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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 02:12

Gaz de schiste avant & après un voyage en Pensylvanie


 

 

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Malgré tous les dangers, Chakhari signera l’accord sur l’extraction du gaz de Schiste !

 

Dans une interview accordée au journal "Le Maghreb" en date du 2 novembre 2012, le ministre de l’Industrie Mohamed Lamine Chakhari a affirmé que «Les négociations avec la société Shell sont sur la bonne voie et nous allons lui accorder l’autorisation de l’extraction et l’exploitation du gaz de schiste très prochainement».


Il a expliqué que le projet date déjà de 2011 et que la commission technique chargée d’étudier le projet a émis un avis favorable notamment concernant le montant de l’investissement s’élevant à 20 milliards de dinars. Cette commission a, selon le ministre de l’Industrie, mis en place des conditions dans le projet qui prennent en compte l’intérêt du pays, terre et peuple.

«Bien que nous n’ayons pas encore signé l’accord avec la société concernée, l’accord sera octroyé sous peu, sachant que les dangers prétendus sur le gaz de schiste et propagés par certains, ne sont que des rumeurs infondées. Bien au contraire, 70% des gens qui s’y intéressent sont pour les projets d’extraction de ce gaz, et seulement 30% sont contre» a-t-il affirmé.

A la question posée par le journaliste sur le risque de pollution de la nappe phréatique due aux techniques d’extraction de ce gaz, M. Chakhari a répondu que si le projet nécessite l’utilisation de grandes quantités d’eau, c’est à la société qui pilote le projet de se débrouiller à fournir cette eau, sans toucher aux réserves aquatiques, quitte à utiliser l’eau de la mer ! 
Il a conclu que l’accord définitif avec le groupe Shell est sur le point d’être concrétisé et que le ministère a prévu un programme de formation d’experts en énergie, afin de leurs faire découvrir les pays qui ont réussi ce genre de projets tels que le Canada, la France ou encore les Etats-Unis.

On notera que dans tous les pays cités par le ministre, plusieurs associations et partis dénoncent cette technique qu’ils estiment fatale à l’environnement. 
On notera également la contre-vérité du ministre qui évoque le cas de la France, alors que celle-ci a décidé un moratoire pur et simple en raison des incertitudes. Décision prise déjà par Nicolas Sarkozy et confirmée par François Hollande.

 
On notera enfin la réponse trompeuse de M. Chakhari à propos de la nappe phréatique. Il ne s’agit pas de savoir seulement d’où provient l’eau injectée pour le forage, mais du risque qu’on prend de polluer la nappe phréatique existante et de laquelle tout le pays s’approvisionne. businessnews

 

 

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Gaz de schiste : Shell aura son autorisation finale 

 

Les négociations avec la compagnie Shell sur la prospection du gaz de schiste en Tunisie avancent dans le bon sens, et la compagnie obtiendra bientôt l’autorisation finale pour lancer les travaux, a annoncé le ministre de l’Industrie Mohamed Lamine Chakhari.

 
Dans une interview au journal Al Maghreb, il a affirmé que tout ce qui se dit sur le danger que représenterait  le gaz de schiste tient de la rumeur et n’ a aucun fondement, d’autant, a-t-il ajouté, que 70 % des spécialistes de la question sont pour l’exploitation du gaz de schiste, et uniquement 30% sont contre.


Le ministre a souligné que l’offre de Shell est porteuse d’un investissement de 20 milliards  de dinars, et que la compagnie a accepté toutes les conditions posées par le comité technique créé à cet effet, y compris l’arrêt du projet en cas de danger pouvant menacer la zone de prospection et d’’exploitation, si avancée soit la phase d’exécution. 
africanmanager.

 

 

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Gaz de schiste : les dangers qui attendent les tunisiens

 

 

La polémique sur les projets du gouvernement provisoire dans le gaz de schiste ne s'est pas éteinte. Malgré la levée de boucliers de la société civile, à laquelle se sont joints des députés de la Constituante pour dénoncer l'usage de cette technique récente et encore mal maîtrisée. Après avoir tenté de faire taire les critiques et de minimiser les dangers potentiels du gaz de schiste sur l'Homme et l'environnement, le ministre de l’industrie  Mohamed Lamine Chakhari revient à la charge pour annoncer l'imminence de l'accord avec la multinationale anglo-néerlandaise Shell sur l'exploitation de cette nouvelle énergie en Tunisie.

Webdo a déjà exposé les enjeux du gaz de schiste en Tunisie. Nous revenons ici en détail sur les principaux risques liés à l'utilisation de cette technique.

 

Tremblements de terre !

L'extraction du gaz de schiste se fait à des profondeurs importantes du sous-sol. Pour ce faire, les ingénieurs utilisent la technique de la fracturation (Fracking) hydraulique qui consiste à casser la roche en injectant de l'eau et du sable mélangés avec des produits chimiques pour libérer le gaz piégé à l'intérieur. Cette technique est déjà interdite en France et dans les états de New-York et de Pensylvanie aux Etats-Unis. Et pour cause. En 2011, deux tremblements de terre ont été enregistrés à Blackpool pendant que "la compagnie énergétique Cuadrilla injectait des fluides sous haute pression souterraine pour faire sauter la roche gazéifère" selon le journal anglais The Independant. Ce qui a eu pour effet immédiat la suspension du projet de gaz de schiste en Grande-Bretagne. Et une étude menée aux Etats-Unis montre une intensification du nombre de séismes dans des régions où ont lieu des opérations de fracturation hydraulique pour extraire du gaz de schiste. De 21 dans les années 70, les séismes sont passés à 50 en 2009 et à 134 en 2011 !

 

L'eau est contaminée par les produits chimiques polluants et la... radioactivité

Le gaz de schiste menace même l'eau que nous consommons. Une étude américaine démontre clairement les dangers de la fracturation sur la nappe phréatique par le mélange de gaz échappé de la roche et des produits chimiques très polluants utilisés pour l'extraire. En Pensylvanie, les gaz situés à 1600 m de profondeur ont contaminé les eaux situés bien plus haut dans le sol, explique Avner Vengosh, géochimiste à l’université Duke. Comme le montre cette vidéo, des gens aux Etats-Unis qui "vivent près des sites de fracking ont été filmés mettant le feu à l'eau du robinet contaminée par du méthane".


 

Pire encore, la contamination de l'eau la rendrait même radioactive ! En effet, des documents confidentiels de la très officielle et gouvernementale Agence américaine de protection de l'environnement, EPA, "révèlent que les eaux rejetées par les forages de gaz de schiste sont radioactives à des taux qui peuvent atteindre 1.000 fois les limites autorisées pour l’eau de boisson." Des niveaux de radioactivité tellement élevés que les industriels ne peuvent pas les dépolluer complètement.

La pollution provenant du gaz de schiste ne se limite pas à l'eau mais atteint aussi l'air que nous respirons. Une pollution atmosphérique constatée dans au moins une douzaine d'états américains parToxics Targeting, qui collecte des données sur les forages de gaz. Et au Texas, qui a vu ces dernières années la multiplication de forages de gaz de schiste, le nombre d'enfants asmathiques a fortement augmenté dans les villes environnantes.

 

Risques de cancers

Les émissions atmosphériques de gaz toxiques dus aux opérations d'extraction de gaz de schiste présentent aussi un risque de maladies cancéreuses pour les personnes qui résident près des gisements gaziers. Les traces d'hydrocarbures pétroliers potentiellement cancérigènes ont été relevés par une étude qui a duré trois années menée par des chercheurs du Colorado School of Public Health. L'étude a démontré la présence dans l'atmosphère d'un cocktail de substances chimiques extrêmement polluantes dont le benzène, considéré comme cancérigène par l'EPA.

 

Manœuvres douteuses au lieu du principe de précaution

Face aux risques multiples avérés du gaz de schiste et constatés par des études scientifiques sérieuses dans des pays qui pratiquement déjà cette technique depuis des années, le gouvernement tunisien se devait de privilégier le principe de précaution pour protéger la population et l'environnement. Rien ne justifie cet empressement zélé du ministre de l'industrie à accélérer les procédures d'octroi de l'autorisation d'exploration à Shell. Et la formidable énergie que déploie M. Chakhari dans les médias pour défendre le gaz de schiste et le dossier de la multinationale. Dans ce domaine, le responsable de la communication de Shell n'aurait pas fait mieux ! A moins que toute cette manœuvre douteuse ne soit motivée par des intérêts cachés que l'avenir nous dévoilera.. 

 

 

 

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Université d’Oran.

C’est la méthode d’extraction du gaz de schiste qui est dangereuse

 

Moussa Kacem a lancé début juin une pétition contre l’exploitation du gaz de schiste en Algérie.

 

-Pensez-vous que le dernier rapport de l’OPEP, qui prédit à l’Algérie 57 ans de réserve de gaz et pétrole, a précipité notre gouvernement vers la «course au gaz de schiste» ?

Il est possible que ce soit ainsi. Mais à mon avis, ce qui a le plus orienté notre pays dans ce choix, c’est bien l’enregistrement des baisses de production de ces matières, bien constatées par les experts et même nos officiels. Ce qui a poussé certains spécialistes et consultants en énergie à placer l’Algérie, parmi tant d’autres, dans ce qu’on appelle la phase du pic-oil, qui est située entre 2010 et 2016, où à partir de cette dernière année, de fortes chutes de production sont prévisibles.

 

-En quoi le gaz de schiste constitue un danger pour l’environnement ?

C’est l’exploitation du gaz de schiste qui n’est pas conventionnelle, et non le gaz de schiste en lui-même. Le gaz de schiste est un gaz naturel qui est resté piégé dans sa roche-mère, contrairement au gaz conventionnel qui a quitté sa roche-mère pour aller s’abriter dans un «piège» dont un simple forage vertical permet l’extraction.

Cette méthode est dite conventionnelle, parce qu’elle est très courante. En revanche, l’exploitation du gaz de schiste n’est pas conventionnelle parce qu’elle est basée sur une méthode d’extraction peu courante, la fracturation hydraulique, dont les risques sont multiples, à savoir fuites de gaz et de produits (additifs) qui sont qualifiés de cancérigènes par des spécialistes neutres. Nous en citons le benzène, le xylène etc.

En résumé, la santé des populations, de la faune et de la flore est en réel danger. D’autres aspects qu’on occulte et qui sont les plus dangereux, à mon avis, sont les émanations de gaz, notamment le méthane qui contribue à accentuer le réchauffement climatique, le non-traitement des effluents et eaux usées dus à l’exploitation du gaz de schiste, la montée des radionucléides et des bactéries (immortelles) qui sont enfouies depuis des centaines de millions d’années, mais qui, une fois en surface, sont très nocives pour la vie des populations et animaux. La demande en eau pour forer un seul puits est l’équivalent du volume d’une dizaine de piscines olympiques.


-A long terme, quelles en seraient les conséquences ?

Il suffit simplement de jeter un coup d’œil sur les vidéos (gaz land, etc.) et écrits (rapports et analyses établis par des laboratoires de réputation) qui nous viennent de pays comme les USA et le Canada, qui ont entamé l’exploitation du gaz de schiste depuis plusieurs années, pour se rendre compte des multiples effets engendrés par l’exploitation des hydrocarbures (pétrole et gaz) de schiste. La situation alarmante qu’on voit aux alentours des puits de gaz de schiste ne peut nous permettre de rester murés dans le silence, car la contamination des eaux, la dégradation de la santé des populations et de toute forme de vie (animaux et végétaux) poussent à demander l’arrêt immédiat de telles exploitations.

Cela, sachant que notre pays est loin d’être dans le besoin puisqu’elle a d’autres espaces à prospecter (le Sahara, le littoral, la mer) en vue de la recherche d’hydrocarbures conventionnels. Les atouts de notre vaste territoire en matière de production d’énergies renouvelables (solaire, éolienne, géothermique, etc.) nous poussent à orienter notre activité d’exploitation beaucoup plus dans ce domaine que dans des énergies incertaines et polluantes, vu leur demande en financement, en quantités d’eau et leurs atteintes aux écosystèmes de manière générale. elwatan.

 

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 01:27


 

 

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Les incidences de l'Open Sky sur l'avenir de Tunisair suscitent des craintes

 

Les syndicats de Tunisair dénoncent l'autorisation accordée par le gouvernement tunisien à Qatar Airways pour l'exploitation du ciel tunisien à partir de l'aéroport international Tunis- Carthage.

Les syndicats de la compagnie publique tunisienne, relevant de l'Union générale tunisienne du travail (Ugtt), appellent le chef du gouvernement provisoire à prévenir le transporteur national aérien contre les «éventuels risques» de la décision d'attribution à des compagnies tunisiennes et étrangères des autorisations pour exploiter la ligne Tunis-Paris et à Qatar Airways l'accord d'exploitation du ciel tunisien à partir de l'aéroport international Tunis-Carthage.

Ils dénoncent, dans une lettre adressée au chef du gouvernement provisoire, «le non-respect des autorités de tutelle et de la direction de l'aviation civile de leurs engagements quant à la préservation de Tunisair en tant qu'acquis national pour tous les Tunisiens».

Des informations ont été rapportées par les médias tunisiens sur l'attribution de nouvelles autorisations d'exploitation de la ligne Tunis-Paris-Tunis à des transporteurs nationaux et étrangers (Transavia, Syphax, Air Méditerranée, Aigle Azur, Europe Airposte).

En parallèle, l'Instance générale qatarie de l'aviation civile a annoncé que Qatar Airways a obtenu, en vertu de la 5e liberté de l'air, une autorisation pour exploiter le ciel tunisien et l'Aéroport international Tunis- Carthage.

Ces décisions «qui ne sont pas non plus objectives, ni bien étudiées et irrationnelles» représentent «une vraie menace pour la pérennité de l'entreprise (Tunisair) qui emploie plus de 8.200 personnes», estime la partie syndicale du transporteur national.

«Les décisions prises par les autorités de tutelle montrent également que le secteur du transport aérien est en train d'être intégré, à un moment inopportun, dans le système du ciel ouvert (Open Sky), sans aucune étude rationnelle qui tient compte de l'intérêt du transporteur national et celui du pays», ajoute le communiqué.

Par ailleurs, les syndicats et les agents de Tunisair, appellent les autorités de tutelle à réviser toutes les autorisations, «attribuées d'une manière arbitraire» et qui «menacent la pérennité de l'entreprise qui passe déjà par des difficultés économiques et financières»kapitalis

 

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Menaces sur Tunisair ? Par qui, par quoi ? 

 

Les syndicats de base de Tunisair, relevant de l’Union Générale tunisienne du travail (UGTT), ont exprimé leur inquiétude quant aux éventuelles retombées de l’accord signé entre l’Instance générale qatarie de l’aviation civile et l’aviation civile tunisienne et accordant à Qatar Airways le privilège d’exploiter l’Aéroport international Tunis-Carthage, rapporte, ce jeudi 1er novembre 2012, Shems FM. Dans une lettre envoyée au chef du gouvernement Hamadi Jbali, les syndicats ont condamné le rejet de la direction quant à son engagement de maintenir la compagnie en tant qu’acquis pour tous les Tunisiens.

Avant cela, Tunisair avait fait une levée de boucliers, à cor et à cri, contre la demande de Syphax Airlines d’augmenter le nombre de ses vols à partir de Tunis sur Paris, l’une des plus importantes dessertes pour le transporteur aérien public. La compagnie arguait alors du business plan initial de la compagnie du groupe de Mohamed Frikha, qui ne mentionnait que deux dessertes. Tunisair n’avait pourtant rien dit face à l’augmentation de pareilles dessertes pour d’autres compagnies européennes, parfois low-cost. Bien avant tout cela, le ministère du Transport avait dû céder devant le refus des syndicats de Tunisair d’appliquer l’accord d’ouverture du ciel tunisien à la concurrence, reportant ainsi sine die la mise en œuvre de l’open sky avec l’Europe. Tout cela menace-t-il réellement l’existence de Tunisair ?

 

Tunisair, ses bras cassés et ses casseroles !

Notons, avant de répondre à cette question, que Tunisair avait terminé l’exercice 2011, avec un résultat d’exploitation déficitaire de 89,8 MDT malgré un total bilan de 1413,68 MDT. Le chiffre d’affaires de la compagnie baissait de 7 %, expliqué par la régression des revenus du transport de 66 MDT, elle-même induite par la diminution des flux touristiques de toutes nationalités, en raison de la Révolution. En face, c’est une hausse des charges d’exploitation, dont essentiellement 20 MDT en charges du personnel. Il faut remarquer, à cet effet, que les effectifs chez Tunisair, ont augmenté de 40 % en une seule année, avec un nombre d’employés par avions (+de 200) bien au-delà de tous les ratios internationaux. Une augmentation des charges du personnel, sous la pressions des grèves à répétition de l’année 2011, alors que le ministère n’a pas toujours dit non pour le bien de la compagnie, que ce soit lors de la première période transitoire du gouvernement Caïed Essebssi ou au cours de l’actuelle transition du gouvernement Jbali. Un nombre d’employés, devenu pléthorique, ressemblant, plus à des bras cassés qu’à une force productive et faisant de Tunisair une vrai agence d’emploi.

 

L’année dernière, le transporteur national aérien avait ainsi enregistré un déficit de 134,42 MDT, à titre individuel, et un résultat tout aussi déficitaire de 157,9 MDT pour le groupe. Derrière ce déficit, notamment du groupe, il y avait aussi les dotations aux provisions sur des filiales qui deviennent de vraies casseroles que traîne Tunisair. La compagnie subit ainsi 19 MDT de dotations aux provisions dues au déficit de Tunisair Technics, 3 MDT pour couvrir le déficit de Tunisie Catering et 6,5 MDT à cause des pertes de Tunisair Express. Et comme un malheur ne vient jamais seul, les services fiscaux frappent un grand coup et condamnent Tunisair à un redressement de 11,2 MT, sitôt suivis par la CNSS qui lui infligent 12,3 MDT de redressement.

 

Qui menace Tunisair ?

Les difficultés financières de Tunisair ne sont en fait pas une nouveauté. Ils datent de sa première crise boursière dans les années 90. Depuis, l’action de Tunisair en bourse ne s’est jamais relevée et la distribution des dividendes reste toujours un leurre derrière lequel court toujours l’actionnaire, en dehors de l’Etat. Les causes ont été presque toujours les mêmes au fil des années, balançant entre les baisses des flux touristiques, les hausses des prix des carburants et les plans de renouvellement des flottes. 2011 portera le coup fatal, avec la hausse des « recrutements forcés par l’UGTT » par l’intégration et l’alignement des salaires suite à la mauvaise décision de réintégration des filiales, pourtant pas encore administrativement officielle !

Selon plus d’un spécialiste, ce sont en fait ces dernières décisions qui ont fragilisé Tunisair et la font maintenant frémir à la perspective de l’open sky pour lequel nous sommes forcés de continuer de négocier non pas la fermeture mais l’ouverture qui tiendrait compte des intérêts des différents opérateurs aériens, frémir à l’apparition de Syphax Airlines qui fait pourtant partie de la flotte tunisienne avec un nombre d’aéronefs limité.

Reste enfin, cet accord, non confirmé encore, de la « 5ème liberté » qui pourrait être donné à Qatar Airways. Ceci lui accorderait alors le privilège de transporter, à partir de Tunis, des passagers vers d’autres pays. Selon certains spécialistes, les Qataris seraient fortement intéressés par la ligne Tunis- Casablanca, une des lignes les plus juteuses sur laquelle sont déjà en forte concurrence Tunisair et la RAM. Les mêmes spécialistes considèrent cette 5ème liberté comme un patrimoine national qui ne doit en aucun cas être donné sans contrepartie. D’ailleurs, il n’aurait été donné qu’à la South African Airlines (Compagnie de l’Afrique du Sud) vers les USA et qui ne l’utilise pas. L’idée était alors de créer un trafic que la Tunisie pourrait récupérer par la suite. Il aurait été donné à la compagnie saoudite sur la ligne Djeddah-Khartoum, il y a des dizaines d’années et n’est plus en vigueur depuis très longtemps.

Le donner maintenant à Qatar Airways, équivaudrait à partager le trafic en trois et peut-être même à éjecter Tunisair pour cause d’agressivité commerciale des Qataris aux moyens financiers nettement plus importants. Et quand bien même Qatar Airways offrirait-elle, à son tour, cette 5ème liberté à Tunisair, cette dernière n’a pas les moyens d’en tirer profit, vu son manque flagrant de long courriers et la flotte inadaptée de Tunisair pour toucher les marchés asiatiques au-delà de Doha.

En conclusion, les syndicalistes de Tunisair n’auraient peut-être pas raison de s’alarmer outre mesure de l’open sky ou de Syphax Airlines, mais ils auraient fortement raison de le faire s’agissant de la compagnie qatarie qui pourrait asséner un coup supplémentaire aux finances de Tunisair. Khaled Boumiza reussirbusiness

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 01:10

Rached Ghannouchi appelle ses émules à réclamer des grandes surfaces à cesser la vente des boissons alcooliques, en cas de refus,  il leur demande de les  boycotter ...

Rached Ghannouchi vante les mérites de la Chariaa comme source principale de législation dans la Constitution

 

Lors de son prêche hebdomadaire  du vendredi, hier, 2 novembre 2012, Rached Ghannouchi a fait l’apologie de la Chariâa, comme fondement de législation dans la future constitution, affirmant qu’au fil des siècles, les préceptes du Coran et de la Sunna ont représenté une véritable constitution pour les pays musulmans. « Nous ne voyons aucune contradiction entre la logique et la Chariâa, qui est un des fondements de la pensée islamique », affirme-t-il.

 

Rached Ghannouchi soutient que « la religion n’est pas une pâte à modeler qu’on peut modifier à sa guise et il doit y avoir un fil conducteur qui réunit les musulmans au fil des siècles », critiquant certaines « factions laïques qui veulent décharger la nouvelle Constitution tunisienne de son contenu prétendument islamique, craignant de transformer la Tunisie en un Etat religieux ».

 

Selon ses dires « aucun musulman ne peut croire qu’il existe un intérêt humain quelconque contradictoire avec la Chariaa ». businessnews

 
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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 18:46

El Karoussa


Une femme du peuple raconte à son psychanalyste et nous raconte son désenchantement post révolutionnaire. Elle rend compte et elle se joue de la déflagration subite par sa famille autant que par son peuple. Elle en rit pour survivre et nous en fait rire… pour vivre. 


Actrice : Sameh Dachraoui   

Auteurs : Sameh Dachraoui et Fethi Akrai 

Metteur en scène : Fethi Akari 

Assistante metteur en scène : Meriam Jlassi 

Maquillage : Hend Boujemaa 

Costume : Emna Barhoumi 

Bande Son : Slim Askri 

Vidéo : Med Amine Ziadi 

Photos : Tarek Slama 

Technicien Son et projection : Youssef Bouajaja 

Régie Général : Hedi Boumaiza 

Assistante de production : Meriam Jaouadi 

Directrice de production : Nouha Douss 

Co-producteurs : Aymen Jaouadi et Faiza Karoui 

Production: Not Found Prod – SKF 2012
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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 03:24

Le reportage a été filmé dans plusieurs villes et régions amazighes et plusieurs personnalités parmi elles, des présidents d’association, des militants et de simples citoyens. Ce reportage fera donc la lumière sur la population amazighe en Tunisie.

Remarque : Dans le reportage, plusieurs régions berbérophones n’ont pas été évoquées. Il va sans dire que parler des Amazighs et de leur culture ne se limite pas à quelques villages ou à quelques personnalités. En effet, l’origine du peuple tunisien est pour sa majeure partie d’origine amazighe et la culture amazighe est une culture nationale pour le peuple tunisien dans ses us et coutumes , costumes et tolérance. kabyle

Chanson : berbères de Tataouine (sud de Tunisie)

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 03:07

Lotfi Touati, indésirable au CDN

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Décidément, Lotfi Touati n’a vraiment pas de bol ! Là où il passe, il est devenu indésirable.

 

Récemment nommé à la tête du Centre National de Documentation, le voici contesté.

Le syndicat du Centre National de Documentation (CDN) a en effet, "avoué" jeudi 1er novembre que les agents du CDN refusaient la nomination de Lotfi Touati en tant que directeur général de l'établissement.

 

Les motivations du syndicat n’auraient rien à voir avec la personnalité de Lotfi Touati, mais il considère que plusieurs hauts cadres du centre auraient pu être nommés à ce poste et mener à bien leur mission au CDN.

 

Selon le syndicat, Lotfi Touati "n'a ni les compétences ni le niveau éducatif requis pour assurer cette tâche" et malgré ça, le gouvernement l’a nommé à ce poste.espacemanager

 

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 Lotfi Touati bientôt devant les juges

Lotfi Touati n'est pas au bout de ses peines. Rejeté de Dar Assabah puis contesté au Centre de documentation national (Cdn), où le gouvernement Ennahdha l'a nommé, il doit comparaître bientôt devant la justice.

Lotfi Touati n'est pas au bout de ses peines. Rejeté de Dar Assabah puis contesté au Centre de documentation national (Cdn), où le gouvernement Ennahdha l'a nommé, il doit comparaître bientôt devant la justice.

L'ex-commissaire de police recyclé dans le journalisme de propagande (à Ben Ali puis à Ennahdha) comparaitra devant le tribunal de première instance de Tunis pour avoir renversé Khalil Hannachi, journaliste de Dar Assabah, et détérioré les biens d'autrui. Ce sont, en tout cas, les accusations retenues à son encontre par le ministère public.

L'ancien directeur général de Dar Assabah, rejeté par les employés du groupe de presse, recasé cette semaine à la tête du Centre national de documentation (Cdn), sera convoqué par le juge pour répondre à 2 accusations: avoir dilapidé l'argent de l'entreprise en faisant réimprimer un numéro du journal qui n'a pas été distribué et avoir renversé l'un des journalistes en le traînant quelque 200 mètres sur le capot de sa voiture, le laissant évanoui par terre. kapitalis

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 00:32

L'exécution par les rebelles de soldats blessés dans le nord fait polémique

voir le zoom : Image tirée d'une vidéo postée le 1er novembre 2012 sur YouTube montrant de présumés soldats syriens abattus par des rebelles

Image tirée d'une vidéo postée le 1er novembre 2012 sur YouTube montrant de présumés soldats syriens abattus par des rebelles   YouTube/AF

 

Deux jours de l'ouverture d'une réunion cruciale des opposants à Doha, le Conseil national syrien (CNS) a vivement réagi aux propos de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton qui a appelé ce mouvement à s'élargir pour représenter "tous les Syriens".La principale coalition de l'opposition syrienne en exil s'en est prise violemment vendredi aux Etats-Unis, accusés de chercher à la remodeler pour l'amener à négocier avec le régime, et a dénoncé l'exécution par les rebelles de soldats blessés.

 Le CNS, dans un communiqué, a condamné les projets "visant à passer au-dessus du Conseil ou à créer des instances le remplaçant", les qualifiant de "tentative de nuire à la révolution syrienne en semant les germes de la division".

 Pour Georges Sabra, membre du Conseil, "si l'union de l'opposition a pour objectif de négocier avec Bachar al-Assad, cela ne se fera pas et le peuple ne l'acceptera pas".

 Mohammed Sermini, du bureau de presse du CNS, a dénoncé l'ingérence de Washington: "Tout amicale et solidaire que soit la partie extérieure, elle n'a pas le droit d'intervenir dans nos affaires".

 Mercredi, Mme Clinton a estimé que le CNS ne pouvait "plus être considéré comme le dirigeant visible de l'opposition", et plaidé pour qu'il devienne "une partie d'une opposition élargie" comprenant "des gens à l'intérieur de Syrie et d'autres".

 En réponse, le CNS a affirmé avoir augmenté le nombre des membres de l'intérieur qui représenteraient désormais selon lui 33% de l'instance.

 Le régime affirme que seul un dialogue peut régler le conflit, mais l'opposition, surtout les rebelles sur le terrain, posent comme condition sine qua non à tout dialogue un départ de M. Assad.

 

L'exécution sommaire de soldats: un crime de guerre

 Les Etats-Unis, qui réclament eux aussi un départ de M. Assad, comptent beaucoup sur la réunion de Doha, élargie à des centaines d'opposants, sous l'égide de la Ligue arabe, où pourrait être annoncé un gouvernement en exil avec à sa tête l'opposant en exil Riad Seif, selon des informations non confirmées.

 Le CNS a par ailleurs exhorté l'Armée syrienne libre, composée de déserteurs et de civils ayant pris les armes, et "les mouvements qui animent la révolution sur le terrain à demander des comptes à quiconque viole les droits de l'Homme", au lendemain de la diffusion de vidéos montrant des insurgés frappant une dizaine de soldats blessés avant de les achever à l'arme automatique.

 Pour l'ONU et Amnesty International, l'exécution sommaire de soldats, comme celle vue sur cette vidéo, ressemble fort à un "crime de guerre".

 Le chargé des droits de l'Homme au sein du CNS, Radif Moustapha, a toutefois estimé que les crimes des combattants rebelles étaient "sans commune mesure" avec ceux du régime.

 Au moins 28 soldats ont été tués jeudi au combat ou froidement exécutés par les rebelles qui s'étaient emparés de leurs positions près de Saraqeb (nord-ouest), a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

 Après la diffusion de la vidéo, les Etats-Unis ont exhorté les rebelles à respecter les lois internationales régissant les conflits et la Grande-Bretagne s'est dit "profondément préoccupée".

 Un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a déclaré pour sa part que "s'il s'agit de massacres avérés", la France "condamne avec fermeté".

 L'ONU et des ONG internationales ont déjà accusé régime et rébellion de "crimes de guerre et contre l'Humanité" en près de 20 mois d'un conflit qui a fait plus de 36.000 morts selon l'OSDH.

 

Les rebelles coupent l'accès au nord

 Sur le terrain, les rebelles ont pris le contrôle d'un large périmètre autour de Saraqeb, carrefour stratégique de routes reliant Damas, Alep (nord) et Lattaquié, sur la côte.

 Avec cette prise, ils coupent quasiment tout accès des troupes au nord où elles sont aux prises avec les rebelles depuis plus de trois mois pour le contrôle d'Alep.

 Par ailleurs, la dirigeante d'un groupe armé kurde a été tuée à Alep par des rebelles qui l'ont détenu pendant une semaine alors qu'elle venait notamment leur livrer les dépouilles d'insurgés tués lors de combats la semaine dernière entre rebelles et Kurdes, selon l'OSDH.

 Les violences ont fait vendredi à travers la Syrie au moins 139 morts, dont 44 civils, selon un bilan provisoire de l'OSDH.

 Comme tous les vendredis, et malgré les violences, des milliers de personnes hostiles au président Assad ont manifesté à travers le pays. Ils ont appelé la communauté internationale à agir pour arrêter la répression, critiquant notamment les Etats-Unis.

 "Clinton: notre radicalisme, s'il existe, est le résultat de tes mensonges", affirmait notamment un slogan selon une vidéo mise en ligne par des militants, en référence aux récentes déclarations de Mme Clinton qui a dénoncé une montée de l'extrémisme en Syrie.tv5.

 

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Vidéo : voir à partir de la 22' 22'' 

 


 

 

 

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Soldats exécutés en Syrie: le CNS appelle les rebelles à rendre des comptes

 

Le Conseil national syrien (CNS), la principale coalition de l'opposition syrienne en exil, a appelé les rebelles à rendre des comptes, au lendemain de la diffusion de vidéos montrant des insurgés frappant une dizaine de soldats blessés avant de les achever à l'arme automatique.

Nous exhortons l'Armée syrienne libre et les mouvements qui animent la révolution sur le terrain à demander des comptes à quiconque viole les droits de l'Homme, a déclaré à l'AFP Radif Moustapha, en charge des droits de l'Homme au sein du CNS, après que l'ONU a évoqué un possible crime de guerre.

Il a toutefois souligné que, selon lui, les crimes des combattants de l'opposition (étaient) sans commune mesure avec ceux du régime.

Qualifiant le conflit de très complexe, il a dénoncé des cas de vengeances individuelles, appelant la communauté internationale, le CNS et l'ASL à prendre des mesures pour résoudre ce phénomène des violations.

Si nous restons silencieux (face à cela), ces violations graves vont augmenter, a-t-il poursuivi, rappelant que les principes de la révolution étaient la liberté, la dignité et le respect des droits de l'Homme.

Jeudi, au moins 28 soldats syriens ont été tués au combat ou froidement exécutés jeudi dans des attaques rebelles sur trois barrages militaires près de Saraqeb, dans le nord-ouest de la Syrie, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Une vidéo diffusée par des militants montre des rebelles frappant une dizaine de soldats blessés, avant de les aligner sur le sol et de les achever. Avant d'exécuter un prisonnier, un rebelle lui lance: Ne sais-tu pas que nous appartenons au peuple de ce pays? Terrorisé, le soldat répond: Je jure au nom de Dieu que je n'ai pas tiré.

Au même titre que l'Observatoire dénonce les exécutions dans les prisons du régime, il refuse celles de prisonniers de guerre par les rebelles, a dénoncé à l'AFP le directeur de l'organisation, Rami Abdel Rahmane.

Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a dénoncé ce qui constitue très vraisemblablement un crime de guerre et Amnesty International a condamné des images choquantes d'un crime de guerre potentiel.

Des agences et des responsables onusiens, ainsi que des ONG internationales, ont déjà accusé régime et rébellion de crimes de guerre et contre l'Humanité après près de 20 mois d'un conflit dévastateur qui a fait, selon l'OSDH, plus de 36.000 morts. romandie

 

 

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Le chef du CNS accuse : "La communauté internationale est responsable de l'extrémisme en Syrie"

 

 

Alors que les Etats-Unis réclament une opposition syrienne élargie capable de “résister aux extrémistes” islamistes, le chef du CNS a imputé jeudi la montée des islamistes radicaux en Syrie au manque d'appui de la communauté internationale à la rébellion contre le régime du président Bachar el-Assad. L'armée syrienne, qui a fait de son aviation son principal atout contre les rebelles, a mené jeudi des raids aériens notamment sur Damas et sa banlieue.

 

Le chef du Conseil national syrien (CNS), la principale coalition de l'opposition syrienne, a imputé jeudi la montée des islamistes radicaux en Syrie au manque d'appui de la communauté internationale à la rébellion contre le régime du président Bachar el-Assad.


“La communauté internationale est responsable, en raison de son manque de soutien au peuple syrien, de la croissance de l'extrémisme en Syrie”.

                                 ABDEL BASSET SAIDA, CHEF DU CONSEIL NATIONAL SYRIEN (CNS).

 

Ce dernier réagissait ainsi aux propos de de la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, qui a réclamé une opposition élargie capable de “résister aux extrémistes” islamistes.

Le Conseil national syrien (CNS) -la principale coalition de l'opposition syrienne, largement dominée par les Frères musulmans-, reconnu par la communauté internationale comme l'un des principaux représentants du peuple syrien, “ne peut plus être considéré comme le dirigeant visible de l'opposition”, a en effet estimé mercredi la chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton.


“Il y a des informations inquiétantes sur des extrémistes qui se rendent en Syrie et tentent de détourner à leurs fins ce qui était jusqu'ici une révolution légitime contre un régime oppressif”.

                       LA CHEF DE LA DIPLOMATIE AMÉRICAINE HILLARY CLINTON.


Le Front al-Nosra, un groupe islamiste inconnu avant la révolte en Syrie, a ainsi revendiqué de nombreux attentats à travers le pays et ses combattants sont présents, souvent en première ligne, sur la plupart des fronts syriens.

Face à ces mouvements islamistes qui “essaient de détourner la révolution” contre le président Bachar al-Assad, selon Mme Clinton, les Etats-Unis et leurs partenaires européens et arabes veulent “aider l'opposition à s'unir derrière une stratégie partagée et efficace qui puisse résister à la violence du régime (syrien) et commencer à préparer une transition politique”.

“Dans les zones qui ont échappé au contrôle du régime, c'est le chaos et le désespoir, car le régime continue à attaquer. Dans une telle atmosphère, il est naturel que se développe l'extrémisme”, a poursuivi M. Saida.

Critiquant la déclaration américaine, il a lancé: “la communauté internationale devrait s'en prendre à elle-même: Qu'a-t-elle donné au peuple syrien? Comment a-t-elle aidé les Syriens à stopper la folie meurtrière du régime?”

 

Raids aériens

Sur le terrain la violence ne connaît pas de répit.

Au moins 28 soldats de l'armée syrienne ont été tués au combat ou froidement exécutés jeudi dans des attaques sur trois barrages militaires près de la ville rebelle de Saraqeb, dans le nord-ouest de la Syrie, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Une vidéo diffusée par des militants montre des combattants rebelles frappant une dizaine de soldats blessés avant de les aligner sur le sol et de les achever en les traitant de chiens de chabihas d'Assad, nom donné aux miliciens pro-régime.

Par ailleurs, les hélicoptères de l'armée ont bombardé le quartier de Hajar al-Aswad, dans le sud de la capitale, faisant des blessés, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), tandis que les chasseurs-bombardiers menaient des raids sur la ville proche de Harasta.

A Alep, la métropole commerçante du nord syrien, des combats ont opposé dans la nuit troupes régulières et combattants rebelles sur plusieurs fronts, rapporte l'ONG. Et l'armée a bombardé plusieurs localités de la région, tuant une fillette à al-Safira.

Dans la même région, un journaliste libanais, enlevé la semaine dernière par un groupe rebelle, a été libéré dans la nuit de mercredi à jeudi, selon la chaîne LBCI pour laquelle il travaille.

Plus à l'ouest, dans la province d'Idleb, “des chasseurs-bombardiers ont frappé à trois reprises les villages de Tell Manass et de Maar Chamarine”, a affirmé l'ONG. Un civil a également péri dans cette région, selon l'OSDH.

Non loin de là, au sol, des combats sporadiques opposaient troupes régulières et combattants rebelles, notamment issus du Front islamiste al-Nosra, autour de la base militaire stratégique de Wadi Deif, selon l'ONG.

Le Liban a déposé deux plaintes officielles contre la Syrie pour violations territoriales, tandis que le régime du président syrien Bachar al-Assad accuse le Liban de permettre à des combattants et à des armes d'entrer illégalement en Syrie.

Mercredi, 152 personnes ont péri à travers le pays, dont 58 civils, 48 rebelles et 46 soldats, selon un bilan de l'OSDH, basée en Grande-Bretagne, s'appuie sur un réseau de militants et de sources médicales dans les hôpitaux civils et militaires à travers le pays. Il affirme que ses bilans recensent les victimes civiles, militaires et rebelles.

Au total, plus de 36.000 personnes ont péri dans le conflit déclenché mi-mars 2011 par la répression brutale par le régime d'un mouvement de contestation populaire le 15 mars 2011, selon l'OSDH.  aufaitmaroc

 

 

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Les rebelles syriens veulent éviter une guerre avec les Kurdes

 

Après une semaine d'affrontements sans précédent dans la province d'Alep (nord), les rebelles syriens et les militants kurdes observaient jeudi une fragile trêve, soucieux de ne pas ouvrir un nouveau front dans la guerre qui s'éternise contre le régime de Bachar al Assad.

Plusieurs dizaines de rebelles et de combattants kurdes du Parti de l'Union démocratique kurde (PYD), liés au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, turc), ont été tués la semaine dernière dans des heurts qui ont éclaté dans la métropole avant de s'étendre à plusieurs localités situées aux alentours, à quelques kilomètres seulement de la Turquie.

"Nous voulons combattre le régime et nous nous retrouvons à nous battre sur un nouveau front pour lequel nous n'avons ni l'utilité ni le temps", résume un combattant de l'Armée syrienne libre (ASL), venu se réchauffer autour d'un feu dans une montagne surplombant plusieurs villages et champs d'oliviers. "Nous devrions être à Alep, au lieu de quoi nous campons."

Cette vague de violence inédite entre miliciens kurdes et opposants syriens illustre le jeu d'alliances et de rivalités, tant locales qu'internationales, qui compliquent la tâche des rebelles dans leur soulèvement contre le régime de Damas.

"Nous ne sommes pas contre tous les groupes kurdes, mais ces groupes liés au PKK aident le régime en nous attaquant, nous n'avons pas d'autres solutions que d'agir", souligne Mohammed Hamadeh, chef d'une unité rebelle.


MÉFIANCE MUTUELLE

Si Kurdes et rebelles coopéraient avant les affrontements de la semaine dernière, la méfiance a toutefois toujours été de mise entre les deux camps. Les opposants au régime syrien regardent avec suspicion la neutralité adoptée par le PYD dans le conflit qui les oppose à Bachar al Assad. Les Kurdes critiquent de leur côté le refus de l'opposition de les voir acquérir une autonomie locale.

Sur le terrain, les habitants regardent avec de plus en plus de sympathie les miliciens kurdes qui ont selon eux eu le mérite de protéger les populations kurdes contrairement aux rebelles.

"Je n'aime pas le PYD mais ils prennent soin des Kurdes, contrairement aux rebelles dont les zones ont été totalement détruites. Maintenant de nombreux Kurdes regardent différemment le PYD", indique ainsi Baran Afrini, un militant de l'opposition kurde.

Dans les quartiers kurdes d'Alep, les combattants du PYD ont mis en place un mini-Etat qui gère notamment la distribution de nourriture ou la sécurité. Les routes stratégiques menant à la ville sont désormais des enjeux pour les deux camps. Avant les affrontements de la semaine dernière, il y avait un accord tacite permettant aux militants des deux camps d'emprunter ces voies. Kurdes et rebelles veulent désormais avoir la garantie de pouvoir accéder sans danger à leurs bastions respectifs.

"Nous demandons aux militants kurdes de partir de cette montagne et de nous garantir un passage sécurisé dans leurs zones" indique Hamadeh. "Les Kurdes n'ont pour l'instant pas répondu à notre demande."

Face aux affrontements entre Kurdes et opposants, l'armée syrienne tente d'attiser les tensions pour tenter d'accentuer les divisions au sein de la population. Selon certains Kurdes, l'armée s'est ainsi retirée des zones kurdes sans livrer bataille et selon certains témoignages, elle aurait même fourni des armes au PYD.

"Je combattrai pour mon pays et ma religion avant de me battre pour mon ethnie", explique Basel, un militant kurde de l'opposition âgé de 23 ans, qui se retrouve à se battre contre d'autres Kurdes. "C'est comme cela que le régime divise la population. Vous avez des hommes qui devraient être des alliés qui se battent entre eux." tempsreel.nouvelobs

 

 

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Les leaders kurdes de Syrie jouent la carte du soutien à Bachar al-Assad


 

 

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Capture d'écran d'une vidéo montrant les affrontements entre des rebelles et des milices kurdes dans la quartier d'Achrafiyé, à Alep. Postée sur YouTube le 28 octobre 2012.
 
Alors qu’ils avaient rejoint le soulèvement populaire contre le régime de Bachar al-Assad au début de la révolte en Syrie en avril 2001, les Kurdes ont peu à peu pris leurs distances avec la rébellion. Pour la première fois depuis le début du conflit, des membres de l’Armée syrienne libre (ASL) et des milices kurdes se sont même affrontés le week-end dernier dans un quartier kurde d’Alep. La rébellion accuse désormais les leaders kurdes d’avoir négocié leur soutien à Bachar al-Assad.
 
Des affrontements sans précédent ont éclaté le week-end dernier entre des insurgés de l’ASL et des membres de l'Union démocratique kurde (PYD), le principal parti kurde en Syrie, dans le quartier à majorité kurde d'Achrafiyé à Alep. Cette zone avait été jusque-là épargnée par les violences qui secouent cette ville du nord de la Syrie depuis le 20 juillet.
 
Selon des habitants joints par France 24, quelques rebelles de l’ASL se sont infiltrés à Achrafiyé et les membres des comités populaires kurdes postés à des barrages ont tenté de les chasser, provoquant des affrontements.
 
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), 30 personnes ont péri dans les heurts au cours desquels 200 combattants ont été constitués prisonniers. Depuis le début du conflit en Syrie, le PYD s’était déclaré neutre et s’était toujours efforcé de tenir l’ASL éloignée des zones sous son contrôle. Cet incident pourrait constituer un tournant dans les rapports des Kurdes de Syrie avec la rébellion.
 
Depuis juillet, l’armée syrienne s’est désengagée des plus importantes villes à majorité kurde, dans les zones frontalières avec la Turquie, qui sont désormais sous le contrôle du PYD.
 
Avant le début du conflit, la communauté kurde, qui regroupe près de 15 % de la population syrienne, avait souvent été  marginalisée par le pouvoir. En mars 2011, un mouvement de protestation kurde avait été réprimé dans le sang par le régime. 

 

 

Images montrant les affrontements entre des groupes armés appartenant à l'ASL et des milices kurdes dans le quartier d'Achrafiyé. Vidéo postée le 28 octobre sur YouTube.

 

 

"Nous voulons rester à l’écart du conflit armé"

Ahmed Bahoz, militant Kurde proche du PYD, habitant le quartier Achrafiyé à Alep.

 

 

« L’armée avait déjà bombardé le quartier d’Achrafiyé à la veille de l’Aïd [26 octobre] parce que des éléments de l’Armée syrienne libre [ASL] s’y étaient infiltrés. Une quinzaine de personnes sont mortes dans ces bombardements, tous des civils. Nous étions en colère, nous ne voulions pas que cela se reproduise. Nous avons donc organisé une marche de protestation le lendemain. Cela n’a malheureusement pas dissuadé les groupes rebelles qui ont encore une fois tenté de pénétrer dans le quartier. Mais cette fois, les comités de défense populaire qui assurent la protection du quartier ont essayé de les repousser, ce qui a provoqué des affrontements.

 Certains nous accusent d’être inféodés au régime de Bachar al-Assad. Ce n’est pas vrai. Les Kurdes se sont soulevés contre le régime bien avant le début du printemps arabe, en 2004. Nous avons également rejoint les manifestations contre le régime dès avril 2011. Mais quand la révolte s’est transformée en conflit armé, nous avons préféré rester à l’écart parce que nous avons choisi la voie de la protestation pacifique. »

 


Vidéo d'une manifestation de protestation dans le quartier kurde d'Achrafiyé contre l'Armée syrienne libre. Postée le 27 octobre sur YouTube.    

 

"Cela nous attriste car de nombreux Kurdes se sont engagés auprès de l’ASL"

Fares A. est membre du Conseil militaire kurde de l’Armée syrienne libre, actif dans la région d’Alep.

 

 

« Des groupes de l’Armée syrienne libre ont pénétré dans le quartier d’Achrafiyé parce qu’ils étaient à la recherche de Chabihas [miliciens à la solde du régime syrien]. Mais des milices kurdes leur ont tiré dessus, causant la mort d’au moins 16 combattants de l’ASL.

Ces affrontements nous attristent d’autant plus que de nombreux Kurdes, comme notre brigade, se sont engagés auprès de l’ASL pour libérer leur pays de ce régime dictatorial. Le régime essaye de créer la fitna [discorde] entre les Kurdes et leurs frères arabes pour affaiblir la révolution. Il faut absolument éviter de tomber dans ce piège.»


 

"Les peuples kurde et arabe sont frères dans ce pays. Nous ne laisserons le régime semer la discorde entre nous", affirme un responsable du Conseil militaire kurde de l'ASL dans une déclaration diffusée le 28 octobre sur YouTube. 
 

"Le régime de Bachar al-Assad a passé un accord secret de non-agression avec le PYD"

Hamid Mesud, journaliste kurde syrien réfugié en France.

« Le régime de Bachar al-Assad a passé un accord secret de non-agression avec le PYD [Parti démocratique kurde], le principal parti kurde en Syrie. Dès le début de l’insurrection, le régime a commencé à délivrer la nationalité syrienne aux centaines de milliers de Kurdes qui l’avaient perdue dans les années 1960, et aussi aux Kurdes apatrides. On estime à 60 000 le nombre des bénéficiaires de cette mesure. Il a également autorisé les Kurdes à exercer leurs droits linguistiques et culturels. Le pouvoir en Syrie a ainsi cherché à ne pas s’aliéner le PYD, qui est une branche du PKK [Parti des travailleurs du Kurdistan, guérilla qui lutte pour l’indépendance du Kurdistan] et dont les membres disposent d’importants stocks d’armes. La bienveillance soudaine du régime envers les Kurdes s’explique aussi par le souci qu’il avait au début du soulèvement de montrer à la communauté internationale qu’il se souciait du sort des minorités.

En juillet dernier, l’armée syrienne s’est carrément retirée des zones kurdes dans le nord du pays, par exemple des villes de Derik, Kobané et Afrin, qui sont depuis gérées par le PYD. C’est ce parti qui contrôle l’administration des régions à majorité kurde et se sont ses comités de défense populaires qui y assurent la sécurité. En échange, le PYD s’est engagé à ne pas soutenir la révolution et à empêcher l’ASL, qu’il soupçonne d’être une création de l’ennemi turque, de pénétrer dans les zones kurdes.

Le régime syrien est un allié historique du PKK, qui est en guerre contre le régime turque depuis 1984 [le PKK a bénéficié de camps d’entraînement dans la plaine libanaise de la Bekaa au temps de la présence syrienne dans ce pays]. Son chef, Abdullah Ocalan, a vécu 25 ans en Syrie. 

 Bachar al-Assad pourrait ainsi utiliser, au besoin, les Kurdes comme carte, en fournissant notamment une aide logistique à la rébellion pour déstabiliser la Turquie qui soutient la révolution. Les Kurdes du PYD ont actuellement les yeux rivés vers l’après-Assad. Ils veulent profiter de la situation d’anarchie qui règne pour conquérir leur autonomie et asseoir leur pouvoir sur les zones où ils sont majoritaires en vue de contraindre les responsables politiques de la Syrie de demain de prendre en compte leurs revendications. Ils ont tout intérêt à garder leur région éloignée de la guerre pour éviter que les Kurdes, dont le nombre en Syrie est estimé à environ 4 millions, ne fuient le pays.» observers.france24

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 19:26

Le cheikh salafiste raconte la générosité et la grandeur de  l’humanisme de Hamma lors leur aventure carcérale sous Ben Ali … 

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 04:03

L’imam salafiste de la mosquée Al Nour traite Ennahdha de « mécréants » et appelle au jihad

Nasreddine Aloui, nouvel imam de la mosquée « Al Nour », à Douar Hicher, nommé suite au décès de l’ancien imam lors d’affrontements ayant opposé  des membres du courant salafiste aux forces de l’ordre, mardi 30 octobre 2012, a appelé au jihad contre les « mécréants (Ennahdha, ainsi que de nombreux autres partis politiques) qui veulent gagner les prochaines élections en éliminant les salafistes ». Il a également accusé les membres d’Ennahdha d’être sous les ordres de Washington.


Lors d’une intervention sur la chaine Attounissiya, aujourd’hui, jeudi 1er novembre 2012, l’imam salafiste s’est adressé au ministre de l’Intérieur Ali Laârayedh en brandissant son linceul à l’antenne et en appelant les jeunes du mouvement salafistes à préparer les leurs afin d’entamer le jihad. « Le ministre de l’Intérieur ainsi que les hauts dirigeants d’Ennahdha ont pris pour Dieu les Etats-Unis qui établissent leurs lois et rédigent leur Constitution », a-t-il déclaré. businessnews

 

 

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Les événements de Douar Hicher en débat !  Parmi les invités, le ministre de l’intérieur et le nouvel imam de la mosquée Al Nour 

Partie I

Partie II

Partie III

 

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Les salafistes défient les autorités

 Les salafistes tunisiens de plus en plus virulents.

La classe politique tunisienne appelle à plus de vigilance contre les salafistes, alors que les forces de sécurité prévoient un rassemblement aujourd’hui.


La tension est montée d’un cran, avant-hier soir, entre les salafistes et les forces de l’ordre à Douar Hicher (banlieue populaire de Tunis) suite au décès par balle du muezzin de la mosquée Ennour, Aymen Adouani, pendant l’attaque d’un poste de police.

Policiers et salafistes ne cessent de s’affronter à Douar Hicher depuis l’agression, dans la nuit de samedi à dimanche derniers, du chef de l’unité de la sécurité publique de la Manouba, le commandant Wissem Ben Slimane, qui essayait, avec son unité, de mettre fin à des altercations entre un groupe de salafistes et des vendeurs illicites d’alcool près de la mosquée Ennour, connue pour la tendance rigoriste de ses adeptes.

Le commandant Ben Slimane a été grièvement blessé à la tête par un objet tranchant, pouvant être, selon les médecins, une hache ou une épée. Depuis, les confrontations ne se sont pas arrêtées entre salafistes et forces de l’ordre. Suite à l’agression du commandant Ben Slimane, le ministère de l’Intérieur a affirmé que nul n’est au-dessus de la loi et a ouvert une enquête ayant abouti à l’arrestation, avant-hier, du dénommé Saddam, l’un des agresseurs présumés du commandant grièvement blessé. Cette arrestation a été opérée au village de Nefza, à 50 km de la frontière algérienne. Elle n’était pas du goût des salafistes, qui ont manifesté leur refus par une attaque, dans la soirée d’avant-hier, contre deux postes de la garde nationale à Douar Hicher et à la cité voisine Khaled Ibn Walid.

 

Saddam, le facteur déclenchant

Selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Khaled Tarrouche, cette attaque a été menée par plusieurs dizaines de salafistes armés de gourdins et de sabres. «Les assaillants ont usé de cocktails Molotov et ont obligé les forces de l’ordre à ouvrir le feu en usant de l’artillerie vive, ce qui a engendré le décès du muezzin de la mosquée Ennour, fief des salafistes», a poursuivi M. Tarrouche. Une deuxième personne serait également décédée lors des affrontements, selon des sources salafistes.


Dans un point de presse tenu hier après-midi, le ministre de l’Intérieur, Ali Laâreyedh, a sollicité les forces de l’ordre pour «ne plus communiquer de manière anarchique avec les médias afin d’éviter la désinformation».

Le ministre a reproché aux médias «d’avoir parlé de trois blessés parmi les forces de l’ordre, alors qu’ils n’étaient que deux seulement». Depuis ces incidents, la tension est à son paroxysme dans la zone de Douar Hicher et les cités voisines. «Le dispositif sécuritaire rappelle celui, costaud, installé devant l’ambassade de France suite aux caricatures de Charlie Hebdo, non celui du 14 septembre devant l’ambassade des Etats-Unis», explique la journaliste Imane Abderrahmane. «Il est clair que le ministère de l’Intérieur ne veut absolument pas que ça déborde. Les brigades sont à des kilomètres de la zone chaude», ajoute la journaliste. 

 

Des sabres et des haches

Suite à ces incidents, les forces de l’ordre ont prévu, aujourd’hui de 10h à 11h, un rassemblement de protestation d’une heure devant le siège du ministère de l’Intérieur ainsi que les postes et districts de la sécurité dans les régions par le Syndicat national des forces de sécurité intérieure et l’Union nationale des syndicats des forces de sécurité tunisienne. «Ce mouvement de protestation intervient en réaction à la passivité surprenante des pouvoirs exécutif et législatif dans la lutte contre les attaques directes et méthodiques» qui prennent pour cible les agents de l’ordre et leurs familles, selon un communiqué commun publié hier par les deux syndicats, appelant à une réunion d’urgence du Conseil supérieur des forces de sécurité intérieure pour examiner la situation sécuritaire face aux agressions répétées contre les agents de l’ordre.La classe politique appelle, elle aussi, à plus de vigilance contre les salafistes.


«C’est le résultat du laisser-aller avec les dépassements de ces salafistes, adopté par le ministère de l’Intérieur durant près de deux ans», déplore le porte-parole d’Al Massar, Samir Taïeb. elwatan


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Excédés par les agressions de salafistes, des policiers exigent de pouvoir riposter

Ces derniers jours, les affrontements en banlieue de Tunis entre policiers et salafistes ont fait deux morts côté manifestants et deux blessés graves côté forces de l'ordre. Les policiers s'estiment de plus en plus visés par ces violences, sans que leur hiérarchie leur permette de riposter de façon adéquate. Ce jeudi 1er novembre, deux cents d'entre eux ont donc manifesté le ministère de l'Intérieur.

Les policiers tunisiens ont manifesté, jeudi 1er novembre, devant le ministère de l'Intérieur à Tunis.

Scène inédite en Tunisie : devant le ministère de l'Intérieur, des policiers, si puissants sous Ben Ali, manifestent contre les violences dont ils se disent victimes.

Samedi soir, deux d'entre eux ont été grièvement blessés à l'arme blanche dans des affrontements avec de jeunes salafistes. Les manifestants dénoncent la passivité de leur ministre issu du parti Ennahda face à ces groupes.

« Oui, je parle des salafistes », déclare l’un d’eux. « Ces groupes sont en train de se multiplier, ils sont en train de se renforcer, de gagner du terrain. Il faut les éliminer le plus tôt possible. Nous avons les moyens. Le ministre, lui, nous dit non, il dit qu'il faut être patient. Mais qui garantira qu'ils ne se multiplieront pas ? Ils se sont déjà multipliés. »

Depuis la révolution, la police, ancien bras armé de la dictature, régulièrement accusée de violation des droits de l'homme, est appelée à plus de pondération. Mais face à la multiplication des incidents, les manifestants demandent un allégement des procédures pour faire usage plus facilement de la force.

« Lorsqu'une personne attaque mon commissariat, je dois prendre mon temps pour réfléchir, faire des théories, évaluer la situation. Les assaillants arrivent avec un sabre pour me tuer et moi j'ai des balles dans la main, je fais quoi ? Je croise les bras pour faire plaisir à X ou Y ? Non ! Je dois me défendre, c'est la loi ! »

Ce policier évoque les violences de samedi avec les salafistes, en banlieue de Tunis. Elles ont coûté la vie à deux jeunes religieux tombés sous les balles de la police pendant l'attaque d'un commissariat.rfi

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 18:54

 

 

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Le ras-le-bol de la police

Tunisie. Le ras-le-bol de la police

Les agents des forces de l'ordre dénoncent la multiplication d'agressions ciblant leur corps et observent un sit-in d'une petite heure, jeudi, partout dans le pays.

Selon l'Union des syndicats des forces de sûreté nationale, l'appel a été suivi par 70 à 80% de leurs collègues, chacun sur son lieu de travail.

A Tunis, devant la bâtisse grise de l'avenue Habib Bourguiba, siège du ministère de l'intérieur, les citoyens ont apporté leur soutien aux agents de sécurité.

Un cadre de la police offre des fleurs aux passants.

Un cadre de la police offre des fleurs aux passants.

Le ministère de l'Intérieur fermé à... la police

Premier constat: la porte du ministère de l'Intérieur était fermée. Second constat : à part les quelque centaines d'agents de police rassemblés près de leurs collègues de l'armée sur le trottoir d'en face, des politiques et des militants de la société civile ainsi que de simples citoyens de passage ont tenu à montrer leur solidarité.

«Je suis venue pour exprimer ma solidarité à la police sur laquelle on compte pour veiller sur la Tunisie. Sans eux, le pays sera foutu. Il y a certes un petit groupe malsain, comme il existe dans le corps de la magistrature et celui des avocats ou dans l'administration ou autres corps, mais la plupart sont des gens qui s'exposent à tous les dangers pour assurer notre sécurité», a dit à Kapitalis, la militante Radhia Nasraoui, qui a été agressée – verbalement – par un petit groupe lui reprochant ses déclarations dans les médias sur la police, lors de l'affaire du viol de la fille par des policiers à Aïn Zaghouan dans la nuit du 3 au 4 septembre.

Les citoyens et les agents de sécurité fraternisent

Les citoyens et les agents de sécurité fraternisent

 

«Ceci ne m'a pas perturbée, mais j'avoue que nombre de leurs collègues m'ont accompagnée jusqu'à ma voiture en me demandant même pardon et ils m'ont même félicitée pour mon combat. Car, la majorité fait tout pour changer et devenir une sécurité républicaine», a ajouté la présidente de l'Association tunisienne de lutte contre la torture (Atlt).

Plaider pour une police républicaine

Présents aussi des figures de l'Union générale tunisienne du Travail (Ugtt), du Parti des Travailleurs, en l'absence remarquée de son leader Hamma Hammami. Et pour cause. «Il a un meeting à Sousse sinon il aurait pris part au sit-in», a expliqué Me Nasraoui, son épouse.

Nous sommes au siège du Syndicat de la police. Ici, il y a du monde. Une conférence de presse se tient en présence d'un grand nombre de syndicalistes et de l'élu de l'opposition Mahmoud Baroudi. Le souhait exprimé par tous les présents, c'est que le corps de la sécurité devienne républicain. Selon l'un des conférenciers, il n'est plus question de rouler pour n'importe quel parti. Il s'agit d'être neutre et de n'avoir qu'un seul souci: défendre les citoyens.

«C'est ce que doit le comprendre l'actuel gouvernement», a expliqué l'un des responsables du syndicat de police. Et d'ajouter: «Aujourd'hui, nous avons des collègues en prison parce qu'ils ont suivi les ordres de l'ancien régime. Demain, il y aura un autre régime et nous ne voulons pas payer les frais et être contre le peuple».

Le constituant Mohamed Baroudi solidaire des agents de la sécurité

Le constituant Mohamed Baroudi solidaire des agents de la sécurité.

Le constituant Mahmoud Baroudi, qui a promis de défendre cette thèse au sein de l'Assemblée nationale constituante (Anc), a ajouté: «Nous ne demandons que cela. Et je suis là pour soutenir ce mouvement. Il ne faut pas oublier que c'est la police qui veille sur les biens et la sécurité des citoyens. Je félicite ces Tunisiens qui ont observé leur sit-in d'une manière civilisée et sans perturber la vie de quiconque en bloquant des routes et qui n'ont pas dépassé une heure de sit-in».

Des roses et des mots de sympathie

Il est temps que «la Tunisie ait une police républicaine sinon on serait loin de la démocratie», a dit aussi le constituant, en déplorant le nombre impressionnant d'agressions sur les agents de sécurité. On parle de 600 agressions depuis le début de l'année, et de plusieurs morts lors des opérations de sécurité.
11H30, des citoyens de passage dans l'Avenue se sont joints aux policiers sit-inneurs et scandé des slogans en faveur d'une police républicaine. Des militaires et des agents de sécurité offrent des roses aux passants, qui ont oublié, comme par miracle, leurs griefs contre la police. kapitalis

 

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La police en colère observe un Sit-in

Environ 300 agents de police ont pris part, jeudi matin devant le siège du ministère de l'Intérieur, au sit-in de contestation organisé par les syndicats nationaux des forces de l’ordre et l’Union Nationale des Syndicats des forces de l’ordre tunisiennes. 
 

Les agressions multiples que subissent les agents lors de l’accomplissement de leur tâche les ont poussés à tirer la sonnette d'alarme. Après un premier rassemblement devant le siège du ministère de l’intérieur, les participants au sit-in se sont dirigés vers le parking pour que la circulation ne soit pas bloquée. Des pancartes ont été levées et l’hymne national a été chanté. "Non à l’instrumentalisation politique de l'appareil sécuritaire" ont crié les sit-inneurs qui ont insisté sur la nécessité de la constitutionnalisation de la police républicaine afin de combattre la dictature. 

Le porte parole officiel de l’Union Nationale des Syndicats des forces de l’ordre tunisiennes,  Imed Belhadj Khelifa, a déclaré que plus de 600 agressions en eu lieu lors des trois derniers mois : "Nous avons le droit d'exprimer notre colère. Ce ne sont pas seulement les agents qui sont agressés mais également leurs familles. Nous savons qu’assurer la sécurité est notre devoir mais le fait que tout ceci passe sous silence nous fait mal. Message aux organisations des droits de l’homme : Nous sommes des citoyens ! Quand nous sommes les victimes, nous avons le droit d’être défendus. Ces agressions touchent actuellement les agents de police et je crains que cela atteigne ensuite tous les citoyens" a-t-il souligné.
Les derniers évènements survenus à Douar Hicher, ont poussé les forces de l'ordre à observer le sit-in. Selon le secrétaire général adjoint du syndicat national des forces de l'ordre, Nabil Yaâkoubi, la situation est devenue très alarmante : "Nous ne pouvons plus continuer comme ça ! Les autorités doivent assumer leurs responsabilités.  A commencer par les trois présidents qui n'ont toujours  pas pris les décisions adéquates. Le ministre des affaires religieuses n’a fait aucune réaction après ce qui s’est passé. Quant au Mufti de la République, on ne le voit que lorsqu’il annonce la date de l’Aid. Nous ne pouvons pas assurer la sécurité du citoyen si la nôtre est menacée ». 
Nabil Yaâkoubi a ensuite parlé de la situation dans certaines mosquées en Tunisie : "Quand une femme a été violée par des policiers, l'affaire a pris une dimension énorme alors que personne ne parle de ce qui se passe dans certaines mosquées où on y trouve de l'alcool ainsi que des femmes Syriennes... Des choses terribles se passent ! Où sont les organisations des droits de l'homme dans tout ça ?"  Anis Ben Othman gnet
 









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