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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 06:02

Sarkozy enfin «dégagé» par les Français, 15 mois après son «ami» Ben Ali


 

C’est finalement le socialiste François Hollande, qui a remporté l’élection présidentielle française avec 51,90%. Il sera l'homme de la réconciliation des Français, que Sarkozy,le grand perdant de la soirée, a travaillé à diviser pendant son quinquennat.

 

Les causes de la défaite (annoncée) de Sarkozy ont déjà été largement débattues lors de la campagne. Que ce soit sur le terrain économique, de la politique internationale ou de la cohésion sociale française, son bilan est mitigé sinon négatif. Son échec à l’élection présidentielle n’en est donc que le juste résultat.

 

La crise n’explique pas tout


Certes, il y a la crise mais cela n’explique pas tout. Sur la croissance, le chômage, les salaires, la balance commerciale, Nicolas Sarkozy a échoué. Lui qui disait qu’il irait chercher la croissance avec les dents, lui qui a promis aux français de «travailler plus pour gagner plus», laisse une France en crise économiquement avec un chômage en augmentation et une balance commerciale très déficitaire.

Jamais les Français n’ont été autant monté les uns contre les autres. Les syndicats contre les entreprises au point tel qu’il a laissé un monde de l’entreprise déchiré. Les journalistes contre les politiques avec de nombreuses affaires (d’écoute téléphonique ou plus récemment les attaques contre la presse et les journalistes, notamment ceux de Médiapart).

 

Résultats d'après les dernières estimations Csa, Tns Sofres et Ipsos.

 

L’art de manier la peur «du loup islamiste»

 

Mais là où Sarkozy fut le numéro 1 sans conteste, c’est dans l’art de manier la peur «du loup islamiste». Dans ce domaine, il a eu un «modèle» en la personne de son «ami» et «obligé», l’ex-président tunisien Zine El Abidne Ben Ali. Jamais autant de Français n’ont été autant ouvertement islamophobes que sous sa présidence.

Sarkozy, ce président qui n’a cessé de stigmatiser et insulter l’islam et les musulmans. Qui n’a cessé de faire des lois sur le voile. Qui n’a cessé de taper médiatiquement sur des Français musulmans qui n’ont fait, pourtant, que pratiquer pacifiquement leur religion.

Bilan de tout cela, des personnes qui, hier, vivaient ensembles et sereinement (même s’il pouvait y avoir souvent des problèmes, mais dans quelle société il n’y en aurait-il pas?).

Bilan de tout cela: une France divisée et où l’on regarde désormais plus les différences que les ressemblances.

 

François Hollande, le nouveau visage de la France.

 

L’ami protecteur des dictateurs

 

Sarkozy, ce donneur de leçons mondiales sur les droits de l’Homme et le respect de l’autre d’un côté, et qui, de l’autre, a soutenu jusqu’au bout son ami Ben Ali, qui a accueilli Mouamar Kadhafi et Bachar El Assad en grande pompe, avant de se retourner politiquement contre eux. Avis aux dictateurs mentalement colonisés: leurs protecteurs et maîtres n’hésitent pas à se débarasser d’eux dès qu’ils n’en ont plus besoin…

Sarkozy qui, via sa ministre des Affaires étrangères, a proposé d’aider le régime dictatorial de Ben Ali en le faisant profiter du savoir-faire sécuritaire français au moment même où des Tunisiens tombaient sous les balles parce qu’ils voulaient la liberté.

Sarkozy, qui a osé venir «poignarder» en direct (discours de Dakar) les Africains subsahariens, alors qu’il était leur invité, en leur assénant un terrible «vous n’êtes pas assez entrés dans l’Histoire». Une phrase qui rappelle les périodes sombres de la colonisation française.

 

Sarkozy, le 3e déchu... par urnes.

 

Sortie par la petite porte de l’Histoire

 

C’est bien connu, Nicolas Sarkozy est un grand poète des mots. Il manie bien la langue française. Petit florilège: «Casse toi pov’con», ou encore: «On va nettoyer tout ça karcher»…

Non, par ce vote le peuple français vous a dit de «dégager», comme le peuple tunisien l’a fait il y a quinze mois à sa manière, à votre ami Ben Ali.

De son côté, l’Afrique, celle qui a tant apporté à l’Humanité, celle que vous avez tant stigmatisé, celle qui représente l’avenir avec le monde nouveau qui se dessine, cette Afrique là vous salue et constate, enjouée, votre sortie (à vous) de l’Histoire.  kapitalis

 

 

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 La Tunisie félicite François Hollande

 

La Tunisie nouvelle félicite François Hollande et fonde de "grands espoirs" dans le renforcement de ses relations avec la France, déclare dimanche dans un communiqué le président de l'Assemblée constituante (ANC) le socialiste Mustapha Ben Jaafar.

"Permettez-moi de vous présenter mes félicitations les plus chaleureuses et les plus sincères, et de vous dire que la Tunisie nouvelle fonde de grands espoirs dans le renforcement des relations traditionnelles avec la France", déclare Mustapha Ben Jaafar à l'adresse du nouveau chef de l'Etat français.  europe1

 

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 « A diaboliser les musulmans, on crée des islamophobes »Saïd Bouamama

      

Le score obtenu par le Front national lors du premier tour des élections françaises en a consterné plus d’un. Est-il le signe d’une islamophobie grandissante ? Ou reflète-t-il tout simplement une société française baignant dans des manipulations à la fois politique et médiatique ? Investig’Action a tenté de répondre à ces questions en rencontrant Saïd Bouamama, sociologue et militant engagé depuis de nombreuses années dans les luttes de l’immigration pour l’égalité réelle des droits en France.


 

Comment expliquez-vous le score élevé du Front national lors du premier tour des présidentielles ?

 

Il relève selon moi de deux causes essentielles. La première est historique et liée à l’héritage de la colonisation. A l’époque, pour que le colonialisme puisse fonctionner, il fallait préparer les esprits, créer un espace mental colonial. Les Arabes, les noirs et les musulmans ont ainsi été présentés comme des sujets allergiques à la modernité, à la laïcité, à la république… Des gens dangereux pour la démocratie en somme. Les sujets étant présentés comme cela, il apparaissait normal que le colonialisme les transforme complètement et s’autorise même à les mâter en cas de révolte. Aujourd’hui, l’extrême-droite française instrumentalise cet héritage pour des besoins contemporains. Et le champ politique se trouve pris en otage car les autres partis reprennent ces thèmes imposés par l’extrême-droite au lieu de se démarquer complètement de cette mouvance.

Le deuxième facteur, c’est la crise économique. Elle a entraîné l’appauvrissement d’une partie de la population et rendu précaires nombre de garanties sociales. Le FN surfe sur le mécontentement des gens. Il n’est donc pas surprenant qu’un tel parti réalise un bon score dans le contexte actuel. L’inverse m’aurait surpris. Mais il y a une autre leçon importante à tirer de ce scrutin : le résultat obtenu par Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier a pris de front les thèses du FN, il ne leur a accordé aucune concession. Son score révèle donc l’émergence d’une minorité de citoyens qui centrent leurs préoccupations sur les questions socio-économiques.

 

La montée de l’islamophobie est-elle liée à l’échec de la politique d’immigration en France ?

 

Mais il n’y a pas d’échec de la politique d’immigration, pour autant que l’on considère son véritable objectif. L’objectif de la politique d’immigration est très simple : assurer une force de travail moins chère que la force de travail national. Cette mise en concurrence des travailleurs permet de niveler par le bas les coûts du travail. Par conséquent, au-delà des beaux discours idéologiques sur l’intégration, il y a toujours eu une politique très simple qui visait à assigner les immigrés et leurs enfants français à des places du marché du travail moins bien payées.

Il n’y a donc pas d’échec de la politique d’intégration, qui a toujours été réactionnaire. Le véritable échec, c’est d’avoir cru que cette politique pouvait être viable sur le long-terme. Assigner systématiquement des personnes à des places subalternes ne peut entraîner que des frustrations, des revendications, des révoltes et des réaffirmations identitaires. Or, on avait l’habitude de cantonner les immigrés au silence. Ce type de revendications perturbe donc l’ordre établi, elles vont donner de l’eau au moulin de l’extrême-droite en particulier et, de manière générale, vont être utilisées par les politiciens pour dire : « vous voyez, ils ne sont pas assimilables ».

On ne peut donc pas parler d’un échec de la politique d’immigration en France. Ce que l’on considère comme un échec n’est que le résultat inévitable des modalités économiques posées par cette politique d’immigration.

 

Depuis dix ans, Nicolas Sarkozy fait de la sécurité son terrain de jeu électoral avec un discours qui, selon l’analyse de Gilles Kepel, repose sur les fameux 4 i : immigration, islam, insécurité, identité nationale. Ce type de discours est primordial pour la survie de la droite ?

 

Absolument. Mais il en va de même pour le Parti socialiste. L’insécurité est un débat-écran qui vise à masquer des problèmes de société bien plus importants. Tant pour l’insécurité, que pour des soi-disant actes terroristes ou que pour les attaques contre la laïcité, des petits faits sont transformés en faits généralisés. En France, il n’y a pas de montée massive de l’insécurité, d’un repli communautaire ou d’un danger intégriste. Il n’y a rien qui permette objectivement d’attester d’une telle montée.

En revanche, ces trois dernières décennies ont été marquées par les quatre processus suivants : 1. Appauvrissement massif d’une classe sociale. 2. Précarisation d’une grande partie des travailleurs qui, malgré un emploi, redoutent l’avenir. 3. Discrimination raciste grandissante. Je rappelle que quatre employeurs sur cinq font de la discrimination à l’embauche. C’est le Bureau International du Travail qui le dit et on ne peut pas vraiment dire que c’est une organisation militante radicale. 4. Processus d’humiliation dans les quartiers populaires avec des contrôles de police permanents.

 

Ces questions devraient être au centre de la campagne électorale ?

 

Ce sont de véritables questions que l’on peut poser à la société française. Comment lutter contre la paupérisation ? Comment redonner des garanties aux travailleurs ? Comment combattre les discriminations racistes ? Comment arrêter la mise sous surveillance des quartiers populaires par les forces de police ? Ces questions ne plaisent pas alors il faut des débats pour faire écran comme ceux que vous avez cités : identité nationale, insécurité, etc.

 

Quels sont les effets de ces processus actifs depuis trente ans ?

 

Ils nous font basculer de modèle. Nous passons du modèle de bouc-émissaire, modèle historique qui a toujours existé en Europe, à celui de l’ennemi intérieur. Aujourd’hui, les réactions xénophobes ne touchent plus seulement les immigrés qui débarquent en France. Désormais, quelqu’un qui est né français, qui a toujours vécu en France et qui est totalement français peut aussi être perçu comme un étranger. Ce phénomène est nouveau et il déplace la cible de l’immigré vers le musulman : c’est le passage du bouc-émissaire à l’ennemi de l’intérieur.

 

Les politiques et les médias nous rabattent les oreilles avec le terrorisme islamiste mais depuis 1991, 94% des attentats commis en Europe sont le fait de l’extrême-droite et de groupes séparatistes. Seulement 0,4% sont imputés aux islamistes. Comment expliquez-vous cela ?

 

Depuis que le FN a imposé ses thématiques, il y a une rentabilité électorale et médiatique à introduire la peur. Par souci électoral ou d’audimat, on a mis en place une machine à fabriquer la peur et le musulman est l’outil de cette fabrication. D’un côté, il n’y a pas de faits matériels qui expliquent le ciblage d’une population particulière comme les musulmans. D’un autre côté, il y a une invention idéologique qu’on peut nommer islamophobie. 

Le véritable problème de société n’est pas l’existence d’actes terroristes ou d’actes antirépublicains commis par des musulmans. C’est, au contraire, les discours idéologiques islamophobes qui entrainent des actes islamophobes. A force de diaboliser les musulmans, on crée des islamophobes. D’ailleurs, les acteurs de ce phénomène ne sont plus seulement les partis politiques mais aussi les pouvoirs publics, le débat s’étant invité dans les juridictions. Quand on fait une loi pour les jeunes filles voilées, même si on l’appelle autrement, c’est une loi qui ne s’adresse qu’à une partie de la population. Par conséquent, on assiste à un ciblage pratiqué par le Front national mais aussi par l’appareil d’Etat.

 

Vous parlez des politiques et de la justice. Et les médias ?

 

Ils fonctionnent plus comme catalyseurs de l’islamophobie que comme créateurs, les créateurs regroupant un groupe beaucoup plus large où l’on trouve les grand partis politiques de droite et d’extrême-droite ainsi que le Parti socialiste qui a accordé de nombreuses concessions sur ce terrain.

La manière dont les médias se comportent avec certaines questions de société est gênante. Généralement, l’angle qu’ils adoptent renforce, catalyse et diffuse de manière plus large le discours islamophobe.

 

Un commentaire sur l’affaire Merah ? Y a-t-il eu récupération politique ?

 

Evidemment. Il faudrait être aveugle pour ne pas voir cette récupération. Mais contrairement à ce qu’a prétendu Sarkozy, Merah n’est pas la production d’un pays étranger. Il est au contraire le résultat des carences, des inégalités, des humiliations et des contradictions de la société française. Dire cela ne justifie pas d’aller tuer des policiers ou des enfants. Cela montre juste à quel point la société française ne fonctionne pas bien.

 

Comment expliquer la différence dans le traitement médiatique des affaires Breivik et Merah ? Le premier est qualifié de fou, le second est étiqueté terroriste musulman…

 

On est bien dans l’islamophobie profonde. En effet, l’islamophobie consiste notamment à ne pas expliquer un phénomène à partir de l’ensemble de ses causes mais de le limiter à une explication culturaliste. Ici, en l’occurrence, on a évoqué la religion de Merah. Or, toutes les explications exclusives à une communauté sont inévitablement racistes. Dans l’affaire Merah, les médias ont directement écarté les explications de type pathologique : on l’a présenté comme un homme stable, faisant des choix politiques rationnels qui seraient compatibles avec ses mœurs… Par contre, quand le tueur n’est pas musulman, on dit généralement que ça ne peut être qu’un malade mental.

 

Un rapport récent d’Amnesty International accable la France et la Belgique sur la question de l’islamophobie. Cela pourrait-il contribuer à améliorer les conditions de vie des musulmans en Europe ?

 

« Améliorer », n’exagérons rien. Mais ça reste un pas positif. En effet, nous sommes nombreux à dénoncer la montée de l’islamophobie depuis des décennies. Mais systématiquement, nos détracteurs jugeaient que notre discours était idéologique et que l’islamophobie était une invention. Alors, qu’une organisation comme Amnesty International puisse aujourd’hui objectiver les faits et conclure à l’existence de législations islamophobes, c’est une étape positive. Ca nous sort du champ idéologique. michelcollon

 

 

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 05:12

La Constituante civile milite pour l'inscription de la liberté de croyance dans la Constitution


La Constituante civile milite pour l'inscription de la liberté de croyance dans la Constitution 

L'Assemblée constituante civile a organisé ce samedi 5 mai une conférence consacrée à la liberté de croyance, que la Constituante civile souhaite voir inscrite dans la Constitution. Selon Mohsen Marzouk, président de la Constituante civile, les libertés de culte et de croyance doivent être garanties par l'Etat démocratique.

 

"La liberté de croyance doit être respectée par les différents cultes, mais aussi au sein des croyants de même confession" a-t'il ajouté, insistant sur le fait qu'aucune partie ne doit user de la violence au nom de la religion. shemsfm

 

 

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 04:38
 
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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 02:56

Fin de la campagne électorale sur fond de l'émergence des islamistes

 

La campagne électorale en vue des élections législatives du 10 mai en Algérie s'est achevée dimanche au bout de trois semaines de course entre les 44 partis politiques, dont 21 récemment créés et 186 listes indépendantes.

 

Cette campagne s'est essentiellement déroulée sur fond de crise interne ayant affecté certaines "grandes" formations politiques, dont le Front de libération nationale (FLN), actuel parti majoritaire au parlement. Parallèlement à la crise qui a secoué le doyen des partis en Algérie, il y a lieu de retenir l'ascension des partis islamistes qui aspirent triompher lors des prochaines élections, à l’image de leurs "frères" en Tunisie, au Maroc et en Egypte.

 

EMERGENCE DES ISLAMISTES

 

Le FLN a mené campagne dans un climat de crise interne où les détracteurs de l'actuel secrétaire général du parti, Abdelaziz Belkhadem, ont réclamé son départ. Ils l'ont accusé d’avoir "marginalisé" des membres du parti de se porter candidats à la législature.

 

Se défendant par rapport à de telles accusations, M. Belkhadem renie l'existence d'une crise au sein de son parti. "Le parti ne traverse pas de crise. Un groupe de cadres qui n'ont pas pu se porter candidats ont exprimé leur mécontent", a-t-il déclaré à Xinhua. Se disant "confiant" quant aux résultats que son parti obtiendra lors des prochaines élections, M. Belkhadem a déclaré qu'il démissionnerait de son poste de SG du FLN au cas où le parti perd sa première place dans le futur parlement". Pourtant, cette crise laisse présager un impact, même mineur, sur la performance du FLN lors des élections législatives du 10 mai en Algérie.

 

 "Le FLN restera le parti dominant dans le futur parlement, mais pourrait fort probablement ne pas garder la majorité des sièges", prédit l'analyste politique Hamid Ghomrassa, dans une interview à Xinhua, ajoutant que "les pronostics disent que la coalition des trois partis islamistes, appelé l'Alliance de l'Algérie verte, occupera la seconde place au parlement". En fait, les partis islamistes sont considérés comme une force émergente en mesure de tirer profit de la crise ayant frappé le FLN pour obtenir davantage de sièges dans le futur parlement.

Dans cette perspective, trois partis de mouvance islamiste, à savoir le Mouvement de la Société pour la Paix (MSP), Ennahda et El Islah, ont décidé de former l'Alliance de l'Algérie verte, et entrer en campagne avec des listes communes et ce dans l’espoir d’augmenter leurs chances de rafler le maximum des sièges. Un autre parti islamiste, à savoir le Front pour la Justice et le Développement (FJD), doit être pris au sérieux, étant donné la popularité dont jouit son chef Abdellah Djaballah, un leader qui s'inscrit dans l'opposition islamiste depuis les années 1970.

 

CONTROVERSE SUR L'ASSEMBLEE CONSTITUANTE

 

Les partis d'opposition les plus importants, dont les gauchistes et les islamistes, ont réitéré, au cours de la campagne électorale, leur appel à la mise en place d'une assemblée constituante, qui aura pour mission l'élaboration de la Constitution comme prélude à la naissance de la deuxième République. Une façon, selon eux, de marquer une "rupture" avec la situation de "stagnation" et faire un pas en direction d'un Etat pleinement démocratique. Qualifiant la prochaine assemblée populaire nationale de "constituante",  la première responsable du Parti des Travailleurs (PT, trotskiste), Louisa Hanoune, a souligné que cette assemblée permettra l’avènement de la "deuxième République" et marquera "la rupture définitive avec le système du parti unique".


 La même position est partagée par le Front des Forces socialistes (FFS), le plus ancien parti d'opposition en Algérie. Le premier secrétaire national du parti Ali Laskri a déploré lundi à Médéa (80 km au sud-ouest d'Alger) qu'on revienne à "relancer, cinquante ans après", l'idée d'une assemblée constituante, alors qu’il a suffit d’une année aux Tunisiens pour matérialiser cet objectif. Pour sa part, le parti islamiste du FJD a également appelé à la mise en place d'une assemblée constituante, mais insiste sur le fait que la nouvelle Constitution devrait être inspirée de la charia (loi coranique) plutôt que des lois occidentales.


 Un "projet" qui ne manquera pas de donner matière à débattre dans le prochain parlement, sachant que les partis au pouvoir, dont le FLN et le RND (Rassemblement national démocratique, 2e parti du parlement) ont tous deux exprimé leur rejet à l'adoption d'une Assemblée constituante. "Nous ne sommes pas pour une assemblée constituante. Nous en avons eu une en 1963 (au lendemain de l'indépendance de l'Algérie) et elle a produit la Constitution de 1963", a fait remarquer à Xinhua le secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem.

 

UNE CAMPAGNE SOUS LE SIGNE DE L'INDIFFERENCE POPULAIRE

 

Tout au long des trois semaines de campagne, les responsables des 44 partis en lice ont sillonné les 48 wilayas (départements) que compte l'Algérie. Cependant, selon les comptes rendus de la presse locale, nombre de partis n'ont pas pu attirer les foules lors de leurs meetings populaires. Selon le politologue et officier supérieur de l'Armée nationale populaire (ANP) à la retraite, Mohamed Chafik Mesbah, les raisons du désintéressement de la population par rapport à la politique est "le fossé immense qui sépare la société algérienne du pouvoir en place".


 Dans une interview exclusive accordée à Xinhua, le politologue a expliqué que les élections législatives à venir "ne sont qu'un point dans le dispositif des réformes annoncées (par le président algérien Abdelaziz Bouteflika)", lesquelles "ont été dénaturées et dévoyées de l'objectif initial déclaré". Pour cela, estime Mesbah, "il faut s'attendre à un taux d'abstention électorale (...) situé à hauteur de 80%". Interrogé dans la rue par Xinhua, Djamel, un plombier d'une quarantaine d'années a révélé qu'il n'irait pas voter le jour du scrutin, arguant que "par les précédentes élections où il était allé voter, rien n'a pu changer dans son quotidien par la suite".


 Pour lui, toutes les élections sont les mêmes, à partir des élections locales aux élections législatives et présidentielles. Il a raconté qu'en se rendant à la mairie avec un couple de ses voisins pour se plaindre de l'état de détérioration de la route de leur quartier, le président de la localité leur a dit "je ne peux rien faire pour vous (...) vous n'avez pas été forcés de voter sur moi, de toute façon!"


 Cependant, des experts ont fait état d'un phénomène que le désintéressement vis-à-vis de la campagne semble concerner plutôt les jeunes que les personnes âgées. Ammi Abdellah, un citoyen retraité de 75 ans, en est un exemple. "Je suis spécialement venu de Sétif (300 km à l'est d'Alger) où je passe ma retraite, pour venir voter à Alger où je me suis inscrit sur la liste électorale", a raconté M. Abdellah que Xinhua a rencontré dans une place publique à Alger. Il a affirmé n'avoir jamais raté une échéance électorale sans voter. afriquinfos

 


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Loin du changement vécu par les pays voisins, le FLN prône la stabilité


Abdelaziz Belkhadem, le secrétaire général du FLN, arborant un maillot floqué du nom du président algérien Bouteflika, le 1er décembre 2008.

Abdelaziz Belkhadem, le secrétaire général du FLN, arborant un maillot floqué du nom du président algérien Bouteflika, le 1er décembre 2008. AFP/ FAYEZ NURELDINE

 

J-5 avant les élections législatives du 10 mai en Algérie. Le pays connaîtra bientôt la nouvelle composition de son Assemblée nationale, aujourd'hui dominée par le FLN (Front de libération nationale), parti historique de l'indépendance qui détient 35% des sièges. Le parti défend dans cette campagne les réformes politiques et le bilan du gouvernement. Ce vendredi, son secrétaire général, Abdelaziz Belkhadem, était à Tipasa, une ville située à 70 km à l'ouest d'Alger pour un de ses derniers meetings.


L’organisation est bien rodée. Lorsqu’il monte sur l’estrade, le secrétaire général du FLN est acclamé par plusieurs centaines de personnes, des militants et des jeunes d’associations proches du parti. « Les élections du 10 mai sont pour le FLN une étape cruciale au vu des changements profonds survenus dans le monde arabe. Nous, au FLN, nous travaillons pour que ces élections contribuent à renforcer la démocratie dans notre pays », a-t-il déclaré.


Dans son discours, Abdelaziz Belkhadem promet aussi aux jeunes des emplois et des logements. Les militants n’attendent que cela. « Il y a beaucoup de problèmes. Les gens ne sont pas satisfaits à 100 %. Mais la plupart des Algériens sont pour le FLN », avance ce sympathisant.« Ils ont fait beaucoup de choses pour la population et maintenant il faut une continuité. Et le seul parti qui peut faire ça, bien sûr c’est le FLN », ajoute cette autre.


Mais dans plusieurs villes du pays, des meetings ont été perturbés par des manifestants durant cette campagne. Le FLN est aussi secoué par des divisions internes depuis des mois. Et puis, il y a la multitude de nouveaux partis.


A l’issue du meeting, Abdelaziz Belkhadem reste très confiant : « La compétition est féroce. Mais nous restons confiants parce que, d’abord nous avons des électeurs qui sont fidèles au FLN, et nous avons parmi les indécis, la possibilité de les convaincre, parce que notre programme est là. Beaucoup de listes n’ont pas de programme. Ils ne proposent rien du tout ».


Le FLN peut aussi compter sur l’aura de son président d’honneur, Abdelaziz Bouteflika, qui reste très populaire chez beaucoup d’Algériens.  rfi.fr/afrique


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 La campagne pour les législatives prend fin dans l'indifférence

 

Les partis politiques en Algérie tiennent dimanche, jour ouvré dans ce pays, les derniers rassemblements de campagne pour les législatives du 10 mai, sans avoir pu mobiliser l'électorat faute d'innovation dans une région balayée par le Printemps arabe.

 

voir le zoom : Des supporters du leader du FC, Abdelmadjid Menasra, lors d'un meeting à Alger, le 5 mai 2012

 Des supporters du leader du FC, Abdelmadjid Menasra, lors d'un meeting à Alger, le 5 mai 2012 AFP - Farouk Batiche

 

 Les partis politiques en Algérie tiennent dimanche, jour ouvré dans ce pays, les derniers rassemblements de campagne pour les législatives du 10 mai, sans avoir pu mobiliser l'électorat faute d'innovation dans une région balayée par le Printemps arabe.

 

Le président Abdelaziz Bouteflika a initié des réformes pour contenir une contagion de la révolution, tandis que le courant islamiste algérien espère profiter des gains de cette mouvance dans les pays arabes.

 

A la fin de trois semaines de campagne électorale qui s'achèvent dimanche à minuit, les 21 millions d'électeurs semblaient peu enthousiastes face aux 44 partis et listes d'indépendants en présence.

 

Dans les rues d'Alger, peu de signaux des préparatifs pour jeudi, à l'exception des tableaux aux quelques affiches déchirées, devenues illisibles. Pourtant, M. Bouteflika avait souligné le 1er mai que l'Algérie, qui fête cette année 50 ans d'indépendance, était à "l'aube d'une nouvelle ère".

 

Le plus important quotidien algérien, l'arabophone Echorouk, affichait en Une un coin de rue désert, parsemé de tracts et de panneaux d'affichages recouverts d'affiches lacérées: "Tout était là... sauf les citoyens".

 

Le francophone El-Watan s'est plutôt interrogé en Une, avec une grande photo des deux candidats français à la présidentielle française de dimanche, sur le vainqueur, reléguant à la page 5 le scrutin national.

 

Dans Liberté, le caricaturiste Dilem met en scène deux hommes. L'un demande à l'autre en passant devant des affiches électorales pour le vote de jeudi: "Alors, tu soutiens qui, Sarko ou Hollande ?"

 

eux inconnus: la participation et le score islamiste

 

La participation aux législatives de 2007 en Algérie n'avait drainé que 37% des électeurs et rien ne semble montrer un plus grand intérêt cette fois-ci.

 

Le secrétaire général du parti présidentiel Front de Libération national (FLN), Abdelaziz Belkhadem, déclarait à l'AFP qu'il se satisferait de 45% de participation, un chiffre rabaissé à moins de 20% par nombre de politologues.

 

Les autorités veulent un scrutin transparent, pour éviter de nouvelles accusations de fraudes électorales. Elles ont donc invité quelque 500 observateurs étrangers, dont près de 150 de l'Union européenne, qui seront déployés sur les 2,3 millions de km2 du territoire.

 

Mais de source diplomatique européenne, on indiquait dimanche matin qu'en dépit de demandes répétées, les autorités n'avaient toujours pas remis le fichier électoral, nécessaire pour observer le scrutin.

 

L'ancien parti unique FLN, majoritaire dans le gouvernement sortant, est sous la pressions de "frondeurs", selon l'expression utilisée par M. Belkhadem. Ils veulent notamment un départ de ce dernier, en poste depuis 2005, et un rajeunissement des cadres.

 

Le ministre de l'Intérieur Daho Ould Kablia, écartait la semaine dernière la large victoire d'une formation. Les 462 sièges de la prochaine Assemblée nationale "seront éparpillés entre les partis", a-t-il prédit.

 

Le FLN (136 sièges dans le parlement sortant) partage le gouvernement avec le Rassemblement national pour la démocratie (RND) du Premier ministre Ahmed Ouyahia et le Mouvement pour la société et la paix (MSP, islamiste).

 

Samedi, M. Ouyahia a fait campagne quelque 3.000 personnes rassemblées à Alger pour un maintien de la stabilité face aux révoltes arabes. Le Printemps arabe est un "déluge" qui a "colonisé" l'Irak, "détruit" la Libye, "divisé" le Soudan et aujourd'hui "affaiblit" l'Egypte, a-t-il affirmé.

 

Le MSP a quitté en janvier l'Alliance présidentielle tout en gardant ses quatre ministres au gouvernement. Entretemps il s'est allié à deux autres partis islamiste pour créer une "Algérie verte", face à quatre autres formations de même mouvance.

 

"Notre alliance sera la principale force politique dans la prochaine assemblée nationale populaire", a affirmé son porte-parole Kamel Mida.

 

Par rapport aux pays arabes, le scénario sera différent en Algérie puisque les islamistes sont déjà au pouvoir depuis 2007.

 

Les Algériens rappellent aussi qu'ils ont déjà eu leur Printemps arabe avec l'ouverture du pays au multipartisme en 1989. Aux élections municipales, suivies des législatives en 1991, il y avait eu un raz de marée islamiste.

 

Les militaires algériens avaient alors interrompu en janvier 1992 le processus législatif plongeant le pays dans une guerre civile qui a fait 200.000 morts. tv5

 

 

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Le silence politique s’installera aujourd’hui à minuit : une campagne sans électeurs


 

La campagne électorale pour les législatives du 10 mai n’a pas tenu toutes ses promesses.

Les 44 partis politiques engagés dans la course aux législatives ont tenté vainement de susciter l’intérêt d’un électorat qui ne semble pas intéressé par ce rendez-vous que le pouvoir a assimilé au déclenchement de la Révolution. Que retient-on de cette campagne qui a duré 21 jours et dont la clôture est prévue pour aujourd’hui à minuit ? Les observateurs de la scène nationale s’accordent à dire qu’elle n’a pas été à la hauteur pour conjurer le spectre de l’abstention qui plane toujours. Elle n’a pas non plus répondu aux attentes des citoyens qui assistent, impuissants, à la dégradation de leur pouvoir d’achat. D’aucuns estiment qu’il n’y a pas eu, tout au long de cette campagne, une forte animation que les partis en lice ont confondue avec agitation : bruit des enfants, chahut des jeunes lors des meetings et diffusion de musique à la radio faute d’orateurs qui devraient occuper cet espace.

La désaffection populaire qui a caractérisé cette campagne trouve son explication aussi dans l’incapacité de la classe politique à répondre favorablement aux attentes des citoyens.«Les candidats s’accordent à dire que l’Algérie est dans la déroute et vit une crise sans précédent, mais le comble est que rares sont ceux qui ont avancé des solutions pour une sortie de crise. Nous sommes restés au stade du constat, voire du diagnostic», explique le politologue Rachid Grim. Il qualifie de «désolant» et de «triste» la tournure qu’a pris cette campagne. «Les candidats aux législatives bâtissent leur discours sur des promesses et non pas sur des propositions inspirées d’un programme clair et consistant», note-t-il encore. Les candidats n’ont pas cessé d’appeler à un vote massif, de brandir «une menace étrangère» et de promettre la distribution équitable des richesses, des logements et des postes de travail…En vain. Des observateurs estiment que l’abstention battra le record lors de cette échéance.

Autre point de cette campagne qui mérite d’être relevé : le nombre de recours introduits par les candidats auprès de la Commission nationale de surveillance des élections législatives (CNSEL). La CNSEL a fait parler d’elle à plusieurs reprises, notamment en engageant un bras de fer avec le ministère de l’Intérieur.

Toutefois, toutes ses doléances et revendications ont essuyé un refus catégorique de la part du ministère de l’Intérieur. Au total, la CNSEL a recensé 400 recours qui n’ont pas été pris en charge par l’administration. En effet, cette instance n’a pas eu gain de cause ni en ce qui concerne l’affaire des militaires inscrits en bloc sur le fichier électoral en dehors du délai légal ni sur la question du bulletin unique.
Elle avait également dénoncé l’usage de la religion dans les discours politiques, l’utilisation des biens de l’Etat par les ministres candidats et le recours à la publicité commerciale, en vain. 
elwatan

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 05:42

Rapport de la Commission d'enquête sur les dépassements et les violations

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Le bilan des victimes de la "Révolution du jasmin" revu à la hausse

Le bilan du soulèvement en Tunisie qui a fait chuter en janvier 2011 le régime totalitaire de Zine el-Abidine Ben Ali a été revu à la hausse par la commission chargée d'enquêter sur les abus commis pendant cette révolte. Dans son rapport final parvenu samedi à l'Associated Press, elle dit avoir recensé 338 morts et 2.147 blessés. Jusqu'ici, le seul bilan avancé par des organisations onusiennes faisait état de 300 morts et 700 blessés.

Selon le document, 66% des victimes ont été tuées par balle, en particulier dans les régions du Grand-Tunis et du sud-ouest du pays comme Gafsa, Kasserine et Sidi Bouzid. C'est dans cette dernière que l'immolation par le feu de Mohamed Bouazizi, un vendeur ambulant, a mis le feu aux poudres dans tout le pays en décembre 2010.

Les jeunes de moins de 40 ans représentent 82% des morts et 76% des blessés. Quelque 96,5% de ceux qui ont péri sont des hommes et 3,5% sont des femmes. Dans les rangs des blessés, le rapport dénombre 89% de sexe masculin et 11% de sexe féminin.

La Commission nationale d'investigation sur les dépassements et les violations (CIDV) impute la responsabilité du sang versé en premier lieu au président déchu qui, avant de fuir en Arabie saoudite, avait ordonné de tirer sur les manifestants. Son Premier ministre de l'époque, Mohamed Ghannouchi, a récemment assuré que M. Ben Ali était décidé à écraser la révolte "même au prix d'un bain de sang".

Le rapport met en cause aussi les ministères de l'Intérieur, de la Défense, de la Santé et de la Communication de l'époque et attribue à la police benaliste 79% des meurtres et 96% des blessés.

La commission conduite par l'avocat Taoufik Bouderbala, ancien président de la Ligue tunisienne de défense des droits de l'Homme (LTDH), a mis 15 mois pour identifier les abus et à déterminer les responsabilités. Elle dit avoir mené un travail de terrain "ardu" en sillonnant le pays pour rencontrer les familles des "martyrs" et des blessés et en se rendant dans les hôpitaux et dans les établissements judiciaires et administratifs concernés.

Me Bouderbala a noté que la liste des blessés n'était pas encore définitive, certains dossiers ayant été remis directement à d'autres départements. Récemment, le ministère de la Santé a dévoilé des centaines de certificats médicaux falsifiés fournis par de "prétendus blessés de la révolution" dans le but de bénéficier de dédommagements. tempsreel.nouvelobs

 

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La police responsable de 79% des morts de la Révolution

 

La police est responsable de la mort de 79% des victimes de la Révolution indique le rapport de la Commission nationale d’investigation sur les dépassements et les violences (Cnidv), rendu public le vendredi 4 mai. Le ministère de l’Intérieur est également impliqué dans 96,18% des cas de blessures.

La commission Bouderbala s’est basée sur l’étude et le dépouillement de 2489 dossiers, parmi lesquels 338 cas de décès (dont 86 prisonniers, 14 policiers, et 5 militaires), et 2147 blessés (dont 62 prisonniers et 28 policiers.

 Le rapport précise (à la page 25), que jusqu’au 14 janvier 2011, la police a été responsable de 98,89% des cas de décès et de 99,86% des cas de blessures. Mais après cette date, les forces du ministère de l’Intérieur sont responsables de 51% des morts contre 49% pour l’armée. Quand aux cas de blessures, c’est toujours la police qui apparait comme étant le responsable de 81% des cas, contre 19% pour l’armée.

Le rapport souligne également que 68% des blessés ont été touché touchés entre le 17 décembre 2010 et le 14 janvier 2011. Par contre, 61% des morts sont survenues après la fuite de l’ex-dictateur Ben Ali en Arabie Saoudite. A noter que des armes à feu ont été utilisées pour tuer 66% des morts, et pour atteindre 45% des blessés.

Premier verdict dans un procès de policiers

Il aura pourtant fallu attendre le 30 avril, pour que justice soit rendu, dans l’un de ces dossier. Le premier verdict de l’un des procès des martyrs de la Révolution a été, en effet, prononcé dans la nuit du 30 avril par le tribunal militaire permanent de Sfax. Deux agents de police, Mohamed Saïd Khalouda et Omrane Abdelâal, ont été condamnés à 20 ans de prison chacun et à verser 80 000 dinars d’indemnisations à la famille de la victime, le jeune Slim Hadhri, tué le 13 janvier 2011, à Kerkennah.

Mais la réaction de la police ne s’est pas fait attendre. Le mardi 1er mai, le syndicat des unités d'intervention a qualifié la condamnation de leurs deux collègues, d’une mesure intervenue pour «calmer l’opinion publique». Alors qu’en parallèle, du côté des autorités, on fait peser de lourds soupçons sur les blessés de la Révolution, parmi lesquels, précise le ministère de la Santé, se seraient infiltrés des faussaires. D’autres relèveront même des cas de corruption flagrants au sein de l’administration, qui aurait ainsi permis ces dérives. Reste à espérer que les résultats de l’enquête menée par la commission présidée par Taoufik Bouderbala puissent servir à accélérer le cours des choses, et surtout, à tirer au clair les (trop) nombreux éléments demeurés dans l’ombre. mag14

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 04:44

Législatives 2012 : le vote des algériens en Tunisie a débuté


 

 

La communauté algérienne établie en Tunisie a commencé samedi à voter dans les trois circonscriptions électorales relevant de la zone trois pour choisir leurs représentants à l’Assemblée Populaire Nationale.

Les électeurs algériens choisiront leurs représentants parmi 28 candidats en lice répartis sur 7 listes dont six listes de partis et une liste indépendante. Les membres de la communauté algérienne inscrits sur les listes électorales au niveau des services consulaires algériens (Tunis, Kef et Gafsa) estimés à 15.000 accompliront leur devoir électoral durant six jours à travers 20 bureaux installés dans les trois circonscriptions électorales.

 

Le Consulat général d’Algérie à Tunis a ouvert 8 bureaux de vote dont 4 itinérants afin de faciliter l’opération de vote pour les électeurs dans 11 gouvernorats de Bizert à Kairouan (280 Km de la capitale).

 

Par ailleurs, 6 bureaux de vote ont été ouverts par le Consulat d’Algérie au Kef dans 5 gouvernorats tunisiens dont un bureau central et cinq itinérants tandis que le Consulat de Gafsa a aménagé 6 bureaux de vote répartis dans certains gouvernorats du sud tunisien. Ainsi, 9450 nationaux sont inscrits au niveau de la représentation consulaire de Tunis, 4056 au consulat de Kef et 1500 dans celui de Gafsa.

 

Le consul général d’Algérie à Tunis, Hebak Menad, a rappelé que les services consulaires algériens ont réunis tous les moyens humains et matériels à travers les 20 bureaux de vote répartis sur l’ensemble du territoire tunisien afin d’assurer le bon déroulement de l’opération de vote et mener à bien ce rendez-vous important dans l’Histoire de l’Algérie.

 

M. Hebak a par ailleurs salué la coopération des autorités tunisiennes à travers l’ouverture des établissements scolaires et les centres culturels afin d’assurer le bon déroulement dans ces élections notamment au plan sécuritaire en application du principe de réciprocité.

 

Les services consulaires algériens avaient mené des opérations de sensibilisation en faveur des membres de la communauté nationale en Tunisie quant à l’accomplissement du devoir national pour choisir leurs représentants au parlement. La sous-commission locale de la zone III relevant de la Commission nationale de supervision des élections législatives avait été installée auparavant au niveau de l’ambassade d’Algérie à Tunis.

 

Composée de quatre magistrats, cette commission a pour objectif de garantir la transparence et la régularité des élections législatives, d’examiner tout dépassement touchant la crédibilité du scrutin, de se prononcer sur les violations des dispositions de la loi organique relative aux élections et de prendre les décisions appropriées concernant les questions qui lui sont soumises par la commission de surveillance des élections.

 

Outre la supervision de l’aspect organisationnel à travers toutes les étapes de l’opération électorale et les visites de terrain pour veiller au respect des dispositions de la loi organique relative aux élections, la commission recevra les doléances émanant de tout électeur, candidat, institution ou instance administrative et prendra les décisions qu’elle jugera adéquates. donnetonavis

 

 

 

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Face à la pléthore de candidats: Les électeurs déroutés


La campagne électorale pour les législatives, arrivant à terme dans quelques jours, ne connaît pas dans sa dernière phase un engouement du public. Une virée sur le terrain nous renseigne sur la menace de l’abstention qui guette les élections législatives prévues pour le 10 mai avec ce qu’elle charrie comme appréhension sur une fraude programmée.

 

Quarante-quatre partis politiques et un grand nombre de candidats indépendants en lice pour les législatives croisent le fer pour remporter les 462 sièges de la future Assemblée.

Une tâche ardue, quand on voit le manque d’intérêt des populations blasées par les promesses et autres discours creux qui ponctuent les campagnes électorales et qui ne sont jamais suivis d’effet. Les panneaux d’affichage sont soit désespérément vides ou pleins à craquer selon le quartier où on se trouve. Les badauds ne manquent pas.

Ils regardent les affiches, lancent des remarques assassines et repartent en hochant la tête avec dégoût. Les jeunes, quant à eux, laissent libre cours à leur imagination et tournent volontiers en dérision les candidats. Ils n’hésitent pas à griffonner les affiches et à caricaturer certaines têtes de listes en leur ajoutant un grand nez de Pinocchio, des cornes de démons, une barbichette et des moustaches ou écrivent carrément des tags «el harba tsalek», «el harga» et ainsi de suite, tout ce qui peut exprimer leurs pensées profondes en quelques mots.

Les plus créatifs ont dessiné des graffitis en détournant les slogans des partis de façon ingénieuse. Certains plaisantins n’ont pas trouvé mieux que de coller l’affiche du gala de l’humoriste Abdelkader Secteur à côté de celles des candidats aux législatives. Une situation ubuesque qui ajoute plus de gouaillerie à la «foire».

NOMBRE EXCESSIF DE CANDIDATS

 

Le fait d’avoir augmenté le nombre de sièges en le portant à 462 pourvoir a aiguisé les appétits et encouragé la mentalité rentière, car on ne voit plus que les avantages financiers et autres privilèges liés au statut du parlementaire. Cependant, bien que les gens, généralement ne voient dans la course électorale qu’un moyen d’enrichissent et d’opportunisme politique, d’où l’incrédulité et le scepticisme ambiants, tout le monde ne semble pas détaché de la politique.

Si les jeunes marquent leur indifférence d’une manière cocasse, les plus âgés sont plus attentifs, conscients de la gravité du moment. Ils prennent leur temps quand ils s’arrêtent devant les panneaux d’affichage pour tenter de voir un visage familier souvent en vain.

C’est le cas de A. Ouakli, ingénieur de profession. Debout face à un panneau d’affichage implanté derrière l’arrêt de bus de Meissonnier à Alger-Centre, il est dubitatif. Abordé, il nous dit d’emblée : «On est perdu devant toutes ces listes, on ne connaît pas les candidats, à part quelques personnalités comme Louisa Hanoune, Djaballah, Bouchachi, Amar Ghoul ou Amara Benyounès et d’autres personnes qu’on voit à la télé ou sur les journaux, les autres, on ne sait pas d’où ils sortent.»

Un vieux monsieur se joint à la discussion et renchérit : «J’ai 64 ans, j’ai passé toute ma vie à Alger et toutes ces têtes, je n’arrive pas à en reconnaître une. Ce sont des inconnus, pour qui, on nous demande de voter, c’est ridicule.»

D’autres personnes vont mettre leur grain de sel. «Regardez, dit l’un d’eux, certains partis ont préféré coller les portraits de leurs chefs pour les mettre en valeur et ils ont délibérément écarté les autres candidats.» A. Ouakli ajoute en faisant la moue : «On voit le bricolage et le manque de préparation et puis la communication, c’est zéro tant du point de vue du contenu que le contenant. D’abord, les sigles, on ne les distingue pas, les conceptions sont mal faites et les slogans sont redondants.

On retrouve sur presque toutes les affiches des messages du genre équité, justice, jeunesse. Ça prête à confusion. Et puis on remarque qu’il y a beaucoup de femmes en hidjab, et on se demande où sont planqués les barbus alors qu’on sait qu’il y a des partis islamistes en compétition. On n’arrive pas à les différencier des autres. Je trouve qu’il y a trop de partis, et quand je vois tout ces candidats, je reste incrédule quant à leur capacités.»


ENTORSES AU CODE ÉLECTORAL

 

Cette réalité nous renvoie à nous interroger sur les atteintes faites au nouveau code électoral. Il s’avère que beaucoup de candidats et chefs de parti n’en font qu’à leur tête en bafouant les règles les plus élémentaires. L’article 71 relatif aux dispositions communes aux élus, de la loi organique du 12 janvier 2012 portant régime électoral est sans équivoque. Il stipule que «la déclaration de candidature résulte du dépôt, au niveau de la wilaya, d’une liste répondant aux conditions légales. Cette déclaration, faite collectivement, est présentée par un des candidats figurant sur la liste.

Cette déclaration, signée par chaque candidat, comporte expressément : les nom, prénom(s), surnom éventuel, sexe, date et lieu de naissance, profession, adresse personnelle et le niveau d’instruction de chaque candidat et suppléant et l’ordre de présentation de chacun d’eux sur la liste, le nom du ou des partis pour les listes présentées sous l’égide d’un parti politique, le titre de la liste, concernant les candidats indépendants, la circonscription électorale à laquelle elle s’applique, la liste comporte en annexe le programme qui sera développé durant la campagne électorale».

Ces informations sur les candidats doivent être portées sur les affiches mais elles ne sont pas respectées dans leur intégralité.

Quant au programme, on n’a pas vu grand monde le décliner durant la campagne qui tire à sa fin. Parmi les constatations qu’on peut faire, on citera les dimensions des affiches qui sont irrégulières et non uniformisées, les renseignements sur les candidats sont incomplets.

Beaucoup d’affiches manquent d’information ayant trait à l’âge et au niveau d’instruction. Certains candidats sont inscrits en tant que présidents d’APC ou encore présidents d’association, on se demande depuis quand les associations sont devenus des entreprises et l’activité associative une profession.

D’autres entorses gravissimes relèvent de l’éthique et de la déontologie constatées par la commission de Mohamed Seddiki comme l’utilisation de l’image du président de la République durant les meetings ou carrément la réappropriation de son programme présidentiel sans oublier l’usage des attributs et des biens de l’Etat et la propagande électorale sur les chaînes de télévisons privées. 

 

RETOUR À LA CASE DÉPART

 

La profusion de partis ressemble étrangement à la période post 5 octobre 1988 de par la flopée de formations politiques qui ont animé la scène nationale de l’époque avec l’avènement de l’ouverture et du pluralisme. On ne peut évoquer les réformes présentes sans faire l’analogie avec cette période cruciale qu’a connue l’Algérie. Beaucoup de partis de l’époque ont été le fruit de dissidences et de démissions opérées sur le vieux parti.

Ils ont fini par s’auto dissoudre, comme ce sera le cas pour certains nouveaux partis, résultant de scission, de divisions et de subdivisions. Ils seront appelés à disparaître s’ils n’ont le souffle long. A ce propos, il est notoirement connu que Abassi Madani, le président du parti dissous, n’était plus ni moins qu’un transfuge du FLN.

Mais à l’époque, les gens faisaient confiance à la politique et croyaient au changement avant de déchanter quand le terrorisme s’est installé pendant une décennie suite à l’arrêt du processus électoral.

La fraude qui hante les partis a toujours existé au plus fort moment des réformes et de la volonté de changement. Les leaders de l’ex-FIS qui jouissent de confort et de tribunes à l’étranger se font passer pour des victimes alors qu’ils ont ostensiblement recouru à la fraude. En témoigne le rapport du FLN, publié sur ses organes de presse, confisqués par l’Etat depuis, qui sont El Moudjahid et Echaâb. Ce rapport n’a jamais été pris en compte et a été sciemment mis dans les tiroirs.

Ce qui rend la question de la légitimité récurrente et elle se posera sans doute aux prochaines élections. Cette parenthèse fermée, ce qui frappe l’esprit dans la campagne électorale actuelle est le personnel politique. Les profils ont changé. Les avocats, les cadres, les commerçants et les entrepreneurs sont en force. Selon le sociologue Nasser Djabi : «Les réformes politiques actuelles ont été décidées sous la pression de l’extérieur.

C’est pour cela qu’on assiste au désordre politique dans lequel le citoyen ne se retrouve pas. Cette situation ressemble à la période des années 1990 où on a ouvert la porte à tout-va. Le pouvoir a verrouillé le jeu pendant 15 ans pour attendre les derniers jours avant le démarrage de la campagne électorale pour accorder les agréments.

Mais on s’interroge pourquoi il y a exclusion de certaines personnalités politiques comme Sid Ahmed Ghozali et Ahmed Taleb Ibrahimi qui eux sont des acteurs politiques connus. Ce qui a donné lieu à la mauvaise préparation des candidats, leur manque de formation et d’expérience de gestion politique, absence d’un vrai programme, de moyens humains et matériels.» Les citoyens sont méfiants car il y a des têtes qu’ils ont assez vues et qui ne sont pas crédibles à leurs yeux.

Ils se disent : «Est-ce que ces candidats sont capables de nous représenter, de défendre nos droits ? Sont-ils capables de légiférer, de s’opposer quand il y a lieu de l’être pour notre intérêt ?» Et d’ajouter : «Cette profusion de partis sans ancrage est voulue. Le ministre de l’Intérieur a annoncé que son département va accorder d’autres agréments à d’autres partis.

C’est une parodie de la démocratie, car une vraie démocratie repose sur un pouvoir, un contre-pouvoir et une opposition forte, nous ne sommes pas dans ce schéma. Il y a une volonté de discréditer les partis, et cela a commencé il y a bien longtemps. On a nourri après l’indépendance une culture visant à dire que le mouvement national a échoué. On l’a fait avec Ferhat Abbas et tant d’autres.» Concernant les profils des candidats, Nasser Djabi estime que «la crise que vivent les couches moyennes salariées qui étaient proches des élections a fait que ces couches ont terriblement régressé.

Ces couches étaient majoritairement constituées d’enseignants, mais leur statut social s’est effondré au profit de nouvelles catégories sociales comme les avocats, les médecins privés, les cadres de l’Etat, les commerçants et les entrepreneurs. Ce sont les nouveaux riches qui peuvent mettre de l’argent dans une campagne».  presse-dz

 

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Ouyahia brandit la menace de l’ingérence étrangère en cas de forte abstention


 

Ahmed_Ouyahia-.jpg

 

À la veille de la clôture de la campagne électorale, Ahmed Ouyahia, secrétaire général du RND, a animé ce samedi matin un meeting à la salle Harcha d’Alger. Comme à chaque déplacement du Premier ministre durant cette campagne électorale, un dispositif de sécurité a été mis en place autour de la salle Harcha. Mais cette fois, les policiers étaient plus discrets que d’habitude, bien que les mesures de sécurité n’aient pas changé : des militants venus assister au meeting de leur leader ont été empêchés d’accéder à la salle. La cause ? Ils n’avaient pas de badge. « Personne ne nous a parlé de cette histoire de badge », lance un militant à l’adresse des organisateurs. Mais ces derniers, intransigeants, ont expliqué qu’ils appliquaient les recommandations de la direction du parti. 


Le meeting était annoncé pour 10 heures. Or, à 10 h 30, confrontés à une salle quasiment vide, les organisateurs donnent l’ordre  d’ouvrir les portes d’accès « à tout le monde », même à ceux qui ne possèdent pas le fameux badge. Les gradins commencent à se remplir progressivement. Les équipes de campagne du RND sont soulagées. Ouyahia peut enfin faire son entrée dans la salle pour prononcer son discours.


 Le patron du RND commence son discours par un message de soutien au président Bouteflika. « En 99, le RND a mobilisé les Algériens dans cette salle pour défendre la candidature du président candidat Abdelaziz Bouteflika. À cette occasion, on lui réitère notre engagement à soutenir son programme aujourd’hui et demain ». Ahmed Ouyahia enchaîne avec un rappel des réalisations de son gouvernement dans tous les domaines. Le programme de développent économique a contribué, selon lui, à résorber le chômage. Il compare la mesure dite 51/49 sur les investissements étrangers à la nationalisation des hydrocarbures par le président Houari Boumediene. Pour le prochain quinquennat, Ahmed Ouyahia promet plus d’emplois, plus de sécurité et des formules de location de logement pour les jeunes. Ahmed Ouyahia s’est attaqué « aux démagogues » qui promettent dans leur campagne  électorale de distribuer l’argent de Hassi Messaoud au peuple. « Il ne faut pas croire à ces promesses », a‑t‑il averti.


Au chapitre politique, Ahmed Ouyahia a choisi une nouvelle fois de régler ses comptes avec ceux qui revendiquent la rupture avec le système actuel. « Le peuple algérien a payé très cher le choix de la rupture fait durant les années quatre‑vingt‑dix ». Au lieu de la rupture, le chef du RND défend la thèse du changement graduel qui se fera à travers des réformes politiques, économiques et sociales réfléchies et appliquées par les Algériens. Au terme de "printemps arabe", qui a touché les pays voisins en 2011, il préfère celui de « déluge arabe. « Le peuple algérien doit être vigilant. Après avoir détruit l’Irak, divisé le Soudan, cassé la  Libye, embarqué l’Égypte dans l’anarchie. Vient maintenant le tour du Mali ». Pour Ouyahia, l’Algérie n’a pas de leçon à recevoir en matière de démocratie : « Où était l’Occident lorsque les Algériens étaient assassinés et égorgés par les groupes terroriste à Bentalha et ailleurs ? », s’est‑il interrogé. 


Les critiques du chef du RND n’ont épargné personne, y compris les responsables de l’ex‑FIS qui ont appelé au boycott des élections. Ouyahia cite notamment Abassi Madani qui, « à partir de son paisible exil, tente de semer la fitna en Algérie  et de déstabiliser le pays à travers la chaîne de télévision Magharebia ». Mais Ahmed Ouyahia reconnaît que la situation est « grave ». « Soit on brandit le bulletin de participation, soit ils brandiront le principe d’ingérence dans les affaires internes au nom de la démocratie », a‑t‑il dit avant d’appeler les Algériens à voter massivement pour, tsa-algerie

 

 

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Belkhadem à Ain Defla: « Le FLN, c’est l’Assurance de l’Algérie»

 

Le premier secrétaire du parti du front de libération national, Abdelaziz Belkhadem a animé un meeting populaire jeudi après midi à la salle omnisport du chef-lieu de wilaya de Ain Defla dans le cadre de la campagne électorale pour les législatives, devant de nombreux sympathisants et militants de sa formation.

 

Visiblement très en forme, le SG du FLN a chauffé la salle en tirant à boulets rouges sur les candidats libres lesquels, selon lui, n’ont pas de programmes à présenter aux citoyens. Dans ce sillage, Belkhadem soutiendra que la démocratie, c’est d’abord l’alternance à travers des programmes et des propositions que le FLN avance, loin des alliances qui ne représentent aucun intérêt pour le pays, a-t-il encore souligné.

Dans la foulée, Belkhadem lancera : «nous avons l’expérience et nous savons gouverné».

S’adressant directement à l’assistance, le chef du vieux parti martèlera : « A ceux qui hésitent encore à aller aux urnes le 10 mai prochain, dites- leur que le FLN était et restera au pouvoir »! «Assurer la continuité des programmes et renforcer la stabilité du pays que d’aucuns voudraient voir s’ébranler à l’image de l’Egypte ou de la Libye, c’est ce à quoi œuvre notre formation», a ajouté l’orateur.

Appelant  à un vote massif pour le 10 mai  prochain pour barrer la route aux ennemis de l’Algérie  dira Belkhadem qui achèvera son discours par cette phrase tirée selon lui, du langage  populaire  « Le FLN, c’est  l’Assurance de l’Algérie ». elwatan

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 06:26

Des heurts entre l'armée et des manifestants font 2 morts et près de 300 blessés

 

 

 

Deux personnes ont été tuées, dont un soldat, et au moins 130 autres blessées, ce vendredi, dans des affrontements entre manifestants hostiles au pouvoir militaire et soldats des forces anti-émeutes au Caire, a-t-on appris de sources hospitalières. Ces affrontements ont eu lieu dans le quartier d'Abbassiya, près du ministère de la Défense, faisant encore monter la tension à l'approche de l'élection présidentielle dont le premier tour est prévu à la fin du mois. 170 personnes ont par ailleurs été arrêtées.

Des responsables de l'hôpital universitaire Al-Zahra ont déclaré avoir reçu les corps de deux personnes tuées dans les affrontements.


Des médecins sur place ont dit que les deux personnes avaient été tuées par des tirs. Selon le ministère de la santé égyptien, le soldat, décrit comme un appelé, a été touché par balle à l'estomac.

 

Les manifestants ont échangé des jets de pierres avec les forces anti-émeutes de l'armée, qui ont aussi utilisé un canon à eau, des gaz lacrymogènes et chargé la foule à plusieurs reprises.


Couvre-feu imoposé

 
Les affrontements se sont transformés en courses-poursuites avec des véhicules militaires dans de nombreuses rues du quartier d'Abbassiya, à proximité du ministère, où des tirs nourris ont été entendus au milieu de scènes de chaos.

Les services de sécurité ont assuré qu'il s'agissait de tirs de semonce pour tenter de disperser la foule.

Malgré une relative accalmie en fin d'après-midi, les affrontements ont repris en intensité en début de soirée. Un couvre-feu sera imposé à partir de 23h locales (21h GMT) vendredi jusqu'à samedi matin dans le secteur du ministère, a déclaré le général Moukhtar al-Moulla, membre du Conseil suprême des forces armées (CSFA), dans une allocution télévisée.  letelegramme

 

 

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حظر التجوال بميدان العباسية ومحيط وزارة الدفاع 

 

في مواجهة حاسمة لأحداث العنف التي شهدها ميدان العباسية والشوارع المؤدية إليه أمس‏,‏ والتي أسفرت عن
إصابة نحو150 شخصا, قرر المجلس الأعلي للقوات المسلحة فرض حظر التجوال في ميدان العباسية ومحيط وزارة الدفاع والطرق المؤدية إليها.

 

, بدءا من الساعة الحادية عشرة مساء أمس الجمعة وحتي السابعة صباح اليوم السبت.
وأهاب المجلس العسكري بجميع المواطنين ـ في بيان له مساء أمس ـ الالتزام التام بقرار الحظر, مؤكدا أن القوات المسلحة ستتصدي بكل حزم وحسم لكل من يحاول مخالفة ذلك.

 
كان مصدر عسكري أعلن أنه تم إلقاء القبض علي170 متهما حاولوا اقتحام وزارة الدفاع وأحدثوا إصابات بعسكريين في أثناء تأديتهم مهامهم, وأضاف المصدر أنه يجري التحقيق حاليا مع المقبوض عليهم من قبل النيابة العسكرية.

 
وقد توقفت الحركة في عدد من محطات مترو الأنفاق, هي غمرة والدمرداش ومنشية الصدر بسبب الأحداث.
كانت اشتباكات عنيفة قد وقعت بين المتظاهرين وقوات الأمن والشرطة العسكرية أمام وزارة الدفاع بالعباسية, أسفرت عن إصابة نحو150 بينما ساد الهدوء أمس ميدان التحرير الذي شهد مظاهرة حملت شعار حماية الثورة وحقن الدماء. وفي نهاية يوم مشحون بالتوتر والمحاولات المتكررة من جانب المتظاهرين للوصول إلي مقر وزارة الدفاع, تمكنت قوات الشرطة العسكرية والأمن المركزي من فض المتظاهرين بالشارع المؤدي إلي مقر الوزارة, ومن إحراق خيام المعتصمين وإزالتها, بعد قيام بعضهم باستخدام الأسلحة النارية تجاه قوات الجيش.

 
وفور بدء عملية فض الاعتصام في نحو الخامسة بعد ظهر أمس, لاذ المعتصمون بالفرار إلي ميدان العباسية في المنطقة المحيطة بمسجد النور, وتسبب ذلك في تدافعهم مما أدي إلي زيادة عدد الإصابات وبعدها انسحبت قوات الشرطة نهائيا من الميدان. وأكد مصدر عسكري أن قوات الشرطة التي تقوم بتأمين مقر وزارة الدفاع التزمت بضبط النفس إلي أقصي درجة رغم استفزازات وتحرشات المعتصمين, الذين قام بعضهم بمحاولة تخطي الحواجز الشائكة في محاولة للوصول إلي مقر الوزارة وقاموا بإلقاء الحجارة والزجاج علي رجال الشرطة العسكرية مما أدي إلي حدوث إصابات بين عدد من أفراد الشرطة العسكرية. وأضاف أن الشرطة اضطرت لاستخدام المياه لتفريقهم.

 
وقد تمكنت قوات الدفاع المدني من السيطرة علي حريق أشعله مجهولون بالقرب من مبني مرور الوايلي بالعباسية قبل امتداده إلي المبني.

 
وفي ميدان التحرير, أعلن الآلاف احتجاجهم علي إراقة دماء المصريين, وتدهور الأوضاع السياسية

والاقتصادية والأمنية خلال المرحلة الانتقالية.

ahram

 

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Des dizaines de blessés dans des heurts entre manifestants et soldats au Caire

Une soixantaine de personnes ont été blessées vendredi au Caire dans des heurts entre manifestants hostiles au pouvoir militaire et soldats à proximité du ministère de la Défense, faisant encore monter la tension à l'approche de la présidentielle prévue à la fin du mois.

Les manifestants ont échangé des jets de pierres avec les forces anti-émeutes de l'armée, qui ont aussi utilisé un canon à eau, des gaz lacrymogènes et chargé la foule à plusieurs reprises.

Un journaliste de l'AFP a vu plusieurs manifestants blessés évacués sur des motos ou à bord d'ambulances, et la télévision égyptienne a également montré des militaires blessés portés par d'autres soldats.

Les affrontements se sont transformés en courses-poursuites avec des véhicules militaires dans de nombreuses rues du quartier d'Abbassiya, à proximité du ministère, où des tirs nourris ont été entendus au milieu de scènes de chaos.

Les services de sécurité ont assuré qu'il s'agissait de tirs de semonce pour tenter de disperser la foule.

Le ministère de la Santé a fait état dans un bilan provisoire de 59 personnes blessées, dont cinq ont été transportées dans un hôpital, les autres étant soignées sur place.

Selon une source militaire, les soldats, aidés par la police et des "résidents" du quartier, ont arrêtés 40 personnes présentées comme des "voyous".

En fin d'après-midi, certains manifestants ont commencé de se diriger vers la place Tahrir, dans le centre ville, théâtre d'un autre rassemblement, dans le calme, depuis la matinée.

Une manifestation a également eu lieu à Alexandrie (nord), deuxième ville du pays et fief islamiste. Tous ces rassemblements étaient soutenus par plusieurs mouvements pro-démocratie ainsi que par des organisations islamistes comme les Frères musulmans, première force politique du pays.

Le Conseil suprême des forces armées (CSFA) avait émis dès jeudi de fermes avertissements contre toute menace sur les bâtiments et installations militaires.

Ces derniers jours, la contestation a été largement alimentée par des partisans d'un salafiste dont la candidature a été invalidée pour la présidentielle, Hazem Abou Ismaïl.

Mais de nombreux manifestants exprimaient vendredi la crainte plus large de voir l'armée chercher à manipuler l'élection présidentielle historique dont le premier tour est prévu les 23 et 24 mai.

"Nous ne voulons plus du CSFA, nous ne lui faisons pas confiance, il suit l'exemple de Moubarak", affirmait Mohammed Badawi, membre de la "Coalition des jeunes de la révolution", venu de la ville d'Ismaïliya, sur le canal de Suez, pour manifester dans la capitale.

Un manifestant originaire de Mansourah, dans le delta du Nil, Ahmed Gamal, redoutait de voir les élections "truquées": "Après la révolution, nous aurions dû avoir une commission électorale intègre. A la place, nous en avons une corrompue".

Mercredi, des affrontements extrêmement violents entre des manifestants réunis à proximité du ministère de la Défense et des assaillants en civil avaient fait neuf morts selon les autorités, 20 selon des sources médicales.

L'Egypte a connu de nombreuses manifestations, parfois meurtrières, contre le pouvoir militaire depuis la chute de M. Moubarak en février 2011 et la prise de contrôle du pays par le CSFA.

Le CSFA a promis jeudi que cette présidentielle, la première depuis le départ de M. Moubarak, serait "100% honnête et transparente". Il a aussi rappelé son engagement de revenir à un pouvoir civil avant la fin juin, dès que le nouveau chef de l'Etat aurait été élu.

Deux des principaux candidats sont des anciens de l'ère Moubarak: l'ex-ministre des Affaires étrangères et ancien chef de la Ligue arabe Amr Moussa, et le dernier Premier ministre du régime déchu Ahmad Chafiq.

Le camp islamiste est principalement représenté par un candidat des Frères musulmans, Mohammed Morsi, et un dissident de la confrérie, Abdel Moneim Aboul Foutouh, soutenu par un large éventail politique allant des salafistes à de jeunes militants pro-démocratie. tempsreel.nouvelobs

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 04:55

Le congrès du parti au pouvoir perturbé par la fronde étudiante

 

Jets de projectiles par des manifestants, largage de gaz irritants par la police anti-émeute, foule en panique, heurts, interpellations: le congrès du parti au pouvoir au Québec a été marqué vendredi du sceau de la contestation étudiante.

Policiers omniprésents, dans les rues jusqu'au toit d'un hôtel, commerces fermés, afflux massif de manifestants: la paisible Victoriaville était le théâtre, bien malgré elle, de heurts entre forces de l'ordre et manifestants.

"Colère générale contre le Parti libéral" du Québec (PLQ), ont scandé plus de 2.000 manifestants venus de toute la province francophone, réunis dans le parking de la succursale locale du géant américain de la distribution WalMart, qui avait fermé ses portes à la mi-journée avant le début de la grand-messe annoncée.

Les manifestants ont marché pacifiquement sur un peu moins d'un kilomètre pour arriver au Centre des congrès de cette petite ville de 42.000 habitants, située à 170 kilomètres à l'est de Montréal. Peu avant l'arrivée, des manifestants se sont masqués le visage laissant présager la valse à suivre.

Des protestataires ont lancé des projectiles et des pétards sur le Centre des congrès où le PLQ tient son conseil national ce week-end, fracassé une fenêtre et déplacé les barrières métalliques qui protégeaient le bâtiment, selon un journaliste de l'AFP sur place.

Plusieurs dizaines de policiers anti-émeute ont répliqué avec des gaz irritants et chargé la foule pour tenter de rétablir l'ordre, sous le regard des délégués du PLQ observant la scène depuis l'intérieur de l'édifice. Les policiers ont interpellé des manifestants dont certains ont été blessés.

"Ce sont des gens qui n'ont aucun respect pour la démocratie... Ce ne sont pas des gestes intelligents", a déclaré à l'intérieur du centre le député libéral Pierre Moreau, au sujet des contestataires.

Le Parti libéral du Québec, au pouvoir depuis neuf ans dans la province francophone de huit millions d'habitants, est confronté depuis près de trois mois à une fronde sans précédent de mouvements étudiants opposés à la hausse des droits de scolarité.

Le Premier ministre Jean Charest a décrété une hausse de 75% sur cinq ans (1.625 dollars, 325 dollars/an) des droits de scolarité à l'université afin de les ramener à 3.800 dollars, soit plus près de la moyenne nord-américaine.

"Je me bats pour ce que je crois et je crois en la gratuité scolaire", a lancé Antoine Perreault, 18 ans, écharpe rouge, casquette vissée sur ses cheveux bruns en bataille. Cet étudiant en musique au Cégep (lycée, ndlr) d'Alma a fait plus de 300 kilomètres en auto-stop pour participer à la manifestation de Victoriaville qui pourrait s'étirer sur tout le week-end.

"Je ne sais pas où je vais dormir", a-t-il ajouté. Les rares hôtels de la ville affichent complets et les chambres étaient de toute façon trop onéreuses pour ces étudiants. "Moi, j'héberge des jeunes chez moi", assure Luc, un père de famille.

Quelque 170.000 étudiants étaient toujours en grève début mai au troisième mois de ce mouvement de contestation ponctué de manifestations et de heurts entre forces de l'ordre et étudiants.

Jusqu'à présent, M. Charest a opté pour la ligne dure, ce qui semble lui avoir bénéficié. Selon un sondage publié vendredi, sa formation aurait la chance de remporter une quatrième victoire consécutive si des élections anticipées étaient déclenchées.

"Charest!" "Charest!", "Charest!", ont crié à tout rompre les 600 délégués du parti à l'annonce de la présence, sur fond de musique rock, du Premier ministre dans la salle du conseil national.  courrierinternational

 

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L'émeute terminée à Victoriaville, une manif est en cours à Montréal

>>> Voyez en images la manifestation à Victoriaville

 

Du côté de Montréal

Pendant ce temps à Montréal, quelque centaines de manifestants marchent pour un 11e soir consécutif. Comme chaque jour, le départ de la manifestation a été donné vers 20h30 à la place Émilie-Gamelin.

Les manifestants, qui marchent entre 15 et 20 kilomètres par événement, ne donnent jamais leur trajet à l'avance. Mercredi, ils ont rendu une visite surprise au premier ministre Jean Charest dans Westmount. Jeudi, ils sont allés crier et lancer des pétards sur la rue où vivent le maire de Montréal et le chroniqueur Richard Martineau dans Outremont. Il n'est pas clair, qui était leur cible, mais des slogans «anti-Martineau» ont été scandés.   Lire la suite

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Les étudiants se dévoilent pour la manif «en sous-vêtements pour un gouvernement transparent»

 

 

Les étudiants se dévoilent pour la manif «en sous-vêtements pour un gouvernement transparent»
La Presse Canadienne

Plusieurs centaines de personnes ont bravé la grisaille en manifestant presque nus dans les rues du Plateau Mont-Royal pour protester contre la hausse des droits de scolarité à l'université, jeudi.

Cette marche s'est déroulée deux heures avant la manifestation nocturne habituelle au centre-ville de Montréal qui a encore attiré plusieurs milliers de personnes.

À l'invitation des organisateurs de la manifestation intitulée «Manifestation ludique: En sous-vêtements pour un gouvernement transparent», les protestataires s'étaient plus ou moins dénudés. Certains avaient eu recours au «body painting» ou à des papiers collants de couleur (rouge, bien sûr) pour couvrir certaines parties du corps. D'autres avaient peint des slogans sur leur corps comme «1625 $, ça fesse» ou «Charest j'en ai plein mon (petite flèche se dirigeant vers les fesses)».

Partis du lieu de rassemblement habituel en début de soirée, le parc Émilie-Gamelin, les manifestants ont marché dans la bonne humeur sous le regard de maints curieux en criant des slogans de circonstance comme «Tout nus chaque soir/jusqu'à la victoire» ou «Sexe, amour et gratuité scolaire».

Sur son compte Twitter, le Service de police de la ville de Montréal a indiqué que de plusieurs personnes se sont jointes à la manifestation au cours du parcours. Il n'a rapporté aucun incident. Les tensions étaient beaucoup moins vives que d'habitudes, même des policiers affichaient le sourire en regardant déambuler les manifestants.

«Tout le monde est tout nu ou à moitié, ça donne une bonne ambiance. Les policiers ne sont pas agressifs, il n'y a pas beaucoup de gens qui lancent des fusées­. C'est un bon moyen de manifester, dont les gens vont se rappeler», a commenté Julien, étudiant torse nu.

«La grève est déjà beaucoup plus longue que ce qu'on avait anticipé. Les deux parties sont inébranlables. On espère le dénouement, mais on ne sait jamais», a-t-il ajouté.

Quelque 1200 personnes avaient indiqué leur présence sur la page Facebook de l'événement mais le mauvais temps annoncé en a sans doute dissuadé plusieurs.

Les organisateurs avaient rappelé que «comme c'est interdit d'être nu intégral, on reste un 'ti-peu' habillés».

La manifestation a fait escale au parc Laurier puis les marcheurs ont repris la route après s'être rhabillés, vers le parc Émilie-Gamelin.

La manifestation nocturne, la dixième en autant de soirs, s'est mise en branle vers 21h. Plusieurs milliers de personnes se sont donné rendez-vous au parc Émilie-Gamelin. Plusieurs de ceux qui avaient participé à la première marche ont joint le cortège. Ils ont marché dans les rues du centre-ville.

Normand Baillargeon, professeur à l'UQAM et philosophe, auteur de plusieurs ouvrages, dont l'essai «Je ne suis pas une PME» sur le système d'éducation, écoutait avec beaucoup d'intérêt les chants des étudiants au parc Émilie-Gamelin.

«Il mène le bon combat. C'est une première fois depuis plusieurs années qu'un groupe social se lève contre un ordre social extraordinairement injuste, qui procède à la relative privatisation d'un bien commun. J'ai beaucoup d'admiration pour ces jeunes», a exprimé M. Baillargeon.

«Depuis plusieurs années, je prône publiquement des États généraux sur l'éducation, à tout le moins sur l'éducation supérieure, pour que chacun d'entre nous ait l'occasion de dire ce que nous attendons de cette institution», a-t-il ajouté.

Les manifestants se sont dirigés vers le mont Royal. Ils sont ensuite allés à Outremont où ils se sont arrêtés devant la maison du maire de Montréal, Gérald Tremblay, selon le SPVM. Des pièces pyrotechniques ont été lancées à cet endroit.

Les tensions se sont alors avivées. Le SPVM a déclaré la manifestation «illégale» vers 22h45, affirmant que des projectiles avaient été lancés vers la force constabulaires.

Au terme de cette marche, vers 1h, le bilan policier faisait état de six arrestations pour voies de fait contre un policier et/ou d'agression armée. 985fm

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 02:49

Les attaques sur fond de racisme anti-noir contre la présidente du syndicat national des journalistes tunisiens et ce que les Tunisiens pourraient apprendre de l’Afrique subsaharienne  


A propos de la cabale des ténors du parti islamiste contre les médias, qui culminent par les attaques, sur fond de racisme anti-noir contre la présidente du Syndicat national des journalistes tunisiens (Snjt).


La courageuse  Néjiba Hamrouni à la peau d’ébène, quadra élue en juin dernier par ses pairs présidente du Syndicat national des journalistes tunisiens (Snjt), fait l’objet d’ignominieuses attaques allant jusqu’à l’appel au meurtre sur les réseaux sociaux notamment par les islamistes pour son intransigeante position quant à  l’indépendance des médias.

 

Le racisme primaire d’une avocate voilée

 

Ces vils procédés matérialisés par un racisme primaire craché  par une avocate voilée qui veut se faire une virginité auprès du parti islamiste Ennahdha trouve notamment son terreau dans le sentiment latent anti-noir de la société tunisienne.

Le gouvernement dirigé par le Premier ministre nahdhaoui n’a pas cessé ses tentatives de mainmise sur les médias auto-libérés après la révolution en utilisant tous les subterfuges y compris l’intimidation et la violence contre les journalistes et dont la liste serait longue à établir.

Depuis la tentative avortée de nominations des responsables des médias nationaux en passant par le sit-in de 54 jours organisé pour le harcèlement des employés de la télévision nationale, il vient de commettre une nouvelle bourde en organisant unilatéralement une consultation nationale avortée sur la réforme des médias en l’absence des véritables professionnels à la manière du système Ben Ali.

En effet cette consultation a fait un flop suite au boycott par le Syndicat national des journalistes tunisiens (Snjt) , l’instance nationale de la réforme de l’information et de la communication (INRIC) et le Syndicat de la presse et de la culture relevant de  l’union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) et le plus cocasse c’est que ce gouvernement autiste a voulu encore une fois passer en force en ignorant le rapport de près de 400 pages diffusé deux jours plus tard et qui figure une analyse exhaustive et objective du secteur censée servir de document de référence à toute consultation nationale en la matière.

 

Le voilée de fraiche date flirte avec les nouveaux dirigeants


L’avocate zélée Me Raja Mansouri –qui grâce à son état de voilée veut reprendre du service auprès des nouveaux dirigeants de la Tunisie- vient d’asséner des attaques d’un racisme primaire contre la jeune et vaillante présidente du snjt, dans le sillage du démagogue en chef le ministre-conseiller Lotfi Zitoun. Ce dernier justifie la ridicule et saugrenue cession–privatisation des médias publics dont la télévision nationale pour non allégeance de la ligne éditoriale qui ne refléterait pas les composantes de l’opinion publique et l’équilibre des forces politiques légitimement élues !

Vu le soubassement éducationnel des dirigeants du parti islamique (en majorité des avocats) on comprend qu’ils prennent des libertés avec la simple arithmétique et l’affirmation selon laquelle le contenu éditorial de la télévision tunisienne  ne reflète pas l’opinion de 60 % des électeurs représentés par les députés de la troïka qui est au gouvernement actuel, est une  démonstration –si besoin est- qu’Ennahdha veut instrumentaliser les médias dans une campagne électorale continue et permanente jusqu’aux prochaines élections.

 

Le racisme anti-noir est tabou en Tunisie (1)

 

Notre pays qui a donné son ancien nom «Ifriquia» au continent Africain, a aboli l’esclavage avant beaucoup de pays EuropéesFrance, en 1846, et a connu huit grandes périodes de métissage depuis 3000 ans, n’en demeure pas moins pollué par un racisme latent anti noir (en surface il n’existe pas mais en profondeur…si) comme il existe un antisémitisme non avoué que longtemps le régime carte postale de Ben Ali voulait occulter.

Un de mes employés est noir issu d’une région  du Sud (ces communautés se trouvent essentiellement dans les oasis de Gabès, El Hamma, Jerba) et bien qu’il ne fasse pas l’objet de ségrégation de la part des autres employés prenant cycliquement ses pauses-repas avec un des directeurs et un ingénieur se voit interpeller de temps à autre par le quolibet de «Ya Labiadh » (le blanc en Arabe) plus politiquement correct que « Kahlouch » ou « Oussif » (Noir en Arabe), « lasmar » (Basané) voire « ya horr » (libre)  par opposition à Abid (pour esclave »

Les noirs en général ,surtout depuis la localisation de la BAD (Banque Africaine de Développement) à Tunis amenant dans son sillage des populations de cadres sub-sahariens et les autochtones tunisiens d’entre eux vivent quotidiennement un racisme ordinaire non institutionnel   émaillé  de clichés tenaces dus essentiellement à l’ignorance et l’inculture.

Une jeune camerounaise en visite dans notre pays a écourté son séjour après avoir été caillassée gratuitement par des bandes de jeunes qui la harcelaient par le qualificatif « Kerdou , Kerdou » (Guenon en arabe)  alors que vu  sa sublime beauté,  Naomi Campbell et Tyra Banks pourraient aller se rhabiller !

Quand on pense qu’au plan international,  la première mannequin noire a été imposée par le couturier tunisien Ezzeddine Alaïa !

La minorité noire de Tunisie issue des lointains esclaves affranchis est rarement métissée étant repliée socialement sur elle-même, la mixité n’étant constatée à des exceptions près que lorsqu’‘il s’agit de stars du football ou d’artistes.

La réminiscence de pratiques aristocratiques anciennes de recrutement de la domesticité (valets, gardiens) fait que certains grands palaces de jerba ont jusqu’ à ce jour la manie de sélectionner uniquement des noirs pour les postes visibles de plantons et de personnel d’accueil  en tant que décor insolite, exotique et folklorique sans penser un seul moment que c’est un acte insidieux de racisme.

Opérant en Afrique subsaharienne, je peux affirmer que là où je vais, on témoigne aux tunisiens des marques spéciales d’amitié et de considération et que dans certains villages non habitués à voir des blancs, les quolibets « Musango » (blanc) fusent dans l’autre sens des bouches innocentes des enfants sans méchanceté.

Je peux aussi témoigner que les seuls travers que je connaisse aux populations noires sont ceux introduits depuis les occupations Européennes au XV ième siècle occasionnant  les ravages de l’exploitation et l’esclavage suivis du  partage au cutter de la conférence de Berlin avec  l’avènement dans les années 60 après les indépendances,  de potentats autochtones et de systèmes clientélistes à l’instar de la Françafrique.

 

Les leçons de l ’Afrique noire à l’Afrique «blanche».


 Les innombrables subsahariens de la Bad (microcosme qu’on jalouse à cause des quatre fois quatre  climatisées et des caddies surchargés) et les étudiants noirs en Tunisie font constamment état de  comportements racistes qu’il s’agisse des taxis (2) qui ne s’arrêtent pas obligatoirement lorsqu’ ils sont hélés ou font des remarques désagréables sans parler des comportements de certains agents de la police et des tracas gratuits qu’ils subissent  à l’occasion des formalités de renouvellement de visas.

L’opprobre et l’ostracisme dénonçant  en France les habitudes culinaires des musulmans qui « égorgent les moutons dans les baignoires »  et les « odeurs » citées par M Chirac trouvent leur pendant dans les dénonciations par les Tunisiens des odeurs inhabituelles jugées fétides du Ndolé, du porc épic et que sais-je encore associés aux visiteurs d’Afrique noire.

Les Tunisiens ayant subi il n’y a pas si longtemps les clichés en Europe de « bédouins enturbannés chevauchant des dromadaires »  ne doivent pas tomber dans la facilité d’assimiler les subsahariens à des sauvages et devraient plutôt méditer en ces moments cruciaux où la Tunisie se cherche encore à trouver sa voie en matière de bonne  gouvernance et pratiques démocratiques l’apport de l’Afrique noire dont voici quelques uns :


Il est un petit pays pauvre qui a vécu dans sa chair un traumatisme inégalé : Le RWANDA.

 

Ce magnifique pays malgré de profondes blessures (le génocide de 1994 s’est traduit par un million de morts et la destruction de toutes les composantes de l’état) vient de donner au monde en quinze ans une leçon de gouvernance et de transparence boostée par une croissance à deux chiffres en ayant réussi au passage sa justice transitionnelle grâce aux Gacaca (3).

Quand en Tunisie on s’empêtre dans des considérations savantes et de multiples consultations et commissions, l’état Rwandais a pris de simples mesures qui ont donné leur effet immédiat :

En matière de réduction du train de vie de l’état le parc de véhicules de fonction a tout simplement été liquidé du jour au lendemain à charge pour les hauts responsables qui désiraient continuer à jouir de leur usage de racheter leurs véhicules à titre personnel grâce à un prêt bonifié.

Pour ce qui est des nominations de hauts responsables, l’appel à candidature est fait via un portail internet en toute transparence,

Le terme savant de développement durable s’est traduit par une simple mesure interdisant l’emballage en plastique et l’utilisation du papier biodégradable ce qui permet aux trottoirs fleuris de Kigali d’être plus propres que ceux de la banlieue chic de la Marsa!

La disposition du port du casque par les motocyclistes –pourtant obligatoire depuis des années dans notre pays- qui n’est appliquée qu’épisodiquement au gré du moment et de la volonté des agents de la circulation est strictement appliquée au pays des mille collines où les motos taxis sont munis de deux casques dont un imposé au passager !

Un alcotest est effectué tous les samedis soir à la sortie des night clubs et les contrevenants se voient réquisitionner leurs véhicules et vont immédiatement en prison ce qui a introduit l’habitude scandinave où un membre du groupe d’amis se dévoue pour ne pas boire d’alcool durant la soirée

L’autre exemple est celui du Sénégal  qui vient d’administrer une magistrale leçon de démocratie à l’occasion des dernières élections et dont le nouveau gouvernement se limite lui à 25 portefeuilles ministériels !

Bien de tunisiens -compte tenu des clichés associés à l’Afrique- appréhendant les fléaux qui les y attendent -tombent amoureux dès les premiers voyages de ce continent sublime et généreux et communient avec ses populations autochtones aux multiples richesses culturelles.

En conclusion,  je peux rassurer Me Hamrouni dont les qualités intrinsèques sont à l’opposé de la bassesse de l’avocate « blanche » maître Raja que physiquement aussi son joli minois est plus avenant que le visage d’un blanc laiteux enturbanné de celle qui semble lui reprocher sa négritude!

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(1) Lire le témoignage de Affet Mosbah noire tunisienne Directrice de la Communication de la société CMC Paris

http://etkalem.blogspot.com/2007/11/noir-et-tunisien-tmoignage-poignant-dun.html

(2) «Certains taximen descendent de voiture pour essuyer le siège que vous venez de quitter » citation de Mariam Ndoye dans son roman « D’Abidjan à Tunis » 

(3) Gacaca :système de justice instauré en 2001 et inspiré de la tradition et  du consensus culturel communautaire dans les villages

Crédit photos et inter-titres avec l 'aimable permission de Kapitalis

http://blogs.mediapart.fr/blog/abderrazak-lejri

 

par Abderrazak Lejri, mediapart

 

 

 

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Un racisme brute 


avocate_diable.jpg 

 

 

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Me Mansouri poursuivie en justice pour dérive raciste

 

 

 

Pour avoir diffusé des images racistes sur sa page facebook ciblant Néjiba Hamrouni, présidente du Syndicat général des journalistes tunisiens (Snjt), Me Raja Mansouri serait poursuivie en justice.


C’est ce qu’ont décidé (l'information publiée sur les réseaux sociaux), jeudi, les membres du Snjt, indignés de voir leur collègue (et présidente) malmenée de la sorte et publiquement par une dame, qui plus est avocate.

Cette dernière, selon la même source, est connue pour avoir longtemps  servi avec zèle Ben Ali et le Rcd, ex-parti au pouvoir. Et qui est en train de se chercher par tout moyen une place au soleil bleu d’Ennahdha. A preuve: des images qui seraient tirées de l'archive, réapparues sur les réseaux sociaux lui rappelant son dévouement à infini à l’ancien régime. (Voir document.)

Au nom du Snjt, une plainte serait déposée devant la cour pénale contre Raja Mansouri. Le Snjt mettrait selon la même source, en copie une lettre d’indignation au doyen des avocats, à la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (Ltdh), à l’Association tunisienne des femmes démocrates (Atfd) et autres Ong et représentants de la société civile. Mais aussi à l’Assemblée nationale constituante (Anc).

En sa qualité de syndicaliste et militante des droits des journalistes, Nejiba Hamrouni a été plus d’une fois menacée de mort ces derniers jours.

Sur la foi des images circulant sur face book, Me Mansouri serait une proche du régime Ben Ali. Elle était parmi ceux qui ont fait la campagne électorale de 2009 de l’ex-dictateur. Et ce n’est pas tout. Me Mansouri s’est fait remarquer par ses appels du pied en direction des islamistes après que Ben Ali soit parti en Arabie Saoudite. Sa méthode: s’attaquer, dans des vidéos sur Facebook, à des opposants à l’actuel pouvoir : la blogueuse Lina Ben M’henni, par exemple, a eu droit à ses accusations mensongères. kapitalis

 

 

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Pas de liberté de la presse

 

A l'occasion de la journée mondiale de la presse, retour sur la Tunisie, berceau de la révolution arabe.

 

 

Journée mondiale de la liberté de la presse...sauf en Tunisie.

La chaîne privée tunisienne Nessma condamnée à une amende de 1200 euros, pour atteinte au sacré. Mis en cause, le film franco-iranien "Persepolis",que la chaîne a diffusé. Ce long métrage d'animation de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapis est d'avoir osé représenter Dieu, ce que l'Islam interdit.
« Il s'agit du procès de dix millions de Tunisiens qui ont rêvé d'avoir un pays libre » déclarait le directeur de Nessma devant le tribunal du 19 avril 2012. Ce procès ouvert le 16 novembre 2011, reporté par deux fois , avait déchaîné les passions entre défenseurs des libertés et milieux islamistes responsables de violences en octobre peu avant le premier scrutin libre de l'après Ben Ali.

La liberté des médias, un enjeu capital pour la nouvelle Tunisie.

La Tunisie, berceau du printemps arabe, est aujourd'hui en pleine transition démocratique. « La liberté de la presse est toujours menacée », affirme Sana Farhat. La journaliste du quotidien "Le Temps" souffre d’une entorse cervicale, depuis qu’elle a été rouée de coups lors d'une manifestation, le 4 janvier dernier. Comme elle, au moins 25 professionnels de l’information ont été agressés par les forces de l’ordre depuis le début de l’année. « Les journalistes sont ciblés de façon quasi systématique par la police », déplore Nejiba Hamrouni, la présidente du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT).
Les journalistes agressés ont porté plainte. Mais les enquêtes promises par les autorités n'aboutissent pas. La pratique systématique de violences policières, durant des décennies, sous le régime Ben Ali ne semble pas disparaître si facilement. Pour preuve, les intimidations sont toujours monnaie courante. Le 8 mars, le directeur d'un quotidien a été condamné à cinq euros d'amende pour avoir publié la photo d'une femme dénudée.

Défiance envers le nouveau gouvernement

 
Les mauvaise habitudes ne se perdent pas si vite. C'est ce que constatent les journalistes tunisiens. Ainsi le nouveau Premier ministre Hamadi Jebali, fraîchement promu au lendemain de la révolution arabe, a nommé des hommes à lui à la tête des médias publics. C'est seulement sous la pression qu'il a annulé les nominations des rédacteurs en chef et des directeurs de l'information. Les journalistes demandent que soient activés les décrets permettant à la Haute Autorité Indépendante de la Communication audiovisuelle ( Haica) de mettre en place un nouveau code de la presse. Pour l'instant le nouveau gouvernement fait la sourde oreille. arte

 

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Point de vue : le procès Nessma et les tentatives d'Ennahdha d'instrumentaliser la Justice

 

 

 

 


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L'UNESCO célèbre à Tunis la Journée mondiale de la liberté de la presse

 

 

 

La directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, a entamé jeudi une visite officielle en Tunisie à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse. L'organisation onusienne a choisi de marquer cet événement dans le pays d'où est parti le mouvement réformateur du Printemps arabe l'an dernier.

Coïncidence du calendrier, le patron de la chaîne privée Nessma TV, Nabil Karoui, était condamné jeudi à Tunis à une amende de 2.400 dinars (environ 1.200 euros) pour "troubles à l'ordre public et atteinte à la morale" à la suite de la diffusion l'an dernier du film d'animation "Persepolis" dont une scène jugée blasphématoire a déclenché des réactions violentes d'islamistes radicaux. Les poursuites pour "atteinte au sacré" ont été abandonnées.

Irina Bokova devait remettre jeudi au reporter azerbaïdjanais et militant des droits de l'Homme Eynulla Fatullayev le Prix mondial de la liberté de la presse 2012, qui récompense l'engagement de journalistes dans la défense de la liberté d'expression et d'information.

D'un montant de 25.000 dollars (environ 19.000 euros), le prix devait être décerné au lauréat lors d'une cérémonie officielle en présence du président tunisien Moncef Marzouki, militant de longue date des libertés et des droits de l'Homme.

Vendredi, la patronne de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation la science et la culture donnera le coup d'envoi d'une conférence internationale intitulée "Les nouvelles voix: la liberté des médias a le pouvoir de transformer les sociétés".

Pendant deux jours, quelque 300 journalistes du monde entier ainsi que des organisations non gouvernementales (ONG) internationales et régionales débattront notamment de "la façon d'améliorer la sécurité des journalistes, la dépénalisation de la diffamation, les normes professionnelles et éthiques, et l'accès à l'information".

Une séance plénière est prévue sur la Tunisie où le paysage médiatique a connu des changements radicaux depuis "la révolution du jasmin" qui a fait tomber le régime totalitaire du président Zine el Abidine ben Ali le 14 janvier 2011.

Selon le directeur de la section "presse et développement des médias" de l'UNESCO, Guy Berjy, la conférence "permettra de mesurer la capacité des médias tunisiens à réussir la transition démocratique". Muselés pendant 23 ans, les médias ont depuis enregistré une mutation sans précédent avec l'éclosion d'une multitude de titres sur papier et électroniques et de radios et chaînes de télévision privées.

Le ton critique adopté par les uns et les autres n'est pas toujours pour plaire aux nouvelles autorités et même les médias publics sont accusés de "mettre les bâtons dans les roues du gouvernement".

Les instances professionnelles comme le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) soupçonnent quant à elles le pouvoir de vouloir "mettre au pas" les journalistes. "Dans la Tunisie post-révolution, on ne tue pas les journalistes, on ne les embastille plus. On les harcèle par le biais des sit-ins et des petites phrases assassines et on agite, en ultime recours, l'épouvantail de la privatisation", estime le journal électronique "Leaders".

Un grief réfuté par le chef du gouvernement Hamadi Jebali. "L'époque de la mainmise sur les médias est désormais révolue", a-t-il assuré en recevant en début de semaine le rapport de l'Instance nationale pour la réforme de l'information et de la communication (INRIC) des mains de son président Kamel Laâbidi. M. Jebali est numéro deux du mouvement islamiste modéré Enahdha, vainqueur des élections législatives d'octobre 2011.

De son côté, Reporters sans frontières (RSF) juge que les Printemps arabes "sont loin d'avoir tenu toutes leurs promesses" et appelle à la vigilance "face aux tentatives de manipulation de nouveaux gouvernements qui veulent faire passer les mouvements de contestation pour 'terroristes' et (...) aux tendances liberticides de certains groupes protestataires".

RSF a recensé 21 journalistes, six net-citoyens et citoyens-journalistes tués, notamment dans des zones de conflit comme la Somalie et la Syrie, depuis le début de l'année.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a rappelé dans un communiqué que plus de 60 journalistes avaient été tués dans le monde en 2011 et que 179 se trouvaient en détention au 1er décembre 2011. Il a appelé à ce que tout soit fait "pour que les journalistes, que ce soit dans les médias classiques ou les nouveaux médias, puissent faire leur travail, qui contribue de manière essentielle à l'avènement d'une société plus forte, plus saine et plus pacifique". tempsreel.nouvelo

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 02:50

 L’ambassade américaine défend NessmaTV


gordon-grayM. Gordon Gray, Ambassadeur des Etats-Unis, s’est dit «préoccupé et déçu par la condamnation de la diffusion de la chaine Nessma d’un film d'animation préalablement approuvé pour distribution par le gouvernement tunisien». Une position officielle qui intervient à un moment où la presse américaine a été jusqu’ici quasi-unanimement dithyrambique sur la Tunisie en général, et Ennahdha en particulier.

Le commentaire a été publié ce jeudi 3 mai, sur le site officiel de l’ambassade américaine en Tunisie, qui précise ainsi avoir «suivi avec beaucoup d'intérêt  le procès de M. Nebil Karoui pour blasphème». Soulignant que «sa condamnation soulève de sérieuses préoccupations au sujet de la tolérance et la liberté d'expression dans la nouvelle Tunisie».

M. Gordon Gray conclut : «nous croyons comprendre que M. Karoui a le droit de faire appel de sa condamnation et nous espérons que cette affaire sera résolue d'une manière qui garantit la liberté d'expression : un droit humain fondamental refusé aux tunisiens durant l'ère Ben Ali».

Or l’avis des Américains importe d’autant plus aux Tunisiens que le gouvernement US a bien voulu garantir les prêts financiers contracté par la Tunisie sur les marchés à hauteur de 100%. Un accord ayant été signé en ce sens le 20 avril entre Houcine Dimassi, ministre des Finances et Timothy Geithner, secrétaire au Trésor américain. Moez. E; mag14

 

 

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Diffusion de Persepolis: Nessma TV condamnée en Tunisie


La justice tunisienne a condamné le patron de la chaîne privée Nessma, à une amende pour atteinte au sacré, une décision en forme de compromis particulièrement attendue dans un procès test pour la liberté des médias depuis la chute de Ben Ali.

"Nabil Karoui a été condamné au versement d'une amende de 2.400 dinars (1.200 euros) pour la diffusion au public d'un film troublant l'ordre public et portant atteinte aux bonnes moeurs", selon le jugement du tribunal de première instance de Tunis.

Le patron de la chaîne Nessma était poursuivi après la diffusion du film franco-iranien Persepolis qui raconte les dérives du régime iranien à travers les yeux d'une petite fille. En cause: une scène où Allah est dessiné, un blasphème interdit par l'islam sunnite.

"Dans un jour célébrant la liberté de la presse dans le monde, la Tunisie a montré son échec dans le respect des droits élémentaires de la liberté d'expression", a déclaré Ann Harrison, représentant d'Amnesty international.

La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (Fidh) a aussi dénoncé le la condamnation de M. Karoui.

"Cette condamnation, aussi symbolique soit-elle, n’en est pas moins préoccupante. La justice tunisienne, par cette décision, s’inscrit en faux par rapport aux engagements de la Tunisie relatifs au respect des libertés fondamentales", a estimé de son côté Karim Lahidji, vice président de la Fidh.

Selon lui, "ce verdict s’inscrit dans un contexte de multiplication des menaces à l’égard des journalistes et plus généralement à la liberté des médias".

"Je suis extrêmement triste. Je pensais qu'en ce jour la Tunisie allait donner une autre image au monde entier que celle qui atteint aux libertés", a déclaré M. Karoui à l'AFP.

"Je suis très préoccupé par la situation des libertés en Tunisie parce que ma condamnation constitue un très mauvais message non seulement au niveau national mais aussi dans tout le Maghreb", a-t-il ajouté.

Sa chaîne, une co-propriété de l'Italien Silvio Berlusconi et du producteur de cinéma franco-tunisien Tarak Ben Ammar cible également par le contenu de ses programmes les téléspectateurs en Algérie et au Maroc.

Le film Persepolis avait été diffusé le 7 octobre peu avant le premier scrutin libre après le soulèvement qui avait chassé l'ex-président Ben Ali le 14 janvier 2011 sous la pression de la rue.

Ouvert le 16 novembre 2011 et reporté deux fois, le procès de M. Karoui a déchaîné les passions entre défenseurs des libertés et milieux islamistes extrémistes responsables de violences.

Il avait aussi choqué une partie des Tunisiens dans un contexte de religiosité exacerbé par la montée en puissance du parti islamiste Ennahda, vainqueur des élections constituantes.

Après le tollé provoqué par l'agression de journalistes par des salafistes lors des débuts chaotiques du procès, Ennahda avait exprimé son "attachement à la liberté d'expression" et estimé que "les poursuites judiciaires à l'encontre du patron de Nessma TV".

Un technicien de la chaîne et une responsable de la version en dialecte tunisien du film ont été également jugés et condamnés à une amende de 1.200 dinars chacun.

"Ce jugement est une atteinte à la liberté de la presse. On espérait un acquittement pur et simple en cette journée mondiale de la liberté de la presse", a dit à l'AFP Me Abada Kefi. La défense va interjeter appel, a ajouté l'avocat de la chaîne.

"M. Karoui aurait pu être condamné à une peine allant de trois à six mois de prison ferme au regard des chefs d'accusation", a estimé un avocat de la partie civile, Rafik Ghak ajoutant qu'il allait examiner avec ses clients l'intérêt de faire appel.

Quelques personnes ont manifesté leur colère à l'annonce du jugement.

"C'est aberrant, 2.400 dinars pour quelqu'un qui se moque d'Allah et offense le sentiment des musulmans", a estimé un homme en pleurs.

"On se moque d'Allah et on prétend que c'est la liberté d'expression", a renchéri un femme voilée devant le palais de justice, soigneusement gardé par la police.

Coupant la poire en deux, la justice a rejeté l'aquittement demandé par les avocats et les organisations de défense de la liberté de la presse et des droits de l'Homme et s'est abstenu de prononcer une peine de prison réclamée par les détracteurs de Nessma, en particulier les salafistes très actifs dans la rue.

M. Karoui était absent à l'annonce du verdict qui coïncidait avec la Journée mondiale de la liberté de la presse célébrée en Tunisie depuis la chute de Ben Ali.

Cette coïncidence "n'est pas anodine", a relevé l'organisation française de défense de la presse Reporters sans frontière (RSF) réagissant au report du jugement à la dernière audience du 26 avril.

Le choix de cette date permettra au pouvoir actuel de se donner une "image positive", selon RSF qui avait appelé à l'abandon des charges. tempsreel.nouvelobs

 

 

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Les ennemis des Lumières jubilent ....

 


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Le jugement du patron de Nessma TV ne satisfait personne


Après deux reports du procès, le directeur de la télévision privée Nessma TV, Nabil Karoui, a été condamné ce jeudi 3 mai, par la justice tunisienne, à payer une amende de 2 400 dinars, soit environ 1 200 euros. Poursuivi pour atteinte aux valeurs du sacré, après avoir diffusé le film d’animation franco-iranien « Persepolis », il encourait une peine de trois ans de prison ferme. La défense a annoncé qu’elle fera appel et de son côté, la partie civile entend examiner cette même démarche.

L’origine du litige est une scène du film de Marjane Satrapi qui décrit le régime iranien de Khomeiny à travers les yeux d’une fillette parlant à Dieu personnifié, la représentation d’Allah étant proscrite par l’islam et considérée comme un blasphème. L’affaire avait déchaîné les passions et mobilisé, devant le tribunal de Tunis, défenseurs de la liberté et partisans de l’islam.


Après la diffusion du film, plus d’une centaine d’avocats, des associations religieuses et des particuliers avaient porté plainte. De leur côté, de nombreuses organisations non-gouvernementales (ONG) locales et internationales ainsi que des figures politiques se sont mobilisées au nom de la liberté d'expression. Amnesty International (AI) et Reporters sans frontières (RSF) ainsi que la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) ont dépêché des représentants à Tunis pour suivre le procès, qui a fait l'objet d'une couverture médiatique exceptionnelle. « Persepolis » a été diffusé à la veille des élections d’octobre 2011, remportées par le mouvement islamiste Ennahda.


Le tribunal de première instance de Tunis a finalement tranché : « Nabil Karoui a été condamné au versement d’une amende de 2 400 dinars pour la diffusion au public d’un film troublant l’ordre public et portant atteinte aux bonnes mœurs ». Cependant, le jugement ne satisfait aucune des deux parties.

 

« Le pouvoir politique est toujours là »


La partie civile, appuyée par les partisans d’une application rigoriste du Coran, considère que la justice aurait dû condamner Nabil Karoui à de la prison ferme. Selon Maître Rafik Ghak, « Nabil Karoui aurait pu être condamné à une peine allant de trois à six mois de prison ferme, au regard des chefs d’accusation ». Il entend examiner, avec ses clients, l’intérêt de faire appel.


Du côté de la défense et des militants des droits de l’homme, on estime, en revanche, que le tribunal aurait dû prononcer un acquittement pur et simple et que cette décision est une atteinte à la liberté de la presse. Joint par RFI, Maître Abada Kefi, l’avocat de la chaîne, a annoncé qu’il fera appel de cette décision de justice.


L’annonce du verdict coïncide avec la Journée internationale de la liberté de la presse. Pour Maître Abada Kefi, « le fait que Nabil ait été condamné à une amende, même d’un dinar, est une attaque contre la liberté d’expression et la créativité, en cette Journée mondiale de la liberté de la presse » a-t-il déclaré.

 

Une « atteinte à la liberté d’expression et à la créativité »

 

 

De son côté, Nabil Karoui, dans une déclaration à l’AFP, se dit extrêmement triste. « Je pensais qu’en ce jour, la Tunisie allait donner une autre image au monde entier que celle qui atteint aux libertés », a-t-il déclaré et a ajouté : « Je suis très préoccupé par la situation des libertés en Tunisie parce que ma condamnation constitue un très mauvais message non seulement au niveau national mais aussi dans tout le Maghreb », rappelant que sa chaîne cible également, par le contenu de ses programmes, les téléspectateurs en Algérie et au Maroc.


Préoccupation également de la part de l’ambassadeur des Etats-Unis en Tunisie, Gordon Gray. Cette « condamnation soulève de sérieuses préoccupations au sujet de la tolérance et la liberté d’expression dans la nouvelle Tunisie », a-t-il déclaré dans un communiqué.


Ainsi, cette querelle autour de Nessma TV va bien au-delà de la simple affaire judiciaire. Elle traduit les profondes divisions qui traversent la société tunisienne. En effet, après la diffusion du film « Persepolis », des extrémistes avaient tenté d’attaquer le siège de la chaîne. En réponse, les soutiens de Nabil Karoui avaient mis en place un comité de défense des libertés. Face à l’ampleur de la polémique, le Directeur de la chaîne avait présenté ses excuses au peuple tunisien mais cela n’avait pas mis un terme à la controverse et aux poursuites. rfi

 

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Le jugement de Nessma  vu par Nessma

 

Langue de bois...


 
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