite du film de Marjane Satrapi ont alarmé beaucoup de laïques, personne ne voit l'ayatollah Khomeini derrière Ghannouchi. Il y a au sein du camp laïque ou libéral une division entre ceux, comme l'ancien opposant Moncef Marzouki, donné futur président de la République, qui veulent jouer le jeu et passer des alliances avec les islamistes pour renforcer leurs tendances "démocratisantes", et ceux qui veulent créer un pôle d'opposition. Mais il ne faut pas se leurrer : cette aptitude à être aujourd'hui un parti attrape tout, qui caractérise Ennahda et fait sa force, risque d'être demain sa principale faiblesse.

 

Comment expliquez-vous qu'en France, dans certains bureaux, Ennahda ait obtenu des résultats encore meilleurs qu'en Tunisie ?

- Par son implantation ancienne. N'oubliez pas que les islamistes tunisiens qui avaient créé l'Union des Organisations islamiques de France (UOIF) et avaient été écartés du pouvoir en 1993 par les islamistes marocains l'ont repris en juin dernier. On assiste d'ailleurs à l'apparition de situations inédites : un militant d'Ennahda peut être élu dans une circonscription de l'immigration tunisienne de France et siéger à l'Assemblée constituante à Tunis, mais aussi au Conseil français du Culte musulman (CFCM), voire sur une liste Europe Ecologie dans un conseil municipal français.

Il est clair qu'Ennahda cherche aujourd'hui à se positionner également comme un acteur dans le système démocratique français. Tous mes contacts en Tunisie, je les ai noués dans le "9-3" [Seine-Saint-Denis], d'où viennent une partie des cadres d'Ennahda. C'est à travers leur acclimatation et leur participation au système politique européen, que les militants d'Ennahda ont acquis leur expérience électorale. Cette porosité n'existait pas il y a vingt ans, à l'époque du FIS algérien.

 

Qu'y a-t-il de commun entre les courants islamistes libyen, tunisien, égyptien ?

- La matrice originelle, c'est-à-dire les Frères musulmans. Pour le reste, les spécificités locales sont évidentes. Ennahda, par exemple, ne se réclame plus des Frères. En Egypte où, malgré la chute de Moubarak, les changements sociaux induits sont beaucoup plus faibles qu'en Tunisie, ce sont toujours les militaires qui gouvernent à travers le Conseil suprême des Forces armées, chargé d'organiser les élections. En Tunisie, Ennahda s'est déjà coulé dans le pouvoir. En Egypte, les Frères sont l'un des acteurs d'une transition dont le cadre est étroitement limité par l'ampleur des problèmes sociaux et économiques et par la dimension du pays qui compte six ou sept fois plus d'habitants que la Tunisie.

 

Ce cadre est sans doute limité aussi par les enjeux régionaux, qui ne sont pas de la même dimension pour Le Caire et Tunis...

- C'est vrai. Même si les Tunisiens d'Ennahda se montrent désireux de jouer un rôle dans la transition libyenne, éventuellement en lien avec la France, et sont très préoccupés par l'évolution de l'Algérie, les défis qu'affrontent les Egyptiens sont d'une autre dimension. L'Egypte s'efforce aujourd'hui de reprendre pied sur la scène diplomatique moyen-orientale, où elle était marginalisée par le rôle de garde-frontière de Gaza auquel l'avait réduite Moubarak en échange d'une aide militaire et civile substantielle des Etats-Unis. La libération de Gilad Shalit a été un signe de ce retour de l'Egypte. La mise hors jeu d'Ankara, qui gagnait de l'influence sur le Hamas, et celle de Damas, qui bloquait l'échange, a été l'oeuvre du Caire.

Mais la voie est étroite. Si l'Egypte est perçue aux Etats-Unis comme trop hostile à Israël, le Congrès lui coupera les vivres. Qui paiera alors à la place de Washington ? L'Arabie saoudite, aux prises avec une transition dynastique délicate et qui soutient les salafistes ? Ou le Qatar, qui se tient aux côtés des Frères bourgeois et centristes, comme le cheikh Al-Qaradhawi, égyptien naturalisé qatari, prédicateur vedette d'Al-Jazeera ? Et quel sera pour Le Caire le prix de la "générosité" de ses voisins ?

 

En Libye, les islamistes semblent tout aussi divisés qu'en Tunisie ou en Egypte.

- Oui. La situation en Libye est assez instable car on assiste, là aussi, à une compétition entre les Frères musulmans, les salafistes et d'autres forces. Les dirigeants des différents courants doivent s'adapter à un marché politique en pleine mutation. Même ceux qui entendent conserver et défendre une idéologie radicale devront faire des compromis s'ils veulent arriver au pouvoir. Ce qui est frappant aujourd'hui dans ce pays, c'est la très forte incidence des facteurs régionaux et tribaux. Misrata avait été écrasée par les kadhafistes. C'est une véritable vengeance que les brigades de Misrata ont ensuite exercée contre Syrte, la ville du dictateur. Et c'est à Misrata qu'ils ont ramené son cadavre et celui de son fils, comme des trophées. Comme s'ils voulaient montrer aux montagnards berbères de l'Ouest et aux salafistes radicaux de Cyrénaïque qu'ils entendent prendre leur part dans le partage du pouvoir.

le chef du conseil militaire de Tripoli, Abdelhakim Belhadj
le chef du conseil militaire de Tripoli, Abdelhakim Belhadj, anciennement proche d'Al-Qaïda (Geoff Pugh / Rex Featur/REX/SIPA)

 

Qu'avez-vous pensé de la déclaration de Moustapha Abdeljalil, le président du Conseil de Transition libyen, sur la charia, source du droit ?

- D'abord, je ne suis pas sûr qu'il ait exprimé la position de la totalité du CNT en s'exprimant ainsi. J'étais en Libye il y a deux semaines. Nombre de ceux avec qui j'ai été en contact n'étaient pas sur cette ligne. A mon avis, Abdeljalil a tenu ces propos pour deux raisons. D'abord pour chercher des appuis, car il est très contesté en raison de son passé au sein du système Kadhafi . N'oublions pas qu'il a été ministre de la Justice - avec tout ce que cela implique - du dictateur. Il a donc besoin, pour le faire oublier, de s'appuyer sur des hommes comme Belhadj (en photo), l'ancien d'Al-Qaida, qu'il a installé au commandement militaire à Tripoli. Ensuite, il est clair que le système tribal en Libye reste très vivace et que la polygamie dans le pays est encore largement répandue.

 

Les islamistes tunisiens et une partie au moins des Frères musulmans égyptiens revendiquent le modèle de l'AKP turc. La comparaison est-elle fondée ?

- La situation sur ce point est en train de changer. Erdogan apparaissait jusqu'à présent comme islamo-compatible avec le marché et le pluralisme politique, mais le modèle turc est peut-être pris dans ses contradictions. Lors de sa tournée dans les pays arabes, le discours d'Erdogan a été bien reçu en Tunisie. Moins bien en Egypte.

Pourquoi ? Parce que ses hôtes ont eu l'impression qu'en Turquie l'islam a été mis au service de l'Etat turc, perçu comme un concurrent sur le dossier palestinien, mais également pour les projets d'exploitation des gisements de gaz en Méditerranée orientale. Et aussi parce qu'à domicile le modèle turc semble sur le point d'atteindre ses limites. L'AKP avait été à l'origine coopté par la grande bourgeoisie et les grandes entreprises turques, car elle leur permettait de sous-traiter leurs affaires à bas prix au petit patronat anatolien en exploitant les émigrés ruraux sous-payés. Aujourd'hui, la base de l'AKP constate qu'elle a été dupée et envoie au sommet des messages inquiets.

 

En Syrie, Bachar al-Assad invoque la menace que les islamistes font peser sur son régime pour justifier la poursuite de la répression sauvage des manifestations et le refus de tout changement. Cette menace est-elle réelle ?

- La famille Assad a coopté une partie des oulémas des deux grandes villes que sont Alep et Damas, où la situation est beaucoup plus calme qu'ailleurs (1). La bourgeoisie sunnite de ces villes, qui est liée à l'argent de l'Etat et au commerce avec les pays voisins, ne manifeste guère de volonté de rupture avec le pouvoir, contrairement à ce qui s'est passé en Tunisie. Les Syriens n'oublient pas qu'ils vivent, comme leurs voisins libanais et irakiens, dans un pays divisé entre de multiples ethnies, confessions et sectes, où les classes dominantes sont les victimes désignées de la guerre civile. On peut même imaginer que le prolétariat sunnite se révoltera contre la bourgeoisie sunnite avant de se soulever contre le pouvoir alaouite d'Assad.

D'autre part, si la Tunisie et l'Egypte ont une armée nationale dont le corps des officiers représente globalement la bourgeoisie urbaine, la Syrie dispose en quelque sorte de deux armées. Une armée de gueux : les régiments sunnites qu'on a envoyés occuper et racketter le Liban. Et une autre, de soldats professionnels alaouites, suréquipée en chars, avions et hélicoptères. Ces militaires là, qui sont aujourd'hui chargés de la répression avec la police politique et les milices du régime, savent que, s'ils sont vaincus, ils connaîtront le destin de Kadhafi et des siens.

Propos recueillis par René Backmann  

source : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111102.OBS3625/revoltes-arab

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 20:42

Le Mouvement 20 Février organise ce dimanche des manifestations réclamant la rupture avec les élections annoncées pour le 25 novembre… 

 

 

دعت حركة "20 فبراير" لتنظيم احتجاجات سلمية على الصعيد الوطني يومه الأحد 20 نونبر، مطالبين بمقاطعة الانتخابات التشريعية المقبلة المقرر اجراؤها في 25 نوفمبر 2011. نقوم بتغطية المسيرات والمظاهرات على موقعنا.

 

 

cliquer pour prendre connaissance des demandes du M-20-F: http://fr-fr.facebook.com/Movement20

 

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Cinq mille manifestants à Casablanca pour le boycott des élections

 

 

Cinq à six mille personnes ont manifesté dimanche dans le centre de Casablanca, capitale économique du Maroc (sud de Rabat), pour le boycott des élections législatives du 25 novembre, à l'appel du "Mouvement du 20 février"

Cinq à six mille personnes ont manifesté dimanche dans le centre de Casablanca, capitale économique du Maroc (sud de Rabat), pour le boycott des élections législatives du 25 novembre, à l'appel du "Mouvement du 20 février"

Cinq à six mille personnes ont manifesté dimanche dans le centre de Casablanca, capitale économique du Maroc (sud de Rabat), pour le boycott des élections législatives du 25 novembre, à l'appel du "Mouvement du 20 février", a constaté l'AFP.

A Rabat, ils étaient environ 2.000 manifestants (un millier selon la police), selon l'AFP.

A Casablanca, "la manifestation dans le centre ville, sous une pluie battante, a regroupé entre 5 et 6.000 personnes (2.000, selon le ministère de l'intérieur), dont des islamistes", selon un journaliste de l'AFP.

"Boycottez les élections", "s'ils votent, ils les enrichissent" (les députés, NDLR) proclamaient des banderoles tandis que des manifestants criaient des slogans contre la participation au vote: "Je boycotte, donc je suis", "Le peuple rejette les élections" ou encore "les élections, une comédie, boycottez-la".

"En l'absence d'une constitution démocratique, ces élections sont une perte d'argent", confiait pour sa part à l'AFP Karim, un étudiant d'une vingtaine d'années.

Le Mouvement du 20 février, né dans le sillage du printemps arabe et composé de radicaux islamistes et de gauche ainsi que d'étudiants et d'indépendants, avait également appelé au boycott du référendum constitutionnel du 1er juillet dernier.

Proposée par le roi Mohamed VI, la révision de la constitution prévoit des réformes notamment politiques, mais elles sont jugées insuffisantes par les partisans du Mouvement du 20 février.

Dans la foulée du référendum, le roi avait annoncé des législatives anticipées dans l'espoir de mettre en place des institutions plus modernes, avec un parlement et un gouvernement dotés de plus de pouvoirs.

source

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Bey Bey Élections, scandent-ils

 

 

 

 

 

 

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Débat autour de ces fameuses élections organisé par BBC (Arabe)

Note : dès que possible je ferai la traduction de ce document… Mais s’il y a parmi vous une personne volontaire pour le faire, cela me fera un grand plaisir car je n’ai vraiment pas du temps disponible…

 

 

 

 

 

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 19:28

 


 

 

Des blessés lors de heurts avec la police

 

Plusieurs personnes ont été blessées par les forces de sécurité, intervenues contre les participants aux funérailles d'un adolescent bahreïni samedi dans un village chiite près de Manama, a annoncé dimanche le principal groupe de l'opposition chiite. ( © AFP Adam Jan)

 

Plusieurs personnes ont été blessées par les forces de sécurité, intervenues contre les participants aux funérailles d'un adolescent bahreïni samedi dans un village chiite près de Manama, a annoncé dimanche le principal groupe de l'opposition chiite.

Dans un communiqué, Al-Wefaq fait état de "vingtaines de blessés" dans l'intervention des forces de sécurité contre les participants aux obsèques d'un jeune de 16 ans "mortellement fauché par un véhicule" de la police dans la nuit de vendredi à samedi selon le groupe, un incident "accidentel" selon la police.

Les forces de sécurité ont parallèlement mené des "raids" dans plusieurs villages chiites bahreïnis et endommagé une mosquée, selon le communiqué.

La police, citée par l'agence officielle Bna, a pour sa part fait état de deux blessés dans des heurts dans le village d'Issa City, près de Manama.

Des habitants du village se sont opposés à un groupe de 25 personnes qui ont causé des troubles et tenté de bloquer une avenue par des bennes à ordure, suscitant l'intervention des forces de l'ordre, a ajouté la police sans plus de détails.

Un responsable de la police a indiqué que la mort de l'adolescent était accidentelle.

La tension reste vive à Bahreïn, où les autorités ont réprimé par la force un mouvement de protestation contre la dynastie sunnite des Al-Khalifa, déclenché par des chiites, majoritaires dans le pays, faisant une trentaine de morts entre la mi-février et la mi-mars.

Une commission d'enquête indépendante doit présenter mercredi un rapport sur ces violences, alors que dans le même temps, des dizaines de responsables de l'opposition et manifestants sont jugés, et souvent condamnés à de lourdes peines.

source : http://www.liberation

 

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Un mort lors d’une intervention de la police près de Manama

 

 

Un adolescent bahreïni a trouvé la mort lorsqu’il a été heurté par un véhicule de la police dans une banlieue de Manama, ont annoncé hier l’opposition et les autorités, sur fond de tension persistante dans ce petit pays du Golfe. 

Ali Youssef Baddah, 16 ans, a été tué vendredi peu après minuit à   Al Jufair, une banlieue chiite de Manama, où il a été mortellement fauché par un véhicule des forces de sécurité intervenues pour mater des protestataires, a indiqué le principal groupe de l’opposition chiite Al Wefaq dans un communiqué.  Deux autres personnes ont été blessées, a ajouté Al Wefaq.  Un responsable de la police, cité par l’agence officielle BNA, a cependant affirmé que le décès était accidentel.

Le conducteur d’une patrouille de police a perdu le contrôle de son véhicule sur une chaussée rendue glissante par de l’huile versée lors des troubles et a heurté un habitant, le tuant sur le coup, a expliqué le responsable. Mais Al Wefaq a rejeté la version de la police, affirmant que le policier, roulant «à vive allure», avait «délibérément» fauché l’adolescent dont le corps  a été «déchiqueté» par l’intensité du choc. «Il n’y avait pas d’huile sur la chaussée», a affirmé le groupe chiite dans un deuxième communiqué.    

La tension reste vive à Bahreïn, où les autorités ont réprimé par la force  un mouvement de protestation contre la dynastie sunnite des Al Khalifa, déclenché par des chiites, majoritaires dans le pays, faisant une trentaine de morts entre la mi-février et la mi-mars. Une commission d’enquête indépendante doit présenter mercredi un rapport sur ces violences, alors que dans le même temps, des dizaines de responsables  de l’opposition et des manifestants sont jugés et souvent condamnés à de lourdes peines.

source : http://www.elwatan.com/intern

 

 

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 18:17

Arrestation de Abdallah Senoussi

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Abdallah Senoussi, chef des services de renseignement de Mouammar Kadhafi, a été arrêté dans le sud de la Libye, rapporte dimanche la chaîne de télévision "Free Libya". Un commandant du Conseil national de transitoire (CNT) a en revanche annoncé qu'il était encerclé et qu'il négociait sa reddition. Selon le correspondant de "Free Libya"  le bataillon de "Djefel Fazzan" aurait  capturé Abdallah Senoussi au domicile de sa sœur  près de Sebha. 

Un haut responsable du Conseil national Transitoire (CNT) a par ailleurs annoncé  l’arrestation de l’ancien chef des services de renseignement libyens au sud du pays.  "Abdallah Senoussi a été arrêté dans la région d'al-Guira, dans le sud du pays", a déclaré à l'AFP ce haut responsable sous couvert de l'anonymat, sans préciser la date ou les circonstances de cette interpellation. 

Comme Seif al-Islam Kadhafi, arrêté dans la nuit de vendredi à samedi, Abdallah Senoussi fait l'objet depuis le 27 juin d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale  pour crimes contre l'humanité. 

 

http://www.mosaiquefm.net/index/a/ActuDetail/Element/16886-Libye--Arrestation-de-Abdallah-Senoussi.html

 

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L'ex-chef du renseignement Abdallah al-Senoussi arrêté


L'ancien chef des services des renseignements libyens, Abdallah Al-Senoussi, recherché par la Cour pénale internationale (CPI), a été arrêté dans le Sud libyen, a annoncé dimanche un haut responsable du Conseil national de transition (CNT).

L'ancien chef des services des renseignements libyens, Abdallah Al-Senoussi,...

 

L'ancien chef des services des renseignements libyens, Abdallah Al-Senoussi, recherché par la Cour pénale internationale (CPI), a été arrêté dimanche dans le Sud libyen, ont annoncé des responsables libyens.


"Abdallah al-Senoussi a été arrêté dans la région d'al-Guira, dans le sud du pays", a déclaré à l'AFP à Tripoli un haut responsable du Conseil national de transition (CNT) sous couvert de l'anonymat.
A Benghazi (est), Béchir al-Oueidat, chef du conseil militaire de Wadi Chati, dont dépent Al-Guira, a précisé que M. Senoussi avait été arrêté dimanche par des brigades d'anciens combattants rebelles du Sud libyen.
"Nous avions des doutes sur la présence d'Abdallah al-Senoussi dans la région. Il a été arrêté dans la maison de sa soeur à Al-Guira, il n'a opposé aucune résistance", a-t-il ajouté, expliquant que l'ancien chef des renseignements n'avait que quelques armes personnelles avec lui.


"Il va être remis aux autorités compétentes" du CNT, a-t-il ajouté sans préciser dans quels délais.
M. Oueidat se trouvait à Benghazi pour une réunion de l'armée sous l'égide du CNT, au cours de laquelle un officier est monté à la tribune pour annoncer l'arrestation de "ce terroriste, cet assassin, Abdallah al-Senoussi", sous les applaudissements des centaines d'officiers présents.
"Nous remercions Dieu pour cette victoire", a déclaré le ministre de la Défense, Jalal Dgheili, présent à cette réunion.


Des commandants sur le terrain ont confirmé l'arrestation, selon un membre du "Conseil des thowar (révolutionnaires)" de Tripoli.
Lors d'une conférence de presse à Tripoli, le vice-président et porte-parole du CNT, Abdelhafidh Ghoga, s'est de son côté montré prudent, annonçant avoir été informé de l'arrestation de M. Senoussi par une brigade dans le Sud libyen mais ajoutant: "Vu les difficultés de communications avec le Sud, nous ne pouvons pas confirmer pour l'instant".


Interrrogé par l'AFP, le ministre de la Justice, Mohammed al-Allagui, a lui aussi déclaré qu'il n'était pas en mesure de confirmer l'information dans l'immédiat.
Comme Seif al-Islam Kadhafi, arrêté dans la nuit de vendredi à samedi, M. Senoussi fait l'objet depuis le 27 juin d'un mandat d'arrêt de la CPI pour crimes contre l'humanité.

Agé de 62 ans, Al-Senoussi, beau-frère de Mouammar Kadhafi, a aussi été condamné par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour d'assises de Paris en mars 1999 pour son implication dans l'attentat contre un DC-10 de la compagnie UTA en 1989, qui avait fait 170 morts.

source : http://www.elwatan.

 

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ليبيا: الاعلان عن اعتقال السنوسي رئيس استخبارات القذافي

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اعلن في ليبيا الاحد ان رئيس جهاز الاستخبارات في نظام الزعيم الليبي السابق معمر القذافي اعتقل في جنوبي البلاد.

ونقل تلفزيون "ليبيا الحرة" الذي يبث من قطر عن مراسله من ليبيا قوله ان كتيبة من الميشليات المعارضة لنظام القذافي اعتقلت عبد الله السنوسي في بيت شقيقته القريب من مدينة سبها جنوبي ليبيا.

ويأتي اعتقال السنوسي بعد يوم من اعتقال سيف الاسلام، نجل معمر القذافي في اقصى جنوبي البلاد، خلال محاولته الفرار باتجاه النيجر.

وكانت محكمة جرائم الحرب الدولية قد اصدرت في السابع والعشرين من يوليو/تموز مذكرات اعتقال ضد عدد من المسؤولين الليبيين البارزين، منهم سيف الاسلام والسنوسي، بتهم ارتكاب جرائم ضد الانسانية.

source : http://www.bbc.co.uk/arabic/middleeast/2011/11/111120_libya_se

 

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 06:12

Zenten : Seif El Islam, ou celui qu’il l’accompagne, semble dire qu’ils sont en bonne santé (El Hamdou ila Ellah) excepté que le lieu où ils s’y trouvent lui parait  un peu exigu…  

 

Son arrestation ...

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Arrestation de Seif El Islam : le récit


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Seif al-Islam, dernier fils encore en cavale de l’ex-dirigeant Mouammar Kadhafi, a été arrêté dans la nuit de vendredi à samedi dans le sud de la Libye par des combattants ex-rebelles, auxquels il a demandé qu’on le tue.

« Seif al-Islam a été arrêté à 01H30 dans la nuit de vendredi à samedi » dans la région de Wadi al-Ajal, dans le Sud désertique, a raconté Al-Ajmi al-Atiri, le chef de la brigade de Zenten qui arrêté le fugitif, lors d’une conférence de presse.

« Nous avons reçu des informations de quelqu’un qui assurait la sécurité de Seif al-Islam. Il nous a dit que ce dernier envisageait de se rendre au Niger ».

« Nous sommes partis à deux brigades, une de Zenten et l’autre de Barguen (sud). Nous avons préparé une embuscade et avons attendu leur arrivée ».

Ont alors surgi « deux véhicules, avec six personnes à bord, dont Seif al-Islam. Elles ont été arrêtés après une légère résistance ».

« Nous avons transféré les prisonniers dans notre QG à Oubari, nous les avons gardés toute la nuit, mais comme la situation sécuritaire était fragile, nous avons appelé l’aviation civile pour pouvoir transférer Seif al-Islam à Zenten », à 170 km au sud-ouest de Tripoli.

« Contrairement ce qui a été dit dans certains médias, il ne nous pas proposé de l’argent, il nous a demandé de lui tirer une balle dans la tête et qu’on l’amène (mort) à Zenten », a-t-il encore raconté.

« Il disait qu’il était blessé, il avait trois doigts coupés. Seif al-Islam a expliqué qu’il avait été blessé lors d’un bombardement de l’Otan ».

Selon des chefs militaires pro-CNT, le fils de l’ancien « Guide » a été blessé dans le bombardement de son convoi alors qu’il quittait Bani Walid (170 km au sud-est de Tripoli) lors de la chute de ce bastion pro-Kadhafi à la mi-octobre.

Seif al-Islam, 39 ans, est arrivé vers 16H00 (14H00 GMT) dans le petit aéroport de Zenten, selon des images filmées avec une caméra par un combattant ex-rebelle.

D’après ces images, il est descendu de l’avion dans une grande pagaille, une foule de combattants et de curieux se bousculant pour le voir, le filmer et même le frapper. Arborant une barbe poivre et sel, il portait un turban et un long manteau marrons, une partie de ses doigts était bandée.

Aucune expression ne se lisait sur son visage, mais il semblait en bonne santé, malgré ses blessures aux doigts, toujours selon ces images.

« Maintenant, il se trouve dans un lieu sécurisé, il est en bonne santé », a ajouté Al-Ajmi al-Atiri, précisant que sa brigade n’avait « pas cherché à traquer Seif al-Islam, mais était simplement chargée d’assurer la sécurité du triangle frontalier avec le Tchad, le Niger, l’Algérie, ainsi que celle de sites pétroliers ».

Le Premier ministre libyen, Abdel Rahim al-Kib, a précisé que le prisonnier se trouvait « sous le contrôle des thowar (combattants) de Zenten » qui l’ont capturé.

Il a été transféré dans une villa pas loin du centre de Zenten, où la presse ne pouvait accéder, selon un photographe de l’AFP qui s’est rendu sur place.

source : http://www.liberation.fr/depeches/01012372614-arrestation-de-seif-al-islam-le-recit

 

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 05:51
Manifestations: un mort à Alexandrie


Un manifestant égyptien a péri dans la nuit de samedi à dimanche lors de rassemblements hostiles au pouvoir militaire devant le siège de la direction de la sécurité à Alexandrie (nord), a annoncé un responsable local du ministère de la Santé.

Baha Eddin Mohamed Hussein, 25 ans, a été tué et Chadi Ali, 16 ans, a été blessé après avoir été tous deux touchés par des balles en caoutchouc, a affirmé Salama Abdel Moneim, médecin et responsable au sein du ministère de la Santé à Alexandrie, cité par l'agence officielle Mena.

Dans la matinée, des heurts avaient éclaté sur la place Tahrir au Caire avant de gagner d'autres villes. Dans la capitale, ces violents affrontements entre police et manifestants ont fait un mort et 667 blessés.

Des rassemblements ont également eu lieu dans d'autres villes, notamment à Assouan (sud), Alexandrie et Suez, sur la mer Rouge, où dix personnes, dont sept manifestants, ont été blessés, selon un responsable de la sécurité.

Au Caire, dans la nuit, les affrontements se poursuivaient devant le Parlement et le ministère de l'Intérieur situés à proximité de la place Tahrir, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les affrontements sur la place Tahrir ont débuté après que la police eut tenté dans la matinée de disperser par la force un sit-in organisé depuis plusieurs jours par des personnes blessées lors de la révolte anti-régime du début de l'année.

source : http://www.romandie.com/news/n/_Egyptemanifestations_un_mort_a_Alexandrie_201120110111.asp

 

 

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Affrontements entre policiers et manifestants au Caire

 

Des affrontements ont eu lieu, hier, place Tahrir au Caire, entre la police et des manifestants après la dispersion par les forces de l’ordre d’un sit-in des blessés de la révolte du début d’année, rapporte l’AFP. 

Enclenchés dans la matinée, les affrontements se sont intensifiés dans l’après-midi avec des charges de la police antiémeute, qui a fait usage de gaz lacrymogènes, tandis que des dizaines de manifestants répliquaient en lançant des projectiles.
La police s’est ensuite retirée dans les rues bordant l’emblématique place du Caire, alors que les manifestants scandaient des slogans réclamant la chute du maréchal Tantaoui, qui dirige le Conseil suprême des forces armées (CSFA), dépositaire du pouvoir depuis la chute du président Hosni Moubarak le 11 février.

Grève de la faim pour libérer les détenus

Selon un responsable de la sécurité, des dizaines de personnes ont été légèrement blessées et plusieurs manifestants ont été arrêtés. De par ce sit-in, qui dure depuis plusieurs jours, les manifestants réclament que soient rapidement jugés les policiers et les dirigeants responsables des violences qui ont fait, selon des sources officielles, environ 850 morts et des milliers de blessés pendant les 18 jours de révolte. Hosni Moubarak, son ministre de l’Intérieur et des responsables de la sécurité sont actuellement jugés pour avoir ordonné aux forces de l’ordre d’ouvrir le feu sur les protestataires.     

Le même jour, la candidate déclarée à l’élection présidentielle égyptienne, Bouthaina Kamel, et dont la date n’est pas encore fixée, a annoncé  avoir entamé une grève de la faim, pour réclamer notamment la libération des détenus incarcérés sur décision de tribunaux militaires. Dans un communiqué repris par l’AFP, Mme Kamel dit entamer cette grève «parce que les cellules militaires sont remplies d’hommes qui seraient mieux chez eux à élever leurs enfants ou à s’occuper de leurs parents. Parce que se voir priver de liberté est pire que ne pas avoir à manger». «Ils ont refusé l’injustice et il nous est désormais impossible de ne pas croire autant en la liberté et en la justice qu’eux», ajoute-t-elle.

La candidate appelle notamment à la libération du blogueur et militant Alaa Abdelfattah, en détention provisoire depuis le 30 octobre pour avoir «incité à la violence contre les  forces armées». Il est poursuivi dans le cadre des heurts entre manifestants coptes et forces de l’ordre qui avaient fait 25 morts le 9 octobre au Caire.
D’autres militants, dont Leïla Soueif, la mère de Alaa Abdelfattah, ont entamé depuis plusieurs jours une grève de la faim pour obtenir la libération du blogueur.

Notons que des dizaines de milliers de manifestants, en majorité islamistes, se sont rassemblés vendredi place Tahrir au Caire pour exiger que l’armée transfère au plus tôt le pouvoir aux civils et dénoncer un projet accusé de permettre aux militaires de garder des privilèges. La manifestation a regroupé aussi des sympathisants de formations laïques libérales ou de gauche, ainsi que des mouvements pro-démocratie à l’origine de la révolte qui a renversé le président Hosni Moubarak en février. Des milliers de personnes ont également défilé à Alexandrie, au nord. Ces rassemblements ont été organisés dix jours avant les premières élections législatives depuis la chute de Hosni Moubarak, qui doivent débuter le 28 novembre pour s’étaler sur près de quatre mois.

L’armée, qui tient les rênes du pays depuis la démission du raïs le 11 février, a promis de céder le pouvoir aux civils une fois élu un nouveau président, mais aucune date n’a encore été fixée pour cette échéance qui pourrait ne pas avoir lieu avant la fin 2012, voire 2013.  Les griefs portent également sur un projet de charte de principes constitutionnels présenté par le vice-Premier ministre, Ali Silmi, accusé de réduire les prérogatives du prochain Parlement. Le projet, au centre de querelles depuis des jours et plusieurs fois amendé, pourrait priver le Parlement du droit de contrôler le budget de l’armée, et laisserait aux militaires le dernier mot pour toute législation les concernant.

Réclamée à l’origine par les groupes libéraux et laïcs, cette charte est désormais accusée de limiter la marge de manœuvre de la commission qui sera formée par le prochain Parlement pour rédiger une nouvelle Constitution.        
Malgré la présence de manifestants laïcs, ces rassemblements constituent une démonstration de force des islamistes, au premier rang desquels les Frères musulmans, à quelques jours de l’ouverture du scrutin législatif.
La manifestation intervient au lendemain de jets de pierres et de bouteilles contre une manifestation de centaines de chrétiens coptes au Caire, qui défilaient pour protester après la mort le, 9 octobre, de 25 personnes, principalement des Coptes, lors de heurts avec l’armée.

source : http://www.elwatan.com

 

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Informations récentes (dimanche ....) Vers 19 h on parle déjà de 5 morts et d'au moins 1100 blessés   (El Jazeera)

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Les affrontements s'intensifient, trois morts place Tahrir


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De nouveaux heurts se sont produits dimanche sur l'emblématique place Tahrir, au Caire, après la mort dans la nuit de deux manifestants en Egypte dans de violents affrontements avec la police à huit jours du premier scrutin législatif depuis le départ d'Hosni Moubarak. 

 

Trois personnes ont péri dimanche, asphyxiées par les gaz lacrymogènes tirés par la police sur des manifestants au Caire, portant à cinq le bilan des morts après deux jours d'affrontements en Egypte, à une semaine du premier scrutin législatif depuis le départ d'Hosni Moubarak.

En fin d'après-midi, les forces de l'ordre et plusieurs milliers de manifestants s'affrontaient pour le contrôle de l'emblématique place Tahrir, foyer de la révolte qui a provoqué le départ du président Moubarak en février.

La police anti-émeutes et la police militaire sont brièvement entrées sur cette place du centre de la capitale égyptienne, avant de refluer dans les rues adjacentes face à une vive résistance des manifestants.

"Trois personnes sont mortes d'asphyxie lors des affrontements" avec la police, a affirmé à l'AFP le docteur Abdallah Abdelrahmane, qui dirige un hôpital de campagne sur Tahrir.

Les manifestants ont réussi à progresser en lançant des cocktail molotov, face aux forces de l'ordre qui répondaient avec des tirs de grenades lacrymogènes et de balles en caoutchouc, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le gouvernement de transition du Premier ministre Essam Charaf tenait de son côté une réunion de crise dans l'après-midi sur les moyens de faire face à la situation.

Les heurts qui avaient commencé samedi matin se sont poursuivi dans la nuit avant de reprendre dimanche matin et s'insensifier dans l'après-midi, notamment aux abords du ministère de l'Intérieur, proche de Tahrir, rappelant les scènes de la révolte anti-régime du début de l'année, avec toutefois une moindre ampleur.

Un appel à une manifestation de masse a également été lancé pour la fin de l'après-midi dans la ville de Suez, sur la mer Rouge, où des affrontements ont déjà eu lieu samedi, selon un correspondant de l'AFP.

Des manifestants ont également défilé dans la ville d'Ismaïlia (nord), sur le canal de Suez, selon une source des services de sécurité, tandis que des milliers de personnes ont participé aux funérailles d'un jeune homme tué samedi à Alexandrie (nord), selon l'agence officielle Mena. Un autre avait également été tué au Caire.

Sur la place Tahrir, des groupes de manifestants scandaient des slogans hostiles au pouvoir militaire, réclamant la chute du maréchal Hussein Tantaoui, à la tête du Conseil suprême des forces armées (CSFA) qui dirige le pays depuis le départ du président Moubarak.

"Le Conseil des forces armées poursuit la politique de Moubarak, rien n'a changé après la révolution", a déclaré à l'AFP Khaled, 29 ans, alors qu'il installait une tente au centre de la place Tahrir. Dans l'après-midi, les forces de l'ordre ont détruit les campements au centre de la place.

"Le sang des Egyptiens ne sera pas versé en vain" et "A bas Tantaoui", scandaient également des manifestants hostiles à ce militaire septuagénaire, qui fut pendant vingt ans le ministre de la Défense de Hosni Moubarak et l'un de ses plus proches collaborateurs.

Au milieu des manifestants, un homme brandissait une pancarte couverte de sang.

Ces troubles ont relancé les craintes que les législatives qui doivent débuter le 28 novembre et s'étaler sur plusieurs mois ne soient marquées par des incidents et des violences.

Un membre du CSFA, le général Mohsen al-Fangari, a assuré que ces élections se tiendraient comme prévu.

"Nous n'allons pas céder aux appels pour reporter le scrutin. Les forces armées et le ministère de l'Intérieur sont capables d'assurer la sécurité des bureaux de vote", a-t-il déclaré.

Plusieurs personnalités politiques et des intellectuels, parmi lesquels l'ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Mohamed ElBaradei, ont publié un document demandant un délai supplémentaire pour ces élections, dans le cadre d'une révision du calendrier politique du pays.

Ils proposent d'avoir d'abord une assemblée constituante, puis une élection présidentielle et enfin des législatives.

Les militaires quant à eux ont décidé de mettre la présidentielle -à une date non encore décidée- à la fin de ce processus politique, et de ne rendre le pouvoir aux civils qu'une fois élu un nouveau chef de l'Etat.

A l'étranger, les ministres italien et allemand des Affaires étrangères, Giulio Terzi di Sant'Agata et Guido Westerwelle, ont exprimé leur "profonde préoccupation" face à cette situation et "invité toutes les parties à mettre un terme immédiatement aux actes de violences".

 

source : http://tempsreel.nouvelobs.com/to

 

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La transition fragilisée par de nouveaux affrontements

 

A neuf jours des premières élections depuis la révolution qui a chassé du pouvoir Hosni Moubarak, Le Caire et Alexandrie ont connu dans la nuit de samedi à dimanche de graves affrontements entre manifestants et forces de l'ordre. Bilan : au moins un mort au Caire, tué d'une balle dans la poitrine, un autre à Alexandrie, et près d'un millier de blessés.

Les images se multiplient sur les réseaux sociaux, comme cette photo qui montre des blessés à l'œil, semblant indiquer que les forces de l'ordre ont tiré à hauteur de visage.


Blessés aux yeux après les affrontements de samedi au Caire (@AhmedFatah sur Twitpic)

Une riveraine de Rue89 au Caire nous a écrit cette nuit pour nous alerter :

« Je reviens juste de la place Tahrir, on nous a dit de la quitter le plus rapidement possible car la police commencerait à tirer à balles réelles.

Tous les rideaux des commerçants sont baissés, les trottoirs sont éventrés pour servir de munitions contre la police qui tirent sur les manifestants. Les barrages filtrants ont été mis en place de nouveau pour accéder à la place. Les salafistes sont loin d'être la majorité des manifestants. »

Les vidéos disponibles sur les réseaux sociaux témoignent de la violence de la confrontation.

Une fois de plus, c'est la place Tahrir qui a été l'épicentre des événements au Caire, comme lors de la révolution de janvier et février, qui a chassé Moubarak. Cette fois, c'est l'armée, qui contrôle l'Egypte post-Moubarak et préside la transition, qui est la cible des manifestants.

AFFRONTEMENTS AU CAIRE VENDREDI

Principale cible des slogans : le maréchal Mohammed Hussein Tantawichef du Conseil suprême des forces armées égyptiennes, le chef de l'Etat de fait de l'Egypte.



Capture d'écran un tweet : « Slogans place Tahrir : “Où est notre révolution ? ”, “Tantawi dehors” » (Twitter)


Les manifestants étaient restés sur la place Tahrir après une importante manifestation islamiste, vendredi, regroupant plus de 50 000 personnes. Des milliers de personnes se sont retrouvées samedi sur la place centrale du Caire – et pas seulement des islamistes selon les témoins – pour protester contre la répression des autorités militaires.

Le fossé entre la population et l'armée

Les affrontements ont duré six heures, et illustrent le fossé croissant entre le Conseil suprême des forces armées égyptiennes et une partie de la population, qui ne se satisfait pas de la confiscation du pouvoir par les militaires après le départ de Moubarak auquel ils avaient été associés.

Les protestataires se sont ainsi indignés d'une proposition de l'armée de modifier la Constitution pour lui donner le droit de gérer ses propres affaires et son budget de manière autonome, tel un Etat dans l'Etat.

Cette violence contraste avec le processus politique qui doit franchir un pas décisif le 28 novembre avec l'élection d'une assemblée qui devra rédiger une nouvelle Constitution. Certains voudraient précipiter le mouvement et élire, dès à présent, le président de la République.

Selon les agences de presse, le gouvernement égyptien a appelé « à la raison » dans un communiqué lu à la télévision, ajoutant que « ce qui se passe depuis ce matin est dangereux et a un impact direct sur la marche du pays ».

Plusieurs partis politiques ont réagi, l'un demandant la constitution d'un gouvernement de salut national, tandis qu'un autre a réclamé le report des élections. De leur côté, les Frères musulmans ont appelé au calme afin de ne pas « ternir l'image de la révolution ».


Des manifestants et les forces de l'ordre s'affrontent, à proximité de la place Tahrir, le 20 novembre 2011 (Ga&euml ; l Favari)

 

source : http://www.rue89.com/2011/11/20/egypte-la-transition-fragilisee-par-de-nouveaux-affronteme

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 04:49

Que veulent… et que peuvent les Frères Musulmans syriens ?


Alors que les Syriens commençaient à peine à descendre dans les rues, au printemps 2011, et alors que leurs revendications se limitaient encore à la dignité et à la liberté dont ils avaient été trop longtemps spoliés, le président Bachar Al Assad avait déjà désigné les instigateurs de leur mouvement : les Frères Musulmans. A l'en croire, les Frères s’efforçaient, depuis l’étranger et avec l’aide politique et matérielle de tout ce que la Syrie comptait d’ennemis régionaux et occidentaux, d’ébranler les bases de son régime. Mais, bénéficiant du soutien de la majorité de la population syrienne et de la rue arabe, acquises à ses positions de "résistance et défi", il s’opposerait par tous les moyens à leur projet et il les empêcherait de "s’emparer du pouvoir" en Syrie.

La dramatisation était destinée à persuader les Syriens et la communauté internationale que ce qui se préparait en coulisse, puisque rien sur le terrain ne confirmait ses déclarations alarmistes, représentait une éventualité redoutable. Il lui fallait convaincre que toute contestation de son autorité se traduirait par l’arrivée au pouvoir des Frères Musulmans, un drame et une menace pour le pays et ses habitants, mais aussi pour le reste de la région et pour le monde.

Cette perspective justifiait que, de son plein gré ou par la force, la population syrienne renonce sur le champ à toute revendication, qu’elle abandonne les rues, et qu’elle continue de se soumettre pour une période indéterminée à ses diktats… et après lui à ceux de son fils Hafez Al Assad, qui n’a que 10 ans aujourd’hui mais dont il envisage de faire plus tard son héritier. Elle justifiait également que la communauté internationale ferme les yeux sur les violations répétées des Droits de l’Homme dont les forces de sécurité syriennes se rendaient déjà coupables, et qu’elle cesse de faire pression sur lui pour obtenir, non pas un changement de régime, mais une simple modification de son comportement, la fin de la répression et l’amorce de véritables réformes.

Les Frères Musulmans, en Syrie comme ailleurs, constituent un épouvantail commode. On sait que, dans les circonstances particulières de la fin des années 1970 et du début des années 1980, des membres de leur association ont rejoint les rangs de l’Avant-garde combattante, un groupe armé autonome aux idées radicales, et commis des attentats contre des "piliers du régime". Dès la fin de la crise, les Frères ont procédé à une révision de leur action. Ils ont déclaré à de multiples reprises qu’ils avaient définitivement tourné le dos à la violence et renoncé aux armes. Ils accepteraient d’ailleurs la création d’une commission indépendante d’établissement des faits, et ils apporteraient leur concours à la mise à plat des événements de cette période, dont ils reconnaissent porter une part - mais une part seulement - de la responsabilité. Mais, à la différence du roi Mohammed VI au Maroc, par exemple, Hafez Al Assad et son héritier se sont toujours refusés à envisager la création d'une Instance Equité et Réconciliation.

Parmi les revendications des protestataires qui défilent depuis des mois dans les rues de l’ensemble des villes et bourgades syriennes, figure en bonne place l’abrogation de la Loi 49/1980. Adoptée le 7 juillet 1980, quelques jours après l’exécution dans leurs chambrées du bagne militaire de Palmyre de près d’un millier de membres de l’Association, justifiée par une tentative d’attentat contre le président Hafez Al Assad qui leur avait été imputée, cette loi condamne à mort la simple appartenance à la Confrérie. Appliquée par des juridictions militaires d’exception, elle a permis au régime de "juger" et de condamner à mort dans des conditions iniques, au terme de procès sans avocat et sans possibilité d’appel, des milliers d’hommes et de jeunes gens qui n’avaient jamais touché une arme de leur vie. Ils composent le gros des 17 000 disparus, enlevés un jour à leur domicile ou dans la rue par les services de sécurité, sur le sort desquels les Syriens attendent, depuis plus d’un quart de siècle, que la lumière soit faite.

Cette demande des contestataires est d’autant plus remarquable que la majorité d’entre eux, née après des événements qui remontent à près de 30 ans, n’a jamais eu l’opportunité de croiser en Syrie un seul Frère Musulman déclaré, et que, chaque matin durant des années, ils ont été contraints de répéter, lors du lever des couleurs dans la cour de leur école, des slogans injurieux pour l’Association depuis longtemps éradiquée. Elle traduit donc la reconnaissance par les manifestants, comme c’est déjà le cas de la part d’une partie de l’opposition, que les Frères Musulmans sont victimes d’une situation injuste et que, dans une Syrie débarrassée du régime actuel, ils doivent pouvoir rentrer et retrouver une place.

Il est possible de préciser cette place. Il est même utile de le faire, loin des cris d’orfraies, des vitupérations et des insultes que provoque souvent la seule évocation du nom des Frères, en étudiant leur stratégie dans la période actuelle, et en les interrogeant sur leurs intentions pour celle qui s’ouvrira avec la chute du régime de Bachar Al Assad. Il est enfin nécessaire de rappeler au préalable ce qu’a été leur action au cours des années écoulées, car elle explique dans une large mesure leur positionnement et leur engagement présents.

 *****

Cette étude, qui sera mise en ligne par chapitre au cours des jours à venir, est une version développée de l'article intitulé "Les Frères Musulmans syriens dans la révolution et dans la Syrie post-Bachar Al-Assad", publié dans le cadre d'un important dossier sur la Syrie par la revue Moyen-Orient, n° 12, octobre-décembre 2011.

source : http://syrie.blog.lemonde.fr/2011/11/19/que-veulent-et-que-peuvent-les-freres-musulmans-syriens/


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Pourquoi les Russes soutiennent la Syrie ?

 

Intérêt- Ce soir, l’ultimatum de la Ligue arabe contre la Syrie expire. Déjà suspendu de l’organisation, le régime de Bachar el–Assad risque maintenant des sanctions économiques. Le gouvernement de Damas campe toujours  sur ses positions en s’appuyant sur son principal soutien, la Russie.

Alors que de nombreux pays s’allient pour soumettre aux voix de l’Assemblée générale de l’ONU une résolution condamnant la répression, la Russie continue de faire la sourde oreille. Jeudi dernier, Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires Etrangères, a évoqué le « risque » de guerre civile, une manière de mettre aussi en cause l’opposition syrienne dans l’escalade de la violence. Ces propos ont heurté l’administration américaine ainsi que plupart des pays occidentaux.

La Russie soutient la Syrie malgré la pression internationale

Le 27 juin 2011, une délégation de six membres de l’opposition syrienne à l’étranger s’était rendue à Moscou. Mikhaïl Margelov, l’envoyé spécial du président russe pour l’Afrique, avait qualifié cette rencontre de « constructive » mais ne comptait en aucun cas tourner le dos au gouvernement de Damas. « Nos relations avec la Syrie représentent un capital qui ne peut-être dilapidé », déclara-t-il.

Pour preuve, une délégation de l’Association d’amitié russo-syrienne se rendait à Damas dès le lendemain pour réaffirmer le soutien russe à la politique de réformes et de dialogue prônée par le président Bachar el-Assad.

Le 4 octobre dernier, il n’y eut donc aucune surprise lorsque la Russie, accompagnée de la Chine, ont opposé leur veto à un projet de résolution de l’ONU sur la répression en Syrie, empêchant ainsi son adoption. A Damas, la conseillère politique du président syrien avait qualifié ce veto d’« historique », remerciant Moscou et Pékin pour leur soutien.

Une relation privilégiée entre les deux pays

Les relations diplomatiques entre Moscou et Damas remontent à la fin de la seconde Guerre Mondiale. L’URRS prend conscience de l’importance du Moyen Orient, notamment pour ses richesses pétrolières. En 1944, Moscou reconnaît la Syrie, deux ans avant l’indépendance effective du pays.

Leur lien s’accroît dans les années 1970 avec la rupture progressive conduite par Anouar al-Sadate des liens de l’Egypte avec l’URSS et avec le rapprochement égyptien du camp occidental. A la suite de la chute de l’URSS en 1991, la relation privilégiée entre les deux pays ne perdure pas. Les Russes souhaitent diversifier leurs partenaires au Moyen Orient et la Syrie ne représente plus qu’un pays parmi d’autres dans la région.

Des accords économiques…

En 2004, les contacts entre les deux pays reprennent de l’importance. Le volume des échanges syro-russes s’élève à 218 millions de dollars, dont 206 millions d’exportations russes. L’année 2008 marquera le retour de la Syrie sur la scène internationale. Les relations économiques vont progresser considérablement, atteignant la barre des 2 milliards de dollars.

On trouve aujourd’hui en Syrie un certain nombre de grandes entreprises russes. Stroytransgaz, compagnie du secteur gazier détenue par Gazprom, a entrepris une série de projets en Syrie depuis 2005, en coopération avec la Syrian Gas Compagny, pour un montant évalué de 600 millions de dollars.

… et militaires

Il faut aussi signaler la coopération militaire des deux pays. A partir de 2006, les choses se sont accélérées, la Russie et la Syrie s’étant mis d’accord pour des exportations d’armes de type défensif, notamment dans la défense aérienne (missiles de type Strelets, Buk-M2 Ural). A cette même date, près de 2 000 conseillers militaires russes se trouvaient sur le territoire syrien.

En août 2008, la Syrie est le deuxième Etat après la Biélorussie à apporter son appui à Moscou dans sa guerre contre la Géorgie. En échange de ses prises de position, Damas attend des marques de solidarité russes en cas de troubles, qu’ils soient régionaux ou internes, comme c’est le cas aujourd’hui.

Enfin, pour Moscou, la Syrie est située dans une zone stratégique, du fait à la fois de sa situation géographique sur la Méditerranée et de son indépendance affichée vis-à-vis de l’Occident. Il est donc important pour les dirigeants russes de conserver de bons rapports avec ce qu’ils considèrent comme un relais ou une porte d’entrée en direction des mers chaudes, préoccupation majeure des stratèges russes depuis des décennies.

Mais la pression internationale actuelle sur la Syrie pourrait mettre à mal cette relation privilégiée.

Ludovic Bayle

Photos via Flickr/Licence CC

source : http://www.lecourant.info/2011/11/19/pourquoi-les-russes-soutiennent-la-syrie/

 

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Nouvelles violences avant l'expiration d'un ultimatum arabe

 

 

Les violences ne connaissaient pas de répit samedi en Syrie, faisant au moins dix-sept morts dont onze civils, à quelques heures de l'expiration d'un ultimatum de la Ligue arabe sommant le régime de cesser la répression de la révolte populaire.

Dans le même temps, de plus en plus de voix s'élevaient pour mettre en garde contre une guerre civile en Syrie, l'un des pôles du Proche-Orient, allié de l'Iran, des groupes islamistes du Hezbollah libanais et du Hamas palestinien.

Faisant fi des appels internationaux à la retenue, le régime a poursuivi sa violente répression, faisant onze morts parmi les civils à travers le pays, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), basé au Royaume-Uni.

Sept civils sont morts à Kafr Takhareem dans la province d'Idleb (nord-ouest) dans des attaques de l'armée, tandis que deux ont été tués par des tirs lors d'affrontements entre des militaires et des soldats dissidents à Qousseir (centre). Un civil a par ailleurs été tué par un tireur embusqué à Homs (centre), et un autre est mort lors de perquisitions dans la région de Hama (centre).

L'armée syrienne a "pénétré à Chezar, dans la région de Hama, après l'avoir bombardée à l'artillerie lourde" et a "procédé à une campagne de perquisitions", ont indiqué de leur côté les Comités locaux de coordination (LCC), un groupe chapeautant les contestataires.

Parallèlement, quatre agents des services de renseignement ont été tués par des soldats dissidents, dans le centre du pays, selon l'OSDH.

"Des déserteurs ont tiré à la mitrailleuse sur un véhicule qui transportait quatre membres des services de renseignements de l'armée de l'air près du village de Al-Moukhtara sur la route reliant Salmiyeh-Homs, tuant tous les occupants", a déclaré à l'AFP le président de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Dans le même temps, deux militaires ayant fait défection ont péri dans des affrontements avec des soldats réguliers dans la région de Homs, selon la même source.

Ces nouvelles violences surviennent au lendemain de la mort de 15 civils, dont deux enfants, tués par les forces de sécurité qui ont tiré pour disperser des manifestations appelant à la chute du régime dans plusieurs villes du pays, selon les LCC et l'OSDH.

Le régime du président Bachar al-Assad n'a pas officiellement répondu aux injonctions de la Ligue arabe qui lui a donné mercredi trois jours pour cesser la répression des civils sous peine de sanctions économiques, après avoir suspendu la Syrie des travaux de l'organisation.

Selon une source au sein de la Ligue arabe, qui a son siège au Caire, le délai accordé au régime expire samedi à minuit (22H00 GMT). Le secrétaire général adjoint de la Ligue arabe, Ahmed ben Hilli, a déclaré que l'organisation panarabe publierait un communiqué dans la journée, sans autre précision, mais encore rien n'avait filtré vers 21H00 GMT.

Les pays arabes reprochent au gouvernement syrien de ne pas respecter, contrairement à sa promesse, le plan de sortie de crise arabe qui prévoit la fin des violences, le retrait des troupes des villes, la libération de milliers de détenus et l'envoi d'observateurs arabes sur le terrain.

Le secrétariat général de l'organisation devait aussi se réunir afin de se prononcer sur la demande syrienne de modifications à sa proposition d'envoyer à Damas une délégation de 500 observateurs. La Jordanie s'est d'ores et déjà dit prête à envoyer des observateurs, à la condition que Damas donne son accord.

Face à la recrudescence des violences, les Etats-Unis, la France, la Turquie mais aussi l'Iran ont dit craindre une "guerre civile" alors que les attaques de militaires dissidents se multiplient parallèlement aux manifestations pacifiques.

Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a estimé que le président syrien avait "franchi le point de non-retour" et risquait de connaître le même sort que les anciens dirigeants libyen Mouammar Kadhafi et irakien Saddam Hussein. "Je pense que nous voyons pour la première fois des fractures dans son soutien", a-t-il ajouté.

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a évoqué la possibilité d'une "guerre civile, avec une opposition très déterminée, bien armée et finalement bien financée".

L'Armée syrienne libre (ASL), qui regroupe des soldats insoumis, a intensifié son action ces dernières semaines, menant des attaques à la roquette contre des centres des services secrets et du parti au pouvoir.

Le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a appelé l'opposition syrienne à éviter "le recours à l'insurrection armée".

Les Etats-Unis, l'Union européenne et la Turquie préconisent une accentuation des sanctions. Paris, Berlin et Londres veulent présenter au Comité des droits de l'Homme de l'Assemblée générale de l'ONU une résolution condamnant la répression et un vote devrait intervenir mardi.

Malgré les pressions croissantes de l'Occident et des Arabes, M. Assad peut encore se targuer des soutiens de ses alliés chinois et russe, qui refusent toute ingérence étrangère en Syrie en dépit des violences qui ont fait plus de 3.500 morts en huit mois selon l'ONU.

De son côté, l'Organisation de coopération islamique a annoncé la tenue le 26 novembre une réunion de son Comité exécutif pour exhorter le régime à "arrêter le bain de sang".

source : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/2l

 

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Homs manif de soir... Comme dans diverses villes de la Syrie...  

Deraa manque de tout, notamment de l’énergie 

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L’ultimatum arabe ! (Rabat)

 

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 03:05

Un accord pour le partage du pouvoir se profile

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Les parlementaires de la nouvelle assemblée constituante se réuniront le 22 novembre prochain et décideront alors de valider ou non l'accord de partage de pouvoir négocié par les principales formations politiques. REUTERS/Zohra Bensemra

 

Un président, un Premier ministre et un président de l'Assemblée constituante : un accord de principe aurait été conclu pour un partage des responsabilités au sommet de l'Etat tunisien mais il doit être encore affiné et soumis aux députés de l'Assemblée constituante pour approbation.

Rien n’est encore officiel mais les discussions semblent cette fois en passe d’aboutir ; un accord serait même conclu à 90% selon les islamistes, majoritaires dans la nouvelle assemblée.

Selon cet accord, l’opposant historique à Ben Ali, Moncef Marzouki, leader du CPA, arrivé en seconde position aux dernières élections, deviendrait, conformément à son souhait, le nouveau président tunisien.

Le social-démocrate Mustafa Ben Jaafar, dont la formation Ettakatol est arrivée en quatrième position, se contenterait lui de la présidence de l'assemblée constituante.

Dans cette coalition, les islamistes conserveraient la tête de l’exécutif gouvernemental, avec pour nouveau Premier ministre l’actuel numéro deux du parti Ennahda, Ahmadi Jebali.

Pour autant, les états-majors des trois partis précisent que cet accord est encore provisoire. De nombreuses questions sont encore en suspens, en premier lieu celle des nouvelles prérogatives de chacune de ces trois fonctions, qui font encore l’objet de vives discussions.

Tous ces choix de la nouvelle coalition gouvernementale devront de toutes façons être validés par le vote des 217 élus de l’Assemblée constituante qui prendront leurs fonctions mardi prochain. 

source : http://www.rfi.fr/afrique/20111119-tunisie-accord-le-partage-pouvoir-profile

 

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Une source partisane tunisienne dément la conclusion d'un accord sur les postes-clés dans le pays


Une source partisane responsable a démenti samedi que les partis ayant obtenu la majorité lors du dernier scrutin en Tunisie soient parvenus à un accord autour des postes-clés de l'Etat et sur la formation du prochain gouvernement.

M. Mohamed Bennour, porte-parole du Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL, Takatol), participant aux négociations politiques sur la formation d'une coalition gouvernementale, a démenti que les partis de la majorité soient parvenus à un accord final sur les postes-clés au sein de l'Etat et la formation d'un gouvernement issu des élections de l'Assemblée constituante du 23 octobre dernier.

Il a estimé que les informations rapportées par les médias sur la conclusion d'un accord entre son parti et le parti Ennahda et, le parti du Congrès pour la République n'étaient autre qu'une «anticipation des faits et une pression exercée par certains milieux politiques sur le Fdtl».

M. Abdelwahab Mouatar, responsable au sein du Congrès pour la République (CPR) avait déclaré vendredi soir que les trois partis étaient parvenus à un accord de principe sur la nomination de M. Moncef Marzouqi au poste de président de la République, et de M. Mostefa Ben Djaafar président de l'Assemblée constituante élue le 23 octobre dernier Hamadi Jabali, numéro 2 du parti Ennahda dirigerait le gouvernement en vertu de l'accord, et serait chargé de former le 2e gouvernement de transition.

Les trois partis qui détiennent 138 sièges des 217 au sein de l'Assemblée constituante avaient entamé depuis trois semaines des consultations politiques dirigées par le parti Ennahada pour aboutir à un accord sur le programme politique et économique du gouvernement de coalition et la répartition des postes importants de l'Etat.

source : http://www.lexpressiondz.com/linformation_en_continue/142986-une-sour


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 Paysage après la tempête

 

La première leçon à tirer de ces élections, c’est que le peuple tunisien était mûr pour la démocratie. Les électeurs inscrits se sont déplacés en masse – près de 80% – pour voter. Et même si ces inscrits représentaient que la moitié des électeurs potentiels, il est bien des démocraties plus ancrées que la nôtre qui nous envieraient ce score.  Le peuple  est mûr pour la démocratie car ses premières élections se sont en outre déroulées, en dépit de quelques incidents somme toute normaux, dans d’excellentes conditions. Il faut rendre hommage à cet égard au travail de l’ISIE, celui de son président comme de chacun de ses membres, pour la performance remarquable qui a été la leur. Grâce à elle, grâce à la sécurisation des sites électoraux par l’armée, grâce à la constance du gouvernement transitoire, grâce surtout à la conscience des citoyens et à leur désir de réussir cette première expérience démocratique du monde arabe, notre coup d’essai a été un coup de maître. Et un coup qui en appelle de nombreux autres, tout en annonçant la couleur. Désormais, plus aucun gouvernant ne pourra ignorer la voix du peuple tunisien. Et chaque tunisien, en retrouvant le statut de citoyen dont il était privé depuis un demi-siècle, peut légitimement chanter victoire.

 

 La seconde leçon, c’est que le peuple s’est exprimé, et avec force, pour choisir ceux qu’il veut voir diriger le pays. Mais il a aussi exprimé sa diversité, en dessinant une Assemblée Nationale Constituante malgré tout multicolore. La couleur d’Ennahdha y est certes très présente, fortement dominante, mais sans que ce parti dispose de la majorité absolue – écrasante – qui était celle du RCD et avant lui du PSD et du Néo Destour. Ce qui signifie que la majorité devra composer, et que l’opposition aura un rôle. Un rôle sans doute faible, à la mesure de son poids électoral, mais un rôle tout de même. C’est une bonne nouvelle pour la démocratie, tant il est vrai qu’en l’absence d’opposition celle-ci n’est qu’illusion.

 

Là s’arrêtent hélas les motifs de satisfaction pour les démocrates. Et même si c’est loin d’être négligeable, le temps est venu pour eux de regarder en face les raisons de cette débâcle. Car si la mouvance démocratique compte presque autant d’élus à l’ANC qu’Ennahdha  (77 contre 89), le paysage est beaucoup moins glorieux si l’on omet de compter en son sein les partisans des Docteurs Marzouki et Ben Jaafar, qui ont tous deux rallié le camp du vainqueur, le premier après l’avoir annoncé  tout au long de la campagne et le second après avoir juré jusqu’au dernier moment qu’il n’en ferait rien. Les démocrates ne pourront donc compter que sur moins d’une trentaine d’élus pour  défendre un autre point de vue que celui du gouvernement sur notre future Constitution. Plus que d’une défaite, il s’agit donc d’une déroute.

 

Revenons une dernière fois sur les raisons tactiques – électorales – qui y ont conduit. L’auteur de cet article fait partie de ceux qui ont alerté avec insistance sur le suicide électoral que constituait la multiplication des offres politiques portant le même projet, à quelques nuances près. D’autant plus que ces élections étaient nos premières libres depuis 55 ans, que la plupart des partis en lice étaient inconnus du public quelques mois auparavant, et que la démesure des ego et des ambitions présidentielles de certains de leurs dirigeants – affichées sans vergogne et sans égard pour la nature de l’élection – a achevé d’irriter les citoyens les mieux disposés à leur égard. Les urnes ont finalement infligé un démenti cinglant à ceux qui prétendaient « ratisser large » grâce à la multiplication des offres politiques similaires et aux spécificités du mode de scrutinEn démocratie élective, les petits ruisseaux ne font pas les grands fleuves, pas plus que  l’addition des minorités ne fait les majorités. Car au contraire des militants, qui consacrent leur temps aux structures qui leur ressemblent, les électeurs accordent leurs voix aux projets  qui les rassemblent et qui leur donnent le sentiment de pouvoir l’emporter. Les électeurs tunisiens n’ont pas dérogé à cette règle. Ils ont sanctionné la tentation de réduire la politique à une arithmétique qui s’écrirait loin de leurs yeux au lendemain du scrutin. Et ils ont rappelé aux partis qu’avant de compter les voix, il faut construire le projet qui les rassemble et les multiplie. 

 

         L’Impossible Agenda de la Constituante        

 

Mais là n’est plus l’essentiel, même s’il faut bien évidemment en tirer toutes les leçons, car une défaite de cette ampleur ne peut être imputée aux seules erreurs tactiques. Beaucoup plus essentielle a été la difficulté de composer avec l’agenda de la Constituante, qui s’est imposé après Kasbah 2 en se révélant impraticable à l’usage. Impraticable, alors que nous venons précisément d’élire avec succès une Constituante ? Certes, mais nous l’avons fait à l’issue d’une campagne électorale qui a pour l’essentiel éludé le sujet. A l’exception notable des listes de Dostourna et du Professeur Belaïd, dont on peut regretter que les projets de constitution soumis aux électeurs n’aient pas eu l’écho qu’ils méritaient.

 

C’est que, venant après une révolution effectuée au mot d’ordre de « khobz, horria, karama watania »[1], le débat sur des sujets aussi techniques était d’autant plus impossible à tenir que la question de fond avait rapidement été retirée des enjeux de la campagne, tout en continuant à structurer ses débats. Car tous les partis en lice se sont prononcés pour le maintien de la mouture actuelle de l’article 1er de la constitution, qui constitue le compromis historique – quoique non dénué d’ambiguïté – ayant permis la construction de la Tunisie moderne. Quels enjeux restait-il donc à régler dans ce débat ?

 

En vérité, la revendication d’une Constituante tenait davantage à la force du symbole de rupture avec le régime passé que représente l’instauration d’une seconde République qu’à un désir d’une réforme constitutionnelle profonde, allant au-delà du nettoyage des amendements liberticides introduits par le régime dictatorial. Il y a d’ailleurs fort à parier que la nouvelle constitution ne soit pas beaucoup plus qu’une déclinaison plus parlementariste de celle de 1959 puisque, selon le dogme désormais dominant, le régime parlementaire serait le seul à même de nous prémunir du retour de la dictature. Sans considération pour le fait que ce sont des régimes parlementaires qui n’ont pas su hier empêcher les dictatures de Salazar, Mussolini, Hitler et Pétain.

 

Parmi les autres symboles forts de rupture, celui ne justice transitionnelle pour solder nos comptes avec la dictature mafieuse figurait en bonne place. Au lieu de cela, nous n’en avons eu que deux ersatz sous forme de commissions qui, en dépit des efforts du Professeur Abdelfattah Amor et de Me Taoufik Bouderbala, n’ont pas réussi à convaincre les tunisiens de la portée de l’entreprise en la matière.

 

Au final, seule la question des mécanismes politiques de la transition a été traitée, avec maestria quoique non sans heurts, au sein de la Haute Instance présidée par le Professeur Yadh Ben Achour. A la décharge des deux autres, il faut reconnaître l’immense difficulté que représentait la rupture radicale avec un régime dont nombre de figures marquantes, au premier rang desquelles le président de la république et le premier ministre, étaient présentes dans les institutions de transition. Mais comment aurait-on pu régler autrement le diptyque transition/rupture, en l’absence d’une force politique exprimant ce processus révolutionnaire qui a eu raison du pouvoir de Ben Ali  sans avoir la capacité de le ramasser ? Fallait-il laisser les représentants de l’ancien régime  gérer seuls la transition ? Ou au contraire exiger la dévolution du pouvoir au peuple, alors qu’aucune force n’avait émergé sur la scène qui eût la capacité de l’exercer ou la légitimité pour le faire ?

 

Les vainqueurs du 23 Octobre ont choisi la première option. En se tenant à l’écart des gouvernements successifs de la transition, en contribuant à la chute des deux premiers, ils se sont parés d’une radicalité de rupture qui, ajoutée à d’autres - parmi lesquelles leur opposition constante et courageuse au régime déchu – a été récompensée par les électeurs. Tandis que les partis qui se sont associés à la transition, en prenant la responsabilité de contribuer – y compris par leur participation à ses différentes instances – à ce qu’elle s’effectue de cette manière remarquable qui a forcé l’admiration du monde, en ont été lourdement sanctionnés. A également été sanctionné d’une manière qu’on pourra trouver injuste leur attachement aux acquis de la Tunisie indépendante, victimes collatérales d’une volonté de rupture qui a parfois conduit à confondre le bébé avec l’eau du bain. Mais l’instant de la révolution n’est pas celui de la juste rétribution des mérites, et il appartiendra à l’histoire de reconnaître ceux des acteurs de la transition que nous vivons.

 

L’Urgence de la Question Sociale 

 

La seconde absente du discours moderniste a paradoxalement été la question sociale et régionale. Alors que celle-ci avait donné le signal de départ de la révolution, elle a été mise sous le boisseau après Kasbah 2. L’effacement de l’UGTT du processus de transition à partir de ce moment-là constitue sans doute  une partie de l’explication. Comme en 1984, la direction de la centrale syndicale a montré sa difficulté à appréhender une problématique nationale posée en dehors du cercle des salariés. Les syndicats n’ont pu apporter que leur sympathie et leur solidarité aux jeunes chômeurs diplômés, sans jamais être en mesure de s’approprier leurs enjeux et leur combat. 

 

Du côté des forces de gauche – PDM et PDP en particulier – le paysage n’a guère été plus glorieux. Du triptyque « khobz, horria, karama watania », qui a porté la révolution tunisienne, et qui a impulsé la jonction des couches sociales ayant conduit à son succès, il y a eu deux lectures. D’un côté, celle des laissés pour compte et des régions oubliées, ces fameuses « régions de l’ombre » auxquelles la famille maffieuse au pouvoir prétendait apporter une réponse dans le cadre du 2626 avant d’en détourner les fonds à son propre profit. Pour ces « gueux de la république », la revendication était d’abord et avant tout sociale : celle d’investissements et d’emplois, seuls à même de leur procurer la dignité et l’insertion sociale à laquelle tout être humain aspire légitimement. De l’autre côté, celle des jeunes urbains qui ont rejoint la révolution en lui apportant le savoir-faire en matière de communication et de mobilisation qui a permis d’en faire la première  « révolution numérique » victorieuse du monde. Pour ceux-là, l’essentiel était de sortir de l’étouffement dans lequel la dictature les confinait, en les empêchant de toute forme d’expression et de réalisation sociale. Or cette jonction fondatrice a rapidement volé en éclats, victime des divergences sur la priorité des réformes, sociales ou politiques d’abord ? Et les caravanes de solidarité n’ont pas suffi à réduire le fossé qui s’est progressivement creusé entre les acteurs de la révolution, et qui a été mis en exergue par la scansion des « Kasbah » et des « Coupole ».

 

La dialectique transition/rupture a certes marqué – comme il est normal –  la question sociale.  Mais elle l’a aussi occultée, au point que Kasbah 2 se conclue non par des mesures amorçant le rééquilibrage entre les régions et la lutte contre le chômage, mais par l’imposition du  calendrier de « la Constituante d’abord ». L’exemple égyptien témoigne que, pour être le plus difficile, ce calendrier n’en est pas moins incontournable. Mais seuls ont su le maîtriser les vainqueurs des élections, qui ont pris soin de réduire la question à sa dimension symbolique pour parler d’autre chose, dans un partage des rôles parfaitement réglé. En premier lieu de la question de l’identité, qui répondait à l’évidence  au souci d’ancrage dans la tradition, exprimé par une société plus conservatrice que l’image d’Epinal amplement véhiculée n’avait pu le laisser penser. Et en second lieu de questions économiques, celles-ci étant prises en charge par le CPR au travers d’un discours de rupture avec la mondialisation, la dette et le recours aux investissements directs étrangers, sans qu’un modèle économique alternatif soit pour autant proposé. 

 

La Fin d’une Séquence Historique ?


Selon le mot de Nadia Omrane, le 23 Octobre marquerait une« fin de partie pour les enfants naturels de Bourguiba ». On ne peut qu’acquiescer, à condition de ne pas réduire ceux-là aux démocrates attachés aux valeurs de modernité de Bourguiba, qui furent aussi les premiers – il faut le rappeler – à goûter à ses prisons, mais d’y inclure aussi les vainqueurs du 23 Octobre. Quoiqu’ils s’en défendent, les islamistes tunisiens d’Ennahdha, qui ne cessent de clamer leur attachement au CSP[2] et (parfois) à un état civil, sont en effet – autant que les modernistes – les héritiers de Bourguiba et de ses prédécesseurs, d’Ahmed Bey à Khereddine Pacha et aux figures du mouvement « jeune tunisien » né à la suite des événements du Jellaz en 1911. Ils en sont le produit, comme Erdogan et l’AKP le sont de la Turquie d’Ataturk, car une réalité politique ne peut durer si elle est étrangère à la société et à son histoire.

 

Ceci étant, nous n’en arrivons pas moins à la fin d’une séquence historique – celle de la décolonisation – dont l’enjeu et l’outil ont été notre réappropriation des valeurs humanistes universelles, que la civilisation dominante revendiquait comme sa propriété exclusive, pour les retourner contre l’idée même de domination. Les révolutions arabes ont parachevé cet édifice, en intégrant avec force à nos attributs identitaires les concepts de démocratie, de liberté de conscience et d’état de droit. Cet acquis majeur de nos printemps a constitué une « divine surprise » pour nos sociétés, Car le mépris de la démocratie « formelle » - au prétexte de prétendues particularités qui nous tiendraient à l’écart de cette exigence universelle – a été le dénominateur commun des idéologies qui en ont structuré les imaginaires depuis les indépendances. Le pouvoir autoritaire exercé par des avant-gardes « éclairées » sur des peuples décrétés définitivement inaptes à exprimer leurs choix, voilà leur modèle unique et indépassable de gouvernement. Jusqu’à ce salutaire soulèvement des peuples qui l’a fait voler en éclats. Et qui ne s’arrêtera pas, n’en doutons pas, au champ politique ni à celui de l’expression démocratique. Mais qui investira tous les champs de la vie sociale, en impactant notamment la production intellectuelle de nos élites, par la réduction du hiatus entre les référents qui sont  actuellement les siens et ceux qui structurent l’imaginaire populaire.

 

La plus grande leçon de transformation sociale que nous ait finalement léguée Bourguiba, n’est-ce pas que celle-ci ne peut se conduire qu’en phase avec la société, en aucun cas malgré elle, et encore moins contre elle ? De tous ses « enfants naturels », ce sont paradoxalement les islamistes qui l’auront le mieux retenue, eux qui ont entamé un lent cheminement vers la société telle qu’elle est, en faisant progressivement le deuil de celle qu’ils fantasmaient. Un cheminement similaire devrait être d’autant plus aisé pour les démocrates que, pour avoir désavoué leurs partis, la révolution et les élections qui l’ont suivie n’en ont pas moins consacré leurs valeurs. Victoire éclatante, mais « victoire par contumace » en quelque sorte, comme le suggère Mohamed Ali Halouani en évoquant une modernité sans les modernistes. Ceux-ci se sont tout simplement vus signifier que leur langage pour l’exprimer et la faire partager était devenu obsolète, parce qu’inadéquat à la nouvelle réalité sociologique. Il est donc temps que celui-ci cesse de puiser quasi-exclusivement dans un corpus de références européen, pour renouer les fils rompus d’une modernité qui a également imprégné la sphère culturelle arabo-islamique.

La révision de certains paradigmes à laquelle cela les conduira n’occultera pas le débat entre conservatisme et progressisme, entre tradition et modernité, pas plus qu’elle ne mettra un terme au débat sur notre identité. Mais en dépassionnant ceux-ci, en les réinscrivant dans le temps long des transformations sociétales, elle contribuera à redonner une place à la politique, et à l’expression des clivages économiques et sociaux. Car c’est bien de cela qu’il s’agit in fine : pendant que notre révolution suivait son cours, plus de 100 000 chômeurs sont venus s’ajouter au chiffre de 600 000 que les tunisiens avaient – à juste titre – trouvé si insupportable qu’il les a conduits à chasser Ben Ali. Comment parviendrons-nous à les résorber si nous ne donnons pas les moyens d’un débat paisible, opposant des arguments solides et techniquement fondés, évitant toute stigmatisation, d’un débat démocratique en somme sur notre modèle de développement et nos choix économiques ?  Comment réduirons-nous le nombre de nos 2000 000 diplômés chômeurs si nous continuons à occulter le problème des formations dispensées par nos Universités ? Et comment rétablir – et développer – le tourisme et les 400 000 emplois qu’il représentait avant  la révolution ? Comment préserver notre ouverture sur l’Europe, vitale puisque c’est là que résident nos marchés, nos partenariats et nos investisseurs, dans un contexte marqué par un repli sur des positions identitaires ?

 

Ces débats, et beaucoup d’autres tout aussi essentiels, constitueront – pour peu qu’ils trouvent à se déployer – les vecteurs de l’indispensable recomposition politique qui permettra d’asseoir notre démocratie dans la durée. Une recomposition qui ira bien au-delà des simples regroupements de partis, et de la simplification du paysage politique pour le conformer aux exigences d’un système de démocratie élective. Elle traversera toutes les  familles politiques et idéologiques, y compris celles qui paraissent aujourd’hui les plus cohérentes et solides, en faisant émerger de nouveaux clivages. Inscrits dans le temps court de la politique, ceux-ci ne recouperont pas nécessairement les oppositions actuelles inscrites dans le temps long des transformations sociétales. Nous verrons alors que les tunisiens, tout attachés qu’ils soient à leur identité, se déterminent d’abord par rapport aux solutions proposées à leurs problèmes : comment vivre mieux, dans la dignité et la liberté, comment préserver nos emplois, comment mieux éduquer nos enfants pour leur offrir un meilleur avenir que celui qu’ont connu leurs parents. 

 

C’est là que résident les batailles à venir, et c’est autour de cela que se feront les recompositions politiques pour les gagner. 

par Mohamed Jaoua

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note 

[1] “Pain, liberté, dignité nationale”

[2] Le Code du Statut Personnel promulgué par Bourguiba en 1956, avait notamment proscrit  la polygamie et la répudiation.

source : http://blogs.mediapart.fr/blog/mohamed-jaoua/191111/tunisie-paysage-apres-la-tempete
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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 00:51

La Défense : comme une fête foraine ...

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Rencontre avec les Indignés de La Défense : "Je n’ai aucun espoir dans le vote..."

 

Les Indignés sur le parvis de la Défense en novembre 2011

Les Indignés sur le parvis de la Défense en novembre 2011

 

Malgré le froid et les interventions de la police, les Indignés entament leur troisième semaine d’occupation du parvis de La Défense. A cinq mois de l’élection présidentielle vont-ils peser sur la campagne électorale ? Rencontre avec des Indignés.

Sur le parvis de La Défense, les Indignés émergent lentement après une nuit inconfortable passée dans le froid. Fatigués à force de ne dormir que 2 à 5 heures par nuit, ceux-ci n’entendent pas abandonner leur occupation, malgré le harcèlement policier dont ils se disent victimes. Vont-ils peser sur la campagne ? FTV 2012 est allée à leur rencontre.

Sur les cartons posés au sol, les slogans fleurissent : "J’accuse l’Etat de nous avoir mis dans cet état : esclave de la dette". Outre l'annulation de celle-ci, les Indignés appellent à la "démocratie réelle maintenant."

Si tous s’accordent sur l’origine des problèmes qu’ils dénoncent, les avis divergent joyeusement sur le reste. "On a des gens de tous les bords politiques, même de droite", avance Benjamin, étudiant en BTS informatique.

Une diversité que les quelques dizaines d’Indignés présents se targuent d’entretenir, même si dans l’ensemble, aucun d’entre eux ne fait vraiment confiance à la politique. "Ce serait bien de peser sur la campagne présidentielle, mais je doute qu'en changeant de président quelque chose bouge", soupire Louise, 19 ans, étudiante en anglais.


"Je suis contre le fait d’avoir un gouvernement"

Le changement, les Indignés l’appellent de leurs vœux. Mais aucun d’entre eux ne se fait d’illusion. "Ca ne change pas grand-chose l’élection présidentielle, il faut changer tout le système", conclut Benjamin en grelottant.

Sur les quelques palettes que les Indignés ont récupérées, des bâches protègent les couvertures et les vêtements du vent omniprésent.

Plus loin, Eva, 26 ans, sans emploi depuis quelques mois, est encore plus désabusée. "Je n’ai aucun espoir dans le vote, explique-t-elle. D’ailleurs, je ne vote pas : je suis contre le fait d’avoir un gouvernement." Le point de vue est radical, mais il est partagé par beaucoup de jeunes.


"Les politiques ne comprennent rien du tout"

Ce n’est pas le cas de Jérémie, 20 ans. Pour cet électricien en alternance, "tout le monde doit voter" parce que "c’est un droit" comme d’être "ici", à occuper La Défense. "Voter, c’est important, même blanc", ajoute-t-il, alors qu’une Indignée distribue une soupe aux lentilles pour l’ensemble du camp.

Tandis que des passants s’approchent pour discuter avec eux, Nicolas s’échine à manier son mégaphone avec autorité. "Je suis Indigné : de toute façon, je n’ai rien à faire de mieux !", s’exclame le brocanteur, qui vit du RMI depuis 12 ans et cherche un financement pour sa formation en charpenterie-menuiserie.

"J’ai voté Montebourg au premier tour de la primaire socialiste et Hollande au second tour, précise l’apprenti tribun. Il faut voter parce que tout est politique. Mais les politiques ne comprennent rien du tout, ils n’en n’ont rien à foutre !"


Récupération politique ?

"Les politiques suivent leur intérêt, pas l’intérêt public", surenchérie Dieu-Merci - carte d'identité faisant foi -, qui appelle les citoyens au rassemblement  avec les Indignés.

Pendant ce temps, deux femmes voilées apportent discrètement quelques victuailles. S'ils ne bénéficient pas de la tolérance de la préfecture de Paris, les Indignés peuvent compter sur l’élan de solidarité qu’ils ont suscité auprès des riverains. Pain, noix, oranges, lait, thé et sucre : ils ont encore de quoi tenir.

"La politique doit se faire dans la rue, avec le peuple, pas par quelques politiques", explique Benjamin. "Trop de pouvoir sur les épaules de quelqu’un, ce n’est pas très démocratique", précise-t-il.

"Notre mouvement est a-partisan, mais politique et civique, souligne Louise qui craint une récupération du mouvement. On accepte tout le monde, mais ceux qui viennent le font en tant que citoyen."

Le mouvement des Indignés est né du best-seller de Stéphane Hessel, "Indignez-vous !". L’auteur a soutenu l’écologiste Nicolas Hulot avant d’apportersa caution à Martine Aubry durant la primaire socialiste.

source : http://www.francetv.fr/2012/rencontre-avec-les-indignes-


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Indignés Marocains à la Défense ... (Samedi à 17 h)

 

Appel d'une indignée à les rejoindre le 19 novembre 2011 from Julien Marie on Vimeo.

 

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Les besoins  des Indignés de la Défense 

 

Si vous voulez aidez les indignés qui occupent la Défense depuis le 4 novembre malgré les conditions très difficile et la pression policière toujours plus forte, voilà une liste des besoins du campement.

 LOGISTIQUE

  • bougies
  • scotch marron (pour les cartons) et classique (de bureau)
  • piles
  • couteau suisse
  • colle (en tube et pr papier peint)
  • pinceaux
  • peinture (en tube et en en bombe)
  • ciseaux
  • marqueurs
  • stylos
  • chaises pliantes

CUISINE

  • Matériel
  • ouvre-boîtes
  • couverts
  • assiettes en papier
  • réchaud à gaz
  • gobelets
  • sac poubelles
  • éponges
  • torchons
  • gamelles (fait-tout, marmittes)
  • bouilloires
  • tupperwares
  • Alimentaire
  • Jus de fruits
  • chocolats
  • céréales
  • café/thé/tisane
  • sucre
  • pâtes/riz
  • charcuteries
  • pain
  • repas chauds préparés

SANTÉ & DIVERS

  • pansements
  • ventaline
  • compresses
  • désinfectant
  • préservatifs
  • paracétamol et ibuprofène
  • tampons/serviettes hygièniques
  • arnica
  • ketum
  • Papier toilette
  • malox
  • synthol
  • masques d’hygiène
  • bouillotes
  • couverture (de survie et en laine)/vêtements chauds (pulls, chaussettes, bonnets, gants, écharpes)
  • duvets/tapis de sol
  • draps
  • parapluies
  • bâches
  • anoraks
  • tentes
MERCI A TOUS POUR VOTRE SOUTIEN ! ON LACHE RIEN !
Site des Indignés de la Défense : http://www.occuponsladefense.net/

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Les indignés en images...

occupy-Wall-Street.jpg

Pour davantage d'informations cliquer : http://occupywallst.org/

occuper-Londres.jpg

Pour davantage d'informations cliquer : http://occupylsx.org/

occupons-montreal.jpg

Pour davantage d'informations cliquerhttp://occuponsquebec.org/

 

 

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Espagne: "journée de réflexion" pour les "indignés" à la Puerta del Sol


(Belga) A la veille des élections en Espagne, de petits groupes d'"indignés" se sont installés samedi sur la place de la Puerta del Sol à Madrid, dénonçant un "retour en arrière" avec la victoire annoncée de la droite.


Espagne: "journée de réflexion" pour les "indignés" à la Puerta del Sol

Espagne: "journée de réflexion" pour les "indignés" à la Puerta del Sol

Les "indignés" ont organisé à leur façon la traditionnelle "journée de réflexion" qui précède les élections, alors que toute manifestation politique est interdite. Ils devaient par exemple mettre en scène une expulsion de propriétaire surendetté, l'une des cibles favorites du mouvement, ainsi que "le dernier mariage de deux lesbiennes", en allusion à l'hostilité supposée de la droite contre le mariage homosexuel, autorisé en 2005 par le gouvernement socialiste.

Quelques "indignés" se sont mobilisés aussi à Barcelone, la deuxième ville d'Espagne, ou à Valladolid, dans le centre du pays. Le mouvement des "indignés", né au printemps d'un élan populaire inédit en Espagne, en réaction à la crise, s'est mis en sourdine après de grandes manifestations dans tout le pays, mais perdure par exemple en luttant contre les expulsions de propriétaires surendettés. Une victoire du Parti populaire, après sept ans de gouvernement socialiste, et les nouvelles mesures de rigueur qui se profilent, pourraient dans les mois qui viennent attiser la grogne sociale. "Avec la politique à venir du Parti populaire, nous pouvons prévoir une augmentation des manifestations, qu'elles soient d'origine "indignées", syndicales ou corporatistes. Il y aura des mobilisations très fortes, qu'elles soient ou non sous l'étiquette "indignés"", estime Antonio Alaminos, professeur de Sociologie à l'université d'Alicante. (GFR).

source : http://www.levif.be/info/belga-politique/espagne-jour


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 Les "indignés" espagnols prêts à manifester, pas à voter

 

par Jonathan Gleave

MADRID (Reuters) - "Los Indignados", les indignés espagnols, sont prêts à reprendre les rues du pays dès que le futur gouvernement dévoilera ses mesures d'austérité qui s'annoncent drastiques.

Six mois après leur mouvement d'occupation des places publiques, notamment la Puerta del Sol à Madrid, les jeunes Espagnols ont été discrets durant la courte campagne en vue des élections législatives de dimanche.

Fidèles à leur ligne de conduite du printemps dernier, ils appellent à boycotter les deux principaux partis, le Parti populaire (PP, droite), qui devrait remporter le scrutin, et le Parti socialiste (PSOE), qui quittera probablement le pouvoir.

Sur les réseaux sociaux, les deux partis qui ont seuls exercé le pouvoir depuis la fin du franquisme et le retour de la démocratie, en 1978, n'en forment plus qu'un: le "PPSOE".

Et si la grande majorité des indignés sont de gauche, ils ont le sentiment d'avoir été trahis par les socialistes. Le rejet de l'actuel président du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, est immense - il ne se représente pas - et il leur est inimaginable de voter pour le PSOE.

Mais au-delà du rejet de "l'establishment politique", aucun choix ne fait consensus. Ni l'abstention, ni le vote blanc, ni les petits partis.

"Je sais davantage pour qui je ne voterai pas que pour qui je voterai", résume Paula Garcia, étudiante en communication, qui hésite entre la coalition Gauche unie (IU) et l'un des petits partis.

Gauche unie, troisième force politique du pays, devrait réunir la plupart des suffrages des "indignados", ayant été l'un des plus grands adversaires du sauvetage des banques et de la rigueur.

Mais le premier bénéficiaire de l'appel au boycottage du scrutin sera le PP, à qui le vote de contestation contre les socialistes devrait faciliter l'obtention de la majorité absolue aux Cortes.

 

"AUCUNE IMPORTANCE"

La perte de confiance dans la classe politique espagnole a été un facteur majeur du succès du mouvement des indignés, en particulier chez les jeunes, premières victimes du chômage - 21% de la population active, supérieur à 40% chez les moins de 25 ans.

"Je suppose que je voterai dimanche mais ça n'a aucune importance. Les grandes manifestations viendront quand les vrais problèmes seront sur la table: les coupes budgétaires", dit Ciril Vidal, artiste de rue âgé de 42 ans.

Le probable futur président du gouvernement, Mariano Rajoy, n'a pas dit grand-chose de son programme économique mais, en raison de l'état des finances publiques, on s'attend à des mesures immédiates de réduction des dépenses et de réforme du marché du travail.

"De plus en plus de gens voient que l'on n'a pas besoin d'un nouveau gouvernement, plutôt d'un modèle totalement nouveau", affirme Ciril Vidal.

Contrairement aux manifestations en Grèce et en Italie, où des groupuscules anarchistes ont semé le trouble en marge des manifestations contre l'austérité, le mouvement des "indignados" est resté pacifique.

Les rassemblements hétéroclites de jeunes en quêtes d'emploi, de retraités sans le sou et d'anticapitalistes ont essaimé dans de nombreuses villes espagnoles et ailleurs en Europe et aux Etats-Unis.

En organisant le 16 octobre une "journée mondiale de la colère", suivie assidument à Madrid, les indignés espagnols ont montré qu'ils étaient prêts à replanter leurs tentes.

Un défilé est prévu samedi, en dépit de l'interdiction de manifester la veille des élections.

Jeudi soir, des milliers de professeurs et étudiants ont manifesté à Madrid et ailleurs contre un projet de réduction des postes et des fonds alloués à l'enseignement public.

Une façon de prévenir Mariano Rajoy que ses mesures d'austérité ne passeront pas sans opposition.

Clément Guillou pour le service français, édité par Gilles Trequesser

source : http://tempsreel.nouvelobs.


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La petite histoire de Puerta del Sol


 
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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 20:07

 

 

 

تالة: خطا في قائمة النيابة الخصوصية للمجلس البلدي المنشورة بالرائد الرسمي و والي القصرين يتصل بالوزير الاول و وزير الداخلية لتداركه



علمت " التونسية " ان قائمة النيابة الخصوصية لبلدية تالة التي تم تعيينها مؤخرا و نشرت في الرائد الرسمي الاخير للجمهورية التونسية ليست هي التي اقترحتها السلط الجهوية بالقصرين بعد اخذ اراء اهالي تالة .. و بمجرد الاطلاع عليها  عبر ابناء تالة عن رفضهم لها و تساءلوا كيف يتم تمريرها و قام عدد منهم بالاتصال بولاية القصرين للاستفسار عن امرها فجاءهم الرد بانه حصل خطا في نشرها و هي ليست القائمة التي وقع ارسالها الى الداخلية .. و علمت " التونسية " ان والي القصرين اتصل هاتفيا بكل من الوزير الاول و وزير الداخلية و اعلمهما بامر القائمة الخاطئة فاكدا له انه سيتم تدارك الخطا و اصدار منشور جديد يحمل اعضاء القائمة الحقيقية ..و للاشارة فان اهالي تالة نظموا منذ اسابيع انتخابات بلدية خاصة بهم اسفرت عن نجاح قائمة تولوا ارسالها للسلط الجهوية و اقترحوا اعتمادها كنيابة خصوصية لبلديتهم فوافقتهم عليها و اعلمت وزارة الداخلية بالامر فاقرت

source : http://www.attounissia.com.tn/details_article.php?t=64&a=42265&temp=1&lang

 

Archives 

لمجلس البلدي بتالة... بين شرعية الصندوق... وأيادي العابثيين...

post le Nov 10, 2011 par Fadhel
تأكّد لنا أن المجلس المُنتخب شرعيا للنيابة الخصوصية لبلدية تالــة منذ أشهر وقع تغييره دون وجه شــرعي و تلاعبت أياد خفية بحكم صندوق الاقتراع بل و ديست إرادة المواطن في تالة و إلاّ كيف يقع اختيار قائمة أخرى من غير القائمة التي تـمّ انتخابها من طرف شعب تالــة, و الله أمر غريــب و أو قل " قيّــد على الثــورة " 
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