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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 04:16

 

 

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Ancien chef des services du renseignement de Kadhafi : la Libye doit s'efforcer d'obtenir la justice, pas la vengeance


La CPI a émis un mandat d'arrêt contre Abdullah al Senussi pour deux chefs de crimes contre l'humanité.

 

Un an après que le colonel Mouammar Kadhafi eut été capturé et tué, Amnesty International demande aux autorités libyennes de remettre immédiatement à la Cour pénale internationale (CPI) l'ancien chef du renseignement militaire du régime, afin qu'il réponde des charges de crimes contre l'humanité pesant contre lui.

Bien qu'il fasse l'objet d'un mandat d'arrêt de la CPI depuis juin 2011, Abdullah al Senussi a été extradé vers la Libye le 5 septembre, après avoir été arrêté en Mauritanie en mars de cette année.

Depuis qu'il est incarcéré en Libye, ni ses proches, ni ses avocats ni aucune organisation indépendante n'a semble-t-il pu avoir accès à lui, s'inquiète Amnesty International.

Le cas d'Abdullah al Senussi est symptomatique d'une situation plus générale en Libye, celle d'une justice totalement désorganisée.

« Un an après la fin des hostilités, les victimes de graves violations des droits humains, qu'elles aient été commises par l'ancien gouvernement ou par l'opposition de l'époque, attendent toujours justice. Ce que nous voyons aujourd'hui en Libye, ce n'est pas la justice, c'est la vengeance, a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International.

« Juger Abdullah al Senussi en Libye, où le système judiciaire reste faible et où les procès demeurent inéquitables, c'est compromettre le droit des victimes d'obtenir justice et réparation. Il faudrait au contraire qu'il soit amené à répondre dans le cadre d'une procédure équitable des charges de crimes contre l'humanité portées contre lui par la CPI. »

Un nouveau Congrès général national a été élu en Libye, mais le système judiciaire du pays reste pratiquement paralysé.

Des milliers de personnes accusées d'avoir combattu pour le régime Kadhafi, ou de l'avoir soutenu, sont toujours détenues, pour la plupart sans inculpation ni jugement. Certaines sont ainsi privées de liberté depuis 18 mois, voire plus. Un grand nombre de détenus ont déclaré qu'ils avaient subi des tortures ou d'autres formes de mauvais traitements, et qu'ils avaient dû signer des « aveux » sous la contrainte ou la torture.

Lors d'une mission en Libye en septembre, Amnesty International a rencontré des procureurs, des policiers, des chargés d'enquêtes pénales et d'autres personnes travaillant dans le secteur judiciaire, ainsi que des avocats qui ont souligné les difficultés et les menaces auxquelles ils sont confrontés dans l'exercice de leur mission, compte tenu de la situation actuelle en matière de sécurité et du fait que ce sont les milices armées qui exercent de facto l'autorité.

Que ce soit pour des raisons idéologiques ou par crainte de représailles, très peu d'avocats acceptent de représenter ceux qui se sont montrés fidèles au colonel Kadhafi.

Ces craintes sont justifiées. Amnesty International a recueilli des informations sur plusieurs cas d'avocats défendant des partisans présumés de Mouammar Kadhafi et qui ont fait l'objet de violences, menaces ou actes de harcèlement. Des proches de personnes accusées d'avoir soutenu l'ancien gouvernement disent qu'ils ne trouvent pas d'avocat pour défendre leur parent, ou qu'on leur demande des honoraires exorbitants.

Par ailleurs, l'arrestation et le placement en détention, en juin 2012, d'une équipe de juristes de la CPI venue en Libye pour s'entretenir avec le fils de l'ancien dirigeant, Saif al Islam Kadhafi, a jeté de sérieux doutes quant à la capacité et à la volonté sincère de la Libye de juger selon des procédures équitables les anciens responsables du régime déchu.

Contrairement au dossier al Senussi, la demande de remise de Saif al Islam Kadhafi à la CPI a été suspendue, dans l'attente d'une décision sur une requête de la Libye contestant la compétence de la cour internationale.

Complément d'information

En juin 2011, la CPI a délivré un mandat d'arrêt contre Abdullah al Senussi, Mouammar Kadhafi et le fils de celui-ci, Saif al Islam Kadhafi, pour deux chefs de crimes contre l'humanité – meurtre et persécution – commis dans la ville de Benghazi (est de la Libye) en février 2011. Abdullah al Senussi a été arrêté à l'aéroport de Nouakchott, la capitale mauritanienne, en mars 2012. Il est resté détenu en Mauritanie jusqu'à son extradition.

La législation libyenne ne reconnaît pas les crimes contre l'humanité, ce qui constitue un obstacle supplémentaire et important empêchant le pays de mener des enquêtes et des poursuites effectives dans de telles affaires.

Amnesty International estime qu'Abdullah al Senussi et les autres soutiens ou soutiens présumés de l'ancien gouvernement courent un danger réel de subir des tortures ou d'autres formes de mauvais traitements en détention. La législation libyenne prévoit par ailleurs l'application de la peine de mort, à laquelle l'organisation est opposée en toutes circonstances, car il s'agit d'une violation du droit à la vie et du châtiment le plus cruel, le plus inhumain et le plus dégradant qui soit.

Abdullah al Senussi a été publiquement accusé d'autres crimes commis au cours des 40 dernières années en Libye, notamment de l'exécution extrajudiciaire de plus de 1 200 détenus dans la prison d'Abu Salim en 1996. Amnesty


 

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Les milices poursuivent leur offensive à Bani Walid


Des miliciens de Misrata, qui ont pris mercredi le contrôle de la cité voisine de Bani Walid, ancien fief de Mouammar Kadhafi, ont poursuivi leur offensive urbaine, vendredi, utilisant des armes à feu
et des lance-roquettes.


Le groupe de combattant baptisé "Bouclier de Libye" et affilié au ministère de la Défense a bombardé pendant plusieurs jours la localité située sur des hauteurs, provoquant la fuite de plusieurs milliers de familles.

Ces combats ont fait des dizaines de tués et des centaines de blessés après la demande du gouvernement que les autorités de Bani Walid livrent les ravisseurs et les tortionnaires d'Omar Chaabane, un combattant rebelle qui avait participé à la capture de Kadhafi à Syrte le 20 octobre 2011.

Chaabane, originaire de Misrata, est mort des suites de ses blessures dans un hôpital parisien en septembre après deux mois de captivité à Bani Walid.

Cette intervention des miliciens illustre une nouvelle fois l'incapacité du gouvernement libyen à imposer son autorité sur les groupes armés qui ont officiellement fait voeu d'allégeance au pouvoir central mais continuent à faire ce qu'ils veulent sur le terrain.

"Il y a des personnes recherchées à Bani Walid et nous sommes prêts à les livrer mais elles ont également des droits", a dit un étudiant membre de la tribu Warfala vivant à Benghazi. "Vous pensez vraiment que nous allons les remettre aux milices qui n'ont aucune légitimité ?" a-t-il interrogé.

Beaucoup d'habitants de cette ville de 70.000 âmes située à 170 km au sud de Tripoli appartiennent à cette tribu dont la majorité des membres demeura loyale à Kadhafi. Longtemps isolée du reste de la Libye, l'agglomération craint désormais des représailles et s'inquiète de son avenir.

Ils redoutent de subir le même sort que la cité portuaire de Syrte, dernier bastion des partisans de Kadhafi, qui estime être aujourd'hui abandonnée par le gouvernement libyen en signe de représailles.

EFFORTS DE RECONCILIATION

Le nouveau pouvoir a mis en place des comités chargés d'assurer la sécurité, les services et de veiller au retour des réfugiés à Bani Walid mais les miliciens sont déterminés à rester en place pour, disent-ils, garantir la sécurité.

"Ce genre de groupes ont un passé et une certaine perception de ce que devrait être la Libye et cela ne correspond pas nécessairement avec celle des élus du Congrès national (au pouvoir)", explique Claudia Gazzini d'International Crisis Group.

"Cela risque de retarder les efforts de réconciliation qui auraient pu se développer d'une manière pacifique entre Bani Walid et le reste de la Libye", ajoute-t-elle.

La situation actuelle de la ville illustre les défis auxquels sont confrontés les nouveaux dirigeants libyens pris entre une nécessaire réconciliation et les rancunes tenaces à l'égard de ceux qui - souvent par peur, parfois par intérêt mais aussi par loyauté à l'égard de Kadhafi - choisirent de ne pas soutenir la rébellion.

Le gouvernement sait qu'il doit imposer un équilibre afin d'écarter le risque de nouveaux troubles.

Les Nations unies ont appelé les milices à faire preuve de retenue, une recommandation qui n'a pas été entendue alors que le système judiciaire libyen est largement désorganisé. maghrebemergent

 


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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 04:02

Reporters sans frontières salue l’annonce faite, le 17 octobre 2012, par le gouvernement tunisien, d’appliquer les deux décrets-lois encadrant le travail des professionnels de l’information et régulant le système des médias, mais demande des précisions et des clarifications. Cette annonce intervient à l’issue d’un mouvement de grève générale [1] touchant la quasi-totalité des médias tunisiens, privés comme publics, presse écrite, médias audiovisuels ou en ligne, ce même 17 octobre.

Sont concernés les décrets-lois 115, relatif à la liberté de la presse, de l’impression et de l’édition, et 116, relatif à la mise en place d’une Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle, signés le 2 novembre 2011 par l’ex-président intérimaire Foued Mebazaa. Leur application est bloquée par le gouvernement de coalition, dirigé par Ennahda, depuis son arrivée au pouvoir fin 2011, arguant du fait qu’il les considère comme ‘incomplets’.

“Cette annonce est en tant que telle positive, même si elle arrive tardivement. Elle vient souligner le caractère décisif de la lutte menée depuis des mois par les journalistes tunisiens, le SNJT, l’INRIC et les organisations internationales, pour mettre un terme à l’instrumentalisation, par le gouvernement, du vide juridique en vue de maintenir sous sa coupe les médias, s’est félicitée Reporters sans frontières. Toutefois, il est urgent que le gouvernement précise le calendrier relatif à l’application de ces décrets-lois, ainsi que si leur adoption est définitive ou temporaire. Le gouvernement doit tout faire pour que cette annonce se traduise rapidement par des actes, sans quoi, il se sera aisé de conclure que l’intention n’était qu’électoraliste”.

 

Décret-Loi 115

 

 

Le décret-loi n°2011-115 du 2 novembre 2011, relatif à la liberté de la presse, de l’impression et de l’édition consacre notamment les droits des journalistes, interdit les restrictions à la circulation de l’information et protège les sources des journalistes.

En février 2012, Reporters sans frontières avait rendu public son analyse juridique de la loi sur la presse. L’organisation avait alors estimé que “même s’il demeure imparfait, ce texte présente une avancée majeure qui marquera l’histoire de la Tunisie. Il doit constituer un standard minimum de protection. Toutefois, il ne pourra avoir de sens que s’il est défendu par les autorités et s’il s’accompagne d’une réforme en profondeur des systèmes judiciaire et administratif”.

Les points positifs du décret-loi 115 :

  • Le principe de la liberté de la presse y est déclaré. 
  • La dépénalisation des délits de presse comme l’injure et la diffamation est instaurée. 
  • Les délits d’offense et l’encadrement strict des publications étrangères disparaissent tout comme les autorisations préalables à toute publication.
  • Le texte est marqué également par le souci de protéger le journaliste et son travail d’investigation par les dispositions sur l’accès à l’information, le secret des sources, la qualification de délit aggravé en cas d’agression de journaliste.

L’application de ce décret-loi aurait pour conséquence notamment :

  • de mettre en place une commission indépendante pour la carte de presse (article 8), disposition qui nécessite un décret d’application, 
  • de punir les auteurs d’agressions physiques et verbales contre les professionnels de l’information, considérés comme des fonctionnaires (articles 12 et 14),
  • d’abolir « tous les textes précédents en contradiction avec le présent Code, à compter de la date d’entrée en vigueur du Code de la presse » (article 2).

Toutefois, en plus de l’abrogation des dispositions contraires au texte, il est crucial de consacrer le caractère exclusif de cette loi spéciale, et de s’assurer que celle-ci s’applique, et non les dispositions générales. Il faut, en effet, éviter que dans certaines situations relevant d’un abus de la liberté d’expression par voie de presse, des dispositions générales du code pénal ou d’une autre loi soient appliquées. Ce qui reviendrait à réduire à néant le texte.

 

Décret-Loi 116

Ce décret-loi prévoit la mise en place d’une Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle garantissant "la liberté de communication audiovisuelle". Cet organe est appelé à délivrer les licences des radios et télévisions tunisiennes, et à procéder aux nominations des responsables de médias publics.

L’application de ce décret-loi aura pour conséquence de modifier le mode de nomination des responsables des médias publics, mettant fin (en théorie) à la politique systématique de nomination, instaurée par le gouvernement Ennahda, depuis janvier 2012.

Toutefois, il est important que cette décision s’applique aux nominations antérieures, et que le gouvernement reviennent sur les nominations auxquelles il a procédées, et que l’ensemble des responsables des médias publics soient enfin nommés par cette instance indépendante.

A noter que dans la soirée du 17 octobre, après la publication de l’annonce du gouvernement, un accord verbal a été passé entre le ministre des Affaires sociales, Khalil Ezouiya, et les représentants du groupe de la presse Dar Essabah (SNJT -Syndicat de base de Dar Essabah-, l’UGTT et du conseil d’administration), dont les journalistes ont entamé une grève de la faim le 3 octobre 2012. Cette réunion préparatoire, qui devait donner lieu à un accord le 19 octobre, comprenait un certain nombre de mesures, notamment le limogeage de Lotfi Touati (dont la nomination le 21 août par le premier ministère en tant que DG du groupe Dar Essabah est éminemment contestée par la quasi-totalité des salariés), en attendant la mise en place du décret-loi 116 et la nomination par la nouvelle instance du nouveau directeur. Toutefois, lors de la rencontre prévue le 19 octobre au ministère des Affaires sociales, les journalistes et représentants des syndicats n’ont pas trouvé d’interlocuteur pour négocier.

Reporters sans frontières est préoccupée par la mention, lors de l’annonce du 13 octobre dernier, du caractère temporaire de l’application du décret-loi 116, jusqu’à la mise en place d’une instance publique indépendante des médias, prévue dans la constitution (article 45 du projet actuel de constitution).

De manière générale, doivent être inscrits dans la Constitution les grands principes, relatifs - en la matière - aux médias : garantie de la liberté d’expression et de l’information, droit d’accès à l’information, pluralisme, indépendance. Les détails sont réservés à la loi.

L’organisation émet un certain nombre de réserves au sujet de “l’instance publique indépendante des médias”, telle qu’actuellement prévue par le projet de constitution.

  • La définition même de cette instance est imprécise. En effet, aucune définition du terme de ‘publique’ n’est donnée . Les autres "instances constitutionnelles" -terme non défini dans le projet- sont parfois désignées comme "instance indépendante", parfois comme "instance" mais ne se voient pas apposer l’adjectif "publique". 
  • Les termes des articles 7.4,7.5 et 7.6 sont extrêmement larges et imprécis sur les fonctions attribuées à cette instance constitutionnelle. Il est prévu (article 7.4) qu’elle “veille à l’organisation du secteur des médias, son réajustement et son développement”. Aucune précision n’est apportée sur le champ de compétences de l’instance : qu’entend-on par ‘secteur des médias’ ? Les médias électroniques font-ils partie de ses attributions ? 

Par ailleurs, les constituants ont omis de préciser ce qu’ils entendaient par les termes “organisation’, ‘réajustement’ et ‘développement’, et d’‘instauration d’un paysage médiatique pluraliste’ (article 7.4). Des pouvoirs aussi larges sont-ils propices à la préservation et à l’émergence de médias réellement indépendants ? Comment cette instance entend-elle instaurer le pluralisme ? Ne risque-t-elle pas de se transformer en ministère de l’Information ?

Des questions clefs, comme le mode d’adoption du statut de cette instance ou la participation de la société civile et du secteur des médias, notamment dans le mode de nomination, sont passées sous silence.

D’autant que la procédure de désignation des membres, élus par le pouvoir législatif, tel que mentionné à l’article 7.5, risque de politiser l’instance. Cette observation avait été formulée par les représentants de Reporters sans frontières lors de leur rencontre avec des députés de l’Assemblée nationale constituante, le 3 octobre dernier.

En outre, Reporters sans frontières rappelle qu’elle restera attentive à ce que la criminalisation de l’atteinte au sacré ne figure pas dans la future Constitution, comme annoncé par le président de l’Assemblée nationale constituante (ANC), Mustapha Ben Jaafar, le 12 octobre 2012 , ni dans d’autres textes ou dans la pratique judiciaire.

NOTES

[1] Revendications des journalistes

1 - Inscription de la liberté d’expression, de presse et de création sans aucune restriction dans le texte de la Constitution.

2 - Application des décrets-lois n°115 et 116 publiés au JORT, mise en place de l’instance nationale indépendante de l’information audiovisuelle dans les plus brefs délais et rejet des projets de loi qui prévoient des sanctions pénales à l’encontre des journalistes ou qui limitent la liberté de presse et d’expression.

3 - Garantie du droit d’accès du journaliste à l’information, conformément au décret-loi n°41 de l’année 2011.

4 - Révision des récentes nominations parachutées à la tête des médias publics et de ceux placés sous administration judiciaire, dont "Dar Essabah", et annulation des décisions prises à cet effet tout en considérant la désignation à ces postes de personnes impliquées dans la propagande de l’ancien régime de Ben Ali comme une atteinte aux objectifs de la Révolution en Tunisie.

5 - Séparation effective entre l’administration et la rédaction, mise en place de comités de rédaction par voie d’élection ou de consensus, élaboration de charte de la rédaction et révision des textes qui ont été déjà élaborés.

6- Rejet catégorique de toute atteinte au droit syndical, toutes restrictions et toute sanction à l’encontre des journalistes en raison de leurs positions syndicales et refus de toute retenues sur les salaires des journalistes grévistes.

7- Régularisation des situations précaires dans les différents médias, rejet des modes de recrutement illégaux, et adoption de la transparence dans les concours, sur la base de la compétence et conformément aux dispositions du Code du travail et des conventions y afférentes.

8- Réintégration des journalistes licenciés abusivement ou ceux à qui on a mis fin à leurs contrats ou qui ont été mutés sans tenir compte des procédures légales en vigueur au sein de l’établissement de la radio tunisienne.

9- Reconversion des arriérés des rémunérations des journalistes de Dar Essabah sous forme d’actions dans le capital de l’entreprise et la constitution d’une société de rédacteurs.

10- Criminalisation des agressions physiques et matérielles à l’encontre des journalistes et des travailleurs du secteur et ouverture d’une enquête sérieuse concernant ces atteintes.

11- Révision de la composition du Conseil d’administration de la Télévision tunisienne conformément aux normes internationales.

12- Adoption d’une convention collective unifiée pour l’ensemble des journalistes tunisiens.

13- Répartition équitable de la publicité publique. rsf.org    Version en arabe

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 02:35
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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 04:22

 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 04:00

L'armée et les rebelles prêts à une trêve

L'armée syrienne cessera ses opérations militaires durant quatre jours à partir de vendredi, pour la fête musulmane de l'Aïd el-Kébir, mais se réserve toutefois le droit de riposter en cas d'attaques rebelles, selon une annonce diffusée jeudi à la télévision d'État. De leurs côtés, les rebelles ont effectué des avancées majeures jeudi dans Alep, affirmant avoir pris de nouvelles zones sur les forces syriennes.

L'envoyé spécial conjoint des Nations unies et de la Ligue arabe, Lakhdar Brahimi, avait proposé cette trêve dans l'espoir qu'elle pourrait être prolongée et permettrait l'organisation de négociations politiques entre les deux camps.

L'armée syrienne a précisé dans une annonce télévisée qu'elle riposterait en cas d'attaques rebelles ou s'ils tentaient de se ravitailler. Les forces gouvernementales ont égalemant déclaré qu'elles empêcheraient l'arrivée de renforts, venus des pays voisins.

Les rebelles, qui combattent contre le régime du Président Bachar el-Assad, n'ont pas de commandement unifié mais tous ont réagi avec scepticisme à l'annonce du gouvernement syrien d'accepter une trêve.

Abdelbaset Sieda, le chef du principal groupe d'opposition en exile, le Conseil national syrien a déclaré qu'il n'avait que très peu confiance dans la parole de Damas et que les rebelles riposteraient en cas d'attaque.

"Nous attendons de voir ce que fait le camp adverse. S'ils s'acceptent, nous accepteront aussi", a-t-il déclaré par téléphone.

Les chefs rebelles qui se trouvent dans le pays avaient annoncé ces derniers jours qu'ils ne cesseraient pas les combats, expliquant, eux aussi, qu'ils n'avaient pas confiance dans la parole du régime syrien.

Les précédents accords de cessez-le-feu ont échoué, d'abord parce que les deux belligérants espéraient pouvoir réaliser des gains sur le champ de bataille, et ensuite parce que ni l'un ni l'autre ne croient aux négociations pour une transition politique.

Bassam al-Dada, un porte-parole des rebelles, a précisé: "il n'y a pas de trêve pour notre peuple. Ils sont toujours soumis à des massacres".

Des militants basés à Alep ont fait part de violents affrontements dans la ville, en particulier autour de l'aéroport militaire. Bassam al-Dada, un porte-parole des rebelles, a précisé par téléphone que les opposants au régime de Bachar el-Assad avaient pris des quartiers qui ont été le théâtre de plusieurs mois d'affrontements, notamment dans le sud-ouest de la ville, Saladin et Suleiman a-Halabi. Les rebelles ont également pris pour la première fois le quartier kurde d'Ashrafiyeh dans le nord, et continuaient à se battre à Arqoub, Siryan, Zahra et Firqan. Le gouvernement syrien n'a pas encore réagi à l'avancée des rebelles, ni sur la bataille d'Alep.

Selon Al-Dada, les rebelles contrôlent plus de la moitié de la ville et se battaient pour prendre le contrôle de la base militaire stratégique de Nairab.

Au moins 35.000 personnes ont été tuées depuis le début de l'insurrection contre le régime de Bachar el-Assad en mars 2011, selon les militants. nouvelobs

 

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 La Syrie se renforce… le Liban s’affaiblit !

Une fois de plus, le Liban s’est laissé prendre au piège du conflit régional et international. L’assassinat du Général Wissam Al-Hassan préfigure une nouvelle période chaotique pendant laquelle les turbulences ne cesseront de succéder aux accalmies. Un conflit entre plusieurs « axes » qui a atteint des sommets ; et qu’Al-Hassan a payé de sa vie. Rien ne laisse présager un retour au calme tant que la « crise syrienne » ne sera pas réglée, autrement dit, tant que les USA et la Russie n’auront pas trouvé un terrain d’entente ; ce qui risque de demander un certain temps !

Au bout de 19 mois de crise, l’« axe des partisans de la Syrie » semble considérer qu’il est en situation de reprendre l’initiative. Alors que l’Iran multiplie les signaux d’avertissement, le président russe Vladimir Poutine a formulé en à peine quelques jours des dizaines de déclarations mettant l’accent sur des « évidences » : non au départ de Bachar al-Assad ; non au recours à la force ; oui à une solution politique impliquant un consensus entre les autorités légitimes et l’opposition ! Encore mieux, Poutine défie désormais le bloc occidental en déclarant que « nul n’a le droit de dicter à la Russie à qui elle peut vendre des armes », et l’accuse, ainsi que certains pays arabes, en particulier l’Arabie saoudite et le Qatar, de « semer le chaos » en Syrie !

De son côté, la diplomatie russe s’active ouvertement et surtout en coulisses auprès de nombreux pays dont des pays du Golfe, notamment l’Iran et les Émirats Arabes Unis, et d’autres pays ayant un impact direct sur la crise syrienne ; tout comme elle persiste dans sa contribution à l’émergence  de l’opposition syrienne disposée au dialogue avec les autorités  et capable d’affronter le CNS qui le refuse.

Face à la crise syrienne, l’« axe occidental » frôle la crise à son tour. Il se raconte que lors d’une récente rencontre à Paris, l’un des diplomates a demandé à ses homologues : « Croyez-vous que Bachar al-Assad restera au pouvoir jusqu’à fin 2013 ? » ; ils auraient tous acquiescé ! Les dirigeants occidentaux sont très mécontents de la désintégration de ladite « opposition syrienne ». Les dirigeants US sont encore plus mécontents de l’expansion des salafistes. L’angoisse est à son comble, car « le plan du  printemps arabe » évolue d’une façon inquiétante ! La Libye est en quasi-guerre civile. L’atmosphère de la Maison Blanche a bien changé depuis l’assassinat de l’ambassadeur américain à Benghazi dans le contexte du film insultant le Prophète. Mais Moscou coordonnerait des réunions concernant la « sécurité » entre officiers américains et officiers syriens. Damas nie. Pourrait-il s’agir d’un déni pour raison diplomatique ?

En Tunisie, le  mouvement « Ennahda » rencontre une opposition qui monte en puissance, avec le pressentiment que les Émirats Arabes Unis, l’Arabie saoudite et le Koweït s’éloignent pour favoriser un troisième choix ; celui du parti « Appel de la Tunisie » dirigé par le diplomate Béji Caïd Essebsi. Quant au ministre des Affaires étrangères, il s’est vu récemment confirmer en toute franchise par son homologue turc, Ahmed Daoud Oglou, qu’Ankara était quasi incapable de mener une opération sérieuse en Syrie. Ceci dit, il a suffi d’une rencontre des cadres dirigeants du « Congrès national arabe », avec le président Moncef Marzouki et le chef d’« Ennahda » Rached Ghannouchi, pour que l’image de la situation en Syrie devienne un peu plus claire aux yeux des Tunisiens. Leur président en a appris des choses… notamment qu’il existe de nombreux Alaouites en Turquie !

Quant à la Syrie, la situation soulève toujours autant de questions. Ceux qui ont rencontré dernièrement le Président syrien rapportent qu’il est plus confiant que jamais et que ses propos  laissent à penser que la Syrie, qui a survécu à la crise, se dirige vers une nouvelle étape qui en éradiquerait les séquelles. Par ailleurs, en dépit de l’élargissement de la zone de combat contre l’opposition armée, la situation militaire s’améliore et n’inquiète pas outre mesure les autorités qui soulignent que, malgré toutes leurs troupes armées, les USA n’ont pas pu mettre fin à de telles opérations ni en Irak, ni en Afghanistan et que c’est donc une question de temps ! Finalement, Bachar al-Assad se retrouve en situation d’imposer ses conditions à tout règlement futur, à commencer par celle qu’il a dictée à Lakhdar Brahimi : «  l’Arabie saoudite et le Qatar doivent déclarer publiquement qu’ils cessent de soutenir l’opposition armée ! ».

En revanche, l’inquiétude est manifeste du côté des opposants syriens prétendument libéraux. L’un de leurs principaux piliers a déclaré : «Ils nous ont dit qu’al-Assad ne tirerait pas sur les manifestants, il l’a fait, mais nul en Occident n’a bougé ! Ils nous ont dit qu’il n’utiliserait pas des armes lourdes, il l’a fait, ils n’ont pas bougé non plus ! Ils nous ont dit la même chose au sujet des chars et des avions… Nous constatons que l’Occident ne veut pas permettre à l’opposition de résoudre la question et suspectons une  certaine « collusion » !

Ce qui nous ramène aux questions centrales. Qu’adviendra-t-il si le « régime » syrien survit ? Que se passera-t-il pour l’Iran qu’il leur faut assiéger ? Qu’en sera-t-il du rôle du Hezbollah qu’il leur faut détruire et d’Israël qu’il leur faut protéger ? Il faudra nécessairement attendre la période post-élection présidentielle aux USA pour y voir un peu plus clair sans, pour autant, que les événements restent figés !

En effet,  le drone de reconnaissance du Hezbollah, surnommé « Ayoub », a survolé le territoire israélien et a transmis les photographies de ses centres stratégiques dans le but de freiner toute velléité d’aventure guerrière. Certains affirment que les Iraniens disposeraient de nouvelles cartes au Yémen, celle des rebelles houtistes au Nord et celle d’une partie de l’opposition au Sud. La situation est de plus en plus tendue en Arabie Saoudite. La température monte au Bahreïn. Le ton monte aux Émirats Arabes Unis où le chef de la police à Dubaï, Dahi Khalfan, s’en est pris aux Frères Musulmans. De même en Égypte où s’affrontent les Frères musulmans et les libéraux…

D’où une autre question : Que fera l’Occident ? Il a parié sur les Frères musulmans, mais les voilà qui titubent devant les salafistes, lesquels se rapprochent dangereusement d’Israël avec, selon les termes d’un haut responsable libanais   « leur volonté d’établir un Etat qui s’étendrait de Tripoli vers Homs et Alep… un rêve historique ! ». Alors que l’Occident escomptait utiliser les salafistes contre le Hezbollah libanais et alimenter le sectarisme régional contre l’Iran, les voilà devenus une menace pour Israël et les Etats-Unis à la fois !

C’est dans ce contexte général que l’assassinat du général Wissam al-Hassan est venu déstabiliser le Liban, et qu’il a été suivi des appels des « 14 marsistes » à faire tomber le gouvernement libanais dont le siège n’a pas tardé à être attaqué. Mais ceux-là, qui sont derrière les attaquants, ne semblent pas avoir remarqué que le « climat international » a changé, que le Premier ministre libanais Najib Mikati dispose d’une couverture de plus en plus solide, que tout changement au Liban passe par une entente « irano-saoudi-américano-russe », et que l’Arabie saoudite ne donne en Syrie que ce qu’elle prend au Liban ! Certes, l’image n’est pas encore complète, mais elle pourrait le devenir, alors que la Syrie et l’Iran travaillent à améliorer leurs conditions et à se renforcer.

Chaque partie cherche à faire monter la pression, mais toutes craignent de voir les armes tomber aux mains des salafistes et d’Al-Qaïda. Chaque partie cherche à améliorer ses positions, tandis que le Liban est en train de s’affaiblir du fait de la courte vue de certains qui en ont fait une arène pour des règlements de comptes qui ne le concernent en rien. Par conséquent, un désordre incontrôlable risque d’y aller grandissant et les explosions et assassinats risquent de s’y multiplier. Heureusement, que certains partis libanais refusent de se laisser entrainer vers la discorde. Mais pour combien de temps ? Peut-être jusqu’à ce que les conditions d’un « Taëf  syrien » soient devenues favorables à la résurrection d’un « Taëf libanais » ! mondialisation

 

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La communauté internationale met en garde contre un "vide politique" au Liban

 

Damas soupçonne Israël et les jihadistes du meurtre du général Wissam el-Hassan ; Paris appelle Beyrouth à ne pas se laisser entraîner dans la crise syrienne

Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a appelé mercredi le Liban "à ne pas se laisser entraîner" dans la crise syrienne, ce que Damas essaie de faire, selon lui.

"Ce qu'attend le pouvoir de Bachar (el-Assad), c'est d'exporter la crise syrienne, il ne faut pas que le Liban se laisse entraîner", a déclaré M. Fabius à l'Assemblée nationale mercredi. "Nos Libanais sont nos amis et nos frères, la France se tient à leur côté dans des circonstances si difficiles", a-t-il ajouté.

 

Laurent Fabius avait jugé dimanche "probable" l'implication de Damas dans l'attentat à la voiture piégée qui a tué vendredi à Beyrouth le chef des renseignements de la policeWissam al-Hassan, bête noire du régime syrien.

 

"C’est probable (...). On ne sait pas encore qui est derrière (l’attentat) mais tout indique que c’est le prolongement de la tragédie syrienne", a ainsi déclaré M. Fabius sur Europe 1 et I-télé. "L’intérêt de Bachar, qui est un manipulateur, c’est d’élargir la contagion en Turquie, en Jordanie, au Liban", a affirmé M. Fabius, soulignant la "présence" du Hezbollah dans le conflit syrien.

 

"Le Hezbollah est dans le gouvernement libanais, et on ne voyait pas trop sa présence dans le conflit syrien. Mais depuis quelques jours, il y a la présence de militants Hezbollah dans le conflit, un drone qui a été envoyé sur Israël", a encore dit le locataire du Quai d’Orsay. "Il semble qu’il y ait une volonté du Hezbollah et donc de l’Iran de manifester encore plus expressément leur présence (aux côtés du régime de Damas, NDLR), et nous ne pouvons pas être d’accord avec ça", a-t-il conclu.

 

(Lire aussi : Les assassinats se poursuivront, prédit une figure chrétienne de l’opposition)

 

Pour sa part, l'ex-garde des Sceaux UMP Rachida Dati a appelé mercredi le président français François Hollande à apporter "concrètement" le soutien de la France au Liban en lui permettant d'intégrer "sans plus tarder" le Partenariat de Deauville, qui soutient les pays arabes dans leur transition démocratique.

"Utilisons ce Partenariat de Deauville pour protéger le peuple libanais", a-t-elle plaidé dans un communiqué.

 

Parallèlement, à Beyrouth, l'ambassadeur de Syrie au Liban a pointé mercredi un doigt accusateur notamment sur Israël et les extrémistes sunnites après le meurtre du général Hassan et nié toute implication de Damas.

 

Israël "profite de la déstabilisation du Liban", a affirmé Ali Abdel Karim Ali à l'issue d'un entretien avec le ministre libanais des Affaires étrangères Adnane Mansour.

Interrogé par les journalistes s'il accusait donc Israël d'être derrière l'attentat, il a répondu: "J'accuse aussi des takfiriyne (extrémistes sunnites) qui trouvent leur intérêt dans le chaos", selon une dépêche de l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

 

Le mouvement du 14-Mars (opposition) a accusé le régime syrien de Bachar el-Assad d'être l'instigateur de l'assassinat. "Je suis navré que de telles accusations soient portées contre mon pays. La Syrie n'a aucune relation avec cet acte criminel et l'a condamné".

Selon lui, "la stabilité du Liban est dans l'intérêt de la Syrie qui doit faire face à une crise intérieure et au complot dans lequel sont impliqués des agents de renseignements en Europe, dans le monde et dans la région".

 

Si le calme est revenu depuis mardi sur le terrain, après des éruptions de violences notamment à Beyrouth et à Tripoli, la menace d'un vide politique plane encore sur le Liban.

 

Depuis dimanche, le chef de l’État Michel Sleiman consulte à tout va, pour voir s'il est possible de changer l'actuel gouvernement. Amine Gemayel (Kataëb, opposition), Fouad Siniora (Courant du futur, opposition), Fayez Ghosn (Mrada, majorité), Ali Hassan Khalil (Amal, majorité)...

 

"Le chef de l'Etat a commencé ses consultations avec les principales personnalités du pays pour discuter de la possibilité de former un nouveau gouvernement", a indiqué à l'AFP un haut responsable au palais présidentiel, qui a requis l'anonymat. "Si ce dialogue aboutit à un accord sur la forme d'un nouveau cabinet qui pourrait faire sortir le Liban de l'impasse, alors M. Mikati pourrait présenter sa démission et l'on pourra entamer le processus de formation d'un nouveau gouvernement", a-t-il ajouté.

 

Aujourd'hui, Michel Sleiman s'est entretenu avec le député hezbollahi Mohmmaed Raad, ainsi qu'avec l’ambassadeur d'Arabie saoudite, Ali Awad Assiri. Le président a également rencontré l'ambassadrice américaine, Maura Connelly.

Lors de cette rencontre Mme Connelly a "fait part de l'inquiétude des Etats-Unis et de la communauté internationale sur un vacuum politique".

 

"Nous soutenons les efforts du président Sleiman et d'autres dirigeants responsables au Liban pour bâtir un gouvernement efficace et pour prendre les mesures qui s'imposent à la suite de l'attentat terroriste du 19 octobre", a pour sa part déclaré la porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland.

La diplomatie américaine plaide également pour la formation d'un nouveau gouvernement sans l'influence de la Syrie.

"L'instabilité exportée depuis la Syrie menace plus que jamais la sécurité du Liban et il revient vraiment aux Libanais de choisir un gouvernement qui puisse juguler cette menace", a déclaré Mme Nuland.

 

Plus tard dans la soirée, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a émis des craintes allant dans le même sens. "Nous ne voulons pas voir de vide de l'autorité politique légitime, dont les Syriens ou d'autres pourraient tirer avantage et qui pourrait provoquer encore plus d'instabilité et de violence", a déclaré la chef de la diplomatie américaine lors d'un point de presse.

 

Ces déclarations font écho à celles de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, qui a exprimé mardi à Beyrouth son inquiétude pour la stabilité du Liban. "Certains tentent de détourner l'attention de la situation dans la région en provoquant des problèmes au Liban", a-t-elle déclaré, dans une allusion apparente au conflit en Syrie. La responsable européenne a également mis en garde contre tout "vide politique".

 

Lundi, les ambassadeurs des membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Etats-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni et France) ont également appelé au maintien de "l'action gouvernementale" et exprimé leur appui au président Sleiman pour "une solution politique et pacifique".

 

Depuis l'attentat de vendredi dernier, l'opposition libanaise réclame la démission du gouvernement de Nagib Mikati, dont elle fait assumer "personnellement" laresponsabilité de l'attentat.

 

Dans ce contexte, les députés du 14 Mars ont décidé mardi le boycott de toutes les activités parlementaires et officielles auxquelles seraient associés des membres du gouvernement.

 

(Lire aussi : L’opposition se radicalise, les puissances temporisent)

 

L'opposition dirigée par l'ex-chef de gouvernement Saad Hariri a également signifié à M. Sleiman qu'elle posait comme préalable à toute discussion sur un éventuel nouveau gouvernement, la démission du cabinet Mikati.

"Le départ du ce gouvernement est une condition préalable et essentielle (...) Ce gouvernement avec son chef et les partis politiques qui l'appuient facilitent le plan du régime criminel d'Assad au Liban", a déclaré mercredi à la presse Farès Souhaid, secrétaire général du 14 Mars.

 

Du côté de la majorité, le président du Parlement, Nabih Berry, a déclaré qu'"il est inacceptable que le pays soit paralysé", au cas où le gouvernement de Nagib Mikati démissionne, rapporte l'Agence nationale d'information (ANI, officielle). "Cela n'est dans l'intérêt de personne", a poursuivi le chef du Législatif. Pour M. Berry, la meilleure approche pour résoudre cette crise est la reprise du dialogue et non son boycott.

 

"Nous sommes ouverts en principe à toute discussion sur l'ensemble des sujets mais nous sommes contre la paralysie des institutions", a également dit le député Ibrahim Kanaan du bloc de Michel Aoun. Mohammed Raad a aussi informé le président que le Hezbollah était prêt au dialogue.

 

Samedi, lors d'une réunion urgente du Conseil des ministres, Nagib Mikati avait exprimé son désir de quitter son poste, mais avait dit y avoir renoncétemporairement, à la demande du président Michel Sleiman, "dans l'intérêt national".

Suite aux funérailles de Wissam el-Hassan, dimanche place des Martyrs à Beyrouth, un groupe de manifestants a tenté de prendre d'assaut le Sérail, siège du gouvernement. lorientlejour

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 03:09

Pétition (cliquer) : solidarité avec le professeur Kazdaghli et les universitaires tunisiens 

 

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Les étudiantes obligées de retirer le niqab au procès de Habib Kazdaghli

 

Le tribunal de première instance de la Manouba a décidé le report du procès du doyen de la Faculté des arts, des lettres et des humanités de La Manouba, Habib Kazdaghli au 15 novembre 2012. 
 

M. Kazdaghli est accusé d’avoir agressé une étudiante portant le niqab. Il est poursuivi pour actes de violence commis par un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions.
 

Au procès, les deux étudiantes sont arrivées habillées en niqab pour donner leur témoignage. Le juge les a cependant obligées à montrer leur visage. 
 

Par ailleurs, le collectif des associations de la société civile a organisé, ce matin, un rassemblement de soutien et de solidarité avec le doyen, devant le tribunal. A mentionner, également, qu’une délégation belge menée par Hervé Hasquin, secrétaire permanent de l'Académie royale de Belgique, se trouve actuellement à Tunis pour assister au procès de M. Kazdaghli et le soutenir.  

Pour leur part, les enseignants et les employés de la faculté ont porté, mardi, le brassard rouge pour marquer leur solidarité avec Habib Kazdaghli.
 

On notera également l’implication des services des Domaines de l’Etat qui interviennent suite au saccage du bureau du doyen. Ce bureau appartenant à l’Etat, cela devrait compliquer davantage la situation des deux étudiantes. businessnew


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Communiqué


L’association Forum Universitaire Tunisien (FUT), créée au lendemain de la révolution, plaide pour le respect des libertés académiques et la garantie de l’autonomie et de l’indépendance des institutions universitaires.

Dans ce contexte, le FUT exprime toute sa solidarité avec le Pr. Habib Kazdaghli, doyen de la Faculté des lettres, des arts et des humanités de Manouba (Flahm), à l’occasion de sa comparution, aujourd’hui, devant la justice tunisienne, suite à un procès intenté par une étudiante niqabée, qui prétendait avoir été agressée par le doyen en mars 2012.

Nous rappelons que la période de septembre 2011 à mars 2012 a été caractérisée notamment par un envahissement de groupes de salafistes, étrangers à la Flahm, des bureaux de l’administration de la faculté, un sit-in dans ses locaux et une interruption des cours pendant plus d’un mois, des violences verbales et physiques contre les étudiants, les corps enseignant et administratif, y compris le doyen lui-même, et une sérieuse entrave au bon déroulement des enseignements et des épreuves, soit par la violence, soit par l’utilisation de hauts parleurs à l’intérieur de la faculté, non autorisés par son administration.

Toutes ces perturbations étaient orchestrées pour s’opposer à une décision votée par le conseil scientifique de la Flahm, et qui obligeait les étudiantes niqabées à se découvrir le visage durant les enseignements et les séances d’examens. D’ailleurs, le FUT avait demandé, dans son communiqué du 3 octobre 2011, à l’autorité de tutelle, l’interdiction du port du niqab à l’université. 

L’année universitaire 2011-2012 a failli être compromise à la Flahm par ces comportements irresponsables, et l’indifférence de l’autorité de tutelle, sans le courage des enseignants de la faculté et de leur doyen.

Il est clair que ce procès n’est pas seulement intenté contre Pr. Habib Kazdaghli, mais contre tous les universitaires qui luttent pour le respect des règles édictées par les structures élues des établissements universitaires, dont le conseil scientifique.

D’une manière générale, le FUT exprime sa plus profonde inquiétude, et son indignation, face à la montée de la violence dans les enceintes universitaires qui a repris cette année, notamment à Jendouba, à la Faculté du 9 avril à Tunis, et il y a quelques jours au Campus de Tunis El Manar. 

Le FUT s’étonne également de l’absence des services de sécurité dans de pareilles circonstances et du laxisme de l’autorité de tutelle dans le soutien des décisions prises par les structures élues des Universités.

Le FUT exprime donc son soutien au Pr. Habib Kazdaghli et appelle tous ses membres à se mobiliser, jeudi, devant le tribunal de première instance de La Manouba, pour témoigner sa solidarité avec le doyen, exiger l’indépendance de la justice et dire NON à l’anarchie, à la violence et aux agressions morales et physiques.

Enfin, un Etat libre ne peut se concevoir sans une université libre et des universitaires respectés dans leur mission pédagogique et dans leur intégrité physique et morale.

 

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À Tunis, pour l'honneur de la démocratie

 

À l'intitiative de l'ULB, un certain nombre de personnalités se rend en Tunisie pour soutenir un professeur d'Université dont le procès commence aujourd'hui. Parmi eux Pierre Galand, président du centre d'action laïque. Il explique les raisons de cette démarche.

 

Il n’est pas fréquent, dans nos contrées, de voir un éminent professeur d’université, doyen de sa faculté, déféré devant un tribunal pour " faits de violence commis dans s’exercice de ses fonctions ". Il faudrait que les faits soient graves… De quoi donc a bien pu se rendre coupable le professeur Habib Kazdaghli, doyen de la Faculté des Arts, des Lettres, et des Humanités de l’Université de Tunis-La Manouba, qui risquera, ce 25 octobre, 5 ans de prison devant un tribunal tunisien ? D’avoir violenté deux étudiantes qui s’obstinaient à se présenter au cours en voile intégral (niqab).

Ce qui concerne le volet " violence " de l’affaire est une pure affabulation. Le véritable enjeu de l’affaire, c’est précisément la volonté du professeur d’affirmer qu’un visage dans une salle de cours est un préalable essentiel à une vie universitaire sereine et à un échange de savoir ouvert et riche entre professeurs et étudiants. Une prise de position insupportable pour les islamistes du parti Ennahda, au pouvoir à Tunis, poussés dans le dos par les salafistes dont on connaît bien à présent l’intransigeance sur les aspects les plus réactionnaires de soi-disant prescrits religieux.

Pour Habib Kazdaghli, cet épisode est la conséquence logique d’une série d’intimidations : au mois de décembre, il fêtera, si l’on ose dire, un an de harcèlement et de guerre des nerfs menés par une poignée d’extrémistes religieux que le gouvernement dominé par Ennahda n'a jamais condamné fermement. Après avoir revendiqué -calmement - pendant quelques semaines le port du niqab au sein de la Faculté, les salafistes ont haussé le ton pour faire plier Habib Kazdaghli. Occupation de l'université, séquestration du doyen, drapeau djihadiste devant La Manouba, rien n'y a fait. Habib Kazdaghli est resté ferme : le voile intégral n'a pas sa place à l'université. Et voilà pourquoi il se retrouve aujourd’hui devant un tribunal pour des faits inventés de toutes pièces, comme dans un mauvais film de série B à la sauce soviétique.

 

Un climat de peur

Les événements qui frappent depuis un an l'Université de Tunis-La Manouba sont en réalité le symptôme aigu du revers de la médaille de la révolution tunisienne : les pressions, les provocations et les intimidations qui s’exercent à l’encontre d’universitaires dans l’exercice de leur fonction, et ce alors que des hommes et des femmes du monde culturel tunisien sont eux aussi soumis aux mêmes menaces dans l’expression de leur activité artistique, constituent autant d'atteintes aux libertés promises par la révolution du 14 janvier 2011. Ils relèvent d'une politique concertée, dont l'objectif est d'imposer par la violence et par un climat de peur l'autoritarisme et la prévalence des normes religieuses. Remplacer une dictature par une théocratie répressive, où est le progrès ?

Le conseil d'administration de l’Université libre de Bruxelles s’est ému de cette situation et a exprimé, il y a un mois, sa solidarité avec les universitaires tunisiens qui défendent avec force et courage les valeurs universelles qui sont au fondement de l’enseignement et de la recherche scientifique. L’ULB  a apporté son soutien le plus ferme aux intellectuels tunisiens engagés dans la défense des libertés dans leur pays. C’est pourquoi j’ai accepté, en tant que président de la Fédération humaniste européenne d’accompagner la délégation belge se rendra le 25 octobre prochain à Tunis pour assister au procès de Habib Kazdaghli. Une délégation constituée du secrétaire perpétuel de l'Académie royale de Belgique Hervé Hasquin, de la vice-rectrice à la politique académique de l'ULB Annemie Schaus, de l'avocate pénaliste Michèle Hirsch et du professeur Jean-Philippe Schreiber (ULB).

 

Lutter contre l'obscurantisme

En renversant Ben Ali, les Tunisiens ont remporté la bataille des Droits de l'Homme et ont, depuis, retrouvé leurs libertés fondamentales (expression, vote, presse etc..). Hélas, rien n’est jamais acquis et à peine ces droits retrouvés, voilà qu’ils sont déjà battus en brèche par l’influence tentaculaire des extrémistes religieux. La résistance que leur oppose le doyen Habib Kazdaghli est à l'image du combat mené quotidiennement par tous les progressistes tunisiens qui déploient énormément d'efforts pour lutter contre l'obscurantisme. C'est ce combat que les libres penseurs défendent depuis la chute de l’ancien régime. Habib Kazdaghli n'a aucune garantie sur la régularité du procès ni sur le respect des droits de la défense. C’est pourquoi nous serons là, observateurs attentifs d’une cause lourdement symbolique pour l’avenir de la démocratie dans les pays du Maghreb libéré.

 

Pierre Galand, président de la Fédération Humaniste européenne (FHE)

Travaillant depuis des années dans le monde associatif, Pierre Galand est enseignant et milite en faveur du respect du droit international. Il est particulièrement connu pour son soutien à la cause palestinienne. Il a été sénateur socialiste coopté et est depuis 2007 président du centre d'action laïque. rtbf

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 02:51

Le ministère des Finances ignorerait tout des augmentations de salaires à l’ANC

 

 

Ahmed Souab, membre de l'Union des juges administratifs est intervenu sur la radio Mosaïque Fm aujourd’hui jeudi 25 octobre 2012, à titre personnel à propos, entre autres, de la rémunération des élus de l’ANC.

M. Souab a rappelé plusieurs anomalies relevées par Néji Baccouche et liées à l’attribution de différentes primes allouées aux élus de l’ANC, dont les montants exorbitants, inégaux et injustifiés. M. Souab a affirmé que, consultant le ministère des Finances pour de plus amples éclaircissement, les responsables de ce département ont répondu ne pas être au courant des dernières augmentations de salaires des élus de la Constituante et ne pas avoir été consultés à ce sujet.

Par ailleurs, M. Souab a précisé qu’en l'absence de loi réglementant ces rémunérations, les députés devraient être payés selon la grille de paie qui était en vigueur avant l'établissement de ces nouvelles primes. Il a également déploré le manque de transparence de ces décisions, le travail en catimini, avec la mise à l’écart, notamment, des médias et la non diffusion des informations au grand public. businessnews

 

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Ahmed Souab, membre de l'Union des juges administratifs, un juge courageux...

"Les primes attribués aux députés ont été décidées à l'insu du ministère des finances"

Partie I

 

Partie II

 

 

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 22:39

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Béji Caïd Essebsi   

Nidaa Tounès

Partie I

Partie II

Partie III

Partie IV

Partie V

Partie VI

 

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Rached Ghannouchi 

Ennahdha

Partie 1

Partie II

 
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