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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 20:09

Sit-in devant la radio nationale dénonçant la main mise des islamistes sur l'institution et sa préparation pour leur combat idéologique rétrograde… Lire le texte ci-dessous.

 

 

 

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“L’animatrice de la radio nationale Gouiaa a laissé entendre que Mohamed Meddeb...

 

“L’animatrice de la radio nationale Gouiaa a laissé entendre que Mohamed Meddeb était de connivence avec le Mouvement Ennahdha, pour embaucher des personnes fidèles au parti afin de maitriser la Radio nationale. Boutheina a assuré que de telles pratiques visent à donner au gouvernement la mainmise sur tous les rouages du secteur médiatique.” 


Boutheina Gouia : "Mohamed Meddeb Le PDG nommé par Ennahdha tente de mettre la main sur la ligne éditoriale de la radio nationale"

 

Les journalistes de la radio nationale sont en sit-in depuis jeudi dernier “afin de dénoncer les abus commis par le Président-directeur général de la radio, Mohamed Meddeb.” «Un directeur parachuté de nulle part. Des instructions venant du haut et exécutées à la lettre. La ligne éditoriale est touchée. Une administration corrompue. Des nominations de nouvelles personnes proches d’Ennahdha dans toutes les radios. 80 personnes du staff de la Radio touchent des salaires et ne pointent presque jamais…»

 

Et pas seulement, ces derniers s’inquiètent de l’avenir de la liberté de la presse. Car il va y avoir prochainement de nouvelles voix à l’antenne et «ces voix seulement masculines roulent pour le parti islamiste», s’inquiètent-ils. Kapitalis

 

Le mouvement a été marqué par la présence de plusieurs constituants, des représentants de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), de la Ligue tunisienne de défense des droits de l'Homme (LTDH) et des membres de l'Instance nationale pour la réforme de l'information et de la communication (INRIC) qui s'était auto-dissoute le 4 juillet dernier, a constaté un journaliste de l'agence TAP. 

 

Prenant part à ce mouvement, Boutheina Gouiaa, journaliste à la radio nationale, dont l'émission "Bayna Al-Ichâa wal Khabar" (Entre rumeur et information) a été suspendue depuis le 21 août dernier, a déclaré à la TAP que le principal slogan du mouvement est «Pour une radio tunisienne indépendante» et de service public qui soit "celle de tous les tunisiens acteurs de la révolution de la dignité et de la liberté et non servant un agenda politique du parti au pouvoir ».

 

Selon la journaliste Gouia, Mohamed Meddeb était de connivence avec le Mouvement Ennahdha, pour embaucher des personnes fidèles au parti afin de maitriser la Radio nationale. Boutheina a assuré que de telles pratiques visent à donner au gouvernement la mainmise sur tous les rouages du secteur médiatique.” echsar

 

 

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Report du procès d'un blogueur et opposant aux islamistes

 

Le procès du blogueur et opposant tunisien, Sofiène Chourabi, pour ivresse et atteinte à la pudeur a été reporté mardi au 16 octobre, et l'intéressé a dénoncé de nouveau une affaire orchestrée par les islamistes au pouvoir.

Le procès du blogueur et opposant tunisien, Sofiène Chourabi, pour ivresse et atteinte à la pudeur a été reporté mardi au 16 octobre, et l'intéressé a dénoncé de nouveau une affaire orchestrée par les islamistes au pouvoir.

 

Le procès du blogueur et opposant tunisien, Sofiène Chourabi, pour ivresse et atteinte à la pudeur, a été reporté mardi au 16 octobre, et l'intéressé a dénoncé de nouveau une affaire orchestrée par les islamistes au pouvoir.

Le parquet a annoncé, lors de l'audience au tribunal de Menzel Temime (100 km de Tunis), que M. Chourabi et son ami le journaliste Mehdi Jelassi seront jugés pour ivresse publique mais aussi atteinte à la pudeur, une accusation qui avait été un temps abandonnée. Ce délit est passible de six mois de prison.

Les deux hommes avaient été arrêtés début août pour avoir consommé de l'alcool dans un lieu public, une plage, durant le ramadan, le mois de jeûne des musulmans.

Leur procès a été reporté au 16 octobre, à la demande de l'avocat Maher El Arbi qui représente un "islamiste modéré", Hassan Khmiri. Ce dernier se dit être victime d'un "préjudice moral".

"L'acte de Soufiène Chourabi (boire pendant le ramadan, ndlr) n'est qu'une provocation à l'encontre des islamistes", a déclaré à l'AFP Me El Arbi.

Le blogueur, rendu célèbre par ses écrits contre le régime déchu du président Zine El Abidine Ben Ali et désormais critique des islamistes au pouvoir, a dénoncé une nouvelle fois un procès politique.

"C'est un procès injuste, monté de toutes pièces et sans fondement. C'est de l'intimidation contre les opposants à la politique d'Ennhada", le parti islamiste qui domine le gouvernement, s'est indigné M. Chourabi avant son entrée dans la salle d'audience.

A la barre, il a affirmé que "ses aveux (...) ont été faits sous la pression de la police".

"Ce procès a une dimension politique par excellence. Mon client a été arrêté pour ses écrits, à savoir son attitude critique envers le parti islamiste", a dénoncé l'avocat du blogueur, Anis Ezzine.

Cette affaire intervient dans un contexte de tensions en Tunisie sur le sujet de la liberté d'expression.

Plusieurs médias publics sont en conflit ouvert avec le gouvernement qui est soupçonné de chercher à contrôler leur ligne éditoriale. Par ailleurs, les islamistes ont été vivement critiqués en raison de leur projet de punir de peines de prison "l'atteinte au sacré". http://www.france24.com/fr/20121009-tunisie-report-proces-dun-blogueur-opposant-islamistes

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 04:29

 

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 L’irrésistible ascension du Front Populaire

front-populairePrivé de la coupole d’El Menzah par Ennahdha, c’est dans un palais des Congrès plein à craquer que démarre, ce dimanche 7 octobre, le grand meeting du Front Populaire, à Tunis. Plus de 10 000 militants, sympathisants se sont ainsi bousculés pour se faire une place dans une salle archicomble.


Au point que des centaines de citoyens se sont résolus à se rassembler à l’extérieur, dans la rue, faute de place. C’est donc peut-être pour s’épargner le spectacle d’une coupole d’El Menzah pleine comme un œuf que certains décideurs au sein du gouvernement, aient voulu empêcher le Front Populaire d’y organiser son meeting. Pour le coup, c’est raté. Emotion à fleur de peau, dans une ambiance vibrante, renforcée par ce flux de Tunisiens venus de toutes parts accourir à l’appel de notre front de gauche national.


«Ni Sebssi, ni Jebali, notre Révolution est la Révolution des humbles (l’intraduisible zawwali)». Tel est le cri de ralliement des présents, venus des horizons politiques les plus divers. Un refus déclaré de ceux qui se sont proclamés les héritiers du Destour bourguibiste, et une opposition marquée au parti religieux d’Ennahdha. Un double refus, donc, alors que la vie politique tunisienne semblait s’enfoncer jusqu’ici dans la bipolarité, depuis que des partis comme Ettakatol et le Congrès pour la République ont fini par faire une allégeance quasiment sans condition à leur partenaire dominant Nahdhaoui.

 

Hamma Hammami, s’exclamera dans son discours inaugural : «Ils se sont servis des Droits de l’Homme, et veulent en priver le peuple tunisien. Pourquoi donc ont-ils choisi les pays démocratiques pour leur exil et non ceux où règne la chariaâ ? Pourquoi n’ont-ils pas choisi l’Arabie saoudite» ? Une question qui trouve un écho retentissant dans un contexte où les députés d’Ennahdha à l’Assemblée Nationale Constituante tentent d’éviter la référence aux Droits de l’Homme.

front-populaire

Pour ceux qui l’auraient oublié, les membres actuels du Front de Gauche ont connu les prisons, les matraques, la torture, sans jamais abandonner la partie et la patrie, pour se réfugier sous les cieux londoniens ou parisiens. Hamma Hammami n’a en effet jamais baissé le ton, ni composé pour se compromettre avec des négociations en catimini avec la dictature. Alors même que resurgissent des boîtes d’archives des félicitations transmises à l’intention de Sakher El Materi, des messages accommodants pour ramener Ben Ali à de meilleurs sentiments.


Et en répondant à une vraie demande politique, le Front Populaire, avec le Parti des Travailleurs (ex-POCT) en figure de proue, n’en finissent pas de grimper dans les sondages, acquérant tous les jours plus de crédibilité et de poids, dans un contexte marqué par des revendications sociales, celles-là mêmes qui ont débouché sur la Révolution. Des revendications des régions oubliées de Sidi Bouzid, de Kasserine jusqu’au bassin minier n’ont en effet jusqu’ici pas trouvé de réponse, enflammant de nouveau ces mêmes régions, qui furent un temps le berceau de la Révolution.


Les différentes composantes de la Gauche Révolutionnaire tunisiennes, des nationalistes arabes, en passant par les écolos reprennent ce dimanche en chœur, les slogans entonnés dans les rues de la Tunisie, du 17 décembre au 14 janvier. Les hurlements de détresse montés de nos régions sont ceux de cette gauche que d’aucuns ont voulu escamoter, camoufler, dans l’espoir de récupérer pour leur compte l’élan de ces mouvements.


Le Front Populaire saura-t-il pour autant faire taire les rivalités des composantes de la gauche, faire parler néo-baassistes, nassériens, et ex-staliniens d’une même voix ? C’est en tous cas le pari difficile que comptent relever ces milliers de militants aujourd’hui rassemblés. Et en attendant, c’est «Pain, Liberté, dignité, patriotisme» que clame la foule comme un seul homme.  mag14

 

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Discours de Hamma Hammami, membre fondateur du Front Populaire et le prisonnier politique célèbre

 

Hamma Hammami : « Si le Front populaire propose ma candidature aux prochaines présidentielles, j’accepterai »
Hamma Hammami : « Si le Front populaire propose ma candidature aux prochaines présidentielles, j’accepterai »
 

Hamma Hammami, représentant du parti du Front populaire, était, lundi, l’invité de Wassim Ben Larbi dans le cadre de la matinale Expresso. La question du jour : le meeting tenu, hier dimanche, par le front, à Tunis, avec la participation de quelque dix mille participants venus de tout le pays.

 

Idéologie du front. Le Front, qui réunit toutes les composantes de gauche (ex-staliniens, nassériens, néo-baasistes, écolos…), ne se veut pas un simple parti d’opposition mais un mouvement d’alternative politique qui se propose d’accéder au pouvoir sur la base d’un programme cohérent articulé autour du droit de tout tunisien à une vie digne, à un emploi, au développement, à la participation à la chose publique et à une culture au service de la justice sociale et de la démocratie.

 

Troïka. Selon Hamma Hammami, cette coalition qu’il a qualifiée de « gouvernement de dépannage » est parvenue à avoir sur le dos l’ensemble des corps professionnels (magistrats, médecins, journalistes, architectes, étudiants, police…) et n’a pas réussi à résoudre les problèmes pour lesquels la révolution a été déclenchée. Il s’est étonné que le gouvernement se réjouisse du taux de chômage estimé à 17% et à plus de 40% à Tataouine et à Gafsa, alors qu’il constitue un véritable témoignage de l’échec de sa politique.

 

Le Front, 3ème force politique du pays. Interpellé sur le futur positionnement du Front, il a soutenu que le Front sera la troisième force politique du pays avec cette qualité d’être « la mouvance politique la plus saine et la mieux indiquée pour les tunisiens » en ce sens où le Front ne fait pas de la politique pour la politique mais pour réaliser les réformes qui consacrent le développement équitable des régions et la justice sociale.

 

Candidature aux prochaines présidentielles.
 « Si l’Assemblée constituante opte pour le régime présidentiel auquel le parti Ennahdha ne serait plus opposé, selon ses informations, et si le Front populaire propose ma candidature aux prochaines présidentielles, j’accepterai », a-t-il dit.

 

Culture & Education. Hamma Hammami a mis l’accent sur l’impératif de réformer le système éducatif, de l’adapter aux beoins réels du pays et d’accorder une importance particulière à l’amélioration des conditions d’études et d’enseignement dans le monde rural (logistique et équipement…). « Il est inadmissible que des écoliers ne puissent pas aller à l’école à cause des crues d’un oued », a-t-il noté.

 

Au rayon de la culture
, il a déclaré qu’un peuple non cultivé est « un désert d’hommes », que la culture constitue une composante de la félicité de l’homme et que l’Etat a un rôle déterminant à jouer pour que la culture ne soit pas élitiste mais à la portée de tous les tunisiens partout où ils se trouvent.

 

Economie et finances. Il s’est prononcé pour la réduction de la dépendance de l’économie du pays de l’étranger et tiré à boulets rouges contre les accords sur le statut privilégié et l’Open sky «dérèglementation aérienne) que la Tunisie s’apprête à signer avec l’Union européenne.

 
Il s’est dit également pour la nationalisation des secteurs stratégiques (énergie, mines…) et pour leur exploitation au service de la population locale. Il a plaidé pour l’équité fiscale et pour la fiscalisation des activités off shore. Hamma Hammami a insisté sur l’enjeu d’axer le développement de l’économie autour de l’agriculture et d’initier une réforme agraire à même de promouvoir ce secteur et d’en faire une locomotive de développement, rappelant que sans les deux bonnes récoltes successives en 2011 et en 2012, la situation économique du pays aurait été dramatique.

 

Libertés individuelles. 
Contrairement au parti Ennahdha qui ne se soucie que des libertés collectives, le Front populaire, a-t-il dit, fait des libertés individuelles son credo.

 

Nidaa Tounes.
 Interrogé sur les slogans hostiles brandis au cours du meeting contre ce parti « «Ni Sebsi, ni Jebali, notre Révolution est la Révolution des zawwali», il a indiqué qu’à travers ces slogans, des militants voulaient protester contre la bipolarisation politique (Ennahdha - Nidaa Tounes) et attirer l’attention sur la nécessité de diversifier le paysage politique. 
radioexpressfm.       Pour écouter l'interiew

 

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La Polit-Revue: Une Tunisie en situation pré-insurrectionnelle ?

Le pays est-il virtuellement en phase de pré-insurrection ? Il y a tout lieu de le penser : comme en 2010, c’est la région de Sidi Bouzid qui donne le la, en bastion de l’insoumission. Un symbole aux allures de déjà-vu, et dont un gouvernement aux abois n’avait pas besoin.

Sidi Bouzid, l’indomptable

Siège du gouvernorat de Sidi Bouzid. Crédit image : Malek Khadhraoui | www.nawaat.org

 

Ingouvernable Sidi Bouzid ? Dimanche soir, son impopulaire gouverneur est discrètement remplacé, « à sa demande », précise un laconique communiqué du ministère de l’Intérieur.

 

Vendredi, siège du gouvernorat, Mohamed Nejib Mansouri est conduit vers la sortie manu militari par une foule en liesse. Quelques milliers de manifestants, venus des 4 coins du gouvernorat, entonnent un hymne national entremêlé de youyous festifs.

 

Insolite, la scène est l’aboutissement de plusieurs mois d’un bras de fer acharné entre l’homme à poigne volontariste imposé par Ennahdha, et des locaux tour à tour syndicalistes, employés municipaux contractuels, et jeunes chômeurs d’al Omrane, petite localité érigée en village martyr de sit-inneurs durement réprimé.

 

Autoritariste, la gestion de ces mouvements sociaux par le pouvoir central est symptomatique d’un certain autisme politique à plus grande échelle.

 

Véritable fuite en avant, comme pour rappeler que non seulement les principaux chantiers de la révolution n’ont pas avancé d’un iota, mais que la tentation existe encore de mâter via une même tradition des expéditions punitives.

L’impasse Dar Assabah

 

Parmi ces chantiers en suspens, l’affaire Dar Assabah VS Lotfi Touati donne à voir un cas emblématique de blocage. Là aussi un indéfectible « homme de la situation » est désigné par le parti au pouvoir à la tête du plus grand quotidien du pays.


Mardi, le caricaturiste Hamdi Mezhoudi (unique dessinateur du Temps – Assabah) et les journalistes Monia Arfaoui, Nizar Dridi et Sabah Chebbi, déterminés à en découdre, entament une grève de la faim.


Seul Khalil Zaouia, ministre Ettakatol des Affaires sociales, daigne faire le déplacement samedi pour négocier une sortie de crise.


Si de nombreux médias évoquent une simple stratégie du pourrissement, le dossier Assabah n’en demeure pas moins un dossier complexe, aux ramifications tentaculaires.


Parmi les enjeux moins médiatisés, il y a la pressante volonté de la famille Cheikhrouhou de récupérer son bébé lucratif depuis sa mise sous tutelle judiciaire, des demandes strictement syndicalistes de titularisation, la légitime offensive contre des propagandistes de l’ex régime toujours en place dans le journal, mais aussi Ennahdha en embuscade tentant de faire main basse sur le média, histoire de faire d’une pierre deux coups…

Djerba s’embrase

Guellela cette après midi. Crédit image : Lìonel Tunisianò

C’est l’escalade que personne n’attendait. De mémoire de touriste, la paisible île de Djerba n’avait pas connu pareille dévastation depuis l’attentat de la Ghriba qui remonte à avril 2002.

Le paysage de désolation est cette fois précédé par des émeutes aussi violentes que soudaines, déclenchées par un fait divers : la réouverture d’une décharge publique à Guellala, suivie d’un sit-in de protestation.


Néanmoins le malaise social devait être profond pour que 8 véhicules de police soient incendiés, une cinquantaine de policiers blessés, et que le bureau local d’Ennahdha soit détruit au passage.


Intervenant en pleine 3ème vague de la saison touristique, cette journée de la défiance marquera d’autant plus les esprits qu’elle remet en ligne de mire le spectre du 23 octobre. Elle pourrait bien en être un avant-goût grandeur nature.


C’est que la date est dans tous les esprits, des plus opportunistes putschistes d’entre eux, aux plus sincèrement démocrates qui comptent bien se faire entendre de la part d’élus voulant jouer aux prolongations.


Liste des 113 élus : Une rente viagère « à l’insu de leur plein gré »

Constituent Assembly. Photo courtesy of Thierry Brésillon

Pendant ce temps-là, des élus maitrisant décidément l’art de la polémique non-stop ont encore trouvé le moyen de se couper un peu plus d’un peuple excédé. L’ex Takatol Salah Chouaïb fait circuler dans les couloirs de l’Assemblée un texte plaidant pour une pension à vie censée « préserver la dignité des constituants au terme de leur mission ». Aussitôt la chose ébruitée, les signataires du document invoquent une méprise sur son contenu exact.


Les détracteurs de la proposition pointent du doigt un esprit qui contraste avec le désintéressement des membres d’autres assemblées, comme celle de 1959 ou plus récemment la haute instance de Yadh Ben Achour qui œuvrai des mois durant à titre

bénévole.

Même avortée, la tentative ternit un peu plus l’image de l’ANC auprès de l’opinion, ce qui n’est pas pour déplaire aux organisateurs des manifs du 23 octobre.


Démonstration de force du Front Populaire, « Yassar contre Massar »

La semaine politique s’achève sur un bouleversement des lignes de démarcation à gauche. Le fraichement constitué Front Populaire s’est offert un rassemblement géant au Palais des Congrès : 10 000 personnes réclamant la « chute du régime ».


Après une assez incompréhensible timidité post révolutionnaire consistant en une gauche qui rechigne à s’affirmer sous le label gauche (elle fut notamment taxée d’« apostasie » et d’« idéologie athée »), tout porte à croire que les prochaines échéances électorales verront émerger une gauche radicale décomplexée qui ose le tout social et le 0 concessions à la contre-révolution. nawaat

Et ...

Thala en grève générale ! "Honte à toi gouvernement !","Thala est en feu","Thala doit être un gouvernorat" ce sont là les cris des thalois en attendant la désobéissance civile.... 

 

 

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 02:24

 

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Thala : « y en a marre » !

 

 

Thala, l’une des villes qui a connu le plus grand nombre de martyrs au moment des évènements de janvier 2011, se plaint toujours de marginalisation.

 

L’impression générale dans cette ville, est que ses martyrs sont morts pour rien. Aucune lueur d’amélioration de leur situation ; les chômeurs sont toujours chômeurs, on n’a pas rendu justice à leurs martyrs, pas d’investissements notables dans la région…

Las d’attendre, les habitants de la ville ont décidé de passer à l’action. Ils ont commencé aujourd’hui lundi 8 octobre une grève générale qui a paralysé la ville. Toutes les administrations de même que les institutions privées ont baissé le rideau, et le local d’Ennahdha a été fermé. La suite

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مطالب الاضراب تتمثّل في التّنمية و التّشغيل .. و محاسبة قتلة الشّهداء....
سنمضي سنمضي الى ما نريد ....وطن حرّ و شعب سعيد .

‏Photo: الاثنين 8 أكتوبر 2012 بتالة الشّهداء .... مطالب الاضراب تتمثّل في التّنمية و التّشغيل .. و محاسبة قتلة الشّهداء.... سنمضي سنمضي الى ما نريد ....وطن حرّ و شعب سعيد .‏

 

‏Photo: 08.10.2012 تشييع جنازة لمدينة تالة و ذلك على خلفية ما عانته هذه المدينة من التهميش . وكخطوة أولى إغلاق كلّ الإدارات المحلّيّة ما عدى المستشفى و الحماية المدنية ، حتّى تستجيب الحكومة لمطالبنا و على رأسها زيارة وفد حكوميّ يمثّل كلّ القطاعات الحيوية و الوزارات على أن يكونوا محمّلين بما يفي بالغرض و يلبي الرّغبات و الاحتياجات التي ينتظرها أهالي تالة و الذين ينظرون إلى المشاريع تستحيل واقعا في كلّ مكان و يجدون أنفسهم محرومين منها رغم الثمن الباهظ الذي دفعوه في ثورة أرادوها أن تكون انعتاقا و برّ أمان إلى الكرامة . تالة08.10.2012‏

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‏Photo: 08.10.2012 تشييع جنازة لمدينة تالة و ذلك على خلفية ما عانته هذه المدينة من التهميش . وكخطوة أولى إغلاق كلّ الإدارات المحلّيّة ما عدى المستشفى و الحماية المدنية ، حتّى تستجيب الحكومة لمطالبنا و على رأسها زيارة وفد حكوميّ يمثّل كلّ القطاعات الحيوية و الوزارات على أن يكونوا محمّلين بما يفي بالغرض و يلبي الرّغبات و الاحتياجات التي ينتظرها أهالي تالة و الذين ينظرون إلى المشاريع تستحيل واقعا في كلّ مكان و يجدون أنفسهم محرومين منها رغم الثمن الباهظ الذي دفعوه في ثورة أرادوها أن تكون انعتاقا و برّ أمان إلى الكرامة . تالة08.10.2012‏

 

08.10.2012 تشييع جنازة لمدينة تالة و ذلك على خلفية ما عانته هذه المدينة من التهميش . وكخطوة أولى إغلاق كلّ الإدارات المحلّيّة ما عدى المستشفى و الحماية المدنية ، حتّى تستجيب الحكومة لمطالبنا و على رأسها زيارة وفد حكوميّ يمثّل كلّ القطاعات ا...
 

 

 

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Grève générale et menace de désobéissance civile à Thala

 

Une grève générale a paralysé lundi la ville de Thala, dans la région de Kasserine dans le centre-ouest tunisien gagné par la colère contre le gouvernement sur fond de revendications sociales.

 

 

La grève était observée dans l'administration et les commerces pour une partie de la journée, alors que des milliers d'habitants ont défilé dans les rues criant des slogans hostiles au gouvernement dirigé par le parti islamiste Ennahda.


 

"Honte à toi gouvernement!", "Thala est en feu", "Thala doit être un gouvernorat", ont-ils crié, réclamant que leur ville devienne un chef-lieu autonome de Kasserine.

 


Les habitants ont menacé d'entamer "une action de désobéissance civile" dans les prochaines 24 heures si leurs revendications n'étaient pas satisfaites.



"Notre demande d'obtenir un statut de chef-lieu pour Thala a été ignorée par les régimes successifs de Bourguiba et de Ben Ali, elle n'est plus négociable", a déclaré à l'AFP, Mohamed Salah El-Joumli, dirigeant d'un groupe baptisé "Nidaa Thala" (l'Appel de Thala).



Ce responsable a écarté tout lien avec le parti d'opposition Nidaa Tounès dirigé par l'ex-Premier ministre Béji Caïd Essebsi et affirmé qu'aucun parti politique n'encadrait le mouvement de protestation.

 
"La grève générale n'est qu'un premier avertissement", a-t-il ajouté, appelant le gouvernement à "dépêcher un haut responsable pour négocier".



La tension est montée à Thala après l'annonce par le gouvernement de mesures jugées insatisfaisantes pour le développement de cette région pauvre et au fort taux de chômage.
Les organisateurs de la protestation jugent notamment insuffisante la décision de rouvrir une usine de marbre employant 200 personnes.



Le gouvernement dirigé par l'islamiste Hamadi Jebali a appelé les habitants à "entreprendre un dialogue constructif avec les autorités régionales au sujet de leurs revendications légitimes".



La ville de Thala, 12.000 habitants selon les statistiques officielles et 40.000 selon Nidaa Thala, est une ville frondeuse plus proche de la frontière algérienne que de son chef lieu. Avec 22 morts, Thala et Kasserine ont payé un lourd tribu au soulèvement qui a renversé Ben Ali en janvier 2011. lorientlejour

 

 

 

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Thala, la laissée-pour-compte de la révolution


Thala, la laissée-pour-compte de la révolution

 

Après Sidi Bouzid, Menzel Bouzaiane,  c’est une autre ville du centre, Thala, située près de la frontière algérienne qui se soulève. La ville a observé lundi une grève générale largement suivie pour se rappeler au bon souvenir  du gouvernement.


La décision de rouvrir une usine de marbre ayant été jugée largement insuffisante, les habitants menacent d’entamer une action de désobéissance civile si leurs revendications ne sont pas satisfaites. Ils réclament notamment que leur ville devienne un chef-lieu de gouvernorat et des mesures pour le développement de la région.
Des aspirations légitimes pour une ville qui a payé un lourd tribut à la révolution avec 6 morts  et des dizaines de blessés.


Le gouvernement  appelle aujourd’hui les habitants « à entreprendre un dialogue constructif avec les autorités régionales au sujet de leurs revendications légitimes ». Que ne l’a-t-on pas fait plus tôt pour prévenir les débordements. Et puis, il faut une bonne dose de naïveté pour penser  que la création de…200 emplois va calmer les esprits dans une région où le taux de chômage est l’un des plus forts du pays. C’est à la fois trop peu et trop tard. Et puis où sont passées les autorités régionales dont le rôle est précisément de trouver les solutions appropriées aux populations qui attendent depuis deux ans de toucher les fruits de la révolution ?  leaders

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 06:18
 

 

 

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Le Comandante Hugo Chavez réélu pour six ans


 

Le président socialiste a de nouveau démontré sa popularité. Son opposant, Henrique Capriles, est cependant parvenu à faire mieux que ses prédécesseurs. De nos envoyés spéciaux à Caracas.

 

Hugo Chavez. (Rodrigo Abd/AP/SIPA)

 

Il est un peu plus de 22 heures dimanche 7 octobre au Venezuela quand la nouvelle tombe sur les écrans de télévisions. La présidente du Conseil national électoral (CNE) lit les résultats : sur 90% des bulletins dépouillés le président socialiste remporte 54,42% des voix. Élu pour 6 ans de plus, il sera en 2019 depuis 20 ans à la tête du pays. Immédiatement des feux d'artifice explosent dans le centre de Caracas, les bruits des klaxons envahissent la ville.

 

Son principal opposant, Henrique Capriles, candidat d'une vaste coalition, la MUD (la Table de l'Unité Démocratique) allant des déçus du chavisme à la droite, réunit tout de même 44,97% des voix. Il a immédiatement reconnu sa défaite : "Pour gagner, il faut savoir perdre" a t-il dit. La participation atteint des niveaux records à 80,94%.

 

Cette victoire n'aurait pu être conquise sans la puissance de feu médiatique du chef d’État contre laquelle la presse d'opposition a bien du mal à rivaliser. Son arme principale : les cadenas, ces allocutions en direct obligatoirement diffusées par les chaînes hertziennes et les radios. Un rapport de Reporters sans Frontières souligne qu'il a bénéficié de "136 heures et 20 minutes d'antenne" de janvier à août 2012, soit "une semaine d’allocution ininterrompue".

Des programmes sociaux populaires

Mais surtout le président socialiste a pu compter sur l'appui des classes populaires. "Hugo Chavez a fait beaucoup de choses pour nous. J'ai vu ma maison partir dans des glissements de terrain et il m'a relogé", raconte Isaac Torres, 19 ans, le doigt bleu d'encre prouvant qu'il vient de voter. Il fait allusion à la mission Logement qui prévoit la construction de 2 millions de maisons et appartements d'ici 2018. Les missions, sont des programmes sociaux qui touchent différents domaines comme la santé, l'éducation ou encore l'agriculture.... Entièrement subventionnées par l'entreprise pétrolière nationale PDVSA, elles sont parvenues à faire diminuer la pauvreté. Selon la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (Cepalc), qui dépend de l'ONU, la pauvreté a baissé de 20,8% entre 2002 et 2010 au Venezuela. Autre réussite : en 2005, l'UNESCO a déclaré le Venezuela "libre d'analphabétisme".

 

Ces programmes ont été au centre de la campagne. Derrière son slogan "Chavez cœur de ma patrie", le président-candidat n'a cessé de mettre en garde les Vénézuéliens : sans lui ces programmes sociaux disparaîtront. Son principal adversaire promettait de son côté de les sauvegarder. A la différence des précédents candidats de l'opposition, il a ainsi reconnu les avancées sociales de la "révolution bolivarienne". Il a même promis de les amplifier tout en gommant de son discours les aspects libéraux de son programme de gouvernement. Cette stratégie a en quelque sorte payé puisqu'en 2006, l'opposant à Hugo Chavez, Manuel Rosales, n'avait recueilli que 36,85% des votes.

 

L'insécurité sera le prochain chantier d'Hugo Chavez. Elle atteint des sommets. Le gouvernement estime qu'il y a eu 14.000 homicides en 2011 contre 18850 selon l'Observatoire vénézuélien de la violence (OVV).  

Julie Pacorel et Sébastien Risso tempsreel.nouvelobs

 

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Capriles félicite Hugo Chavez, réélu à la présidence du Venezuela


Le candidat malheureux à la présidentielle de dimanche au Venezuela, Henrique Capriles Radonski, a félicité dimanche soir le président Hugo Chavez, réélu avec plus de 54% des voix, selon des résultats portant sur 90% des suffrages.

 

Je veux féliciter le candidat, le président de la République Hugo Chavez, a déclaré M. Capriles, arborant une veste aux couleurs du drapeau vénézuélien, lors d'une allocution prononcée à son siège de campagne au cours de laquelle il aussi remercié les plus de 6 millions de personnes qui lui ont accordé leurs voix, soit environ 45% des suffrages.

 

Ici, celui qui n'est pas parvenu à emporter la victoire, c'est moi. Ici on ne se sent pas vaincu, ici on a contribué à ouvrir un chemin et ce chemin est là (...) je suis aussi sur ce chemin, je ne vais pas laisser seule la quasi-moitié du pays, a poursuivi le jeune candidat (40 ans) investi en février par une trentaine de partis d'opposition.

 

Le président sortant Hugo Chavez a été réélu dimanche à la tête du Venezuela en remportant 54,42% des suffrages contre 44,97% à M. Capriles, selon des résultats portant sur 90% des bulletins de vote.

 

La participation a quant à elle atteint 80,94%, selon le Conseil électoral national (CNE).

Je demande aujourd'hui à celui qui se maintient au pouvoir respect et considération envers la quasi-moitié du pays qui n'est pas d'accord avec le gouvernement, a conclu M. Capriles à l'attention de son adversaire. romandie

 

 

 

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 05:45

 

Communiqué : les habitants de la ville de Thala entrent en grève à partir du lundi 8 octobre 2012. L’absence de toute initiative de développement, la détérioration de l’ensemble des dimensions de la vie quotidienne (santé, hygiène, logements, infrastructures sanitaires,…) et l'indifférence absolue des autorités centrales et locales (Gouverneur de Kasserine) à l’égard de la misère sans nom vécue par les habitants de cette ville phare de la (leur ) révolution conduisent les thalois à ce mouvement de grève… À suivre  (Noureddine Bourougaa)

 

Pour plus d'information, cliquer ...

 

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 03:49

 

 
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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 02:58

Un Nahdhaoui pour remplacer un Nahdhaoui au gouvernorat de Sidi Bouzid

 

Après avoir chassé le 5 octobre le gouverneur nahdhaoui Mohamed Nejib El Mansouri, les habitants de Sidi Bouzid voient débarquer un autre gouverneur nahdhaoui: Amara Tlijani.

M. Tlijani est un ancien directeur régional du développement à Sidi Bouzid qui a longtemps roulé pour Ben Ali. Il avait été nommé gouverneur de Kébili en mai dernier. Et c'est c'est Habib Jeridi qui le remplace à la tête du gouvernorat de Kébili. kapitalis

 

À lire sur le nouveau Gouverneur de Sidi Bouzid 

Un nouveau gouverneur de Kebili pro-Ennahdha

 

 

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Deux nouveaux gouverneurs à Sidi Bouzid et Kébili


 

Le Chef du gouvernement provisoire Hamadi Jebali a opéré, dimanche après-midi, un mouvement dans le corps des gouverneurs. 

 

En vertu de ce mouvement, Amara Tlijani a été muté, du gouvernorat de Kébili au gouvernorat de Sidi Bouzid, en remplacement de Mohamed Néjib Mansouri. Habib Jeridi a été nommé à la tête du gouvernorat de Kébili en remplacement de Amara Tlijani.

 

Dans un communiqué de la présidence du gouvernement, Hamadi Jebali a exprimé sa considération à Mohamed Néjib Mansouri pour ses efforts au service du développement de la région de Kébili ainsi que pour son sens aigu de patriotisme et de responsabilité ». « M. Mansouri a choisi de renoncer à ses fonctions de son plein gré », précise le communiqué. directinfo

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 02:47

 

Quand les dirigeants du Tak coulent le parti


 

Mesdames, Messieurs,Nous venons par la présente vous présenter nos démissions de nos responsabilité et engagement militants au sein du parti Ettakatol.Pendant une période de 20 mois nous nous sommes engagés avec une énergie rare et au détriment de nos vies privées et professionnelles pour créer la fédération France. Nous avons défendu les intérêts du parti. Nous avons contribué à construire le programme à distance puis nous avons sillonné le territoire français pour le faire connaître et pour diffuser nos valeurs.

 

L’élection de 2 députés (ce qui constitue un score plus élevé que la moyenne nationale) a constitué pour nous la récompense de notre travail.Nous savions que la décision d’Ettakatol d’entrer dans un gouvernement avec uniquement Ennahdha et le CPR était dangereuse pour la préservation de nos principes. Néanmoins, nous l’avons acceptée pour défendre les intérêts de la Tunisie et éviter la bipolarisation de la vie politique.

 

Depuis lors, une succession de déceptions nous ont fait perdre confiance dans la possibilité d’Ettakatol de représenter dans l’avenir une voie socio-démocrate, progressiste et humaniste.Nous constatons avec regret qu’un grand nombre de décisions ou absences de décisions relève de l’amateurisme ou de l’opportunisme.

 

Les intérêts personnels nous semblent prévaloir. Pour nous qui nous sommes engagés pour l’intérêt de notre pays, ces faits ne nous semblent pas répondre à nos attentes. 


 

1. Le premier d’entre eux a été le manque de discernement pendant la négociation du périmètre des pouvoirs des 3 partis de la troïka lors de la constitution du gouvernement. Nous nous attendions à ce que toute l’énergie des négociateurs d’Ettakatol soit investie dans la mise en place d’une procédure formelle pour la prise des décisions importantes du pays, procédure faisant intervenir obligatoirement Ettakatol dans les décisions. Au lieu de cela, nous avons assisté à un triste spectacle de négociation de fauteuils duquel Ettakatol est sorti perdant et avec un poids limité sur la scène politique.


 

2. La conséquence de cette première erreur est qu’aujourd’hui, nous avons tous l’impression qu’Ettakatol laisse Ennahdha gouverner seule et cautionne ses décisions politiques et économiques. Non seulement, nous n’avons que peu de poids dans un grand nombre de décisions régaliennes, mais Ettakatol a fait le choix de ne pas critiquer les actions d’Ennahdha. Cette décision a conduit à l’image nouvelle d’Ettakatol, celle d’un parti aligné sur les islamistes. Cette image a détourné l’électorat initial qui nous interpelle dans les régions.


 

3. Par ailleurs, nous ne cautionnons pas le choix des députés ministres de ne pas avoir démissionné de leurs postes de députés. Ce cumul des mandats conduit à un absentéisme lors des votes de lois et à un affaiblissement du groupe parlementaire Ettakatol. La seule explication que nous donnons à ce choix est celle de l’intérêt individuel des personnes concernées. Où est l’intérêt de la Tunisie dans cette décision ? La seule préoccupation que nous, militants, avions, était la rédaction d’une constitution progressiste et sa défense par tous les moyens !


 

4. Nous nous attendions à ce qu’Ettakatol défende en priorité le dossier des victimes de la révolution, bien avant celui des salaires des parlementaires. Aujourd’hui, nous nous attendons à ce que les députés Ettakatol fassent preuve de sérieux et d’abnégation devant un pays à la dérive économiquement et ne cautionnent pas les demandes de privilèges (augmentation de salaires, retraites, etc.).


 

5. La situation sécuritaire constitue un autre échec d’Ettakatol. Les violences se multiplient (universités assiégées, drapeau profané, manifestations pacifiques réprimées, artistes et universitaires agressés, femmes et hommes violés, école américaine brulée, etc.). Nous sommes outrés par le manque de réactivité d’Ettakatol pendant cette année où les violences se sont multipliées et où les forces de l’ordre et la justice ont parfois montré leur incompétence. L’argument de « faits isolés » défendus par les dirigeants du parti ne tient plus … mais rien ne change !


 

6. Lorsque nous analysons les choses avec une année de recul, nous constatons une dérive extrêmement grave : dans les choix politiques d’accès aux libertés, il existe deux poids et deux mesures. D’un côté, certains mouvements sectaires salafistes ont une liberté quasi totale d’exprimer leur haine, leurs appels aux meurtres et à la violence. Lorsqu’ils passent à l’acte, les sanctions ne sont pas proportionnelles à leurs actes. En face, nous constatons un recul très net des libertés d’expressions individuelles et du droit de manifester des artistes, des féministes, des minorités et des personnes qui ont un mode de pensée progressiste. La liste des faits prouvant cette dérive est tellement longue qu’on ne peut tout énumérer ici pour convaincre. Comment Ettakatol peut encore s’arguer de défendre les libertés individuelles ? Quelles sont alors les libertés que le parti défend ? Il était du devoir d’Ettakatol de mettre tout son poids dans la balance pour agir dans ce sens.


 

7. Notre dernière source de désenchantement, et non des moindres, est la gestion interne du parti. Nous dénonçons depuis 20 mois le manque de transparence dans les décisions qui nous concernent. Ceci nous conduit à avoir un sentiment de trahison. Nous n’avons jamais eu de réponses aux différentes lettres et motions envoyées. Les décisions sont prises sans consultation préalable des députés et des Secrétaires Généraux des différentes fédérations. 


 

8. Enfin, nous déplorons aussi le système de copinage qui existe et qui entrave le processus démocratique au sein du parti. Les contacts informels ont à plusieurs reprises pris le pas sur une procédure d’information hiérarchique. Ce court-circuitage permanent donne le sentiment de devoir jouer des coudes et avoir une attitude clientéliste pour trouver sa place. Les militants intègres ne peuvent pas la trouver dans ces conditions. L’image d’Ettakatol en interne s’en trouve affectée. Un parti repose en général sur des bonnes volontés bénévoles. La moindre des choses est de témoigner d’une réelle reconnaissance pour le travail fourni, celle-ci n'a été ni formulée ni démontrée tout au long de cette période.


 

Pour conclure, nous souhaitons mettre toutes nos énergies pour défendre les libertés en Tunisie, ainsi qu’un programme socio-démocrate et progressiste aux prochaines élections. La position actuelle d’Ettakatol ne laisse pas penser qu’il soit le meilleur parti pour défendre une telle orientation. A force de se mettre à dos tous les autres partis progressistes/modernistes, qui seront nos partenaires dans l’avenir ?


 

Militants actifs signataires de la démission

 

1. Sondes Zouaghi (secrétaire générale Ettakatol France – membre du bureau fédéral - représentante au Conseil National – présidente Association Forum démocratique)

 

2. Foued Laroussi (3ème de liste – France Nord- élections à l’Assemblée Constituante)

 

3. Tahar El Aouni (5ème de liste– France Nord- élections à l’Assemblée Constituante)

 

4. Sophia Bensedrine (5ème de liste – France Sud - élections à l’Assemblée constituante)

 

5. Hédia Mohsen Ben Ameur (trésorière – membre du bureau Fédération France) 

 

6. Ali Lazzem (responsable organisation – membre du bureau Fédération France)

 

7. Fethi Ouardani (responsable de la commission Finance/ Responsable Newletter)8. Sarrah Ben Haj Yahia (co-responsable édition news-letter)

 

9. Myriam Bouhlel (co-responsable édition news-letter, contact médias, et création support com)

 

10. Héla Ouchem (responsable Délégués de liste)

 

11. Meriem Bouchoucha (militante active)

 

12. Hayfa Habbej (militante active)

 

13. Mehdi ben Salah (militant actif)

 

14. Karim Zili (militant actif)

 

15. Mona Kara (militante active)

 

Source

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 01:51

Ils ont qualifié le président «d’apostat»

Le torchon brûle entre Marzouki et les salafistes en Tunisie

 

Cette montée au créneau des salafistes contre le président tunisien sonne comme une démonstration de force.


Les salafistes tunisiens n’ont pas tardé à qualifier le président Marzouki «d’apostat» après sa récente interview sur CNN où il considère une aile de cette tendance comme un «danger pour la sécurité nationale». Pour une fois, les propos, généralement brouillons du président Moncef Marzouki, ont été courts, simples et précis. Dans un anglais très clair, le président tunisien a fait un bilan détaillé des djihadistes de son pays. «C’est, certes, une petite minorité évaluée par les services sécuritaires à 3000 personnes, mais ils représentent la partie sombre de notre société. Ils constituent une grande menace pour l’image de la Tunisie. Et depuis les incidents de l’ambassade des Etats-Unis, nous examinons avec tout le sérieux requis la manière adéquate pour leur faire face. Nous allons désormais assumer nos responsabilités par rapport à ce phénomène.


La date du 14 septembre (attaque de l’ambassade des Etats-Unis à Tunis) a constitué un tournant pour le pouvoir en matière de traitement de la question des djihadistes. Après de tels actes, ce n’est pas uniquement l’image de la Tunisie qu’ils ternissent. Ils portent désormais atteinte à nos relations avec les autres pays. La question touche dorénavant à la sécurité nationale. Ces djihadistes sont également dangereux à travers leurs possibles connexions avec leurs compères au nord du Mali, Algérie et Libye. Il faut coordonner avec nos voisins pour faire face à ce danger», a expressément dit Moncef Marzouki dans une interview qu’il voulait «tranquillisante» pour l’Occident. Les propos du président tunisien traduisent par ailleurs sa maîtrise de ce dossier explosif. Les propos de Marzouki ne sont pas passés inaperçus pour les islamistes radicaux, notamment le parti Ettahrir, présent sur l’échiquier politique légal, qui a publié un communiqué condamnant les propos du président tunisien.


Réactions virulentes

Le parti Ettahrir a rebondi d’une manière virulente sur les récentes déclarations de Marzouki aux médias américains. Son communiqué intitulé «Invitation express et directe à Marzouki de garder son cocon et de se taire !», considère que «les déclarations de Moncef Marzouki, supposé être le président de la République, à des médias américains, sont abjectes et méritent d’être condamnées et sanctionnées. C’est une honte que Marzouki parle de ses concitoyens (islamistes, salafistes ou autres) de cette manière chez l’ennemi. Les présidents qui respectent leur pays ne colportent pas ses causes à l’étranger, et à n’importe quel prix, financier ou politique», a indiqué le parti islamiste radical. Pour Ettahrir, «le fait que Marzouki se présente aux Occidentaux comme étant un responsable hostile à l’alternative islamiste et garant de la non-inscription de la charia dans la Constitution du pays et dans ses lois est considéré comme étant de l’apostasie et de l’injustice».


Du côté des djihadistes, on est plutôt occupé à laisser passer l’orage après les incidents de l’ambassade et l’arrestation d’une centaine de leurs partisans. Leur chef Abou Iyadh est toujours recherché par la police.

 
A souligner que le parti Ettahrir a une existence légale et s’exprime ouvertement sur la scène politique, alors que Ançar Charia, l’étendard des djihadistes, est plus discret. C’est cet organisme qui est accusé d’être derrière les incidents du 14 septembre à l’ambassade américaine. elwatan

 

 

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Moncef Marzouki persiste contre les salafistes jihadistes et les

traite de “danger” pour la Tunisie

 

Le président provisoire de la république  Moncef Marzouki a affirmé que les salafistes jihadistes menacent essentiellement  l’image de la Tunisie et représente un danger au niveau des relations internationales  de la Tunisie.

 

Dans un discours lors de la séance inaugurale du 2ème sommet 5+5 des chefs d’Etat et de gouvernement  des pays du bassin occidental de la Méditerranée  à la Valette, Moncef Marzouki a cité comme exemple l’attaque qui a eu lieu le 14 septembre 2012 contre l’ambassade américaine de Tunis et qui a fortement ébranlé les relations entre Tunis et Washington.

 

Il a, par ailleurs, déclaré que les salafistes jihadistes ne représentent pas un danger pour les tunisiens puisque le peuple tunisien est  modéré et que les forces  politiques sont d’accord pour « bâtir» un  état démocratique, soulignant la nécessité et le devoir de l’Etat à faire face à la violence.

 

Le président   Mrazouki a également affirmé que  les pays européens n’ont aucun problème avec les régimes islamistes  mais craignent l’extrémisme représenté par les salafistes.

 

Seule une certaine  partie des islamistes refusent le  jeu de la démocratie et nourrissent l’espoir d’instaurer le califat, a-t-il indiqué. tunisienumerique

 

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Euro-méditerranée: création d'une "task force" sur l'immigration, annonce Marzouki


Euroméditerranée: création d'une 'task force' sur l'immigration, annonce MarzoukiEuroméditerranée: création d'une "task force" sur l'immigration, annonce Marzouki © AFP

 

 

Le président tunisien Moncef Marzouki a annoncé samedi à l'issue du sommet 5+5 à Malte la création par ce forum euro-méditerranéen d'une "task force pour regrouper les énergies" face à l'"urgence absolue" des problème posés par l'immigration des pays du Sud vers le Nord.


"C'est bien de parler de développement, de réseaux d'énergie solaire, mais l'urgence absolue pour moi, l'urgence démocratique c'est l'immigration", a-t-il déclaré. "J'ai proposé et le sommet a validé la création d'une task force pour empêcher cette émigration et secourir ces gens afin d'éviter ces tragédies en mer", a-t-il ajouté.

"Il y a des enfants tunisiens, des Libyens, parfois des gamins très jeunes qui meurent dans des naufrages. Chaque naufrage est une catastrophe pour des êtres humains. Ces drames humains ne peuvent pas être acceptés. Aucun développement économique ne peut se payer à ce prix", a-t-il ajouté.


Il faut selon lui "mettre en commun les efforts et les ressources mais ce ne doit pas être une opération de sécurité, ce doit être humanitaire. On ne peut pas accepter que des centaines de gens se noient en Méditerranée", a-t-il insisté.


Les pays doivent s'unir sur le plan maritime notamment pour éviter ces "tragédies en mer", selon M. Marzouki.


"Notre jeunesse a de fortes aspirations mais nous ne pouvons pas faire de miracles" pour le développement économique, a-t-il dit, demandant "aux jeunes d'être patients. Il faut du temps car la Tunisie a hérité de plus de 50 ans de corruption".


Le président tunisien a annoncé la tenue "prochaine" dans son pays d'une réunion au niveau des ministres en charge de la sécurité, de l'immigration et des questions humanitaires pour mettre au point "les détails techniques" de la task force. "L'important c'est d'être d'accord sur le plan politique, puis on discutera" des détails, a-t-il ajouté.


La Déclaration de Malte adoptée par les 10 chefs d'Etat et de gouvernement arabes qui étaient réunis à La Valette vendredi et samedi a en effet souligné que "la gestion des flux migratoires ne peut pas être atteinte uniquement au moyen des mesures de contrôle". "Elle requiert aussi une action concertée pour affronter les causes fondamentales de la migration avec le développement d?une solidarité efficace, rapide et tangible", ajoute-t-elle.


Le sommet 5+5 à Malte était le premier depuis neuf ans pour le Dialogue 5+5 (Espagne, France, Italie, Malte, Portugal + Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie, Tunisie). Jeuneafrique

 

 




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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 21:32
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