Mercredi 27 mars 3 27 /03 /Mars 02:02

Le projet de loi de l’Instance provisoire de la magistrature édulcoré


Après une attente relativement longue voici que l’Assemblée nationale constituante a préparé le projet de loi relative à la création d’une instance provisoire de la magistrature, comptant 22 articles. Le précieux document juridique n’est pas passé inaperçu puisque l’Association des magistrats  tunisiens a suspendu sa grève suite à la publication du document juridique.

Cependant Madame Kalthoum Kennou, la présidente de l’Association des magistrats tunisiens, lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui au Palais de justice à Tunis a indiqué « qu’il existe un certain nombre de points positifs dans ce projet de loi mais aussi des points dangereux qui touchent à l’indépendance de l’instance  et au principe de la séparation des pouvoir».

Par ailleurs, la présidente a rappelé que quelques articles ne concordent pas avec l’esprit des critères internationaux de l’indépendance de la justice, que les articles en question risquent d’impliquer  la justice dans des tractations politiques.

Les reproches faits à l’avant -projet de loi ont été formulés sur de bases solides. L’association a pris soin de montrer les lacunes des articles : sur les 22 articles, 12 contiennent des lacunes et sont à revoir.
Nous allons braquer la lumière sur trois exemples cités par Madame Raoudha Karafi, secrétaire générale de l’association.

La secrétaire générale ne nie pas les améliorations apportées à cette version du projet de loi : l’indépendance administrative et financière de l’instance (article 1) qui constitue déjà un nouvel acquis.

Selon l’article 6 l’instance est composée de 10 juges élus et 5 membres : activiste dans le domaine des droits de l’Homme, désignés par le chef du Gouvernement, un professeur universitaire désigné par le président de la République et deux membres de l’ANC du comité de la magistrature. Madame Raoudha Karafi a pris le soin d’expliquer que l’article est une entorse claire aux critères internationaux qui stipulent que les membres de l’instance ne doivent pas faire partie du pouvoir législatif ou exécutif.

Quant à l’article 16, il constitue une véritable menace pour les juges étant donné qu’il précise la présence de quelques membres du pouvoir politique, exécutif ou législatif dans le conseil de discipline. Ainsi l’autorité politique peut influencer dans le conseil de discipline.

L’article 12 relatif à l’itinéraire professionnel du juge indique la notion de «  nouvelle affectation pour le bon déroulement du travail. ». L’association propose la suppression de ce terme.

Il convient de rappeler qu’une réunion du bureau exécutif se tiendra cet après-midi afin de se concerter sur les mesures à prendre quant aux articles contestés. http://www.leconomistemaghrebin

 

________________________________________________________

 

___________________________________________________________

Grève de la magistrature jeudi 28 mars

La magistrature observera une grève ce jeudi 28 mars, a annoncé Raoudha Lâabidi, présidente du syndicat des magistrats tunisiens (SMT).

Les magistrats entendent à travers cette grève, qui n’exclue aucun corps de la magistrature, manifester leurs  réserves sur le projet loi relative à la création d’une instance provisoire de la magistrature qui ne traduit pas l’indépendance de la magistrature.

De son côté, Kalthoum Kannou, présidente de l’association  des magistrats a ajouté que le conseil national  de l’association sera tenu dans la journée même du mardi 26 mars 2013, pour discuter du projet de création d’une instance provisoire de la magistrature. http://www.tunisienumerique


Par thala solidaire.over-blog.com - Publié dans : Tunsie _ Justice_Sécurité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 24 mars 7 24 /03 /Mars 04:18
 

_______________________________________________________

Par thala solidaire.over-blog.com - Publié dans : Arts _Culture (Chansons de la Révolution, contest
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 23 mars 6 23 /03 /Mars 01:48

 

_______________________________________________________________________________

 

____________________________________________________________________________________________________

Un rappeur tunisien condamné à deux ans de prison

Un rappeur tunisien a été condamné par contumace à deux ans de prison pour avoir qualifié dans un clip les policiers de chiens, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. L'homme, connu sous le nom de Weld el 15, est en fuite depuis l'arrestation le 10 mars du réalisateur Mohamed Hedi Belgueyed et de l'actrice Sabrine Klibi, qui apparaissaient à ses côtés dans le clip.

Ces deux derniers ont été condamnés jeudi à une peine de six mois de prison avec sursis lors de leur comparution en première instance, a précisé la source au ministère de la Justice. Weld el 15 et Mohamed Hedi Belgueyed avaient appelé le juge à faire preuve d'indulgence avant leur procès. «J'ai seulement utilisé le langage des policiers. Ils m'ont harcelé verbalement et physiquement. En tant qu'artiste, ma seule réponse était à travers l'art», s'est justifié Weld el 15 dans une vidéo mise en ligne sur Facebook20minutes

 

_____________________________________________________________________________________________________

_______________________________________________________________________________________

Weld El 15 : « J’ai cru en la liberté d’expression »


weld-el15Le rappeur Weld El 15, alias Alaa Yacoubi est recherché par la police. Le mannequin Sabrina Klibi et le cadreur Hédi Ben Gaied Hsine ont été arrêtés le lundi 11 mars. Leur matériel a été saisi. A cause d’un clip vidéo mettant en scène la dernière chanson d'Alaa, intitulée «El Boulissya kleb» («les policiers sont des chiens»).

Encore une fois, le rap tunisien est sur la sellette. Les internautes tunisiens ont eu la surprise de voir, sur les réseaux sociaux, des photos anthropométriques d’une jeune femme et d’un jeune homme, tenant à la main une feuille sur laquelle était inscrit leur nom complet, avec un cachet indiquant la provenance de l’image. Et c’est de cette manière qu’ils apprendront l’arrestation de ces deux personnes, pour avoir participé à un clip qui a manifestement déplu aux policiers. La polémique a grossi sur la Toile, et les interrogations sur la légalité de l’opération fusent de toute part. D’autant plus que les artistes tunisiens, et en particulier les rappeurs, sont désormais souvent pris à partie par les policiers. Weld El 15 lui-même a été arrêté en février 2012, puis emprisonné. Et voici qu’à peine une année après, il est de nouveau recherché par la police. Pour une chanson.  

weld-el15

Dans une interview accordée à Nawaat, le rappeur affirme pourtant : «J’ai parlé à la police avec son langage. Celui qu’elle utilise avec nous. Je n’ai pu lui répondre lui qu’avec mes paroles». Il précise : «Quand un policier arrête quelqu’un dans la rue, il lui dit viens XXXX ta mère, passe-moi ta carte d’identité. Si tu es de Hay Ettadhamen, il te demandera, qu’est-ce que tu fous-là… Comme si on n’avait pas le droit d’aller où on veut, dans notre propre pays».

weld-el15Weld El 15 martèle : «Sabrine est venue pour une séance photo et ne savait pas que c’était pour un clip de rap. Je ne regrette rien. J’ai dit ce que j’avais sur le cœur. Je n’ai besoin ni de buzz, ni de célébrité, ni d’argent. J’ai juste un message à passer. Je voudrais que la police respecte le peuple et que ce soit réciproque». Il déclare «J’ai cru qu’il y avait une liberté d’expression. Mes amis et moi nous avons déjà été emprisonnés parce que nous faisons du rap».

En attendant, le rap tunisien semble plus que jamais visé par les autorités. Weld El 15, Madou MC aka Mohamed Amine Bouhrizi, et Marwane Douiri, plus célèbre sous le nom de scène Emino, ont été arrêtés en février 2012. Mohamed Amine Hamzaoui, a été agressé par des policiers cagoulés à l’Avenue de Paris, le mercredi 06 février, à Tunis. Klay BBJ aka Ahmed Ben Ahmed, a été sommé de se présenter devant la première Brigade d'investigation à l’Aouina, en le 8 février 2013. Et voici que le feuilleton continue.

Weld El 15 va-t-il se rendre à la police ? Il répond «Certaines pages ont diffusé des menaces. Ils ont dit que je ne marcherais plus sur mes pieds quand je serai arrêté. Je me sens comme un Palestinien recherché par les Israéliens. J’ai peur quand je me rends à un poste de police».

Il conclut : «Je ne regrette rien et j'assume tout ce que je dis car mes paroles sont nées de mon vécu et du vécu des quartiers. Ils me poursuivent alors que ceux qui ont tiré à la chevrotine sur les manifestants à Siliana n’ont pas été inquiétés et que l’assassin de Chokri Belaid court toujours». mag14.com

Par thala solidaire.over-blog.com - Publié dans : Censure_Journalisme_Éditions_Libertés
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 18 mars 1 18 /03 /Mars 01:10

http://www.leaders.com.tn/uploads/content/thumbnails_720-540/20130311171633__chokri-belaid.png

tunivisions.net

____________________________________

Chokri Belaïd , le 6 janvier 2013, un mois avant son assassinat immonde

Le 17 mars 2013, 40 jours après l'assassinat immonde de Chokri, les tunisiennes et les tunisiens décident de ne jamais oublier ...

Le poète Sghaier Ouled Ahmed

Hamma El hammami
Basma Khalfaoui, la veuve de Chokri
Ben Mbarek, destourna
 
Par thala solidaire.over-blog.com - Publié dans : Tunsie _ Justice_Sécurité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 16 mars 6 16 /03 /Mars 18:25
 

Al Jazeera Tv n'est pas la bienvenue ...

____________________________________________________________________________________

 Manifestation en hommage à l’opposant assassiné Chokri Belaïd

http://md0.libe.com/photo/502225/?modified_at=1363463418&ratio_x=03&ratio_y=02&width=476
Des Tunisiens manifestent le 16 mars 2013 pour dénoncer les islamistes au pouvoir et marquer la fin du deuil de Chokri Belaïd, à Tunis (Photo Fethi Belaid. AFP)

Quelques milliers de personnes ont défilé samedi à Tunis en scandant des slogans contre les islamistes au pouvoir pour marquer la fin d’un deuil de 40 jours après le meurtre de l’opposant Chokri Belaïd, un crime qui a exacerbé une crise politique et n’a pas été entièrement élucidé.

Les manifestants se sont d’abord rassemblés, à la mi-journée, au cimetière du sud de Tunis où repose l’opposant tué par balles à bout portant le 6 février, par un groupuscule islamiste radical selon les autorités. Des complices ont été arrêtés, mais le tueur est en fuite et le commanditaire n’a pas été identifié.

Le cortège, dans lequel se trouvaient la veuve de l’opposant, Besma Khalfaoui, et plusieurs dirigeants de partis d’opposition, s’est ensuite rendu sur l’avenue Habib Bourguiba, dans le centre-ville, reprenant des slogans hostiles au parti islamiste Ennahda et à son chef Rached Ghannouchi.

«Le peuple est convaincu que Ghannouchi a tué Belaïd», «Ghannouchi assassin», «Vengeance» ou encore «dans la rue, affrontements jusqu’à la chute du gouvernement», ont-ils scandé, encadrés par un important dispositif sécuritaire.

«Ce peuple est capable de faire chuter ce gouvernement et de le remplacer par un autre d’union nationale», a proclamé devant la foule Hamma Hammami, un dirigeant du Front populaire, une coalition de partis de gauche à laquelle appartenait le défunt.

De nombreux manifestants brandissaient des portraits de l’opposant assassiné barrés de la phrase «Qui a tué Chokri Belaïd?» et des drapeaux tunisiens.

«Nous sommes ici pour rendre hommage à Chokri Belaïd (...) mais nous sommes aussi là pour exiger du gouvernement qu’il révèle qui a tué Chokri Belaïd, qui est derrière le meurtre et pourquoi il a été tué», a déclaré à l’AFP Maya Jribi, une des dirigeantes du parti républicain (opposition laïque).

La manifestation s’est achevée dans le calme samedi en fin d’après-midi. D’autres commémorations sont prévues dimanche, notamment des manifestations culturelles et un lâché de ballons.

Le meurtre de M. Belaïd, chef d’un petit parti de gauche, a exacerbé une crise politique qui a culminé avec la démission du Premier ministre Hamadi Jebali faute d’avoir pu convaincre son parti Ennahda de mettre en place un gouvernement de technocrates pour diriger le pays jusqu’à l’adoption d’une Constitution et des élections.

Un nouveau gouvernement formé par l’islamiste Ali Larayedh, ministre de l’Intérieur sortant, a pris ses fonctions finalement jeudi. Il a reconduit une alliance malaisée entre islamistes et deux partis laïques tout en l’élargissant à des indépendants.

M. Larayedh a promis de résoudre dans l’année la crise institutionnelle en faisant adopter la Constitution et en organisant des élections, de créer les conditions de la reprise économique et de rétablir la sécurité dans le pays où l’état d’urgence est toujours en vigueur plus de deux ans après la révolution. http://www.liberation.fr

Par thala solidaire.over-blog.com - Publié dans : Tunsie _ Justice_Sécurité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

  • : thala solidaire.over-blog.com
  • thala solidaire.over-blog.com
  • : Culture Musique Littérature Politique Économie Actualité
  • : ThalaSolidaire est dédié à la ville de Thala, ville phare de la Révolution tunisienne. Thala est une petite agglomération du centre-ouest de la Tunisie. Elle est connue pour son histoire antique, ses sources, ses carrières de marbre, devenues une sorte de tragédie écologique et économique, sa résistance et sa misère. Thala solidaire a pour objectif de rassembler toutes les voix INDIGNÉES pour donner à cette terre ainsi qu'à toutes autres terres un droit à la vie et à la dignité…
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Recherche

Catégories

Calendrier

Avril 2014
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30        
<< < > >>

Liens intéressants

Partager

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés